Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewÉric Zemmour (sur YouTube)· 31 janvier 2022 61 minAutoproduit

Éric Zemmour invité à l'Heure des Pros

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Bonjour à tous et bienvenue à l'heure des pros ce matin. On m'avait rapporté que le monde politique était cruel, malfaisant, sauvage. Mais je n'avais pas imaginé qu'un porte-parole d'une candidate à l'élection présidentielle irait jusqu'à douter de son leader à 70 jours du premier tour. Nicolas Bay est ce matin toujours au Rassemblement National. Mais on le soupçonne d'alliance possible avec celui qui est notre invité ce matin, Éric Zemmour. Marine Le Pen a son slogan de campagne, protégez-moi de mes amis, mes ennemis je m'en charge, protégez-moi de ma famille aussi, pourrait-elle ajouter. Le problème de ceux qui changent de camp, c'est qu'ils peuvent faire machine arrière.

Si j'étais Éric Zemmour, je me méfierais des ralliements. Qui a trahi, trahira. C'est la base. Vous me direz que changer de camp, ce n'est pas forcément trahir, ce n'est pas faux. Mais je me méfierais quand même. Éric Zemmour est avec nous, il remplit les salles, il électrise ses fans, il renfout ses adversaires. Mais il stagne dans les sondages, il est calé à 12-13 derrière Marine Le Pen à 17-18. Nous entrons dans le dernier tournant avant la dernière ligne droite. Peut-il rattraper son retard ? Hier, Raphaël Nadal était mené 2-0 à Melbourne. Il a gagné le match. Mais il n'est pas Nadal qui veut. Bonjour Éric Zemmour. Bonjour Pascal. Vous allez bien ? Ça va très bien, merci.

Vous connaissez Gauthier Lebrecht qui vous suit dans cette campagne. Il vit avec moi. Oui. Mais derrière cette anecdote de Nicolas Beck, on n'est pas une finalement, et c'était la première question que je voulais vous poser. Vous avez été longtemps un observateur de la vie politique. Est-ce que maintenant que vous en êtes un acteur, vous découvrez des choses de l'intérieur que vous n'aviez pas soupçonnées ? Je découvre, oui, sans doute, que c'est encore plus dur, encore plus cruel, encore plus parfois mesquin que je ne le pensais quand j'étais observateur. Mais il y a aussi des moments exaltants, des beaux moments.

Vous savez, vous avez dit vous-même, mes salles sont pleines, mes salles sont enfiévrées, mes salles sont enflammées, mes salles sont enthousiastes. Vous savez, nous réunissons la semaine dernière, vendredi, j'ai réuni dans un petit village, Chaumont-sur-Taronne, de 1000 habitants. Il y avait dans la salle 1000 personnes. Sans car, sans train à frêter, je suis aujourd'hui le seul à pouvoir faire ça. J'ai fait un parti début décembre, nous sommes à près de plus de 90 000 adhérents. Vous vous rendez compte ? C'est du jamais vu. Je vous assure, il y a un enthousiasme, je sens que le pays est derrière moi.

Oui, mais ça ne se traduit pas dans les sondages et vous êtes plutôt en retrait par rapport au moment où vous avez annoncé votre candidature. Oui, un peu, mais vous savez... C'est un paradoxe ? Non, non, non, mais les... d'abord, les techniques des sondages, on pourrait en discuter, mais je ne suis pas là pour en discuter. Et vous verrez que, comme d'habitude, ils ajusteront au dernier moment quand ils constateront la différence. On sait que vous serez au deuxième jour. Ah, je suis sûr d'être au second soir. Bon, face à qui d'ailleurs ? Je pense Emmanuel Macron.

Et c'est logique d'ailleurs, parce que je pense qu'il y a là les deux visions de la France qui s'affrontent pour les 20 ans à venir. Je voulais qu'on revienne pour commencer. On va évidemment parler de beaucoup de choses, il y a beaucoup d'actualité ce matin.

3:23
Locuteur non identifié

Mais je voulais qu'on revoie la séquence Mélenchon, parce qu'elle a beaucoup frappé ceux qui l'ont vue par sa violence, pour tout dire. Une violence du côté, en l'espèce de Jean-Luc Mélenchon, qui vous a même insulté, vous avez traité de chien. Donc je voudrais d'abord qu'on revoie la séquence. Vous allez me dire d'abord comment vous l'avez vécu. Et si vous avez imaginé, tout simplement, vous levez un moment et puis partir. Voyons, cette séquence, c'était chez Cyril Hanouna. – Bon, je laisse tomber, c'est la deuxième fois que vous parlez français en les traitant comme s'ils ne l'étaient pas. Mais je vais vous dire, regardez bien, si le délit de clandestinité existe toujours, figurez-vous.

S'il n'est pas… Non, arrêtez. – Mais les gens vérifieront sur Internet, vous avez perdu l'avance. – Bon, dans ce pays, il reste des visas, il reste des frontières. Et personne n'a dit qu'elles n'existaient plus. – Pas du tout, il n'y a plus de frontières.

4:11
Présentateur

Sur les frontières et les frontières européennes. – Allez, d'accord, d'accord, on arrive. – Il y a S&G et S&P. – Et vous ne parlez pas comme ça. – Eh ben, je parle comme je veux. – Vous ne parlez pas comme ça. – Alors, vous ne parlez pas comme un chien. – Ok, Mélenchon. – Écoutez, ça suffit. – Oui, mais c'est vous, ça suffit de parler des gens comme ça. – Dites-vous pas que vous êtes pas content, vous pouvez partir. – C'est pas vous qui faites le patron. – C'est pas vous qui faites le patron. – Mais oui, et à la troisième génération, comme moi, ça fait des patriotes qui adorent la révolution française et des drapeaux de tricolores.

– Alors arrêtez de raconter vos histoires, pauvres, amers, aigres, de gens recus, enfermés. – Bon, deux, trois choses. D'abord, ça a été très violent. Ensuite, je pense que ça desserre dans ces cas-là à tout le monde. Lui, bien sûr, mais vous aussi, forcément, puisqu'on se dit qu'il y a une part de cynisme à accepter que vous parliez tous les deux comme si vous y trouviez tous les deux votre intérêt, au fond, à parler l'un l'autre. Et puis, est-ce que vous avez failli partir ? Parce qu'il vous traite de chien. – Moi, j'ai de la peine pour Jean-Luc Mélenchon. J'avais du respect pour cet homme.

Son intelligence, sa culture, sa capacité de comprendre l'histoire de France, même si on n'a pas la même vision, mais c'est pas grave. Je trouve que là, il s'est désintégré en direct. Vous savez, moi, j'ai accepté ce débat parce que, d'abord, je pense que la démocratie et surtout l'élection présidentielle, c'est d'abord confronter ses idées. On ne peut pas être candidat à l'élection présidentielle et se planquer et ne sortir que pour faire des selfies avec des braves gens. Ça, ce n'est pas l'élection présidentielle. La présidentielle, c'est le débat, accepter le débat avec ses adversaires. Je vois que dans cette campagne, vous m'avez demandé si je découvre des choses.

Oui, je découvre des choses. C'est qu'il y a des candidats, maintenant, qui refusent tout débat et qui se planquent. Ce n'est pas ma conception. – Ils ont peur de vous, peut-être ? – Il faut leur demander. En tout cas, ce qui est sûr, c'est que moi, j'accepte les débats parce que je veux parler aux Français de la France. Et vous dites que ça me nuit. Je ne suis pas d'accord avec vous. Vous savez, le public de cette émission est très particulier. Ce sont essentiellement des jeunes qui ne s'intéressent que peu à la politique. Donc, il y a eu, je crois, en tout cas pendant que je parlais et que je débattais, j'essayais de débattre avec Jean-Luc Mélenchon, 2 millions de spectateurs.

Il y a 2 millions d'un public largement jeune à qui j'ai parlé de la France, de ma vision de la France, de ce que je veux faire, de ce qu'il va se passer. – Vous n'avez pas imaginé vous lever et partir ? – Non, non, moi, je ne suis pas comme ça. Vous savez, M. Mélenchon, moi, je voulais un débat démocratique. M. Mélenchon a voulu un combat de rue. Il l'a perdu. C'est son problème. Moi, je ne regrette rien, au contraire. – Mais puisque vous parlez des débats, c'est intéressant, puisque Gautier Le Brette rappelait que tout le monde ne veut pas débattre avec vous. Alors, il y a plein de raisons. D'abord, certains disent qu'il a été condamné, donc on débat. Non, mais c'est un argument. – Non.

