Bonjour chez vous ! du 26 mai 2026
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 43 %Attaque 11 %Défensif 18 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 76 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 7:30OuverteRéponse directe
Le gouvernement va-t-il aider plus spécifiquement les Outre-mer face à la hausse des prix ?
- 7:50OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il faut en faire plus pour les particuliers ?
- 9:40OuverteRéponse directe
Est-ce qu'en commençant ces travaux, vous vous attendiez à découvrir de telles pratiques ?
- 10:30OuverteRéponse directe
Quelles sont les conclusions de cette commission d'enquête ?
- 12:50RelanceRéponse directe
Est-ce que vous dites que la guerre des prix est causée par la grande distribution ?
- 15:50OuverteRéponse directe
Est-ce que les agriculteurs sont les grands perdants de ces négociations commerciales ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:28PrésentateurChiffre
« Notre sondage au Doxa révèle une chute d'Edouard Philippe, talonnée désormais par Jean-Luc Mélenchon qui n'a jamais été donnée au CEO à 11 mois d'un premier tour. »
- 10:42InvitéFait
« Ce rapport pointe, je cite, des déséquilibres structurels dans la formation des prix en France. »
- 11:12InvitéChiffre
« Il existe en France 400 000 exploitations agricoles, 23 000 entreprises industrielles. Et face à cela, trois grandes centrales d'achat européennes. »
- 11:30Locuteur non identifiéFait
« Ça veut dire que ceux qui fabriquent les produits, ceux qui cultivent et qui fabriquent les produits, ceux qui prennent tous les risques, ne captent en réalité que 20% de la valeur. »
- 11:56Locuteur non identifiéChiffre
« C'était 20% oriane il y a cinq ans. »
- 12:10InvitéFait
« La commission a constaté que les distributeurs employaient volontiers des méthodes de négociation assises sur la menace, l'intimidation et la contrainte. »
- 14:01InvitéChiffre
« Aujourd'hui, vous l'avez dit, nous avons trois grands groupes, Concordis pour Carrefour Super U, Horaritel pour Intermarché, Casino Auchan et Leclerc, qui à eux trois monopolisent pratiquement 90% du marché. »
- 15:17InvitéChiffre
« Nous avons 400 000 agriculteurs qui sont dans des situations de détresse au quotidien. »
- 15:27InvitéFait
« Le crash de l'industrie agroalimentaire française. »
- 17:46Locuteur non identifiéChiffre
« 6 œufs, en règle générale, sont vendus autour de 3,85 euros, 3,90 euros en grande surface. Eh bien, la marge est de 48% pour la grande distribution contre 20 pour les éleveurs. »
- 18:01Locuteur non identifiéChiffre
« On est au-delà des 80% pour la grande distribution. »
- 19:31InvitéPromesse
« Il faut de la plus de contractualisation. Et je dirais même, tout au long de la chaîne, entre le producteur, le transformateur, le transformateur et le distributeur. »
- 21:39InvitéFait
« Les produits commercialisés en France doivent respecter le droit français. »
- 32:33PrésentateurChiffre
« La loi Taubira, elle a 25 ans, la loi qui reconnaît l'esclavage comme crime contre l'humanité. »
- 33:58Locuteur non identifiéFait
« Des descendants d'esclaves pour dire qu'ils étaient descendants d'esclaves qui se sont interrogés encore eux-mêmes sur leur histoire, sur leur nom, sur leur filiation. »
- 35:19PrésentateurFait
« Emmanuel Macron l'a évoqué jeudi soir, cette nécessité de réparation. »
- 35:56PrésentateurFait
« on a besoin de reconnaissance d'abord, on a besoin de poser des mots, on a besoin de sentir que l'État aussi prend sa part de responsabilité »
- 36:35PrésentateurFait
« ça figure dans la Taubira et ça figure également dans la proposition qui serait examinée jeudi »
- 37:06PrésentateurFait
« La France qui s'est abstenue sur la reconnaissance de l'esclavage comme plus grave crime contre l'humanité »
- 39:11PrésentateurFait
« Vous avez des Calédoniens nés sur le territoire qui ne connaissent que la Calédonie comme foyer qui ont travaillé, qui ont leurs racines, qui ont fondé leur famille parfois, qui n'avaient pas droit de vote aux élections provinciales »
- 40:54PrésentateurFait
« Un territoire français sous surveillance, c'est Mayotte qui accueille des migrants de l'Afrique des Grands Lacs »
- 42:10PrésentateurChiffre
« 90% des reconduites d'étrangers illégaux en Outre-mer, c'est Mayotte. La moitié des reconduites chiffre national, c'est Mayotte »
- 44:32PrésentateurChiffre
« près de 800 millions d'euros dévolus à Mayotte pour la reconstruction cette année ont été sanctuarisés pour Mayotte »
- 45:27PrésentateurPromesse
« C'est une promesse que nous avons faite aux Mahorais »
- 46:32PrésentateurChiffre
« Tout ce qui a été annoncé, les 300 millions d'euros suivi des 700 millions d'euros pour les gros rouleurs, les transporteurs, pour le secteur du BTP notamment, pour ceux qui travaillent et qui ont des revenus modestes, tout ça s'applique bien sûr à nos compatriotes ultramarins »
- 46:57PrésentateurChiffre
« dispositif supplémentaire, 20 centimes par litre pour aider les Guyanais pour essayer effectivement de compenser cette hausse du prix du carburant »
- 47:37PrésentateurChiffre
« Edouard Philippe est à 17, Jean-Luc Mélenchon à 16 »
- 1:09:05Locuteur non identifiéChiffre
« entre tous les réseaux sociaux des principaux ténors de la France Insoumise, c'est 94 millions de vues en une dizaine de jours »
- 1:11:40Locuteur non identifiéChiffre
« aujourd'hui, ils sont 75% »
- 1:12:18Locuteur non identifiéChiffre
« il y a 7 Français sur 10 qui le rejettent »
- 1:17:45Locuteur non identifiéChiffre
« il n'y a plus qu'un électeur sur deux d'Emmanuel Macron en 2022 qui souhaiterait voter Philippe en 2027 »
- 1:17:50Locuteur non identifiéChiffre
« il avait gagné huit points de code d'adhésion après les élections municipales »
- 1:17:57Locuteur non identifiéChiffre
« il en a reperdu six en deux mois, deux ce mois-ci, quatre le mois dernier »
- 1:25:19PrésentateurChiffre
« Jordan Bardella reste numéro 1 et il prend des points »
- 1:26:06PrésentateurChiffre
« Sébastien Lecornu perd 2 points, il est à 31% »
Temps de parole
- Présentateur62 %
- Locuteur non identifié13 %
- Locuteur non identifié 211 %
- Locuteur non identifié 34 %
- Invité3 %
- Locuteur non identifié 42 %
- Locuteur non identifié 52 %
≈ 0,1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Public Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous. Bonjour à tous, je suis très heureuse de vous retrouver en ce mardi 26 mai. Comme tous les jours, nous allons faire le tour de l'actualité au plus près de chez vous. Voici le programme. Le second tour de la présidentielle se jouera-t-il entre Jean-Luc Mélenchon et le Rassemblement National. Notre sondage au Doxa révèle une chute d'Edouard Philippe, talonnée désormais par Jean-Luc Mélenchon qui n'a jamais été donnée au CEO à 11 mois d'un premier tour.
Un coup d'à-coup de Philippe Mélenchon derrière un RN, toujours largement en tête, détail et analyse de notre baromètre dans une heure avec Nathalie Moret et Erwann Lestro en Doxa. Dans une demi-heure, nous recevrons la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou. Une égalité sociale vit chère face à la hausse des prix. Le gouvernement va-t-il aider, plus spécifiquement les Outre-mer ? Nous lui poserons la question. Menaces, intimidations, pratiques prédatrices, c'est un rapport accablant qu'a dévoilé le Sénat sur les marges commerciales de la grande distribution.
Il documente un rapport de force déséquilibré entre les grandes anciennes, d'un côté les industriels et agriculteurs de l'autre, victimes impuissantes. Un rapport et 24 préconisations, mais les moyens de les mettre en œuvre sont-ils limités ? Ce rapport peut-il rééquilibrer les relations ? La présidente de la commission d'enquête, la sénatrice centriste, Anne-Catherine Noisier, notre invitée. Bonjour. A la une de nos régions, le nombre de secours en montagne est de plus en plus important et leurs coûts augmentent. Débat cet après-midi au Sénat sur le sujet. Faut-il une meilleure organisation ? Faut-il faire payer les imprudences ? Nous irons dans les Pyrénées-Orientales.
Voilà pour le programme. Nous sommes ensemble pendant une heure et demie. Bonjour chez vous. Et d'abord le journal avec Quentin Calmet. Bonjour Quentin.
Bonjour Auriane. Bonjour à tous.
À la une de ce mardi 26 mai, on a chaud. Hier, c'était la journée la plus chaude jamais enregistrée dans le pays pour un mois de mai.
Effectivement Auriane, un record de température a été enregistré hier pour un mois de mai à l'échelle de la France.
Météo France qui prévoit une journée d'aujourd'hui encore plus chaude. Huit départements de l'ouest de la France, le Finistère, le Morbihan, la Manche, l'Île-et-Vilaine, le Maine-et-Loire, la Mayenne, la Vendée et la Loire-Atlantique ont été placés en vigilance orange canicule par Météo France. Avec cette question, jusqu'à quand cet épisode de Forte Chaleur ? Écoutez ce prévisionniste météo.
Cet épisode de chaleur précoce va durer a priori jusqu'au week-end, jusqu'à samedi, puisque même s'il y aura un léger rafraîchissement en milieu de semaine sensible un peu sur la région du Nord, il ne touchera pas les régions du Sud, au contraire, où ça va sans doute se renforcer en cours de semaine pour ce qui concerne la chaleur. Et même les régions centrales, ce n'est pas sûr qu'elles soient vraiment concernées par ce rafraîchissement. Donc ça veut dire que le temps va rester à l'échelle nationale globalement très chaud jusqu'à samedi, et a priori avec une dégradation et peut-être de la pluie entre samedi et dimanche.
Sébastien Lecornu présidera jeudi une réunion interministérielle sur cet épisode de chaleur, qui par ailleurs fait craindre un pic de pollution à l'ozone.
Emmanuel Macron accélère sur l'électrique. Oui, BTP, Industrie, Transport et Énergie, les responsables de grands secteurs de l'économie, sont invités aujourd'hui à l'Élysée. Ils doivent s'engager pour faire avancer davantage l'électrification du pays dans les années à venir, un mois après la publication d'un plan d'électrification des usages par le gouvernement. Les États-Unis ont mené des frappes dans le sud de l'Iran.
Les États-Unis qui ont annoncé hier avoir frappé des sites de missiles dans le sud de l'Iran,
portant un coup au cessez-le-feu malgré d'apparents progrès. C'est très paradoxal dans les négociations pour régler la guerre au Moyen-Orient. À propos de ces discussions entre les deux pays, écoutez le secrétaire d'État américain.
Je pense qu'il existe une forte convergence et un accord sur ce à quoi devrait ressembler un projet préliminaire. Comme pour toute chose de cette ampleur, cela prendra quelques jours pour être finalisé, jusque dans les désaccords portant sur un mot ou une phrase. Il faudra donc travailler sur ces points. S'il doit y avoir un accord, il faudra passer par ce processus. Mais en définitive, soit ce sera un bon accord, soit il n'y en aura pas.
Sur le front libanais, un autre cessez-le-feu est également très fragile. Il a été conclu le 17 avril dernier. Mais Israël et le Hezbollah s'accusent mutuellement de le violer, poursuivant leurs attaques quotidiennes respectives. Benyamin Netanyahou qui a affirmé qu'Israël allait intensifier son offensive pour écraser le Hezbollah après des dizaines de frappes israéliennes qui ont fait trois morts. Le Hezbollah a revendiqué de son côté une série d'attaques contre trois casernes, un poste militaire dans le nord d'Israël. Le pape appelle à désarmer l'intelligence artificielle.
Oui, le pape Léon XIV a lancé un puissant appel à encadrer, réguler les algorithmes et dénoncer les nouvelles formes d'esclavage derrière leur essor dans un premier document majeur publié hier par le Vatican. Les détails avec Clément Guillaumeau.
Hier, le Vatican a publié la toute première encyclique du pape Léon XIV, intitulée Magnifica Humanitas, humanité magnifique en latin. Dans ce texte profondément social, aux allures de manifeste sur l'intelligence artificielle, le pape souhaite éviter à tout prix que l'IA ne commence à dominer l'humanité.
L'intelligence artificielle exige désormais d'être désarmée, libérée des logiques qui en font un instrument de domination, d'exclusion et de mort. Comme l'énergie nucléaire, elle doit être au service de tous et du bien commun. Les décisions concernant la technologie ne doivent jamais être séparées de la conscience et de la responsabilité.
Pour la première fois, c'est le pape lui-même qui a présenté son texte devant les hauts responsables du Saint-Siège et des experts de l'intelligence artificielle, dont le cofondateur de la start-up américaine Anthropique. Chaque laboratoire d'intelligence artificielle de pointe, y compris Anthropique, opère dans un ensemble d'incitations et de contraintes qui peuvent parfois entrer en conflit avec le fait de faire ce qui est juste. Nous avons besoin de davantage d'acteurs du monde, communautés religieuses, sociétés civiles, chercheurs, gouvernements et en réalité toutes les personnes de bonne volonté.
