L’affaire AGS / Énergie : faut-il vraiment tout miser sur le nucléaire ? | 28 minutes | ARTE
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 5:00OuverteRéponse directe
Comment tenir lorsque l'on tente de dénoncer des malversations financières au sein de l'institution que l'on dirige et que l'on est menacé et harcelée ?
- 15:00RelanceRéponse partielle
Pourquoi la justice a renoncé à enquêter sur les faits dénoncés par Uria Wimmer ?
- 20:00OuverteRéponse directe
Si c'était à refaire, vous le referiez ?
- 30:00OuverteRéponse directe
Le retour du nucléaire est-il une tendance mondiale ou une illusion ?
- 35:00OuverteRéponse directe
Les mini-réacteurs nucléaires sont-ils une solution miracle ?
- 45:00OuverteRéponse directe
La France peut-elle se passer de l'uranium russe pour son nucléaire ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 7:30Uria WimmerChiffre
« En tout 7,5 milliards d'euros sont classés en perte à l'AGS, donc sans trace de ce qu'ils sont devenus. »
- 25:00Mirto TripatiChiffre
« Le nucléaire n'a jamais été aussi faible dans la production d'électricité que maintenant. C'est 9 % de la production d'électricité mondiale. »
- 26:40Mirto TripatiChiffre
« Il faut entre 15 et 17 ans pour construire un réacteur nucléaire. »
- 36:40Mirto TripatiFait
« Aujourd'hui, vous avez les grands réacteurs de grande capacité qui sont la colonne vertébrale de tout réseau électrique bas carbone. »
- 53:20Mirto TripatiFait
« On est capable de recycler quasiment intégralement le combustible et de faire du nucléaire une énergie circulaire. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonsoir, soyez les bienvenus dans 28 minutes. Merci de votre fidélité. Salut camarade Supreme.
Bonsoir. L'actualité internationale, c'est le retour en grâce de l'atome, la guerre au Moyen-Orient, les attaques contre les raffineries et l'explosion des prix du pétrole et du gaz qui s'en suit. Tout cela souligne notre dépendance aux énergies fossiles et donc les atouts du nucléaire civil. reduction in the share of nuclear was a choice. 15 ans après la catastrophe nucléaire de Fukushima au Japon, faut-il tout miser sur le nucléaire civil ?
Quelle part doit-il avoir dans l'énergie de demain ? Nous en débattrons avant de vous retrouver à la fin de l'émission. Marie Bonisso et Xavier Maudu pour vos chroniques.
Ellisabeth, un détenu de la prison de Ville-Pinte, c'est pas très loin de Paris, s'est évadé par un procédé perfide. Ce sont des faux policiers qui sont venus le chercher tout simplement. Bah moi, je vous propose des récits d'évasion.
Ouh, ça manque pas. Non, il y en a plein. Et vous, Marie ?
En Angleterre, les billets de banque vont changer de tête à la place des personnalités illustres. Il y aura des loutres et d'autres petites bébettes. Faut faire cuicit, c'est ça ?
Au distributeur. À tout à l'heure, marié. Pour commencer, qui veut la peau de la lanceuse d'alerte ?
C'est le titre d'un documentaire choc qui a été diffusé sur fin février et qui évoque le combat titanesque de Awer contre de possibles malversations au sein de son entreprise lorsqu'elle était directrice de l'AGS, l'organisme de garantie des salaires en cas de faillite d'entreprise harcelée, menacé de mort, licencié, elle a tout perdu sauf son honneur et elle témoigne avec nous ce soir au côté de Elodinas de la maison des lanceurs d'alerte. On les retrouve tout de suite. Vous voici donc toutes les deux.
Uria Wimmer, bonsoir. Ancienne directrice du régime de garantie des salariés, la GS et à côté de vous Élodinas, délégué général de la maison des lanceurs d'alerte. Bonsoir.
Je vous présente Anan Di et Benjamin Sportouche Wimmer, comment allez-vous ? Une question simple, mais les gens qui ont vu le documentaire qui vous est consacré, qui a été diffusé fin février, doivent bien se la poser. Relativement bien.
Je suis bien entouré. Vous êtes soutenu, entouré ? Soutenu, entouré, c'est essentiel quand on traverse la tempête que je traverse depuis maintenant 2019.
On vous retrouve juste après votre profil réalisé par Gael Legra. Ouia. Ah !
Comment tenir lorsque l'on tente de dénoncer des malversations financières au sein de l'institution que l'on dirige et que l'on est menacé et harcelée ? Pour répondre à cette question, vous avez le profil idéal. Né en 1971 à Saint-Étienne, vous êtes élevé par un père exigeant qui souhaite la réussite de ses enfants.
Il y a quelque chose qui est essentiel que mon père nous a apporté, c'est la conscience du bonheur de vivre dans un état de droit. Le bonheur de ne pas avoir peur de dénoncer quelque chose qui est illégal. En 2018, vous êtes nommé directrice nationale de l'AGS, l'Association pour la garantie des salaires.
Cogéré par l'UNEDC et le MEDEF, ce fond créé en 1973 vise à garantir les salaires versés par les entreprises en faillite ou en redressement judiciaire. La GS met alors de l'argent à disposition de mandataires judiciaires qui les redistribuent ensuite au personnel concernés. Dès votre prise de fonction, vous avez des doutes sur de possibles détournements financiers et vous demandez un audit.
Vous découvrez notamment des informations étonnantes dans le cadre de la liquidation judiciaire de l'entreprise de transport frigorifique Nexia Froid. C'est une affaire dans laquelle la GS a versé 15 millions d'euros pour garantir les salaires. Elle a versé 15 millions d'euros et dans la même affaire, le mandataire judiciaire s'est payé 47.
À la même époque, vous constatez qu'en tout 7,5 milliards d'euros sont classés en perte à l'AGS, donc sans trace de ce qu'ils sont devenus. Vous êtes alors menacé, lettres anonymes, tax sur votre porte d'entrée, boîte aux lettres vandalisées. Cela ne vous empêche pas de déposer une plainde pour faire la lumière sur ces 7,5 milliards volatilisés.
Mais en 2023, vous êtes licencié pour faute lourde par l'UNEDC. Depuis, la maison des lanceurs d'alerte et la défenseuse des droits vous ont reconnu le statut de lanceuse d'alerte. L'association de lutte contre la corruption anticorps vous a aussi remis son prix éthique en 2025.
N'ayez pas peur. Ne laissez pas la négativité et la violence de vos persécuteurs avoir un quelconque pouvoir sur vous. Gardez la tête haute et continuez à avancer avec confiance.
