Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewEurope 1 (sur YouTube)· 11 novembre 2025 20 minComplaisantMixteDéfenseSécuritéEurope & internationalInstitutions & élections

Terrorisme : "La menace est permanente et lourde" (Catherine Vautrin)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Comment avez-vous appréhendé la décision de la cour d'appel de Paris concernant Nicolas Sarkozy ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Quel est le carburant de la menace terroriste aujourd'hui ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Faut-il serrer des mains ensanglantées pour des besoins de réal politique ?

  • 15:00FerméeRéponse directe

    Préparez-vous les Français à une guerre d'ici 5 ans ?

  • 20:00OuverteRéponse directe

    L'Allemagne va-t-elle prendre la main sur notre industrie de défense ?

  • 25:00OuverteRéponse directe

    Quel risque pour votre ministère et nos armées sans budget dans les temps ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:00Catherine VautrinFait
    « la menace, elle est permanente, elle est lourde »
  • 10:00Catherine VautrinFait
    « Sentinelle, c'est la réponse de la France après les attentats 2015 »
  • 25:00Catherine VautrinChiffre
    « mon budget représente 57 milliards d'euros »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

La grande interview sur ces news et et européen mon invité en ce 11 novembre est ministre des armées et des anciens combattants dans un contexte international particulièrement instable et menaçant 10 ans aussi après les attentats, les terribles attentats du 13 novembre 2015. Bonjour et bienvenue Catherine Votrein. Bonjour Fou.

Merci de votre présence ce matin. Beaucoup de sujets à vous soumettre. Et avant d'évoquer toute cette semaine de commémoration et la menace qui nous fait face, revenons sur la remise en liberté de l'ancien chef de l'État Nicolas SarkoZi, décidé hier par la cour d'appel de Paris.

Je rappelle que vous êtes issu de l'UMP également, vous avez été membre, vous êtes membre des républicains. Comment avez-vous appréhend une telle décision hier ? Alors, j'ai été membre des républicains, je ne le suis plus.

Euh, d'abord, je remarque que Nicolas Sarkozy a bien sûr exécuté toutes les obligations qui étaient les siennes avec courage. Je ne commenterai pas de décision de justice, mais à titre personnel évidemment euh je suis contente pour lui qu'il puisse continuer à effectuer la peine qui est la sienne dans de nouvelles conditions. Soulagé, certains ont estimé que ces 3 semaines de prison auront été en 3 semaines d'humiliation.

C'est le cas. C'est en tout cas une véritable épreuve. Alors que dans 48 heures, madame la ministre, nous commémorons les les 10 ans des attentats du 13 novembre 2015, l'affaire autour de Salah Abdessam scandalise.

Véritablement choque tous les Français. Il a donc été, je le rappelle, en possession d'une clé USB avec des vidéos du groupe État Islamique. Son ex-compagne était coué et mise en examen pour un possible projet d'attentat terroriste.

Nous parlons quand même de l'homme qui est responsable de 130 morts et de son ex-compagne. C'est un scandale. C'est à tout le moins une faillite très concrètement.

Alors, une faillite, reconnaissons ensemble que d'une partitiaire a fait le travail qui était le sien et je souhaite le souligner en mettant en avant la la mise à disposition à Salam et ça je crois que c'est important de cette fameuse clé. Deuxièmement, la justice fait son travail aujourd'hui, ce qui veut dire que nos services sont totalement mobilisés. Voilà pour le ver moier plein.

Et je crois que c'est non, mais c'est là-dessus qu'il faut qu'on avance. C'est-à-dire qu'il faut se dire que la menace, elle est permanente, elle est lourde et que la France bien sûr, mais pas que la France d'ailleurs, que les dirigeants de la planète ont un sujet qui est celui du terrorisme et que nous devons travailler sur le sujet. Donc très concrètement en France, ça s'articule sur du renseignement intérieur, du renseignement extérieur et puis aussi sur la le il faut le dire le positionnement de nos militaires aussi bien dans des opérations comme Chamal que sur des opérations comme Sentinell.

