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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 27 septembre 2024 28 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileSécuritéJusticeEurope & international

Face au laxisme judiciaire, rétablissons la double peine ! - Laurent Jacobelli (LCI)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 67 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Peut-on s'arrêter sur la proposition de Jordan Bardella ce soir ?

  • 1:54OuverteRéponse partielle

    Développez votre propos par rapport à la remarque de Jordan Bardella.

  • 2:04OuverteRéponse directe

    Vous dites que l'État est responsable et que c'est le bilan d'Emmanuel Macron qui a mené à cette situation.

  • 5:06OuverteRéponse directe

    Des mesures, vous en proposez justement.

  • 5:41FerméeRéponse directe

    Concrètement, il faut systématiser l'expulsion d'étrangers majeurs définitivement condamnés pour crime ou délit.

  • 5:53FerméeRéponse directe

    D'une peine passible de 3 ans, c'est ça ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:40Invité politiqueFait
    « Dans ce cas il y a toutes les failles de notre système, toutes les lâchetés de notre système, tout le laxisme de notre système, toutes les erreurs du président de la République depuis 7 ans. »
  • 2:13Invité politiqueFait
    « Tout d'abord il y a un Marocain qui arrive de manière clandestine en France, illégale. »
  • 2:24Invité politiqueFait
    « Deuxièmement, il commet un viol. »
  • 2:28Invité politiqueChiffre
    « En 2019, il est condamné à 7 ans de prison avec l'excuse de minorité et les remises de peine que l'on connaît, il en fait je crois 3. »
  • 3:01Invité politiqueFait
    « Il y avait une obligation de quitter le territoire français. »
  • 3:33Invité politiquePromesse
    « Si toutes les mesures proposées par le Rassemblement national et Jordan Bardella avaient été appliquées, elles seraient en vie. »
  • 5:32Locuteur 5Promesse
    « Nous considérons qu'à partir du moment où un étranger, sur le sol français, commet un crime ou un délit, il doit être immédiatement expulsé. »
  • 8:18Invité politiqueFait
    « On craint les détorsions aussi. »
  • 14:52Locuteur 4Fait
    « Il a bénéficié, du système légal de l'époque qu'a abrogé Dupond-Moretti, les remises de peine automatiques. »
  • 15:41Locuteur 4Chiffre
    « On a 120 000 OQTF, on a 2800 places dans les centres de rétention. »
  • 19:14Invité politiqueChiffre
    « Il n'y a que 7% des OQTF qui sont réalisés. »
  • 19:20Invité politiquePromesse
    « Le président de la République, lui-même, nous avait promis qu'il en exécuterait 100%. »
  • 19:31Invité politiqueChiffre
    « 88% des Français pensent que la justice est laxiste. »
  • 23:49Invité politiqueChiffre
    « Vous savez combien coûtent les prisonniers étrangers en France par an ? 700 millions d'euros. »

Temps de parole

  • Laurent Jacobelli43 %
  • Locuteur 414 %
  • Présentateur14 %
  • Locuteur 713 %
  • Locuteur 28 %
  • Locuteur 86 %

2,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

On accueille sur le plateau Laurent Jacobelli, député Rassemblement National de Moselle, pardonnez-moi. Il est dans son rôle là, juste un mot sur cette prise de parole d'Emmanuel Macron, il reste à sa place.

0:10
Laurent Jacobelli

Oui, je pense qu'il a compris que les Français lui avaient demandé de s'écarter du pouvoir opérationnel qui va laisser le gouvernement faire, il s'occupe de politique internationale, comme l'ont fait d'ailleurs avant lui tous les présidents de la République qui ont eu à gérer une cohabitation, même si on peut difficilement parler de cohabitation cette fois-là, puisque la plupart des ministres sont de la même couleur politique que le président de la République.

Mais il a évoqué le cas de Philippines, c'est un cas important d'abord parce que je pense qu'on est tous affectés par cette horreur, cette atrocité de cette jeune fille de 19 ans retrouvée morte, mais aussi parce que dans ce cas il y a toutes les failles de notre système, toutes les lâchetés de notre système, tout le laxisme de notre système, toutes les erreurs du président de la République depuis 7 ans. Donc qu'il fasse un pas de côté n'est finalement pas une mauvaise chose sur ce sujet, si on reprend la chronologie.

1:00
Présentateur

Peut-être qu'on peut s'arrêter sur la proposition de Jordan Bardella ce soir, et on reviendra évidemment sur le parcours de ce suspect qui effectivement interpelle. Alors on écoutera Jordan Bardella un petit peu plus tard, peut-être qu'on peut écouter. Et alors en attendant, on va écouter Jordan Bardella dans un instant sur sa proposition de rétablir la double peine. Emmanuel Macron qui parle aussi ce soir de l'émotion de toute une nation, effectivement. Ça c'est indéniable, pour le coup ça transcende tous les partis politiques au cas de Diallo.

1:33
Locuteur 2

– Évidemment c'est une émotion qui est incontestable et qui fait écho à une expérience partagée, qui est celle des violences qui frappent malheureusement trop souvent les femmes. Et donc effectivement, exprimer son émotion, je pense que c'est le minimum qu'il pouvait faire. Mais je voulais vous poser une question, mais peut-être que je vais vous attendre, que vous développiez votre propos par rapport à la remarque de Jordan Bardella.

