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InterviewFrance Inter — L'invité de 8h20 (sur Site radio)· 25 juillet 2022 25 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesTransportsEnvironnement & énergieInstitutions & élections

Le remise sur les carburants, un geste pour "les Français en zone rurale", plaide le LR Olivier Marleix

Source d'origine 3 locuteurs

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:43FerméeRéponse directe

    Cela veut-il dire que vous avez renoncé au litre d'essence à 1,50€ ?

  • 1:49OuverteRéponse directe

    Des aides ciblées pour les plus modestes et les gros rouleurs, c'est ce que disait Bruno Le Maire.

  • 2:04FerméeRéponse directe

    Là, tout le monde sera aidé ?

  • 3:03RelanceRéponse directe

    Finalement, vous n'avez pas voté pour une taxe sur les super profits de Total avec le groupe LR ?

  • 3:15FerméeRéponse directe

    20 centimes par litre, pour vous, c'est une contribution exceptionnelle ?

  • 4:06OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'elle est juste, cette ristourne ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:49Invité politiqueFait
    « C'est un objectif de revenir à un prix de l'essence abordable, qui me paraît indispensable pour les déplacements de cette France qui se lève tôt pour aller travailler et qui ne s'en sort pas. »
  • 1:04Invité politiqueFait
    « On aurait aimé que le gouvernement soit capable d'accepter une mesure pérenne de baisse de la fiscalité, puisque la moitié du prix de l'essence est composée de la fiscalité. »
  • 2:11Invité politiqueFait
    « Tous les Français qui vont à la pompe subissent la taxation, et donc tout le monde bénéficiera de la ristourne sur la taxation. »
  • 2:26Invité politiqueFait
    « Total a consenti de son côté aussi une baisse de 20 centimes à la rentrée. »
  • 2:33Invité politiqueFait
    « Ça fera donc moins 30 et moins 20 sur tout le réseau Total, ça veut dire 50 centimes. »
  • 3:18Invité politiqueChiffre
    « 20 centimes par litre, pour vous, c'est une contribution exceptionnelle ? On sait, oui, parce que ça coûte à peu près 600 millions d'euros à Total. »
  • 3:31Invité politiqueChiffre
    « Pour créer une taxe, il faut trouver une base. La base en France, ça aurait été de taxer l'activité de raffinerie de Total en France. C'est une activité à 1 milliard de chiffre d'affaires. »
  • 4:00PrésentateurChiffre
    « Les Français les plus aisés dépensent 200 euros par mois en essence en moyenne, contre 100 euros pour les plus modestes. »
  • 4:51Invité politiqueFait
    « Vous savez qu'un salarié en France, il fait 27 km par jour pour aller bosser. C'est une moyenne en comptant les zones urbaines. Ça veut dire que dans les zones rurales, on est à 40 km en moyenne. »
  • 5:00Invité politiqueFait
    « L'INSEE a montré que le taux d'inflation aujourd'hui était d'un point supérieur dans les zones rurales. »
  • 6:57Invité politiqueFait
    « Le litre était à 2,18 euros à la station la plus proche. »
  • 9:20PrésentateurFait
    « La liste des dépenses de l'État que vous supprimerez avec ces recettes en moins ? »
  • 9:40Invité politiqueChiffre
    « Sur la fraude sociale, il y a des dizaines de milliards d'euros de fraude à aller chercher, par exemple. »
  • 10:07PrésentateurChiffre
    « La suppression de la redevance audiovisuelle, 3,7 milliards d'euros. »
  • 10:20Invité politiqueFait
    « Il y avait un problème de collecte de cette taxe, puisqu'en fait, elle était adossée à la taxe d'habitation. »
  • 12:17Invité politiqueChiffre
    « La publicité sur Internet, aujourd'hui, c'est 8 ou 9 milliards de recettes. »
  • 13:50Invité politiqueChiffre
    « Pour l'instant, c'est effectivement un trou de 3,7 milliards. »
  • 18:11Invité politiqueFait
    « En 2021, toutes les entreprises, même les petites, les PME, ont plutôt des bons bilans parce qu'il y a un effet rattrapage de la crise économique. »
  • 23:43Invité politiqueFait
    « On a commis une faute historique qui coûte très cher puisque du coup on a augmenté la part du gaz on a créé une dépendance au gaz et au gaz russe. »