Face ce que sa sainteté a fait ici, prendre cela au sérieux, regarder de près et orienter les événements dans une meilleure direction. Les experts estiment que l'impact de ce texte pourrait être similaire à l'encyclique du pape François paru en 2015 sur les questions environnementales et pousser le monde à une réflexion sur l'avenir de l'humanité.
Merci Quentin, tout de suite, vous nous détaillerez le rapport accablant du Sénat sur les marges de la grande distribution. Anne-Catherine Loisier, vous êtes sénatrice union centriste de la Côte d'Or et vous êtes la présidente de cette commission d'enquête sénatoriale sur les marges des industriels et de la grande distribution. On est ensemble justement pour parler longuement de ce rapport alarmant pour l'avenir des filières agroalimentaires. Six mois de travail, 189 auditions, vous mettez au grand jour de manière documentée les pratiques de la grande distribution.
Vous pointez des méthodes faites de chantage, de menaces, d'intimidations de la part de la grande distribution et de l'autre côté des industriels et des agriculteurs qui paraissent bien impuissants. Avant de parler du cœur de votre rapport, la question du pouvoir d'achat, elle est encore et toujours au cœur, priorité numéro un des Français qui s'inquiètent pour leur porte-monnaie, notamment avec ce qui se passe au Moyen-Orient. Est-ce qu'on a vu une augmentation des prix à la pompe, une augmentation des prix de l'alimentaire est à craindre ? Il y a eu des annonces de la part du gouvernement jeudi dernier, annonces notamment pour les secteurs les plus touchés.
Est-ce qu'il faut en faire plus pour les particuliers ? Je pense qu'il faut être vigilant, en tout cas dans le domaine qui nous a beaucoup mobilisés sur cette commission d'enquête l'agroalimentaire. À ce jour, on ne voit pas forcément d'évolution. Mais par contre, dès qu'on parle effectivement à la crise d'Ormouse, on pense pétrole, donc on pense tous produits plastiques et autres qui sont fortement utilisés dans le quotidien des Français. Donc effectivement, aujourd'hui, je crois qu'il faut être attentif à l'impact de l'augmentation et de l'explosion de ces prix liés à tous les produits pétrochimie sur la consommation globale des Français. Donc aujourd'hui, je dirais non.
Dans les semaines et les mois à venir, c'est peut-être à craindre, surtout si le conflit se durcit et perdure. Et ça voudra dire de nouvelles mesures ? Alors, ça voudra dire une nouvelle mesure, on verra. Peut-être une renégociation, c'est d'ailleurs ce que demande un centre de distributeurs. Les industriels, aujourd'hui, sont plus prudents sur ce secteur. Donc, à voir un petit peu comment les choses vont se passer.
Aujourd'hui, ce qu'il faut avoir en tête, c'est que les prix qui ont été payés aux industriels, en tout cas lors des négociations de 2026, sont stables.
Il y a 0% d'évolution. Vous attendiez, votre rapport, il a été remis jeudi. Vous attendiez à un tel retentissement, à ce qu'il fasse autant de bruit ? Je pense que, alors, pour un certain nombre de gens avisés, il dit des choses qui étaient connues et évoquées depuis longtemps. Mais ces pratiques sont tellement dominantes et tellement, je dirais, d'une violence commerciale telle qu'effectivement, ça provoque beaucoup de réactions.
Alors, surtout de la part des distributeurs, il faut croire que le sujet les interpelle. Et c'est tant mieux. Et moi, je souhaiterais qu'on engage le dialogue,
plutôt qu'on parte parfois dans des échanges qui sont, à mon avis, pas très sérieux et pas à la hauteur du sujet. Et on va revenir, effectivement, sur la réponse de la grande distribution. Mais je le disais, 6 mois de travaux, 189 auditions et un rapport qui est accablant. Est-ce qu'en commençant ces travaux, vous vous attendiez à découvrir de telles pratiques ? Vous pensiez que ça en était à ce stade ? Alors, je le soupçonnais, étant rapporteur des lois Egalim depuis 2018 et ayant participé au comité de suivi, on sentait, en fait, on entendait à l'occasion des auditions déjà des témoignages de ce genre.
Mais l'intérêt d'une commission d'enquête, c'est que ça permet de mettre des éléments probants derrière. Puisqu'on a un pouvoir d'investigation qui nous permet d'avoir accès à des documents qui, là, pour le coup, prouvent la réalité de ces faits. Et c'est bien là l'intérêt maintenant. On sait que la manière dont les choses se passent dans les box et ailleurs, dans les centrales de service surtout. Et donc, à nous d'agir, peut-être à l'occasion notamment de la loi d'urgence agricole. – Là, justement, on va rentrer dans le détail. On va voir quelle est la réalité de ces faits. Votre rapport, je le disais, il est accablant. On va voir le constat que vous avez tiré après 6 mois de travaux.
Quentin, le rapport du Sénat, il fait donc grand bruit depuis jeudi. Quelles sont les conclusions de cette commission d'enquête ?
– Ce rapport pointe, je cite, des déséquilibres structurels dans la formation des prix en France.
Le tout dans une forme d'opacité avec même des phénomènes de pression de la grande distribution sur les industriels qui sont délétères. Commençons par la construction du prix de vente des produits dans les supermarchés. Le rapport décrit une chaîne de construction du prix très déséquilibrée. Il existe en France 400 000 exploitations agricoles, 23 000 entreprises industrielles. Et face à cela, trois grandes centrales d'achat européennes. La rapporteure Antoinette Gull qui a ainsi expliqué, sur 100 euros de valeur alimentaire, 8 euros reviennent à l'agriculteur, environ 14 euros reviennent à l'industriel et 40 euros sont captés par le distributeur.
Écoutez Antoinette Gull à notre micro, c'était jeudi. – Ça veut dire que ceux qui fabriquent les produits, ceux qui cultivent et qui fabriquent les produits, ceux qui prennent tous les risques, ne captent en réalité que 20% de la valeur. Et donc ça, c'est trop peu, et donc il faut un rééquilibrage de la valeur vers l'amont.
– Et la sénatrice écologiste a ajouté que ce soit en France 30% des entreprises industrielles, souvent des TPE, des PME, qui sont déficitaires en France, qui sont en danger aujourd'hui.
C'était 20% oriane il y a cinq ans. – Autre enseignement majeur du rapport, la grande distribution a recours à des pratiques prédatrices, je cite, avec des négociations commerciales de plus en plus tendues d'année en année. – Oui, je cite l'essentiel du rapport. La commission a constaté que les distributeurs employaient volontiers des méthodes de négociation assises sur la menace, l'intimidation et la contrainte. Écoutez un deuxième extrait de notre interview avec Antoinette Gull, la rapporteure. – Nous avons vraiment découvert un autre monde de pratiques extrêmement brutales pour réussir à obtenir le prix qui était voulu par la grande distribution. Et je vais vous en citer une.
En fait, la grande distribution, on l'a vu vraiment de différentes enseignes, mais de manière de plus en plus répétée. Aujourd'hui, des références, c'est-à-dire appuie sur un bouton et fait chuter le nombre de références vendues en magasin pour un même industriel, dès lors qu'il n'accepte pas la baisse de prix qui est demandée.
– Alors Anne-Catherine Loisier, depuis jeudi, la presse dit que votre rapport étrie la grande distribution.
Quand on voit comme cela les deux démonstrations, à la fois sur la construction du prix, sur la pression dans les négociations commerciales, est-ce que vous dites qu'effectivement la guerre des prix, elle est causée par cette grande distribution ? C'est bien leur comportement qu'il s'agit de dénoncer aujourd'hui ? – Alors effectivement, moi je voudrais revenir sur les chiffres évoqués initialement, c'est-à-dire 20 points sur 100 euros dépensés par nos concitoyens, 20 vont seulement à l'amont et à la transformation. Comment peut-on espérer que le système, entre guillemets, tienne dans un contexte où ceux qui produisent et qui transforment la matière sont aussi peu rémunérés ?
Il est là le sujet, il est la distorsion dans la répartition de la valeur ajoutée. Et donc ça nous a amené avec Antoine Edgul à creuser un peu ce sujet, pourquoi, comment se fait-il que la répartition de cette valeur ajoutée ne se fait pas de manière spontanément plus équilibrée ? Et c'est là que nous avons mis à jour un certain nombre de pratiques qui sont liées à la position dominante en fait des distributeurs. Aujourd'hui, vous l'avez dit, nous avons trois grands groupes, Concordis pour Carrefour Super U, Horaritel pour Intermarché, Casino Auchan et Leclerc, qui à eux trois monopolisent pratiquement 90% du marché.
Donc quand vous êtes industriel et que vous vous retrouvez face à une de ces centrales d'achat, c'est 30% de votre chiffre d'affaires qui se joue. Donc forcément, il y a un sujet d'abus de position de pouvoir de marché qui entre en votre défaveur et vous cédez. Et c'est bien ça que ce rapport pointe et c'est bien ce que veulent résoudre nos recommandations. Mais ce qui est aussi assez édifiant, c'est qu'il y a certains industriels qui ont demandé des auditions à huis clos de peur des représailles. Quasi systématiques, quasi systématiques.
Donc c'est là où quand on nous dit circuler, il n'y a rien à voir, puisque franchement, de manière un peu caricaturale, j'invite les audisseurs à regarder les auditions des grands distributeurs. Il y en a certains qui vraiment nous disaient, écoutez, tout va bien. Donc non, tout ne va pas bien. Il faudrait qu'ils ouvrent les yeux, dans leur propre intérêt d'ailleurs, parce que la santé de l'amont des producteurs et des industriels, c'est aussi la santé des distributeurs. On a besoin de l'ensemble des maillots. Nous, ce n'est pas du tout un rapport à charge. C'est un rapport pour essayer de rééquilibrer un système qui est en danger.
Vous l'avez dit, nous avons 400 000 agriculteurs qui sont dans des situations de détresse au quotidien. La ferme France s'écroule. Nous avons une industrie agroalimentaire qui vit un crash. C'est ce que l'on dit depuis plusieurs mois. Le crash de l'industrie agroalimentaire française. Pas en Italie, pas en Espagne, pas ailleurs, en France. C'est donc bien qu'il y a une raison, c'est cet étouffement, petit à petit, de l'ensemble de ces acteurs de l'amont, par des pressions, par cette guerre des prix incessante, c'est toujours plus bas. On part du prix de l'année d'avant et on repart plus bas. Ce n'est pas l'industriel qui fait le prix, c'est le distributeur.
Et c'est toujours, toujours plus bas. Vous parlez des agriculteurs. Est-ce qu'ils sont les grands perdants de ces négociations commerciales ? Quentin, rappelez le schéma, sur 100 euros de valeur alimentaire, 40 vont au distributeur, seulement 8 aux agriculteurs. C'est 5 fois moins. Bien sûr. Et c'est pour ça qu'ils sont très déçus par les lois égalimes. Parce que dans les lois égalimes, on leur a dit, écoutez, on va sanctuariser votre matière première et on va faire en sorte que ce soit la marche, la construction du prix, vous savez, en avant. Qu'on retrouve votre prix, le coût de vos matières premières chez les industriels, puis chez les distributeurs.
Et en fait, on fait l'inverse, puisque c'est le distributeur, sous l'égide de la fameuse loi de monérisation économique de 2008, qui négocie les prix. Donc en fait, on n'est pas en marche avant. On est en décembre des prix aujourd'hui en France. Les lois égalimes ne peuvent pas s'appliquer pleinement en même temps que la LME. Et justement, qui est la loi de modernisation économique, on va en parler, mais justement, comment nos agriculteurs, comment sur le terrain, ce rapport a-t-il été perçu ? On va en Bretagne, première région agricole de France. Bonjour Stéphane Beignet. Merci beaucoup d'être avec nous, directeur de l'information de TVRN.
Stéphane, comment les agriculteurs ont accueilli ce rapport sénatorial ?
Écoutez, en tout cas, pour avoir beaucoup échangé avec le monde agricole en région Bretagne durant ce long pont de la Pentecôte, il faut dire que ce rapport était non seulement particulièrement attendu, mais il y a surtout une très grande espérance au regard de ces 24 préconisations. Les agriculteurs, eux, entendent exprimer une inquiétude croissante face à l'érosion de leurs revenus, car la question du partage de la valeur n'a jamais été aussi centrale. Je vais m'appuyer sur un exemple. La Bretagne est la première région agricole française. C'est également la première région en termes de production d'œufs.
Eh bien, 6 œufs, en règle générale, sont vendus autour de 3,85 euros, 3,90 euros en grande surface. Eh bien, la marge est de 48 % pour la grande distribution contre 20 pour les éleveurs. Mais si on va sur l'élevage bio, on a eu tendance à beaucoup insister sur le bio. Eh bien, là, c'est même encore davantage. On est au-delà des 80 % pour la grande distribution. Alors, le monde agricole se sent complètement asphyxié. On parle beaucoup du renouvellement des générations dans les exploitations agricoles. Faut-il encore avoir envie de leur donner ce qu'ils attendent, en fin de compte ? Vivre de leur propre travail.