1:58
Présentateur

– Alors on va revenir, vous vouliez parler justement, puisqu'il parle d'un crime odieux atroce, vous vous dites l'État est responsable et c'est le bilan d'Emmanuel Macron précisément qui a mené à cette situation.

2:10
Laurent Jacobelli

– Regardez le parcours qui nous a amené jusque-là. Tout d'abord il y a un Marocain qui arrive de manière clandestine en France, illégale. Bon, c'est un premier point qui nous amène à dire il faut contrôler les frontières, les frontières de l'Europe et aussi les frontières françaises, un double contrôle. Deuxièmement, il commet un viol. – En 2019 ? – En 2019, il est condamné à 7 ans de prison avec l'excuse de minorité et les remises de peine que l'on connaît, il en fait je crois 3.

2:36
Présentateur

– 5, 5, 5, 2 ans de détention préventive puis…

2:41
Locuteur 7

– Je crois qu'il a fait 3 ans de détention provisoire et 2 ans après sa condamnation.

2:46
Laurent Jacobelli

– Il fait 5 ans en tout cas, il ne fait pas la totalité de la peine. Donc il est remis au milieu de la société en sachant qu'il est dangereux. il commet ce crime atroce alors qu'il n'aurait plus dû être en France. Il y avait une obligation de quitter le territoire français. Or, sur les 90 jours qu'il aurait dû passer au centre de rétention administrative à Metz, il n'en passe que 75. Et parce qu'il y a des défaillances au sein de l'administration, le laissé-passer consulaire arrive du Maroc, parce que le Maroc est plutôt un pays avec lequel on peut négocier ce genre de choses.

3:20
Présentateur

– C'est parfois compliqué, mais en l'occurrence, ils avaient fini par délivrer le laissé-passer consulaire.

3:24
Laurent Jacobelli

– Il est arrivé un jour trop tard. Donc si la machine avait marché de A à Z, il y aurait aujourd'hui une jeune fille en vie. Et si toutes les mesures proposées par le Rassemblement national et Jordan Bardella avaient été appliquées, elles seraient en vie. – Soyons clairs, soyons clairs, tous les meurtriers ne sont pas des clandestins. Tous les clandestins ne sont pas des meurtriers. Mais tous les meurtres qu'on peut éviter, c'est notre devoir de le faire. Et donc expulser les délinquants et les criminels étrangers dès qu'ils ont purgé leur perne est un devoir absolu pour protéger la population et éviter ces horreurs que nous avons maintenant pratiquement toutes les semaines dans l'actualité.

Et donc il faut réagir. Il y a eu trop de laxisme, trop de mollesse, trop de faux bons sentiments qui faisaient que oui mais vous comprenez, on ne peut pas renvoyer quelqu'un chez lui, ça ne se fait pas. Il faut arrêter avec ça et il faut agir. Et quand on agit, on peut regarder en Europe. Beaucoup de pays, et des pays de gauche d'ailleurs, prennent des mesures aujourd'hui drastiques sur l'immigration. D'abord dans le contrôle des frontières et dans le renvoi des étrangers dans leurs pays d'origine.

Il y a un pays léthargique qui regarde tout cela faire et qui refuse d'agir à cause d'une gauche qui ne pense pas d'ailleurs comme toutes les autres gauches d'Europe mais qui s'est réfugiée dans la cause migratoire parce qu'elle n'a plus que ça. Elle ne défend plus les salariés, elle ne défend plus les ouvriers, elle ne défend pas les entreprises. Il lui faut une cause et c'est la seule cause qui lui reste. Et bien parce que cette gauche, qui a notamment une emprise morale, nous empêche d'agir sur l'immigration et notamment l'immigration clandestine, les meurtriers et les clandestins étrangers, et bien voilà où nous en sommes. Alors il est temps, oui effectivement, de prendre des mesures.

5:06
Présentateur

Des mesures, vous en proposez justement. On va écouter Jordan Bardella. Jordan Bardella qui a pris la parole chez nos confrères de France 2 ce soir qui propose le rétablissement de la double peine. On écoute tout de suite le patron du RL.

5:17
Locuteur 5

La justice a une part de responsabilité. Le laxisme judiciaire a des conséquences dramatiques sur l'insécurité. Dans quelques jours, les députés du Rassemblement national à l'Assemblée vont proposer notamment le rétablissement de la double peine. Nous considérons qu'à partir du moment où un étranger, sur le sol français, commet un crime ou un délit, il doit être immédiatement expulsé.

5:39
Présentateur

On va y revenir, mais comme vous dites, la justice... Donc concrètement, il faut systématiser l'expulsion d'étrangers majeurs, ça vous le confirmez, ça concerne les majeurs, définitivement condamnés pour crime ou délit.

5:51
Laurent Jacobelli

Oui.

5:53
Présentateur

D'une peine passible de 3 ans, c'est ça ?

5:55
Laurent Jacobelli

3 ans, tout à fait. C'est-à-dire que dès qu'il sort de prison, il retourne dans son pays d'origine, après avoir purgé sa peine. Évidemment, ça demande, j'allais dire, un gouvernement soudé autour de cette cause. Ça veut dire un ministre de la Justice qui suit, et non pas le dialogue qu'on a un peu tendu entre M. Migaud et M. Retailleau, le ministre de l'Intérieur et le ministre de la Justice. Ça veut dire aussi un ministre des Affaires étrangères qui mouille la chemise pour aller négocier avec les pays, mettre dans la balance l'aide au développement, un certain nombre de contrats commerciaux, les visants.

