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interviewLe Média (sur YouTube)· 11 novembre 2025 28 min

SARKOZY LIBÉRÉ APRÈS 20 JOURS DE PRISON : CE QUE SON CAMP NE VOUS DIRA PAS

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Pour ne rien rater de nos programmes, n'oubliez pas de vous abonner à nos deux chaînes YouTube, le Média TV et le Média 247, et d'activer la cloche. Un ancien chef d'état emprisonné condamné pour corruption et financement illégal pu libérer sous contrôle pour un nouveau procès à venir, un scénario que l'on croyait réservé au scénario de cinéma. Aujourd'hui, Nicolas Sarkozy quitte sa cellule à la santé non pour retrouver la liberté complète, mais pour une remise en liberté conditionnelle lourde de symboles.

L'ancien président continue de contester les frais il a déclaré se battre pour que la vérité triomphe. Ce retour en marche de la République pose des questions profondes sur la justice des puissances, sur l'impunité des élites et sur la confiance dans les institutions. Avec nous ce soir, maître Vincent Brangard qui représente l'association Cherpa civile dans ce procès au nom de la lutte contre la corruption et pour la défense de l'intégrité de la vie publique.

C'est tout de suite. Bonsoir maître, merci d'être avec nous ce soir. Bonsoir, merci de votre invitation.

Alors, vous représentez l'association Sherpa qui est partie civile dans ce dossier. Vous êtes l'un des euh des euh des avocats et d'ailleurs un des avocats de de Nicolas Sarkozy, maître Christophe Ingrain, affirme que je cite cette décision est une application normale du droit. Le patron des députés les républicains Laurent Veoquet s'est réjoui de sa remise en liberté et parle.

Ce cite d'une décision juste et digne à la hauteur de l'homme qui a tant donné à son pays. Comment est-ce que vous avez accueilli cette décision de remise en liberté sous contrôle judiciaire de Nicolas Sarkozy ? Je pense qu'il y a pas de quoi se réjouir ni dans un sens ni dans l'autre.

Euh cette décision est assez prévisible compte tenu de ce qui a été le champ de contrôle de la cour d'appel. et le champ de contrôle de la cour d'appel, c'est uniquement la question des garanties de représentation. Euh et donc la Cour d'appel a estimé que ces garanties étaient suffisante pour justifier un contre judiciaire.

Mais il faut bien comprendre ici que c'est absolument pas un désaveu euh de la décision qui a été rendue en première instance parce que les critères ne sont pas les mêmes. Les critères qui ont conduit à la peigine qui a été prononcée à l'encontre de Nikas Sarkozy et à l'exécution provisoire touché notamment à la gravité des faits qu'on lui reprochait, touché aussi à la manière dont il a pu s'enfermer dans des dénégations constantes au moment de l'audience. Là où la cour d'appel ne se prononce pas sur le fond mais se prononce uniquement s'agissant des garanties qu'offré Nikas Sarkozi pour justifier sa demande de mise en liberté.

Et donc la détention de Nicolas Sarkozi a été courte, 21 jours environ pour les partis civiles que vous représentez. Comment est-ce que ça a été aussi perçu ? Effectivement, ça a été une détention qui était qui était courte.

Maintenant, ce qu'on retient surtout, c'est que une juridiction, à savoir le trimestre correctionnel, a eu le courage de prononcer une peine d'incarcération à l'encontre d'un ancien président de la République et a eu le courage également de la mettre à exécution à travers cette application du donc du mandat de dépôt, même s'il avait un un effet un effet différé. C'est ce que nous retenons, c'est la capacité de la justice euh à avoir prononcé une peine qui était conforme à la gravité euh des faits qui sont reprochés euh à Nika Sarkozi. Mais de la même manière euh que euh nous saluons l'indépendance euh qui a pu présider dans la décision qui a été rendue par les premiers juges, et bien par cohérence, nous constatons que cette même indépendance a pu conduire à ce que aujourd'hui et bien Nikas Sarkazi soit mis en liberté.