Un travail, vous le savez, qui est exigeant et qui est indispensable pour nourrir les populations. Alors, j'ai une question à vous poser, Madame la Sénatrice. Pensez-vous vraiment que votre travail, ce lourd travail, va répondre à ce questionnement qui vraiment hante un peu le monde agricole ?
Alors, je pense qu'il va y contribuer. En tout cas, on va faire en sorte que... Et on a, je le disais, l'avantage d'avoir ce véhicule législatif qu'est la loi d'urgence agricole, Thierry. Je pense que, comme vous le dites, un bon nombre de nos agriculteurs sont au bout du rouleau. Il faut absolument leur redonner plus de poids dans les négociations. Et dans nos recommandations, nous invitons notamment la DGCCRF et les autorités de la concurrence à favoriser le regroupement d'agriculteurs.
Parce que la difficulté, c'est quand vous avez un petit producteur qui est, par exemple, dans les fruits et légumes, en négociation directe avec un grand distributeur, eh bien, il ne fait forcément pas le poids. Voilà. Donc, il faut aussi que l'amont se structure pour davantage peser dans la négociation commerciale. Et il faut que la contractualisation, monsieur, s'applique. Parce qu'une des règles majeures, c'est effectivement que les coûts doivent être sanctuarisés. Et pour être sanctuarisés, ils doivent être écrits dans un contrat. Il faut de la plus de contractualisation.
Et je dirais même, tout au long de la chaîne, entre le producteur, le transformateur, le transformateur et le distributeur. Et c'est comme ça qu'on arrivera à cranter cette valeur des agriculteurs. Mais est-ce que ces lois Egalim, est-ce que ces lois Egalim qui étaient censées rééquilibrer, justement, ces relations entre la grande distribution, les industriels, les agriculteurs, est-ce qu'elles sont un échec ? On ne peut pas dire qu'elles soient un échec dans la mesure où il y a certaines filières qui ont su en tirer parti. Pourquoi ? Parce qu'elles ont su mieux s'organiser que les autres en amont. On parle souvent du lait et autres.
Celles qui n'ont pas réussi à s'organiser en amont, forcément, elles ne se retrouvent pas en aval dans la distribution, enfin, dans la négociation avec le distributeur. Il faut vraiment qu'on avance sur la contractualisation. Il faut qu'on avance sur la sanctuarisation et le respect de cette matière première agricole. C'est pour ça aussi que nous demandons plus de transparence aux distributeurs pour savoir où est la marge et comment ils répartissent cette marge. Parce qu'en fait, elle s'évanouit. Si on l'a en amont, on ne la retrouve pas, on la retrouve dans la phase industrielle puisque l'industriel est obligé d'afficher son taux de matière première agricole.
Mais on ne la retrouve absolument pas dans l'aval. D'autant que votre rapport, il dénonce également le contournement de certaines lois françaises, notamment en passant par des centrales d'achat européennes. Du coup, les grandes distributeurs se dédouanent finalement de la loi française en disant qu'on va appliquer la loi du pays européen. Comment on fait pour lutter contre ça ? Est-ce qu'aujourd'hui, on est un peu battus ? Alors, c'est un débat européen parce qu'en fait, on ne peut pas imposer ou empêcher cette négociation. Par contre, moi, ce que je défends, c'est qu'il n'y a pas de raison que le droit belge, suisse, espagnol s'applique en France.
Il n'y a pas de raison qu'il y ait extraterritorialité de ce droit. Où se déroulent ces négociations qui sont installées à l'étranger, qui sont reportées à l'étranger ? Mais du coup, en France, on se voit imposer le droit de ces pays. On est dans un exemple patent d'extraterritorialité. Voilà. Donc, nous, ce que l'on demande et ce que l'on a redit très clairement dans le rapport et ce qui est aussi l'objet de débats à l'Assemblée nationale aujourd'hui sur le fait que les produits commercialisés en France doivent respecter le droit français, nous, ce qu'on demande, c'est qu'il y ait une vraie protection de la matière première agricole française.
Quand vous avez un produit comme les yaourts, enfin, voilà, qui sont à 80, voire 90% faits avec la matière première agricole française, il n'y a aucune raison pour qu'il soit négocié et qu'ils ont vocation à être commercialisés en France, aucune négociation si ce n'est une volonté de détourner ou d'appliquer d'autres principes qu'ils soient négociés en Espagne, en Suisse, au Luxembourg ou ailleurs. On va remercier Stéphane Beignet. Merci Stéphane, directeur de l'information de TVRN d'avoir été avec nous.
Il y a quelque chose aussi d'assez hallucinant qui est pointé dans votre rapport, c'est la question des services, Anne-Catherine Loisier, avec notamment certains exemples, par exemple un rendez-vous entre un patron, un directeur de la grande distribution et un industriel, il peut se monnayer jusqu'à 350 000, 400 000 euros. C'est faux. Alors ça, c'est vraiment le point qui nous préoccupe et c'est le point sur lequel nous demandons plus de transparence parce qu'on se rend compte au fur et à mesure des négociations, des lois égalimes et des négociations commerciales annuelles, on s'est rendu compte que les pratiques changeaient.
Les pratiques des industriels mais aussi des distributeurs changeaient pour s'adapter un peu à la loi et c'est vrai qu'on voit surgir dernièrement un développement incroyable des activités de ces centrales de services qui ont toujours existé. Mais en fait, une centrale de services, c'est quoi ? C'est qu'une fois que l'accord est passé entre l'industriel et le groupement de distributeurs, on lui dit écoute, tu vas aller voir notre centrale de services et là, tu vas nous acheter des données. Tu ne veux pas les acheter ? Ah, le sujet c'est de savoir est-ce que c'est lié ou pas à l'achat et à la signature du contrat ? Tu vas nous acheter des données ou tu vas nous à 300, 400, 500 000 euros.
Tu vas prendre un rendez-vous avec le dirigeant de la centrale d'achat. Ça va effectivement coûter 350, 400 000 euros. Ça, ce ne sont pas des chiffres qu'on invente, ce sont des chiffres qu'on nous a donnés dans le cadre des... C'est des chiffres qui existent. Bien. Alors, le tout, c'est de savoir si, un, ils existent véritablement, alors on nous dit mais oui, mais oui, est-ce qu'ils sont proportionnés ? Parce que ce qu'on entend aussi de la part des industriels, c'est qu'en fait, ils paient à des prix démesurés des services dont ils n'ont globalement pas besoin. Est-ce qu'il faut avoir à l'esprit ? Ils n'ont pas le choix, c'est ce que vous dites.
En tout cas, c'est la question que l'on pose et c'est pourquoi on veut plus de transparence, c'est pourquoi on veut avoir plus de lisibilité sur ce qui revient, sur tout en fait, toutes les recettes un peu parallèles, il y a une espèce de sphère de recettes parallèles qui se sont mises en place. On voit très bien qu'aujourd'hui, c'est un système de marge arrière qui peut atteindre quand même des dizaines, voire des centaines de millions pour un industriel. Donc vous imaginez un industriel qui doit débourser des millions de services. Au final, quand il fait son calcul, comment voulez-vous qu'il s'y retrouve ? Comment voulez-vous qu'il s'y retrouve ?
En ayant une rémunération de son produit, mais derrière, en fait, ce que M. le médiateur appelle un péage. En fait, il y a comme un péage pour avoir le droit de commercer avec un distributeur. Donc nous, on pose ça sur la table, on demande à nos distributeurs de venir nous expliquer comment ça se passe. Non pas qu'il n'ait pas le droit de le faire, mais non que ce soit proportionné. Alors le rapport, il a suscité beaucoup de réactions et qu'en temps, forcément, il n'a pas pu à la grande distribution.
Voilà, la grande distribution vous répond. Ils ont même commencé à vous répondre
avant même la publication des conclusions en conférence de presse jeudi matin. Voyez ce qu'a dit Alexandre Bompard, le PDG de Carrefour dans la matinale de France Inter. Il dit les conclusions ça va être que c'est le far west, qu'il y a une tension extrême, qu'il faut essayer de réglementer, qu'il faut essayer de rigidifier, qu'il faut essayer d'empêcher de négocier. C'est ça les conclusions, je vous les mets, elles changent sur la table.
Ces conclusions, elles sont à la fois irrespectueuses de notre métier, toutes les caricatures sont grotesques, elles montrent une volonté du législateur, en tout cas d'un certain nombre de parlementaires, de tout administrer, de tout rigidifier, de tout contrôler, de tout encadrer, de tout plafonner. C'est vraiment ce que je ressens à chaque fois que je vais au Parlement. Catherine Loisier, qu'est-ce que vous répondez au PDG de Carrefour ? Vous êtes dans l'idée de tout contrôler. Je pense qu'il faut qu'il garde son calme et qu'on discute. Le problème, c'est que quand on commence à nous dire qu'en début d'audition, globalement, tout va bien et il n'y a rien à dire.
Excusez-nous, messieurs, vous êtes trois gros distributeurs face à 400 000, je l'ai dit tout à l'heure, agriculteurs, 25 000 industriels qui sont en train de se casser la figure économiquement. Qu'est-ce qu'on fait ? On dit, on fait confiance à monsieur Bonpart, tout va bien, on laisse le bateau couler ou chavirer. Il a eu des mots très forts.
Il dit des conclusions irrespectueuses et aussi, il dit des caricatures et il a répondu, je le disais, avant même que les conclusions du rapport soient formulées publiquement. Mais ça dit quoi ? En fait, c'est qu'ils ont eu très peur tout de suite de vos conclusions jeudi. Ils se sont dit qu'il fallait allumer un contrefeu immédiat et on en a très fort dans leur réponse.
Voilà, je pense qu'on a tous eu la même analyse, c'est-à-dire que c'est une stratégie en termes de communication, c'est de se faire passer pour la victime et de crier au loup, c'est le cas de le dire. Moi, je les invite à plus de responsabilités. Il faut qu'on discute parce que ces genres de postures ne résoudra pas le problème. Je le redis, l'agriculture vit un drame. L'industrie, tout le monde parle de réindustrialisation de notre pays, l'industrie agroalimentaire qui était un fleuron de la France vit un drame aussi. Ce n'est pas moi qui le dis, tous les observateurs, un crash agroalimentaire.
Ils disent aussi que vous avez beaucoup pointé les pratiques de la grande distribution et pas les pratiques des industriels que vous êtes focalisés. Je vous renvoie aux auditions. Uniquement sur la grande distribution. Oui, mais non, pas du tout. Alors, moi, je vais vous dire, les points de remise en cause de la distribution par rapport aux industriels, c'est de nous dire qu'ils font beaucoup de marge. En fait, quand on regarde, il y a eu un déficit, une baisse de marge pendant de nombreuses années. Il y a eu une espèce de récupération. Mais quand on regarde globalement, on est dans des marges qui sont tout à fait normales au niveau des industriels.
Ils nous disent qu'il n'y a pas assez de transparence. Sur quoi ? Sur l'option 3. Alors, je ne veux pas que vos auditeurs ne voient pas ce que c'est, mais dans les négociations, faites l'industriel, il peut soit dire tout ce qu'il a dans son produit, soit il le dit de manière un peu globale, soit il ne dit rien. Il ne dit rien parce qu'il ne veut pas donner sa recette. Voilà.
Lui, il donne un chiffre sur 100 milliards de chiffres d'affaires et il lui reste 1%. Vous dites que c'est une erreur.
Non, mais il nous parle de la marge de Carrefour alors que nous, nous lui parlons de chiffres macroéconomiques. Ce que vous avez évoqué tout à l'heure sur 100 euros dépensés, ce n'est pas le Sénat, c'est l'Office de formation des prix et des marges. Voilà. Et ce sont les universitaires et ce sont des données macroéconomiques de la ventilation en fait de la valeur ajoutée. Ce ne sont pas les comptes d'exploitation de Carrefour. Juste Anne-Catherine Lazier, un dernier mot. Vos préconisations, vous allez tenter de les faire figurer dans la loi d'urgence agricole fin juin ? Autant que possible, oui. Autant que possible.
D'ailleurs, un certain nombre le sont déjà et vraiment, vous l'avez compris, ce que nous voulons, c'est qu'il y ait une réflexion sur la loi de modération économique est-elle encore une bonne idée puisqu'elle, finalement, elle vient totalement percuter les dispositions de la loi EGalim, de la marche en avant et de la juste rémunération des agriculteurs. Anne-Catherine Lazier, rapidement, on regarde 3-1 de la presse régionale avant de se quitter la 1 du journal de Saône-et-Loire et c'est la Bourgogne-Franche-Comté face à une vague de chaleur précoce et historique et on voit les lacs qui sont pris d'assaut et votre région qui va connaître de profonds changements climatiques d'ici 2050.
La deuxième une, celle de Ouest-France, piratage et vol de données, comment mieux se protéger ? Et puis, la dernière une, c'est celle de Paris-Normandie sur le périscolaire dans la tourmente et également à Rouen où trois agents municipaux ont été suspendus après des soupçons d'agression sexuelle sur des enfants. De quelle ligne avez-vous envie de nous parler ? Plutôt le piratage et vol de données qui est quand même un phénomène croissant et qui préoccupe du concitoyen à l'entreprise, même aux structures étatiques et sur lesquelles on est trop en retard ? En tout cas, c'est aujourd'hui la délinquance et la criminalité, elles se passent à ce niveau-là et il faut qu'on affûte nos outils.
