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interviewPS - Parti socialiste· 27 février 2026 10 min

"Les ukrainiens défendent ce que nous partageons avec eux, cette guerre se joue aussi chez nous."

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Olivier Fort, vous êtes à Kief. Bonsoir. Bonsoir.

Est-ce que vous souhaitez Olivier Fort là où vous êtes, que la France aide davantage ? On va voir plus tard dans l'émission les images des bombardements récents des dernières heures encore à à Zaporidja ou à à Odessa. Est-ce que la France peut faire plus ?

La France, l'Europe peuvent faire plus et il y a aujourd'hui un prêt de 90 milliards d'euros qui est envisagé par l'Union européenne et ce sont les amis de monsieur Poutine en Europe, monsieur Roban, madame Mélonie qui aujourd'hui, monsieur Roban principalement en l'occurrence qui bloque ce prêt et évidemment il y a possibilité pour faire davantage pour faire mieux et c'est ce que demandent évidemment les Ukrainiens que nous avons rencontré ici qui savent que nous sommes à leur côté mais qui craignent aussi pour leur sécurité et on peut les comprendre. Il faut comprendre que ce qui se vit ici au quotidien, on a on s'est habitué, ça fait 4 ans que la guerre a commencé et on a presque oublier qu'il y avait une guerre en Ukraine. Mais ici, tous les soirs, ils vivent avec cette application qu'ils ont dans leur poche, sur leur téléphone qui leur indique les alertes et c'est parfois toute la nuit des bombardements même sur la ville de Kiev qui est pourtant une ville plutôt moins sollicitée que les villes qui sont placées à l'est dans le Dombas ou Crimé.

Et donc il y a là une forme de à la fois de lassitude et en même temps un orgueil, une envie de vivre et une on dit une résilience, je sais pas si c'est le mot juste mais en tout cas c'est une détermination à résister et à continuer à porter le combat face à l'envahisseur russe. Mais ce que j'observe aussi, c'est que malheureusement en Europe et singulièrement en France, j'ai vu le sondage qui est paru dimanche dernier et qui fait apparaître pour la première fois une baisse de soutien. Et je le regrette parce que ce qui se passe ici, ce n'est pas simplement la défense de frontières, c'est la défense de valeur démocratique, les droits humains, la façon une façon de vivre et cette façonlà c'est la nôtre.

Et ce qu'ils défendent, ce n'est pas simplement leur intégrité territoriale, c'est aussi ce que nous avons en commun avec eux. Et ce drapeau européen qui est si souvent conspué en France, malheureusement par les souverainistes, et bien ici, il est en fait le drapeau de l'espoir, le drapeau de la liberté et c'est ce drapeau là qu'il faut défendre. Olivier Fort, si le parlement doit voter après 4 mois, par exemple, si la des troupes françaises sont envoyées au sol en Ukraine pour réassurance après cesser le feu, est-ce que vous voterez en faveur de ces troupes ?

Bien sûr, j'ai soutenu ce que le président de la République a engagé, cootaires qui permettrait alors dans l'hypothèse où un cesser le feu serait enfin signé à ce que des forces qui viennent de l'ensemble de l'Europe, du Canada, de la Grande-Bretagne et bien puissent venir sécuriser et garantir leur sécurité aux Ukrainiens, ce qui me paraît être la moindre des choses et une façon aussi de garantir la paix parce que ce n'est pas la première fois que Poutine prendrait des engagements, il l'a fait après le mérome de Budapest. Il l'a fait, je rappelle qu'à l'époque, l'Ukraine a accepté de rendre toutes ces armes, c'était une grande puissance nucléaire, même une des plus grandes puissances nucléaires au monde. Et elle a accepté de rendre son arsenal à la Russie en échange de la protection de sa sécurité, de la garantie de ses frontières.

Et puis ensuite, il y a eu la guerre en Crimé et maintenant il y a cette guerre qui dure depuis 4 ans qui est une une reproduction, une une réédition euh de des des trahisons de Vladimir Poutine. Et donc c'est la raison pour laquelle effectivement il faut garantir la paix et pas simplement se limiter à quelques ou satisfaction prématuré dans l'hypothèse où Poutine accepterait enfin de signer un cesser le feu ou un traité de paix. Les gauches sont à sont à Kief mais elles sont pas tout à fait du même avis.

Elles sont même divisées. Monsieur Glusman, vous savez qu'il a une vision très différente de la de celle de Lfi. Lui dit la situation actuelle avec Jean-Luc Mélenchon qui a Tauro raison dit "On ne fera pas la guerre russe à une position beaucoup moins allante face à la Russie.

Monsieur Gluxman dit il faut couper les ponts avec les filles. Le pensez-vous ? Écoutez Darius Rogemin franchement on est là en pleine guerre en Ukraine et je ne veux pas rentrer dans ces polémiques.

Chacun connaît nos divergences, elles sont profondes notamment sur les questions européennes et internationales. Je vous l'ai dit, je suis un européen convaincu et je suis au côté des Ukrainiens depuis le début. Là, on est au cœur d'un sujet très important.

Vous savez combien ça compte pour les Ukrainiens les aider ou non être plus ou moins face à il y a il y a un passif de la gauche évidemment. Vous êtes dans un pays qui a vécu sous la beute communiste. Euh la gauche une image un peu partagée.

C'est vous qui avez gouverné les socialistes avec les communistes, avec les communistes prooviétiques qui écrasaient sous leur bottes les Donc il faut clarifier aujourd'hui est-ce que vous vous distinguez complètement de la position du concernant l'Ukraine ? [rires] Je souris parce que la réalité c'est que effectivement François Mitteran avait des ministres commises dans son gouvernement. Mais est-ce qu'à un seul moment vous avez en mémoire un président Mitéran qui aurait cédé à l'Union Soviétique, qui aurait à ce moment-là du mauvais côté et considérer que il fallait avoir une politique pros-ovétique ?