Aujourd'hui, le feuilleton judiciaire est toujours en cours. Dans le documentaire qui vous est consacré, vous déclarez un soldat n'arrête pas en pleine bataille et je suis dans la bataille. Je vous entendais respirer fort.
Ça vous aimeux quand vous voyez ça vous réveille effectivement ce que j'ai retenu longtemps avant cette reconnaissance par anticorps, c'est-à-dire la souffrance. Euh toute la souffrance, c'est la violence qu'on reçoit euh quand on est humilié par un licenciement de la honte pour avoir dénoncé des détournements d'argent qui étaient destinés à des salariés. Vous évoquez Wimmer anticorps, organisme de lutte contre la corruption qui considère que vous êtes une lanceuse d'alerte.
C'est le cas et le dinas de la maison des lanceurs d'alerte. C'est le cas aussi du défenseur des droits. Mais comment se fait-il que ce statut lui soit refusé par la justice ?
C'est incompréhensible. Alors malheureusement, c'est le cas dans beaucoup de situations de l'ancien d'alerte que l'on accompagne aujourd'hui à la maison des lanceurs d'alerte. Euh nous nous faisons ce ce travail d'analyse de la situation, de voir si le dossier, le signalement qui nous arrive correspond à la loi. la le défenseur des droits va aussi certifier des statuts de lanceur d'alerte et malheureusement c'est le cas dans l'affaire de Wimmer mais c'est le cas aussi pour d'autres lanceurs d'alerte c'est que face à elle et eux on a une armada de d'avocats qui vont travailler pour le cadre pour le le cadre de de l'employeur et donc c'est difficile de se retrouver voilà seul en situation financière et psychologique difficile. et de prouver en fait que l'on est lanceur d'alerte puisque les avocats de l'employeur vont essayer d'instiller le doute sur voilà sur le fait qu' que les faits soient réel qui a vraiment une alerte et aussi sur le fait que les représaillent dans le cas de Wimmer c'est le licentiment pour faute lourde que cette représaille soit liée au lancement de l'alerte.
Ce qui vous fait dire au fond, c'est la lutte du pot de terre contre le pot de fer. Oui, c'est tout à fait ça. Et c'est violemment asymétrique.
C'est violemment asymétrique. C'est violent parce que effectivement la ce licenciement que je qualifie de la honte est quand même la dans la dans la hiérarchie des de la graduation des sanctions disciplinaires d' pour un salarié. Mais il y a pas que il y a pas que le licenciens pardon mais vous avez été harcelé menacé de mort.
Il vous est arrivé des choses enfin ineffables tout à fait et encore tout récemment. Absolument. Mais j'ai envie de dire que je crois que j'ai toujours été prête à assumer euh tout en gérant avec le sentiment de maîtriser euh ces risques-là avec en collaborant avec la la police et la justice.
Euh ça faisait partie de de de de du lot de ce que j'ai accepté avec ces alertes dans cet exercice républicain de vigie de la République. Oui. Vous dites "Je préfère être vigie même de la République que l'onuse d'alerte." Terme convient. terminologie effectivement au service de l'intérêt général, le licenciement de la honte pour moi euh le licenciement pour faute lourde euh très clairement mais difficilement acceptable.
Et un moment donné où vous avez voulu arrêter, c'était trop dur ou pas ? Où jamais vous n'avez été découragé ? Parce qu'on voit votre fils par exemple dans le documentaire qui témoigne, c'est-à-dire que même votre famille a été embarquée dans ce tourbillon.
Oui, c'est vrai. La famille a été embarquée dans ce tourbillon. Ils sont ils sont autour de moi et comme moi solidaire.
Euh je n'ai jamais songé en fait à arrêter. Euh à partir du moment où j'ai commencé à à ouvrir le capot et euh et à alerter hiérarchie puis justice, euh mon seul objectif était d'arriver au bout euh pour sortir aussi l'institution et donc en réalité à la fois fermer les euh assaignir et effectivement euh stopper euh ces euh ces situations de potentielle fuite et fuite d'argent. Fuite d'argent effectivement de l'argent dans dans mon cas effectivement c'est de l'argent qui est destiné au salariés et salariés.
Hm hm. On va évoquer avec vous deux et avec Anna un cas, c'était en 2023. La Cour européenne des droits de l'homme a accordé le statut de lanceur d'alerte à un français qui a contribué au Luxembourglix et il s'est battu pendant des années.
C'est ça. Ouais. Raphaël All aura dû attendre h longues années pour être enfin reconnu lanceur d'alerte.
Je rappelle les fait en 2012, il est employé du cabinet de conseil Price Waterhouse Cooper au Luxembourg. Il découvre un système bien rodé d'évasion fiscale entre le gouvernement et des multinationales. Il décide de révéler ces informations à un journaliste de Cash investigation Édouard Perin.
Donc c'est le début de l'affaire des Luxembourg LX. En 2017, Raphaël Allé condamné en première instance par la justice du Luxembourg à 9 mois de prison avec surcis et une amende de 1000 € pour avoir fait fuiter des milliers de documents confidentiels et il est bien sûr immédiatement licencié. Mais le 14 février 2023, retournement de situation, la Cour européenne des droits de l'homme lui donne raison.
Il est officiellement reconnu lanceur d'alerte. Le Luxembourg lui est condamné pour violation de liberté d'expression et a dû et a dû lui verser 15000 € pour dommage moral et 40000 pour frais d'avocat. Est-ce que pour vous, Auia Wimmer, c'est la suite logique, c'est l'objectif, la Cour européenne des droits de l'homme pour espérer obtenir ce statut de lanceuse d'alerte.
Alors, la Cour européenne des droits de l'homme, c'est effectivement une perspective que j'ai en tête, mais je vous avoue que la suite logique pour moi, parce que je garde confiance dans les institutions françaises d'abord et notre justice, je garde l'espoir que la justice française soit au rendez-vous pour moi, mais pas que pour moi, pour tous les lanceurs d'alerte d'aujourd'hui et de demain, de manière à ce que plus aucun salarié qui se trouve dans la situation de qui est la nôtre, lanceur d'alerte, nit à à à subir finalement ce qu'on attend pas les institutions judiciaires, on les attend à nos côtés, mobiliser pour protéger ceux qui dénoncent de graves dysfonctionnements et pas inconsciemment, très certainement au secours de procédures qui en réalité n'ont pour seul objectif que de nous faire terire. Pourquoi la justice a renoncé à enquêter sur le fait qu'on dénoncé paria Wimmer ? Est-ce que c'est faute de moyen ou parce qu'il est question de mandataire judiciaire ? difficile de voilà, l'affaire est en cours donc c'est difficile de pouvoir s'exprimer là-dessus.