Merci Anne-Catherine Loisier. On suivra les suites, l'avenir de votre rapport, l'examen de la loi d'urgence agricole qui est en ce moment à l'Assemblée qui sera fin juin au Sénat, voir ce que deviennent vos préconisations. Merci beaucoup d'être venu nous en parler. Quentin, on se retrouve dans 20 minutes pour la revue de presse régionale ? Voilà, on va beaucoup parler de ces fortes chaleurs qu'on connaît depuis vendredi en France, qu'on va connaître jusqu'à la fin de la semaine avec plusieurs morts aussi à déplorer en France. Effectivement, et c'est un chiffre annoncé ce matin par le gouvernement, vous allez y revenir. Mais d'abord, on va se pencher sur la situation de nos Outre-mer.
Naïma Mounchou, la ministre, est notre invitée. Et notre rapport avec nos Outre-mer, les inégalités sociales et territoriales sont persistantes. L'avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie est toujours en suspens. Et Emmanuel Macron s'est exprimé sur la question de l'esclavage. C'était jeudi dernier. On va y revenir avec Naïma Mounchou. Bonjour. Bonjour. Merci d'être notre invitée. Vous êtes la ministre des Outre-mer, une interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Fabrice Vessardon du groupe EBRAS, les journaux régionaux de l'Est de la France. Bonjour Fabrice. Bonjour Réanne. Bonjour Naïma Mounchou. Bonjour.
Naïma Mounchou, je le disais jeudi, l'Assemblée nationale va examiner une proposition de loi pour abroger le code noir, code élaboré par Colbert. Il a réglementé durant des décennies le statut juridique des escaves. Alors, il n'est plus effectif depuis l'abolition de l'esclavage, depuis 1848. Emmanuel Macron a donc annoncé son souhait de l'abroger. Pourquoi avoir autant tardé ? C'est un sujet important d'abord. Quand je suis arrivée au ministère des Outre-mer, c'est un des premiers sujets dont je me suis saisie en expliquant qu'il était important et probablement mature. Il a fallu du temps. Vous savez, la question mémoriale, c'est toujours beaucoup de temps. Alors, le temps est venu.
Voilà, il y a des textes qui ont disparu de notre législation et tant mieux. Puis il y a des textes qui continuent d'exister, même à la marge, de manière très symbolique, mais qui nous posent une question morale profonde. C'est le cas du code noir. Aujourd'hui, il y a une proposition parlementaire, une initiative du député Max Mathiazin de plusieurs de ses collègues. D'ailleurs, je pense à Olivier Servat au ministre Victorin Lurel qui montre qu'on est à un moment où la République est capable de regarder son histoire en face.
C'est le moment de dire effectivement que l'esclavage, qui est un crime contre l'humanité, qui a nié ce qu'il y a de plus profond en nous, c'est-à-dire jusqu'au nom, jusqu'à la filiation, jusqu'à la mémoire. Il est temps de dire que ça fait partie de notre passé, qu'il faut le regarder avec lucidité pour pouvoir se projeter. Mais quand vous dites qu'on est à un moment où on peut regarder notre histoire en face, ça veut dire que jusqu'à maintenant, on n'était pas capable de regarder cette histoire de l'esclavage en face. La loi Taubira, elle a 25 ans, la loi qui reconnaît l'esclavage comme crime contre l'humanité.
Il a fallu attendre 2026 pour regarder, pour être capable de regarder cette histoire en face ? Vous savez, ce sont des blessures profondes, ce sont des histoires très anciennes qui nécessitent beaucoup de temps, beaucoup de réflexion. Il faut se dire que l'esclavage n'a été aboli qu'en 1848, il n'a été reconnu comme crime contre l'humanité qu'en 2001, grâce à la proposition de loi de Christiane Taubira. Alors, la question mémoriale, elle a pris aux différentes formes.
La réparation, c'est la reconnaissance, c'est la possibilité de pouvoir transmettre, c'est la possibilité d'apprendre à l'école ce qu'est l'esclavage colonial, ce qu'il a eu comme conséquence jusqu'à aujourd'hui dans la société. Et donc, on avance par étapes. Durant les débats en commission sur cette proposition de loi, il a été souligné que les héritages de l'histoire esclavagiste et coloniale française sont toujours visibles en Outre-mer. Vous êtes d'accord, le processus de décolonisation, il n'est pas terminé aujourd'hui ? Il y a quelque chose de très vrai, effectivement.
Quand je regarde les Outre-mer, je vois aussi des économies ou des paysages qui ont été façonnés par l'histoire et donc par le temps de la colonisation et par cet épisode de l'esclavage qui a duré. Je vois aussi, j'étais samedi à Paris avec le maire de Paris, nous avons commémoré cette journée du 23 mai qui est une journée importante en hommage aux victimes de l'esclavage. On a parlé de réparation, vous avez aujourd'hui jusqu'à des descendants d'esclaves qui s'interrogent. Le 23 mai, c'était une grande marche qui a eu lieu en 1998 avec 40 000 personnes dans la rue justement.
Des descendants d'esclaves pour dire qu'ils étaient descendants d'esclaves qui se sont interrogés encore eux-mêmes sur leur histoire, sur leur nom, sur leur filiation. Donc on voit bien qu'il y a des conséquences des fils à tirer encore aujourd'hui. Et je dis même qu'il y a certaines formes de discrimination, d'inégalité, certaines formes de racisme qui persistent encore aujourd'hui du fait de cette histoire. C'est pour ça que c'est important de ne pas fermer cette page comme ça et de continuer à la regarder en face. Je crois qu'on se grandit à le faire.
L'idée, c'est de consolider la République.
Oui, l'idée, c'est de consolider la République parce que la République, c'est toute l'histoire. C'est l'histoire avec sa part d'ombre et sa part de lumière mais sa part d'ombre aussi. On veut être en capacité de regarder ce qui s'est passé hier. Alors pas dans une logique de repentance permanente parce que moi, je reprends le mot de Christiane Taubira qui dit que la culpabilité n'est pas héréditaire. Elle a raison. Nous ne sommes pas coupables, nous, vous et moi, on ne sommes pas coupables de ce qui s'est passé. Nous sommes responsables de cette histoire. D'autant que nous avons pris les responsabilités politiques en ce qui me concerne.
J'en ai pris précisément pour affronter cette page de l'histoire et pour essayer de donner des perspectives à nos compatriotes. Lesquelles ? Sur les responsabilités politiques ? La première des responsabilités, c'est de reconnaître, c'est d'assumer la vérité historique de ce qui s'est passé. C'est déjà le premier pas. Il y a une page qui est toujours ouverte et qui pose toujours question, c'est la nécessité des réparations. Emmanuel Macron l'a évoqué jeudi soir, cette nécessité de réparation. Comment réparer un tel crime ? C'est une question qu'il ne faut pas refuser et sur laquelle il ne faut pas faire de fausses promesses, a-t-il dit.
Est-ce qu'aujourd'hui, il faut ouvrir cette page des réparations et sous quelle forme ? Quelle forme elles doivent prendre ces réparations ? Financières ? Autres ? Alors, ça, c'est un sujet sérieux, c'est un sujet permanent, c'est comment réparer l'irréparable. On ne peut pas réparer ce qui a été commis, on ne peut pas réparer les vies qui ont été détruites, les blessures, ce que ça a généré aussi parmi les générations qui ont suivi. Mais il faut toujours tendre à la réparation.
Samedi, j'ai discuté avec un certain nombre de familles, descendants d'esclaves qui me disaient à peu près toutes, on a besoin de reconnaissance d'abord, on a besoin de poser des mots, on a besoin de sentir que l'État aussi prend sa part de responsabilité et réduire finalement cette réparation. Mais réduire en tout cas la réparation à des questions financières de ce que j'ai entendu samedi, mais à peu près de toutes les conversations que j'ai avec des gens qui sont impliqués, rentrer dans une logique contact, il y a une forme d'abaissement aussi. Donc il faut faire très attention.
Il y a d'abord un travail à faire sur la vérité historique, sur le poids de l'histoire, sur les archives, sur les filiations, sur la manière dont on éduque, dont on transmet tout ça, notamment à l'école pour faire vivre la mémoire. Et ça, ça figure dans la Taubira et ça figure également dans la proposition qui serait examinée jeudi. Parce qu'aujourd'hui, la manière d'enseigner l'esclavage, ce n'est pas la bonne, elle n'est pas suffisante.
Mais vous voyez bien qu'à travers la proposition de loi, les propositions de loi qui ont été déposées, ce n'est pas la question de la réparation financière qui a été posée, c'est la question de la réparation tout court et de la réparation comme une forme de reconnaissance d'abord. En parlant de reconnaissance, il y a un vote qui a fait beaucoup parler, c'est le vote de la France à l'ONU, on était fin mars. La France qui s'est abstenue sur la reconnaissance de l'esclavage comme plus grave crime contre l'humanité, est-ce que ce vote était une erreur ? Ce vote n'était pas une erreur, même si c'est une question qui reste sensible.
Alors, il faut prendre un peu le temps de la pédagogie pour l'expliquer. Moi, je fais toujours très attention au déni d'un côté ou aux réponses très simplistes ou populistes de l'autre. Le crime contre l'humanité est d'abord le pire crime qui soit dans notre ordonnancement juridique. Et donc, si vous voulez créer une espèce de concurrence des victimes ou du côté victimaire, ça, c'est très, très dangereux. Le crime contre l'humanité est déjà le pire crime qui existe en soi. C'est ce qui justifie ce vote. C'est ce qui justifie ce vote.
Pour la première fois, le pape, hier, dans son encyclique, a demandé sincèrement pardon pour le retard avec lequel l'Église a condamné le fléau de l'esclavage et pour son rôle dans sa légitimation. Donc, comment vous avez réagi en lisant ces mots ? Je crois que le pape est dans son rôle. Donc, c'est important. Ce sont des mots importants qui parlent à une communauté très large. Et je trouve intéressant cette démarche du pape qui doit bientôt par ailleurs venir en France et qui s'inscrit, vous le voyez bien, dans la même démarche politique et juridique que nous sommes en train de mener. On va parler de la Nouvelle-Calédonie.
Le Parlement qui a donc définitivement adopté l'élargissement du corps électoral en Nouvelle-Calédonie. C'est une ouverture à minima puisque le gouvernement voulait notamment intégrer les conjoints unis depuis au moins 5 ans à un électeur. Mais certains députés et notamment de votre camp, les députés horizon s'y sont opposés. Vous regrettez ce refus ? Non, pas du tout. D'abord, la liberté totale chez chacun des députés. On voit bien que c'est une question qui a interpellé puisque vous avez vu, les votes n'ont pas été tout à fait homogènes. Certains ont fait écoute mais d'autres se sont interrogés et ont voté en faveur de cette ouverture aux conjoints.
Ce qui est intéressant c'est de voir que la question des latifs finalement ne faisait plus débat. Jusqu'à il y a encore quelques mois, ça n'était pas le cas. C'était un sujet polémique alors que la question qui se posait est naturelle. C'est une vraie question de démocratie, de justice. Vous avez des Calédoniens nés sur le territoire qui ne connaissent que la Calédonie comme foyer qui ont travaillé, qui ont leurs racines, qui ont fondé leur famille parfois, qui n'avaient pas droit de vote aux élections provinciales alors qu'ils ont pu voter d'ailleurs aux élections chez les indépendantistes. Ce qui fait question chez les indépendantistes c'est encore autre chose.
C'est que la question des natifs devrait s'inscrire à leurs yeux dans un accord global. Non pas que la question des natifs est exclue mais disons qu'elle doit s'inscrire dans un accord plus large. Ce n'est pas tout à fait la même chose que de dire qu'ils ne sont pas d'accord avec l'ouverture aux natifs. C'est plutôt la manière de le faire qui pose question côté indépendantiste. Mais fondamentalement tout le monde est d'accord pour dire qu'il y a un sujet sur les natifs. Ce qui a permis d'emporter ce vote très très large à l'Assemblée nationale. La question des conjoints a été posée par le Premier ministre. Il a eu raison de le faire parce qu'elle procède exactement du même sentiment.
Du sentiment de justice, du sentiment de démocratie. On voit bien là qu'il y a un sujet. Prochaine étape les élections provinciales. Ce sera le 28 juin prochain. Est-ce qu'une vraie réforme institutionnelle pour avoir le jour en Nouvelle-Calédonie avant la fin du quinquennat ? Il faut y tendre toujours. Nous avons pris rendez-vous avec les forces politiques calédoniennes après le 28 juin. Nous allons tenir les élections provinciales. C'est-à-dire que c'est vous qui irez là-bas ou c'est elles qui vont venir ? Alors, ça n'est pas encore tranché mais ce qui est sûr c'est que nous nous verrons que ce soit ici ou que ce soit là-bas.