Temps de parole

  • Invité politique68 %
  • Présentateur22 %
  • Invité4 %
  • Invité 24 %
  • Invité 33 %

3,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour Olivier Marlex, député Les Républicains d'Heure et Loire, président du groupe LR à l'Assemblée Nationale. Merci d'être avec nous ce matin. Les auditeurs de France Inter vous posent leurs questions au 01 45 24 7000 via les réseaux sociaux et l'application Radio France ou bien via franceinter.fr. Olivier Marlex, après un dimanche de répit, c'est reparti. L'examen du budget rectificatif pour 2022 reprend cet après-midi à l'Assemblée. Il reste 375 amendements à examiner avec notamment la question de la remise de l'État sur le prix des carburants.

Alors vous avez trouvé un accord avec le gouvernement, ce sera une ristourne de 30 centimes par litre en septembre et octobre, puis 10 centimes en novembre et en décembre. Cela veut-il dire que vous avez renoncé au litre d'essence à 1,50€ ? C'était votre proposition phare il y a encore quelques jours.

0:49
Invité politique

Oui, c'est un objectif de revenir à un prix de l'essence abordable, qui me paraît indispensable pour les déplacements de cette France qui se lève tôt pour aller travailler et qui ne s'en sort pas. On aurait aimé que le gouvernement soit capable d'accepter une mesure pérenne de baisse de la fiscalité, puisque la moitié du prix de l'essence est composée de la fiscalité. Malheureusement, ça aurait supposé que le gouvernement soit capable de faire des économies sur cette dépense. Alors ça, on atteint la limite de l'exercice, ils n'en sont pas capables.

Donc du coup, on a trouvé un accord sur cette mesure de compromis jusqu'à la fin de l'année, puisqu'on est sur une loi de finances rectificative pour la fin de l'année 2022, avec une remise qui devait s'éteindre très rapidement, qui va durer plus longtemps et qui va être amplifiée. Et puis, on était contre une espèce d'usine à gaz qu'avait inventé le gouvernement, avec une aide qui aurait été ciblée.

1:49
Présentateur

Des aides ciblées pour les plus modestes et les gros rouleurs, c'est ce que disait Bruno Le Maire.

1:53
Invité politique

C'était un tableau à double entrée, en fait, en fonction des revenus du ménage, en fonction de quel décile de l'impôt sur le revenu vous étiez, ou du nombre de kilomètres. Bon, c'était un truc incompréhensible.

2:04
Présentateur

Là, tout le monde sera aidé ?

2:05
Invité politique

Oui, parce que tout le monde paye. Habitants des villes, habitants des campagnes, gros revenus, petits revenus. Tous les Français qui vont à la pompe subissent la taxation, et donc tout le monde bénéficiera de la ristourne sur la taxation. Alors, si on ajoute à ça la pression qu'on a faite, notamment sur le groupe Total, en les menaçant d'une taxe spécifique, Total a consenti de son côté aussi une baisse de 20 centimes à la rentrée. Ça fera donc moins 30 et moins 20 sur tout le réseau Total, ça veut dire 50 centimes. Voilà, donc on va approcher dans certaines stations de service, effectivement, d'une essence à 1,50.

Et puis le geste de Total, Total, ça n'est que 35%, un gros tiers des stations de service dans notre pays. Mais il est évident que ça aura un effet important sur la concurrence qui sera obligée de faire le même geste.

2:56
Présentateur

La semaine dernière, vous disiez, Olivier Marlex, il ne serait pas choquant de demander une contribution exceptionnelle à Total Énergie. Finalement, vous n'avez pas voté pour une taxe sur les super profits de Total avec le groupe LR ?

3:08
Invité politique

C'est parce que, en clair, la menace d'une taxation a suffi. Entre nous, il y aurait eu quelque chose d'un peu...

3:15
Présentateur

20 centimes par litre, pour vous, c'est une contribution exceptionnelle ?

3:18
Invité politique

On sait, oui, parce que ça coûte à peu près 600 millions d'euros à Total. Et donc, en clair, c'est peut-être même un peu plus que ce qu'on aurait été capable de prélever, d'imposer en plus à Total. Parce que, pour créer une taxe, il faut trouver une base. La base en France, ça aurait été de taxer l'activité de raffinerie de Total en France. C'est une activité à 1 milliard de chiffre d'affaires. Donc, en clair, en la taxant à 50%, on récupérait 500 millions. Donc, on a fait... Je pense qu'on s'en sort bien avec cette contribution de Total.

