Annick Billon : « Ça s’est apparenté à une commission d’enquête politique »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Anque Billon, vous êtes sénatrice centrice de Vendé. On va revenir sur tous ces sujets avec vous, mais d'abord on va regarder ensemble les unees de la presse régionale. D'abord la une du courrier de l'Ouest.
Le mercure s'affole, la Loire tire la langue. Conséquence des coups de chaud en répétition et de la sécheresse qui s'installe sur l'enjou, le niveau du fleuve a drastiquement baissé. La deuxième une, c'est celle des dernières nouvelles d'Alsace.
Sexisme et violence. La menace montante du masculinisme. Un jeune homme qui a reprojeté un attentat contre des filles de son lycée a été interpellé à Saint-Étienne dans la Loire.
Il se revendique d'une mouvance du masculinisme, idéologie misogyne, complotiste et réactionnaire qui suscite un engouement croissant sur internet. Et puis la dernière, c'est celle de la dépêche du midi. La carte de France des déserts médicaux.
Le grand sud n'est pas épargné par le fléo des déserts médicaux qui frappe 151 151 intercommunalités classées zones rouge par le gouvernement. À partir de septembre, des généralistes seront appelés à renforcer l'offre médicale sur ces territoires en souffrance. De quelle lune avez-vous envie de nous parler ?
Ben écoutez, normalement ça devrait être la météo. En général le matin, c'est plutôt de la météo qu'on parle et aujourd'hui on respire un peu mieux. On respire un peu mieux.
Vous avez passé la séance des questions d'actualité hier. au Sénat, je dois dire que c'était une une canicule caricaturale qui a été exposée dans l'hémicycle puisque bien entendu oui, il y a eu des écoles fermées, elles ont été 2000, ça représente à peine 3 % des établissements scolaires. Donc on ne peut pas généraliser, il ne faut pas généraliser.
Comme le disait la porte-parole du gouvernement, il y a des choses qui sont faites. plus elles sont faites en proximité, c'est-à-dire avec les collectivités, avec le préfet, avec les services de l'État dans les département, plus les choses sont efficaces. Donc oui, il faut s'adapter.
Forcément, on souffre de la chaleur. Il faut s'adapter, il faut s'adapter en fonction des publics. Et c'est pour ça que dans les épades, dans les écoles et bien on a besoin d'avoir des solutions adaptées à chaque territoire, à chaque établissement.
Mais l'État est à la hauteur selon vous ? Ben l'État est à la hauteur euh le le on peut l'État n'est pas responsable totalement de la météo. Oui, il y a le réchauffement climatique.
Oui, il faut anticiper. Oui, il y a des mesures. Est-ce qu'on va assez vite ?
Peut-être que non, effectivement. Mais on avance. C'est-à-dire que là derrière vous, j'ai le jardin du Luxembourg et bien il faut de plus en plus de verr dans les villes.
Les de nombreuses villes verdissent leur ville. Euh et donc la problématique, elle est différente selon les territoires. Il faut du bon sens aussi, c'est-à-dire que et bien donner les conseils, proposer de l'eau.
Ça va pas être dans l'immédiat les solutions parce que si on imagine qu'on va réussir à rendre tous les établissements scolaires totalement étanches à la chaleur, c'est pas possible. Donc il y a un risque canicule. Désormais, nous qui n'avions à ce jour assez peu la culture du risque, il faut qu'on ait cette culture du risque aussi pour la canicule comme on l'a eu pour les inondations.
Adapter les bâtiments, oui, subventionner, aider les gens qui habitent dans des passoirs thermiques pour qu'ils puissent adapter leur leur le leur logement. Moi, je pense évidemment aux plus vulnérables dans ces situations, c'est-à-dire aussi les plus précaires évidemment qui ont euh qui souvent habitent dans des passoirs thermiques, les personnes à la rue qui ne peuvent pas se protéger de ces températures absolument insupportables. Autre sujet, on l'a vu dans le journal, c'est la commission d'enquête Betaram sur les violences en milieu scolaire.
Elle a rendu son rapport hier. Il y a eu notamment un défaut d'action de François Baïou. C'est ce qu'au point de ce rapport.
Est-ce que selon vous le premier ministre va devoir s'expliquer ? Alors, il y a eu cette ce travail qui a été fait par l'Assemblée nationale. Lorsque à l'Assemblée nationale ou au Sénat, on mène des missions d'enquête, on mène des missions d'information, on fait un travail de fond.