Est-ce que le Premier ministre ou le Président de la République pourrait se rendre en Nouvelle-Calédonie dans les prochaines semaines ? C'est tout à fait possible. Aucune option n'est fermée. Tous les scénarios sont aujourd'hui sur la table. Nous avons donné rendez-vous aux Calédoniens après le 28 juin pour continuer à construire les conditions d'un accord politique global pour le territoire, pour le stabiliser. C'est vraiment l'intérêt des Calédoniens et de la Nouvelle-Calédonie. L'OMS inquiète de la propagation du virus Ebola notamment en République démocratique du Congo. Un territoire français sous surveillance, c'est Mayotte qui accueille des migrants de l'Afrique des Grands Lacs.
Vous estimez très faible le risque d'importation. Est-ce que vous minimisez le risque comme le dit la députée de Mayotte ? Alors, vous l'avez dit, les autorités sanitaires ont indiqué que le risque était très très faible à Mayotte. Je le redis aussi pour éviter les paniques inutiles. Très faible, ça ne veut pas dire inexistant. Et on sait que quand une crise démarre à Mayotte, on n'est pas sur n'importe quel territoire. C'est un territoire fragile, Mayotte. On sait qu'il est soumis à une pression démographique, à une pression migratoire avec des infrastructures fragiles, des services publics qui sont en tension. Donc, on regarde la situation de très près et on la surveille en permanence.
Ça, c'est le premier point. Et donc, on travaille avec les services de l'État, avec l'ARS, avec le centre hospitalier pour que tout soit prêt. Mais on renforce aussi les flux migratoires. On est aussi dans l'anticipation. Donc, on surveille Mayotte de très près, précisément parce qu'on sait qu'on ne peut pas surveiller Mayotte comme on surveillerait le Val-d'Oise qui est mon département ou la Creuse compte tenu de ces indicatifs. Vous avez estimé
que la situation est sous contrôle à Mayotte, notamment sur les flux migratoires que vous évoquiez, qui est l'un des sujets localement ?
C'est un des gros sujets. Là-dessus, je ne voudrais pas qu'on se mette de hier. 90% des reconduites d'étrangers illégaux en Outre-mer, c'est Mayotte. La moitié des reconduites chiffre national, c'est Mayotte. Donc, effectivement, il y a un sujet. Nous agissons avec le ministère de l'Intérieur à travers des dispositifs très ciblés. On fait des opérations comme Kingia, par exemple, qui permettent d'aller débusquer notamment des étrangers illégaux pour les reconduire, qui permettent de lutter contre l'habitat informel ou contre la délinquance. Vous avez tous les jours sur le territoire entre 280 et 300 forces de sécurité pour mener des opérations là aussi très concrètes.
Est-ce que c'est suffisant ? Je pense qu'il faut changer d'échelle et qu'il faut encore amplifier ce mouvement. Je pense que c'est indispensable pour le territoire. De quelle manière ? C'est-à-dire qu'il faut passer à quelle échelle ? Si on veut des résultats et notamment sur la reconstruction, puisqu'on est en pleine reconstruction sur ce territoire, je pense qu'il faut aller beaucoup plus fort. J'ai fait un certain nombre de propositions au ministère de l'Intérieur. Nous y travaillons. Je ferai des annonces en temps utile. C'est-à-dire ? En temps utile. Mais c'est quand ? C'est avant l'été ? C'est après l'été ? En temps utile.
Juste, pardon, parce que je reviens à Ebola, parce que la députée de Mayotte Estelle Youssoufa, elle demande la fermeture de la frontière pour qu'Ebola ne rentre pas sur le territoire. Des tests de dépistage à l'arrivée sur le territoire. Est-ce que vous allez mettre en oeuvre ces mesures ? Moi, je comprends les préoccupations qui ont été exprimées par la députée qui est très attachée à son territoire, nous le savons, et elle est lanceuse d'alerte, j'ai envie de dire, pour Mayotte. Et elle a raison de le faire.
Je veux aussi lui dire que nous regardons la situation de près, mais quotidiennement, avec le Premier ministre, avec les services du ministère de la Santé, tous les jours, que nous ne prendrons aucun risque pour les Mahoraises et pour les Mahoraises. Donc, ça veut dire qu'à l'heure actuelle, vous ne les mettez pas en oeuvre, mais vous pourriez les mettre en oeuvre si la situation s'aggrave ? Tout existe aujourd'hui. On parle d'abord d'un sujet sanitaire. Donc, il y a des protocoles qui sont mis en place d'isolement, de circuits de patients. Vous avez le centre hospitalier qui est prêt, les praticiens qui sont alertés.
Je parlais tout à l'heure de flux migratoires, là aussi, contrôlés et renforcés encore aujourd'hui. S'il y a besoin de réponses supplémentaires, nous les donnerons.
Difficile. Il y a un an et demi, Chido, on est en pleine reconstruction. Est-ce qu'aujourd'hui, les choses avancent suffisamment vite ? Et puis, une question, est-ce que tout l'argent qui a été promis à Mayotte arrive réellement à Mayotte ?
Alors, nous avons fait un choix cette année qui est un choix exceptionnel. Les financements, c'est-à-dire près de 800 millions d'euros dévolus à Mayotte pour la reconstruction cette année ont été sanctuarisés pour Mayotte. Nous avons créé un programme spécial. Entre les mains du préfet, l'argent de Mayotte va à Mayotte pour Mayotte et les Mahorais. Que ce soit très clair. Donc, tout ça permet que la situation soit à peu près stabilisée pour financer des projets concrets. Et est-ce que matériellement, les choses avancent suffisamment vite ? Alors, il y a un comité qui a été mis en place, qui est notamment constitué des parlementaires, justement pour suivre la situation de près.
Nous échangeons très régulièrement pour voir où sont les freins éventuellement, pour voir ce qui avance bien et pour le pousser encore davantage et pour débloquer la situation dans d'autres. C'est un travail difficile. Reconstruire, c'est du temps long. Ça ne prend pas trois mois ou six mois. Reconstruire des écoles, reconstruire des infrastructures toutes entières, mettre à niveau l'approvisionnement en eau, tout ça prend du temps. Mais nous le devons. C'est une promesse que nous avons faite aux Mahorais. Moi, je suis très engagée sur ce sujet. Je tiens des réunions de manière très régulière. Je me déplacerai encore sur le territoire pour faire en sorte que les choses s'accélèrent.
Un manque d'eau peut-être. Un manque d'eau à Mayotte. Un manque d'eau potable. Oui, depuis très longtemps. C'est un sujet structurel même. Oui, mais là, en ce moment,
il y a un projet particulier, je crois.
Nous poussons effectivement depuis plusieurs mois la construction d'une usine de dessalement à Ironiebe, qui est un des grands projets du territoire, dont je souhaite qu'il aille plus vite d'ailleurs pour permettre effectivement l'accès à l'eau potable. Et en même temps, on travaille sur les canalisations, l'approvisionnement, les fuites, parce qu'on perd beaucoup d'eau dans ces territoires. C'est un sujet vraiment de préoccupation pour moi. La préoccupation des Français métropolitains ultramarins, c'est le pouvoir d'achat. Le gouvernement, jeudi, a annoncé une nouvelle salve de mesures pour aider les Français face à la hausse des prix du carburant.
Est-ce qu'il y a des aides spécifiques pour les Outre-mer ? Alors, il y a les aides générales d'abord annoncées par le Premier ministre qui ont vocation à s'appliquer dans les Outre-mer. Tout ce qui a été annoncé, les 300 millions d'euros suivi des 700 millions d'euros pour les gros rouleurs, les transporteurs, pour le secteur du BTP notamment, pour ceux qui travaillent et qui ont des revenus modestes, tout ça s'applique bien sûr à nos compatriotes ultramarins.
Nous y avons ajouté un dispositif spécifique sur le transport fluvial pour la Guyane, notamment parce que vous savez que les déplacements dans les Outre-mer, c'est beaucoup la voiture, mais c'est aussi le transport fluvial, la pirogue, qui est un moyen de déplacement du quotidien. Pour les Guyanais, c'est le transport scolaire, c'est le déplacement professionnel, c'est le fret, c'est le déplacement médical. Quand vous êtes sur le Maroni ou le Yapog, vous n'avez pas le choix. dispositif supplémentaire, 20 centimes par litre pour aider les Guyanais pour essayer effectivement de compenser cette hausse du prix du carburant en plus des autres dispositifs de lutte contre la vie chère.
Vous avez des territoires en général qui sont très impactés parce qu'ils dépendent énergétiquement. On dépend beaucoup aux importations. Et donc en parallèle, nous continuons de travailler sur la vie chère avec un projet de loi en préparation, sur comment on améliore le développement des énergies, la géothermie, le solaire, l'économie bleue, tout ça en même temps. Et le pouvoir d'achat qui sera à n'en pas douter au cœur de la présidentielle. Vous soutenez Edouard Philippe, Naïma Moutchou, selon notre baromètre Odoxa publié ce matin. Edouard Philippe, il perd 4 points d'intention de vote. Il est désormais talonné par Jean-Luc Mélenchon. Edouard Philippe est à 17, Jean-Luc Mélenchon à 16.
Comment vous réagissez à cette chute ? Alors nous regardons les sondages mais nous n'en faisons jamais une fixette, qu'il soit très haut ou moyennement haut. Ou un 4, la dynamique dit quelque chose. Sans parler du score, mais la dynamique, ce qui nous intéresse, c'est le projet. Ce qui nous intéresse, c'est de continuer à construire et d'aller de l'avant. Et donc, vous voyez bien que la campagne s'accélère. Nous allons organiser 1000 réunions d'appartements le 25 juin prochain. Le 5 juillet, nous allons tenir un grand meeting, un grand rendez-vous avec les Français autour d'Edouard Philippe. Et puis nous allons évidemment décliner le programme. Nous continuons la construction de ce projet.
Nous continuons à nous déplacer au contact des Français. Les sondages sont assez secondaires. Ce sondage, il a été fait mercredi et jeudi après l'annonce du parquet national financier d'une ouverture d'une enquête contre Edouard Philippe. Est-ce que ça joue dans sa campagne ? Je veux dire, Edouard Philippe est très serein sur le sujet. Il l'a dit. D'abord, il réfute la totalité des accusations dans cette affaire. Il a dit lui-même qu'il voulait très rapidement pouvoir s'expliquer devant la justice et donc il avance. Il continue à se déplacer. Il est à Kiev aujourd'hui. Il se déplace aussi dans les Outre-mer.
Je me permets de le dire parce qu'il y a peu de candidats qui ont une vision pour les territoires ultramarins. Il en a une et il la développera dans les semaines qui arrivent. Nous sommes dans l'action. Ce qui nous intéresse, c'est de nous adresser aux Français, c'est de faire les constats qui s'imposent et de proposer des solutions. Sauf qu'on a un peu compris qu'entre Gabriel Attal qui s'est déclaré et Edouard Philippe, le départage, il allait quand même beaucoup se faire sur la question des sondages. Si Edouard Philippe chute dans les sondages, ça aura quand même des conséquences. Est-ce qu'il peut encore être le candidat du Bloc central ?
Alors non, mais je vais vous dire, Edouard Philippe ne se définit pas contre Gabriel Attal Edouard Philippe, étape après étape. Quelle est sa méthode ? Quel est son projet ? Et il a un style particulier. D'ailleurs, les Français le reconnaissent. Ils lui reconnaissent en lui une forme de cohérence, de stabilité, de lucidité. Ça, c'est important et c'est ce qui nous encourage à poursuivre. D'accord, mais Edouard Philippe est lancé, Gabriel Attal est lancé, Bruno Rotailleau est lancé. Comment vous allez choisir qui sera le candidat du Bloc central ? Alors, on n'est pas dans une situation anormale ou déraisonnable. Il y a plusieurs candidats à la présidentielle. Ça, c'est déjà vu.
Chacun se projette sur 2027 avec sa propre stratégie politique dont acte. Mais est-ce que là, vous dites qu'il n'en faut qu'un ? De toute façon, il n'en faut qu'un. Vous voyez bien ce que disent les uns et les autres. Ils disent la même chose à la fin. C'est qu'il y aura, dans la perspective d'un rassemblement de la droite et du centre, un seul candidat à la fin. Et ce sera Edouard Philippe. Mais pourquoi ce sera Edouard Philippe ? Parce qu'il va décider que ce sera Edouard Philippe. Parce qu'il n'est non pas le mieux placé dans la course parce qu'encore une fois, les sondages ne sont qu'un indicateur, une photo à un instant T. Mais c'est quoi l'autre indicateur si vous refusez la primaire ?
C'est ça qu'on a du mal à comprendre. Qu'est-ce qu'ils vont tous se mettre autour de la table et comment ils vont décider ? Vous voyez bien, Edouard Philippe signale le territoire depuis des années. Il a un ancrage territorial, ce que les avrais lui ont encore reconnu il y a quelques mois en redonnant leur confiance puisqu'il a été réélu maire. Il a un parti, il a une équipe autour de lui et il a une vraie réflexion. Ça fait quelques atouts tout de même par rapport à d'autres candidats et ce qui compte à la fin, c'est le lien de confiance qu'il aura réussi à créer auprès des Français. Voilà ce qui nous intéresse. Vous l'avez dit,
il a fait revalider sa légitimité par les municipales. On a le sentiment qu'il est candidat depuis qu'il a quitté Matignon. Est-ce qu'il n'est pas parti trop tôt ou est-ce que cette marche n'est pas trop longue ?
