Crise politique : Macron responsable pour 46% des Français - C à vous : l’intégral - 06/12/2024
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 20:00OuverteRéponse partielle
La situation pourrait-elle se débloquer au lendemain de la censure du gouvernement?
- 25:00OuverteRéponse directe
Ca veut dire une grande coalition qui irait de la droite LR au PS?
- 30:00OuverteRéponse partielle
Est-ce qu'il a fait le choix de la censure pour amener un peu plus de responsabilité?
- 35:00OuverteRéponse directe
Les Français tiennent E.Macron pour responsable de la crise politique actuelle. Il a amorcé un semblant de mea culpa hier dans son allocution. Il a dit que cette dissolution n'avait pas été comprise. Il ne reconnaît toujours pas que c'était une erreur?
- 45:00ComplaisanteRéponse directe
Vous allez dire que la présidente de la Commission européenne est gonflée.
- 55:00OuverteRéponse directe
Pourquoi ne pas avoir prévenu les spectateurs?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 20:50P.CohenFait
« Le PS s'ouvre à l'idée d'un compromis. »
- 22:30O.FaureFait
« Je souhaite qu'il y ait une négociation. On est obligés de parler avec E.Macron parce qu'il nomme le Premier ministre. »
- 24:10P.CohenFait
« Les socialistes réclament Matignon et pourraient souscrire à un accord de non-censure qui reviendrait à une sorte de soutien sans participation. »
- 27:30R.BachelotFait
« Il y a des escaliers partout qui ne mènent nulle part. »
- 32:30R.BachelotFait
« Il faut traiter ça par le fond. Il faut restructurer d'un côté la médecine de ville. »
- 42:30R.BachelotFait
« Comme quoi, il vaut mieux avoir un service public de santé de solidarité. »
- 45:50R.BachelotFait
« C'est très maladroit. Elle pourrait le faire de façon plus pédagogique, moins rigide. »
- 52:30R.BachelotFait
« Les ingérences russes dans les scrutins européens et américains sont connues. »
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... - A.-E.Lemoine: Bonsoir.
Très heureuse de vous retrouver. On est ensemble jusqu'à 21h avec toute l'équipe. Bonsoir à tous les 4.
Votre Story? - M.Bouhafsi: Un meurtre qui a choqué les Américains.
C'était le plus grand dirigeant d'une association de sécurité médicale. Il a été assassiné en pleine rue à New York. - A.-E.Lemoine: Et s'ensuit une traque incroyable.
Patrick? - P.Cohen: Le PS bouge et F.Bayrou s'agite.
Le PS s'ouvre à l'idée d'un compromis. F.Bayrou est l'un des pressentis favoris pour Matignon. - A.-E.Lemoine: On en parle avec l'ancienne ministre de la Culture R.Bachelot, qui sera dans un instant sur notre plateau. - L.Sénéchal: L'Union européenne a signé le traité avec Mercosur, mais ça ne veut pas dire que c'est encore ratifié. - A.-E.Lemoine: Pierre? - P.Lescure: Un OEil ému pour saluer un géant du dessin d'humour. - A.-E.Lemoine: Ca intéressera forcément notre invité, le patron de "Charlie Hebdo", Riss, qui rend hommage dans un magnifique livre à ses 8 camarades assassinés il y a 10 ans.
On reçoit également Jenifer, qui a réenregistré ses tubes de jeunesse, ses succès de la 1re décennie des années 2000, et l'humoriste D.Segard, qui décomplexe toutes les mère imparfaites du monde. Le dîner est préparé par Lorenzo Ravera. - B.Chameroy: Bonsoir.
Lorenzo nous prépare un vitello tonnato. - A.-E.Lemoine: Le chef le dit normalement. - B.Chameroy: Vous l'auriez dit comment?
Il prend l'accent italien. - A.-E.Lemoine: Merci à tous les deux.
D.Trump, V.Zelensky, le prince William, le prince Albert de Monaco, le roi des Belges, la reine de Norvège, le président brésilien...
Des têtes couronnées et une quarantaine de chefs d'Etat seront présents à Notre-Dame. E.Macron veut prouver qu'il est capable du meilleur. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, P.Jost.
Vous êtes président de l'établissement public de Rebâtir Notre-Dame de Paris. Cette cérémonie vire au sommet diplomatique. Seule Notre-Dame peut amener autant de pays à se réunir et à dialoguer? - P.Jost: Notre-Dame a toujours unifié.
Dès le soir de l'incendie, il y a eu cette émotion mondiale. C'était inattendu, à cette échelle. Il y a eu un élan de générosité qui a suivi dans les heures. 150 pays ont donné, 340 000 donateurs.
Notre-Dame unifie. - A.-E.Lemoine: Même si le plan de table peut virer au casse-tête protocolaire?
Est-ce que vous savez qui sera assis à côté de qui? Ce n'est pas en fonction de l'ordre croissant ou décroissant des donations? - P.Jost: Ce n'est pas ma spécialité.
A la maison, ce n'est jamais moi qui fais les plans de table. - P.Cohen: Il y a des règles de protocole.
Quand D.Trump a annoncé qu'il venait à Paris, il a appelé le président Macron pour dire: "Je viens et je serai assis à côté de toi." Ce n'est pas possible.