3:46
Présentateur

Alors, cette ristourne profite d'abord aux plus aisés, car ce sont aussi les plus gros consommateurs d'essence. Voilà ce que dit le Conseil d'analyse économique, dans la voix de son président Philippe Martin, qui était à votre place vendredi ici même. Les Français les plus aisés dépensent 200 euros par mois en essence en moyenne, contre 100 euros pour les plus modestes. Est-ce qu'elle est juste, cette ristourne ?

4:08
Invité politique

Elle est proportionnée aux déplacements. Moi, je pense que personne dans ce pays ne se déplace par plaisir. Effectivement, par définition, les gens qui sont sans emploi vont se déplacer moins, puisqu'ils vont se déplacer pour les besoins du quotidien, évidemment. Mais ils ne vont pas faire 40 km par jour pour aller travailler. Est-ce que si j'ai un gros salaire, j'ai besoin que l'État m'aide à faire mon plein d'essence ? Vous avez un gros salaire en général à Paris, vous roulez en Lexus hybride, ou vous allez travailler chez McKinsey en patinette électrique. Donc, il ne faut pas de caricature. Dans les gros revenus, ce n'est pas que ça en France, Olivier Marlex.

Je pense qu'aujourd'hui, les gens qui roulent au gasoil dans notre pays, racontent pas d'histoire, c'est la France moyenne qui est obligée de faire 40 km en moyenne. Vous savez qu'un salarié en France, il fait 27 km par jour pour aller bosser. C'est une moyenne en comptant les zones urbaines. Ça veut dire que dans les zones rurales, on est à 40 km en moyenne. L'INSEE a montré que le taux d'inflation aujourd'hui était d'un point supérieur dans les zones rurales. Donc, c'est un geste qui intéresse d'abord les zones rurales, les Français qui vivent en zone rurale et qui bossent dans les zones rurales. Un geste qui profite aussi aux automobilistes étrangers,

5:12
Présentateur

qui par exemple font leur plan en ce moment en France et qui le feront au mois de septembre.

5:14
Invité politique

Oui, mais ils dépenseront plus pendant leurs vacances en France. Non, mais si vous voulez démontrer que l'usine à gaz en fonction du décil, etc. Je ne démontre rien. J'essaie peut-être de souligner les limites de ce dispositif. En France, c'est simple. On a un pays qui taxe à tour de bras tout le monde et qui aime bien faire le monde de chèques à quelques-uns. On n'est pas dans cette logique-là. On taxe tout le monde, on rend de l'argent à tout le monde.

5:38
Présentateur

Question de Jean-Christophe qui nous appelle au standard de France Inter du département de l'Aveyron. Vous parlez d'un département rural, Olivier Marlec. C'est le cas avec l'Aveyron. Bonjour Jean-Christophe.

5:47
Invité

Oui, bonjour. Oui, justement, ma question était la suivante. La ristourne actuelle, bon, ça ne fait pas de mal, mais elle est provisoire.

Et il me semble qu'à terme, face à l'inflation, face à la pénurie prévisible dans les années à venir et face à la nécessité de changements de comportement, n'est-il pas opportun de songer à un ciblage qui soit géographique entre les zones urbaines qui bénéficient de transports en commun pas chers et pratiques et le rural profond, c'est-à-dire environ 20 à 25% de la population française où il faut faire des kilomètres pour trouver le premier commerce, 40 kilomètres ou plus pour trouver une ligne de chemin de fer et où les services publics ont été tour à tour tous fermés.

6:35
Présentateur

Vous vivez loin de la première station d'essence, Jean-Christophe ?

6:38
Invité

Alors, la première station d'essence, c'est 12 kilomètres.

6:41
Présentateur

D'accord. Merci pour ce témoignage. Et cette question, Olivier Marlex, vous répond.

6:45
Invité politique

C'est un vrai sujet. Il se trouve que j'étais le week-end dernier dans mon département d'origine, qui est le Cantal, donc pas très loin de l'Aveyron, et le litre était à 2,18 euros à la station la plus proche. Donc oui, aujourd'hui, on sait qu'il y a une pénalisation plus forte des départements ruraux sur le prix du carburant. Donc on a demandé au gouvernement de travailler, c'est un sujet qu'on évoquera plus précisément ce soir, de travailler à un dispositif pour ces territoires les plus éloignés. En fait, c'est des territoires qui subissent un peu une double peine parce qu'il y a un coût de l'acheminement du carburant qui fait qu'il est plus cher qu'ailleurs.