– C'est un argument pour ceux qui le mettent en place. Il a été condamné, donc on ne débat pas avec quelqu'un. – Ce n'est pas un argument. – Depuis juin, vous proposez un débat avec Marine Le Pen, c'est ça ? – Bah oui. Avec Marine Le Pen, mais pas seulement avec Marine Le Pen. – Avec Valérie Pécresse. – Avec Valérie Pécresse, bien sûr, avec Emmanuel Macron. – Vous avez vu ce qu'a dit Gabriel Attal dans les colonnes hier, je crois, du Parisien. Et il a parlé d'une campagne de mort-vivant. Qu'est-ce que vous en pensez ? – De mort-vivant ? – De mort-vivant. – Je ne sais pas ce que ça veut dire. – Ça veut dire qu'elle est sinistre, c'est ça que ça veut dire.

C'est-à-dire qu'au fond, dans la bouche de Gabriel Attal, j'imagine qu'il trouve que les idées ne sont pas au rendez-vous, que c'est des idées anciennes, mort-vivant. Ah, j'entendais hier soir, par exemple, c'était intéressant d'ailleurs, Édouard Baer, il ne vous a pas cité hier, mais je l'ai écouté sur France 2. Il dit, voilà, certains proposent la France des années 70. Bon, ce qui est assez drôle d'ailleurs, c'est qu'il a fait un film qui s'appelle Adieu Paris, où précisément… – Vous me l'avez enlevé de la bouche. – Il raconte ça. Mais voilà, vous êtes la cible, et certains vous disent, voilà, Zemmour, c'est la France d'avant 68, or on est en 2022. – Oui.

Je pense, moi, que je mets la campagne justement à la bonne hauteur. D'ailleurs, je vois certains qui ne sont pas de mon bord, comme des intellectuels comme Marcel Gaucher ou Michel Onfray, qui le reconnaissent. Qu'est-ce que la volontaire pour la présidentielle ? C'est justement parler de la France, de son destin. Qu'est-ce qu'il va devenir ? Je comprends que M. Attal ne veuille pas en parler, car évidemment, si nous continuons ainsi, dans 20 ans, nous serons le Liban. Donc évidemment, il n'a pas envie qu'on en parle. De toute façon, Emmanuel Macron et ses amis font tout pour qu'on ne parle pas de ce sujet, de l'identité de la France, de l'immigration, etc.

Ils ont fait avec le Covid, vous avez vu la mise en scène énorme qu'ils ont faite avec le Covid, pour qu'on évacue ce sujet. Et ils trouveront tous les sujets possibles. Évidemment, ça ne leur va pas, parce que parler du destin de la France, ça ne les concerne pas, en vérité. Le destin de la France, ils sont passés à autre chose. Ils sont passés à l'Europe, ils sont passés à la France dissoute, dans l'Afrique, dans l'Europe, dans le monde. Ce n'est plus leur sujet, la France. Alors évidemment, il dit, c'est une campagne de mort vivant quand on parle de la France. Ben oui, moi, je vais parler de la France. Est-ce que vous imaginez un premier tour sans débat avec Emmanuel Macron ?

Il va tout faire pour se planquer lui aussi. Ce n'est objectivement pas son intérêt. Mais vous savez... Parce qu'il est aujourd'hui... Celui qui veut débattre, c'est celui qui est le plus en difficulté. Non, pas du tout. Normalement, vous avez intérêt à débattre ou vous êtes à 12 ? Non, pas du tout. D'abord, je ne suis pas... Ou 13 ? Pascal, il y a des sondages entre 12 et 15. Attendez, attendez. Non mais depuis la nuit des temps, celui qui est au-dessus, il ne veut pas débattre. Jacques Chirac n'a pas débattu avec... Non, non, non, non, c'est le seul qui a refusé. Et on s'était honteux de refuser de débattre avec... Vous l'aviez écrit ? Absolument.

Il n'y a aucun président qui a refusé le débat de second tour. Au premier tour, généralement, ce n'est pas là. Mais ce que la situation... Emmanuel Macron, évidemment, veut se planquer. On a compris, comme d'autres. Voilà, c'est tout. Il y a les planqués dans cette campagne et il y a ceux qui acceptent de confronter leurs idées et leurs... On a beaucoup d'actu. Et l'actu immédiate, c'est l'action coup de poing devant le siège d'Éric Zemmour. Cette nuit, des militants de SES Racisme et de l'Union des étudiants juifs de France ont collé des affiches dans la rue de votre local dans la nuit de dimanche à lundi. « Vichy n'a pas protégé les juifs français », ont-ils placardé ?

On va voir les images. Dans la nuit de dimanche à lundi, les deux collectifs ont recouvert votre QG de campagne. Dans le 8e arrondissement, « Vichy n'a pas protégé les juifs ». C'est Zemmour candidat d'une dégationniste. Le polémiste, vous avez comparu le 20 janvier devant la Cour d'appel de Paris pour contestation de crimes contre l'humanité. Ah bon, ce qui m'ennuie de parler... Moi, je veux bien qu'on reparle de ça, mais ça fait 50 fois qu'on en parle. Donc, c'est toujours... Mais on n'est pas obligé d'en parler, Jean-Pascal. Je vais vous dire, mais c'est amusant de voir des gens qui me reprochent de vouloir la France des années 70 et qui parlent de la France des années 40.

C'est un paradoxe de plus. Écoutez, ces gens-là ne savent pas quoi faire pour faire parler d'eux. Ces gens-là, en vérité, sont tellement marginalisés au sein du peuple français qu'ils en souffrent terriblement. Ils sont en survie artificielle par un système de subvention qui leur permet de vivre alors qu'ils ne représentent plus rien. C'est vrai de l'Union des étudiants juifs de France, par exemple ? Bien sûr, mais l'Union des étudiants juifs de France, comme SOS Racisme, comme tous ces gros puscules qui font la loi par leurs accointances avec les médias et avec les pouvoirs publics qui les subventionnent. Ils ont raison de m'affronter car moi, quand je serai président, ça sera fini tout ça.

Donc, ils devront se remettre au travail. Vous vous êtes expliqué, et chacun maintenant est d'accord ou pas d'accord avec votre position sur ce que vous aviez écrit dans le destin français, je crois. Ce n'est pas utile d'y revenir puisque c'est un débat qui est sans fin. C'est surtout un débat historique qui n'a rien à voir avec la présidentielle.

12:14
Locuteur non identifié

Les camps sont irréconciliables. En tout cas, ceux qui pensent que vous réhabilitez Pétain

12:21
Présentateur

et qui le lisent comme cela, en tout cas, ne seront pas convaincus par vos arguments. En revanche, et c'est ça qui nous intéresse, Oui, parce que c'est le logiciel des années 80 qui se met en place contre vous. Si j'ose dire, c'est de dire que, bon, fasciste, raciste, extrémiste, etc. C'est une très bonne comparaison, Pascal. Le logiciel des années 80. Ce que Lionel Jospin a appelé le théâtre antifasciste. Lionel Jospin, Premier ministre socialiste. Le théâtre antifasciste. Sauf que ces gens-là oublient, vous savez, c'était déjà le même logiciel contre le général de Gaulle.

J'ai apporté une fois une affiche du Parti communiste en 1958 avec le général de Gaulle qui baillonne Marianne et écrit « Le fascisme, c'est lui ». C'est exactement la même chose. Donc, c'est toujours la même chose, le même argument. Je pense que ces gens-là, alors là, eux aussi, vous voyez, c'est toujours la même chose. On est toujours le nostalgique de l'autre. Eux aimeraient bien ressusciter cette France des années 80 où ça marchait encore. Sauf qu'ils ont oublié une seule chose. C'est que dans les années 80, on ne voyait pas les ravages de l'immigration. Aujourd'hui, on le voit. Plus personne en France ne croit que l'immigration est une chance pour la France. Et donc, il faut l'arrêter.

Une certaine immigration peut être intéressante pour la France. Et je serai le seul à l'arrêter. Vous faites un grand meeting à Lille samedi. Il y aura vraisemblablement une manifestation d'SOS Racisme. La maire de Lille a appelé à la mobilisation contre vous. Elle dit que vous n'êtes pas le bienvenu dans sa ville à Lille. Qu'est-ce que vous lui répondez à Martine Aubry ? Je ne savais pas que Lille lui appartenait. C'est quoi ? C'est un fief ? Elle l'a pris en héritage de son seigneur, Pierre Moroy. Je ne savais pas que ça appartenait à Mme Aubry. Lille est en France et la France est aux Français. Et non pas à Mme Aubry.

