Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewSud Radio (sur YouTube)· 25 mars 2025 22 min

Benjamin Lucas : "Jean-Luc Mélenchon n'est pas l'extrême droite"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Sud Radio, l'invité [Musique] politique Jean-Jacques Bourdin. Notre invité ce matin, Benjamin Lucas qui est député génération, c'est le parti de Benedo Amont des Yvelines. Vous bonjour d'abord Benjamin Lucas, vous êtes au groupe écologiste à l'Assemblée nationale.

D'accord. Voilà. Benjamin Lucas, première question toute simple et directe.

Est-ce qu'aujourd'hui vous demandez la censure du gouvernement Baou ? Moi, je vais plaider au sein de mon groupe et au sein du nouveau Front populaire pour que nous faisions nous fassions tomber que nous censurions euh François Baïou euh sur euh notamment la question des retraites. Pourquoi ?

Donc vous demandez la censure du gouvernement Baou. On est on est d'accord ? Oui.

Moi je la demande, je ne sais pas ce que décidera mon groupe, nous en discuterons et moi je plaiderai au sein de mon groupe et du nouveau Front populaire pour que nous déposions et que nous votions une motion de censure. Voilà. Sur quoi ?

Sur la trahison de la parole donnée par le premier ministre. Le Premier ministre s'est engagé devant la représentation nationale à ce que d'une manière ou d'une autre, on puisse remettre en cause la réforme d'Élisabeth Born. Moi, j'ai pris un engagement moral vis-à-vis de mes électrices et de mes électeurs.

Si la parole publique a encore du sens, si la parole politique a encore du sens, si se présenter aux élections avec des engagements, ça a encore du sens, si le vote des Français a encore du sens, alors on ne peut pas accepter que le Premier ministre dise que nulle part, sous aucun prétexte, on ne pourra remettre en cause la réforme d'Élizabeth B. Parce que je rappelle que les Français ont sanctionné les macronistes dans les urnes le 9 juin à l'occasion des élections européennes et qu'ils ont mis en minorité le camp qui défendait la réforme des retraites de madame Born qui a une majorité au parlement pour voter l'abrogation de la réforme des retraites qu'il y avait un consensus qu'une unanimité syndicale pour la combattre et que jamais les Français n'ont été consultés. Il y a pas eu de vote.

C'est indigni de démocratie la réforme des retraites. Il faut y mettre un terme. Oui mais Benjamin Lucas il y a aujourd'hui un conclave qui se poursuit malgré tout.

Malgré tout, la CFDT qui est le premier syndicat de salarié en France poursuit les discussions. Donc si la CFDT poursuit les discussion, c'est qu'elle estime qu'il y a peut-être au bout de la discussion une avancée une avancée pour tous les salariés de ce pays. Elle a émis des critiques très fortes quand même.

Étit elle s'est affranchi d'ailleurs des paroles du premier ministre. Bon, elle poursuit la discussion. Il peut y avoir une discussion.

Elle ne demande pas la rupture. Moi je vous dis que je suis ce sont deux choses différentes. Je suis pour le dialogue social.

Je suis pour que les partenaires sociaux discutent et décide d'amélioration sur notre modèle social, de conquête à obtenir, de progrès divers et variés pour le travail, pour les droits des salariés et cetera. On parlera peut-être après des licenciements et je mène actuellement une commission d'enquête sur les plans de licenciement massifs qui sont faits avec la complicité de l'État. Mais il y a aujourd'hui une responsabilité des parlementaires.

Pardon mais monsieur Bairou, il avait une réputation dans la vie politique française depuis 30 ou 40 ans, c'était d'avoir une forme de droiture morale. C'était d'être une forme de vous savez, de centriste, humaniste, quelqu'un qui avait une boussole en tout cas qui était honnête. Bon, on voit sur Betaram que c'est quelqu'un qui a quand même des choses à se reprocher, c'est-à-dire que il a une parole qui il a une parole en tout cas en tout cas, il a une parole qui fluctue.

Il a changé de version plusieurs fois. Donc la question de la droiture, la sincérité de l'engagement de François Baou est à remettre en question et surtout on peut pas dire à la représentation nationale, pardon mais c'est c'est important Jean-Jacques Bourdin euh les parlementaires c'est pas rien, c'est les représentants de la nation. On peut pas venir nous dire "Vous pour discuter de la réforme des retraites et s'il n'y a pas d'accord, on rediscutera." Euh et trahir cette parole, la la le s'essuyer les mains de cette parole.