Et d'ailleurs, c'est une anomalie parce que l'électricité, par exemple, elle est mutualisée. RTE ne fait pas payer plus cher votre électricité sur l'endroit où vous habitez. Pour le gaz, c'est pareil. En revanche, pour le prix du carburant, il y a ce coût du transport. Et puis, on est sur des réseaux locaux, parfois, qui sont un peu moins compétitifs. Donc on a demandé, on fera voter. Ça a été porté par les députés du Cantal, notamment Vincent Décœur et Jean-Yves Bonny, une mesure spécifique pour les départements ruraux, les plus reculés. Je pense qu'il faut qu'on continue à y travailler avec le gouvernement.

7:58
Présentateur

L'idée, au final, c'est que l'essence ne soit pas plus chère dans ces départements que dans d'autres. C'est ça l'idée ? Voilà, c'est ça. Là, ce que nous dit Jean-Christophe... On prend une mesure spécifique pour réduire le prix du carburant spécifiquement dans ces territoires. Ce que nous dit Jean-Christophe, c'est qu'il faudrait que l'essence soit beaucoup moins chère dans ces départements-là parce qu'il n'y a pas de transport en commun. Est-ce que c'est possible, ça ?

8:14
Invité politique

Beaucoup moins cher, je ne sais pas. Mais si déjà, elle arrêtait d'être beaucoup plus cher qu'ailleurs, ce serait déjà la moindre des choses. Il y a un vrai travail de mutualisation à faire pour qu'il n'y ait pas une surtaxe dans ces départements-là. Une surtaxe de fait.

8:26
Présentateur

Sur la pérennité de la mesure, que se passera-t-il ? Déjà, novembre-décembre, c'est plus que 10 centimes du litre. Et au-delà du mois de décembre ?

8:33
Invité politique

On est sur une loi de finances rectificative pour la fin de l'année 2022. Donc, effectivement, les mesures s'inscrivent dans ce budget 2022. Il est évident, vous savez, on va commencer la discussion du budget pour 2023 dès la rentrée, dès l'automne. Donc, si de nouveau, il y a un risque sur le prix du carburant, un risque que ça réaugmente, eh bien, on reviendra évidemment, on remettra le sujet sur la table, comptez sur nous.

9:01
Présentateur

Mais l'État n'a pas les moyens de subventionner durablement...

9:04
Invité politique

Soyons sérieux, ce n'est pas des subventions. En réalité, l'État ne fait que restituer une partie des recettes qu'il touche, je dirais, en ce moment, avec... Vous savez que M. Le Maire parle des profiteurs de l'inflation. Le premier des profiteurs de l'inflation dans notre pays, c'est l'État. C'est l'État parce que les recettes de TVA qui sont calculées sur le prix, elles augmentent partout.

9:23
Présentateur

Mais vous avez la liste des dépenses de l'État que vous supprimerez avec ces recettes en moins, Olivier Marlex ? Eh bien, oui, tout à fait.

9:28
Invité politique

Tout à fait. On l'a communiqué au gouvernement. On a indiqué un certain nombre de mesures. Vous savez, on a des rapports de la Cour des comptes. C'est des gens plutôt sérieux, pas vraiment des militants, des républicains, qui expliquent que sur la fraude sociale, il y a des dizaines de milliards d'euros de fraude à aller chercher, par exemple. Donc, on a fait des propositions. Une proposition assez phare, par exemple, la carte vitale biométrique. On sait que ça économiserait quelques milliards d'euros à la Sécurité sociale.

9:55
Présentateur

Vous avez... Alors ça, c'est à voter ce soir, cette ristourne. Vous avez trouvé un compromis avec le gouvernement. Il y a un article qui concerne ce budget rectificatif qui a été voté ce week-end. C'est la suppression de la redevance audiovisuelle. 3,7 milliards d'euros. C'est désormais une partie des recettes de la TVA qui vont financer l'audiovisuel public, dont Radio France, pour un montant identique. Vous avez voté cette mesure. Pour quelles raisons ?