En tout cas, ce que nous on constate aussi pour faire le lien avec ce qui a été dit juste avant, c'est que la majorité, si ce n'est vraiment une presque la totalité des lanceurs et des lanceuses d'alerte qu'on accompagne au quotidien se retrouve se trouve face à des dans des parcours judiciaires qui prennent souvent une décennie. Euh, il dénonce des faits qui sont gravissimes. Là, on parle quand même de 7 de plus de 7 milliards d'euros, voilà, de d'argent public, mais on a aussi des cas de lanceur d'alerte qui dénoncent des cas de maltraitance euh institutionnelle, des cas euh voilà de de violence policière, de risques sanitaires, de risques environnementaux.
Et pourtant dans la majorité des cas, c'est un parcours judiciaire qui est très très long et peu d'enquêtes qui se déroulent vraiment sur les faits puisque il y a un enjeu de protection de la personne en tant que telle, du lanceur d'alerte. On voit Wimmer a vécu un certain nombre de représailles vraiment gravissime et puis il y a les faits effectivement, il y a l'enquête. Où sont passés c 7 milliards ?
Est-ce qu'on va les retrouver ? Est-ce que les responsables de ce détournement vont être sanctionnés ? Si c'était refaire, vous le referiez parce que vous avez été diabolisé, licencié donc de manière indigne.
Vous n'avez pas de regret ? Aucun regret. Je referais tout ce que j'ai fait.
Mon seul regret, c'est ce que vit un lanceur d'alerte, ce parcours du combattant et ce sont effectivement les représailles, parfois les absences institutionnelles ou les insuffisances institutionnelles, mais je referai tout tout à l'identique. On a vu une image de vous mariant avec dans la voiture un garde du corps pour vous protéger. C'est c'est quand même pas rien quoi, de vivre avec la peur, de vivre avec la peur et de vivre des choses qui sont censé être les plus les plus élémentaires dans une vie normale dans des conditions qu'on n'imagine pas dans notre pays, République française, qu'on n'imagine pas dans une démocratie comme la nôtre.
Hm. Merci à toutes les deux Elodinas et Awimmer, héroïne de ce documentaire diffusé sur cette excellente plateforme qui est.tv et documentaire.
Donc, qui veut la peau de la lanceuse d'alerte ? Il est visible jusqu'au 18 juin 2026, je crois. Merci infiniment.
On va passer à notre débat sur le retour en grâce du nucléaire civil. Avec la guerre et la flambée des prix du pétrole. On ne lui trouve plus que des qualités comme l'exprimé Emmanuel Macron avanthier à Paris.
Est-ce que c'est vraiment la panassée pour être indépendant énergétiquement et pour atteindre d'ici 2050 la neutralité carbone ? On en débat après la mise au point de Sandrine de Calvez. Emmanuel Macron en VRP de l'atome cet après-midi avec un conseil national nucléaire en Normandie et une visite du chantier de la centrale de Pan de réacteurs opè y seront construits une priorité pour le chef de l'État sur fond de guerre au Moyen-Orient et de dérèglement climatique parce qu'on sait qu'on n'arrivera pas à gagner la bataille du climat de la compétitivité de la souveraineté sans le nucléaire.
La France dont 68,1 % de l'électricité provient de l'atome contre 23,5 en Europe, a accueilli mardi la 2e édition du rendez-vous international sur l'énergie atomique. Un militant de Greenpeace a bien tenté de se faire entendre. Le nucléaire.
Mais c'est l'intervention de la présidente de la Commission européenne qui a marqué les esprits. L'exministre d'Anguela Merkel qui a acté la sortie du nucléaire de l'Allemagne finalisé en 2023 a opéré une volte face. Avec le recul, on peut dire que l'Europe a commis une erreur stratégique en tournant le dos à une source d'énergie fiable, abordable et à faibles émissions.
Un méa coule pas qui peut surprendre bientôt 40 ans après la catastrophe de Tchernobyl et 15 ans après celle de Fukushima. Deux tragédies qui ont réactivé la peur. Le traumatisme serait-il dépassé ? atomes semble avoir opéré un retour en grâce au nom de l'urgence climatique.
Même chez les écologistes, la sortie du nucléaire n'est plus forcément un totem. Yannick Jade dénonce néanmoins une obsession française des raisonnables. Miser l'essentiel de notre avenir énergétique sur une seule technologie, c'est quand même jouer à la roulette russe.
Et je dis pas ça parce que Poutine contrôle largement une partie de notre uranium naturel importé et de notre uranium enrichi. Alors, la souveraineté énergétique passe-t-elle par le nucléaire au risque de se retrouver dépendant de l'uranium russe ? L'atome apporte-t-il plus de solutions ou de questions comme le sort des déchets radioactifs ?
Trois invités pour ce débat. Mirto Tripati, bonsoir. Vous êtes ingénieur, présidente et fondatrice de l'association Les voix du nucléaire.
Vous estimez que seul le nucléaire est capable de constituer la colonne vertébrale d'un réseau électrique de grande envergure. La prise de conscience climatique et la crise énergétique que nous on traverse en ce moment encourage une discussion plus rationnelle et apaisée sur le sujet. À côté de vous Jean-François Juliard.
Bonsoir. Bonsoir. Directeur général de France Nature Environnement.
Vous étiez directeur général de Greenpeace France entre 2012 et 2025. Vous estimez que ce retour du nucléaire est inquiétant. La souveraineté énergétique de la France ne peut pas passer par l'atome alors que cela fait 25 ans qu'il n'y a plus d'uranium en France.
Et à côté de vous, Lucille Schmidt, bonsoir, vice-président du tank, la fabrique écologique. Dernier essai urgence politique, nécessité écologique. Il est paru cette semaine.
C'est ça. Oui, c'est ça. C'est cela.
Et selon vous, le nucléaire doit faire partie de la stratégie énergétique européenne, mais ce n'est pas une solution magique, ajoutez-vous. Il ne faut pas que cela conduise à un désengagement envers toutes les énergies renouvelables. Et on démarre avec l'objectif du jour.
C'est le triplement des capacités nucléaires dans le monde d'ici 2050. C'est l'objectif fixé lors de la COP 28 à Dubaï en 2023. Une trentaine de pays y ont souscrit cinq et pas des moindres s'y sont ajoutés depuis le Brésil, la Chine, l'Afrique du Sud, la Belgique et l'Italie.
Et au sommet du nucléaire à Paris en début de semaine, nombre de ces pays ont appelés à accélérer l'effort d'investissement. Mirtotripati, le retour du nucléaire, c'est une tendance mondiale, c'est ce qu'on peut dire aujourd'hui. Ah oui, absolument.