Simplement, vous allez voir, si jamais il y a quelques éléments qui nous agressent, on dira encore que c'est moi qui suis responsable des violences. Alors que vous voyez que Mme Aubry et SOS Racisme font tout. pour préparer d'éventuelles violences, pour pouvoir me les mettre sur le dos. On connaît la technique, là aussi. C'est la technique des années 80. Et c'est même la technique de bien avant, en vérité. Les communistes et l'extrême-gauche ont toujours fait ça. Ce qu'on ne saura jamais, oui, mais ce qu'on ne saura jamais, c'est si c'est contre-productif ou pas. Et si au fond, ça vous sert ou pas.

C'est ça qu'on ne saura jamais, si ce type d'action, au fond, vous pouvez en tirer un bénéfice. Alors, ce qui m'intéresse en revanche, c'est de voir comment vous articulez votre campagne. Et vous avez tweeté, quelqu'un vous a rejoint, qui s'appelle Damien Rieux, qui est plutôt très à droite, disons. Oui, il est à droite, il défend la France. Il y a plusieurs nuances de droite. Oui, mais justement, je suis là pour faire le grand rassemblement des droites. Je suis d'accord avec vous. Alors, moi, j'ai une séquence qui me pose problème, puisqu'il l'a mise ce week-end. Et c'est vrai qu'on parle souvent du climat qui peut être extrêmement violent.

Et je vous propose de voir le tweet que vous avez mis. Et la séquence qu'il a mise en ligne, voyez-la, et on en parle ensemble.

15:31
Locuteur non identifié

On est gilou, gilou ! Tiens, Zemou ! Tiens, Zemou, tu vois, Zemou ! On est gilou, nive ta mère ! Nive ta mère, Zemou ! Spice de juif de puce de putain de ta mère !

15:44
Présentateur

Bon, alors, d'abord, c'est évidemment des gens qui vous insultent. On comprend qu'on a flouté, évidemment, les images. On comprend que c'est un drapeau algérien. Mais ce qui m'ennuie dans cette séquence, c'est qu'on ne sait pas quand est-ce qu'elle a été tournée. On ne sait pas où elle a été tournée. Et on ne sait pas à quelle occasion elle a été tournée. Et c'est dans votre équipe de campagne. Et là, il y a un problème de savoir, de traçage d'une séquence comme celle-là. Vous, vous l'avez retweeté, et vous avez dit « quand ça s'arrêtera ». Je crois que c'est ça que vous avez dit.

Donc, ça pose un souci, parce qu'on peut, à juste titre, vous accuser de mettre, de jeter de l'huile sur le feu, avec une vidéo qui vient de nulle part, et qui pose problème. Pascal, pardonnez-moi, c'est l'écume, tout ça. C'est votre équipe de campagne ? Je ne suis pas, c'est mon équipe de campagne. Je ne maîtrise pas tout à la lettre. Je ne suis pas là pour regarder tout. Vous l'avez retweeté ? Damien Rieux. Damien Rieux est le meilleur, et le meilleur de notoriété publique. De notoriété publique, il est le meilleur dans son domaine. J'entends bien. Tout le monde le craint, et tout le monde nous envie, Damien Rieux. J'entends bien, mais vous dites « c'est l'écume ».

Le reste, Pascal, ce n'est pas un sujet... Je suis candidat à l'élection présidentielle. Je ne suis pas un commentateur de réseaux sociaux. Mais si vous l'avez commenté, jusqu'à quand ? Écoutez, sur le fond. Sur le fond, sur le fond, tout le monde sait, tout le monde sait, que l'immigration folle de ces 30 dernières années a provoqué une explosion de la violence qu'on appelle l'ensauvagement. C'est ça l'essentiel. Et c'est ça que je veux arrêter. Mais je ne répondrai pas davantage. Il n'y a pas de commentaire à faire de plus. Je ne suis pas là pour commenter ceci et cela. Je suis là pour vous dire l'objectif de ma campagne et de ma candidature.

Je vous ai fait réagir ce matin parce que précisément vous l'avez commenté. Peu importe. Des images comme ça, il y en a des dizaines. Tout le monde le sait. La France en meurt de ça. On voit bien tout ça. Je répète ce que je dis.

17:44
Locuteur non identifié

Si vous n'aviez pas commenté vous-même en disant jusqu'à quand, je ne vous poserai pas la question. C'est précisément parce que vous avez été un commentateur de cette image. Et que cette image me pose un problème pour les raisons que j'ai dites.

17:56
Présentateur

Mais on pourrait dire ça pour tous les candidats à la présidence de la République. Quand des images sont données, il y a une mission de sourcer ces images, de dire quand est-ce qu'elles ont été tournées, dans quel contexte, etc. C'est tout. Je dirais de vous le donner. Ça me paraît important. En revanche, ce qui est intéressant, c'est de voir ce qui va se passer sur les réseaux sociaux. Et effectivement, vous dites que Damien Rieux est quelqu'un qui vous a rejoint, qui est assez efficace, dit doute. Et effectivement, il peut avoir une campagne d'islamo-droitisme. Oui, de ciblage. C'est quoi l'islamo-droitisme par rapport à l'islamo-gauchisme ? Eh bien, c'est la même chose, mais à droite.

Et vous avez commencé à cibler Damien Abad et Patrick Karam. On se souvient que ces accusations d'islamo-droitisme avaient coûté cher à Alain Juppé, qui était surnommé sur les réseaux sociaux Ali Juppé. Est-ce que vous avez la même stratégie pour Valérie Pécresse ? Vous savez, ce n'est pas une stratégie. C'est la réalité. C'est-à-dire que de nombreux élus qui ont rejoint Valérie Pécresse, dans leur gestion quotidienne, de leur mairie, de leur conseil général, de leur conseil, de leur région, ont des accointances et des complaisances pour les mouvements salafistes, pour les frères musulmans.

Ils tiennent un discours ferme à la télévision, Mme Pécresse la première, et dans la réalité, on les voit arroser de subventions divers groupes de frères musulmans, de salafistes, financer des mosquées où il y a également des frères musulmans et des salafistes. Et tout ça, évidemment, en retour pour avoir des voix lors des élections, des voix de citoyens français de confession musulmane, que ces gens-là leur garantissent, entre guillemets. Voilà, tout le monde le sait. Tout le monde sait que ça se fait à gauche et tout le monde sait que ça se fait à droite et depuis longtemps.

Donc, il faut que ces élus qui ont rejoint Valérie Pécresse sachent que nous allons dénoncer leur manœuvre et leur méfait. Mais Valérie Pécresse, vous lui faites ce procès ? Bien sûr. Et vous verrez qu'on le démontrera. Mais aujourd'hui, par exemple, vous avez des éléments qui vont dans ce sens ? Vérèse. Mais aujourd'hui, il n'y en a pas. Mais si, ne vous inquiétez pas, il y en aura. Donc, il va en avoir. Absolument. Donc, vous allez souligner un rapprochement qu'elle aurait pu faire, une ambiguïté qu'elle aurait... On montrera tout ce que les élus de LR font avec les islamistes, des frères musulmans et des groupes salafistes.

Alors, vous dites qu'il n'y a pas de stratégie, mais évidemment, il y en a toujours quand on est un homme politique. Et qu'aujourd'hui, vous devez aller chercher des électeurs.

20:33
Locuteur non identifié

Et évidemment, vous vous dites, est-ce que j'ai plus d'électeurs chez Marine Le Pen ou est-ce que j'ai plus d'électeurs chez Valérie Pécresse ?

20:41
Présentateur

Et il semblerait que ce soit davantage chez Valérie Pécresse que vous pourriez faire venir des gens qui sont séduits par votre discours, une sorte de bourgeoisie culturelle, intellectuelle, des villes, comment dire, une classe moyenne qui serait tentée par ce que vous dites, plus que les classes populaires. Alors, si vous voulez, je pense que depuis le début, depuis le début, je suis venu vous voir déjà, je vous ai dit, je suis le seul à rassembler des gens qui avaient voté pour le Rassemblement national, des gens qui avaient voté pour LR. Depuis le début. Donc je continue sur la même ligne. C'est en cela que je dis qu'il n'y a pas de stratégie.

Il y a une stratégie globale qui est effectivement comment sauver la France. Pour sauver la France, il faut, et là on arrive sur le plan politique, il faut détruire la malédiction mitterrandienne, c'est-à-dire la séparation des électorats du Front national et de la droite dite républicaine. Il faut les rassembler. Et donc les électeurs des deux camps commencent à comprendre ce que je fais. Et donc petit à petit, il viennent des gens qui viennent du Rassemblement national et des gens qui viennent de LR. Et puis il y a aussi les abstentionnistes. Nombreuses personnes qui ne votaient pas, qui ne votaient plus, viennent me voir en me disant, je vais reprendre ma carte d'électeur.