6:26
Présentateur

J'allais dire, tout le problème auquel on est confronté là aussi, c'est la réticence des pays qui ne veulent pas, au Maghreb notamment, délivrer de les épassés consulaires.

6:36
Laurent Jacobelli

Moi, j'ai un peu l'impression quand même que toutes les excuses sont bonnes parce que d'autres pays ont des taux d'exécution des OQTF largement supérieurs à la France. Et puis, vous savez, on n'est pas non plus sans arme de négociation. Si on dit demain à un pays, prenons par exemple l'Algérie, qui est le pays qui est le plus difficile à convaincre de reprendre ses ressortissants. Si on lui dit, les différentes aides qu'on peut avoir, elles sont soumises à une clause qui est le fait que vous repreniez vos ressortissants lorsque nous les renvoyons.

Si nous arrêtons les transferts financiers, vous savez, un certain nombre d'Algériens en France renvoient un certain nombre de sommes dans leur pays d'origine à travers des... Ils passeront par d'autres pays, vous savez, les enfants de l'Autriche qui se font... On va essayer de ne pas leur rendre la vie plus facile. Vous savez, quand on ne veut pas agir... Erster Union. Erster Union, voilà ce que je cherchais. Quand on ne veut pas agir, on n'agit pas. Moi, je vois que d'autres pays le font. Je vois qu'aujourd'hui, c'est la sécurité des Français qui est en cause. Ça doit devenir une grande priorité nationale, effectivement, de ne pas garder sur notre sol des gens qui nous veulent du mal.

7:31
Présentateur

Sauf que ce levier évoqué par Laurent Jacobelli,

7:34
Locuteur 2

a priori, il ne marche pas trop. C'est impossible. On ne peut pas empêcher des personnes d'envoyer de l'argent où ils veulent. C'est-à-dire que si vous êtes un individu, vous n'avez pas commis de délit, vous n'êtes condamné de rien. Si vous voulez envoyer de l'argent dans un pays, on ne peut pas vous empêcher de l'envoyer et donc vous privez de vos droits de faire circuler votre argent que vous avez gagné sans... Enfin, ce n'est pas possible. Il y a cette limite juridique, puis il y a la limite pratique. C'est absolument impossible.

7:54
Locuteur 8

Je vais demain m'installer au Lie d'Einstein, je crée une société, je dis aux Algériens de France « Envoyez-moi votre argent, je me charge de le passer en Algérie, mais vous ne pourrez rien faire. » J'ai écouté votre plateau. Ne perdez pas votre temps avec ça. Non, mais il y a des choses qui peuvent marcher.

8:08
Laurent Jacobelli

Le bras de fer sur les aides, ça peut fonctionner. Et sur les accords commerciaux, qui bénéficient beaucoup à la France aussi. Sauf qu'aujourd'hui, ça n'a pas été tenté jusqu'au bout. On craint les détorsions aussi.

8:19
Locuteur 8

Ce sont des pays qui nous livrent des métaux rares, de l'énergie, du gaz. On craint les détorsions, ce n'est pas par mauvaise volonté des ministres concernés.

8:26
Laurent Jacobelli

Moi, j'estime que la sixième puissance du monde doit avoir plus de moyens d'action vis-à-vis de l'Algérie qu'elle n'en a aujourd'hui. Et j'estime qu'aujourd'hui, il y a trop de problèmes de sécurité. On va jusqu'au meurtre. Là, on parle d'un meurtre quand même. On ne parle pas d'un détournement de fonds, on ne parle pas d'un excès de vitesse. Mais là, en l'occurrence, il y avait eu le laisser-passer consulaire. Oui, c'était le Maroc. C'était très différent. On essaie d'élargir le débat.

8:49
Locuteur 7

Ce n'était pas une question de laisser passer consulaire.

8:51
Laurent Jacobelli

Non, c'était une question, là, pour le coup, de laxisme judiciaire, mais que nous condamnons aussi. Et puis, pour une inefficacité administrative...

8:56
Locuteur 7

Mais M. Jacobelli, le laxisme judiciaire... Oui, qui existe contrairement à ce que dit M. Migaud. Bien sûr. Mais si le tribunal correctionnel, devant lequel va comparaître la présidente de votre mouvement, enfin, la présidente de votre groupe parlementaire et un certain nombre d'autres élus du Rassemblement national, si vous êtes relaxé, ce sera quoi ? Ce sera du laxisme judiciaire, là aussi ? Si vous prenez des peines trop légères, ce sera du laxisme judiciaire ?

9:21
Laurent Jacobelli

Qu'est-ce que vous allez dire devant ces juges ? Je vais vous répondre. Je ne vais pas esquiver le débat. Mais enfin, je vois bien que vous essayez de parler d'autre chose. Moi, j'aurais aimé qu'on parle de ça, parce que ça soucie vraiment les Français. Nous, nous allons aller à ce procès avec tous les éléments que nous avons, avec toute notre bonne foi. Nous allons prouver que nous n'avons rien à nous reprocher. Vous savez, la justice, elle peut aussi dire que vous n'avez rien à vous reprocher dans la vie. Sauf que là, pourquoi je parle de laxisme judiciaire ?