Alors, j'entends les deux. J'entends ceux qui disent qu'il serait parti trop tôt, ceux qui disent qu'il n'accélère pas assez, qu'il faudrait qu'il aille beaucoup plus vite encore. Puis, j'entends aussi parfois le son inverse. Il est à son rythme. C'est son agenda. C'est lui qui est candidat aujourd'hui à l'élection présidentielle. Je crois qu'il a raison de ne pas être dans le commentaire permanent. Ce n'est pas ce que demandent les Français. Les Français, ils se projettent d'abord sur leur quotidien. Ils ne se projettent pas sur la présidentielle qui aura lieu dans un an. Il y a la question du carburant, il y a la question de la vie chère, il y a la question de la sécurité.
Eh bien, nous avançons aussi pas à pas en cohérence avec les Français et c'est ce qui nous importe. Merci Noïma Moutchou. Merci beaucoup. Merci d'avoir été notre invité ce matin. Fabrice, la une des dernières nouvelles d'Alsace, ce sont les livreurs de repas forçats du XXIe siècle. À la une de votre journal et on va voir justement quelles sont les autres unes. On va beaucoup parler coup de chaud tout de suite. Merci. Merci beaucoup. Quentin, on regarde ce qui fait la une de nos journaux régionaux ce matin. Et à la une de nombreux journaux, c'est évidemment les fortes chaleurs qui touchent le pays.
Voilà, il fait chaud et ça touche presque toute la France métropolitaine. C'est traité dans la presse régionale avec différents registres. On commence avec le midi libre à Montpellier jusqu'à 38 degrés attendu, le gros coup de chaud. Même expression à la une du populaire du centre à Limoges,
premier coup de chaud avec le sourire de ses deux amis sur une plage là-haut de Vienne qui fait partie des départements en rien de placé en vigilance jaune canicule aujourd'hui.
Et on semble presque se réjouir à la une de la montagne à Clermont-Ferrand. L'été, avant l'heure, dans les pages intérieures de la montagne, on voit des très belles photos au lac de Chambon car les lacs au Vernia sont déjà pris d'assaut, raconte le journal. Un week-end un peu fou pour les personnes interrogées dans la presse régionale. Par exemple, ce patron d'un hôtel-restaurant dont la famille tient un établissement au bord du lac Chambon depuis trois générations et qui raconte on a fait un week-end exceptionnel mais surtout il y a cinq jours
en rien, il neigeait ici.
Et les fortes chaleurs qui font craindre également des départs de feu. Tous les sapeurs-pompiers du pays sont sur le qui-vive dans l'aube. Les services de secours organisés pour la quatrième année, une formation d'une semaine destinée à préparer au mieux les équipes aux feux de forêt. Reportage de nos partenaires de Canal 32. Il est signé Damain Bujeja. Les gars, point de sécurité, les lunettes et la cagoule sur le visage. C'est bon pour vous ? Allez en avant !
Alertés, les sapeurs-pompiers se déploient et cadrillent rapidement la zone. Sur les hauteurs de Barreauville, la forêt s'est transformée en terrain d'exercice grandeur nature. Une formation d'une semaine attend les équipes du SDIS. Ce que j'attends de mes chefs d'agrès et de mes chefs de groupe, c'est de nous donner des messages réguliers.
Dans ces messages, on doit y trouver plusieurs éléments, la nature du feu, la vitesse de propagation du feu, qu'est-ce qui brûle du feuillu, du résineux, est-ce que la pente est ascendante, est-ce qu'elle est descendante, est-ce qu'on a besoin de moyens en renfort, est-ce que les moyens sont suffisants, est-ce que le feu est virulent, la surface qui est déjà brûlée et puis surtout la surface menacée. Très rapidement, on peut se retrouver encerclé par le feu, très rapidement, on peut se retrouver bloqué par les fumées. Principale difficulté pour les équipes, rester coordonnées, communiquer à travers les sous-bois et se repérer sur les cartes.
Nous avons 36 sapes à pompiers aujourd'hui et pour la semaine qui vont être formés et c'est un sage qui forme à la fois les équipiers, donc ceux qui sont porte-lance dans le camion mais également le chef du camion. On maintient en compétence aussi le niveau supérieur qui est le chef du groupe des quatre camions qui sont commandés par un officier. On a plusieurs détachements qui partent tous les ans dans le sud de la France ou plus proches de chez nous, dans les Vosges, dans le Jura. Donc c'est important qu'on prépare les équipes. Si les feux de forêt restent rares dans le département, 350 feux de récolte ont été signalés en 2025.
Le SDIS de l'Aube renouvelle la formation pour la quatrième année et se prépare à affronter de plus en plus souvent des incendies d'ampleur. Autour de vous, vous avez du chêne mais vous avez aussi du sapin et du sapin, c'est une essence qui brûle bien. On a des étés de plus en plus chauds mais on a aussi, un peu comme aujourd'hui, toujours un peu de vent qui assèche les végétaux, qui assèche très rapidement les végétaux. Et donc notre département, bien qu'il n'est pas classé à risque sévère en termes d'incendies, pourrait connaître dans les prochaines années des épisodes de feu. L'été dernier, 20 sapeurs pompiers au bois ont été déployés sur des feux dans le sud de la France.
Et justement, il y a des nombreuses alarmistes, Quentin, sur ces fortes chaleurs.
Oui, voilà, forte chaleur en Anjou, attention au danger. Un adolescent de 15 ans qui s'est noyé dimanche alors qu'il tentait de traverser le Loire. Journal de Saône-et-Loire, Chalons-sur-Saône, qui parle d'une vague
de chaleur précoce et historique. Dans le journal, on s'interroge sur le changement climatique qui va toucher la région Bourgogne-Franche-Comté d'ici à 2050. Et enfin, le républicain Lorrain présente tous les bons réflexes à avoir car effectivement, un médecin alerte dans le journal, notre corps ne s'est pas encore acclimaté. Il est nécessaire de ne pas trop s'exposer brutalement au soleil. Parmi les dangers identifiés, la baignade dans les plans d'eau qui ne sont pas aménagés, les plus vulnérables, enfants, personnes âgées qui peuvent se déshydrater ou encore les activités sportives pendant les heures les plus chaudes.
Le gouvernement qui parle ce matin de sept décès dus à la chaleur, dont au moins cinq noyades. Auriane. Et on continue justement avec ses fortes chaleurs.
Oui, les dangers du sport. Deux personnes décédées en France alors qu'elles participaient à des compétitions. Sport et chaleur,
ça peut vite devenir dangereux, titre le courrier Picard. Même idée à la une du progrès, un irox qui se tenait Lyon à dimanche, un irox, une compétition qui entremêle course à pied, épreuve de fitness. Une jeune femme de 28 ans est décédée d'hyperthermie à Lyon.
Et on lit dans la Voix du Nord que les personnes très habituées à courir n'entendent pas renoncer à leur sport. Ça fait des décennies que je cours. Quand il fait vraiment chaud, j'adapte mon rythme mais je n'arrête pas mes séances. C'est ce que dit un Lillois interrogé et qui part courir plus tôt. Un réchauffement climatique qui a des conséquences aussi. En montagne, orages violents, éboulements, avalanches, vents forts, les risques sont nombreux et non sans conséquences sur les secours en montagne. Un débat aura lieu cet après-midi sur ce sujet dans l'hémicycle du Sénat. Bonjour Michel Poudade, merci d'être avec nous. Vous êtes maire des Angles dans les Pyrénées-Orientales.
Le nombre d'interventions des secours en montagne qui a augmenté environ 10 000 par an, c'est presque 50% de plus qu'il y a 10 ans. Est-ce que vous le constatez ? Comment vous l'expliquez ?
D'abord, je constate... Bonjour, excusez-moi. D'abord, je constate que la montagne est attractive l'été et donc on ne peut que s'en féliciter. C'est vrai que depuis 5-6 ans, on s'aperçoit que la montagne est très attractive et donc on a des retours de personnes qui viennent sur nos territoires qui ne connaissent pas spécifiquement ce milieu-là qui est quand même propice à des sujets qui peuvent mettre leur sécurité en cause. Alors, c'est vrai qu'aujourd'hui, les débats qui s'engagent, c'est sur, globalement, la gratuité des secours en montagne. Faut-il maintenir cette gratuité ou pas ?
Il est vrai quand même que cet espace public doit être et doit continuer pour nous, élus de la montagne, à bénéficier de cette gratuité même s'il y a des comportements à risque que je condamne bien sûr mais c'est vrai que dans les Pyrénées particulièrement, qui est un mont massif, notre montagne permet de monter jusqu'à 2009 mètres d'altitude donc mais sans avoir escaladé on est une montagne à vaches donc une montagne très facile.
Mais pardon parce qu'effectivement c'est un débat le coût des interventions des secours en montagne il a été multiplié quasiment par deux ces dix dernières années. Vous vous dites la montagne ça doit rester la solidarité. mais est-ce que quand même il faut faire payer les imprudences ?
Alors le problème il est à quel niveau on met les imprudences ? Mais c'est certain qu'on s'aperçoit bien qu'il y a quand même des difficultés et que les gens se mettent en danger eux-mêmes. après c'est véritablement un débat faut-il arriver sur les imprudences et comment on les on les notifie aux personnes ou faut-il tout simplement avoir ce modèle de secours en montagne qui soit pris par par tout le monde par rapport aux secours qui sont effectués ?
Après il y a aussi quand même voilà plusieurs modèles de secours en montagne il y a les CRS il y a les sapeurs-pompiers il y a bien sûr aussi donc le PGHM les gendarmes les policiers les sapeurs-pompiers est-ce qu'à un moment là-dessus on ne peut pas avoir une sorte de mutualisation et retrouver quand même quelque part des économies aussi sur les secours eux-mêmes ?
Merci monsieur le maire merci beaucoup Michel Poudade d'avoir été avec nous de débat au Sénat cet après-midi sur les secours en montagne le Sénat qui est soumis à renouvellement et les sénatoriales ça fait la une de la Marseillaise exactement la bataille pour 22 sièges débute c'est ce que titre ce matin la Marseillaise trois départements renouvelables en PACA Bouches-du-Rhône Var et Vaucluse je vous le rappelle ce sont la moitié des sièges qui sont renouvelés au Sénat fin septembre d'ailleurs dans les Bouches-du-Rhône on a appris que Sabrina Roubache la ministre macroniste chargée de l'enseignement professionnel annonce jeter l'éponge et finalement officiellement la ministre déléguée n'a pas assez de temps à consacrer à une campagne des sénatoriales préfère se consacrer jusqu'au bout à ses fonctions ministérielles allez on termine avec le ministre de l'éducation qui fait des annonces sur le bac et les langues régionales c'est à la une de Corse matin les lycéens ayant suivi une spécialité dans une langue régionale pourront à partir du bac 2028 passer l'épreuve correspondante dans leur langue dans cette langue concrètement un élève qui aura suivi la spécialité math en breton pourra la passer en breton et la spécialité en français c'est ce qu'a expliqué le ministre de l'éducation dans le journal Ouest France ce week-end très rapidement une star à Marseille oui très rapidement petite photo pour notre chef d'édition en régie Léon Marchand va s'entraîner au CNM elle est très fan le cercle des nageurs de Marseille durant 5 semaines cet été pour préparer les championnats de France et d'Europe on pourra suivre ses compétitions du 27 juin au 2 juillet à Saint-Etienne et pour ce qui est des championnats d'Europe c'est à Saint-Denis du 10 au 16 août pour du coup suivre les peut-être prouesses de Léon Marchand Merci beaucoup Merci Quentin pour cette revue de presse place au débat présidentiel les candidatures qui se multiplient et le match pour la deuxième place qui s'annonce très salée Notre baromètre mensuel au Docta pour Public Sénat et la presse régionale ce mois-ci sur les intentions de vote pour 2027 les déclarations de candidature qui se multiplient qui est le mieux placé à l'heure actuelle comment le bloc de droite et le bloc de gauche vont-ils désigner leurs candidats pour en parler nous sommes avec Nathalie Moré Bonjour Nathalie Bonjour Merci d'être là journaliste politique pour les journaux régionaux du groupe EBRAS les journaux de l'Est de la France Erwann Lestron bonjour bonjour directeur conseil à l'Institut d'Oxa je vais y arriver ce matin afin de regarder en détail les résultats Erwann un mot parce que c'est important de la méthodologie de ce sondage sur les intentions de vote comment et quand a-t-il été réalisé ?
