"Le procès d'une vie" : la pièce sur le droit à l'avortement revient au Festival Off d'Avignon
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Ma fille est enceinte, elle ne veut pas garder l'enfant. Oh, je suis Marie-Joseph !
C'est un crime, que dit par la loi ? Il faut aller réfléchir avant.
Déjà présente en 2025, la pièce Le procès d'une vie revient au Festival Off d'Avignon avec trois Molières et une envie de faire découvrir ou redécouvrir ce procès hors norme au plus grand nombre.
On est à l'été 71, Marie-Claire qui a 16 ans tombe enceinte et elle ne veut pas garder l'enfant bien que ce soit interdit par la loi. Alors, elle va solliciter l'aide de sa maman, qui elle-même va solliciter l'aide d'une amie, qui elle-même va solliciter l'aide d'une autre amie et enfin d'une faiseuse d'anges. Toutes ensemble vont aider Marie-Claire à avorter. À l'automne 72, les femmes se retrouvent toutes inculpées et Michel, la maman de Marie-Claire, va aller chercher de l'aide auprès de Gisèle Halimi. Cette grande avocate va orchestrer le procès de Bobigny.
Malgré une thématique lourde, les autrices ont voulu rendre la pièce accessible.
C'est un spectacle engagé et on voulait vraiment parler de ces thématiques-là. Et à la fois à l'intérieur, on a fait en sorte quand même d'écrire des personnalités, de personnages qui nous permettent d'avoir de l'air et d'accéder à ces thèmes de manière pas frontale. On ne voulait pas que ce soit agressif ou militant dans sa forme peut-être un peu dure parfois. On voulait surtout poser des questions, les mettre entre nous et le public et voir comment le public se saisissait de ça.
Un public au rendez-vous. Toutes les dates sont complètes au Théâtre des Gémeaux du 4 au 25 juillet. Les plus motivés peuvent tenter leur chance en cas de désistement ou se rendre à Paris au Théâtre du Splendide pour découvrir la pièce. Et surtout ne bouge pas.