C'est parce qu'au moment où on le libère de manière prématurée, on reconnaît, le juge reconnaît qu'il est dangereux et qu'il y a un risque de récidive. C'est là qu'il y a laxisme. Et ça, ce n'est pas la même chose. Non, mais d'accord. J'ai bien compris votre pirouette.

10:01
Locuteur 7

Non, ce n'est pas une pirouette. Mais si vous voulez, moi, ça me gêne quand même un petit peu quand j'entends le jeune Bardella, votre président, qui franchement n'a pas connu grand-chose dans sa vie, qui n'a pas traversé les mêmes épreuves que celles que traversent énormément de gens qui se retrouvent devant des tribunaux, qui évoquent ce laxisme auquel il ne connaît rien. Je trouve ça, alors même que tous ses copains vont comparaître eux-mêmes devant un tribunal, je suis un peu gêné. Et je ne lui souhaite pas, franchement, d'avoir lui-même à comparaître devant des juges.

Et je ne pense pas, quand il aura à le faire tôt ou tard, puisqu'il y a des histoires de faux documents, etc., qui sont sorties dans la presse, je ne lui souhaite pas. Je pense qu'il fera l'expérience. Non, je pense... Mais non, mais parce que, si vous voulez, tout vos discours... Et ce n'est pas ça, le débat. Et ce n'est pas ça, le débat. Mais en fait, je ne veux pas vous qui décidez. Alors, attendez, attendez.

10:53
Présentateur

Allez, au bout de vos propos, mais après, on revient vraiment sur la proposition de Jordan Bardella.

10:57
Locuteur 7

J'ai juste l'impression qu'on a des gens qui n'ont aucune expérience de tout ça. Mais vous avez quelle expérience ? Moi, je suis avocat. Quelle est votre autorité ? Par exemple, cher monsieur, je suis avocat. Et je constate que ce laxisme judiciaire, il y a peut-être des cas... Personne ne vous a élu. Il y a peut-être quelques des cas. Personne ne vous a élu. Alors, il n'y a que les élus qui ont le droit de s'exprimer. Non, mais Jordan Bardella, il est négé au rédition.

11:14
Laurent Jacobelli

Il est président d'un parti et il représente 11 millions de Français. On verra de la parole.

11:18
Locuteur 6

Juste, c'est un concilier, c'est un concilier. Qu'on comprenne bien.

11:21
Locuteur 7

Alors moi, je n'ai pas le droit à la parole. Vous avez le droit à la parole. Ça vous gêne ? Parlez du sujet ? Ça ne vous gêne pas. Ce qui me gêne, c'est ce que je vous dis, c'est un... Mais je ne fais pas des manœuvres. Ne pas parler du fond du sujet. Je vous dis que je suis gêné... Ça vous gêne qu'on explique ce qui est éliminé ? Je vous dis que je suis gêné quand des gens qui ne connaissent rien au système judiciaire répètent matin, midi et soir que le système judiciaire français est laxiste. Je viens de vous citer un exemple. Alors qu'à mon avis, oui, mais à mon avis, ça n'est pas le sujet et ça n'est pas du tout la majorité des décisions qui sont rendues. Arrêtons-nous peut-être.

Vous n'aimez pas Jordan Bardella. C'est votre droit. Arrêtons-nous. C'est pas que je ne l'aime pas. C'est votre droit. Moi, j'aimerais prendre un débat

11:54
Locuteur 6

de 5 consignes.

11:56
Laurent Jacobelli

C'est que je trouve qu'il n'a aucune expérience de rien. Mais arrêtons-nous. Et vous savez quoi nous parler. Arrêtons-nous, si vous le permettez. Président du Premier Parti de France, Est-ce que, s'il vous plaît,

12:11
Présentateur

je peux encaser une 5 consignes ? Expliquez-nous. Ce qui vous embête spécifiquement sur cette question du rétablissement de la double peine. Non, mais je vous ai dit tout à l'heure

12:20
Locuteur 7

que ça, ça ne m'embêtait pas. Vous allez voir que je suis tout à fait...

12:23
Présentateur

Vous posez la question de la constitutionnalité, etc. notamment.

12:27
Locuteur 7

Mais c'est typiquement là qu'ils ne sont pas professionnels, si vous voulez, dans ce parti. La double peine, elle existe dans la loi. On en a parlé tout à l'heure. Un juge, aujourd'hui, il peut... Je ne vous dis pas que tout va bien. Un juge peut assortir, une condamnation d'une interdiction d'être sur le territoire français, qui peut être d'un certain nombre d'années, qui peut être définitive. Moi, je dis juste... Je pense que ça peut... Comment dire ? Que ça doit être mis en place dans davantage de situations. Ça, oui.

Je pense effectivement que quand un étranger commet un crime ou un délit sur le territoire français, il n'a pas forcément vocation à rester indéfiniment sur ce territoire, parce que ça veut dire qu'il se comporte mal là où il est accueilli. Donc tout ça, c'est normal. Je dis juste une chose. Et sans vouloir, justement, être laxiste, etc., je pense que ça n'est pas constitutionnel, pas conforme au traité qu'a signé la France, et que donc, en réalité, c'est une mesure de communication. C'est juste ça que je dis. Mais là où je peux...

13:22
Présentateur

C'est que de la com'. Cette proposition de Jean-Denard Bardella, c'est que de la com'.