Jamais ça n'est arrivé. Et donc arrêtons de nous faire peur avec rien. Il y a un moment où il faut quand même regarder les menaces telles qu'elles existent.

Il y a une menace qui est une menace aujourd'hui une menace russe en Ukraine. Il y a aujourd'hui en France une menace des soutiens des proxis de Poutine que sont les agents de l'extrême droite. Je prends cela à Marine Le Pen à Jordan Bardella, à Sarak Nafo, ERC Zemour.

Je rappelle que Remour évoqué le fait que par vous interrompre Olivier Fort vous parlez Olivier puisque vous parlez des proxis si vous permettez si vous parlez des proxy monsieur le cornu dans cette même émission hein traiter de proxy à taureau a raison certains estiment que c'est de la diffamation mais traiter de proxy à la fois et les filles et le RN le pensez-vous ? Non je ne le pense pas. Je pense que Jean-Luc Mélenchon s'est beaucoup trompé sur la Russie de Poutine.

Il s'est beaucoup trompé sur son absence de volonté de s'engager dans une guerre avec l'Ukraine. Quelques jours encore avant que la guerre ne démarre, il était de ceux qui prétendaient que jamais la Russie n'envahirait l'Ukraine. Il a été démenti par les faits.

Mais depuis, je n'ai pas le souvenir qu'il est refus enfin qu'il est lui-même considéré qu'il y avait agresseur et agressé sur le même plan. rappelle que pour le programme du Nouveau Front populaire que nous avons signé ensemble, nous lui avons fait signer noir sur blanc le fait que il y avait un agresseur, la Russie, un agressé qui était l'Ukraine. Donc ça ne veut pas dire que je sois d'accord avec lui.

Je vois bien que la tentation pacifiste parfois l'emporte tout le reste, mais je ne veux pas non plus mettre un trait égal entre d'un côté la gauche radicale qui peut se tromper dans ses dans son dans son campisme mais qui n'est pas la même menace aujourd'hui que l'extrême droite qui est aux portes du pouvoir et qui malheureusement se considère euh comme enfin rappelez-vous de Marianne Le Pen allant chercher l'onction de Vladimir Poutine puis allant chercher l'onction de Trump. Dans les deux cas, elle s'est toujours comportée comme celle qu'elle est, c'est-à-dire une femme d'extrême droite qui plébiscite les régime autorita et qui n'a pas beaucoup de compassion pour les peuples qui luttent pour leur liberté. Au total, tout ce qui s'est passé ces derniers jours, ces différences sur l'Ukraine, l'affaire Quentin de Ran, le fait que des gens de la jeune garne n ai été de cette façon appliquée au total, est-ce que ça vous fait revoir ce soir votre lien avec les filles ou pas du tout ?

Mais de quel lien parlez-vous ? Je ne sais pas quoi vous parlez parce que quand j'ai besoin communier fort vous avez fond commun à l'extrême droite. C'est vrai.

C'est vrai. Oui, mais enfin vous pourrez aussi noter que quand il a fallu négocier, y compris qu'un gouvernement qui n'est pas le mien, qui est un gouvernement de droite et qu'il fallait le faire parce qu'il fallait donner un budget à la France, je l'ai fait sans l'ombre d'une hésitation. C'est vous dire à quel point en fait le lien dont vous me parlez est un lien qui existe face à l'extrême droite mais qui ne nous soumet pas aux insoumis et qui ne nous classe pas parmi celles et ceux qui aujourd'hui se rangent du côté de la gauche radicale.

Je suis parfaitement sur mes deux jambes. Je sais où je vais, je sais pourquoi je le fais et je n'ai besoin de personne pour me guider. Et donc euh euh cette polémique qui dure maintenant depuis plus d'une semaine sur Quentin Duran, alors même que la justice n'a pas été rendue.

Moi ce que je sais c'est que ce que je défends ici par exemple en Ukraine, c'est l'état de droit. L'état de droit c'est accepter l'idée que on ne se rend pas justice soi-même, ce qui condamne la violence en politique, mais ce qui condamne aussi ceux qui préjugent dans les médias qui font comme si ils avaient déjà le résultat de l'enquête, comme s'ils savaient exactement quelles étaient les implications de chacun. Donc si nous voulons défendre l'état de droit, il faut le défendre non pas de manière intermittente mais le défendre à chaque occasion.

Cela vaut aussi bien pour l'extrême droite qui n'a pas encore été jugé définitivement pour le procès qui est aujourd'hui en appel de Marine Le Pen. Cela vaut aussi pour les filles. Je ne sais pas quelle est son application.

Ce que je sais et ce que j'ai condamné personnellement, c'est le fait que on ne peut pas en permanence de ceux qui ont exprime s'exprime avec une forme de violence verbale qui peut conduire parfois à légitimer aussi la violence physique. C'est ce que je condamne et c'est pour la raison pour laquelle j'ai demandé à LFI, sans grand chance d'être entendu, qu'ils fassent leur examen de conscience et qu'ils acceptent enfin de considérer que la la houliganisation de la vie politique, ça ne conduit nulle part. Ça ne conduit malheureusement qu'à des drames comme ceux que nous avons connu à Lyon.

Olivier Fort, merci beaucoup d'avoir été avec nous en direct de Kief. Merci beaucoup et à vous. Bonne soir.

"Les ukrainiens défendent ce que nous partageons avec eux, cette guerre se joue aussi chez nous." — Olivier Faure · Pourquijevote