L'idée c'est pas de se payer la tête d'un premier ministre ou de de quiconque. C'était une commission d'enquête politique selon vous. Ça ça s'est apparenté à certaines séquences effectivement à une une commission d'enquête politique.
L'objectif du député LFI c'était de se faire, si je peux me permettre ce terme, François Beou. Donc actuellement, ils ont enfin à ce jour, ils ont fait une cinquantaine de propositions. Il faut les regarder.
Tous les établissements peuvent être concernés. aujourd'hui euh pour avoir travaillé avec la délégation au droits des femmes et pour avoir étudié ces sujets au moment de ma loi sur l'inceste, sur le seuil de non consentement, euh on sa et avec la civilis également euh on sait que 160000 enfants sont concernés pour par des agressions sexuelles par an. Il faut qu'on réussisse à repérer, informer, accompagner ces enfants.
C'est pas le cas aujourd'hui. Alors forcément le repérage c'est comment ? Ben, c'est dans les écoles si on a suffisamment de médecine scolair et c'est pas le cas aujourd'hui.
Donc, mais il y avait aussi une forme d'institutionnalisation de ces violences dans certains établissements. Je je je peux pas me prononcer là-dessus. Je crois que c'est il y a il y avait des violences, il faut les reconnaître.
Il faut penser aux victimes. Il faut voir comment mieux les accompagner parce que maintenant qu'elles ont dénoncé, elles attendent des réponses. Il faut évidemment avancer sur cela.
Il faut de la réparation, de l'accompagnement. Moi, surtout, je pense aux victimes à ce moment-là. Une fois qu'on a rendu cette ce rapport à l'Assemblée nationale, évidemment, il y a 50 propositions qui s'en emparent.
Est-ce que c'est le gouvernement ? Est-ce que c'est ces députés qui déposent des textes de loi pour qu'on avance rapidement et qu'on s'en donne les moyens de lutter contre ces violences faites aux enfants et qu'on renforce les contrôles aussi. Les contrôles doivent être renforcés.
La loi doit être appliquée, le repérage doit être fait. Il propose aussi euh l'imprescriptibilité pour les crimes sexuels sur mineur. C'est un débat que qui revient de manière récurrente euh au niveau du Sénat et du Parlement en général.
Euh je dois dire que moi je à un moment euh si si on fait attention aux victimes, on peut comprendre euh si on comprend les victimes, si on écoute les victimes, on peut comprendre qu'elle demande cette imprescriptibilité. Alors oui, ça va être difficile de trouver euh des preuves. Oui, euh c'est les parfois les agresseurs seront décédés mais à un moment pour se reconstruire ces victimes, elles ont besoin qu'il y ait un coupable qui soit désigné.
Et donc peut-être qu'il y a aussi l'imprescriptibilité des crimes sexuels sur mineurs. Autre sujet, à partir d'aujourd'hui, les écrans sont officiellement interdit dans tous les lieux d'accueil d'enfants de moins de 3 ans. On va écouter ce qu'on disait hier la ministre Clara Chapaz lors de la séance de question d'actualité au Sén.
Le numérique, c'est formidable, mais l'impact sur la santé mentale, le développement, les troubles de l'attention, la sociabilité de nos enfants est un impact qu'il ne convient de ne plus ignorer et sur lequel nous avons décidé d'agir. Nous ne venons pas avec des mesures pour interdire mais bien pour protéger, pour redonner du temps aux enfants d'être simplement des enfants. Vous avez beaucoup travaillé sur ces questions he notamment de l'exposition des jeunes aux écrans.
Il était temps de les interdire dans les lieux d'accueil de la très petite enfance. Alors, c'est évidemment important de les interdire. Il faut savoir quand même qu'il y a 10 écrans par famille dans un foyer.
Donc, et que en réalité l'interdiction des écrans avant 3 ans globalement, elle est pas totalement respectée évidemment dans la sphère privée. Donc ça c'est un premier pas évidemment dans ces endroits qui accueillent des enfants, mais ça va pas être suffisant. On a besoin aussi euh lorsqu'on parle du numérique que euh l'obligation et donc les programmes d'éducation numérique soit une réalité dans tous les établissements scolaires pour protéger les enfants et pour protéger les enfants aussi puisque vous l'avez dit euh j'ai euh j'ai travaillé avec la délégation au moment où j'étais présidente de cette délégation sur l'industrie de la pornographie avec les conséquences graves que ça peut avoir sur la construction des enfants, sur leur capacité à avoir de la bienveillance savoir de l'emp avec des chiffres alarmants sur le nombre de jeunes enfants qui sont exposés à la à la pornographie, hein, de l'empathie.