Maintenant, Nikas Sarkazi a été incarcéré et ça ne veut absolument pas dire qu'il ne sera pas réincarcéré à l'issue de la procédure parce que nous nous estimons que les éléments sont suffisants pour justifier le fait que la décision rendue en première instance soit confirmée si ce n'est aggravé puisque de qualification n'avait pas été retenu par les premiers juges et notamment celle de corruption. Donc c'est une décision évidemment importante parce que son incarcération avait fait l'objet de commentaires parement nombreux. Maintenant, il faut pas non plus prêter à cette à cette décision un sens et des effets qu'elle qu'elle n'a pas.

Encore une fois, c'est pas une décision qui tranche le fond le fond de cette affaire et on est véritablement sur un périmètre qui est périmètre limité. Et sautant plus que euh à aucun moment la cour d'appel ne vient dire que on serait face à une mise en liberté qui serait une sorte de blancin et une mise en liberté qui serait parfaitement absolue. parce que vous avez quelqu'un qui aujourd'hui est sous contrôle judiciaire avec des contraintes qui ont été définies par la cour d'appel dans le cadre de cette motivation et je pense que la seule rédaction de ces contraintes montre que la juridiction n'est absolument pas de dupe et montre aussi que il y a une attention toute particulière qui va être prêtée sur la manière dont vont se dérouler les prochains jours et les prochains mois dans l'attente de l'examen de cette affaire en appel.

Et justement, quelles sont les conditions de son contrôle judiciaire et quelles conséquences si jamais elles étaient violées ? Mais les principales conditions qui étaient fixées dans le casadre de ce contre judiciaire euh c'est l'interdiction d'entrer en contact euh avec un centre de protagonistes euh de ce dossier. Euh et parmi euh les conditions qui sont euh et bien les plus les plus marquantes, euh il y a aussi euh cette condition qui tient au fait que il y a une interdiction pour Nicolas Sarkozy d'entrer en contact avec le garde des sauts.

On savait que la détention Nikas Sarkozy était sans précédent du point de vue des peines qui ont pu être prononcé à l'encontre d'ancien ou d'actuels responsables public. Aujourd'hui, on a de la même manière un contrôle judiciaire qui est sans précédent. Euh mais il est sans précédent non pas parce que euh on aurait un traitement particulier à l'enconica Sarkozi, mais parce qu'en fait le traitement euh auquel euh dont il fait l'objet est lié à euh des antécédents et a liés à ce qui a été révélé euh dans le cadre de ce procès du financement libyen et dans le cadre à la fois des affaires judiciaires précédentes qui ont pu concerner et également de ce précédent dossier de et bien on a vu qu'il y avait une capacité Nicolas Sarzy à pouvoir utiliser des leviers relationnels, des leviers de pouvoir à des fins personnelles qui étaient parfaitement extérieur à la question de l'intérêt général.

Je rappelle que Nikas Sarkozi a déjà été condamné de façon définitive par la justice, qu'aujourd'hui évidemment il est présumé innocent dans l'affaire du financement libyen, mais qu'en tout cas l'ensemble de ces éléments ont permis à la juridiction de considérer que il pouvait y avoir un risque à ce que des liens soient maintenus avec le garde des sauts en exercice. Et la judicion de poursuivre de façon extrêmement concrète. Euh il faut rappeler notamment que les magistrats euh du parquet général peuvent rédiger soit d'initiative soit à la demande de leur hiérarchie euh des rapports qui sont des rapports circonstanciers et qui sont transmis euh au ministère de la justice.