Euh non seulement alors d'abord la confirmation euh euh du choix nucléaire parce que il faut quand même rappeler que c'est surtout euh dans l'Union européenne que euh le déclin avait été avéré, un déclin politique hein avant tout euh et puis il y a une dynamique extrêmement forte qui se fait jour aussi bien dans les pays occidentaux où dit développer le Japon, on va peut-être en parler, les États-Unis, les autres pays européens européens qui tous reviennent très fortement dans le nucléaire mais aussi tous les pays asiatiques, Chine, l'Inde, Afrique du Sud, les pays africains insufflent une dynamique très forte avec beaucoup de rationalité, beaucoup de pragmatisme vis-à-vis du nucléaire. Ils ont la volonté eux aussi de pouvoir bénéficier d'un réseau électrique bas carbone et qui soit suffisamment d'envergure pour soutenir le bien-être de leur population. Jefçis y compris dans des pays qui ont connu des catastrophes nucléaires.
On le disait comme le Japon. Regardez ce sondage, 51 % des Japonais sont pour le redémarrage des réacteurs nucléaires à l'arrêt. 35 % s opposent et en particulier chez les jeunes, il y a un avis favorable pour le nucléaire.
Mais en fait la la réalité aujourd'hui quand même à l'échelle de la planète, c'est que le nucléaire n'a jamais été aussi faible dans la production d'électricité que maintenant. c'est 9 % de la production d'électricité mondiale. C'est le chiffre le plus bas depuis 40 ans.
Donc on peut se dire qu'il y a un retour en grâce du nucléaire. On peut se le dire, on peut se faire croire toutes et tous ça, mais la réalité n'est pas celle-ci. C'estàd qu'aujourd'hui quand j'entends triplement de de la de de des capacités nucléaires d'ici 2050 2050 c'est dans moins de 25 ans.
Sachant qu'il faut entre 15 et 17 ans pour construire un réacteur nucléaire que aujourd'hui les investisseurs financiers privés prêts à investir dans le nucléaire sont de plus en plus rares. D'où le fameux sommet ou Emmanuel Macron joue les super ambassadeurs pour pour aller chercher des des financements pour construire des centrales. on où on va trouver l'argent, où on va les construire ces centrales pour tripler les capacités 2000 d'ici 2050, je n'en ai aucune idée.
Et quant au chiffres y compris au Japon, dès lors qu'on va commencer à poser la question sérieusement de est-ce que vous êtes prêt à avoir une centrale nucléaire à côté de chez vous, je suis sûr que les les l'acceptation sociale, comme on dit, de la construction des centrales va être va être très différente. Donc aujourd'hui, on entend effectivement des responsables politiques dire que le nucléaire fait son retour en grâce. Pour l'instant, les chiffres démandent ça et et moi je n'ai pas vu encore l'ombre de du démarrage de ça.
Oui, c'est un c'est un vœu et c'est une objectif et une ambition. Mais schmit, cette ambition, elle est favorisée par le contexte géopolitique et c'est peut-être ça qui convainc aujourd'hui les opinions. C'est-à-dire qu'on veut une souveraineté énergétique pour payer moins cher parce qu'on a vu qu'on était dépendant d'autres pays et notamment de la Russie don on veut plus l'être.
Ce qui est intéressant effectivement, c'est que le contexte géopolitique montre la dépendance par rapport aux hydrocarbures et montre que depuis le temps qu'on parle de transition énergétique, en fait, on ne l'a pas réalisé. C'està-dire que par exemple en France, on reste à plus de 60 % de la consommation énergétique qui est assurée par l'importation d'hydrocarpulure. C'est 58 milliards d'euros par an.
Effectivement, ce qui est intéressant, c'est que le rapport Pisaniférie disait qu'il fallait trouver à peu près 60 milliards d'euros par an pour financer la transition écologique. Et quand quand on fait le rapport, on se dit bah là, il y a quelque chose qui devrait être de l'ordre du vaste communicant. Mais par rapport à ce que vous dites, je crois qu'il faut rappeler une chose, c'est que maintenant l'Iran ne plus dépendre des des hydrocarbures, c'est pas seulement se précipiter sur le nucléaire, c'est évidemment relancer la production nucléaire lorsqu'on est déjà assez bien doté.
Je voudrais insister sur une chose, c'est que vous parlez de l'Afrique, il y a aujourd'hui une seule centrale nucléaire en Afrique, en Afrique du Sud, il y a des véléités, mais encore faudrait-il maîtriser la technologie. Ce qui est important sur le nucléaire, c'est qu'il faut à la fois avoir le minerai, l'uranium et la question de la technologie est un deuxième point. Donc comment est-ce qu'on fait pour avoir à la fois le mineral ?
Là, c'est un problème pour les pays européens qui n'ont pas d'uranium. Certains pays africains en non et n'ont pas la technologie. Avec qui vont-ils construire des centrales nucléaires ? sans doute avec la Chine.
Et il y a un point qui me semble essentiel, c'est que si on veut sortir la dépendance, il faut aussi faire du renouvelable. Alors, je ne dis pas ça parce que je suis ni oui oui. Je dis ça parce que c'est tout simplement une nécessité.
Il faut à tout prix concilier renouvelable et nucléaire. Pourquoi ? Parce que comme ça a été rappelé par Jean-François Juliard, lorsqu'on construit un réacteur, une centrale nucléaire, ça met très longtemps.
Donc vous êtes et et vous énergie du mois et je suis je suis et parce que je suis aussi pour la sobriété, c'est-à-dire que je pense que la question des économies d'énergie est un sujet fondamental qui de longue date a été prévu à l'échelle européenne et je dirais que si je dois faire une hiérarchie entre les E et e, je dirais sobriété, ENR et nucléaire. Hm hm. Oui, moi je je conteste un petit peu la alors je conteste je conteste pas la terminologie de retour en grâce parce que effectivement les opinions publiques sont très allentes et poussent très fortement dans ce sens-là mais c'est plutôt un retour à l'évidence en fait on parle pas d'une vision ou d'un espoir.
Là, on a 40 ans de parc nucléaire français dont on commence à reconnaître les éléments, la réalité des faits, de ce qui l'efficacité de ce qui a été démontré. Donc on ne fait que reconnaître un état de fait et acter le fait à contrario que 30 ans de politique énergétique où on a raconter une histoire, on a dit qu'on allait décarboner, c'est pas ce qu'on a fait. On a cherché à remplacer l'énergie la plus bas carbone qui est le nucléaire par d'autres énergies bas carbone qui étaient les renouvelables plutôt que de s'attaquer au fossiles.