On voit que on a pu constater au travers de ces travaux que plus un jeune était confronté à ses images, moins il développait de l'empathie envers ses ses ses son environnement, c'est les personnes qui l'entourent et qu'il fréquentent. Et donc euh quand quand euh on parle de d'accès aux images pornographiques, il est question de la moitié des enfants de moins de 12 ans qui aujourd'hui voi euh de manière indirecte, involontaire pardon ou volontaire des images pornographiques. Euh on arrive à à deux sur tr pour moins de 15 ans avec évidemment des conséquences très graves sur leur construction et sur le rapport aux autres et sur la vie sexuelle qu'ils vont imposer à leur partenaires lorsqu'ils auront une vie sexuelle.
Évidemment, on va parler de l'actualité du Sénat, le Sénat qui examine aujourd'hui un texte pour autoriser notamment les boulangers, les fleuristes à travailler le 1er mai. C'est un texte que vous avez coécrit. On va voir ce qu'il contient précisément avec Stéphane Dug qui nous rejoint. [Musique] Bonjour Stéphane.
Bonjour Orian. Bonjour Anque Billon. Bonjour et Stéphane, le texte pour autoriser le travail dans certains secteurs professionnels le 1er mai est donc examiné aujourd'hui au Sénatin.
Oui, vous l'avez dit Orian Billon, vous en êtes la la co-auteur. Vous l'avez déposé avec le président du groupe Hervé Marseille. C'était le 25 avril au moment où cinq boulangers de Vendé dans votre circonscription ont été relaxés après avoir reçu une amende pour avoir fait travailler leur salarié un 1er mai.
En 2024, 21 boulangers avaient reçu une amende pour des faits similaires dans toute la France. Pourquoi ont-ils été sanctionnés ? Alors parce qu'il y a un flou juridique sur la question depuis 1986.
Une disposition ministérielle leur permettait de faire travailler leur salariés le 1er mai sur sous certaines conditions. Mais cette règle a été rendue obsolète par la Cour de cassation en 2006. Le 1er mai n'est pas un jour férier comme les autres.
C'est la fête des travailleuses et des travailleurs. C'est le seul jour férier obligatoirement chamé pour les salariés. Mais la loi permet aujourd'hui une exception. ont le droit de travailler euh les salariés, les entreprises et des services qui en raison de la nature de leur activité ne peuvent interrompre le travail.
C'est ce qui est écrit dans le code du travail. Et qu'est-ce que la proposition de la centriste veut changer ? Alors, le texte veut préciser justement qui a le droit d'ouvrir le 1er mai et qui n'y a pas droit.
On parlait des boulangers qui se sont beaucoup mobilisés, mais ce ne sont pas les seuls. Les fleuristes aussi demandent à pouvoir ouvrir le 1er mai pour vendre du muguet. La proposition de loi veut donc compléter le code du travail et donner la possibilité à plus d'entreprises et de services de faire travailler leurs salariés sous réserve qu'il soient volontaire.
C'est un critère important. Je prends la liste que vous faites dans le texte à Nick Billon. Vous souhaitez autoriser l'ouverture des établissements assurant à titre principal la fabrication ou la préparation de produits alimentaires destinés à la consommation immédiate, mais aussi les établissements dont l'activité exclusive et la vente de produits alimentaires au détail.
En gros, ça concerne les boulangeries et les restaurants. Les établissements aussi dont l'activité répond à un besoin public lié à un usage traditionnel propre au 1er mais là c'est plutôt pour les fleuristes qui veulent vendre du muguet. Et dernière catégorie d'établissement, les établissements exerçant une activité culturelle.
Cette partie-là concerne les théâtres et les cinémas et votre texte à Nick Billon, précisons-le, a reçu le soutien du gouvernement. Mais le texte, il fait pas l'unanimité auprès des syndicats et des groupes de gauche du Sénat. Ça c'est le moins qu'on puisse dire.
Le texte avait été critiqué par Sophie Binet à la tête de la CGT. Au Sénat, les communistes, les écologistes et les socialistes ont déposé des amendements pour supprimer l'article unique de ce texte. Une sénatrice du groupe RDSE a également déposé un amendement similaire.