Nous en allons en parler. Euh vous parlez Catherine Votrein d'une menace terroriste importante, constante et lourde sur notre sol. Quel est son carburant aujourd'hui ?

Autrefois, c'était ou c'est peut-être toujours la Syrie et et le groupe État islamique qui était l'État islamique, le Khalifat. Est-ce qu'aujourd'hui c'est davantage l'antisémitisme et et Gaza qui sont le carburant de cette menace ? Alors, je crois qu'il y a plus il n'y a pas qu'un seul carburant.

Malheureusement, on le voit très bien puisque vous avez vous venez de citer la situation internationale, mais on sait très bien que en Syrie nous avons des forces qui se reconstituent. C'est un premier élément. Si vous regardez la zone Sahel, nous savons que là aussi nous avons des sujets.

Il suffit de regarder la situation de Bamco au moment où nous nous parlons. C'est un point extrêmement important. Et puis euh globalement, on pourrait dire que l'Afrique est malheureusement un théâtre sur lequel la menace islamique est absolument forte avec encore aujourd'hui une présence très importante d'islamistes.

Et si je continue, nous ne pouvons pas oublier notre territoire national avec une radicalisation d'un certain nombre d'individus plus ou moins isolés. Et ce qui peut aussi nous frapper, je crois que c'est important qu'on se le dise, c'est aussi une population très jeune puisque ce que l'on sait c'est que un certain nombre de mineurs ont été euh arrêtés sur des sujets liés au terrorisme et je le répète des mineurs qui donc seraient très perméables à ces à ces idéalogies. Donc vous voyez combien on a effectivement plusieurs faisceaux dont l'importance de la mobilisation du pays.

Et quelle est votre plus grande crainte aujourd'hui et celle des autorités et des renseignements ? Ce sont des attentats ciblés, un attentat d'ampleur, des attaques isolées. Je pense que l'ensemble doit être regardé et c'est d'ailleurs le travail qui a été, vous le savez, en matière de sécurité intérieure, je voudrais saluer le travail qui est fait par mon collègue Laurent Dunise et ce qui est fait évidemment par la direction générale de la sécurité intérieure qui travaille en complémentarité bien évidemment avec les services de la DGSE.

Mais je voudrais également souligner le travail fait par nos militaires. Il faut pas oublier que Sentinelle qui qui nous paraît vivre être là au quotidien, Sentinelle, c'est la réponse de la France après les attentats 2015. Sentinelle à 10 ans.

Sentinelle au moment où nous nous parlons, ce sont 10000 personnes, 10000 professionnels potentiellement mobilisables, 7000 qui le sont, 3000 de plus en temps de crise. Donc c'est dire si c'est un effort important de l'armée française. Je citais Cham.

Cham, ce sont 1000 soldats au moment où nous nous parlons. Alors le Levent, la Syrie, le président syrien Catherine Vrin, Ahmed Alara a été reçu hier euh à la Maison Blanche par Donald Trump, Emmanuel Macron aussi, il l'avait reçu, rencontré à l'Élysée, rappelant qu'il était auparavant, j'ai dit été mais la question reste en suspendji y compris au moment où les attentats du 13 novembre 2015 ont été formés en Syrie. Est-ce que Catherine Vrin, pour les besoins de la réale politique, il faut serrer des mains ensanglantées, y compris avec le sang des Français ?

Et comme vous le savez que la difficulté pour les dirigeants quel qu'ils soient est d'organiser au mieux la sécurité de nos pays qui nécessite de discuter. Ce n'est pas parce que vous recevez, vous travaillez avec quelqu'un que vous recevez forcément votre meilleur ami. Ne confondons pas des relations qui se font en raison de position de telle ou telle personne et évidemment des relations de partenariat et d'amitié.

Nous sommes là. Vous venez d'employer vous-même le mot de réal politique. Bon, d'abord un euh j'oserais dire que Donald Trump reçoit qu'il veut, c'est pas à moi d'en juger.