10:20
Invité politique

Alors d'abord, il y avait un problème de collecte de cette taxe, puisqu'en fait, elle était adossée à la taxe d'habitation. Et comme il n'y aura plus de taxe d'habitation pour tout le monde cette année, c'était devenu plus compliqué. Et puis, on sait qu'aujourd'hui, c'est des gens qui ont des télés. Or, on ne regarde pas forcément la télé uniquement sur un écran de télé, mais on peut la regarder sur un ordinateur. Donc, il y avait ce double décalage. Ce qui est évident, c'est qu'il faut arriver à la remplacer et à la remplacer par une ressource pérenne. Parce qu'aujourd'hui, ce que propose le gouvernement, avec une fraction de TVA, on sait comment ça risque de se terminer.

Ça risque de se terminer par une baisse, ce qu'on appelle de la régulation budgétaire. C'est-à-dire qu'il y aura une baisse dans le temps. Donc, il faut chercher...

11:08
Présentateur

Vous craignez qu'il y ait une baisse dans le temps de cette contribution pour le visuel public ?

11:11
Invité politique

C'est le risque. Dès lors qu'on n'est plus sur une taxe indépendante, affectée spécifiquement à l'audiovisuel public,

11:17
Présentateur

il faudra que l'Assemblée vote chaque année quelle est la fraction de la TVA allouée ?

11:23
Invité politique

Voilà, c'est ça. On sera juste dans une discussion budgétaire de droit commun. Donc, je comprends que ça suscite des inquiétudes. Moi qui suis attaché dans mon groupe, on est attaché à un service public audiovisuel de qualité. Je rappelle que c'est Nicolas Sarkozy qui avait fait voter la fin de la publicité, une partie de l'audiovisuel à certaines heures, pour libérer l'audiovisuel public de cette espèce de contrainte de la course à l'échelle.

11:50
Présentateur

Il a aussi amputé d'une certaine partie de ses revenus, au passage.

11:53
Invité politique

Non, ça a été compensé à l'époque de 700 et quelques millions, alors peut-être des revenus moins dynamiques, mais on ne peut pas... Ça a permis aussi de maintenir la spécificité, la qualité de ce service public, notamment en matière de programmation culturelle. Donc, il faut trouver une ressource pérenne. Et cette ressource pérenne, moi je propose qu'on regarde un peu ce qui se passe du côté de la publicité sur Internet. La publicité sur Internet, aujourd'hui, c'est 8 ou 9 milliards de recettes, donc on ne peut pas tout taxer, on ne peut pas tout prendre, mais c'est des recettes extrêmement dynamiques et qui ne bénéficient qu'aux GAFAM aujourd'hui.

C'est un prélèvement sur l'économie française de 9 milliards au profit des seuls GAFAM. Donc moi, je verrais d'un très bon oeil qu'on travaille à une taxation spécifique des taxes de la publicité sur Internet

12:41
Présentateur

au profit de l'audiovisuel public. Dans ces conditions, pourquoi ne pas avoir attendu mettre en place un vrai débat sur le financement de l'audiovisuel public, se mettre d'accord sur un financement pérenne et y aller ? Parce que vous me dites, on a supprimé quelque chose et on ne sait pas trop, finalement, à l'avenir comment on va financer.

12:56
Invité politique

Vous avez fait le constat quand même que les Républicains ne sont pas au gouvernement. Non, mais vous êtes libre dans vos votes. Donc on n'avait pas la majorité à l'Assemblée nationale. Donc c'est une question de pouvoir d'achat. On rend 180 euros tout de suite aux Français en supprimant la redevance. Il faut maintenant que le gouvernement aille jusqu'au bout des choses et trouve une ressource pérenne en compensation.

13:18
Présentateur

Est-ce que vous savez quelles sont les dépenses à hauteur de 3,7 milliards d'euros qui vont être supprimées ? Puisqu'on supprime un impôt, on supprime une recette, il faut supprimer des dépenses pour être à l'équilibre.

13:27
Invité politique

Là, il n'y a pas pour l'instant... Pour l'instant, il y a... Non, malheureusement, c'est le gros défaut de ce gouvernement. C'est que ce gouvernement ne sait que créer du déficit supplémentaire. Donc effectivement, on supprime une recette et on la compense par une dépense supplémentaire. On ne sait pas faire d'économie de dépenses. Donc c'est quoi ?

13:47
Présentateur

C'est un jeu d'écriture au final ?