Pour vous, je voterai. Je pense que nous allons faire un grand rassemblement. La vérité, c'est qu'il y a un mouvement de fond, une lame de fond dans ce pays qui veut sauver la France. Vous ne la ciblez pas davantage. J'ai l'impression que vous épargnez plus en ce moment Marine Le Pen que Valérie Pécresse. Mais je ne vise personne. Vous savez, je ne suis pas là pour attaquer les uns et les autres. Je suis là pour rassembler. Je pense que Valérie Pécresse, comme Marine Le Pen, je l'ai déjà dit, ne peuvent pas rassembler Valérie Pécresse. Parce qu'elle ne veut pas, puisqu'elle a hérité, et elle en est fière, de la théorie du cordon sanitaire de Jacques Chirac.

Et que donc, elle ne veut pas des électeurs du Rassemblement national. Et Marine Le Pen, parce qu'elle ne le peut pas. D'ailleurs, jadis, elle ne le voulait pas. Je rappelle qu'en 2017, elle voulait les voix de la France insoumise. Elle a tout fait pour les avoir. Et elle s'interdisait les voix de M. Fillon. Donc, moi, je suis au milieu, entre Marine Le Pen et Valérie Pécresse, et j'accueille les électeurs des deux parties. Vous pensez toujours que Valérie Pécresse, au deuxième tour, entre Emmanuel Macron et Éric Zemmour, a choisi Emmanuel Macron ? Je ne pense pas. C'était la dernière fois. Je pense que Mme Pécresse est Mme 20h02.

A 20h02, si je suis face à Emmanuel Macron, comme je le serais, face à Emmanuel Macron au second tour, elle appellera à voter Emmanuel Macron. Bon, dernière chose sur les réseaux sociaux. Alors, ça, ça nous a un peu abusé, parce qu'on a le droit aussi de s'amuser. Vos équipes de campagne vous aiment bien, et ils vous ont mis en situation de tennis. Je ne sais pas, vous l'avez vu, ça ? Mais par exemple, quand cette vidéo est mise sur les réseaux sociaux, vous la validez ou pas ? Oui, on m'a dit, on va te filmer pendant que tu joues. Donc, je sais que ça va être... Donc, vous validez.

Bon, alors, on va voir cette séquence, parce que ça fait partie aussi des informations légères, anecdotiques, bien sûr. Mais bon, c'est vous qui le mettez en place. Donc, on va pouvoir juger votre style au tennis avec ces images qui arrivent à l'instant. Pour tout vous dire, je me demande si ça vous sert. Après, Nadal, M.Pedef... Non, mais je me demande si ça vous sert. Je trouve que c'est un peu de la vieille com, ce genre de choses. Mais je peux me tromper, je ne sais pas. Parce que, bon, vous êtes un joueur de tennis du dimanche, quand même. Bien sûr, évidemment. Et je me dis, mais... Voilà, c'était... C'était un clin d'œil. C'est un clin d'œil.

Vous êtes plutôt Nadal ou Federer, d'ailleurs, au fond ? Je trouve Federer plus beau à voir jouer. Oui, mais oui, ça, je suis d'accord avec vous. Comme Borg avec McEnroe. Je suis d'accord, mais il y a... Comme McEnroe avec Borg, pardon. Je suis d'accord, mais quand je dis Nadal, Federer, c'est presque deux concessions. Absolument, du monde, même. Deux concessions de la vie. Exactement. On est d'accord. Vous en avez un qui était avec ses béquilles il y a six mois et qui est un obstiné XXL, un compétiteur XXL.

25:12
Locuteur non identifié

Alors, ils sont tous des compétiteurs XXL, mais qui revient du diable Vauvert, comme disait Léon Zitrone.

25:16
Présentateur

Et vous avez la classe et l'élégance de Roger Federer et le style et la beauté d'art. Donc, c'est deux mondes différents. Vous avez un bûcheron et un artiste. On est d'accord. Je suis juste du côté de l'artiste. Oui. Bon. Mais parce que c'est beau. C'est plus beau d'avoir joué, c'est tout. Oui. Bon. Alors, quand je dis bûcheron pour Nadal, je suis vraiment... C'est mieux que ça. Surtout après avoir montré les images. Oui, c'est bien évident. Quand je joue moi, évidemment. Bon. On va faire une pause. On va parler d'une tribune que j'ai trouvée formidable après de Richard Malka dans Le Point ce matin.

25:43
Locuteur non identifié

En l'absence de réaction, il n'y aura plus aucun reportage ni enquête sur l'islam radical, a-t-il écrit dans Le Point. Menacée, Ophélie Meunier, vous le savez, présentatrice de Zone Interdite, vie depuis samedi sous protection policière.

25:54
Présentateur

Et Richard Malka appelle les médias à la soutenir. Je voudrais que les sociétés de journalistes s'y pront dans tous nos chers médias à donner des leçons à la Terre entière. Je voudrais les entendre sur ce point.

26:10
Locuteur non identifié

Ça me ferait plaisir parce que la phrase clé de Richard Malka, c'est celle-là. En l'absence de réaction, il n'y aura plus aucun reportage ni enquête sur l'islam radical.

26:20
Présentateur

Il est courageux, Richard Malka. Et le courage, la phrase de De Gaulle, vous la connaissez ? Généralement, les gens intelligents sont courageux et les gens courageux ne sont pas intelligents. Le mot important, c'est peut-être généralement.

26:32
Locuteur non identifié

Merci. À la pause. À tout de suite. Dans quelques secondes, mon père va entamer une petite danse de la joie. Dans quelques secondes, je vais leur annoncer que j'ai gagné à Euromillions et que je partage avec eux. Ce vendredi, méga jackpot Euromillions de 130 millions d'euros. Pour tenter votre chance, rendez-vous en point de vente ou sur la plièvre des J. Les idées vivent en nous. Elles se nourrissent de notre imagination. Elles doivent être partagées pour améliorer le monde, le rendre plus incroyable. Ce sont ses idées qui construisent le futur. Nouvelle Audi RS Citron GT, 100% électrique. Le futur nous anime. Carol se sent bien ici. Il y a une bonne boulangerie. C'est bien ici.

Il est à 5 minutes de l'école, 20 minutes de son travail. C'est bien ici. Et il adore nager. C'est bien ici. C'est sur bienici.com qu'Arold a eu son coup de cœur. Et c'est bien ici. Pour une recherche immobilière innovante, par vie de quartier et temps de trajet. Bienici.com, la meilleure façon de trouver son futur logement. J'ai perdu 15 kilos avec Comme J'aime. Vous savez ce que ça représente en balle de tennis ? Eh bien, ça représente... Et j'aurais très bien pu vous le dire en bouteille d'eau. Parce que grâce à Comme J'aime, j'ai perdu l'équivalent de 15 bouteilles d'eau. Ou encore en raquette. Vous avez une idée ? 56. Et en paire de chaussettes, 750.

Testez Comme J'aime maintenant pendant une semaine. Et payez plus tard, uniquement si vous êtes satisfait. Alors rendez-vous sur CommeJ'aime.fr. Et surtout, n'oubliez pas le .fr. Si, comme Thomas, vous avez tendance à légèrement vous emporter quand vous recevez votre facture d'assurance auto... Comparer et économiser en moyenne 360 euros par an. Lesfuret.com ? Comparer, c'est gagné ! Notre vie, ils ont pris soin de nous. Alors quand le moment vient de veiller sur eux, nous choisissons les aides à domicile les plus qualifiées et les plus humaines. C'est en pensant à nos grands-parents que nous sélectionnons nos auxiliaires de vie.

Petit-fils, la compétence d'un professionnel, l'esprit d'une famille. Avec le I2008, c'est faire plus de 1600 euros d'économie par an sur le coût d'utilisation. Et pour aller plus loin, Peugeot vous offre 30 jours de location d'un véhicule thermique. Ce matin, Gauthier Lebrun était présent. La tribune de Richard Malka dans Le Point. En l'absence de réaction, écrit-il, il n'y aura plus aucun reportage ni enquête sur l'islam radical. C'est la solitude qui expose, c'est par la menace et la peur que la liberté d'expression est mise en danger, que la liberté tout court disparaît.

30:15
Présentateur

La vérité est qu'on ne pourra bientôt plus parler de cette religion, ni même de fanatisme et d'intégrisme. Encore un petit effort et ces sujets deviendront totalement tabous. Un angle mort, un problème que plus aucun média n'osera traiter et aborder. Et surtout, il réclame, c'est ça qui est intéressant, Il réclame que les médias soutiennent, en l'occurrence Ophélie Mettenier, présentatrice de Zone Interdite, qui vit depuis samedi sous protection policière. Il appelle tous les médias à la soutenir. Évidemment que tous les médias devraient la soutenir. J'attends de voir.