Mais ce qui est certain, c'est que nous avons une obligation de travailler à l'échelle mondiale parce que comme on vient de le démontrer en échangeant pendant ces quelques minutes, malheureusement les conséquences aujourd'hui de l'instabilité mondiale peuvent être partout y compris sur nos intérêts nationaux. Il y a des symboles Catherine Votin en ce 11 novembre, nous commmémorons aussi les les 107 ans de de l'armistice. Emmanuel Macron a entre guillemets profité de cette date, cette occasion pour recevoir celui qui a été présenté par l'Élysée, je cite, comme le président de l'État de Palestine.

Un état de Palestine pas encore défini et Mamouabas, reconnaissons-le, qui n'a plus beaucoup d'autorités si ce n'est aucune sur les territoires palestiniens. Quel symbole voulez-vous envoyer en ce jour ? Non, mais je crois que si vous voulez, nous ne sommes pas là pour être à longueur de temps dans le symbole.

Nous sommes là pour essayer de construire notamment sur ce territoire une approche qui soit une approche de paix qui est un élément extrêmement important et qui nécessite d'échanger avec l'ensemble de celles et ceux concernés par laquelle il est le président de l'État de Palestine de fait sans élection nouvelles. Je ne vous ai pas dit qu'il était le président de l'État de Palestine. Je vous ai dit et je répète que il est nécessaire de travailler avec l'ensemble de celles et ceux qui sont concernés par les difficultés rencontrées sur ces territoires.

Vous êtes ministre des des armées françaises dans un contexte de très grande tension, dans un contexte d'instabilité forte. Vous avez récemment affirmé que l'Europe, je cite hein, je vous cite, doit se préparer un conflit de haute intensité d'ici 2030 et que votre responsabilité et de nous y préparer. D'abord, vous confirmez Catherine Vin que vous préparez ensemble les Français à une guerre donc avec une puissance nucléaire d'ici d'ici 5 ans.

Les mots ont un sens. Et donc je confirme que le chef des armées, c'est le président de la République, que la ministre des armées et des anciens combattants a comme responsabilité que l'armée française soit entraînée, préparée parce que c'est son métier. Ensuite, à quoi ?

À une guerre de guerre préparé à toute menace à répondre à répondre à toute menace qui concernerait notre territoire. Nous voyons bien que nous sommes dans une situation internationale très tendue et comme le dit très bien le président de la République, pour être respecté, il faut être craint. Pour être craint, il faut être de tous les pays, n'est-ce pas ?

Et pour être crain, il faut être crédible complètement. Et pour être crédible, vous devez avoir une armée équipée, une armée entraînée. Et ça c'est le sens de ce que je fais avec bien évidemment le chef d'étatmajor des armées et l'ensemble des équipes.

Et et on l'espère, c'est tout à fait normal, mais s'il y avait si on se projetait d'ici 5 ans, ce serait un conflit de haute intensité. Avec quelle puissance ? Mais à ce stade, je ne suis pas là pour faire peur aux Français en disant attention, tel jour, telle heure, ce qui est certain.

Aujourd'hui, nous sommes le 11 novembre. Nous voyons bien comment il y a un siècle notre pays a dû faire face à une situation et la difficulté qui est celle de d'être en capacité de répondre aux menace. Et donc logiquement, nous travaillons à se préparer.

N'oublions pas que nous avons vécu madame la misère à une guerre. avec avec des avec des soldats. Laiss laissez-moi laissez-moi revenir sur un sujet majeur.

Pendant pratiquement une petite dizaine d'années, nous avons assisté à un moment où nous avons vécu avec les dividendes de la paix. L'Europe s'est désarmée au jour alors qu'ailleurs dans le monde, on s'armait. N'oubliez pas non plus que les États-Unis qu'on a longtemps pris comme étant ceux qui de toute manière viendraient nous aider si nous avions un besoin.

Les États-Unis sont les premiers à dire. Mon homologue qui lui a le titre de secrétaire d'État à la guerre dit et je l'ai vu à l'OTAN le 15 octobre dernier. Ces mots furent l'Europe doit assurer sa sécurité.