Il est évident que à partir du moment où vous avez un garde des saut qui a fait le choix de rendre visite à une personne qui était condamnée par la justice de son pays et qui est poursuivi pour des faits d'atteinte à la probité grave, et bien il faut maintenir une imperméabilité. Et cette imperméabilité, elle n'est possible que si est garantie le fait de ne pas avoir de contact euh et notamment donc par le biais de cette interdiction, mais qui constitue en fait un un précédent qui est tout à fait tout à fait majeur et qui est tout à fait en fait éloquent euh du point de vue euh de nos institutions euh parce que euh on peut quand même aujourd'hui euh s'inquiéter euh d'avoir besoin qu'une juridiction prononce une interdiction euh d'entrer en contact là où ça devrait être un réflexe de la part des protagonistes qui sont mis en cause et on voit que et bien la juridiction a émis un doute et que ce doute a conduit à cette à cette action rentré en relation et en fait c'est un élément qui sera tout à fait important pour la suite des débats parce que ça montre bien encore une fois que vous avez une juridiction qui est parfaitement consciente des enjeux et qui est aussi parfaitement consciente des outils que peut mettre à profit Nicolas à SarkoZi euh pour et bien tenter d'être disculpé dans ce dossier. Mais d'ailleurs, comme vous l'avez évoqué, cette interdiction, laisse entendre une possible influence ou en tout cas un risque de pression.

Est-ce que selon vous c'est aussi un signal de fragilité du dossier ou au contraire un élément de protection du processus judiciaire ? C'était évidemment un élément de protection du processus judiciaire parce que cette visite euh du garde des SAAU à Nicolas Sarkozy avait suscité une incompréhension qui était considérable non seulement au sein de la population mais aussi d'ailleurs pour les partis civiles euh de ce dossier où on avait le sentiment d'un mélange des genres, d'une confusion des rôles et on ne s'expliquait pas pourquoi un garde dessous en exercice viennent rendre visite à une personne condamnée encore une fois à multiples reprises dans des dossiers différent et notamment dans celui-ci même si c'est de façon provisoire. Donc il est évident que face à de tels éléments, on voit en fait la puissance du rapport de force et de l'asymétrie de ce rapport de force et la possibilité en fait pour la justice d'être totalement dépassé par cette asymétrie dans le rapport de force et de cette domination du politique sur la justice.

Et je rappelle que cette rencontre entre Gérald Armanin et Nicas Sarkozy a aussi fait suite à des déclarations d'une extraordinaire brutalité de Nicolas Sarkozy à l'encontre des juges en dénonçant un processus politique, en dénonçant une justice vexatoire, une peine vexatoire à son encontre. Et ça permet par le bia dection euh d'établir un cadre qui soit un cadre normatif. euh par le biais d'Indu A moins, on se prémunit de la possibilité que ces contacts interviennent et on se prémunit aussi queil y ait la transmission d'indication d'informations sur lesquels et bien nous n'aurions strictement aucun contrôle.

Euh et je pense que encore une fois cette interdiction euh ne dit pas et ne montre pas euh un arbitraire des juges, il montre au contraire en fait euh un une affirmation d'indépendance. Et par le biais de cette affirme indicion d'indépendance et bien il montre aussi que notre démocratie est profondément malade parce que elle a besoin de ses gardes fou pour permettre en fait à un processus judiciaire de de pouvoir évoluer de façon sereine et de façon et de façon indépendante. Et je pense que si aujourd'hui l'événement d'actualité est lié à la libération de Nick Sarkozi, et bien en fait il y a un événement qui est tout aussi important et c'est ce contrejudiciaire et l'interdiction qui a été mise en œuvre.

Et d'ailleurs, est-ce que selon vous, il y aura aussi une nouvelle offensive des médiatiques possibles ? C'est-à-dire parce que on sait pas s'il y aura une mesure d'interdiction pour lui de se défendre sur les plateaux de télévision, de venir et de raconter. Est-ce que vous pouvez nous en dire plus ?

Est-ce que c'est quelque chose que ce qu'on pourra voir peut-être l'ancien chef d'état sur les plateaux télévision ? On a déjà vu que il ne s'en était pas privé assez rapidement pour notamment dans le casre d'un entretien qui avait été donné à la presse écrite dénoncer le fait qu'il serait la victime expiatoire de l'état de droit et qu'en réalité lui seul en serait en serait le gardien. Donc évidemment que il faut se préparer à ce que il puisse y avoir cette utilisation des médias comme étant un instrument de défense.