Il vous reproche, Anque Billon, de vous attaquer à un symbole des luttes ouvrières le 1er mai et de céder aux demandes du patronat. Anig, est-ce que vous n'avez pas peur de dévitaliser la portée symbolique du 1er mai avec ce texte qui répond à une demande des fédérations de boulangers et de fleuristes ? Alors, absolument pas.
Déjà rappeler que avec le président du groupe Union centriste Hervé Marseille, nous avons déposé ce texte et nous sommes extrêmement attachés à ce 1er mai, jour férier et chamé depuis 1946. Aujourd'hui, évidemment, nous souhaitons régulariser une situation qui euh tous ces personnes qui s'opposent aujourd'hui à ce texte n'ont jamais eu de problème, ne se sont jamais manifestés pendant 40 ans lorsqu'ils sont allés acheter leurs baquettes et leur bouquet de de Muguet le 1er mai. Ça ne leur a posé aucun problème.
Maintenant que depuis 1986 en réalité il y avait eu une décision une circulaire de Martin Aubri. Martin Aubri qui euh visait à euh laisser ouvert euh les euh les fleuristes, les boulangers. Et en réalité, c'est assez assez drôle entre guillemets parce que les artisans fleuristes et boulangers ne rigolent pas, mais euh elle spécifiait cette circulaire euh au moment où elle avait des responsabilités dans la direction du travail que les fleuristes, les boulangers pouvaient ouvrir le 1er mai.
Je ne crois pas que Martine Au soit une figure de la droite ou du centre. Donc déjà euh nous souhaitons euh évidemment protéger ce 1er mai, jour-férier, chas, mais par contre, nous souhaitons évidemment clarifier la situation parce que euh les boulangers et les fleuristes, c'est une activité très importante le 1er mai. Les boulangers parce que il y a 25 % en plus de leur chiffre d'affaires sur un jour férier normal pour le 1er mai.
Donc, il y a une forte demande. Et puis pour les fleuristes, c'est le 4e jour plus important de leur chiffre d'affaires. Ensuite, ne trouvez-vous pas totalement absurde de demander aujourd'hui à des fleuristes de fermer le 1er mai alors que c'est la vente du Muguet, alors que la vente du Muguet aussi est très encadrée ?
Alors moi, tous ces inspecteurs qui ont verbalisé en 2023, 2024, 2025 euh des boulangeries, ça aurait été peut-être aussi bien qu'il verbalise peut-être entre guillemets bien je ne crois pas, mais qu'il verbalise tous les vendeurs de Muguayet. qui ne sont pas réglementaires sur le domaine public. Pourquoi ?
Parce que la loi encadre aussi la vente de Miguet. Ça ne soit ça ne doit pas être du muget acheté dans des euh dans des chez des grossistes. Ce ne soit le muget ne doit ni emballé, ni accompagné d'une fleur, ni présenté sur une table et ni à proximité d'un fleuriste.
Je crois que pour avoir acheté du muget euh et une boulangerie et du pain ce jour-là, nous le voyons bien, c'est cette loi n'est pas respectée. Donc aujourd'hui, nous avons des artisans boulangers 35000 qui sont sous la menace d'une fermeture par une interprétation parce que jusqu'alors ça a pas posé de problème. Donc nous ce qu'on souhaite c'est uniquement clarifier la situation des boulangers, des fleuristes et des professionnels que vous avez cité pour qu'enfin il puisse exercer une situation qui ne posait de problème à personne jusqu'à l'heure.
Donc véritablement sécurisé pour que l'année prochaine il n'y ait pas de de verbalisation de sanction pour ces artisans qui ne font que leur travail. Le texte, vous allez l'examiner ce matin au Sénat. Vous vous comptez déposer un amendement pour préciser en tout cas un petit peu plus la notion de volontariat qui est importante parce que le salari doit être volontaire pour travailler le 1er mai.
Pour vous, il faut qu'il le formalise par écrit. Est-ce que comment comment on peut être certain qu'il ne va pas être contraint par son employeur de travailler le 1er mai ? Écoutez là question de droit du travail.
À partir du moment où c'est écrit dans la loi, la loi s'applique. Donc moi, je j'ai pas de raison de me dire que la loi n'est pas respectée. Il faut savoir aussi que pour les salariés, le mois de mai, c'est aussi le moyen d'avoir parfois 300 400 € de plus sur une feuille de paye, ce qui est pas négligeable.
Donc euh pour moi, c'est c'est évidemment sur la base du volontariat. Nous avons voulu le rappeler, le sacraliser avec le président Marseille. Et donc pour moi c'est pas un sujet, c'est le 1er mai et férier chaudé.