Benjamin Lucas euh à propos des retraites, j'ai juste une question à vous poser. Est-ce que vous êtes favorable à la suppression de l'abattement fiscal de 10 % dont bénéficient les retraités et notamment les retraités les plus aisés ? Faut regarder.

Je la CFDT n'est pas contre. Encore une fois, je reprends. Je reprends.

Moi, moi faut regarder sur mais je j'en ai un peu marre qu'on fasse les poches retraités. Je pense qu'il y a des solutions. On peut prendre sujet par sujet des des mesures.

Moi je pense qu'il faut aujourd'hui aller chercher des sources de financement. Nous avons des propositions pour financer notre retraite par répartition pour abroger la réforme borne revenir aux 62 ans. Et de ce point de vue-là, je vais vous dire, moi je fais confiance aux partenaires sociaux pour trouver des solutions de financement qui fassent consensus.

Vous voyez, j'essaie d'être responsable et d'avancer. Bien, je ne veux pas revenir sur le débat sur l'âge parce que il y a peut-être d'autres solutions que l'âge et d'autres paramètres envisager. La cotisation, les cotis, le montant des cotisations, la durée, bah les pensions, les pensions, le niveau des pensions aussi.

Enfin, il y a beaucoup de beaucoup de sujets à mettre sur la table. Je vais pas entrer là-dedans. Je voudrais simplement vous demander est-ce qu'un peu de capitalisation, ça vous fait peur ?

C'est pas une question de peur. Est-ce que vous êtes contre ? Est-ce que vous êtes contre ?

Ça existe dans le prix, dans le public. Pourquoi est-ce que ça n'existerait pas dans le privé ? Mais c'est pas une question de peur, c'est une question de choix politique.

Je suis attaché à notre modèle par répartition qui est un modèle de justice qui nous est envié, je crois, à travers le monde. Et je ne suis pas favorable à ce qu'on privatise nos retraites et à ce que ça devienne dans le champ des retraites comme dans le champ économique aujourd'hui la loi du publication. Pourquoi est-ce que vous l'acceptez dans le public ?

Pour alors arrêtons dans le public, arrêtons-le. Arrêtons ce ce cette part de capitalisation qui permet aux salariés du public d'avoir une retraite décente mais qui permet de compenser aujourd'hui la faiblesse de notre modèle. C'est pourquoi je vous le dis, je fais confiance aux partenaires sociaux mais aussi au travail parlementaires pour fournir des propositions de financement qui nous permettent qui nous permettent tout simplement pardon mais de de vivre dignement à la retraite qui nous permettent de partager les gains de productivité parce qu'on en parle jamais depuis 30 ou 40 ans, on a obtenu des gains de productivité énormes.

C'estàd qu'en une heure de travail aujourd'hui on produit plus qu'avant. on vit plus longtemps parce que la médecine a fait des progrès, parce que la science a fait des progrès, parce que on a renforcé aussi nos conditions de travail, même si beaucoup sont encore beaucoup trop pénible. Et donc tout ça doit être à un moment donné partagé équitablement.

Et aujourd'hui le partage, il se fait trop souvent du côté des actionnaires, du côté de la rente et pas assez du côté des travailleurs. Bien Benjamin Lucas, vous parliez de cette commission d'enquête parlementaire que vous présidez sur les plans de licenciement, les plans sociaux, hein. Qu'est-ce quel est votre objectif ?

Qu'est-ce que vous cherchez ? Mon objectif c'est de faire la lumière sur empêcher une entreprise de licencier. Mon objectif est de faire la lumière, d'abord une commission d'enquête sa enquête sur une escroquerie d'État qui est que figurez-vous le premier poste de dépense de la nation aujourd'hui ce n'est pas la défense face à la menace d'une agression russe et à l'abandon américain.

Ce n'est pas l'éducation nationale et l'avenir de nos enfants. Ce n'est pas la santé. Si vous prenez ces trois postes de dépense là dont vous conviendrez avec moi qu'ils sont importants, ils sont surpassés par les aides publiques aux entreprises entre eux selon les plus important que la situation internationale que la menace que la menace de Trump et Poutine.

Dépense. Ce que je vous dis c'est qu'on dépense aujourd'hui plus en aide publique aux entreprises que on ne dépense pour notre défense, notre éducation, notre santé, les trois réunis. C'est un sujet.