Et je pense que plus il y a une vulnérabilité sur le fond et plus il y a un embarrasse sur le fond, plus il y a la nécessité de mettre en branle un système médiatique qui va venir au soutien de son argumentation et au soutien de sa défense. Parce que ce qu'on a vu sur un certain nombre de plateaux et ce qu'on a vu sur un certain nombre d'articles qui ont été qui ont été publiés, c'est que généralement en fait ces éléments de défense ne sont que peu contrebalancé par des éléments objectifs factuels qui figurent dans la procédure. Et donc il y a une conscience de sa part, de l'intérêt de pouvoir utiliser les médias et aussi de l'intérêt de pouvoir utiliser les médias pour tenter de convaincre l'opinion qui serait une victime une victime judiciaire à travers aussi les comparaisons qu'on a vu notamment avec le compte de Monté Cristo et d'autres figures d'Ondréfus qui ont fait l'objet elles de d'erreurs judiciaires et pour pour ce qui concerne le compte de Mont Cristo euh pas simplement d'une erreur judiciaire mais véritable complot et et je peux vous garantir que dans le procès du financement libien, on a évidemment un milieu du moindre complot et on a un milieu également d'une d'une erreur judiciaire pour nuire à la personne de Nicolas Sarkozy.

Et il y a eu justement une autre interdiction, celle de quitter le territoire. Elle est d'ailleurs souvent associée à un risque de fuite ou de dissimulation d'éléments dans cette affaire. Pourquoi cette mesure est-elle nécessaire selon vous ?

C'est c'est une mesure qui qui est nécessaire parce que évidemment que on a en face de nous un justiciable qui certes est soumise soumis au principe d'égalité devant la loi et donc traité comme n'importe quel justice. mais pour lequel en fait on peut pas non plus faire abstraction de de l'ensemble des éléments qui peuvent aussi lui permettre et bien soit d'influencer le processus judiciaire, soit de tenter d'échapper à sa responsabilité. Euh sachant que euh il faut rappeler notamment euh que Nikas Sarkozi a été mis en examen, même si évidemment il demeure présumé innocent, pour subordnation de témoins euh dans euh la même affaire puisque même si ça fait l'objet d'une information judiciaire distincte, euh ça concerne des tractations potentielles qui auraient été faites euh auprès de Takedine pour obtenir que son témoignage soit changé.

Euh et donc c'est pour ça que lorsque vous avez euh une personne euh qui est mise en examen pour submarination de témoins, et bien il faut aussi garantir euh le fait non seulement qu'elle se représente euh devant les juges et le fait que euh il n'y ait pas de procédés euh qui soient employés, notamment des procédés qui auraient lieu pour partie à l'étranger pour tenter et bien de contourner le fonctionnement normal de la justice. Et et donc comme vous l'avez dit aussi un peu euh au euh début de cet échange, cette affaire ouvre aussi une nouvelle ère euh pour la responsabilité pénale des chefs d'État en France. Quel impact politique aussi est-ce que cela peut-il avoir en France ?

Il est évident que cette affaire a déjà une incidence juridique et judiciaire considérable parce que les juricions françaises notamment en matière d'atteint à la probité nous ont habitué à une forme de clémence structurelle. une clémence structurelle qui conduit à ce que à partir du moment où euh cette criminalité en col blanc euh est jugée, et bien elle bénéficie de traitement de faveur, elle bénéficie de peines qui sont pas du tout à la hauteur de peines qui sont prononcées à l'encontre de justiciable commun pour des faits d'une même gravité. Et en fait, on a enfin ce contraste avec ce qui était une pratique habituelle et ce qui par conséquent en fait ouvre la voie à la normalisation de peine proportionnée à la gravité des faits qui sont reprochés à cette à cette criminalité en col blanc.

