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Podcast / conversationleparisien· 23 juillet 2026 17 minComplaisantPortrait personnelNumérique

[PODCAST] Addict aux paris sportifs pendant douze ans, Florian, 32 ans, raconte

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  • 13:52InvitéChiffre
    « Florian estime avoir perdu entre 70 000 et 100 000 euros en 12 ans. »
  • 14:08InvitéChiffre
    « Les paris sportifs, très peu de personnes gagnent leur vie avec. Quand je dis très peu, il me semble que c'est 1% à la stade, quelque chose comme ça. »

Temps de parole

  • Invité63 %
  • Invité 227 %
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Présentateur

Bonjour, c'est Clémentine Spiller et vous écoutez CodeSource, le podcast d'actualité du Parisien. Le 7 janvier dernier, le Parisien recueillait dans ses colonnes le témoignage de Florian Lefebvre, 32 ans, ancien addict au Paris sportif. Fan de foot et de l'Olympique lyonnais, il a commencé à parier à sa majorité avant d'être pris dans un engrenage qui touche de nombreux Français et particulièrement des jeunes de milieux modestes ou défavorisés. Pour CodeSource, notre reporter Judith Perret a tendu le micro à Florian le 14 juillet dernier dans les studios du Parisien.

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Invité

Je rencontre Florian Lefebvre dans les locaux du Parisien. Il a accepté de venir faire cet entretien un 14 juillet, seul jour de la semaine où il ne travaille pas. Florian a 32 ans, il est blond aux yeux bleus, il est né dans le Val-d'Oise et a grandi à Conflon-Saint-Honorin. Florian perd son père quand il a 10 ans. Je suis un adolescent un peu renfermé sur moi-même, qui doit avoir 2-3 amis grand maximum dans mon entourage. Au moment où il entre au lycée, Florian déménage à la campagne, avec sa mère, son frère et sa sœur. Et ça m'a un peu bouleversé parce que j'avais déjà pas beaucoup d'amis, je me suis retrouvé sans personne.

À cette époque-là, la vie, j'avais du mal à la voir dans le futur. J'ai été en seconde générale alors que je voulais pas faire ça du tout. On m'avait dit que c'était obligatoire par rapport à la zone où je déménageais, etc. Et du coup, au final, j'ai fait un trimestre. Puis après, je faisais de l'alternance dans la seconde générale. J'y allais une fois par semaine, etc. Donc pour me sociabiliser, c'était compliqué. J'ai rencontré une personne qui est devenue mon meilleur ami encore actuellement. Et c'est tout, en fait. Je voyais que lui ou personne d'autre, en fait. Florian s'évade de ce quotidien morne grâce au foot. Son équipe préférée, l'Olympique lyonnais.

Il regarde les matchs avec ses copains. Comme je suivais énormément le foot et que des fois, je faisais des petits pronostics avec eux, plusieurs personnes m'ont dit « Pourquoi tu t'essaierais pas de parier et gagner de l'argent ? » Florian attend sa majorité pour pouvoir parier. On est en 2011. Au tout début, j'ai commencé par les bureaux de tabac. Parce que je n'avais pas encore connaissance ou très peu des sites internet. Donc en fait, j'allais au bureau de tabac et je mettais... Souvent, c'était de l'espèce, directement en mise. C'était sur feuille et il fallait remplir des numéros, etc. L'équipe à domicile, l'équipe à extérieur ou le match nul.

Et c'est comme ça que je parie, effectivement. Quand vous pariez, qu'est-ce que vous ressentez ? Je ressens un bien-être, en fait. Je ne pense pas à la perte ou à la victoire à ce moment-là. Je ressens un bien-être et je me dis que je vais suivre le match et je serai à fond dedans. Que ça gagne ou que ça perde. C'était un peu mon passe-temps, étant donné que socialement, ce n'était pas top. A ce moment-là, Florian est alternant et il vit encore chez sa mère. Il ne paye ni loyer ni facture. Tout son salaire d'alternant passe dans les paris sportifs. Au départ, Florian parie seulement sur les matchs de l'Olympique lyonnais, son équipe favorite.