Il y a un tel interdit et une telle réserve de tous les journalistes, ou la plupart des journalistes sur ce sujet, que je connais bien, et le sujet et la réserve, que j'en doute. Mais nous verrons. Mais vous savez, pardonnez-moi, et Richard Malka a raison de sonner l'alarme, mais le sujet n'est même plus là. Ce n'est plus le sujet de la liberté d'expression. C'est que ce que nous a montré ce remarquable reportage de Zone Interdite, c'est qu'à Roubaix, à 2h, 3h de Paris, c'est l'Afghanistan. C'est ça le vrai sujet. C'est-à-dire qu'il y a des quartiers entiers, mais c'est toute la ville.

Mais ça fait longtemps que je le sais, ça fait longtemps que je le dis, ça fait longtemps qu'on me le raconte. Il y a Roubaix et il y a bien d'autres villes. C'est l'Afghanistan. Parce que, évidemment, c'est la loi de la démographie qui fait l'histoire. Et donc quand il y a une immigration folle de gens venus de contrées islamiques qui sont en ombre et qui donc évincent les Français d'origine qui étaient là, qui s'enfuient parce qu'ils sont étrangers chez eux, et bien ils reconstituent leur pays d'origine. Et donc nous voyons effectivement l'islam dans sa pureté de cristal.

Et comment il organise la société avec, vous avez tous vu, les poupées sans visage parce que le Coran interdit les représentations des visages, avec ces femmes, ces enfants de 6 ans voilés entièrement de pied en cap dans les classes, avec ces restaurants qui réservent des boxes pour que les femmes puissent être seules et pas vues de l'extérieur et qui se dévoilent. C'est ça, aujourd'hui, le fruit de l'immigration. Et c'est ça, aujourd'hui, le fruit de la politique de M. Macron, défendue par M. Attal, qui critique ma campagne de mort. – Éric Zemmour, j'entends… – Oui, effectivement, c'est la mort de la France. Voilà. C'est ça le sujet, c'est ça l'important.

Pardonnez-moi, Pascal, mais je ne le répéterai jamais assez. Et donc je suis le seul à vouloir arrêter ça. – J'entends ce que vous dites, mais je lisais, il y avait un formidable reportage dans Le Parisien,

33:01
Locuteur non identifié

je crois que c'était samedi, sur l'Afghanistan. L'Afghanistan, c'est des enfants de 7 ans, 8 ans, qui se prostituent dans la rue et qui vont mendier. L'Afghanistan, c'est des femmes qui ne peuvent plus travailler dans les services publics. L'Afghanistan, ce sont des jeunes filles qui sont en cours. Bon, Roubaix, ce n'est pas l'Afghanistan.

33:19
Présentateur

– C'est le régime de la charia. – Non, mais ce que je veux dire, c'est que Roubaix, ce n'est pas l'Afghanistan. – Mais en revanche, qu'il y ait des soucis. C'est la difficulté. – Non, non, Pascal, ce ne sont pas des soucis. – Plus que des soucis, vous avez raison. – C'est une organisation. C'est un peuple qui remplace un autre peuple. Et c'est donc une civilisation qui remplace une autre civilisation. C'est tout. Ce n'est pas des soucis, ce n'est pas des ennuis. – Je conteste le mot Afghanistan journalistiquement. – Mais vous avez tort de le contester. Vous voulez le Maroc ? Vous voulez... Qu'est-ce que vous voulez ? Je vous donne un autre exemple. Il y a 50 pays musulmans.

– Parce que l'Afghanistan, c'est des talibans qui sont à tous les coins de rue. – Vous choisissez votre pays musulman. Le problème, c'est qu'il y a aujourd'hui en France d'innombrables enclaves étrangères qui sont rentrées dans ce que les musulmans appellent la Oumma, c'est-à-dire la nation islamique. Et voilà, c'est ça mon projet politique. C'est arrêter l'extension de la Oumma en France. – J'entends, mais je répète que l'Afghanistan, c'est des talibans aux coins de rue avec des kalachnikovs, ce qui n'est pas le cas à Roubaix. Et c'est le mot Afghanistan qui est effectivement... – Les caïds de la drogue ont les kalachnikovs.

– Les défections du Rassemblement National, – Ça, c'est un sujet de fond parce qu'il y a des sujets de fond qu'on aborde désormais, et notamment ce qui se passe avec l'union des droites possibles. On va voir le sujet de Clémence Barbier et je vais vous faire réagir sur ce qui se passe entre le Rassemblement National et votre mouvement Reconquête.

34:43
Locuteur non identifié

– Son appel à l'union des droites semble porter ses fruits. Éric Zemmour a reçu ce week-end le soutien de l'ancien numéro 2 du Front National Bruno Maigret. Un nouveau revers pour Marine Le Pen, quelques jours après la défection

34:59
Présentateur

de Marion Maréchal, sa nièce qui hésite à rejoindre le candidat de Reconquête. L'eurodéputé du Rassemblement National, Nicolas Bay, se montre, lui, ambigu.

35:09
Locuteur non identifié

– Il est évident face à Emmanuel Macron que je soutiendrai sa candidature, mais pour autant, et c'est ma liberté, je ne considère pas qu'Éric Zemmour est un ennemi.

35:20
Présentateur

– Marine Le Pen, qui jusqu'ici minimisait les départs,

35:24
Locuteur non identifié

s'est montrée ferme ce week-end. – Ceux qui veulent partir partent, mais ils partent maintenant. Parce que ce qui est insupportable, c'est la taquilla, en quelque sorte, qu'ils reprochent eux-mêmes aux islamistes. Donc la taquilla, c'est la dissimulation. – De son côté, son père, Jean-Marie Le Pen, clarifie lui aussi la situation. – Je soutiens ma fille, qui est la candidate du Rassemblement National, c'est assez naturel. – Ces défections successives ne fragilisent pourtant pas la candidate du Rassemblement National, qui stagne à 17% des intentions de vote, tandis qu'Éric Zemmour reste autour de 13%.

– Alors, vous vous êtes exprimé tout d'heure sur les sondages, mais il y a des ralliements, et puis il y a un ralliement que vous attendez sans doute, qui serait le plus symbolique pour plein de raisons, c'est celui de Marion Maréchal.

36:15
Présentateur

Est-ce qu'elle va vous rejoindre ? – Qui vivra, verra. – Alors, maintenant, vous savez, j'ai regardé depuis quelques jours les réactions Marine Le Pen, là, vous n'avez pas montré, chez Laurence Ferrari, et j'ai vu son émotion. Vous savez, je comprends son émotion. Je comprends très bien, c'est difficile, surtout quand les relations familiales, c'est toujours compliqué, on le sait, chez nous tous. Mais quand ça s'entremêle avec la politique, ça devient vraiment un nœud gordien, et c'est très difficile de le trancher.

Maintenant, je voudrais dire que je découvre, vous m'avez posé la question au début, et je reviens à cette question, effectivement, à quel point la politique s'est dure, à quel point la campagne présidentielle s'est dure. Moi aussi, vous savez, je souffre, pour reprendre le mot de Marine Le Pen, c'est-à-dire, je suis attaqué par toute la classe politique, de Marine Le Pen à Fabien Roussel, je suis harcelé par la presse People, je suis menacé de mort par les djihadistes. Mais, en vérité, les souffrances d'Éric Zemmour, les souffrances de Marine Le Pen, les Français s'en moquent. Donc, ils ont raison.

L'important, ce sont leurs souffrances, c'est-à-dire, leurs difficultés à vivre, à finir leur fin de mois, leurs craintes pour leur fille quand elle sort, leurs craintes pour leur grand-mère quand elle se fait agresser, et puis, leurs craintes pour leur pays, c'est-à-dire, pour ce pays qui est en train de mourir sous leurs yeux. Donc, c'est ça l'important. Ce que je veux dire, c'est que je pense qu'il faut mettre le débat à la bonne hauteur, c'est-à-dire la France et le destin de la France. C'est ça que je voulais vous dire. Et pour Marion, Maréchal, c'est la même chose. Elle choisira en conscience.

Vous savez, Marine Le Pen et Marion Maréchal ne sont pas seulement une tante et une nièce, mais ça, c'est leur problème privé. En revanche, ce sont des femmes politiques. Elles incarnent des lignes dont on sait qu'elles sont différentes depuis des années. Donc, si vous voulez, Marion Maréchal se définira et s'exprimera quand elle le voudra, comme elle le voudra, moi, ce que je sens. Vous savez, c'est amusant, parce qu'il y a deux mois, on me disait « Vous êtes seul ». On me le reprochait. Et maintenant, on me dit « Ah là là, c'est pas bien, vous avez des ralliements ». Il faudrait savoir.