Et en fait, on voit très bien que face à ce processus de normalisation de peine qui sont des peines proportionnées, et bien le système cherche à se protéger. Il cherche à se protéger par une offensive extrêmement forte qui est menée contre la justice, par un centre de soutien politique qui sont attribués euh à Nicolas Sarkozi et par aussi le soutien donné par le milieu des affaires à Nicolas Sarkozi qui et bien dispose toujours du soutien notamment en entreprise au sein desquels il peut être membre du conseil du conseil d'administration. Donc en fait, on voit qu'on est en train de toucher aussi une enveloppe de personnes qui est une enveloppe de personnes unie par une forme une forme d'entre sooi extrêmement extrêmement puissant et qui ont montré par la réaction épidermique à ce jugement qu'elles avaient une capacité de réaction.

Sauf qu'en fait cette capacité de réaction et bien euh il y a aussi la justice qui peut être en capacité précisément de pouvoir répondre à cette capacité de réaction et notamment par la mise en place de ce contrôle judiciaire. Maintenant, d'un point de vue général par rapport au aux réactions aux réactions politiques, euh moi j'ai pas le sentiment euh en en voyant les réactions des uns des autres queil y ait une unanimité par rapport à la condamnation de Nikas Sarkozi et par rapport à ce qu'elle peut révéler aussi euh de d'agissement fautif de la part de notre type élite politique. Soit il y a effectivement des voix qui sont des voies qui et bien restituent la réalité de cette condation et restitu la gravité qu'elle représente.

Mais vous avez aussi un centre de soutiens qui ont pu être apportés à Nikas Sarkozi. Vous avez aussi des personnes qui sans apporter leur soutien nourrissent une forme une forme d'ambiguïté. Et je pense que même si évidemment qu'il est normal d'être respectueux de la présomption d'innocence, en attendant, il y a une différence entre être respectueux de la présomption d'innocence et être respectueux du procès judiciaire et apporter un soutien qui est un soutien inconditionnel bien souvent sans même connaître le fond du dossier.

Parce que moi, je suis saisi d'avoir parfois des personnes en face de moi qui se livrent à des commentaires à l'emporte-pièce sur cette décision pour dire à quel point elle elle serait elle devrait être considérée comme étant nulle et non avenu. Sauf qu'en fait, ben ces personnes, moi je les ai jamais vu euh participer et assister aux différentes audiences auxquelles moi j'ai été présent pendant 3 mois. Euh et euh j'ai pas euh euh nécessairement euh le sentiment euh que elles ont pu euh voir euh la totalité de ce dossier, notamment ce jugement de 400 pages et l'ensemble des éléments qui ont été révélés par l'information judiciaire.

Donc euh s'il y a ce moment charnière qui a été franchi et cette étape charnière qui a été franchie euh par la justice anticorruption, je pense que il y a aussi en fait une une responsabilité qui est notre responsale et qui est aussi une responsabilité de la société civile à pouvoir aussi accompagner ce mouvement judiciaire qui est un mouvement judiciaire d'indépendance et qui est un mouvement de responsabilisation de notre guide politique. Parce que il faut bien comprendre en fait que les juges sont faibles. Ils sont faibles par rapport à la puissance du pouvoir exécutif et par rapport à la puissance du pouvoir politique qui a encore une fois une capacité de pouvoir imprimer un discours médiatique parce que les magistrats eux rendent leurs décisions.

Certains viennent commenter parfois le bien fond des poursuites et je pense notamment au fait que dans ce dossier, vous avez le procureur de la République qui est venu intervenir médiatiquement pour rappeler quels étaient les éléments à charge qui pouvaient exister à l'encontre des prévenus dans ce dossier. Mais normalement en fait une fois que le juge a rendu sa décision, il a plus vocation à entrer sur la la scène la scène publique pour justifier de cette décision puisque il l'a déjà fait. C'est un jugement qui fait 400 pages et la motivation, on l'a déjà eu le jour du délibéré où pendant plusieurs heures et bien la présidente du tribunal a expliqué les raisons pour lesquelles cette condion devait devait enfin était était justifiée.