13:26
Locuteur 7

Je pense que ça n'est que de la com'. Mais je ne suis pas, moi, hostile à une politique qui consisterait à expulser davantage les personnes étrangères qui commettent des crimes et des délits en France. Donc je suis juste...

13:37
Laurent Jacobelli

C'est que de la com', mais il est finalement d'accord. Mais si ce n'est pas constitutionnel, ça pose problème. Ça a existé et ça a été supprimé. Et ça a été supprimé. Donc on peut très bien le remettre. Et puis...

13:47
Présentateur

Alors arrêtons-nous là-dessus, parce qu'il faut qu'on comprenne pour les téléspectateurs qui nous regardent. Randall Schwerdorfer, pardonnez-moi. Effectivement, alors là-dessus, il y a un paradoxe. On nous dit que c'est anticonstitutionnel, Charles nous dit ça, et en même temps, ça a existé.

14:00
Locuteur 7

Je ne crois pas que ça a existé de manière automatique.

14:03
Locuteur 4

Charles a tout à fait raison. Ça n'a jamais existé de façon systématique. Ce qui est anticonstitutionnel, c'est de ne pas permettre au juge d'apprécier l'application de la loi. C'est-à-dire, vous, je vous interdis le territoire pour telle raison, et vous, je peux vous l'interdire, mais je ne vous l'interdis pas pour telle raison. Je voudrais juste attirer votre attention. Moi, je ne vais pas rentrer dans une polémique, mais non, la justice n'est pas laxiste. Elle n'est pas parfaite, mais pas plus que l'État.

Mais je rappelle juste que la personne qui est soupçonnée d'avoir violé et tué Philippines, ce qui n'est quand même pas la même chose, ce qui est encore plus grave, avait été condamnée à 7 ans pour une peine encourue de 7 ans et demi en raison de l'excuse de minorité. On ne peut pas dire que ce soit une décision laxiste. C'est quasiment le maximum légal prononcé par la Cour d'assises des mineurs. Cette personne a fait 5 ans d'emprisonnement complet. À l'époque, il existait les remises de peine automatiques, les RP et les RPS. Il a bénéficié, du système légal de l'époque qu'a abrogé Dupond-Moretti, les remises de peine automatiques.

La justice ne lui a pas donné de remise de peine supplémentaire pour le remercier de quoi que ce soit. Aucun laxisme de la part de l'institution judiciaire. Il est remis en liberté au dernier jour de son exécution de peine selon l'ancien régime. Et 48 heures avant sa remise de peine, la préfecture, conformément à l'interdiction du territoire de 10 ans prononcée par la Cour d'assises, le maximum, c'est-à-dire que, vraiment, elle n'était pas laxiste, la justice, 48 heures avant, rend son OQTF pour faire expulser cette personne qui va se retrouver ensuite impliquée dans la mort de Philippines. Tout a bien fonctionné.

15:34
Présentateur

C'est derrière. C'est derrière.

15:36
Locuteur 4

Pourquoi derrière ? J'attire simplement votre attention.

15:37
Présentateur

J'ai une séquence qui interpelle.

15:38
Locuteur 4

C'est très important pour les politiciens. Écoutez, on a 120 000 OQTF, on a 2800 places dans les centres de rétention. Bon sang, il suffit de faire le calcul, ça déborde. Donc, vous avez des juges qui ont 2800 places, 75 jours, elle va garder en rétention administrative cette personne, c'est-à-dire qu'elle veut garder quand même jusqu'au bout, qui au bout d'un moment, de guerre lasse, dit, bon, je le place sous assignation à résidence, elle ne dit pas, allez, qu'il aille se promener dans la nature, et c'est ensuite, et c'est là où il faut travailler. Parce que ces 120 000 personnes, elles ne vont pas disparaître demain et on ne va pas créer 120 000 places demain dans les CRA.

Ce n'est pas vrai. Comment on va faire pour éviter notre Philippines ? Parce que c'est ça la question que se posent les Français. Et vous avez raison, c'est leur sécurité.

16:18
Présentateur

Je rappelle, pour les gens qui nous regardent nous comprennent, parce que c'est quand même un peu complexe, on rappelle qu'effectivement, au moment de cette libération, il est frappé par une obligation de quitter le territoire, il est placé dans ce centre de rétention à Metz. 70 jours. La justice a prolongé par 3 fois la rétention de ce suspect et le 3 septembre, après 75 jours de rétention, le tribunal judiciaire de Metz l'a dû se pencher sur une quatrième demande de prolongation. Et là, visiblement, il convienne que oui, il y a peut-être une menace à l'ordre public, mais ce n'est pas une raison valable pour le garder. Et c'est ça qui interpelle.

16:55
Locuteur 4

Ça, c'est l'appréciation du juge. Moi, je ne suis pas là pour juger le juge. C'est le juge qui juge. Au-dessus du juge, elle ne voit pas. Mais est-ce que cette décision,

17:02
Présentateur

quand même, vous...

17:04
Locuteur 4

La motivation, effectivement. J'en prie, vous interroge. Elle m'interroge, mais c'est vrai que le juge précise que c'est sa motivation à elle que pendant ces 75 jours, il n'y a pas eu de violence. Bon, c'est sa motivation. Qu'est-ce que je vous dise ? Le problème, pour moi, il n'est pas là. C'est que quand elle dessine une assignation à résidence en déterminant un lieu de résidence, en principe, c'est une assignation à résidence contrôlée. Contrôlée par l'État et les services de l'État. Et la réalité fait qu'en réalité, il n'y a quasiment pas de contrôle. C'est ça, le problème. C'est-à-dire qu'en fait, la personne se retrouve...