Je suis pas contre les aides aux entreprises. Je suis pour un investissement d'ailleurs dans dans l'économie, pour la transition écologique, pour créer des emplois. Mais on donne cet argent sans aucune forme de contrepartie, sans contrôle réel de ce qui est fait.

D'ailleurs, les chiffres, je vous donne une fourchette, entre 140 et 223 milliards. On a même du mal à établir un chiffre clair et précis et les versions diffèrent. Il y a une commission d'enquête sénatoriale sur la question des aides publiques en ce moment.

Ça c'est le premier point. On a donné, on a fait des offrandes fiscales, des cadeaux fiscaux, des cadeaux aux grandes entreprises. Ça s'est traduit par quoi ?

Ça s'est traduit par plus d'argent dans la poche des actionnaires. La part qui va au capital, elle augmente ces dernières années et moins dans la poche des salariés, en tout cas pas plus dans la poche des salariés et par des plans de licenciement massifs. La CGT estime 300 plans sociaux en cours ou potentiellement en cours dans l'année qui vient.

Ça veut dire à peu près 300000 emplois. Et à chaque fois qu'une qu' a un plan de licenciement, ce sont des salariés qui perdent leur dignité, ce sont des familles qui se trouvent dans l'angoisse, ce sont des territoires qui sont abandonnés et c'est une part pardon de notre souveraineté euh aussi qu'on abandonne parce qu'on a beaucoup de secteurs stratégiques qui sont licenciés aujourd'hui. Vous demandez à ce que l'on donc je dis l'objectif contrôle si j'ai bien compris les aides données aux entreprises qu'on contrôle mieux ces aides, qu'on les mesure et et quoi encore ?

Alors, transparence, conditionnement des aides publics, pardon, mais on dit pour le, vous savez, pour les allocataires du du RSA, la droite nous a dit "Ah des droits doivent correspondre des devoirs." Bon et ben, au droit d'avoir de l'argent public doit correspondre à un devoir qui est de maintenir l'emploi, qui est de faire des investissements. C'est pas possible, j'ai des dizaines de situations dont je pourrais vous parler, c'est pas possible que parfois des collectivités finans.

Oui, mais quand il y a l'argent public, je vous dis pas, dès qu'on a touché de l'argent public, on n pas le droit euh d'avoir si on a un besoin économique, un licenciement. Simplement, il faut vérifier que c'est bien motivé. interdire les licenci que c'est bien motivé par des raisons économiques et pas par des raisons boursières, pas par la volonté de rémunérer davantage les actionnaires.

Ça c'est le premier point, conditionnement des aides publics. Tout simplement parce qu'il faut bien gérer les deniers publics. Quand c'est un tel budget entre 140 et 223 milliards, on peut pas donner comme ça.

Vous savez, une association dans un village quand elle veut une subvention publique, elle répond à un appel à projet, elle dit ce qu'elle veut faire de cet argent et ensuite elle dresse un bilan, elle rencontre à la collectivité. C'est normal. Je propose pareil pour les grands groupes du CAC 40, ça me paraît pas scandaleux. et ensuite qu'on revienne sur 15 ans de législation où on a facilité les licenciements.

La vérité c'est que depuis les années 2010, on a détricoté le droit du travail, on a facilité les licenciements, on a affaibli les salariés négociation qu'une PME licencie comme ça par plaisir. Franchement, je vous je franchement c'est pourquoi monsieur Bourdin, je distingue, je vous l'ai dit, ce qui relève de raison économique. Si une entreprise va mal, que son carnet de commande est à vide, à un moment donné, elle a parfois besoin de se séparer de salariés, mais il faut des connexions, vous en conviendrez, de protection de ses salariés et il faut regarder si le licenciement est justifié.

Là, je vous parle, pardon, mais euh Michelin, Auchamp, Talès, Sanofi, je vous parle de de grosses sociétés qui en réalité vont bien financièrement euh qui vont même très bien financièrement et qui euh font le choix de licencier alors qu'elles ont distribué à leurs actionnaires des dividendes. Ça c'est un scandale. Est-ce que l'antisémitisme, je change de sujet, est-ce que l'antisémitisme vient essentiellement du monde arabo-musulman en France ?