Si l'Europe doit assurer sa sécurité, évidemment la France veut, elle doit pas elle veut assurer sa sécurité, elle doit donc se préparer à toute menace. Je vous pose la question directement Catherine Vra certains dans l'opposition vous enfin vous accusent estiment vous soupçonnent de faire une diversion non pas vous mais pour masquer en fait ce que certains qualifient d'incurerie de de l'Europe de dire qu'il y a un conflit à nos portes demain d'ici 5 ans. Ben, vous savez très bien et on le voit, ce qui est absolument important à ce stade, c'est que le fait que la Russie est attaquée un pays souverain qui s'appelle l'Ukraine qui est à nos portes génère de la part de l'Europe évidemment une notion de préparation et c'est bien la raison pour laquelle nous sommes actuellement sur le flanc est tout à fait impliqué.

La France est nation cadre pour l'OTAN en Roumanie au moment où je vous parle. Et ça c'est bien l'aspect finalement Europe de l'OTAN avec une organisation qui permet effectivement de nous préparer de nous entraîner parce que c'est un sujet majeur. Par c'est un sujet majeur évidemment et on sait qu'il y a un sujet depuis toujours au niveau des munitions des armées françaises mais rappelons quand même en ce jour que nous sommes une puissance nucléaire.

D'ailleurs, peut-être pour ceux qui nous regardent et nous écoutent ce matin, notre comment dire notre arsenal, le nombre d'ogives nucléaires, le nombre de euh les sous-marins nucléaire lanceur d'ent. Est-ce qu'on peut préciser combien nous en avons ? Non, c'est totalement secret et donc je ne donnerai évidemment a 290 ogives madame chiffre.

Je ne vous donnerai pas le nombre de têtes. Ce sont des choses qui sont parfait, parfaitement secret. Donc je ne vous donnerai pas le nombre de têtes.

Ce que je peux vous dire c'est qu'effectivement notre pays s'équipe. Notre pays s'équipe sur l'ensemble du spectre parce que quand on regarde ce que l'on retire comme expérience par exemple de l'Ukraine, on voit que nous devons être équipés dans tous les domaines, c'est-à-dire les drones, les drones, la lutte antidrone bien évidemment, mais aussi l'infanterie, mais aussi l'aviation. Donc et c'est tout le sens de ce qui a été fait par le président de la République dès 2017, amplifié par le Premier ministre Sébastien Lecnu avec la loi de programmation militaire et le projet que je porte maintenant qui est celui de l'actualisation annoncée par le président de la République le 13 juillet dernier à l'hôtel de Brienne.

Pourquoi ? Parce que nous voyons bien que égard à l'état de la menace, il faut aller plus loin. Je parlais juste des sous-marins nucléaires lanceur d'ent ce n'est pas sucré défense.

Nous avons le téméraire, nous avons le vigilant. Tout à fait. Et nous continuons à travailler.

Combien combien nous en avons ? Nous en avons aujourd'hui, nous avons à la fois les lanceurs d'engin, nous avons également euh les autres sous-marins. Donc nous avons nous en avons quatre.

Nous en avons six. Et bon, nous avons d'une part des sous-marins, nous avons parallèlement à ça des travaux qui sont menés sur une évolution de nos sous-marins. Donc, mais il n'y a pas que les sous-marins, il y a tout le travail qui est fait avec l'aviation, avec le rafale.

Nous avons donc une palette qui permet de répondre à l'ensemble de nos sujets. Et ben justement, je voulais y venir Catherine VotreP, c'est l'un de vos grands chantiers. C'est aussi l'avion de de combat européen connu sous la chronium scaf qui vise en réalité à à concurrencer en tous les cas à rivaliser avec le F35 américain.

Alors dites-nous ce qui se passe parce que en regardant la presse allemande et vous allez vous rendre à Berlin ce vendredi, l'Allemagne risque de prendre la main sur notre défense, sur notre industrie de défense. la crainte en tous les cas de Dasso qu'il a clairement exprimé et certains et bien craignent que par idéologie européiste, là je parle de l'opposition hein, et bien on mette en danger nos intérêts de défense. Permettez-moi de vous dire que l'Allemagne ne va pas prendre la main sur notre industrie de défense que la France a un savoir-faire en matière de défense avec des champions.