Et en fait ce qui ce qui est tout à fait saisissant dans ce que nous sommes en train de traverser, c'est qu'en fait il y a un un contre disciscours et un double discours euh qui s'est mis en œuvre très rapidement euh après la condion euh qui est en fait une néoréalité, une néovérité euh qui est sans rapport ou presque avec ce que nous avons vécu judiciairement pendant pendant 3 mois, mais qui consiste à répéter répéter les mêmes éléments langage pour tenter de se convaincre que il n'y aurait aucun élément dans ce dossier. qui pourrait justifier une connation. Et c'est pour ça que je dis responsabilité de l'assé civile et responsabilité aussi de nos politiques parce que en fait on voit bien qu'on est à la croisée des chemins et que si nous ne réagissons pas collectivement et bien en fait la cette forteresse judiciaire est en réalité une forteresse judiciaire qui est extrêmement friable et si elle n'a pas de soutien et bien elle peut être anéantie dans ce dans ce processus.

Euh et je pense que c'est vraiment euh une idée centrale parce que pour tout vous dire, moi je pensais que le le délibéré et que le jugement permettait d'avoir une réalité commune qu'on peut après contester euh et la défense évidemment est parfaitement libre d'estimer si tel ou tel élément euh doit euh conduire à une caractérisation pénale. Ça c'est je le cas pour n'importe quel justiciable. Mais c'est parfaitement différent de s'en prendre en fait à à la justice elle-même et à entretenir l'idée en fait que la justice par cette décision aurait outrepassé euh ses pouvoirs et qu'elle qu'elle chercherait presque à déstabiliser le politique.

Il y a rien de tout ça. C'est simplement que la justice est confrontée au politique et ce que le politique ne supporte pas, c'est que il est il est judiciarisé comme les autres. Et lorsqu'on est judiciarisé comme les autres, et bien euh de la même manière, on peut être soumis à une incarcération comme les autres euh lorsque la gravité des fait euh le confirme.

Alors évidemment donc cette déclaration euh cette libération ne clo pas euh le dossier et vous en tant que avocat des partis civiles, quel est l'enjeu le plus important à venir pour la suite de ce procès ? Moi, en tout cas, la satisfaction que je tire quand même de euh de cette de cette décision, c'est que elle va elle va mettre un terme euh au discours de victimisation qui pouvait exister euh euh autour de cette de cette détention et autour de la mise à exécution de la peine. On en a terminé avec ce discours de victimisation et de même manière on en a terminé normalement avec le discours qui consiste à dire que Nikas Sarkozi serait la victime d'un état de droit qui outrepassait outrepasserait ses pouvoirs parce que on peut pas à la fois dire qu'on est victime de justice partiale lorsque on est condamné et de dire que cette justice ne serait pas euh partiale lorsque et bien elle décide de mettre en liberté.

Donc j'espère qu'en tout cas ce sera le le point final à ce discours de victimisation et à ce discours d'une partialité des magistrats parce que cette partialité des magistrats a clairement été infirmée par le fait que cette décision est parfaitement respectueuse de l'état de droit. Maintenant, du point de vue euh des partiles que je représente, euh l'enjeu derrière tout ça, c'est que on va pouvoir se consacrer au fond du dossier. Et en fait, euh on voyait que euh par les les multiples commentaires autour de cette incarcération, en fait, on commentait l'écume des choses.

On commentait l'écume des choses parce que euh cette incarcération n'est que la conséquence du fond. ce n'est que l'arbre qui cache la forêt. Et cette forêt euh c'est l'ensemble des éléments qui ont été révélés par l'information judiciaire et qui ont conduit euh à une décision de conion.