Donc on a menti, il faut le dire, on a menti et ça s'est relativement bien passé parce qu'en France, on avait un socle nucléaire qu'on a su maintenir et qu'on était des pays prospères. Mais quand on est confronté à la réalité, au contexte géopolitique et international, bah forcément forcer de reconnaître ce qui marche et ce qui ne marche pas. On va évoquer ce qui s'est passé en Allemagne en 2011 et l'annonce majeure de la chancelière allemande Angela à Merkel, vous vous en souvenez évidemment à propos de la sortie du nucléaire d'ici 2022.
Donc on était en 11 après la catastrophe de Fukushima. Wir werden schrittweise bis Ende 2022 vollständig auf die Kernenergie verzichten. Und dieser Weg ist für Deutschland eine große Herausforderung, aber er bedeutet vor allen Dingen auch riesige Chancen für künftige Generation und wir können als erste Industrien große Industrien eine solche Wende zu hocheffizienten und erneuerbaren Energien schaffen mit all den Chancen die für Exporte für Entwicklungen, für Technologie für Arbeitsplätze darin liegen.
Françis, vous n'êtes pas pour le nucléaire mais est-ce que vous vous acceptez de dire que dans ce cas-là, on est allé un peu trop loin et trop vite dans la position allemande, que finalement c'était un peu trop radical, un peu trop maniqué mais enfin je comprends, on est suré, on parle de la France et de l'Allemagne, mais il faut arrêter d'opposer les deux modèles en permanence sur cette questionl. C'est-à-dire c'est pas c'est pas l'un ou l'autre. Nous, on n jamais dit qu'il fallait viser le modèle allemand.
Le modèle allemand, il pose d'infinis problèmes aussi. la la décision de sortir du nucléaire de l'Allemagne en 2011, moi je la comprends, je l'entends, faut aussi se replacer dans le contexte de de cette époque de cette époque là. Mais la grande erreur de l'Allemagne a été de ne pas travailler sur la sortie du charbon et sur la sortie des énergies fossiles nucléaire et ils ont ouvert des usines.
Exactement. et et on se retrouve effectivement aujourd'hui avec un mix électrique et c'est moi qui vais le dire comme ça ça va aller plus vite un mix électrique qui est plus émetteur de gaz effet de serre en Allemagne qu'en France et c'est une réalité personne ne conteste ça. Donc je ne dis pas du tout qu'il faut viser le modèle allemand.
En revanche viser un autre modèle que personne n'a encore inventé je crois que c'est sérieusement possible et souhaitable. Vous l'avez inventé vous ce modèle RTE l'a inventé. La DEM l'a inventé RTE filiale de DF l'a inventé l'ADEM l'a inventé.
Donc arrê arrêtons de croire que c'est une c'est une une lubie des colo qui ne sont pas sérieux. Ce modèle 100 % laissez-moi terminer, ce modèle 100 % renouvelable, il existe RTE qui est un organisme sérieux, vous pouvez pas les accuser d'être des des idéologues de des idéologistes de l'écologie. Ils ont fait plusieurs scénarios.
Il y en a six, futur électrique 2050 qui vont de 100 % à 100 % renouvelable. Toutes tous ces scénarios ont leur points de force, ont point de faiblesse et tout ça, mais technologiquement tout ça est possible. Ce que je veux dire c'est que c'est un choix de société avant tout.
C'est pas un choix technologique. Aujourd'hui, on sait qu'on peut travailler sur un scénario 100 % renouvelable à l'horizon 2050 qu'on peut aller vers dans cette direction là. C'est pas une une impasse technologique.
Aujourd'hui, c'est un choix de société et moi, c'est vrai que pour la société dans laquelle je vis et le monde dans lequel je vis aussi, dès qu'on dézoome un peu de la France, j'ai plutôt envie de vivre avec des des sites de production d'énergie renouvelable à côté de chez moi que des centrales nucléaires un peu partout. Voilà. Et et je rappelle que dans le contexte du moment avec la guerre qui s'étend, il faut aussi se poser la question de la vulnérabilité des centrales nucléaires face au au conflits qui s'étend.
Il y a une centrale nucléaire en Iran qui est apportée de de missiles américain. Il y a une centrale nucléaire aux Émirats arabes unis qui est apporté de ou en Ukraine apporté de frapp russe. Tout à fait.
Oui. Non, moi je pense qu'il y a il y a un sujet sur l'Allemagne et et la France qui est le fait qu'il y a pas eu vraiment de construction d'un modèle européen énergétique. Pour répondre à la question de d'Élisabeth Quin et que en fait entre le modèle allemand et le modèle français, il y a très peu de choses en commun et que lorsqu'Ursula Van Derleyen dit fait une ouverture sur le nucléaire, ce qui surprend parce qu'elle est allemande, c'est qu'en fait elle dit d'une certaine manière est-ce qu'on pourrait faire converger euh les modèles différents vers une politique européenne commune.
Et pourquoi est-ce que moi jeis insister sur un point sur l'Allemagne, c'est que le refus du nucléaire qui a été extrêmement fort en 2011 par rapport à Fukushima est aussi lié à un refus du nucléaire militaire. Là, on parle de militaire civil mais la question du parapluie nucléaire américain, la question de on envisage le nucléaire globalement, c'est une chose qui concerne la France parce qu'en France, on a été habitué à penser à la dissuasion nucléaire et du coup, on a moins peur du nucléaire civil. Lorsqu'on est allemand et queon est beaucoup plus au contact de la Russie, on a peur du nucléaire en général parce que on est sur un territoire plus euh euh bah plus sensible, plus vulnérable.
Ça me semble être un point important. Et pour terminer là-dessus, je pense que ce qui est essentiel, c'est que Angela Merkel lorsqu'elle renonce au nucléaire, elle est pas antinucléaire en fait. Elle fait face avec pragmatisme à un mouvement de la société allemande qui est un mouvement puissant avec des sondages qui sont des sondages où très majoritairement tous les Allemands veulent sortir du nucléaire.
Donc c'est une position pragmatique qui peut expliquer qu'aujourd'hui quelqu'un qui est de son camp de la CDU CSU est aussi une position pragmatique Frederich Mertz en disant bah on peut y retourner c'est pas des positions idéologiques, c'est pas les verts allemands. Alors on va évoquer, attendez, vous allez réagir mais on va évoquer avec vous trois, il faut qu'on avance et avec Anna des mini réacteurs, on appelle les réacteurs bonz, c'est ça ? les mini réacteurs et l'Europe mise sur ces mini réacteurs.