Quand vous êtes sous contrôle judiciaire, on pourrait placer, par exemple, les personnes en assignation à résidence sous bracelet électronique. C'est effectivement, en France, considéré comme de la détention. C'est une atteinte à la liberté d'aller et venir. Ce que n'est pas la personne en rétention. Mais ça permettrait de contrôler, d'exercer un contrôle.

17:49
Présentateur

Et le contrôle, qui devrait contrôler, ne le fait pas, alors ?

17:52
Locuteur 4

Eh bien, c'est les services de la préfecture et du ministère de l'Intérieur. Allez voir dans les hôtels

17:56
Locuteur 8

s'ils sont bien dans leur chambre et pas dans la nature.

17:58
Locuteur 4

Eh bien, c'est tout ce qu'on peut faire. Christophe, pourquoi on ne peut pas faire plus ? Parce qu'il n'y a pas de place.

18:03
Locuteur 8

On peut faire quelque chose de plus. Seriez-vous favorable au déclenchement de l'OQTF dès le premier jour de prison ? La personne est condamnée, elle va en prison. Eh bien, on demande le laisser-passer consulaire, on déclenche l'OQTF tout de suite, pour être sûr que le laisser-passer consulaire arrivera avant la sortie de la paire. Mais après, il y a des délais de validité.

18:21
Laurent Jacobelli

Il faut que ça soit compatible avec le délai de validité. Bien sûr. Mais on pourrait considérer

18:27
Locuteur 8

que la validité commence au dernier jour de prison et la demande est faite

18:30
Laurent Jacobelli

au premier jour de prison.

18:32
Locuteur 8

On vous demande un laisser-passer consulaire dans deux ans jusque dans quatre ans.

18:36
Locuteur 4

Vous voyez ? On l'a fait pour les OQTF. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, l'OQTF est valable trois ans. Depuis 2024, Dupond-Mouretti aussi, alors qu'avant, c'était un an la validité d'une OQTF. Et une fois que c'était fini, expiré, cadu. C'est-à-dire comment ? Non, vous pouviez tout à fait, pour un étranger en situation irrégulière, demander à être régularisé, par exemple. Mais sinon, il fallait recommencer une ordonnance de quitter le territoire français. Maintenant, c'est trois ans la durée. Enfin, il faut quand même dire... Christophe a raison, c'est intéressant.

19:00
Laurent Jacobelli

Il faut quand même dire, pour ceux qui nous regardent, qu'il doit y avoir quand même une étrange impression. Tout va bien. Tout s'est passé normalement. Mais c'est ça qui est inquiétant. Attends, je termine. Tout s'est passé normalement.

19:11
Présentateur

Laurent Jacoby, elle est au bout de vos propos et derrière on reste.

19:13
Laurent Jacobelli

Il n'y a que 7% des OQTF qui sont réalisés. Ça devrait quand même laisser réfléchir. Le président de la République, lui-même, nous avait promis qu'il en exécuterait 100%. Ce qui me paraît, là, pour le coup, tout à fait impossible. Se rapprocher des 100%, c'est bien, mais 100%, c'est pas possible. Excusez-moi, mais 88% des Français pensent que la justice est laxiste. Alors on nous crée maintenant le sentiment de laxisme. Il y a eu le sentiment d'insécurité. Mais on est dans un pays quand même où l'insécurité s'envole, où on peut arriver en France clandestinement, tuer quelqu'un et ne pas partir. Il y en a même qui sont sous OQTF et qui touchent des aides sociales. On est dans ce pays-là.

Dans ce pays-là. Donc soit on continue d'importer des délinquants et des meurtriers, je ne dis pas que tous ceux qui arrivent sont des délinquants et des meurtriers, mais parmi eux, il y en a, et on continue à ne rien faire. Donc à ce moment-là, on abandonne la protection de la population. On parle de laxisme. Est-ce que je peux vous donner

20:11
Locuteur 8

à choisir entre deux définitions du laxisme ? Est-ce que le laxisme, pour vous, ce sont des juges qui n'ont pas les moyens d'être sévères parce qu'il n'y a pas de place dans les cras, il n'y a pas de brasses électroniques, les prisons débordent ? Donc les pauvres juges, en faisant de leur mieux, il y a quand même des fuites, mais ce n'est pas de leur faute qu'ils ne le veulent pas ?

Ou est-ce que le laxisme, pour vous, c'est que les juges se disent « mais c'est délinquants, surtout étrangers, ils sont victimes de la société, ils sont victimes de la répression bourgeoise, nous, magistrats formés à l'ENM de Bordeaux, nous sommes la vraie gauche qui défend les minorités et les opprimés, nous les libérons ? » C'est quoi votre définition du laxisme ? Vous reconnaissez que c'est plutôt la première ? Non. Ah, vous pensez qu'il y a une idéologie de la libération du criminel ? Oui, je pense. Qu'on peut libérer des gens en disant « chiques, ils vont commettre des crimes ? »

20:51
Laurent Jacobelli

Si je peux vous répondre. Mais c'est bien. Non, non, mais je pense qu'on est dans une société de l'excuse pour les voyous et les criminels, oui, je le pense sincèrement. Je pense qu'effectivement, pas tous les juges, mais beaucoup, libèrent trop tôt, condamnent trop peu, et c'est pour ça aussi que nous voulons mettre des peines planchées pour forcer quand même un délinquant ou un criminel à faire un minimum de prison. C'est plus que du l'excise,

21:11
Locuteur 8

c'est de la complaisance.