Oui, il y a des gens du Rassemblement National, de LR, qui me rejoignent parce qu'ils préfèrent leur pays à leur parti. On les considère comme des traîtres. Enfin, moi, je les considère comme des gens courageux parce qu'ils choisissent plutôt leur pays à leur parti. Et c'est beaucoup plus important. Vous savez, les boutiques partisanes, c'est subalterne. On ne va pas être naïfs non plus. Il y a parfois des intérêts politiques. Vous savez comment ça se passe. Il y a des gens qui, peut-être, se placent au 24 avril, qui jouent le coup d'après, qui imaginent que Marine Le Pen, le 24 avril, si elle n'est pas élue présidente de la République, sa carrière politique sera terminée.

Mais ce n'est pas vrai. Et ils imaginent qu'il y aura autour de Marion Maréchal, pourquoi pas, et de vous, pourquoi pas. Ce sera... Soyons pas naïfs. Mais pas du tout. Mais vous vous trompez. Pardonnez-moi, vous vous trompez. C'est possible que je me trompe. Ça arrive. Vous vous trompez. Tous ces gens-là auraient pu rester au chaud. Ils avaient des mandats. Voilà. Ils étaient tranquilles. Enfin, le coup d'après, ça existe. Non, mais bien sûr. Mais là, en l'occurrence, il n'y a pas de coup d'après. C'est une stratégie. Il n'y a pas de coup d'après. Il y a l'élection présidentielle. L'élection présidentielle va se jouer là-dessus et se jouera notre destin.

Je pense qu'il y a une situation d'urgence. J'ai entendu. Ça fait plusieurs fois, effectivement, que vous le dites ce matin. Et je comprends. Un mot sur les ralliements, Bruno Maigret ? Peut-être. Enfin, Bruno Maigret a déjà dit qu'il vous soutiendrait. Est-ce que vous aurez le même score que lui ? Au final, on verra. Mais on me confie dans votre... Ça ne ressemble pas pour l'instant. Je ne crois pas que Bruno Maigret... Il a tenté l'Union des droites. Il a échoué. Oui, mais il n'est pas arrivé à 14-15 dans les sondages. Et est-ce qu'il y a cette volonté de feuilletonner ? C'est-à-dire que vous avez déjà des ralliements, déjà des gens qui vous ont appelés.

Ils vous ont dit on souhaite te rejoindre. Et est-ce que vous avez dit attendez telle date, attendez telle date pour pouvoir feuilletonner et affaiblir un peu plus les partis dont ils sont issus ? Moi, vous savez, je ne suis pas un chef de parti. Donc, j'ai parfois les handicaps, mais j'ai aussi les avantages. C'est-à-dire que je ne suis pas dans la tactique politicienne. Je ne suis pas un... Quand les gens veulent le rejoindre, ils sont... Quand ils hésitent, vous savez, même mon ami Philippe de Villiers, avant Villepinte, et pour Villepinte, finalement, a hésité avant de venir. Oui, vous avez lâché. Et puis, Villepinte l'a enthousiasmé, l'a enflammé, et il est venu.

Eh bien, c'est comme ça. Ça vient à son heure. Mais vous savez, le plus important, Gauthier Lebrêtre, c'est tel ou tel ralliement, j'en suis heureux et j'en suis joyeux. Mais le plus important, c'est le ralliement du peuple français. Et ça, vous savez, Gauthier était avec nous à Cannes. Il a vu cette ferveur autour de moi. C'est ça l'important. Franchement, c'est ça l'important. Alors, ce qui nous intéresse, c'est effectivement... Parce que là, on est quand même dans un conflit entre le Rassemblement national et le mouvement Reconquête.

Et c'est vrai que les coups vont être durs et que les paroles vont être dures, alors qu'effectivement, il y a des idées quand même qui sont partagées des deux camps. Écoutez ce qu'a dit Jordan Bardella.

41:48
Locuteur non identifié

On s'en fout que Zemmour gagne ou pas. Il ne gagnera pas. Ils ne sont pas là pour ça. Je me demande, moi, si autour d'Éric Zemmour, il n'y a pas la volonté, et beaucoup de Français commencent aujourd'hui à le voir, de tout faire pour empêcher Marine Le Pen d'accéder au second tour de l'élection présidentielle. Ils ont des méthodes qui sont des méthodes particulières, qui sont des méthodes... Et c'est lui qui vous a appelé ? Ils ont contacté tout le monde. Ils appellent. Ils promettent de l'argent, ils promettent des investitures aux élections législatives. Ce sont des méthodes qui sont des méthodes déloyales.

Donc, vous voyez, moi, je suis comme beaucoup de Français, je me demande si l'opération Zemmour n'est pas là pour empêcher Marine Le Pen d'accéder au second tour.

42:24
Présentateur

Vous promettez de l'argent. Les accusations sont quand même... Mais aucune entente n'est possible avec Marine Le Pen. Je voulais dire que je suis assez triste pour Jordan Bardella. Ce qu'il est obligé de faire est assez pitoyable. Moi, je connais un peu ce garçon. Je le trouvais très sympathique, intelligent. Ça m'amusait toujours parce qu'il répétait tout ce que je disais. Il prenait même mes citations. Donc, ça m'amusait. Et je trouvais ça touchant. Bon, maintenant, on voit qu'il l'oblige à partir comme ça en guerre à raconter n'importe quoi. On pourrait l'attaquer pour diffamation. Je n'ai jamais donné un sou à quiconque. En tout cas, aucune entente n'est possible.

Et vous savez, c'est assez... Je vous dis, c'est assez pathétique de voir ce qu'on l'oblige à faire. C'est la vie politique et c'est la durée de la campagne. Vous n'êtes pas un enfant... Non, je ne suis pas d'accord. Vous ne m'avez jamais vu faire ça. Non, mais vous l'avez vu dans d'autres campagnes. Oui, mais je ne crois pas. Quand Chirac demandait à voter pour Giscard en 1981... Pascal Praud. Si tant est que ce soit arrivé, c'était pas... Je ne crois pas que... C'est la vie politique. Je ne crois pas qu'on puisse tout se permettre parce que c'est la vie politique. Je pense que là, il y a une espèce de... de panique. Bon, en tout cas, aucune alliance n'est possible. Mais si, mais il y a...

Mais je vais vous dire, je vais vous dire. Il n'y a pas de guerre entre Marine Le Pen et moi. Il n'y a pas de guerre entre Marine Le Pen et moi. Ça, c'est les gens de Marine Le Pen qui essayent de le faire à croire. Moi, je trace ma route. Il y a des désaccords. Non. Mais bien sûr, il y a des désaccords, mais il y a des désaccords. Il y a des accords aussi. Il y a des accords aussi. Il y a des désaccords très importants avec Valérie Pécresse. Moi, je suis... Vous ne m'enfermerez pas dans une guerre artificielle avec Marine Le Pen. Moi, je suis là pour rassembler le pays pour le sauver. C'est ma seule ligne... Autre sujet.

Écoutons quand même Marine Le Pen parce que ce qu'elle a dit à Laurence Ferrari sur la manière dont elle a été touchée lorsqu'elle a appris que Marion Maréchal ne la soutiendrait pas. On en a parlé. Écoutons-la.

44:36
Locuteur non identifié

Écoutez, je pense que si je vous disais que ça ne me touche pas, personne ne me croirait. Voilà. Donc, j'ai avec Marion une histoire particulière parce que je l'ai élevée avec ma sœur pendant les premières années de sa vie. Donc, évidemment, c'est brutal, c'est violent, c'est difficile pour moi. Vous attendiez à cette décision ? Non, on ne s'y attend jamais vraiment. Je trouve que... D'abord, c'est une incompréhension politique déjà parce qu'elle avait indiqué qu'elle soutiendrait celui qui est le mieux placé.

Bon, incontestablement, je suis beaucoup mieux placé aujourd'hui qu'Éric Zemmour parce que je suis donné au second tour et je crois, compte tenu des sondages de second tour, en capacité de gagner face à Emmanuel Macron. Donc, ça, c'est déjà incompréhensible. Mais je suis à côté de l'aspect politique qui a effectivement l'aspect personnel. Bon, allez, passe-moi à autre chose. Mais est-ce que la politique vaut ce prix-là, ce prix que vous payez, que votre famille, encore une fois, cette saga à rebondissement, offre aux Français ? Ce n'est pas la politique qui, comment dire, mérite un sacrifice, c'est les Français qui méritent. En fait, ils méritent tous les sacrifices. Tous les sacrifices.