Comme le dit Manuel Vals, cette déclaration de Manuel Vals, elle est choquante à plusieurs titres. D'abord parce que monsieur Vals met dans la société française une catégorie à part. Il explique qu'il y aurait, c'est grave comme propos, dans la société française parmi les citoyens français un monde arabo-musulman.

C'est vous auriez une, vous savez c'est c'est finalement le pendant en miroir de de ce discours antisémite rance d'un prétendu lobby juif qui contrôlerait je ne sais quoi. C'est c'est finalement du même à Kabille ce genre de propos. Ça c'est la première chose qu'il dit qui est très grave.

Et la deuxième chose c'est qu'il accuse donc nos compatriotes quoi ? musulmans d'origine arabe, réelle ou supposé. D'ailleurs, on sait pas trop ce qu'il met derrière.

J'aimerais qu'il précise, d'être les responsables de l'antisémitisme dans ce pays. C'est extrêmement grave. C'est donc avec ma collègue Léa Balage Gelmariki qui est membre de la commission des lois à l'Assemblée nationale.

Nous allons aujourd'hui saisir le procureur de la République de ce qui nous semble être une incitation à la haine. Une incitation à la haine de la part de Manuel Vals. Oui.

Enfin je parlais tout à l'heure de la la crédibilité de la parole publique. On est on est dans un moment pardon de grande tension et ce qui se passe au Moyen-Orient, au Proch-Orient percute la vie publique française. C'est normal.

On ne peut être que indigné, horrifié par les attaques terroristes du 7 octobre, par les par les les prises d'otage. On ne peut être que horrifié, terrifié par le génocide en cours à Gaza, par l'extermination de milliers d'enfants palestiniens, de femmes et d'hommes, par la destruction quasi totale de la bande de Gaza. La parole publique, elle doit être mesurée et quand les mots sont forts, parce qu'il faut des mots forts, on est face à des situations fortes, ils doivent être pesés et un ministre de la République ne peut pas tenir le discours finalement d'un porte-parole de de d'Éric Zemour parce que c'est ça que fait Manuel Vals et je crois que c'est extrêmement grave.

Benjamin Lucas, les juifs 1 % de la population française, 60 % des agressions religieuses. Pourquoi selon vous ? Pourquoi ?

Il faudrait des heures d'analyse parce qu'il Pourquoi est-ce qu'aujourd'hui les juifs sont ciblés ? Pourquoi ? Mais par question parce que nous ne combattons pas assez durement et assez fortement l'antisémitisme.

Parce que nous avons pas combat pas assez durement et fortement l'antisémitisme. Mais c'est l'affaire de toute la société, monsieur Bourdin. C'est l'affaire de l'impunité qui doit être qui doit être ressenti qui est ressentie par certains, qui doit être combattu.

C'est le fait que l'antisionisme Je pose une question corre. Est-ce que l'antisionisme ne cache pas un antisémitisme profond ? Franchement, je crois qu'il faut faire attention.

Si votre question c'est euh est-ce que la critique du gouvernement d'extrême droite israélien, monsieur Netaniaahou, de la colonisation S Jordanie, de l'extermination des Palestiniens, est-ce que ça c'est de l'antisémitisme ? Je dis non. Je dis non.

Et je crois, je vous disais que la parole publique, elle doit retrouver de la clarté. Moi, je pense que responsable public, on doit pouvoir dire très clairement les choses sur ce qui s'est passé en Israël, en Palestine. Et donc, je vais vous les dire.

Le 7 octobre, c'est du terrorisme, c'est barbare. Euh, prendre des otages, c'est inacceptable. Il faut tout faire pour la libération des otages.

Massacrer les Palestiniens, commettre un génocide à Gaza, détruire la bande de Gaza parce que on a des destructions aujourd'hui qui sont supérieures à ce qui a été détruit pendant la Seconde Guerre mondiale dans certaines parties de l'Europe. Ça c'est tout aussi inacceptable, tout aussi révoltant, tout aussi répugnant. Et on doit pouvoir poser ces choses-là.

Et quand on est humaniste, quand on est attaché au droit, quand on est attaché à la justice, à la dignité humaine, on ne hiérarchise pas les partis politiques. Est-ce que tous les mouvements politiques font ou disent ce que vous venez de dire ? Franchement, Benjamin Lucas, de toute évidence, non.