21:12
Laurent Jacobelli

Les peines, lisez le postulat du syndicat de la magistrature, vous aurez tout.

21:17
Locuteur 8

Tous les magistrats ne sont pas du syndicat de la magistrature. J'ai bien vu,

21:19
Laurent Jacobelli

tous les magistrats ne sont pas comme ça. Il faut donc des peines planchées, il faut donc maintenant, clairement, que les voyous soient en prison. Aujourd'hui,

21:26
Présentateur

avec les peines alternatives. Mise en place par Nicolas Sarkozy. Parce qu'aujourd'hui,

21:30
Laurent Jacobelli

on exécute les peines. C'est ce qu'on nous dit. Si quelqu'un est condamné à trois ans, il peut très bien ne jamais aller en prison. Mais il exécutera sa peine d'une autre manière. Par exemple, avec un bracelet qui parfois ne fonctionne pas. Et donc, c'est ça, aujourd'hui, le laxisme.

21:43
Locuteur 7

Trois ans, aujourd'hui, en l'état du droit,

21:45
Locuteur 4

on va en prison. C'est un an, aujourd'hui. Aujourd'hui, ça a changé. Mais M. Jacobelli, venez avec moi une semaine à Besançon, cour d'appel, tribunaux correctionnels, partout où je plaide, et vous verrez, ça tape. Venez avec moi à la cour d'appel de Besançon. Je peux vous dire des magistrats de qualité qui sont sévères, qui sont justes, mais qui sont aussi très sévères parfois. Et quand il faut être ultra sévère sur des affaires ultra graves, je peux vous assurer que les peines sont très très lourdes et elles sont exécutées. C'est tout. Après, on peut avoir un discours qui consiste à dire que la justice ne fait rien.

Par contre, ce qui est vrai aussi, vous savez qu'on met en un magistrat en Allemagne le double dans France.

22:18
Laurent Jacobelli

Il y a ce problème-là aussi. Mais on est d'accord. Mais dans ce cas-là, c'est pas ce problème-là. De place de prison, de place dans l'écran. Vous m'avez invité ? Je vous invite aussi puisque je suis un garçon poli. Venez avec moi. On va parler à des familles de victimes qui voient le type qui a violé leur fille se trimballer à 100 mètres tous les jours. Venez parler avec moi à des policiers qui arrêtent des dealers, des délinquants qui sont libérés le lendemain et qui les arrêtent 15 fois, 20 fois, 30 fois et qui sont démoralisés. Ça fait des années qu'on nous promet des places de prison. Et vous me direz qu'on a moins de ces places de prison.

22:46
Présentateur

Sauf que Laurent Jacobelli, je voudrais vous entendre aussi là-dessus, Roca Diallo, mais juste, peut-être qu'il y a du laxisme. En tout cas, c'est ce que vous pensez. Mais vous proposez visiblement des mesures qui, de une, ne sont pas constitutionnelles. Bien sûr que si. Le caractère systématique, visiblement, pourrait poser problème et qui coûte très cher. Je voulais qu'on écoute la question d'Anne-Sophie Lapix. Lapix, notre consoeur qui, face à Jordan Bardella, lui rappelle le prix d'une expulsion, plus de 13 000 euros. Et écoutez la réponse de Jordan Bardella. On le sent un peu embarrassé. On écoute.

23:17
Locuteur 1

Vous voulez expulser massivement pas seulement le délinquant ? Une expulsion coûte 13 800 euros en moyenne. S'il y a 130 000 personnes sous OQTF à expulser, ça fait à peu près 1,8 milliard. Comment vous financez ?

23:31
Locuteur 5

Et le coût de la vie de Philippine, madame ?

23:32
Locuteur 1

Non, mais je vous demande comment vous financez. Le coût de la vie de Philippine, il est inestimable pour tout le monde.

23:38
Locuteur 5

Madame, la seule qui a été exécutée au moment où nous nous parlons, c'est Philippine.

23:41
Présentateur

Voilà. Une expulsion, à l'heure actuelle, une expulsion, c'est 13 800 euros. Donc comment on fait ?

23:47
Laurent Jacobelli

Vous savez combien coûtent les prisonniers étrangers en France par an ? 700 millions d'euros. 25% des prisonniers sont étrangers en France. C'est 110 euros par jour le coût d'un prisonnier. 700 millions d'euros. Effectivement, Jordan Bardella a raison de le dire. Oui, il y a un coût à la sécurité parfois, bien sûr, mais je crois que les Français sont prêts à payer le reliquat. tous ceux qui agressent, qui violent, qui tuent, qui torturent et qui n'ont pas le droit d'être sur le territoire français.