Mais au fil des mois, il se met à parier sur d'autres équipes. Il commence aussi à piocher dans l'héritage laissé par son père. Ce que je faisais, c'est qu'au début de mois, quand l'argent rentrait, si j'avais besoin de m'acheter quelque chose, par exemple un ordinateur ou une télé, c'était des grosses choses. Mais en gros, je réservais cet argent-là et je l'achetais tout de suite. Et puis en fait, tout le reste passait directement dans les paris sportifs. Florian a 20 ans. Il est intérimaire et gagne environ 1 400 euros par mois. Il commence à comprendre que ce goût pour les paris sportifs se transforme en addiction. Mais il vit encore chez sa mère.

Ce n'est donc pas grave s'il perd de l'argent. Florian ne s'inquiète pas. Au milieu des années 2010, Florian découvre les applis de paris sportifs qu'on peut installer directement sur son téléphone portable. L'une des plus populaires et la première à avoir lancé son appli en France, c'était BetClick. Le truc, c'est que mon club de cœur, l'Olympique Lyonnais, l'avait en gros sur son maillot à une période. Donc du coup, je me suis rabattu sur celle-là directement. Sauf qu'au début, je m'étais réglé un certain montant sur le site. De mémoire, à l'époque, j'avais mis 100 euros. 100 euros par semaine sur BetClick sur une seule appli. On va dire que ça passe.

Sauf que le problème, c'est que dès que j'avais atteint le plafond, je téléchargeais une autre appli pour refaire d'autres paris sur d'autres applis pour ne pas être bloqué. Qu'est-ce qui rend ces applications aussi addictives ? Elles sont belles, elles sont bien pensées. Les pubs sont très agressives. Et puis après, l'addiction, malheureusement, tout simplement, même si l'application n'était pas belle, si il y en a qui ne sont pas spécialement belles, j'y allais dessus aussi. Florian passe de plus en plus de temps sur les applis de paris sportifs. Le foot n'est plus le seul sport sur lequel il parie. Il y a désormais le hockey, le basket, le baseball.

Même s'il n'y connaît rien, les applis l'aident pour faire les mises. En 2019, Florian a 25 ans. Il déménage dans son premier appartement à Sergy. Il a trouvé un travail dans la grande distribution. Les finances, ça se passe bof, mais avec du recul, ce n'est pas le pire. Dans le sens où, comme je disais tout à l'heure, pour les achats que je faisais, quand je pariais, je les priorisais au tout début du mois. Je faisais la même chose avec mes loyers et mes factures. Je savais ce que j'avais à payer et mes prélèvements étaient arrivés le 2 du mois alors que mon salaire, je l'avais le 30. Un ou deux jours après. Au final, mes loyers sont toujours passés.

Je n'ai jamais eu de retard de loyer, de retard de facture d'électricité ou quoi que ce soit. Mais par contre, une fois que je savais que toutes mes factures étaient passées, là, j'y allais. Des fois, je gagnais. Du coup, ça me permettait de ne pas reprendre dans mon compte personnel. Du coup, ça retardait un peu l'échéance du « je n'ai plus d'argent sur le compte ». Sur les 5-6 derniers jours du mois, il y a des fois où je n'arrivais plus à m'acheter à manger parce que du coup, je ne pouvais plus utiliser ma carte bleue. Et je demandais de l'argent à ma mère ou à mon meilleur ami. Pas des grosses sommes, mais 50 euros par-ci, 50 euros par-là juste pour me dépanner.

Et effectivement aussi, je me suis dit « qu'est-ce que tu épargnes par mois ? Qu'est-ce que tu vas mettre pour plus tard ? » Si tu veux t'acheter une maison, si tu veux t'acheter quelque chose, en fait, qu'est-ce que tu as ? Et effectivement, plusieurs fois, je me suis dit « mais là, en fait, je sais que je joue beaucoup, je sais que j'ai un problème, mais je ne veux pas voir la réalité en face du « dans le futur, tu fais comment pour mettre de l'argent de côté ? » Après un an d'indépendance, Florian quitte le travail qu'il n'aime pas et retourne vivre chez sa mère. Il en profite pour essayer de se sevrer des paris sportifs.