Je constate que nous sommes capables unanimement unanimement de nous lever et d'observer une minute de silence pour les victimes du 7 octobre et il fallait le faire. Nous sommes incapables aujourd'hui à l'Assemblée nationale d'avoir une unanimité pour dénoncer les crimes de monsieur Netaniaahou, les massacres de monsieur Netaniaou, le génocide de monsieur Netaniaou en Palestine. Nous sommes incapables d'être unanime pour dénoncer la colonisation qui est contraire au droit international.

C'est-à-dire nous sommes incapables aujourd'hui d'avoir les positions qui étaient celles d'un Jacques Chirac ou d'un Dominique de Ville. Don vous conviendrez comme moi que ce sont pas des militants d'extrême gauche il y a encore quelques années ou quelques quelques dizaines d'années. Ça c'est un problème et ça c'est grave.

Où progresse l'antisémitisme en France ? partout et notamment dans les banlieux. Pourquoi ?

Mais partout, je vois pas pourquoi. Je suis je suis élu de quartier populaire, je suis élu de banlieu parisienne. Euh j'ai pas entendu plus de propos antisémites dans mes permanences au Voile Four que j'en ai entendu dans ma vie de lycéen dans les beaux quartiers amiennois, voyez-vous.

Donc je ne comprends pas cette cette réflexion là qu'il y a aujourd'hui dans la société. Je vais vous dire d'où vient la menace. Je pose la question.

Je vous dire d'où vient la menace. Je n'ai moi jamais été confronté comme élu de quartier populaire et j'y passe beaucoup de temps. J'ai d'ailleurs fait d'excellents résultats aux élections législatives.

J'ai jamais été témoin d'un propos antisémite où j'ai jamais été confronté de visu à un antisémite. Mais je vous parle de mon de mon expérience. En revanche, hier à l'Assemblée nationale oui s'exprimait un député.

Je vais vous dire d'où vient la menace. S'exprimer un député par curiosité je vais regarder je dire un député du Rassemblement national et par curiosité je vais regarder qui il est. Je regarde son nom pour savoir où il est élu.

Et je vois que ce monsieur dans la rubrique polémique he sur Wikipédia, il a posé avec un t-shirt d'un groupe de rock qui tenez-vous bien chante des chants des jeunesses hitlerenne. Elle est là la menace. Elle est derrière ces costumes cravates, elle est derrière cette extrême droite bien policée qui aujourd'hui est une menace pour quiconque croit aux valeurs de la République, liberté, égalité, fraternité et quiconque veut combattre le racisme et l'antisémitisme.

Donc ça veut dire deux choses que lorsque par exemple le Rassemblée national nous dit le bouclier, nous sommes le bouclier contre l'antisémitisme, vous ne le croyez pas un instant. Mais cet ab, pardon, c'est il y a quelques semaines, il y a quelques semaines, ils ont rendu hommage à Jean-Marie Le Pen qui a été condamné pour antisémitisme. Madame Le Pen, elle a adhéré, elle a adhéré, je parle même pas de de de la période récente, elle a adhéré c'estàd quand elle a fait le choix de rejoindre un parti politique, elle a rejoint celui de son père dont vous conviendrez avec moi qu'elle pouvait difficilement ignorer cette question.

Est-ce que vous suivez ce que dit le neuropsychiatre Boris Cyrulnique ? Mélenchon à mes yeux, c'est l'extrême droite. Non, je ne suis pas d'accord avec cela.

Je crois qu'il faut faire attention. à ne pas tout mélanger, à ne pas tout confondre et je crois qu'il faut surtout faire attention à à ce qui est la République. Jean-Luc Mélenchon, il est l'héritier d'une tradition philosophique, politique, historique et celle de la gauche républicaine dans ce pays et c'est un républicain.

Oui. Et nous combattons ensemble extrêmement droite. Accueille il accueille il accueille à bras ouverts un homme qui a tenté d'assiner il y a 20 ans l'ancien grand rabin d'Israël.

C'était le le 22 mars samedi dernier. Mais ce que je peux vous dire dans sa manif dans sa dans la manifestation contre les racismes, je ne sais pas de de quoi vous parlez, je me renseignerai. Ce que ce que je peux vous dire, c'est que aujourd'hui à force de d'attaquer la gauche et quand même et même quand elle fait je parfois elle fait des erreurs et dé fautes, il y a un visuel qui n'aurait jamais dû être publié, il aurait fallu s'excuser.