Oui, les mini réacteurs nucléaires SMR comme leur nom l'indique, ce sont des réacteurs nucléaires de petite taille et de moindre puissance que des réacteurs classiques. Par exemple, le PR de Flamandville produit 1600 MWh d'énergie alors qu'un mini réacteur en produit 400 maximum. Ce sont donc de petites sources d'énergie d'appoint qui sont complémentaires des grandes centrales.
Leur intérêt, c'est d'abord qu'ils sont rapides à construire, contrairement à une des réacteurs nucléaires classiques pour lesquels il faut compter, vous l'avez dit tout à l'heure, plus d'une dizaine d'années. Euh deuxièmement, ils prennent peu de place, sont facilement transportables par camion ou par bateau et peuvent permettre du coup d'alimenter des zones qui sont isolées, voire même certains quartiers urbains. Et enfin, ils sont moins coûteux.
En en dans le monde, plus de 70 modèles sont actuellement en train d'être développés. Parmi les plus avancés, la Chine qui investit en ce sens depuis 2010 et qui s'apprête à lancer son premier mini réacteur cette année en 2026. Donc viennent ensuite les Américains avec cette fois des partenariats tech et nucléaires assez inattendus.
Amazon a investi plusieurs millions de dollars ces deux dernières années dans sa propre centrale nucléaire avec mini réacteur. L'objectif est donc d'alimenter ces data center et continuer à développer l'intelligence artificielle. Et puis Google et Microsoft travaillent également sur des projets similaires quant à la France.
Elle mise elle sur deux mini réacteurs Calogena et Jimmy qui sont censés fournir de la chaleur pas de l'électricité à des industries qui sont énergivores comme la chimie ou l'agroalimentaire dès 2030. Mirtotripat. Est-ce que ça c'est vraiment la solution miracle, sachant que aucun de ces réacteurs euh n'est en état de marche actuellement sur la planète ?
Alors, il n'y a pas de solution miracle et je propose effectivement qu'on fasse peut-être un peu un sort à une posture un peu miracle qui sert du 100 % renouvelable face un sort au passé une fois pour toutes en rappelant que le 100 % renouvelable est complètement irréaliste, que en 30 ans de politique énergétique très volontariste en Europe et dans le monde, on a progressé sur aucun axe, peu ou pas, en décarbonation, en préservation de l'environnement et des ressources naturelles sur la dépendance énergétique, sur le prix de l'électricité, sur la résilience et la stabilité des réseaux électriques. Donc on n' pas fait de progrès. Donc à un moment on acte que ça ne fonctionne pas, on se tourne vers l'avenir.
Et l'avenir c'est quoi ? C'est effectivement des énergies renouvelables mais mentionnons des énergies renouvelables bas carbone et donc là ça va être de l'hydroélectricité don sur laquelle il va falloir qu'on s'appuie de plus en plus parce qu'elle est pilotable et c'est une clé du réseau parce que c'est elle qui va permettre stabilité, régulation, optimisation des réseaux électriques de l'éolien et du solaire quand on aura des poussé de électricité parce que on va on va démultiplier la demande autant que possible partout où on pourra pas faire de nucléaire et ou d'hydré ou pas assez vite Il faudra que nous mettions de l'éolien et du solaire, c'est indispensable. Et finalement des énergies nucléaires, pas une énergie nucléaire, plusieurs technologies.
Ça n'est pas du tout une technologie figée dans le temps. Aujourd'hui, vous avez les grands réacteurs de grande capacité qui sont la colonne vertébrale de tout réseau électrique bas carbone. C'est c'est physiquement, c'est pas une question d'envie, de popularité.
D'accord. Physiquement, c'est les seuls et tous ces petits réacteurs qui sont dégénération successives qui vont répondre à d'autres besoins qui aujourd'hui sont occupés par les fossiles et qui pour certains sont difficilement électrifiables et qui vont nous permettre de décarboner en profondeur. Mix énergétique.
Écoute, c'est exactement ce que dit le patron, le directeur général de l'Agence nationale à l'énergie atomique. Il s'appelle Raphaë Grossier. écoute dire nuclear enerçois ça vous rassure ce genre de propos en fait qui ce qui me sidère parfois c'est que quand on dit triple bande et capacités nucléaires dans le monde d'ici 2050, allons-y, ça choque personne et tout ça.
Et et et quand moi je dis 100 % renouvelable, c'est possible, on m'accuse d'avoir une posture militante. Mais c'est vous qui avez une posture militante en disant que c'est irréaliste. Il y a plein de gens qui disent que c'est tout à fait réaliste, faisable et que et en plus on parle d'un horizon en 2050.
Donc travaillons travaillons là. Ah mais c'est pas la même chose. C'est pas la même chose que ça n'ait pas été réalisé et que ce soit euh irréaliste.
C'est pas du tout la même chose. Moi je pense qu'il faut travailler en ce sens parce que encore une fois euh vous parliez des réacteurs bonzai attention à des appellations mignonnes comme ça pour ce qui reste un cœur de de réacteur nucléaire quoi. C'est pas un réacteur bonz.
Vous voudrez-vous dans 10 ou 20 ans avoir un réacteur bonz dans votre immeuble pour alimenter votre quartier en électricité. En plus des petites unités de production d'électricité, on en a. C'est le solaire, c'est le c'est le photovolanque, c'est aléatoire qu'il y a pas de stockage aujourd'hui.
Mais si, bien sûr. Mais si, bien sûr. Mais bien sûr.
Si vous l'alliez avec du stockage, ça fonctionne. Ça c'est pas vrai. Il faut arrêter avec cette histoire de d'intermittence des renouvelables aussi.
On sait varier entre, si vous me disiez euh un scénario 100 % éolien, bien sûr que c'est irréaliste, mais un 100 % qui repose sur les les différentes typologie des énergies renouvelables, ça fonctionne. Avec le stockage qui progresse, bien sûr que ça fonctionne. Et vous allez trouver de plus en plus d'ingénieurs, de gens très sérieux qui travaillent sur les questions énergétiques qui vont vous dire que c'est tout à fait possible.
À forcerie, oui, justement plus de nucléaire, ça veut dire aussi potentiellement plus de déchets nucléaires. Est-ce qu'on a les capacités de les stocker ? Je voudrais insister sur deux choses là-dessus.
D'abord, c'est que la Cour des comptes depuis les années 2010 fait très régulièrement des rapports sur le coût du nucléaire en intégrant la question du risque et en intégrant la question des déchets et du démantellement des centrales. Ça montre et maintenant il faut intégrer l'eau. Vous avez tout à fait raison.