Quand on me proposait quelque chose, je ne pouvais pas sortir parce que pas d'argent. Ma garde-robe commençait de plus en plus vieille. Je n'achetais plus rien. J'étais sur du vieux de 4, 5 ans, 6 ans. Et du jour au lendemain, j'ai dit « ok, je refais ma garde-robe, mais par contre, il faut que tu arrêtes de jouer parce que ça ne va pas être possible. » Et du coup, j'ai acheté pas mal de vêtements, etc. pour tout renouveler. Je me suis acheté aussi des objets que j'avais besoin dans le quotidien. Et à partir de là, je me suis dit « stop, ce n'est plus possible. » Parce que là, tu es en train de découvrir quelque chose que tu n'as jamais pu faire avant.

Donc acheter des choses pour te faire plaisir et parce que tu en as besoin. En fait, c'est bien. Ça fait du bien. Et à partir de ce moment-là, je me suis dit « il faut que j'arrête. » Trois mois après, j'ai acheté une voiture parce que ma voiture tombait en ruine. Celle que j'avais. Et j'ai pu m'acheter une voiture avec un crédit. C'est le premier crédit que j'ai pu faire de ma vie parce qu'avant, ils étaient tous rejetés. Donc en fait, dans ma période de sevrage, les banques ont vu qu'il n'y avait plus de problème. En tout cas, à ce moment-là, sur les paris sportifs. Et donc, ils ont pu me m'accorder un crédit.

Sauf que j'aurais préféré ne pas le faire dans le sens où j'aurais pu me mettre de l'argent de côté si je n'allais pas jouer au final. Florian rencontre aussi sa petite amie, Laura, via les réseaux sociaux en novembre 2022. Dès le début de la relation, il lui parle de son addiction aux paris sportifs. Je lui avouais tout de suite que j'avais un problème. C'est beaucoup livré ce jour-là à moi sur pas mal de choses. Et j'ai fait la même chose. Et je lui ai dit, par contre, j'ai un problème avec les paris sportifs. Je préfère te prévenir, c'est pas soigné. Enfin, je ne sais pas si on s'en sort tout à fait. Mais en tout cas, je fais en sorte de faire attention.

Mais Florian fait une première rechute quelques mois plus tard. Quand il y a eu la première, première, première grosse embrouille avec Madame, ce qui peut arriver, dans un couple où ça m'a fait beaucoup de peine. Et en fait, je me suis senti, à ce moment-là, assez seul. Et en fait, ça m'a rappelé à l'époque où j'étais seul, où j'avais juste mon meilleur ami à qui parler et puis c'est tout. Donc en fait, je pense que ça m'a rappelé pas mal de mauvais souvenirs. Et en fait, j'ai rechuté à ce moment-là. J'avais honte. J'avais honte parce que je m'étais promis, du coup, de ne pas retomber dedans.

Et quand je retombe dedans, en fait, ça faisait un an et demi que j'avais pu toucher au Paris Sportif. Donc j'étais content de moi. Sauf que quand je suis retombé dedans, en fait, j'étais déçu de moi, j'étais honteux. Et même vis-à-vis de ma compagne, parce qu'on s'est disputé, mais en ce moment, on ne s'est pas quitté à ce moment-là. En fait, j'avais honte. J'avais honte. Florian arrive à nouveau à se sevrer. Mais en février 2023, il connaît une deuxième rechute. Une rechute qui mène à une séparation entre Florian et sa compagne, mais il ne baisse pas les bras. Pour la première fois, il décide de parler ouvertement de son addiction.

À l'époque, j'avais fait deux vidéos sur TikTok, où je parlais en face caméra, et où je disais mon mal-être, etc. Il y a eu pas mal de gens qui ont commenté et liké les vidéos. En fait, j'ai eu besoin de parler, même si c'était à des gens que je ne connaissais pas, même si c'était à des gens que j'avais dans mon entourage, parce que sur mon TikTok, j'avais souvent que de mon entourage. Mais j'avais besoin de parler, de mettre aussi en garde des gens, parce que je pense que c'est mon rôle en tant qu'addict ou même ancien addict. À ce moment-là, je savais que j'étais encore dedans. Mais j'avais besoin de parler, et à ce moment-là, j'ai tout mis sur la table.