Protocolairement, il n'a pas rang de chef d'Etat. Il n'est que président élu. Le protocole s'est cassé la tête pour qu'il soit finalement au 1er rang mais sans doute pas à côté du président Macron. - P.Jost: Je suis content d'apprendre tout ça. - A.-E.Lemoine: Vous savez ou sera Jill Biden? - P.Cohen: Pas du tout. - A.-E.Lemoine: La star de la soirée, ça restera Notre-Dame. - P.Jost: Je crois, et elle le mérite.
Comme l'avait promis le président de la République quand il avait fixé l'objectif de 5 ans, elle sera plus belle encore. C'est ce qu'on vit et ce qu'on ressent. Il y a une joie et une fierté parmi les 2000 Compagnons et artisans d'art qui ont donné le meilleur d'eux-mêmes pour cette restauration.
On les a réunis vendredi dernier. On était 1400 dans la cathédrale. C'était un moment extraordinaire. - A.-E.Lemoine: C'était l'ultime visite de chantier. - P.Jost: Oui, l'ultime visite de chantier du président de la République.
Les Compagnons étaient vraiment heureux. - A.-E.Lemoine: Vous aurez une pensée demain pour celui dont vous avez été l'adjoint avant de reprendre le flambeau, J.-L.Georgelin, général en chef du chantier, l'homme auquel on doit sans doute l'achèvement dans les temps de ce chantier de l'impossible.
Il y a cru dès le début. - J.-L.Georgelin: On a entendu des gens nous expliquer qu'ils ne reverraient jamais de leur vivant la cathédrale.
On a pris les mesures nécessaires pour que ce soit rendu possible. C'est un combat de tous les jours. Je suis assez fier que tout le monde sur le chantier...
Ca n'a pas été simple. Tout le monde est convaincu que le délai de 5 ans était raisonnable, atteignable et que nous allons y arriver. - A.-E.Lemoine: Aux côtés du général, il n'était pas permis de douter.
Il vous avait dit: "Si vous doutez, il y a une porte et vous pouvez la prendre." - P.Jost: Ca me fait toujours beaucoup d'émotion de le voir s'exprimer.
Ca a vraiment été une proximité, une confiance de tous les jours. C'est lui qui a installé, avec cette assurance forte mais tranquille, la confiance dans ce défi auquel personne ne croyait. Quand il a disparu, ça a été un choc. est-ce que la machine ne va pas s'enrayer?" Dès le lundi, il est décédé le vendredi soir, on s'est réunis sur le chantier et on a serré les coudes.
On savait que ce qu'on lui devait, ce n'était pas ce qu'il attendait de nous, c'était pas de pleurnicher, c'était de continuer la tâche et d'y arriver. - A.-E.Lemoine: Maçons, tailleurs de pierre, restaurateurs de peinture, de sculpture, charpentiers, couvreurs...
Tous ont été très fiers de présenter le fruit de leur travail acharné au président de la République venu vendredi dernier sur place pour cette ultime visite de chantier. - E.Macron: Qu'est-ce que c'est beau! - P.Jost: Vous voyez la cathédrale comme on ne l'a jamais vue. - B.Macron: C'est très clair. - E.Macron: Vous nous avez appris à relever les yeux pour voir cette flèche, la flèche de Notre-Dame, à relever les yeux pour redécouvrir notre cathédrale de l'intérieur.
Vous avez montré au monde que rien ne résiste à l'audace, à la volonté, au travail et à cette espérance. - C'était le chantier du siècle. - On va éviter d'avoir le Notre-Dame blues. - Très content d'avoir pu mettre une petite patte, humblement. - Même si on en a souffert un petit peu, c'est du bonheur. - A.-E.Lemoine: Est-ce vrai que tous ces Compagnons qui ont oeuvré sur le chantier ont laissé une trace cachée derrière une pierre ou dans l'enchevêtrement des poutres? - P.Jost: Tous, c'est beaucoup dire, mais certains l'ont fait.
Les charpentiers, ils font des marques sur les poutres. C'est une tradition des charpentiers du Moyen Age. Il y a des maçons tailleurs de pierres qui ont glissé des petites choses, des mots.
J'ai vu une petite grenouille dans un coin, à peine visible. Ca traduit l'investissement de chacun qui est venu avec son coeur et qui a travaillé heureux et fier et dans un état d'esprit d'unité qui était une merveille de cette aventure. - A.-E.Lemoine: Quand on dit que le chantier est terminé, ce n'est pas tout à fait vrai. - On a encore un peu de boulot.
On a la couverture de la flèche à terminer. On a encore un échafaudage à terminer. Disons que le plus gros est fait. - Il nous reste une dernière étape qui est la pose d'un escalier à double révolution dans le beffroi sud, qui sera l'un des plus grands au monde, en bois.
Ca sera pour l'année prochaine. - A.-E.Lemoine: Qu'est-ce qui reste à faire?
Une 3e phase va démarrer. - P.Jost: Ca me fait plaisir de les voir s'exprimer.
On se connaît tous, sur le chantier. Quand on a mis sur pied le calendrier des travaux, on a fait en sorte que la cathédrale soit totalement terminée à l'intérieur, pas d'échafaudages. on a décidé de faire la couverture de la base de la flèche un peu plus tard, avec un échafaudage extérieur.
C'est ce qui vient de se faire ces dernières semaines. En début d'année 2025, on va procéder à la couverture de la base de la flèche. Dans le massif occidental, les 2 grands tours de la façade, on est en train de travailler au circuit de visite des tours qui va être amélioré, bonifié.