Alors il a été réalisé de mercredi à jeudi dernier donc il est tout récent et quand on fait un sondage d'intention de vote ce qui est important c'est de définir l'offre électorale sur laquelle on va mesurer les intentions de vote des français donc on fait des sondages en parallèle où on regarde pour chaque espace politique parce qu'on a quand même une multiplicité de candidatures qui rendraient compliqué l'exercice de la mesure si on testait 25 personnalités donc on a testé pour chaque espace politique dans la gauche radicale Bali Bagayoko Jean-Luc Mélenchon François Ruffin par exemple pour savoir quel était le candidat selon les sympathisants de ce bloc politique qui ferait le meilleur candidat pour leur camp selon eux afin de définir dans chaque espace politique celui qui se prête le mieux à être mesuré aujourd'hui ça ne dit pas qu'à l'avenir on ne testera pas à la fois Edouard Philippe et Gabriel Attal mais aujourd'hui on a défini qu'au sein de la gauche radicale Jean-Luc Mélenchon est celui qui recueille le plus de soutien de ses sympathisants au sein de la gauche modérée c'est Raphaël Glucksmann qui arrive nettement devant Olivier Faure devant François Hollande ou Bernard Cazeneuve et à droite Bruno Retailleau est nettement devant David Lissnard Laurent Wauquiez et Dominique de Villepin donc pour ramasser l'offre électorale qu'on a mesurée on a identifié les candidats les plus à même de concourir selon leurs propres sympathisants parce que c'est vrai que dans ce contexte de multiplicité des candidatures on peut verser assez facilement dans la politique fiction si on testait
donc c'est-à-dire c'est une pré-primaire des sondages que vous avez fait
c'est une pré-primaire des sondages à travers cette question mais c'est pour identifier quel est le champion parce qu'on parle par exemple de l'opposition entre Gabriel Attal et Édouard Philippe mais ils sont sur un bloc politique où Édouard Philippe a le soutien très large des sympathisants Renaissance tout comme Gabriel Attal mais il a aussi les horizons Édouard Philippe il a aussi plus fortement que Attal les modèles mais il a aussi un peu de LR donc quand on a des candidats qui sont sur un même espace politique deux candidats sont très bas alors qu'il n'y en aurait qu'un il serait en mesure de se qualifier au second tour
On va découvrir les intentions de vote dans quelques instants je laisse planer un peu le suspense Nathalie on le voit il y a beaucoup de candidats sur la ligne de départ est-ce qu'on est rentré dans cette campagne ?
C'est difficile à dire nous journalistes politiques on est vraiment dans cette campagne les équipes des candidats sont dans cette campagne moi j'ai encore une interrogation de savoir si les français sont vraiment dans cette campagne je pense qu'ils n'y sont pas en revanche je pense qu'ils s'intéressent à la politique et c'est deux choses différentes ils s'intéressent de savoir quels vont être les thèmes du débat deux dans plusieurs mois mais savoir s'ils sont déjà dans la campagne c'est-à-dire dans les propositions des uns et des autres j'ai la conviction que pour l'instant ce n'est pas vraiment le cas
On est à 11 mois du premier tour alors évidemment tous les candidats ne sont pas déclarés ce sondage on le précise c'est une photographie à l'instant T on le dit à chaque fois c'est aujourd'hui quel est l'état de l'opinion et on va découvrir justement ce sondage qui permet quand même de voir les dynamiques à l'heure où on se parle Regardons les intentions de vote au premier tour Est-ce qu'on peut parler de surprises Erwan dans ce sondage Edouard Philippe et Jean-Luc Mélenchon qui sont désormais au coude à coude largement derrière l'ERN
Oui il y a deux surprises en réalité Alors Oriane vous disiez que c'est un sondage qui est une photo de l'opinion à un instant T la question qui est posée aux répondants c'est pas qu'allez-vous voter à l'élection présidentielle de 2027 c'est si l'élection présidentielle avait lieu dimanche prochain pour lequel ou laquelle de ces candidats voteriez-vous Donc c'est vraiment la répartition des intentions de vote à l'instant T Ce que ça raconte aujourd'hui c'est deux surprises moins 4 points pour Edouard Philippe qui passe de 21% à 17% plus 4 points pour Jean-Luc Mélenchon qui passe de 12% à 16% au premier tour Ce que ça raconte c'est que dans un sondage qui a été réalisé auprès de 1000 personnes inscrites sur la liste électorale la marge d'erreur elle est d'environ 2,5 points pour des scores de cette ampleur Donc le point d'avance d'Edouard Philippe sur Jean-Luc Mélenchon il est dans la marge d'erreur Ce que ça raconte c'est qu'on ne peut pas statistiquement affirmer qu'Edouard Philippe est devant Jean-Luc Mélenchon au premier tour autrement dit Jean-Luc Mélenchon est désormais aux portes du premier tour ça c'est la première information comme on l'a vu du premier tour comme on l'a vu en 2012 où Jean-Luc Mélenchon a très vite pris le pas sur Eva Jolie dans la campagne en 2017 où il a pris le pas sur Benoît Hamon et en 2022 sur Fabien Roussel Yannick Jadot Anne Hidalgo il creuse l'écart aujourd'hui avec Raphaël Glucksmann ça c'est la première information c'est la percée électorale de Jean-Luc Mélenchon la deuxième c'est la baisse d'Edouard Philippe qui paye sa stratégie de prise de recul alors même qu'il avait un regain de sympathie à son égard dans l'opinion post-municipale il perd 4 points et non seulement il rassemble moins largement au premier tour 17% des intentions de vote uniquement c'est seulement 50% du socle électoral d'Emmanuel Macron en 2022 donc il peine à réunir au premier tour et au deuxième tour c'est encore plus compliqué il perdrait contre Jordan Bardella 52% pour Jordan Bardella contre 48%
ce qui n'était pas le cas le mois dernier
c'était une inversion
on va y revenir et on va s'intéresser Nathalie candidat par candidat on va peut-être commencer par Jean-Luc Mélenchon puisque c'est lui qui est en dynamique dans ce sondage il est donné haut très haut pour un sondage qui est fait 11 mois avant le premier tour de la présidentielle il n'était pas dans ces scores-là lors des précédentes présidentielles comment on explique sa dynamique ? par une entrée en campagne
parfaite objectivement et c'est très réussi ce lancement de campagne qui a été fait à plusieurs étages le premier étage il commence à l'occasion des municipales où on voit que dans les salles de la France Insoumise il y a déjà beaucoup de gens et ça c'est un signe du fait qu'il y a une gauche très identifiée qui est là pour la France Insoumise ensuite il y a la déclaration de candidature au 20h devant 5 millions de gens puis brut dans la foulée pour toucher un autre public à la France Insoumise ils ont fait le calcul qu'en une semaine entre tous les réseaux sociaux des principaux ténors de la France Insoumise c'est 94 millions de vues en une dizaine de jours sur l'entrée en campagne de Jean-Luc Mélenchon qui est effectivement très puissant sur les réseaux sociaux et donc quelque part qui peut se passer de plus en plus des médias traditionnels non seulement cette déclaration de candidature s'est faite de façon donc massive sur les réseaux sociaux mais en plus elle s'est faite alors que l'ensemble du reste de la gauche est totalement éclaté et inaudible à un moment où Boris Vallaud quitte la direction du parti socialiste où Olivier Faure n'est pas audible et donc résultat des courses à gauche où il y a un fort de l'ensemble et d'ailleurs vous l'avez vu dans votre dans votre sondage où il y a un fort désir d'avoir un leader fort et bien c'est lui qui l'incarne et effectivement toute la difficulté pour Jean-Luc Mélenchon qui fait une entrée de campagne parfaite c'est de rester à cette hauteur-là parce que le problème de Jean-Luc Mélenchon c'est pas vraiment le premier tour c'est le second
Nathalie le disait une entrée en campagne qui s'est faite tôt la force des réseaux sociaux ce qui explique la dynamique de Jean-Luc Mélenchon il y a quand même un paradoxe dans ce baromètre Erwan c'est que Jean-Luc Mélenchon il est en dynamique dans les intentions de vote mais il reste en tête du palmarès du rejet
Oui absolument parce que c'est une stratégie de Jean-Luc Mélenchon qui est extrêmement payante au premier tour c'est-à-dire qu'au premier tour où on mobilise son socle de partisan le plus radical ça fonctionne très bien cette théorie rupturiste mais au deuxième tour là où il s'agit de rassembler et plus de raconter qu'on appartient à un camp et pas à un autre ça devient très compliqué et là la cote de rejet de Jean-Luc Mélenchon elle joue à plein contre lui on l'avait testé au mois de novembre c'était trois quarts des intentions de vote pour Jordan Bardella s'il était opposé à Jean-Luc Mélenchon mais pour le premier tour ça fonctionne très bien et sur Jean-Luc Mélenchon ce qui est intéressant ce mois-ci c'est de voir dans quelle population les intentions de vote ont progressé et alors qu'on savait que la cote de popularité et le souhait de voter pour lui était élevé chez les moins de 35 ans chez les habitants des grandes aires urbaines on voit qu'il progresse dans les petites villes chez les ruraux chez les 35-49 ans chez les sympathisants du PS chez les sympathisants du parti chez les salariés du service public autrement dit dans toute une population qui avait été qui s'était agrégée à sa base électorale en 2022 pour vous dire en novembre c'était 50% uniquement de ces électeurs de 2022 Jean-Luc Mélenchon qui revotaient pour lui en 2027 aujourd'hui ils sont 75%
mais ça veut dire qu'il peut encore incarner le vote utile à gauche qu'il avait été en 2022 il avait complètement écrasé le PS aujourd'hui il est encore le vote utile à gauche
c'est tout à fait possible il ne faut pas imaginer que cette hypothèse soit impossible en 2024 quand le NFP se constitue on est quand même post-Gaza une période post-attentat du Hamas de 2023 on est quand même dans une période où on se dit qu'elle est fi et diabolisée et finalement l'agrégation des forces de gauche donne un résultat très positif donc cette capacité de Jean-Luc Mélenchon à réexister campagne après campagne elle existe alors pour autant là vous le disiez il y a 7 Français sur 10 qui le rejettent même au sein des autres électorats de gauche il y a 6 personnes sur 10 qui jugent qu'il est populiste qu'il est agressif qu'il est sectaire qu'il est brutal donc il part quand même avec des handicaps néanmoins c'est le seul candidat solide et identifié à gauche parce que je pense que vous parliez Nathalie de Boris Vallaud je pense que son départ de la direction du PS ça jette un trouble pas possible
on va parler justement des autres candidats gauche on va revoir ses intentions de vote Jean-Luc Mélenchon 16% Raphaël Glucksmann qui est donc selon votre prix primaire pardon Erwan celui qui incarne le vote PS social-démocrate il est à 11% Raphaël Glucksmann il sera ce soir au 20h de TF1 est-ce qu'il est quand même un peu piégé ? Est-ce que s'il annonce sa candidature il va risquer désormais d'apparaître comme le diviseur de la gauche ?
Alors Raphaël Glucksmann c'est l'anti-Mélenchon et si Jean-Luc Mélenchon est très haut dans les sondages c'est qu'en face dans tout le périmètre de la gauche il n'y a personne qui est véritablement fort et identifié donc là toute la séquence qui s'ouvre pour Raphaël Glucksmann c'est d'essayer d'imposer sa voix d'imposer son nom d'imposer sa marque d'imposer deux ou trois mesures fortes et il va le faire un par le journal télévisé par ensuite la publication de son livre cette semaine puis par un meeting à la mi-juin et ensuite un événement assez important mi-juillet dans l'ouest de la France donc là s'ouvre l'air entre guillemets de Raphaël Glucksmann donc il va avoir un mois pendant lequel il va essayer d'imposer sa candidature qui effectivement aussi repose sur des marqueurs forts c'est-à-dire la social-démocratie la volonté d'avoir une position européenne très forte mais qui repose aussi sur des manques notamment dans tout ce qui est population rurale population jeune c'est pas des gens qui sont spontanément forts dans l'électorat de Raphaël Glucksmann donc là on voit bien que la fusée Mélenchon est lancée maintenant celle de Raphaël Glucksmann va être lancée les deux sont vraiment les opposés puisque Raphaël Glucksmann se définit vraiment comme l'anti Jean-Luc Mélenchon
Quelle est l'image de Raphaël Glucksmann dans l'opinion à Rouen ? Est-ce qu'il incarne un présidentiable ou est-ce qu'il incarne plutôt quelqu'un qui manque un peu d'ambition présidentielle ?