13:49
Invité politique

Non, non, il y aura un trou. Pour l'instant, c'est effectivement un trou de 3,7 milliards. Alors, si on est optimiste, on dit que c'est du pouvoir d'achat rendu au français. Ce que je regrette, effectivement, c'est que tout ça vienne creuser le déficit à un moment qui devient compliqué pour nos finances publiques.

14:02
Présentateur

Alors, vous l'avez rappelé, Olivier Marlex, vous n'êtes pas dans la majorité. Vous avez voté donc un certain nombre d'articles. La hausse du plafond des heures supplémentaires défiscalisées également. La possibilité pour les entreprises de racheter à leurs salariés des RTT, si bien que le Rassemblement National vous accuse d'être, je cite, vendu à la majorité.

14:21
Invité politique

Je crois que le Rassemblement National vote à peu près les mêmes dispositions. Donc, voilà, nous, on a fait le choix d'être des députés utiles. Je pense que, vous savez, personne, même les gens qui ont, on a tous entendu pendant cette campagne des élections législatives, beaucoup de colère s'exprimait. Qui se traduit peut-être par, d'ailleurs, les bons scores du Rassemblement National ou de la NUPES. Mais, pour autant, je pense que le message que nous envoyait nos concitoyens, c'est aussi d'être tous utiles, d'essayer de nous entendre au maximum pour défendre leurs intérêts. C'est ce qu'on essaie de faire.

Les mesures que vous évoquez, c'est-à-dire la défiscalisation des heures supplémentaires qui va être plus importante, le rachat des RTT, le doublement du chèque carburant qui peut être donné par les employeurs sans fiscalité, là encore, évidemment, et sans charge sociale pour l'employeur. Tout ça, ce sont des mesures que nous avons mises sur la table. La déconjugalisation de la hache qui permettra aux allocataires de ne plus être dépendants du niveau de revenu de l'allocation adulte handicapé, qui permettra à ces bénéficiaires de ne plus être dépendants du niveau de revenu Toutes ces mesures-là, ce sont des mesures qu'on a mises sur la table depuis cinq ans.

Et depuis cinq ans, la majorité a été fermée. Moi, je suis plutôt satisfait qu'enfin, enfin, la majorité ressente la nécessité de nous écouter. Je pense que c'est utile aux Français.

15:39
Présentateur

Question de Denis qui nous appelle de Grandvilliers. C'est dans le département de l'Oise. Bonjour Denis.

15:44
Invité

Oui, bonjour à tous. Oui, je me posais la question suivante. Monsieur Marlex se dit utile. Moi, je pense plutôt qu'il est subjectif au Parti de la Renaissance parce qu'en fait, on s'aperçoit qu'il valide l'ensemble des propositions de la Renaissance. Ne serait-ce que la taxe sur les profits des grandes sociétés. C'est une loi qui a failli passer et sans l'apport de LR, finalement, cette loi serait passée au même titre qu'en Italie, en Espagne. C'était une mesure vraiment juste et on préfère finalement s'appuyer sur les grandes multinationales et leur grande générosité à faire des rabais qui ne sont pas pérennisés.

Donc, je pense que LR a perdu son âme, non seulement son âme, mais finalement, je me demande ce qui l'empêche de rejoindre finalement aux Renaissance.

16:39
Présentateur

Merci à vous, Denis, pour cette question et Olivier Marlex vous répond.

16:42
Invité politique

La taxation des super-profits, je comprends que ce soit une mesure qui fasse envie, etc., mais ça ressemble quand même beaucoup dit comme ça à un slogan politique. Moi, je suis d'abord attaché, j'ai écrit un livre là-dessus, je me bats depuis des années pour le patriotisme économique, c'est-à-dire pour qu'on défende nos grandes entreprises nationales, qu'on défende les grandes entreprises françaises. Je ne sais pas qui donnera de l'emploi en France, ce jour, il n'y aura plus de grandes entreprises en France. donc avoir ce réflexe un peu pavlovien de taxer dans notre pays, ça ne me paraît pas une bonne idée. La France, elle croule aujourd'hui sous les taxes.

On est le deuxième pays du monde à taxer le plus. Donc moi, je veux bien que la France insoumise, je le dis à Denis qui me semble être séduite par ces tests, taxe plus, je pense que ce n'est pas ce dont notre pays a besoin.

17:32
Présentateur

Le Rassemblement national défendait ce qu'il y a aussi.