Oui, ils méritent tous les sacrifices. Je pense que notre pays, le peuple français qui aujourd'hui souffre beaucoup, dans toute une série de domaines, mérite tous les sacrifices. Mais ce n'est pas parce qu'ils méritent tous les sacrifices que ces sacrifices ne sont pas douloureux. Mais on sait la complexité de vos relations familiales avec votre père. Aujourd'hui, c'est votre nièce. Est-ce que, encore une fois, est-ce que la politique peut écrase tout, brûle tout, sur son passage ? Je souhaiterais que ce soit ce soit pas le cas. Bon, mais... Est-ce que c'est pour ça que vous vivez entouré de chats ? Parce que seuls les animaux ne trahissent pas.

En tout cas, en tout cas, c'est vrai qu'on n'a pas de mauvaise surprise. Voilà. Et on n'est pas trahi. Mais, mais, mais, mais, bon, ce n'est pas ça qui m'écartera de la politique. Vous voyez ce que je veux dire ? Encore une fois, je vous le dis, je fais tout ce que je fais, je sais qu'on peut parfois payer un prix très lourd dans cet engagement politique, mais je sais pourquoi je le fais. Voilà, je... Ce n'est pas par hasard. Ce n'est pas confortable personnellement. Peut-être, aujourd'hui, on se rend compte aussi que ce n'est pas confortable personnellement. Mais il y a des choses qui nous dépassent. Voilà.

On se bat pour un idéal et on se bat pour des gens, pour des hommes, pour des femmes, pour des enfants, pour leur avenir. Et c'est ça qui me donne la force, moi, aujourd'hui.

47:00
Présentateur

Bon, elle dit la même chose que vous. Non. Ah, quasiment. Non. Si vous voulez, moi, je comprends son émotion. Je la comprends. C'est dur. J'imagine que c'est très dur. Il y a... Tout s'entremêle, le sentiment, l'affection, les souvenirs de jeunesse, de l'enfance, de Marion, Maréchal, et puis la politique. Donc, j'imagine que ça doit être très dur. Mais c'est ce que je vous ai dit, c'est dur pour tout le monde. Moi, je suis, je vous l'ai dit, menacé de mort par les djihadistes, je suis combattu par toute la classe politique de Marine Le Pen à Jean-Luc Mélenchon, je suis harcelé par la presse.

Je pense que c'est dur et que ce n'est pas, si vous voulez, ce n'est pas à la bonne hauteur que de mettre la présidentielle au milieu d'une affaire de famille. La famille, c'est le personnel. Et puis, il y a la politique. Les 10 000 euros, parce qu'il nous reste peu de temps, il y a deux sujets que je voudrais aborder avec vous. Les 10 000 euros, vous avez proposé une bourse de 10 000 euros ? Alors, c'est ce que vous avez dit dans le Loir-et-Cher, c'est 10 000 euros par naissance en milieu rural. Vos opposants dénoncent une mesure démagogique que vous sortez le carnet de chèques pour vous acheter le vote rural. Et surtout, est-ce que vous êtes sûr que c'est constitutionnel ?

Parce que vous faites une différence entre les territoires. Un Parisien n'aura pas les mêmes droits, du coup, qu'un habitant du Loir-et-Cher. Vous avez très bien compris. Qu'est-ce que je veux faire ? Depuis des années, on a tous lu, on a entendu parler des thèses de Christophe Guilloui sur la France périphérique et la France des métropoles. On dénonce un déséquilibre croissant entre des métropoles, c'est-à-dire les grandes villes et leurs banlieues, vers lesquelles tout arrive, les flux de la mondialisation, les richesses, les subventions énormes des politiques de la ville.

Et puis, une France rurale qui représente quand même 33% de la population qui est abandonnée, qui est désertée, les services publics s'en vont, les maternités ferment, il y a de moins en moins de naissances, etc. Moi, je veux changer fondamentalement l'orientation de la politique. C'est-à-dire que je veux passer de la politique de la ville à la politique de la campagne. Donc, je veux favoriser la natalité dans les campagnes alors que la natalité dans les métropoles, en particulier dans les banlieues, explose. Elle n'a pas besoin d'aide. Elle en a déjà suffisamment.

Donc, moi, je veux aider ceux qui ne font pas assez d'enfants et redonner envie de s'installer dans des communes rurales de moins de 2000 habitants. C'est la dénomination de l'INSEE. Mais c'est constitutionnel, demande Gauthier Lebrun. Je vais répondre là-dessus. Qu'est-ce que dit le conseil constitutionnel ? Et de toute façon, c'est le principe même de l'égalité en France. On doit respecter l'égalité quand il y a les mêmes conditions. On peut rompre cette égalité pour combattre des différences. Je vous donne un exemple.

Quand Jean-Michel Blanquer divise les classes par deux dans les banlieues, en gros, ce qu'il appelle les quartiers prioritaires, parce que les enfants ont plus de mal, ils sont plus en retard, etc. Il fait une discrimination positive. Il fait une discrimination. Le conseil constitutionnel n'a rien dit là-dessus. Quand vous payez l'impôt sur le revenu, il y a des gens qui payent l'impôt sur le revenu, il y en a qui n'en payent pas parce qu'ils ne sont pas assez aisés. Là, ça fait des différences. Il y a des différences quand il y a des situations différentes. Et vous posez une autre question qui est, c'est de la démagogie, vous ouvrez le... Comment on finance ? Absolument.

Comment on finance ? Nous avons calculé, il y a 200 000 naissances par an dans les zones rurales. Donc, la mesure coûtera 2 milliards. OK ? C'est... On a calculé les prestations sociales aux étrangers extra-communautaires, non-contributives, le RSA, l'allocation logement, l'allocation familiale, ça coûte 20 milliards. Le plan Borloo de rénovation des villes, on a uniquement rénové les immeubles et ça n'a rien changé, ça a coûté 40 milliards. Un mineur isolé coûte en parents 50 000 euros. Moi, je ne trouve pas ça très cher, 10 000 euros pour faire renaître, pour que, de nouveau, il y ait des maternités qui s'ouvrent, des services publics qui reviennent, des commerces qui reviennent.

Et dernière chose, vous avez vu, Mme Pécresse, elle, a proposé une prime de 900 euros aux premiers enfants. 900 euros pour tous les enfants et tous les ans. D'accord ? Ça coûtera beaucoup plus, entre 4 et 6 milliards. Et elle, elle donne à tout le monde. Elle donne aux banlieues et elle donne aux étrangers. Moi, je donne uniquement aux Français et des gens qui vivent dans les communes rurales depuis 2 ans et qui y vivront 3 ans ensuite. Je voulais qu'on parle de la défense excusable très vite, parce que je voulais qu'on dise un mot sur l'Ukraine également et je sais que vous êtes plutôt pressé. C'est quoi la défense excusable ?

Vous voulez que les Français qui sont attaqués puissent se défendre. Question concrète, j'ai un cambrioleur qui s'introduit chez moi, qu'est-ce que j'ai le droit de faire ? Vous savez, cette notion de défense excusable existe dans le droit suisse depuis 1937. Vous voyez, c'est quelle est la différence entre la légitime défense ? Alors, c'est une très bonne question. La légitime défense, il y a des règles avec en particulier la proportionnalité. C'est-à-dire que, si en gros, si vous vous défendez, vous êtes condamné. vous vous souvenez de cette histoire du bijoutier de Nice qui avait été rudoyé, blessé, bastonné par ses...

Il avait perdu des dents, il était à moitié mort et il avait tiré ensuite contre ses agresseurs et c'est lui qui avait été en prison. Il avait été condamné, il avait perdu sa boutique, il était ruiné. Avec la défense excusable, il n'aurait pas été condamné. Ça ne veut pas dire qu'il n'aurait pas été jugé, ça ne veut pas dire que la justice perd tout pouvoir. Elle peut apprécier, mais il y a une présomption de légitime défense. Est-ce qu'il faut qu'il y ait une proportionnalité ? Par exemple, on ne peut pas tuer quand même un cambrioleur qui s'introduit chez soi ou pas ? Justement, c'est ça le changement. Il n'y aura pas de proportionnalité.