C'est de ça que nous a parlé Aurélien avec l'escalier à double révolution. - A.-E.Lemoine: On ne peut pas visiter ces tours pour l'instant? - P.Jost: Non, on va attendre l'été 2025. - P.Cohen: La reconstruction a été enrichie avec du mobilier liturgique en bronze.
Côté vitraux, ceux de Viollet-le-Duc épargnés par l'incendie ont été remis en place après avoir été nettoyés et restaurés. Est-ce qu'il est toujours question d'en remplacer certains par des créations contemporaines? Est-ce que la bataille des vitraux continue? - P.Jost: Il est tout à fait question de le faire.
On a une consultation en cours. On a sélectionné 8 finalistes qui sont des grands artistes contemporains. On a examiné leurs propositions courant novembre.
On est en cours final de sélectionner un projet. Ca fera l'objet d'une annonce prochainement. - A.-E.Lemoine: 12 millions de visiteurs par an, ça, c'était avant la fermeture.
C'était le monument le plus visité de France, notamment parce que l'entrée était gratuite. Je sais que ce n'est pas de votre domaine, mais est-ce que vous êtes favorable à l'instauration d'un ticket d'entrée de quelques euros? - P.Jost: Il y a un débat posé et intéressant qui est celui du financement du patrimoine.
L'incendie l'a montré, le patrimoine, c'est quelque chose de fragile qui peut disparaître. Globalement, ça n'a pas l'entretien que ça mérite. Il y a une vraie question de financer le patrimoine.
Les acteurs publics n'ont pas forcément tous les moyens qu'il faudrait. Cette question se pose. Il faut trouver des réponses. - A.-E.Lemoine: Vous n'avez pas une idée de la réponse? - P.Jost: C'est un débat qui doit progresser, évoluer, s'approfondir. - M.Bouhafsi: La cathédrale est un symbole de la culture française.
Elle a inspiré de nombreuses oeuvres majeures: le roman "Notre-Dame de Paris" de Victor Hugo, la célèbre comédie musicale ou encore le dessin animé "Le Bossu de Notre-Dame". Son influence perdure encore aujourd'hui. Une reproduction géante de Notre-Dame de Paris en chocolat sera exposée au terminal de l'aéroport de Roissy pour marquer sa réouverture.
Un spectacle de drones mettant en scène la cathédrale et l'histoire de Quasimodo sera présenté dans un grand parc d'attractions. Notre-Dame, c'est un emblème de la pop culture française. - P.Jost: Je suis tout à fait d'accord avec vous.
Notre-Dame parle au plus grand nombre. C'est comme ça depuis probablement toujours. Depuis le roman de V.Hugo, ça a été le cas.
Le roman a créé la prise de conscience qui a fait qu'on a la grande restauration du XIXe siècle, de Viollet-le-Duc. Ca a entraîné le dessin animé, les personnages que tout le monde connaît, Esmeralda, Quasimodo. - A.-E.Lemoine: Il y a la salle Esmeralda dans la basilique? - P.Jost: Oui.
Ces personnages font que Notre-Dame a cette célébrité mondiale qui a amplement contribué à tout ça. - A.-E.Lemoine: Certains des Compagnons qui ont travaillé à la restauration de Notre-Dame de Paris parlaient déjà du baby-blues à l'idée de cesser leur chantier?
Vous y serez jusqu'à la fin des travaux et vous appréhendez déjà cette échéance? - P.Jost: Je ne me suis pas projeté là-dedans.
C'est possible que ce soit le cas. Je suis convaincu que la vie nous propose un tas de choses passionnantes à vivre. Je ne suis pas trop pessimiste. - A.-E.Lemoine: Merci. "Rebâtir Notre-Dame de Paris.
Le livre officiel de la restauration", le livre officiel, est disponible depuis le 13 novembre. "La Fabrique de Notre-Dame", coédité avec l'établissement public, grâce au mécénat du groupe LVMH, et un coffret qui va regrouper l'intégralité des numéros sortiront en 2025. France 2 prévoit un dispositif exceptionnel avec 48 heures d'antenne depuis la cathédrale avec de nombreuses émissions en direct.
A 21h05, un formidable documentaire "Notre-Dame, la réouverture". Merci d'avoir accepté notre invitation. La réouverture mettra au second plan la crise politique majeure qui secoue la France depuis la censure du gouvernement de M.Barnier. 7 Français sur 10 ont suivi l'allocution d'E.Macron hier au cours de laquelle il a assuré qu'il nommerait dans les prochains jours un Premier ministre chargé de former un gouvernement d'intérêt général.
L'heure était aux consultations aujourd'hui. On en parle avec R.Bachelot.
Bonsoir, R.Bachelot. Votre réaction après l'Edito de Patrick.
La situation pourrait-elle se débloquer au lendemain de la censure du gouvernement? - P.Cohen: Ca bouge, et notamment à gauche.
On pensait le PS arrimé à l'alliance électorale du NFP et aux insoumis pour des raisons électorales dans la perspective d'une nouvelle dissolution et d'un nouveau scrutin l'an prochain. Les dirigeants socialistes qui, 2 jours après avoir fait chuter le gouvernement Barnier, s'émancipent et prononcent des phrases jamais entendues depuis les législatives de juillet. Surprise, ce matin, O.Faure sur franceinfo... - O.Faure: Je souhaite qu'il y ait une négociation.
On est obligés de parler avec E.Macron parce qu'il nomme le Premier ministre. Je ne souhaite pas que le jeu se fige.
Je souhaite que nous puissions rentrer en discussion. - P.Cohen: "Entrer en discussion avec les macronistes et la droite sur la base de concessions réciproques." Il se dit prêt à des compromis sur tous les sujets, y compris les retraites.