Et à partir de ce moment-là, j'ai dit que je n'y toucherai plus. J'avais des gens de mon entourage ou des amis qui me disaient que je ne savais pas ce qui t'arrivait, en fait, tu le cachais bien, qui commentaient ça dans la vidéo ou qui me l'envoyaient en privé. Et il y a des gens aussi que je ne connaissais pas, qui commentaient la vidéo en me disant « Bon courage, bonne continuation, continue à faire attention à toi, etc. » Beaucoup de bienveillance. Mais en fait, j'ai eu besoin de parler parce que je pense qu'à ce moment-là, je l'assumais totalement.

J'assumais que j'avais ruiné ma relation de couple, que ça m'avait fait du mal pendant quasiment 12 ans, et qu'il fallait absolument que je m'en sorte, et si ça passait par la parole, ça passe par la parole. Florian décide de se faire aider. Il appelle le numéro vert de Joueur Info Service, une plateforme nationale qui accompagne ceux qui rencontrent une accoutumance au pari sportif. Et je suis tombé sur quelqu'un au téléphone, j'ai parlé pendant peut-être une demi-heure, je lui ai expliqué mon problème, et que j'avais déjà été sevré pendant deux ans, que j'avais eu des rechutes, etc.

Et cette personne-là m'a dit « Vous avez fait déjà une grande partie de la démarche en arrêtant pendant deux ans, parce qu'il y a énormément de gens qui ne prennent pas leur téléphone pour nous appeler, qui ne font pas de sevrage d'eux-mêmes. Et en fait, là, vous avez fait les deux, vous nous avez appelés, et en plus, vous avez commencé un sevrage il y a deux ans. » Et elle m'a dit « Vous inquiétez pas, il ne faut pas avoir honte, mais vous aurez sans doute des rechutes. Ça arrivera, plus ou moins grosse, mais ça arrivera. Il ne faut pas en avoir honte, et il faut à chaque fois éviter de se morfondre pour pouvoir se relever, en fait.

Et du coup, elle m'a mis en relation avec un psy lié aux addictions sur les paris sportifs, etc. Et il y avait tellement d'attente qu'au final, je crois qu'il y avait deux ou trois mois d'attente, donc j'ai arrêté. Et du coup, voilà. Florian réussit à se sevrer pendant deux ans. Il emménage avec sa petite amie, et trouve un travail comme chef de rayon dans un supermarché. Mais en février 2025, Florian recommence à parier. Je le savais, que ça n'allait pas durer très longtemps, en fait. Que j'en avais besoin sur ce moment-là, parce que peut-être c'est vraiment une grosse baisse de tension. Mais je savais que ça n'allait pas repartir très longtemps, en fait.

Parce que j'avais besoin de mettre tout de suite, et puis après, ça fait du bien, entre guillemets. Florian décide aussi de contacter l'ANJ, l'autorité nationale du jeu. La démarche, c'est du coup d'aller sur un site internet, de rentrer ses coordonnées avec une pièce d'identité. Et via cette pièce d'identité, vous êtes bloqué des casinos français et des sites de paris sportifs français. Mais cette interdiction n'empêche pas Florian de faire une dernière rechute en avril 2026. Ça a duré encore moins longtemps, cette fois-ci. Mais par contre, j'ai eu besoin, pendant une nuit, de mettre pas mal. Ça a duré une nuit.

Et malheureusement, j'ai mis, je crois, cette nuit-là, 1500 euros d'un seul coup. Mais depuis, par contre, plus rien. Maintenant, comment est-ce que vous allez ? Oh, ça va. Ça va. Je n'ai pas eu un seul moment où je me suis dit, ça me manque. Je pense que vraiment, cette rechute, parce qu'elle n'a vraiment pas été longue. C'est une nuit, vraiment. Mais par contre, elle a été très puissante. En fait, le lendemain, j'étais dévasté d'avoir fait ça. Et là, pour l'instant, vraiment, ça va. Je n'ai pas envie de reparier. Pourtant, on est en pleine Coupe du Monde. Il y a des pubs pour les paris sportifs partout. Mais vraiment, pas de rechute, pas d'envie de rechuter ou quoi que ce soit.