C'est-à-dire qu'il faut désormais que ce soit les cambrioleurs qui aient peur. Il peut tout leur arriver. Donc, il faut qu'ils arrêtent. Moi, je veux que la peur... Ils peuvent être tués, oui. Je veux que la peur change de camp. Et le propriétaire ne sera pas condamné s'il tue un cambrioleur. Ça sera à la justice de la presse. Je ne doute pas que cette mesure possible soit commentée là aussi. Ces prochaines heures et ces prochains jours... Mais je ne fais pas ça pour ça, parce que... J'ai vu un dessin dans le journal du dimanche qui m'a amusé, que vous avez peut-être vu d'ailleurs, où on voit... Il est assez drôle ce dessin. Je pense qu'on va le voir. On voit Vladimir Poutine

53:35
Locuteur non identifié

en train de masser... Voilà. Vladimir aime masser troupe. Alors, évidemment, c'est à la frontière ukrainienne.

53:42
Présentateur

Ça m'a fait... Comment dire ? Ça m'a fait sourire. Il faut le laisser tout faire, Poutine ? Il faut le laisser envahir l'Ukraine ? Pas du tout. Vous n'êtes pas sur la position de Boris Johnson, d'ailleurs ? Non, c'est normal. Boris Johnson a une position atlantiste. Il se soumet aux États-Unis. C'est leur politique, j'allais dire, depuis des siècles et en particulier depuis... Encore plus depuis le Brexit. Je constate d'ailleurs que Mme Pécresse a dit la même chose. Mme Pécresse a dit qu'il fallait défendre les Ukrainiens, il fallait aller se battre pour les Ukrainiens. Elle n'a pas tout à fait répondu. Elle a un peu botté en touche hier. En tout cas, votre position...

Ma position, c'est qu'il ne faut pas laisser tout faire à M. Poutine. Je ne suis pas un admirateur inconditionnel de M. Poutine. Mais ce que je dis, c'est que, vous savez, chaque pays fait la politique de sa géographie. Et l'Ukraine est collée à la Russie. C'est même le berceau originel de la Russie. Depuis 1000 ans. Depuis 1000 ans. Je ne vous le fais pas dire. Il y a la moitié du pays, en tout cas, une petite moitié qui est russe, qui est russophone. Le reste, c'est un pays de briquet de broc, l'Ukraine. Parce que l'Ouest, c'est la Galicie.

C'est l'ancienne Galicie qui était célèbre dans tous les romans de Zweig et de Joseph Roth au début du XXe siècle qui appartenait à l'Empire austro-hongrois. Donc, c'est occidental. En revanche, l'Est de l'Ukraine est russe, en vérité. Donc, c'est un pays pas facile à unifier et le gouvernement ukrainien n'a rien fait pour pacifier les relations. Et, par ailleurs, le gros problème, c'est que nous avons une OTAN. L'OTAN, qu'est-ce que c'est ? L'OTAN, c'est l'organisation des pays atlantiques de l'Atlantique Nord qui était censée défendre les pays européens contre l'Union soviétique. L'Union soviétique n'existe plus depuis 30 ans. Donc, l'OTAN ne devrait plus exister.

Donc, aujourd'hui, tous les pays... Mais oui, mais oui, mais vous voyez qu'il y avait effectivement... Il a raison là-dessus. Les pays, si vous voulez, depuis 30 ans, les Russes ont vu l'OTAN avancer de plus en plus vers eux. On a pris la Pologne, l'OTAN, la Hongrie, ensuite la Roumanie, ensuite, etc. Et désormais, l'Ukraine veut rentrer dans l'OTAN. Il est inadmissible. Qu'est-ce qu'on fait ? On s'en mêle ? On ne s'en mêle pas ? On le laisse faire ? On s'en mêle. C'est tout le problème. Très vite. Très vite. Vladimir Poutine, il y a quelques années, Nicolas Sarkozy et Mme Merkel avaient empêché l'entrée de la Géorgie et avaient arrêté une catastrophe entre la Russie et la Géorgie.

Nous devons refaire pareil. Les Allemands, j'ai vu que les Allemands, les sociodémocrates en plus, ne sont pas favorables à des mesures hostiles à la Russie. Je pense que nous devons, les Français et les Allemands, aller voir M. Poutine et essayer de trouver un accord et s'engager à ce que jamais l'Ukraine ne rentrera dans l'OTAN. Malheureusement, comme Emmanuel Macron est vu comme soumis à l'Amérique et à l'OTAN, Poutine ne veut plus parler avec nous. C'est ça qu'il faut changer. Il faut redonner confiance en notre parole, en ayant un acte d'indépendance par rapport à l'OTAN. C'est pour ça que je propose la sortie du commandement militaire intégré de l'OTAN.

Bon, on a fait un tour d'horizon sur toutes les actualités ce matin. On va terminer par quelque chose avec une musique qui va peut-être vous rappeler quelque chose. Écoutez.

57:13
Locuteur non identifié

Ce n'est pas un post-france, c'est brillant de cul-deur. Voilà, mais comme je sais que vous aimez bien la télé d'avant et en général le monde d'avant. Vous aimez bien le monde d'avant. Vous avez le droit d'ailleurs.

57:21
Présentateur

Ça ne défend pourquoi. Oui, mais pourquoi ?

57:24
Locuteur non identifié

Et qu'on avait envie de faire un hommage à Bernard Pivot qu'on salue. Il y avait aussi un bon papier hier

57:29
Présentateur

dans le journal du dimanche. Je me suis dit que pour terminer cette émission, j'allais reprendre le fameux questionnaire de Pivot. Je précise que je vous l'ai soumis hier. Je vous l'ai envoyé pour... Mais je vais vous dire, je m'en souvenais très bien. Voilà. Je regardais tous les vendredis soirs les émissions. Alors, c'était, oui, bouillon de culture. Et je préférais que vous ayez le questionnaire que vous puissiez un peu réfléchir plutôt que de le faire du tac au tac. Votre mot préféré ? Ah, c'est difficile. Ça, c'était un choix. J'ai eu du mal. Mais je dirais audace pour sa sonorité et pour ce que ça signifie. Le mot que vous détestez ? L'acheter. Votre drogue favorite ?

Alors là, j'hésite entre le tennis et le chocolat. Oui, il ne faut pas hésiter. Ah bon ? Alors le chocolat. Le son, le bruit que vous aimez ? Les premières notes de Angie des Rolling Stones. Angie des Rolling Stones. On va essayer de le ressortir, peut-être d'avoir la fin de l'émission. Le son, le bruit que vous... Alors ça, certains seront étonnés par ce Angie. On ne vous imagine pas forcément dans la courbe. Ah ben, ils ont tort. Le son, le bruit que vous détestez ? Le bruit, vous savez, tous les bruits chez le dentiste. Bruit de la... La roulette. La roulette, tout ça. Votre juron, gros mot ou blasphème favori ? Ben, voyons. Hommes ou femmes pour illustrer un nouveau billet de banque ?

Ah oui, c'était l'époque où il y avait des beaux billets de banque avec des personnages. Alors moi, j'aimerais, mais je suis amoureux de Barbara, donc j'aimerais avoir un billet avec Barbara. Chanteuse sublime. Le métier que vous n'auriez pas aimé faire ? Glacier, parce que je passerais ma journée à manger les glaces. La plante, l'arbre ou l'animal dans lequel vous aimeriez être réincarné ? Cheval. Parce que c'est tellement beau, tellement élégant, racé. C'est magnifique. Et si Dieu existe, qu'aimeriez-vous après votre mort, l'entend de vous dire ? Ah, j'aimerais qu'il me dise merci pour la France et tes parents qu'attendent. Et vous pensez qu'il existe Dieu ? Ça dépend des jours.

Mais je pense qu'il y a une force, oui, au-dessus de nous. Force de l'esprit. Voilà, comme disait Mitterrand. Eh bien, je vous remercie. Terminé en citant Mitterrand. Ça aurait été fait. Je vous remercie beaucoup, Éric Zemmour.

59:56
Locuteur non identifié

Et nous, on va continuer l'émission et commenter, débriefer ce que vous nous avez dit avec Jérôme Béglet, avec Elisabeth Lévy. Lévy, que me dit... Ah oui, Angie ! Je crois qu'il y a Angie. Angie !

1:00:11
Présentateur

Est-ce qu'on l'a, la musique ? Les notes, la première note de la guitare sèche. On ne l'a pas, manifestement. Marie le propose.

1:00:23
Locuteur non identifié

J'ai laissé ça, Guillaume Levrette, les Rolling Stones. C'est à cause de Guillaume Pétier.

1:00:28
Présentateur

Gautier Levrette.

1:00:29
Locuteur non identifié

C'est plus le raiment de Guillaume Pétier.

1:00:31
Présentateur

Voilà. Bon. Tout de suite ! Merci.

1:00:41
Locuteur non identifié

Merci, Gautier.