Le PS ne réclame plus le retrait mais le gel de la réforme. O.Faure demande un préfigurateur, nommé pour organiser des négociations entre les forces politiques avant la nomination d'un Premier ministre. - A.-E.Lemoine: Ca veut dire une grande coalition qui irait de la droite LR au PS? - P.Cohen: Ce n'est pas le plus probable.
Les socialistes réclament Matignon et pourraient souscrire à un accord de non-censure qui reviendrait à une sorte de soutien sans participation. Tout cela reste très hypothétique. Le président a dit non à rien en recevant la délégation de socialistes à midi à l'Elysée. - Le président a reconnu que la situation était inédite, qu'il fallait des solutions les plus intelligentes possible pour le pays.
Il a reconnu que le Parti socialiste et le groupe parlementaire que nous représentons avec B.Vallaud et O.Faure étaient tout à fait capables de porter un nouvel espoir pour le pays. - P.Cohen: Le ton était un peu plus ferme à midi.
C'était la journée des zigzags. Ce matin, O.Faure assumait de parler au chef de l'Etat sans ses partenaires de gauche.
Il disait que les insoumis s'étaient auto-exclus de la discussion en réclamant la démission du président de la République. "Je ne veux pas ajouter de la folie à la folie", disait O.Faure.
A midi, à l'Elysée, il réclamait des échanges avec les autres forces de gauche. C'est un rendez-vous dont on n'a pas fini de parler à gauche et qui n'a pas fini de provoquer des petites déflagrations. - A.-E.Lemoine: Réactions des autres forces du NFP? - P.Cohen: Fureur et traîtrise.
M.Tondelier est sur la même ligne. Il faut être prudent.
Une éventuelle bascule viendrait bouleverser la donne politique et parlementaire. En sortant la majorité des griffes de M.Le Pen, en la privant de son pouvoir de nuisance, sans le PS, il n'y aura plus de majorité de censure en additionnant la gauche et le RN. - A.-E.Lemoine: Le nom de F.Bayrou continue de circuler? - P.Cohen: Il est pressenti et fait campagne pour occuper le poste.
On ne garantit pas que ce sera lui. S.Lecornu, ministre de la Défense, est un autre postulant.
F.Bayrou est l'un des plus probables, avec 2 atouts. Il se prévaut de pouvoir faire entrer au gouvernement des poids lourds de la politique, des personnalités expérimentées que tout le monde connaît, G.Darmanin, X.Bertrand, B.Cazeneuve.
Dans cette Assemblée nationale fracturée en 3 blocs qui se détestent, il suscite moins de détestation que d'autres. M.Le Pen a apprécié la solidarité que F.Bayrou lui a manifestée après les réquisitions d'inéligibilité, une sorte de camaraderie d'anciens prévenus d'une même affaire d'assistants parlementaires européens.
F.Bayrou n'est pas détesté par les socialistes, qui se souviennent de son vote pour F.Hollande contre N.Sarkozy au 2d tour de la présidentielle de 2012.
Il est détesté par les sarkozystes et L.Wauquiez. On ne peut pas tout avoir dans la vie. - A.-E.Lemoine: Sa nomination ne serait pas un symbole de renouvellement politique et de rajeunissement.
Il a le même âge ou presque que M.Barnier? - P.Cohen: Vous vous trompez.
F.Bayrou n'a pas manqué de le souligner il y a quelques semaines quand on lui a demandé si, après plus de 20 ans passés à incarner le centre, il ne songeait pas enfin à passer la main. - F.Bayrou: Probablement dans les années précédentes, cette question m'aurait agacé.
Aujourd'hui, ma réponse est toute prête: je suis plus jeune que le nouveau Premier ministre. - P.Cohen: "Je suis plus jeune", extraordinaire argument par celui né en 51, qui fait figure de gamin à côté de M.Barnier.
Il est né 4 mois et 2 semaines après lui. Voilà le coup de jeune qui risque de souffler sur Matignon. - R.Bachelot: L'âge n'a rien à faire.
Il se passe des choses. On sait très bien que dans cette composition de l'Assemblée nationale, il y avait un seul élément qui pouvait bouger, et c'était au niveau du PS. Il n'y avait nulle part ailleurs à aller chercher.
Le PS se rend compte qu'à un moment ou un autre, il va bien falloir qu'il bouge, que ce soit maintenant, plus tard ou dans les 2 ans qui nous séparent de la présidentielle ou au moment de la présidentielle. C'est en train de bouger. Je suis un peu moins optimiste que P.Cohen. - P.Cohen: Je n'ai pas fait de pronostics. - R.Bachelot: Sur le fait que ça puisse aboutir à long terme à quelque chose qui marche.
Dans la structuration de la vie politique actuelle, on est comme dans un tableau de Piranèse. Il y a des escaliers partout qui ne mènent nulle part. De toute façon, dans les ménages à trois, il y a toujours un cocu et c'est lui qui paye la chambre. - P.Cohen: Vous avez dit "à long terme".
Personne ne pense à long terme. C'est un attelage pour tenir pendant 8 mois. Personne ne se projette jusqu'à 2027. - R.Bachelot: On va avoir une solution.
La structuration de la vie politique actuelle fait que seules des réformes de structures, dont certaines sont constitutionnelles, permettraient de faire fonctionner la République de façon convenable. - A.-E.Lemoine: Dans le meilleur des cas, c'est un ministre et un gouvernement pansement. - R.Bachelot: Oui.