Les coûts de justice, les coûts d'hébergement, les coûts de prison, les frais d'hospitalisation des personnes concernées, vous croyez qu'on n'atteint pas largement, largement, ce montant, 13 000 euros ? Pourquoi d'autres pays le font ? Pourquoi la Suède le fait ? Pourquoi le Danemark le fait ? Pourquoi l'Allemagne s'apprête à le faire ? Ils ont exactement les mêmes critères financiers que nous. Simplement, l'immigration aujourd'hui et la délinquance des étrangers nous coûtent bien plus cher que ça, avec tous les frais induits et tous les frais autour. Donc, si c'est un investissement de 14 000 euros pour défendre la sécurité des Français,

24:46
Locuteur 2

chiche. Ok, Adiallo. Vous avez à cœur, effectivement, la sécurité des Français et je pense que la sécurité des Françaises est un vrai sujet. Là, avec le cas tragique de Philippines, on a eu, en fait, on a fait la triste expérience d'un énième féminicide, un homme qui a d'abord violé une femme et qui est allé en prison et ensuite qui a assassiné une autre femme après, je crois, l'avoir violée. Pourtant, quand on regarde les mesures que vous avez soutenues, qu'a soutenu le RN, on se rend compte que dès qu'il s'agit de la sécurité des femmes, le RN n'est plus présent. Par exemple, vous êtes abstenu de voter la loi qui renforce la lutte contre les violences sexuelles et sexistes.

En France, vous êtes opposé à la directive sur l'égalité professionnelle entre femmes et hommes au niveau européen. Vous avez voté contre la Convention du Conseil de l'Europe sur la prévention de la lutte et la lutte contre la violence à l'égard des femmes et la violence domestique qui allouent des fonds européens pour combattre ces violences. Cette question-là, elle est extrêmement importante. Vous ne cessez de parler de la justice et de son laxisme.

On sait qu'il y a plusieurs femmes dont les noms sont documentés par la presse qui ont signalé des violences de leur conjoint ou ex-conjoint à la police et qui n'ont jamais vu de réaction et qui sont mortes soit par des coups de couteau, soit par balle, soit brûlées vives. Et ça, je vous parle des choses qui sont arrivées ces dernières années. Donc ça, ce sont des sujets sur lesquels on ne vous entend pas et moi, j'ai l'impression que les seuls hommes violents qui vous intéressent ce sont ceux qui sont étrangers.

26:03
Laurent Jacobelli

Non, alors, sur le dernier point, je peux vous rassurer. La violence, le crime, la délinquance nous concernent quel que soit celui qui l'a perpétré. Là, on parle de ce cas précis et il se trouve que c'est un étranger et je dis qu'on aurait pu l'éviter. Mais vous avez raison, il y a des violences faites par des gens qui sont en situation régulière ou qui sont français et elles sont toutes aussi condamnables et il faut les combattre exactement de la même manière. Ça, là-dessus, il n'y aura pas d'équivoque. Je peux... On n'entend pas en fait vous de ce sujet. Sur les projets, sur les textes européens que vous évoquez, il ne faut pas laisser croire qu'on a voté contre l'aide aux femmes.

Simplement, ce sont des projets et c'est comme ça souvent les textes européens, un peu fourre-tout, il y a plein de choses dedans, notamment des choses qui ne sont pas acceptables pour nous, pas liées à la violence faite aux femmes. Comme ça, par exemple. Mais en général, il y a des choses

26:54
Locuteur 2

sur la souveraineté. Istanbul, par exemple. Sur la souveraineté européenne

26:56
Laurent Jacobelli

et des choses comme ça. Maintenant, nous, nous pensons qu'en France, nous devons prendre les mesures. Nous avons fait un certain nombre de propositions. Il y avait un texte français

27:02
Locuteur 2

qui renforce la lutte contre les violences sexuelles et sexistes. C'est un texte en France. Il n'y avait pas de dimension européenne.

27:07
Laurent Jacobelli

Nous avons fait un certain nombre de propositions.

27:09
Locuteur 2

Pourquoi vous l'avez refusé, celui-là, par exemple ?

27:10
Laurent Jacobelli

Il y avait sûrement quelque chose qui nous dérangeait dedans. Vous savez, il y a beaucoup de choses dedans. Bien sûr, je sais. Ce qu'il faudrait regarder, c'est article par article ce que nous avons accepté ou pas accepté.

27:18
Locuteur 2

C'est vous qui êtes député, monsieur.

27:19
Laurent Jacobelli

Oui, mais je ne peux pas me souvenir de tous mes votes, vous savez. Là, pour le coup, c'est votre travail. Je vous avais raison. Mais il y a article par article et on peut voter un certain nombre d'articles et ne pas voter le texte à la fin. Mais pour les mesures concrètes, d'abord, il faut effectivement des peines planchées pour ceux qui violent ou agressent des femmes. Il faut évidemment mettre en place des appartements de sûreté avec des lignes dédiées pour la sécurité des femmes et potentiellement de leurs enfants lorsqu'elles ont des problèmes dans leur foyer. Il y a tout un temps de mesure et je vous invite à aller les voir que nous avons évoquées.

C'est une cause qui est très chère à Marine Le Pen, vous l'imaginez, et évidemment donc à notre groupe. Mais ce cas-là, c'est un cas de violence et de crime, de féminicide, évidemment, mais c'est aussi un cas d'une immigration mal contrôlée et d'une justice peu efficace.

28:05
Présentateur

Merci, Laurent Jacobelli. Je rappelle donc que le RN demande le rétablissement de la double peine et des fameuses peines planchées.