Euh et désormais et bien euh nous ce que nous attendons, c'est que la cour d'appel confirme euh cette décision de première instance, voir la grave parce que vous avez un nombre de qualifications qui ont été abandonnées euh par les premiers juges et notamment euh celle de corruption, là où il nous semblait que des éléments euh pouvaient permettre euh de les caractériser et tout le battage médiatique qui a été entretenu autour de cette décision va finalement préjudicier, je pense, à au prévenu puisque en fait ce sont eux qui en entretenant ce battage et bien vont aussi faire que il va y avoir un intérêt médiatique redoublé autour de ce procès. Et s' un intérêt médiatique redoublé et bien chacun devra aussi observer avec plus d'attention les éléments de fond. Et si on observe avec plus d'éléments les éléments de fond, et bien on va se rendre compte du différentiel tout à fait notable qui existe entre ces éléments et le discours qu'on cherche à dicter.

Et pour conclure, est-ce qu'on peut s'attendre peut-être à un retour en détention ? Est-ce que c'est possible après cet appel ? Mais évidemment qu'on peut s'attendre à un retour en détention et d'ailleurs beaucoup ont commenté en disant que c'était le premier président ancien président à être incarcéré. ce sera peut-être le premier président à être incarcéré à plusieurs reprises.

Euh encore une fois, moi en tant que parti civile, il m'appartient pas euh de me livrer à des commentaires sur cette incarcération et plus que de façon générale euh et bien mon positionnement c'est d'être assez réticent du point de vue de peine d'emprisonnement ferme. Maintenant, ce que je dis, c'est que à partir du moment où ces peines d'emprisonnement ferme ne sont pas écarté pour les justiciaires de droit commun, en fait, il y a aucune raison que cette application du droit ne soit pas la même pour Niikas Sarkozy parce que encore une fois, il est soumis à ce principe qui est un principe d'égalité. Et ce qu'il faut également dire, c'est que euh dans ce dossier, les qualifications qui sont reprochées à un compte de Nicas Sarkozi sont extrêmement lourdes.

Euh vous avez celle de corruption et vous avez également celle de la malfeteur avec un risque qui est un risque qui peut aller jusqu'à 10 ans d'emprisonnement et que en fait toute autre décision qu'une décision d'emprisonnement ferme serait incompréhensible du point de vue de la la réalité en fait de fond. Euh et si euh il devait y avoir une décision autre euh et bien euh en cas de condemment je parle pas je parle pas de la relaxe mais s'il devait y avoir euh une décision autre du point de vue de la peine euh en cas de confirmation la culpabilité de Nikas Sarkozi euh une peine autre qu'une peine d'emprisonnement ferme euh confirmerait euh que et bien euh cette justice des puissances cette justice de la criminalité en col blanc obéit manifestement à des règles euh qui sont des règles dérogatoires. mais qui échappe en fait au code pénal, qui échappe au code de pénal et qui serait en fait une forme de pratique judiciaire qui serait une pratique du judiciaire du non dit et de l'implicite.

C'est ce qui n'est pas souhaitable et en tout cas tous les efforts que nous allons faire devant la cours d'appel, c'est de permettre que cette décision soit soit confirmée. Et en tout cas, moi ce que je retiens de cette de cette séquence, c'est que notre système a montré qu'il pouvait être en capacité d'incarcérer un ancien président de la République, même si après il y a un dispositif qui a été mis en œuvre pour permettre ce cette détention et qu'elle se déroule dans les mêmes dans les mêmes conditions, mais en tout cas, c'est possible et donc désormais, ce sera plus nouveau, ce sera plus inédit et donc l'enjeu est maintenant celui de la confirmation. Merci beaucoup maître Vincent Borgard pour votre analyse et vos éclaircissements.

Merci d'avoir été avec nous ce soir et merci à vous d'avoir suivi cette édition de Toujours debout à suivre le recap présenté par ma conseur Marion Lopez. Et n'oubliez pas de nous soutenir. Le média doit avoir sa fréquence sur la TNT franc-tilienne.

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