Qui permet de gérer les affaires courantes, qui essayerait de retrouver notre place en Europe. On l'a vu avec les négociations du Mercosur et le coup de force d'U.von der Leyen, qui profite de la faiblesse de la France pour avancer ses pions.
Il faut retrouver un peu de solidité. Je ne sais pas si F.Bayrou arrivera à constituer un gouvernement solide, avec des personnalités qu'il a sollicitées.
On voit bien que quand on teste auprès des Français les différentes personnalités, au mieux, on a un coefficient d'adhésion à 31 ou 32 %. Devinez qui est-ce qui ressort... - A.-E.Lemoine: M.Barnier! - R.Bachelot: C'est dingue. - A.-E.Lemoine: Le patron de l'institut Ipsos, B.Teinturier, nous expliquait à quel point il y avait une dissociation entre l'homme que les Français respectaient et son programme qu'ils rejetaient. - R.Bachelot: C'est un peu le cas de tout le monde. - A.-E.Lemoine: B.Cazeneuve a dit qu'il ferait un bon Premier ministre. - B.Cazeneuve: F.Bayrou ferait un bon Premier ministre.
Il a l'expérience politique incontestable. Il a exercé des responsabilités dans l'appareil d'Etat. C'est un homme qui a une expérience d'affaires publiques. - P.Cohen: L'expérience... - R.Bachelot: C'est un bon point, d'avoir de l'expérience.
En l'occurrence, ce n'est pas quelque chose d'utile en ce moment. La chose utile, ça serait de réfléchir ensemble à la façon de faire marcher les institutions de la République dans une structuration à 3 partis. Tous les textes fondateurs de la Ve République ont été imaginés pour un système bipartisan.
Ce système bipartisan s'est effondré. Il ne faut pas penser, comme certains le disent, et en particulier J.-L.Mélenchon, que le fait d'effacer E.Macron va permettre de revenir à une sorte de reset pour revenir aux solutions précédentes.
Cette structuration en 3 partis est extrêmement profonde. Elle reflète des évolutions qui se développent dans tous les pays européens et qui sont aussi spécifiques de la France. - A.-E.Lemoine: Si ça bouge un peu du côté du PS, ça se raidit du côté de la droite et LR.
B.Retailleau a dit qu'il était hors de question de faire des compromis avec cette partie de la gauche qui a pactisé avec les insoumis. - P.Cohen: C'est ce qu'il disait de la droite et finalement, il est allé au gouvernement. - R.Bachelot: Ceux qui faisaient la fine bouche sur les tentatives de trouver une solution vont le payer cher dans l'opinion publique.
Les Français ne pardonneront pas de faire échouer avant même que la chose soit résolue, une tentative que tout ça fonctionne à peu près. - A.-E.Lemoine: Les Français ont été alertés par cette censure. - R.Bachelot: Ils sont extrêmement fâchés.
Les Français sont fâchés. Je les rencontre souvent à travers les signatures de mon excellent livre dont vous n'aviez pas encore parlé. - A.-E.Lemoine: Vous le faites si bien vous-même. - R.Bachelot: C'est incroyable.
D.Lisnard m'a invitée à l'Association des maires. J'ai échangé avec des maires ruraux de petites communes.
Ils sont très fâchés. Ils attendent que la classe politique se ressaisisse et qu'elle soit ouverte à des solutions pour écouter des compromis. Il y a des choses qu'on va avoir du mal à supporter.
Il y a une seule chose sur laquelle il ne faut pas transiger, à mon avis...
P.Cohen parlait du gel de la réforme des retraites. Il ne faut pas aller au-delà.
Cette réforme est déjà tout à fait médiocre. Elle est tout à fait insuffisante face aux échéances qui nous attendent. Si on abroge la réforme des retraites... - P.Cohen: O.Faure a dit qu'il reconnaissait qu'il y avait besoin de financements.
C'est un coup à 20 ou 25 milliards d'euros. - R.Bachelot: O.Faure deviendrait-il raisonnable? - A.-E.Lemoine: C'est surprenant d'entendre un discours qu'on ne pensait plus entendre.
Est-ce qu'il a fait le choix de la censure pour amener un peu plus de responsabilité? - R.Bachelot: Les gens réfléchissent.
O.Faure, il avait accepté cette affaire pour sauver un certain nombre de sièges. Maintenant qu'il les a sauvés, il se rend compte qu'il n'a pas franchement enfourché le bon cheval. - M.Bouhafsi: Hier soir, E.Macron a réaffirmé qu'il n'était pas question pour lui de quitter l'Elysée avant 2027.
Il a dressé un tableau des priorités pour les 30 mois à venir. Quelques minutes plus tard, sur le plateau de 20h, J.-L.Mélenchon a martelé que la seule solution, c'était la démission du président de la République. - J.-L.Mélenchon: Il doit s'en aller pour que le peuple puisse de nouveau voter.
C'est lui qui fiche la pagaille. Il bloque tout et ne veut entendre personne. Le général de Gaulle est parti quand il a eu le sentiment qu'il n'avait plus l'appui du peuple français.
Il s'en ira. Il y a la force des événements. - M.Bouhafsi: J.-L.Mélenchon demande la démission du président de la République.
M.Le Pen ouvre la porte. Cette semaine, on a été surpris.
J.-F.Copé et D.Lisnard pensent que c'est la solution pour débloquer la situation.