Vous avez cité d'assauto, je peux vous citer Talis si je vais prendre un deuxième exemple qui notamment en matière de radar est un leader comme les d'assaut sur l'aviation et le rafale est aujourd'hui un de nos fleurons. Pour répondre très précisément à la question qui est la vôtre, quand on parle du scaf, nous parlons de deux choses. Nous parlons d'abord d'un porteur qui est un avion et ensuite nous parlons d'un procédé qui s'appelle un cloud qui permet de travailler ensemble dans le cadre d'une menace.

Donc le sujet aujourd'hui avec l'Allemagne est un sujet autour du porteur. La question vous avez ce qui n'est pas rien dans tout la vie en reconnaissance vous avez sur le sujet Scaf trois pays. Au départ en 2017 vous avez l'Allemagne la France c'est rajouté dans un deuxième temps l'Espagne et donc nous sommes en train de travailler actuellement alors il y a trois piliers dans la mise en place de cet avion et nous sommes en train de déterminer les caractéristiques de cet avion.

La France a trois objectifs extrêmement importants. Le premier, c'est un délai. Nous voulons que cet avion soit opérationnel en 2040.

Le deuxième sujet, c'est ce que le poids de cet avion 15 tonnes. Pourquoi ? Pour pouvoir appter sur nos frégates.

Troisème élément, nous voulons que cet avion soit exportable. Pourquoi ? Parce que vous le savez l'un des fleurons de l'exportation de l'habilité des Français c'est précisément rajoute un 4è point madame la ministre c'est l'aspect politique quand même on peut pas l'ignorer.

Berlin est en train de prendre la main sans vous êtes nous affirmer ce matin que l'Allemagne est un partenaire fiable en matière de défense attendez non mais entre être un partenaire fiable d'une part et prendre la main les mots ont un sens. Permettez-moi de vous rappeler que l'Allemagne aujourd'hui n'a pas l'industrie. Quand vous parlez du F35, vous parlez d'un avion américain.

Il n'y a pas aujourd'hui en Allemagne de capacité à fabriquer un avion. Vous m'accorderez que on fait pas un avion du jour au lendemain qui a un peu de savoir-faire. Et donc tout notre sujet c'est effectivement de travailler avec les Allemands pour voir les usages de ce porteur et de regarder comment nous pouvons avancer. et vous ne m'avez pas enfin pour vous l'Allemagne n'est pas forcément un partenaire fiable en je n'ai jamais employé ce terme de fiable c'est vous qui l'employez et je vous le laisse.

Moi je dis que nous travaillons avec les Allemands et que aujourd'hui la question elle est de continuer. Vous l'avez dit vous-même je serai pas plus tard que vendredi à Berlin. Le président de la Rap pas du tout pour échanger.

Le président de la République travaille régulièrement avec le chancelier merz. Nous sommes encore, ce sont des sujets qui par définition nécessitent que l'on trouve les voies et les moyens. C'est majeur pourquoi ?

Parce que d'abord euh notre pays est est connaî une instabilité politique qui est réelle. Donc ça ne doit pas jouer aussi dans ces négociations en en notre faveur. D'Assut menace, Airbus pousse ses pions et Berlin malgré tout.

Euh, rappelez-vous quand même quel est quand on parle d'Airbus, Airbus est un leader européen et poussion mais Airbus quitte à faire sortir d'assaut du feu. On en est pas là aujourd'hui. Celui qui a la référence en matière de construction, c'est évidemment c'est évidemment d'assaut derrière quand vous regardez les autres solutions, je vais vous donner un point extrêmement concret.

À ce stade, il n'y a pas d'autres réponse en matière de moteur. Moi, je sais pas. Donc d'assaut ne pourra pas ne pourra jamais sortir de ce projet.