Voilà. Euh mais euh on en vient à légitimer, à banaliser ce qu'est la menace aujourd'hui pour notre République, euh qui est la menace pour toutes celles et tous ceux qui croient en la liberté de conscience et de religion, euh pour toutes celles et tous ceux qui sont attachés à la laïcité euh à la française, c'est-à-dire cette liberté euh forte, euh précieuse, cette garantie que l'État protège l'ensemble de ses citoyens, quel que soit leur croyance ou leur absence de croyance. Cette menace là, elle est à l'extrême droite.

Est-ce que aux élections municipales, aux futures élections, vous êtes favorable à un accord électoral avec LFI ? Moi je suis euh unitaire, je suis pour l'Union de toute la gauche et les écologistes. Donc vous êtes favorable à cet accord.

Je le suis. Comme je crois vous savez, il y a eu des périodes où la gauche, il y avait des rassemblement entre socialistes et communistes et radicaux euh à des époques où les différences et les divergences entre ces formations politiques étaient bien plus fortes. Regardez ce qui étaient les divergences au moment du Front populaire.

Regardez ce qui était les divergences. Je lignaliste. Il ne faut pas de nouvel accord politique avec dans les élections à venir.

Il ne faut pas d'accord avec un parti qui laisse prospérer l'antisémitisme, l'instrumentalisme et ne le combat pas. L'instrumentalise et ne le combat pas. Je ne suis pas d'accord avec Laurence Rossignol, mais vous savez, moi j'essaie de me concentrer là sur le dialogue avec les Français, sur ce que nous avons à proposer ensemble.

Euh Laurence Rossignol, elle est sénatrice. Je ne remets pas en cause sa légitimité, mais euh elle n'a peut-être pas participé comme moi à l'élection législative de 2024 où nous avons vu euh une attente forte de nos concitoyens qui nous ont dit "Unissez-vous pour nous permettre de tourner la page du macronisme et d'éviter le pénisme." C'est ça aujourd'hui notre urgence ?

C'est ça aujourd'hui sur quoi nous devons travailler. Est-ce que je suis d'accord avec tout ce que fait et dit la France insoumise ? Non.

Est-ce que je suis d'accord avec tout ce que dit et fait Laurence Rossignol ? Non plus. Pourtant, je crois que nous devons tous être unis.

Laurence Rossignol, elle a défendu la déchéance de nationalité. C'est une mesure d'inspiration d'extrême, je l'ai combattu. Pourtant, je pense que c'est une femme de gauche et je pense que nous devons aujourd'hui travailler à un projet commun, à ce qui peut nous être commun.

Euh en revenant évidemment à l'essentiel de ce qui fait notre engagement et de ce qui fonde aujourd'hui la République. Madame Rossignol, elle a manifesté euh contre l'antisémitisme à côté en tout cas dans le même cortège que Madame Le Pen et monsieur Zémour. Est-ce que je fais à madame Rossignol est-ce que je fais à madame Rossignol le reproche d'être complice de l'extrême droite ?

Ce serait ridicule. Donc remettons aussi un peu de euh ce qui ce qui reproché à la France insoumise, je nous invite tous à le faire. Remettons un peu de nuance, un peu de responsabilité dans nos propos.

Benjamin Lucas, je voudrais terminer sur les a des feu. Est-ce qu'il faut abroger la loi ou euh la suspendre ? Je pense qu'il faut euh l'améliorer, l'amplifier.

Je vous dire, moi je suis je réfléchissais beaucoup à cette question parce que vous m'avez dit hier que nous allions en parler et je suis je l'amende. Je vais vous faire un résumé très personnel. Moi, je suis tiraillé entre deux injonctions contradictoires.

Des fois, être responsable politique, ça doit aussi être capable de dire j'ai des doutes sur des choses. Je suis écologiste, mais au-delà de les questions théoriques, je suis le papa d'un petit garçon de 4 mois. Je suis angoissé par l'air qu'il respire parce que je sais que la pollution atmosphérique aujourd'hui, c'est une cause de mortalité considérable.

C'est la cause de cancer, c'est la cause de trouble cardio-vasculaire. Je veux que mon enfant respire un air sain et en même temps et en même temps en même temps, attendez et en même temps, je suis élu de banlieu parisienne. Je représente des salariés qui ont besoin de venir euh à Paris en voiture et je suis et je suis un père de famille qui a besoin de prendre sa voiture pour aller déposer son enfant à la crèche.