Donc ça montre qu'en fait en terme de coût le nucléaire coûte assez cher. C'est vrai qu'on a je dire on a un capital en nucléaire comme le vous le disiez. C'està-dire qu'on a des centrales qu'on peut comment dire repouvoirer.
Je voudrais insister sur un élément essentiel c'est la question de la sécurité. On a une autorité de sûreté nucléaire qui est réputée dans le monde entier. Et moi, je lis euh les rapports de l'autorité de sûreté nucléaire le soir évidemment.
Euh mais euh ce qui est intéressant, c'est qu'elle a consacré tout un chapitre à la question des SMR en disant "Ce qui est ce qui est inquiétant sur ce sujet, c'est que les projets fleurissent mais ce sont pas des acteurs habitués aux pratiques de sécurité de DF, des partenaires et donc il y a un enjeu sur les enjeux sur les questions de sécurité et il va falloir, elle dit recruter en fait tout un service sur la question des SMR si on en a parce que c'est des enjeux de sécurité très différents de ceux des EPR, donc des gros des grosses centrales nucléaires et des réacteurs. qui a un enjeu de sécurité important et la dissémination du nucléaire, c'est ça a toujours été un sujet. Je crois qu'il faut là-dessus quand même être être clair.
C'est là encore, vous le disiez, c'est pas de la pensée magique mais encore moins les SMR. C'est pas parce que c'est petit que c'est magique. Tribat, il y a aussi un sujet tout de même pour le développement nucléaire, c'est l'uranium, c'est le combustible dont on a besoin.
On on est dans la dépendance vis-à-vis de notre pays, notamment de la Russie. C'est ça qui peut être inquiétant. C'està-dire qu'on quitte une dépendance pour en aller vers une autre.
Est-ce qu'il y a pas un risque là ? Alors, c'est très bien que vous posiez la question parce que euh moi effectivement ce que je regrette dans ce qui a été une décision populiste hein de la part de Angela Merkel euh en 2011 qui a suivi une désinformation massive qui a associé les morts d'une catastrophe naturelle historique majeure à l'échelle de l'humanité qui était un tremblement de terre et un tsunami au Japon avec un accident de centrale nucléaire qui n'a pas fait de mort. Donc on a un accident qui n'a pas fait de mort qui conduit à la mise à l'arima de Fukimavacuation d'évacuer qui et c'était les résultats et les conséquences de l'évacuation de l'uranum pas de l'accident c'est centrale c'est les morts de la catastrophe de sur l'uranium c'est important parce que aujourd'hui on a fait ces choix là et on s'est rendu compte que le bilan de tenter du technolutionnisme ne fonctionne pas, y compris sur des questions de souveraineté, d'indépendance énergétique.
Et aujourd'hui en France, les gens comprennent que quand vous dépensez de l'argent sur le nucléaire, en fait vous investissez sur vous-même. En France, on investit sur nous-même quand on fait des dépenses dans nucléaire dans nos saf qu'on pas d'uranium. Voilà ce que voilà la question. que 40 % Russie.
On va se fermer le cycle en 2100. On l'aurait fermé bien avant si on avait pas fermé Super Phonix en il y a 40 ans et puis ensuite il y a 30 ans et puis ensuite à Astrid. On est capable de recycler quasiment intégralement le combustible et de faire du nucléaire une énergie circulaire.
On s'est recyclé l'uranium. On a 1000 solutions pour pour ne pas avoir s'inquiété de cette problématique qui en réalité n'en est pas une. À tous les trois d'être venu d'être appuyé sur le champignon.
Euh on va rester dans l'actualité mais vu par Xavier Modu X et Marie Bonisson va évoquer l'évasion recambolesque d'un jeune gangster de la prison de ville peinte et puis un billet d'ou dédié à la faune sauvage. La banque d'Angleterre va horner ses biftetons d'animaux sauvages comme le fait déjà d'ailleurs l'Écosse. Mais pour commencer le mauva vedette du jour, c'est Red Flag, l'expression des Jones paraît-il qui désigne ainsi une attitude à côté de la plaque dégueu où tu l'amour.
C'est entendu. Ça s'appelle aussi des red flag, des drapeaux rouges. On va parler des red flag.
Quels sont ces red flag qui doivent nous alerter ? Qu'est-ce que ça veut dire exactement ce que ça dit ? Merci de m'en dire un peu plus.
Entendu la vie secrète des mots vedettes. Red flag du moyen anglais red rouge et flag drapeau désigne dans le sabir de la génération Z un signal d'alerte sur l'incompatibilité probable entre deux humains, voire un symbole de danger. Dans le contexte des nouvelles relations amoureuses aux polyribulations numériques, Red Flag s'emploie pour signaler une personne à fuir.
Red flag comme toxique ou problématique fait partie du nouveau vocable amoureux du registre V rétro. Une prof de Sorbon qui lance au jour d'aujourd'hui Red Flag. Un beau ténébreux arbore une côte de gendarmaisson sur le pubis.
Red flag. Unidalgo en Gucci oublie sa carte black au moment de régaler au plaza athéné. Red flag.
Dans un monde où 360 millions de solitudes trompent l'ennui sur des applis de rencontres, hashag redf cumule 6,4 milliards de vues sur la célèbre plateforme chinoise de vidéo, traduisant la préoccupation mondiale de se prémunir contre les relations foireuses et chariant un cortège d'influenceuses toujours dispo pour partager leur inexpérience. Depuis le Vietnam, l'USR Force sait que si un pilote survit à ses 10 premières missions, ses chances de survie pour les suivantes augmentent considérablement. Pour simuler les 10 premiers combats, un lieutenant colonel a ainsi créé en 1975 un exercice militaire où les gentils bleus affrontent les vilains rouges.
D'où Red Flag qui est devenu symbole de danger. En guerre comme en amour, Red Flag est père de prudence, elle-même mère de toutes les vertus. Pour Berkson, la prudence en amour ne doit pas freiner l'inattendu.
Pour Nietzsche, elle n'est que crainte qui obère la joie de vivre. Pour Aristote, elle permet de délibérer sur ce qui est bon et utile. Bref, il y a longtemps que le Red Flag a planté son drapeau.
Il semblerait qu'il en sache quelque chose. Merci Tibonotte. Marie Bonisso, Xavier Budi, lors de vos chroniques est arrivé.
Alors, il s'appelle Xavier Ilias Carbouche. C'était un détenu de la prison de Villepinte, près de Paris. Il était surnommé Ganito.
C'est ça. Et il s'est évadé avec l'aide de faux policiers. Deux faux policiers.
Ou et vous avez une vraie histoire. Et ben allons-y. Une vraie ouais une vraie histoire d'évasion.