Entendre J.-F.Copé qui dit exactement la même chose que J.-L.Mélenchon, avec la forme qui est différente, ça vous choque? - R.Bachelot: Essayons de réfléchir.
Il a été élu avec 58 % des voix. Peu importe d'où venaient les voix. Ca ne s'évalue pas, ça se compte.
Il a cette légitimité. On ne va pas rajouter de la crise à de la crise. Demain, il démissionne.
Très bien. C'est exactement la même chambre...
Je parle comme sous la IIIe République. C'est la même Assemblée nationale qui reviendrait au pouvoir. Qu'est-ce qui se passera? - P.Cohen: Il n'est pas sûr qu'ils puisse y avoir des législatives dans la foulée. - R.Bachelot: Des constitutionnalistes disent qu'on pourrait peut-être...
D'accord. - A.-E.Lemoine: Les Français tiennent E.Macron pour responsable de la crise politique actuelle.
Il a amorcé un semblant de mea culpa hier dans son allocution. Il a dit que cette dissolution n'avait pas été comprise. Il ne reconnaît toujours pas que c'était une erreur? - R.Bachelot: Il y a 2 choses à regarder.
C'est le substrat de la structuration du paysage politique. Ce n'est pas E.Macron qui en est responsable.
Il est plutôt le résultat de cette restructuration. Il est plutôt l'effet que la cause. Dans l'utilisation des outils qui permettent de se conduire là-dedans, oui, effectivement.
Ne pas avoir gardé la solution du remaniement pour après les élections européennes, c'était une erreur. De ne pas avoir gardé l'arme de la dissolution pour suivre une censure éventuelle, effectivement...
Quand on regarde la façon dont il a sorti les différentes cartouches de la gibecière, c'est effectivement une faute, une double faute qu'il a commise. On pourrait même faire remonter les difficultés plus loin. La façon dont il n'a pas, et j'étais à ce moment-là au gouvernement, j'étais dans le ventre du monstre...
La façon dont il n'a pas fait campagne pour les élections législatives en 2022, la façon dont il a traîné pour nommer le nouveau gouvernement... - P.Cohen: 3 semaines. - R.Bachelot: Exactement.
Vous avez raison de le rappeler. Même si on veut remonter en 2017. C'est important.
Il y a des incompréhensions. Le président ayant été élu en dehors de tout système partisan, il a pensé qu'on pouvait s'abstraire de toute cette structuration, de toute cette armature des élus locaux. Je me souviens des députés macronistes arrivant à l'Assemblée disant: "Nous, on est là." Les huissiers n'en revenaient pas.
A 2h, il y avait 200 types dans l'Assemblée au lieu d'être dans leur circonscription et d'aller à la rencontre des Français, des acteurs économiques et sociaux de leur circonscription. Des maires m'ont raconté que des députés macronistes leur disaient: "Je tiens à mon week-end." Moi, je passais mon week-end dans les comices agricoles.
C'est comme ça qu'on est dans le terrain. J'ai passé 25 ans en étant élue et réélue, que ce soit la gauche ou la droite qui soit là. Il y avait sans doute, chez le président, une incompréhension de la réalité du terrain.
C'est un homme de grande qualité, E.Macron. J'ai une très grande admiration pour lui.
Il est sans doute coupé de ces réalités du terrain et de la façon dont on fait de la politique à l'ancienne. - A.-E.Lemoine: Il s'offre une parenthèse avec la réouverture, demain, de Notre-Dame, cette célébration qui va virer au sommet diplomatique.
Il y aura la présence, pas au 1er rang, de D.Trump et de V.Zelensky.
Les 2 hommes seront reçus à l'Elysée avant la cérémonie. - R.Bachelot: Ca va être une grande émotion, cette inauguration de Notre-Dame.
Je suis très heureuse d'y participer. J'ai vécu cela aux côtés du général J.-L.Georgelin.
Dieu sait si on s'est engueulés tous les deux pendant toutes ces années. On est arrivés quand même à s'entendre et à apporter chacun notre pierre. Cette cérémonie, il disait qu'il s'y voyait.
Il disait qu'il serait derrière un pilier. Je crois qu'il l'est. - A.-E.Lemoine: Merci, R.Bachelot.
Restez avec nous pour commenter le reste de l'actualité. ... - M.Bouhafsi: C'est l'histoire d'un drame qui a choqué l'Amérique.
Brian Thompson, le PDG de la plus grosse compagnie d'assurance santé du pays, a été abattu avant-hier, en pleine rue, alors qu'il quittait son hôtel vers 6h30. C'est la diffusion des images de l'assassinat, filmé par des caméras de surveillance en plein centre de Manhattan, qui a choqué les Américains. Depuis, les médias font le pied de grue sur le lieu du drame. - M.Bouhafsi: Le tueur a abattu Brian Thompson en lui tirant dans le dos.
Alors que le PDG se retournait, le tireur a de nouveau fait feu à plusieurs reprises. Ce qui a aussi choqué les Américains, c'est le calme du tueur, un homme présent depuis de longues minutes devant l'hôtel. Il attendait sa proie et n'a pas suscité la moindre suspicion. ... - M.Bouhafsi: Ce qui étonne aussi les médias américains, c'est le moment du drame.
Le meurtre eu lieu à Manhattan, sur l'une des allées les plus passantes de la ville. - Je regardais mon téléphone quand j'ai entendu des coups de feu. Quand j'ai levé les yeux, l'homme avait un pistolet.