C'est dérogatoire pour quelques professionnels et évidemment sur la base du volontariat avec cette journée payée double. Les écologist Oui. Les écologistes interrogaient sur l'ouverture d'établissement culturel.
Pourquoi les avoir ajoutés dans ce texte ? parce que la culture fait partie de la vitalité des territoires et que aujourd'hui les cinémas, les théâtres sont ouverts. Donc moi j'ai j'ai je souhaite que la culture prospère, que tout le monde ait accès à la culture et l'ouverture ce jour-là, c'est aussi permettre à des gens qui ne travaillent pas, parce que c'est un jour férier chamé auquel on est attaché, de pouvoir euh accéder à la culture.
Vous pensez que ce texte ira au bout de la navette parlementaire ? Est-ce qu'il passera notamment l'étape de l'Assemblée nationale ? Ben écoutez, aujourd'hui va passer l'étape de du Sénat.
L'étape de l'Assemblée nationale, comme pour tous les textes actuellement, est une étape difficile euh parfois euh qui ne suit pas des logiques euh très compréhensible. Donc euh l'objectif bien entendu pour avoir déposé ce texte qui est largement cigné hein, près de 150 signataires sénateurs et sénatrices, et bien c'est évidemment de le faire prospérer très rapidement avec l'aide du gouvernement qui est favorable à ce texte pour que le 1er mai 2026 et bien il n'y ait pas de verbalisation. En 2025, il y a eu 22 verbalisations et je vois je rappelle quand même que c'est 750 € pour un boulanger qui fait travailler un salarié ce jour-là comme amende et c'est 1500 si c'est un apprenti.
Donc ça représente des sommes considérables. Donc j'espère qu'on aura réglé véritablement le problème avant le 1er mai 2026 et que les boulangers et les fleuristes pourront faire leur travail dans de bonnes conditions sans sans risquer une amende, sans risquer une verbalisation, sans risquer d'être convoqué pour être jugé. Merci Stéphane.
À tout à l'heure. À tout à l'heure. On parlera du du débat sur la situation proche et au Moyen-Orient qui a eu lieu hier soir au Sénat et ce sera à suivre dans le club dans une demi-heure.
On va voir l'actualité dans nos régions maintenant Billon avec nos partenaires de la presse régionale. On va à Clermontferrand où on retrouve Julien Bonne foi. Bonjour Julien, merci beaucoup d'être avec nous.
Chef de l'actu pour le groupe Centrefance. Julien, ce matin, vous nous parlez d'un fléo qui gangraine nos villes, les rodé urbains et les runes sauvages. Oui, Oriane, tout à fait.
À sa rang dans le Loiré, c'est le maire lui-même, Mathieu Galois qui en a été victime. En mars dernier, il a été percuté par un motard en plein rodéo. Quelques semaines plus tard, c'est sa propre fille qui a été impliquée dans un autre accident.
Alors, avec six autres élus de la métropole d'Orléon, il a tiré la sonnette d'alarme dans une lettre adressée à la préfète. Leur constat est sans appel à ses élus. Les moyens locaux sont insuffisants. 8 agents de la police municipale pour une ville de près de 17000 habitants.
Et bien c'est peu face à un phénomène aussi mobile, aussi dangereux d'après les élus. Et ce n'est pas qu'un problème Orléané. Ou Clermontferron aussi en 2021 une femme de 81 ans a perdu la vie.
Elle a été percutée par un motard qui faisait une roue arrière et le 17 juin dernier, un autre motard a heurté un tramoué avant de prendre la fuite. Les accidents et bien ils s'enchaînent. Les riverins n'en peuvent plus.
Alors oui, c'est ce que rappelle notre dossier. Des mesures existent caméra de surveillance, boîte mail de signalement, opération de police. En 2024, plus de 44000 opérations ont été menées en France avec près de 4000 interpellations.
Et depuis le mois de mai dernier, vous le savez, les forces de l'ordre peuvent même engager des poursuites partout sur le territoire, mais suffisant, pas sûr, car au mieux on déplace le problème. C'est en tout cas ce que disent les les élus. Et ce qu'il demande ses élus, c'est une réponse à la hauteur.
Plus de moyens, plus de coordination et surtout une vraie stratégie nationale. À Nick Billon, une question. Ses élus locaux comme à Saran, vous l'entendez, dénoncent un manque de moyens pour lutter contre les rodéos urbains et autres runes.