Élisabeth le 20 décembre 1815, le compte de la valette s'évade de la conciergerie à la fois tribunal et prison à Paris. C'est une évasion qui a fortement marqué les esprits, hein. La Valallette, il était directeur général des postes sous l'empire.
Il avait épousé une nièise de l'impératrice Joséphine. Vous voyez, il était proche de Napoléon, sauf que voilà Waterlot morne pleine et la chute de Napoléon 18 juin 1815, il est arrêté et condamné à mort. Mais la veille de son exécution, son épouse, sa fille lui rendre visite dans sa cellule pour partager un dernier repas et c'est là que le plan d'évasion est activé.
Il échange ses vêtements avec ceux de son épouse et c'est lui qui sort habillé en femme et il s'évade, il arrive jusqu'en Belgique. Bon bah la pauvre madame la Valette, elle elle reste en prison évidemment. Elle est condamnée à un mois, il en parle dans ses mémoires, il ne peut pas faire autrement.
Tout le monde attend ça parce que c'est une histoire qu'on répète sans cesse. Ça plaît énorme. Oui.
Bon cristaux hein. Voilà. Ben voilà.
Alors ça plaît depuis longtemps. Oui. Oui.
C'est vraiment au 18e siècle en fait que vous avez ce succès du récit d'évasion. Ça devient un genre et vous en avez plein. Labé Buais qui a été prisonnier à la Bastie puisquil avait condamné le despotisme.
Il raconte son évasion. Gros succès mais la vedette du moment c'est l'ude. L'UD incroyable la Tude.
Ah c'est un homme lui qui a été embastillé lui aussi parce que une histoire assez sombre de complot autour de Madame de Pompa d'our sauf qu'il s'évade à plusieurs reprises et une évasion est restée célèbre avec une échelle qu'il a réussi à fabriquer des bouts de tissus du bois. cette échelle d'ailleurs, nous l'avons encore hein, elle est visible au musée carnavalais à Paris et ça nous crée des tas de récits d'évasion qui correspondent en fait à l'esprit des lumières. Voyez la quête de la liberté, la condamnation du despotisme au moment où une simple lettre de cachet peut vous conduire à la Bastille sans procès.
Et quand il y a un procès, faut rappeler hein, c'est que la sanction c'est la mort, les galères, une amende, c'est pas la prison. La prison, c'est un temps transitoire en attendant la sanction. Donc on a envie de s'évader et dès lors ça nous donne des récits édifiants.
Vous avez des recueils d'évasion. On va en puiser des exemples loin dans l'antiquité parce que c'est ça, c'est la quête de la liberté face à l'injustice. Et dès lors, vous comprenez que ça ne viendrait à ce momentl à l'idée de personne de présenter un criminel qui s'évade de manière positive.
C'est impossible. Et d'ailleurs, la censure veille, elle ne l'accepterait pas. Ce serait tendu et ça créerait détention.
Donc détenu correct, exigé. Oui, en un mot. Voilà.
Bravo Maui. Cher Mari au Royaume-Uni, adieu les grands hommes semble-t-il en tout cas sur les billets de banque. Place aux animaux sauvages.
Oui, c'é une révolution monétaire. Cash Revolution, je sais pas comment on dit. Alors, ça a commencé cet été.
Les citoyens britanniques ont été consultés par la banque d'Angleterre. Ce pays merveilleux qui est dirigé par cette dame Victoria Clélande qui se balade, regardez, toujours avec une liace de billets dans la main, ce qui est très pratique pour s'éventer puisque s'est passé c'est son métier. Elle a proposé donc aux anglais de choisir le thème de la prochaine série de billets de banque.
En fait, les billets sont régulièrement changés, on les redessine pour essayer de lutter contre les contrefaçons. En l'occurrence actuellement sur les billets au Royaume-Uni, il y a Churchill sur le billet de Saint Lip Sterling, Jane Austin la romancière, il y a Turner le peintre tempête et Alan Turing le décodeur de nazi. Alors soit on continuait avec cette idée de britannique célèbre et mort, c'est la condition donc qui sont sur les biais depuis plus de 50 ans, soit on enlevait les humains au profit de par exemple la nature avec un grand N ou des monuments célèbres ou des symboles culturels anglais.
Ils ont proposé ça. Mais oui, comme le criquet ou la saucisse purée ou une série d'inventions britanniques et cetera, sachant qu'il y a un truc qui change pas, c'est le roi toujours au verseau voilà, ça bouge pas. Donc le peuple a parlé et a choisi le thème de la nature, la faune, la flore avec donc ça c'est le premier choix.
Maintenant il y a un comité de sélection avec dedans des réalisateurs de documentaires animaliers. Je trouve ça non lui il y est pas mais il y en a plein d'autres. Ils vont faire une liste d'animaux sauvages ou alors on a dit animaux sauvages he pas des corguis.
Non non, il y aura pas de petits chiens domestique. Chien de la reine. Non, il y aura pas le chien de la reine que des animaux sauvages.
Et dans cette liste l'été prochain, les anglais vont rechoir leurs animaux préférés. Voilà. Tuas un férendom.
Voilà. Non mais c'est très démocratique leur bien. Alors c'est pas mal de payer maintenant avec des bébettes à remarquer la BBC parce que c'est un petit peu moins polémique que les héros.
H par exemple quand comme en 2013 il n'y a pas d'héroïne sur les billets. À l'époque, il y avait zéro femmes sur les livres sterling. Et ben évidemment, il y a des députés anglaises qui sont venus râ et on les comprend.
Ça a fait polémique. Là, si on a des grenouilles rousses, la chauve-souris à moustache et la musaraigne pigmée, il y aura moins de débat, conclut la BBC. Quoique elle rappelle quand même que quand le rouge gorge a été élu au oiseau préféré des britanniques, certains ont fait la tronche, tout est politique mais de toute façon on a le temps puisque le temps de choisir de les dessiner, de les faire imprimer, bref ce sera dans quelques années.
On peut quand même se réjouir d'avoir échappé à l'idée de certains britanniques rares mais qu'on a pu entendre qui proposaient qu'on dessine des smartphones sur les billets de banque anglais parce que ils ont dit ils ont raison aujourd'hui les gens payent avec leur smartphone. Aujourd'hui, faisons des téléphones. Le cash, c'est 12 % des transactions faites en Angleterre actuellement.
Seulement ? Oui, mais 12 % de Musa règne. C'est important.
On veut les voir. Musa règne. Elle règne.
Merci Marie. Demain Das Clou avec Hair Daily à 20h05 et nous on se retrouve lundi. Lip tus.