Non s'il devait avoir une difficulté dans l'opinion ça n'est pas nécessairement celle de la solidité intellectuelle ou de la stature présidentielle la vraie difficulté pour Raphaël Glucksmann c'est que les Français n'identifient pas bien son centre de gravité idéologique il n'est pas directement affilié au parti socialiste dont on ne sait pas s'il aura le soutien il ne veut pas participer à une primaire de la gauche alors qu'on vante interview après interview chez les ténors de la gauche que c'est la solution pour définir un candidat unitaire donc pour les Français le fait de ne pas savoir précisément pour qui il voterait un social-démocrate un libéral ou une personne qui souhaite défendre des territoires ruraux en difficulté finalement le fait de ne pas pouvoir le positionner parfaitement politiquement ça peut créer de l'inquiétude on voit qu'il mord beaucoup sur le socle électoral du centre politique qui prend un peu de voie aussi au parti socialiste il baisse chez les électeurs du parti socialiste ce mois-ci je pense que la difficulté à le situer précisément électoralement n'en fait pas un vote spontané pour toute une partie de la gauche
mais est-ce que s'il se lance officiellement parce qu'à l'heure actuelle le candidat de la gauche c'est Jean-Luc Mélenchon est-ce que si Raphaël Luxman annonce officiellement sa candidature dans les prochaines heures ça fera baisser Jean-Luc Mélenchon parce qu'il y aura une alternative pour les électeurs de gauche
non je pense que c'est trop tôt pour l'instant tous les les sociodémocrates ont intégré que Jean-Luc Mélenchon allait avoir un lancement de campagne fort parce qu'il sait faire c'est sa quatrième élection présidentielle et puis c'est pas un perdre de l'année il a un sens politique extrêmement fort et aiguisé donc ils savent très bien que la comment dire le parti enfin la partie social-démocrate aura plus de mal à s'imposer donc c'est une course de long terme là encore une fois Raphaël Glucksmann il est parti pour quatre semaines pour essayer d'imposer des idées alors que celles de Jean-Luc Mélenchon elles sont imposées dans le dans le paysage politique depuis longtemps il y en a deux fortes il y a un la sixième république et deux le concept de nouvelle France en fait la difficulté de la gauche si vous voulez c'est que Jean-Luc Mélenchon lui il a un concept celui qui est très théorisé de la nouvelle France quel est le concept de la France sociale-démocrate quelle est l'idée forte pour l'instant il n'y en a pas donc si jamais pendant les quatre semaines qui s'ouvrent pour lui il n'arrive pas à imposer une idée forte ça va être compliqué mais c'est tout l'enjeu de la séquence qui s'ouvre
alors voilà pour Jean-Luc Mélenchon le bloc de gauche du côté d'Edouard Philippe et du bloc central on l'a vu Edouard Philippe qui est dans une dynamique négative moins quatre points petite précision Erwan parce que vous le disiez ce sondage il a été fait mercredi et jeudi soit après l'annonce de l'ouverture de l'enquête qui vise Edouard Philippe enquête faite par le parquet national financier est-ce que ça a joué dans cette baisse ou pas ?
Non pas nécessairement parce que alors peut-être pour une partie de l'électorat mais dans la mesure où ça n'est pas directement connecté à la fonction présidentielle et que ça n'est pas de l'enrichissement personnel c'est un peu compliqué de dire que ça puisse peser sur sa stature ce qu'on voit surtout c'est que hyper quatre points d'intention de vote au premier tour il n'y a plus qu'un électeur sur deux d'Emmanuel Macron en 2022 qui souhaiterait voter Philippe en 2027 il avait gagné huit points de code d'adhésion après les élections municipales il était passé de 28 à 36% il en a reperdu six en deux mois deux ce mois-ci quatre le mois dernier ce qu'on voit c'est que cette stratégie de réserve pour ne pas revivre le choc traumatique d'Alain Juppé en 2016 qui favorit des sondages pour la primaire et donné futur président de la France a perdu avec de grandes difficultés au deuxième tour face à François Fillon il ne veut pas peut-être jouer la campagne trop tôt il a espacé ses meetings voire je crois qu'il en a reporté un qui devait avoir lieu en avril ou en mai donc cette stratégie de réserve finalement elle pèse peut-être parce que les français attendaient des choses des mesures massives promises dans son programme ils ne les ont pas vues venir et d'ailleurs ce qui est intéressant à ce sujet c'est de regarder là où Edouard Philippe perd du terrain dans cette enquête d'intention de vote c'est chez les 50 ans et plus chez les sympathisants LR chez les habitants de petites villes les ruraux toute une partie de la droite traditionnelle qui avait peut-être identifié son champion à l'issue des élections municipales et qui en est revenu faute d'avoir eu des attentes satisfaites
il a une mauvaise stratégie de campagne Edouard Philippe et puis il a eu tort de ne pas appuyer sur l'accélérateur après sa victoire
ça on pourra le dire dans un an s'il a gagné on dira finalement il a eu raison en tous les cas il y a eu un débat en interne c'est-à-dire qu'effectivement après avoir regagné le Havre il avait une fenêtre de tir très importante parce que finalement c'était le seul qui se présentait à une élection municipale parmi ses concurrents dans l'acte de la droite et du centre donc vis-à-vis de Bruno Retailleau et de Gabriel Attal il avait un avantage certain à faire jouer il a choisi justement de ne pas s'imposer or il avait une certaine fenêtre de tir il aurait très bien pu dire voilà j'appelle Bruno Retailleau et Gabriel Attal à s'asseoir autour de la table etc.
et à capitaliser sur sa victoire il ne l'a pas fait ça a été un débat en interne qui a finalement été tranché sur le fait non on arrête on temporise parce que les gens ne sont pas là-dessus rappelez-vous c'est déjà encore le cas mais les gens étaient saisis par le Moyen-Orient par la crise sur le carburant et au sein de l'équipe d'Edouard Philippe on s'est dit que finalement c'était ça qui primait sur la présidentielle on voit bien qu'aujourd'hui il le paye il le paye parce qu'il apparaît comme un candidat qui est à partir du moment où vous n'êtes pas déterminé vous apparaissez comme indéterminé et ça on voit bien que ça joue en sa défaveur ça ne veut pas dire que c'est la fin pour lui
d'autant qu'il y a un autre candidat qui est apparu depuis votre sondage les choses elles vont très très vite Erwan c'est Gabriel Attal qui a officialisé sa candidature vendredi on va l'écouter ce matin Gabriel Attal
je vois bien le petit jeu de certains qui cherchent à nous opposer en permanence avec Edouard Philippe à nous faire parler de l'un de l'autre je ne rentrerai pas là-dedans parce que je porte ce programme je porte cette vision je porte ce projet mais encore une fois il va y avoir une campagne on va voir le projet de chacun on va voir les propositions de chacun
qu'est-ce que ça peut changer la déclaration de Gabriel Attal pour Edouard Philippe
alors déjà ce n'est pas une surprise que Gabriel Attal se présente parce que là c'est officiel la rampe de lancement ça y est oui ça y est et puis surtout il est omniprésent depuis le lancement de son livre le 23 avril la séquence va se terminer la semaine prochaine avec l'immense meeting qui est annoncé à Paris le 30 mai et alors lui par contre sa détermination il l'affiche il la montre il est partout donc forcément il y a un effet blast comme ça qui va se sentir dans les sondages effectivement Gabriel Attal sans être grand clair devrait parce qu'il imprime beaucoup de choses comment dire gagner quelques points et on voit bien qu'Edouard Philippe l'a compris puisqu'il a fait quelques retours médiatiques avec une grande interview dans Le Parisien avec une émission dans C'est à vous qui est une émission importante en tous les cas pour lui donc on voit bien qu'il a compris qu'il avait été sans doute trop en retrait après Gabriel Attal c'est quelqu'un qui est très habile en campagne qui est Edouard Philippe aime la campagne mais pour l'instant c'est deux stratégies différentes il va y avoir un grand meeting de Gabriel Attal le 30 mai alors qu'Edouard Philippe lui privilégie plein de réunions d'appartements fin juin c'est une stratégie différente la campagne est longue on verra laquelle des deux stratégies parvient à s'imposer Erwan
est-ce que paradoxalement ce sondage qui peut apparaître comme mauvais pour Edouard Philippe est finalement une bonne nouvelle je m'explique est-ce qu'en voyant il faut expliquer ça est-ce qu'en voyant Jean-Luc Mélenchon monter il peut être le vote utile de tout le bloc central c'est-à-dire le centre droit le centre gauche pour éviter justement un duel entre l'ERN et Jean-Luc Mélenchon
nécessairement c'est vrai que c'est une probabilité à ne pas exclure c'est que étant donné que les instituts de sondage devraient commencer à tester dans les prochains jours des candidatures à la fois de Gabriel Attal et d'Edouard Philippe ça va nécessairement baisser le score de l'un et l'autre au premier tour mécaniquement et donc baisser le score de qualification au second tour qui en l'état des choses avec Jean-Luc Mélenchon à 16% devrait favoriser sa position au second tour donc ça peut créer par inquiétude un vote utile dès le premier tour il faudra voir qui en bénéficie on peut faire l'hypothèse aujourd'hui que ce serait plutôt Édouard Philippe parce qu'en fait Édouard Philippe au-delà des frontières de Renaissance ils ont des codes d'adhésion Philippe et Attal à peu près équivalents chez les sympathisants Renaissance mais Philippe est largement devant chez les sympathisants Horizon logiquement mais aussi chez les sympathisants Modem et très largement chez les sympathisants LR donc il mort sur un espace politique beaucoup plus large Gabriel Attal peut peut-être prendre des points à Raphaël Glucksmann mais là c'est encore une hypothèse aujourd'hui en tout cas c'est vrai que cet abaissement du seuil de qualification au second tour ça peut favoriser un candidat à droite qui deviendrait le candidat à Traptoux pour éviter un second tour Mélenchon Bardella
et candidat du bloc central dont le RN veut faire son adversaire favori on écoute ce que disait ce matin Sébastien Chenuch
je pense que les candidats du bloc central sont les plus intéressants à voir face à nous parce que ce seront des projets de société contre notre projet de société des bilans contre un projet et je pense qu'effectivement ce sera beaucoup plus valorisant comme débat démocratique si c'était la France insoumise ça serait dévalorisant mais parce qu'il y a forcément un rejet de la France insoumise dans une grande partie de la population française qui fait que l'élection se jouerait beaucoup plus sur le rejet là ce sera vraiment est-ce que vous voulez continuer avec le projet d'Edouard Philippe la retraite à 67 ans celui de Gabriel Attal qui est à peu près le même et le bilan et leur méthode que nous connaissons ou est-ce que vous voulez le projet que porte Marine Le Pen
Bonne ou mauvaise nouvelle pour le bloc central que le RN en fasse son adversaire favori ?
en fait c'est une stratégie je ne sais pas si vous avez remarqué mais depuis bientôt trois semaines un mois le RN ne cesse de dire dans chacune de ses interviews qu'Edouard Philippe c'est la retraite à 67 ans donc on voit bien que c'est une façon d'affaiblir Edouard Philippe peut-être même pour faire monter Gabriel Attal c'est ce que certains disent au RN le but si vous voulez c'est de neutraliser l'espace central pour in fine à la fin se retrouver devant Jean-Luc Mélenchon parce que c'est quand même le but du rassemblement national d'arriver au second tour face à Jean-Luc Mélenchon puisque au rassemblement national on estime que si on est en face de Jean-Luc Mélenchon au second tour c'est la victoire assurée
d'autant que le RN on va regarder le palmarès de l'adhésion le RN qui reste en tête de ce palmarès de l'adhésion Erwan alors tout le monde chute sauf Jordan Bardella Jean-Luc Mélenchon Eric Zemmour mais Jordan Bardella reste numéro 1 et il prend des points est-ce que cette chute généralisée c'est inquiétant à ce stade de la campagne ?
Non pas nécessairement parce que finalement la campagne présidentielle approche quand même donc les français se repolarisent la bienveillance qu'on peut avoir pour une figure qui est d'un autre parti finalement elle se dégrade un peu parce qu'on est en campagne donc finalement les adversaires on a une opinion moins favorable d'eux donc c'est assez classique d'une entrée en campagne de l'électorat on le voit d'ailleurs avec la hausse des intentions de vote pour Jean-Luc Mélenchon le corps électoral s'élargit les français rentrent petit à petit dans la campagne
On termine par les codes de popularité de l'exécutif ça baisse pour Emmanuel Macron pour Sébastien Lecornu Sébastien Lecornu perd 2 points il est à 31% comment on l'explique Nathalie ? Il est trop absent il ne répond pas assez aux inquiétudes des français notamment sur les conséquences de la guerre en Iran ?
Alors il se trouve qu'il est plus présent puisqu'il vient de faire une grande conférence de presse sans doute a-t-il compris qu'effectivement il fallait qu'il aille un petit peu plus au front très honnêtement moi je pense que la baisse de popularité de l'exécutif c'est-à-dire le président de la République et le Premier ministre est avant tout dû au fait que c'est la fin de règne je veux dire ça fait 9 ans qu'ils sont là alors pas Sébastien Lecornu puisqu'il est à Matignon que depuis plusieurs mois mais objectivement c'est je pense que il y aura sans doute un regain de popularité vraiment à la toute fin du décénat en tous les cas c'est ce qu'on pressent à l'Elysée puisqu'à la toute fin ce sera on est en train de vivre les derniers mois les dernières semaines d'Emmanuel Macron mais pour l'instant c'est encore loin la présidentielle il y a encore un an à tenir et on est encore sur cette fin de cette fin de présidentialité cette fin de de de pouvoir et cette usure du pouvoir aussi qui s'exprime aussi dans le rejet d'un certain nombre de Français
un mois Erwan il peut faire une remontée sur la dernière côte Emmanuel Macron
absolument mais ça dépend du rôle qu'il jouera dans la campagne s'il est en retrait de la campagne on peut imaginer que la bienveillance remontera comme François Hollande aujourd'hui on est français une bonne opinion si ça n'est pas si ça n'est pas le cas il sera sous les feux des projecteurs et donc des critiques
allez à suivre prochain baromètre dans un mois on se retrouve tous les trois pour commenter ce baromètre merci beaucoup Erwan merci Nathalie merci à tous de nous avoir suivis on se retrouve très bonne journée Public Sénat en partenariat avec la presse régionale vous a proposé Bonjour Chez Vous
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