Qu'est-ce que peut faire l'État pour mieux soutenir les communes et notamment les plus petites ? Bonjour monsieur. Merci euh de mettre en lumière ce problème qui effectivement selon le préfet de police de Paris augmente ce phénomène augmente de 25 % d'année en année.
Je voudrais quand même souligner que euh selon les informations que j'ai euh ces rodéo urbains concernent essentiellement majoritairement des jeunes entre 15 et 17 ans euh qui pratiquent ce type de rodéo. Donc là, je pense qu'il y a un sujet véritablement sur la parentalité et la la question de que font ces enfants à ce moment-là alors qu'ils mettent leur vie en danger, ils mettent la vie d'autrui également en danger. Donc ça veut dire quoi ?
Responsabilisation des parents, sanction pour les parents. Sanction, je ne sais pas, mais il y a forcément un problème dans la parentalité, il faut le résoudre. Ensuite, en 2018, on a voté une loi euh qui visait à renforcer la lutte contre les rodéos urbains.
Euh elle, cette loi permet euh des verbalisations, des retraites de véhicules, euh des retraits de point et euh également euh donc un an d'emprisonnement, parfois jusqu'à 15000 € d'amende. Moi ce que ce qu'on ce que ce que je constate pardon aujourd'hui, c'est que clairement il y a assez peu de retrait de véhicules. Déjà sur 18000 faits en 2022, il y avait eu que uniquement 3000 retraits de véhicules.
Donc probablement qu'il s'agit d'un manque d'effectif sur le terrain. Et peut-être s'agit-il aussi d'une justice qui ne va pas au bout des peines qu'elle pourrait prononcer. Donc moi, j'ai un je propose évidemment euh qu'on fasse attention à que font ces enfants dans la rue à cette heure-ci pour faire des Rodé urbains. 15 17 ans, ça me paraît extrêmement jeune.
Ensuite, évidemment l'application de la loi et des sanctions fortes immédiatement dès qu'il y a dès qu'il y a ce type d'événement des sanctions qui permettront évidemment d'éviter à d'autres peut-être de se lancer dans ces rodéos. Donc c'est un problème récurrent. Je dois dire que la Véle épargnée pour le moment par ces euh phénomènes.
Euh ça ne fait pas l'actualité en vendé, mais on le voit bien, toutes les villes, même les villes de moyenne euh taille euh sont concernées désormais. Julien ? Oui.
Depuis le mois de mai, madame la sénatrice, les forces de l'ordre au-delà de la région parisienne ont le droit de de de chasser pour chasser ces ces auteurs d'infraction et droits arrière essentiellement. Vous pensez que c'est c'est bien pour la sécurité publique, que ça peut permettre de résoudre le problème ou ou de l'aggraver justement puisqu'on en a beaucoup beaucoup discuté ? Alors euh évidemment les poursuites de ce type de de véhicules sont dangereuses et ben est en en danger évidemment les personnes qui poursuivent, les personnes poursuivies et les personnes qui se trouvent autour.
Moi, je je je suis persuadée que le problème il est à la base. Le problème il est un problème d'éducation à la base. C'est-à-dire qu'on peut pas laisser ses enfants dans la rue.
Alors, il n'y a pas que des mineurs évidemment, mais qu'il faut sanctionner. Et pour sanctionner, ben il faut attraper. C'est-à-dire que évidemment si vous n'arrêtez pas les auteurs, vous ne pourrez pas sanctionner.
Donc il y a la nécessité absolument de euh arrêter, sanctionner et que la justice applique euh les dispositif que nous avons voté en 2018 parce que sinon on n'y arrivera pas. Moi, je veux des sanctions fortes euh pour ces auteurs euh qui mettent la vie leur vie en danger, la vie euh des participants, mais euh l'is des des forces de sécurité qui tentent de les interpeller et l'avis des spectateurs, on l'a vu récemment. Merci beaucoup.
Merci Julien bonne fois d'avoir été avec nous la une de la République du centre. On regarde comment stopper les rodéos. C'est à la une de votre journal.
Merci beaucoup Julien bonne fois d'avoir été avec nous et merci Nic Billon de nous avoir accompagné pendant cette première demi-heure l'examen de votre texte pour autoriser le travail le 1er mai. C'est à suivre aujourd'hui au Sénat et on va tout de suite accueillir nos deux prochains invités. C'est Laurent Berger et Benoît Basin qui nous rejoignent. [Musique]
Annick Billon