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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 24 février 2022 6 min

Crise de l'hôpital : « Des réponses qui restent au fond extrêmement technocratiques »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

on a manqué et voilà pour les moments forts de cette audition d'olivier vers ans qui était reçu par la commission d'enquêté sénatoriale sur la situation de l'hôpital en france chaque oeil en salle et conférences son président bonjour bernard jomier vous êtes sénateur rattaché au groupe socialiste et élu à paris alors cette commission enquête avait été demandée par les élèves après le chiffre de novembre du conseil scientifique de 20% de lits fermés dans les gros dans les grands hôpitaux français olivier véran vous parle d'un chiffre qui serait plutôt autour de 2% vous le dites ce chiffre qu'est ce que vous en pensez écoutez on a interrogé au fil des auditions et lors des déplacements de terrain les directeurs d'hôpitaux notamment on est à un niveau bien supérieur à 2% de lits fermés peut-être que la langue du ministre a fourché que voulait lui dire dit je ne sais pas exactement vous pensez que c'est en tout état de cause il ne serait pas 20 ans mais non il ya un certain nombre de lits qui sont fermés probablement autour de 10% vieux jusqu'à les chiffres qui nous remontent et qui témoigne de la grande difficulté de l'hôpital actuellement à recruter à maintenir ses personnels ce sont des lits fermés faute de soignants c'est bien ce qu'on comprend et donc le ministre il a évoqué un millier d'équivalents temps plein en personnel qui manqueraient on se dit mille soignants c'est pour être faciles à trouver non qu'est ce que l'on pense d'eux il manque beaucoup plus de personnel que cela est là encore je pense peut-être il ya un malentendu mais il y manque plutôt 15000 personnel soignant dans nos hôpitaux plus encore si on compte d'ailleurs l'ensemble des personnels est ce que ça signifie surtout c'est que le ségur de la santé a été utile il a apporté de la rémunération supplémentaire mais il n'a pas mis fin au départ des soignants inapte à entrer a entraîné de mouvements de retour des soignants donc il ya bien des causes plus profondes qu'il faut traiter sur notre hôpital public reste attractif monsieur mais ça fait donc deux chiffres que vous contestez en quelque sorte dans cette audition du ministre devant lui vous où vous lui avez dit face à ces réponses que et bien ce discours institutionnel il était en décalage total je cite je vous cite avec la réalité de ce que décrivent les soignantes de didier une forme de déception dans le discours que tient et vos divers aujourd'hui moi j'ai une grande préoccupation surtout parce que nous avons entendu beaucoup de soignants nous avons écouté et quel qu'il soit quel que soit leur niveau d'implication dans dans les soins et bien ils disent tous la même chose ils disent tous que on ne les respecte pas assez à l'hôpital ils disent tout ce qu'on leur impose des horaires qui ne sont pas acceptables il n'arrive plus à conjuguer ça avec leur vie familiale et privée et en regard de sang regard de toute cette souffrance ce mal est cette perte de sens il y a des réponses qui sont des réponses qui reste au fond extrêmement technocratique et je pense que si une certaine mesure a été prise sur le plan financier du manque de ce qu'ils étaient apportés à l'hôpital et bien en termes de qualité de vie au travail et de bien-être des personnels hôpital pour le bien-être des patients là le chemin reste à faire c'est ça que va dire votre rapport qui maintenant peut-être va être examiné dans les prochaines semaines c'est que l'aspect humain de l'hôpital il faut le remettre au coeur de ce que le gouvernement on doit faire autour de l'hôtel unique le soin c'est un métier d'engagement les soignants ce sont des anges gens qui sont engagés et il ya une question dans notre pays qui se posent à l'hôpital mais il faut le dire qui s'opposent à d'autres professions sic et que ces métiers dans l'engagement nous les valorisons pas assez nous les respectons passé nous leur avons imposé des contraintes qui sont trop durs et donc vous savez les soignants comme on dit votent avec leurs pieds c'est à dire ils s'en vont et on peut pas rester les bras ballants face à cette situation donc il faut avoir une politique très forte pour redonner sens aux soignants qui sont à l'hôpital et pour redonner de l'attractivité aux services hospitaliers quand est ce que le sénat remettra son rapport sur la situation de l'hôpital en france le rapport sera débattu en commission denquête et adopté le 29 mars un mot sur une autre audition cette semaine deux numéros où il a parlé en fin de critères pour lever le pass vaccinale c'est quelque chose que le sénat avait voulu mettre dans la loi il a évoqué un le nombre de personnes hospitalisées aussi et bien le fait qu'il fallait que le virus ne circule plus vous saluer le fait qu'il ya enfin une forme de transparence sur des critères à face au levée des restrictions sur nos libertés individuelles moi je ne peux pas saluer n'approche politicienne de la crise sanitaire en janvier nous avons d'ici au sénat et nous avions déposé des amendements il faut fixer des critères de sortie et c'est ça à cette condition là on peut accepter le pass vaccinale ça avait été refusé par le ministre qui nous disent il n'est pas possible d'établir des critères et six semaines plus tard il est possible d'établir des critères ça ça veut dire simplement que le gouvernement voulait garder la maîtrise de la levée du pad vaccinale pour en faire un outil de campagne électorale et ça reste inacceptable il nous reste une minute berlin juillet on le voit avec ces critères c'est l'hôpital qui est la clé de voûte de la sortie de cette crise qu'est ce que ça dit là encore de l'importance notre système hospitalier dans le système de santé français ça dit que quand on fait face à une épidémie qui produit des cas graves les cas graves sont massivement présentes en charge à l'hôpital public dans notre pays et donc il faut préserver et restera un outil de qualité le débat de l'année le débat de la campagne présidentielle il est haut niveau cette question de la santé vous le pensez non mais vous savez la santé n'a jamais été un objet de débat dans la campagne présidentielle on pouvait espérer qu'il le soit cette fois ci je crains que l'actualité nous impose un autre type de débat eh bien merci bernard jomier donc on suivra sur public sénat la remise du rapport de la commission d'enquêté sur la situation à l'hôpital donc à la fin du mois de mars mer [Musique]