17:35
Invité politique

Oui, ils sont très proches effectivement sur les questions économiques. Après, s'il y a des entreprises qui profitent anormalement de la crise, ça c'est un sujet et ça je veux bien et qui profitent anormalement on va dire de l'inflation. Ça c'est un sujet que je veux bien regarder et que les républicains veulent bien regarder. D'ailleurs, on a demandé ce qu'on appelle à l'Assemblée nationale une mission flash, c'est-à-dire c'est une mission qui se fait en 2-3 mois. L'idée c'est d'avoir ces éléments d'ici le vote du budget pour voir s'il y a des bénéfices anormaux. Et dans ce cas-là, on sera d'accord pour en tirer les conséquences.

mais juste partir du fait qu'en 2021, en 2021, toutes les entreprises, même les petites, les PME, ont plutôt des bons bilans parce qu'il y a un effet rattrapage de la crise économique. Donc, ne nous précipitons pas à vouloir taxer, à avoir comme seule réponse la taxation dans ce pays. Je pense franchement, on en crève. Essayons d'être un peu pragmatiques.

18:26
Présentateur

Beaucoup de réactions et de questions sur la ristourne carburant. Sans trop de surprises d'ailleurs, Olivier Marlex, réaction de Gwenaëlle. Cette aide financière sur tous les conducteurs n'est pas équitable. Il suffit de voir les SUV et autres 4x4 roulant à 160 kmh sur l'autoroute pour comprendre qu'ils n'ont pas besoin de faire des économies. Non, M. Marlex, on peut faire plus de 50 km par jour quand on est un ménage peu aisé. Voilà pour cette réaction. Et puis, deux questions sur les transports en commun pour les déplacements en zone rurale et reculée. Qu'est-ce qui va être mis en place par les Républicains et le gouvernement pour développer les transports publics ?

Ça, c'est Yuri en Haute-Savoie qui nous pose cette question. Fabrice, à peu près la même question que propose LR pour les transports en commun. D'abord, si vous pouvez répondre à la réaction de Gwenaëlle et puis après, sur les transports en commun.

19:10
Invité politique

Je n'ai pas compris dans la première question. Parce qu'à la première question, on dit qu'à la fois, les gens font plus de 50 km. Oui, c'est vrai, les gens peuvent faire plus de 50 km. Après, l'histoire des gens qui n'auraient pas besoin de l'aide. Une fois encore, la question dans ce pays, c'est qu'on ne veut pas d'un système dans lequel l'État se goinfre de fiscalité et fait l'aumône de quelques chèques à quelques-uns. Donc, la solution de fond qu'on préconise, c'est d'être capable de baisser la fiscalité sur tout le monde.

Alors, j'entends que tout le monde n'est pas d'accord avec cette idée-là de baisser la fiscalité sur les carburants parce qu'on considère que c'est une énergie fossile et qu'il ne faut pas, etc. Bon, simplement, en l'occurrence, c'est vital. Moi, je vois des salariés qui aujourd'hui font du stop pour aller bosser, pour aller gagner le SMIC. C'est insupportable de voir ça. Donc, il n'y a pas à chipoter. Il faut être capable de baisser tout de suite le prix du carburant sans demander leur avis d'imposition aux gens. Alors, c'est ce que proposait le gouvernement, c'est de lier ça à l'avis d'imposition. Ça ne me paraissait pas sérieux. Sur les transports en commun, c'est une vérité.

On sait que dans ce pays, dans la partie rurale, on manque de transports en commun. Les régions font beaucoup. C'est un sujet qu'on a choisi de décentraliser. C'est de la compétence des régions. Donc, on ne peut pas vouloir une chose et son contraire. Il y a des régions qui font bien leur travail. Il y en a qui le font moins bien. Malheureusement, ce n'est plus vraiment un débat national, ces questions-là. C'est un débat qu'on a voulu confier aux collectivités locales. Donc, ce débat, il faut l'avoir avec les conseillers régionaux.

Moi, en région centre, je déplore que ma région ne fasse pas suffisamment, effectivement, pour les gens qui vont de Drôtre prendre le train pour Paris où on a une espèce de mur tarifaire et la région centre ne veut rien faire. C'est un sujet malheureusement qui est aujourd'hui de la compétence des collectivités locales.