Puis, je l'ai vu traverser la rue en courant. - Nous sommes choqués que quelqu'un soit tué en plein jour à New York. C'est perturbant. - M.Bouhafsi: Depuis quelques mois, D.Thompson a été confronté à de plus en plus d'assurés furieux après des remboursements de soins.
Selon sa femme, il avait déjà reçu des menaces dans le cadre de son travail. Elle et un des amis d'enfance de la victime se sont exprimés dans les médias américains. - M.Bouhafsi: Beaucoup plus malheureux.
Depuis la mort du chef d'entreprise, les publications violentes ont explosé sur les réseaux, la plupart célébrant ce drame. Certains vont même à appeler à l'assassinat d'autres grands patrons américains. sous les condoléances.
Près de 48 000 sous leur post étaient des émojis rire. La police a installé une chasse à l'homme pour quiconque aurait une information. - M.Bouhafsi: La police ne dispose que d'une image du tueur, celle-ci, juste avant le drame.
Il est tout sourire. Il a gardé son sang-froid et a même réussi à réarmer une arme enrayée. D'autres y voient l'action d'un tireur sans expérience. - M.Bouhafsi: B.Thompson était poursuivi depuis plusieurs mois.
Il y avait une enquête pour pratiques monopolistiques. Les dirigeants des plus grandes compagnies d'assurances ont pris des gardes du corps pour se protéger. - R.Bachelot: Comme quoi, il vaut mieux avoir un service public de santé de solidarité.
On voit à quoi aboutissent les processus libertariens qui s'installent dans les sociétés occidentales. C'est ça. - P.Lescure: On en vient à un sujet français qui va intéresser l'ancienne ministre de la Santé.
Lucas, 25 ans, mourait en 2023 d'une septicémie. Il avait agonisé plusieurs heures dans un couloir. Un rapport fait la lumière sur ce qui s'est passé.
C'est ce qu'attendait sa famille. En février dernier, la mère de Lucas s'était confiée. - Il se confiait à tout le monde qu'il avait du mal à respirer, mais personne ne faisait rien.
On lui disait qu'il fallait qu'il attende un médecin. Il souffrait énormément. Il avait les lèvres glacées.
A un moment donné, on s'est dit qu'il fallait le sortir de là. Les messages étaient de plus en plus dramatiques et il n'avait toujours pas vu de médecin après pratiquement 4 heures qu'il attendait aux urgences. Il est resté sur le brancard de son arrivée à sa mort. - P.Lescure: Selon le rapport, plusieurs dysfonctionnements ont engendré des retards et des difficultés de prise en charge.
Un 1er examen médical intervient près de 4 heures après le triage initial. Toutes les informations n'avaient pas été recueillies. Ce jour-là, les urgences avaient reçu 114 patients, contre une moyenne annuelle de 96.
Sur la conclusion, le rapport recommande de financer l'extension de ces services d'urgence. La recommandation est un peu large. Quand on dit d'augmenter le financement, on se dit que ça ne va pas se faire demain. - R.Bachelot: Il faut traiter ça par le fond.
Il faut restructurer d'un côté la médecine de ville...
La médecine de premier recours. Il faut traiter le problème de sous-médicalisation. Il semble y avoir eu une erreur médicale avérée.
Il faut que justice soit rendue, dans cette affaire. Ca arrive, hélas. - A.-E.Lemoine: C'est l'heure du 5/5 de L.Sénéchal.
L'UE signe l'accord de libre-échange avec le Mercosur. - L.Sénéchal: La présidente de la Commission européenne, U.von der Leyen, est en Uruguay.
Elle a signé cet accord avec l'Amérique du Sud. ... - L.Sénéchal: L'histoire n'est pas tout à fait finie.
Il faut que les Etats membres ratifient cet accord. "Cette signature n'engage que la Commission", réagit la ministre démissionnaire de l'Agriculture, A.Genevard.
La France est parvenue à convaincre certains de ses voisins, comme la Pologne et l'Italie, de la rejoindre dans son opposition. "Notre gouvernement a été renversé au pire moment", estime ce céréalier. - On joue un match de foot et il n'y a pas de gardien.
Il avait réussi à rallier la Pologne, l'Italie, l'Autriche...
Il y avait possibilité que ce soit reporté ou que ça bloque. C'est un énorme gâchis. On a les hommes, les compétences, les sols, les animaux, une sphère géniale...
La concurrence déloyale, on en revient toujours à ça. Il va falloir y mettre un terme. Je l'ai en travers. - L.Sénéchal: Les syndicats agricoles sont en pleine campagne électorale.
Ils multiplient les actions. Ce matin, les "bonnets jaunes" de la Coordination rurale ont investi le marché de Rungis. Le président de la FNSEA a choqué en affirmant qu'avec la censure, l'Etat était mort. ...
Cette censure annule les accords passés. C'est pour ça que les agriculteurs sont furieux. Ils ont vandalisé des permanences de députés qui ont voté cette censure.
Ils ont muré celle du député socialiste F.Hollande. R.Bachelot, ça va mal finir? - R.Bachelot: Les violences des syndicats agricoles, je les connais bien.
C'est une manière tout à fait classique du syndicalisme agricole. On comprend leur désarroi et le sentiment d'avoir été trahis. Ils ont été trahis par la Commission européenne.
Ils ont le sentiment qu'il y a un coup de force, même si les choses étaient annoncées. - L.Sénéchal: Ca faisait 5 ans que c'était en négociation. - R.Bachelot: Mais il y a une sorte de concomitance qui crée de la violence.