Je ne vous ai pas dit ça. Je vous dis simplement non, je vous dis simplement que aujourd'hui une autre alternative pose la question d'un moteur. Un moteur qui le fait, quelle souveraineté ?

Ce sont des questions un peu sophistiqué, un peu comp mais en fait pourquoi je j'explique à nos auditeurs et et téléspectateurs qui le comprennent parfaitement. La véritable question derrière tout ça, c'est comment concilier les intérêts et souverainetés des États européens ? Ça c'est majeur, vous savez, on va se dire, je partage complètement ce qu'on est en train de se dire, je vais être très concrète avec vous.

C'est ce qu'on appelle dans ces horribles acronymes la Bitd qui est la base industrielle de défense. C'est mon souci de tous les matins. En France, c'est 4000 entreprises.

Donc vous imaginez bien que moi, c'est majeur pour moi que d'Asso reste le leader qu'il est. Airbus a des usines en France, donc je vais pas jouer les uns contre les autres. Moi mon objectif, c'est que l'ensemble sur nos ter, je suis une élu de territoire, vous le savez.

Moi sur moné et je suis à l'est donc c'est probablement l'endroit où il y en a pas autant qu'ailleurs parce que à une époque il y a un siècle c'était pas là qu'on mettait les industrie stratégique. Il en reste pas moins vrai que si vous regardez honnêtement ce sont 220000 emplois en France donc autant vous dire que c'est un sujet majeur et derrière et notamment quand je suis assise à l'OTAN sujet c'est un quelle retombé pour les industries françaises de quelle retombé pour les industries européennes parce que c'est ça le sujet en face vous avez les Américains par exemple et bien moi plus on fait travailler l'industrie française et l'industrie européenne mieux je me porte alors je ne sais pas si quand vous êtes assise à l'OTAN on vous parle de la situation politique française mais sans doute qu'on s'inquiète les différents partenaires s'inquiètent cette instabilité et donc du budget de la France. Catherine Vrin, s'il n'y a pas concrètement de budget dans les temps, quel risque pour pour vous, pour votre ministère surtout et pour nos armées ?

C'est extrêmement clair. Je vous l'ai dit tout à l'heure, mon budget représente 57 milliards d'euros. Sur ces 57 milliards d'euros, il y a à peu près 30 milliards de commandes.

Donc c'est vous dire si c'est un enjeu absolument majeur. Vous pouvez plus commander s'il y a pas de budget. Bah je fais pas, je fais pas de cavalerie.

Si je peux pas payer par définition, je commande pas. Donc tout s'arrête. C'est quand même assez mais c'est la réalité.

L'année dernière, vous vous souvenez ce qui s'est passé, il y a pas eu de budget. Ça veut dire qu'on a pris 3 mois de retard mais avec une loi spéciale. Non mais la loi de qu'est-ce que c'est la loi spéciale ?

C'est le montant des recettes divisé par 12. Comme là, j'ai une augmentation de 13 % et donc de je vous l'ai dit tout à l'heure 6 milliards 7 par définition, je ne peux rester que sur ce qui était budgetté en 25 alors que normalement j'ai 6 milliards 7 de plus. Donc pas de budget, pas d'augmentation.

Ça veut dire oui des commandes mais moins de commandes. Bon, on a évoqué beaucoup de sujets compliqués et inquiétants. Peut-être une note d'espoir en ce 11 novembre et c'est aussi important que la mémoire se perpétue la transmission.

Vous êtes aussi la ministre des des anciens combattants. Je vous laisse conclure avec un un mot finalement à nos citoyens. D'abord, merci à vous.

D'abord, les anciens combattants nous obligent parce que c'est à eux que nous devons le pays dans lequel nous vivons. Je porte le bleuet ce matin comme vous. Le bleuet a été créé il y a 100 ans.

C'est un hommage aux victimes, à leur famille et je crois que leurs souvenirs nous oblige et que notre responsabilité, c'est d'être digne de ce qu'ils ont fait pour le pays. Merci Catherine Votrein, merci d'avoir été notre invité en ce jour particulier. Bonne journée, à bientôt.

Merci à vous. M.