20:52
Présentateur

Mais est-ce qu'il faut baisser considérablement les prix de ces transports en commun voire aller vers la gratuité comme on l'a dans certaines villes ou comme d'autres pays d'Europe l'ont fait face à la crise énergétique en cours ?

21:02
Invité politique

Soyons très clairs, c'est un débat régional. Ce n'est plus un débat national. C'est avec les assemblées régionales qu'il faut avoir ce débat. Elles ont une recette aujourd'hui. Elles ont des ressources spécifiques pour financer les réseaux de transports locaux. Donc c'est à elles qu'il appartient de prendre ces responsabilités. Ce n'est pas celle du législateur national.

21:20
Présentateur

Question d'Arnaud qui nous appelle du département du Rhône. Bonjour à vous.

21:24
Invité

Oui, bonjour. Merci beaucoup d'accueillir mon appel.

21:26
Présentateur

Je vous en prie, allez-y Arnaud.

21:28
Invité

Alors, voilà. Bonjour M. Malex. Je voulais savoir si vous aviez pu suivre la formation sur le climat, le dérèglement climatique qui a été réalisé par les scientifiques du GIEC à l'Assemblée nationale pour éduquer sur la question les députés. Et je voulais savoir aussi dans un second temps quelles étaient en fait les positions, enfin la position et les propositions des députés LR du parti Les Républicains pour du coup essayer de parvenir à des solutions concernant le dérèglement climatique entre autres sur les questions de sécheresse et répétition, les incendies, le manque d'eau. On n'en entend pas beaucoup parler et moi j'aimerais avoir des réponses.

22:19
Présentateur

Merci à vous Arnaud, Olivier Marlex.

22:21
Invité politique

J'avoue, je n'ai pas suivi la formation en question, mais c'est des sujets que je suis. Je suis comme tout le monde les travaux du GIEC, j'ai même participé à une conférence mondiale sur le climat il y a quelques années. Je pense que la première réponse est en France on a la chance d'avoir une énergie propre, d'être un des rares pays qui avait la capacité vraiment à se passer totalement sauf pour quelque temps encore pour les véhicules pour les véhicules mais pour se passer énormément d'énergie fossile c'était la France grâce au nucléaire. Moi j'en veux beaucoup à tous ceux qui depuis qui depuis 10 ans nous ont fait prendre un retard considérable dans le nucléaire.

Si la France est un des pays qui émet le moins de CO2 par habitant c'est grâce au nucléaire.

Donc la première urgence pour être très pédagogique là-dessus les énergies renouvelables c'est très bien mais on sait tous qu'il faut en complément des énergies renouvelables il faut qu'ils soient alternatives il n'y a pas de soleil la nuit le vent il y a des cycles annuels qu'on connaît parfaitement il faut une énergie une source d'énergie permanente cette énergie permanente c'était soit une énergie fossile soit le gaz ou le nucléaire en abandonnant le nucléaire sur la pression des verres c'est l'accord pétrole contre nourriture entre guillemets c'est-à-dire c'est l'accord qu'ont passé les verres et les socialistes en 2011 on a commis une faute historique on a commis une faute historique qui coûte très cher puisque du coup on a augmenté la part du gaz on a créé une dépendance au gaz et au gaz russe on voit dans quelle situation dramatique est la France aujourd'hui c'est un sujet important parce que vraiment les gens qui sont à l'origine de ça ont pris une responsabilité très lourde très grave dans notre pays donc le sujet c'est de reprendre le fil de notre histoire et de relancer des programmes nucléaires pour avoir une vraie filière nucléaire

24:14
Présentateur

et énergie renouvelable dernière question rapide réponse rapide s'il vous plaît Eric Ciotti député des Alpes-Maritimes dit hier qu'il était prêt et déterminé pour prendre la présidence des républicains mais qu'il y réfléchissait toujours s'il se lance est-ce que vous le soutiendrez ?

24:27
Invité politique

écoutez j'entendrais de savoir quel est l'ensemble des candidats pour répondre à cette question en tout cas Eric Ciotti est un garçon qui est porteur de convictions et qui est énergique on ne peut pas lui faire ce robe donc il a les qualités

24:41
Présentateur

pour le poste si je vous comprends bien voilà mais j'attendrai d'autres aussi peut-être merci à vous Olivier Marlex député Les Républicains de Réloir président du groupe LR à l'Assemblée Nationale invité de France Inter ce matin excellente journée à vous merci