Aller murer la permanence d'un député, d'un représentant du peuple est absolument impossible et inexcusable. Il ne faut pas transiger là-dessus. - P.Cohen: Le secret est criminel, dans cette histoire.
Ce qui a été signé aujourd'hui, par la Commission européenne et par von der Leyen, on ne le connaît pas. On n'a pas le texte tel qu'il a été négocié par les gens de la Commission européenne. Il sera communiqué ensuite.
Il y a beaucoup de fantasmes. Ca a été énormément exagéré. On a fait peur aux agriculteurs français.
Les volumes sont très faibles. Je les ai cités ici: 66 000 t de viande de boeuf exemptées de droits de douane, 99 000 t à 7,5 %. Le reste, c'est plus de 70 %.
C'est 1 à 2 % de la production européenne. Mais on n'a ni le détail ni le contenu exact de l'accord. C'est un problème démocratique. - A.-E.Lemoine: Vous allez dire que la présidente de la Commission européenne est gonflée. - R.Bachelot: Oui.
C'est très maladroit. Elle pourrait le faire de façon plus pédagogique, moins rigide. C'est ça qui fait détester l'Europe sottement. - A.-E.Lemoine: La Cour suprême de Roumanie annule le 1er tour de la présidentielle pour ingérence. - L.Sénéchal: Le 2d tour était prévu ce week-end.
Ca fait des jours que les manifestants s'opposent au candidat arrivé en tête, un complotiste prorusse qui inquiétait une grande partie des Roumains. - L.Sénéchal: La Cour suprême de Roumanie doute de la validité du 1er tour de la présidentielle.
C'est sans précédent. La Cour suprême craint des ingérences russes via TikTok. Le candidat en tête au 1er tour a fait campagne, quasi exclusivement, sur le réseau TikTok.
L'ombre de la Russie pèse en Roumanie et en Géorgie, où les manifestations continuent nuit après nuit contre le pouvoir prorusse, accusé d'avoir volé les élections. - R.Bachelot: De toute façon, les ingérences russes dans les scrutins européens et américains sont connues.
Ils poursuivront, y compris dans les élections françaises. Il faut être extrêmement vigilants. Les Russes nous mènent la guerre. - A.-E.Lemoine: Aux Etats-Unis, D.Trump poursuit ses nominations. - L.Sénéchal: Il a reçu un trophée, celui du patriote de l'année.
Il a été remis par Fox Nation. C'est une branche du groupe Fox News, groupe ultraconservateur. C'est l'occasion pour D.Trump de fanfaronner en terrain conquis. ... - L.Sénéchal: Trump s'est aussi attribué ces derniers jours les mérites du niveau historique du bitcoin, la monnaie virtuelle qui est devenue une monnaie refuge.
Un bitcoin vaut désormais 100 000 dollars contre 70 000 au mois dernier au moment de sa victoire à l'élection. "De rien", écrit-il sur son réseau. Il a nommé un tsar des IA comme conseiller sur la question, D.Sacks, celui qui a fait fortune dans le bitcoin.
Il donnait des conseils aux gens en cas de poursuites judiciaires. - L.Sénéchal: Il suffit d'avoir des bitcoins. - R.Bachelot: On devrait peut-être lui demander de constituer le futur gouvernement français. - L.Sénéchal: D.Sacks a côtoyé un certain E.Musk.
Il a entamé les consultations. Il sera en charge de coupes drastiques dans le public. Le voici dans les couloirs du Sénat américain.
Il est avec son fils de 4 ans à peine sur les épaules. Il l'emmène partout. Il était sur ses genoux en pleine rencontre avec le président turc l'an dernier.
E.Musk a 12 enfants, dont une fille transgenre avec qui il a coupé les ponts. C'est son petit dernier...
Je vous ai écrit son nom imprononçable. Seul Musk sait comment on prononce le prénom de son fils. ... - P.Cohen: Ca fait bataille navale. - L.Sénéchal: C'est ça, le A-12.
C'est cet avion qui a contribué au prénom de son fils. Il faut bien le prononcer. Sinon, E.Musk ne comprend pas. - L.Sénéchal: Voilà.
Il faut le prononcer "XHA12". - R.Bachelot: Non.
Ce n'est pas ça. Il ne comprend pas, E.Musk. - A.-E.Lemoine: Quand une annulation de dernière minute à l'Opéra fait sortir de ses gonds une partie du public. - L.Sénéchal: Les billets pour l'Opéra Bastille à Paris vont de 27 à 70 euros.
Ca peut coûter cher. Là, on parle de la première du ballet "Paquita". - R.Bachelot: On m'avait prévenue à l'avance. - L.Sénéchal: L'étoile G.Diop devait danser.
Quand le public a découvert, sidéré, une fois installé, que la présentation était annulée en raison d'un arrêt travail du danseur, certains l'ont fait savoir. - A.-E.Lemoine: Mais vous étiez prévenue. - R.Bachelot: Comme j'ai mes réseaux, je savais qu'il valait mieux ne pas s'y rendre. - L.Sénéchal: C'était une journée de grève. - A.-E.Lemoine: Pourquoi ne pas avoir prévenu les spectateurs? - R.Bachelot: C'était compliqué de prévenir 2000 personnes.
Il faut bien qu'on ait quelques avantages, nous, les anciens ministres de la Culture! - A.-E.Lemoine: Ca vous a donné l'avantage de côtoyer certains sacrés monstres dans votre dernier ouvrage.
Emmanuel Macron