Au moment où j'interviews Florian, la Coupe du Monde de football n'est pas terminée. Un événement qui peut être synonyme de tentation pour lui. Les publicités pour les paris sportifs sont partout. Internet, télévision, mais aussi sur les murs des stations de métro. C'est-à-dire qu'effectivement, à la mi-temps ou avant les matchs, on voit les pubs. Mais en fait, mon cerveau se déconnecte. Je sais qu'il y a la pub, mais je n'arrive pas à l'écouter. Je ne l'écoute pas. Là, on en parle. Et effectivement, à l'époque, je pouvais vous dire la pub, ce qu'elle disait, etc. Là, je ne pourrais pas vous dire ce que ça raconte dans la pub, ce qu'il se dit.

Parce que je pense que quand elle passe, mon cerveau se déconnecte. Et les pubs qu'il y a dans le métro ou quoi que ce soit, comme vous dites, pareil, je n'en vois pas. Peut-être parce que mon cerveau ne veut pas les voir aussi. Je ne sais pas comment l'expliquer, mais vraiment, en ce moment, il y a la coût du monde. Mais en fait, je n'ai vraiment pas envie des paris sportifs. Je suis dégoûté des paris sportifs. Alors peut-être que mon cerveau fait une sorte de déni sur tout ça. En tout, Florian estime avoir perdu entre 70 000 et 100 000 euros en 12 ans. Il a un conseil pour ceux qui seraient tentés de se faire de l'argent facile via les paris sportifs.

Les paris sportifs, très peu de personnes gagnent leur vie avec. Quand je dis très peu, il me semble que c'est 1% à la stade, quelque chose comme ça. Le reste, c'est les bookmakers qui s'enrichissent. Donc faites attention à vous et vraiment, pensez que quoi qu'il arrive, vous ne gagnerez pas votre vie avec les paris sportifs. Donc sortez-y rapidement.

14:27
Présentateur

Judith, Florian n'est absolument pas seule dans son cas. L'addiction aux paris sportifs, c'est un vrai phénomène de société, notamment chez les jeunes, c'est ça ? Oui, en particulier chez les jeunes hommes issus des classes populaires.

14:40
Invité

Ce sont, eux, la principale cible des plateformes de paris sportifs. C'est ce qu'a révélé une enquête d'Addiction France, publiée en septembre 2025. Si ce sont des jeunes issus des classes populaires qui sont la cible des campagnes de publicité, c'est parce que les paris sportifs sont perçus comme vecteurs de réussite sociale, un moyen de gagner de l'argent facilement. Les paris sportifs sont partout, les publicités ciblées quand on est sur Internet, dans le métro, mais aussi sur les maillots des joueurs de certains clubs de foot.

15:06
Présentateur

À l'heure où on enregistre, la Coupe du Monde vient de se terminer. Florian en parlait, les publicités étaient omniprésentes. Le 29 juin, l'Assemblée nationale a examiné une loi pour encadrer ces publicités. Explique-nous ça.

15:19
Invité

Cette proposition de loi veut renforcer l'encadrement des paris sportifs. Ça passe par plusieurs mesures, donc interdire leur promotion via les réseaux sociaux, notamment via les influenceurs. La proposition de loi veut aussi interdire aux célébrités de faire la promotion des paris sportifs. L'association Addiction France soutient cette proposition de loi, mais elle, elle veut aller encore plus loin, notamment en interdisant la publicité pour les paris sportifs près des établissements scolaires et dans les clubs de sport. La proposition de loi était étudiée en commission mixte paritaire. Elle sera réexaminée à l'Assemblée nationale à la fin du mois.

15:51
Présentateur

Merci à Florian Lefèvre de nous avoir livré son témoignage. Merci à Judith Perret qui l'a recueillie. Cet épisode de Code Source a été produit par Thibault Lambert, Clara Garnier-Amourou et Marin Guy en Verne et réalisé par Julien Moncou-Kiol. Code Source est le podcast d'actualité du Parisien. Vous pouvez vous y abonner sur les plateformes d'écoute et sur YouTube. Vous pouvez aussi écouter Crime Story, notre podcast hebdomadaire dédié aux affaires criminelles présenté par Claudia Prolongeau et Damien Delsenis.

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