Et donc conscient de ces deux injonctions contradictoires là, je crois qu'il faut trouver un chemin dans lequel on construit une réponse pour tous et dans lequel on construit une réponse qui préserve pou cette mesure. Suspendre cette mesure. Vous savez pourquoi ?

Vous savez pourquoi je vous parle de suspension de la mesure ? Pourquoi ? Parce que les émissions de dioxyd d'azote ont diminué de 60 % en 20 ans et les particules fines de 53 % sans feu.

Mais on doit accélérer monsieur Bourdin. Les prévisions qui nous sont faites nous parlent de d'une France à + 4°gr dans laquelle il y aura plus de vache laitière. Bon moi ça ça me préoccupe un peu quand même.

Aujourd'hui nos villes, il y a plus de mortalité. L'une des grandes causes de mortalité aujourd'hui, c'est la pollution atmosphérique. Donc on peut considérer que tout va bien et que tout va mieux.

Heureusement que les choses vont mieux quand même. Heureusement que depuis 20 ans, il y a eu une de et je dis d'abord, je pense qu'il faut revoir les critères. Oui.

Donc je pense qu'il faut revoir les critères. Aujourd'hui, on regarde pas par exle au poids des véhicules. Pour moi, c'est pas la même chose.

Euh quelqu'un qui prend sa voiture d'occasion, qui n'a pas les moyens d'en changer, qu'il faut accompagner d'ailleurs parce qu'une voiture, c'est cher, hein, 5 à 6000 €. Il y a des gens qui ont deux voitures qui s'ils avaient des alternatives réelles et efficaces euh passerait bien une voiture, il ferait des économies. Mais encore faut-il mettre l'offre de transport qui le qui le permet.

Encore faut-il penser les connexions et ce gouvernement il a réduit le fond vert, il réduit les investissements dont on a besoin aujourd'hui. C'est c'est effectivement une grande hypocrisie de dire ZFE d'un côté et de ne pas investir pour les mobilités durables de l'autre. Donc c'est ça, je vous le dis, on change les critères notamment.

Donc on investit massivement, on change les critères par exemple parce que c'est je vous le dis, c'est pas la même chose. Euh euh quelqu'un pardon, j'en ai vu un hier en face de l'Assemblée nationale tout seul dans son énorme Porsche pardon pour la marque euh qui pollue tout seul pour son plaisir et celui qui se lève le matin pour aller travailler ou pour déposer ses enfants à l'école. L'énorme Porsche, elle peut entrer, elle pourra toujours entrer dans Paris.

Pardon de vous le dire. Elle n'aura pas de critère trois ou quatre ou c justement c'est pour ça que je vous dis qu'il faut c'est pour ça que je vous dis qu'il faut revoir aujourd'hui notamment au poids les critères. C'est pas normal, pardon, qu'on ait aujourd'hui des voitures qui ressemblent à détente.

Il a il y a une proposition de loi déposée par 35 députés de la droite et du centre. Est-ce que vous pourriez voter qui demande la suspension de cette mesure ? Non, parce que propose qu'on mette la tête dans le sable.

Eux se disent : "Il y a un sujet effectivement la question de l'acceptabilité sociale c'estàdire de de notre capacité à adhérer à des mesures écolo, elle est essentielle centrale est une mesure antip telle qu'elle est pensée aujourd'hui moi je vous le dis elle me pose problème effectivement parce que je crois et je vous le dis comme élu de Manla jolie comme élu de banlieu parisien parce que je vois qu'aujourd'hui effectivement elle met pour des gens des barrières parce que je vois que les grands-parents de mon petit boutchou si s'ils veulent venir le récupérer à l'Assemblée nationale quand j'ai besoin d'aller en réunion eux qui habitent en banlieu bah effectivement ils sont pénalisés. Bon, donc c'est un vrai sujet, mais est-ce que supprimer cette idée qu'on doit protéger nos villes, nos poumons, notre respiration est la bonne ? Je ne crois pas.

Là aussi, la parole publique, elle gagnerait à de la nuance, à l'intelligence et à ce qu'on affronte les problèmes complexes avec des principes, des valeurs et des objectifs et pas avec des slogans à quelques mois des municipales. Franchement, c'est assez grossier comme ficelle. Bien merci Benjamin Lucas d'être venu nous voir ce matin sur l'antenne de Sud Radio.