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interviewSud Radio· 25 août 2025 40 min

François Bayrou face à la colère des Français

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

La vérité en face Jean-François Aili. Il est 9h2 et bien écoutez bonjour bienvenue à vous tous. Heureux de de vous accompagner pour cette nouvelle saison de la vérité en face parlé.

On va reprendre les les bonnes habitudes comme on les a laissé avant l'été. Vous connaissez le principe de l'émission avec nos grands débats. Vous nous appelez le 0826 300.

Vous témoignez, vous réagissez. Vous avez la parole sur Sud Radio. C'est une chance. deux grands sujets de rentrée ce matin pour nos grands débats de l'été.

Dans une semaine et bien ce sera déjà la rentrée scolaire. Mais oui, avec cette question toujours la même. De quoi souffre donc l'école ?

Nous aurons deux invités pour en débattre dans 5 minutes et vous intervenez, vous réagissez en direct sur l'antenne de Sud Radio. Notre deuxème grand débat, ce sera à 9h30 la vérité en face, celle de François Bairou qui joue sa survie menacée par la censure de son budget de rentrée qui en appelle au soutien des Français. Il en est convaincu.

Seul l'adhésion de tous peut changer les choses. Peut-il encore convaincre François Baou fataliste presque pessimiste dans ses confidences aux Parisiens dimanche. "Je sais que je suis minoritaire", dit-il.

Degul avait raison. Les forces politiques sont obsédées par la prochaine élection. Qu'en pensez-vous ?

Le le premier ministre est toujours aussi impopulaire. Et puis aussi tous ces sondages dont nous parlerons 66 % des Français qui souhaitent une motion de censure. Nous revenons tout de suite d'ailleurs sur les conférences les confidences du Premier ministre dans la presse avant cette rentrée avec le hashtag On en parlez-vous Jules Bosquerini ? cette comparaison que vous estimez un peu douteuse he du premier ministre avec une célèbre scène de film à succès.

S'il vous plaît. Oui. Pas content.

Pas content, pas content. Pas content. Pas content.

Nous refusons de reprendre le travail lors de question de continuer dans ces conditions. C'est intolérable. Non, vous ne rêvez pas.

Vous avez bien entendu la réplique d'Astérix et Obélix, mission Cléopâtre, celle où Isabelle Nanti mène la fronde avec des ouvriers en grève lors de la construction du palais de César. Et c'est la comparaison choisie par le Premier ministre pour évoquer le refus de la classe politique et plus globalement celui des Français à ses propositions de budget pour la France. C'est vrai qu'il a dit ça.

Pas content, pas content. Et c'était cette référence là. On sent Jules que c'était également une critique envers la la mobilisation bloquant tout du 10 septembre.

Absolument. car c'est de l'Ac par la précédente comparaison de Gaul avait raison. Les forces politiques sont obsédées par la prochaine élection et comme il est plus facile d'être contre des plor Baou car ce que lui veut à tout prix c'est l'adhésion des Français qu'il juge seule possibilité pour faire changer les choses.

Des mots qui ont provoqué un peu d'indignation. Bah clairement puisque la déclaration ne passe pas et les internautes s'fusquent en masque sur les réseaux sociaux. Ces propos sont qualifiés de cynisme indécent par cet utilisateur quand un autre estime qu'il nous compare aux esclaves qui manifestent dans le film.

Et c'est bien là que ça que ça pose problème. Certains jusquent Baerou ironisent une mobilisation populaire. Mais ce n'est pas un jeu.

Oui, les Français ne sont pas contents. Pas contents. Bref, un nouveau tolé dont se passerait bien Baerou qui fait toujours face à la menace de censure après ses propositions budgétaires.

Rien de bon avant de se présenter à 16h pour une conférence de presse au combien importante pour un premier ministre. plus que jamais sur la cellette. Merci Jules Boskerini.

Est-ce que vous serez devant vos écrans à 16h si vous le pouvez hein, si vous n'êtes pas coincé ou au travail pour suivre la conférence de presse de rentrée de François Baou 0826 300 300 votre avis nous intéresse. Nous en reparlons tout à l'heure à 9h30. Mais tout d'abord, c'est notre premier grand débat de l'été ce matin.

Rentrée scolaire. De quoi souffre l'école pour poser le le débat ? Je résume ainsi : crise d'évocation, manque de moyens effectifs surchargé dans les classes.

Ségrégation scolaire, décrochage, des difficultés et des inégalités qui s'accumulent aggravés par des réformes incessantes qui touchent les élèves comme les enseignants. Quels sont les mots de l'école en cette rentrée de septembre 2025 pour en débattre deux invités ce matin. Tout d'abord, bienvenue à vous Lisa Herzig.

Bonjour. Bonjour. Bonjour.

Vous êtes enseignant, tesséiste, responsable de la communication de l'IREF, l'Institut de recherche économique et fiscale. Vous êtes l'auteur de la grande garderie comment l'éducation nationale sacrifie nos enfants parus chez chez Albin Michel. Également avec nous.

Bonjour Philippe Vatolo Bonjour. professeur agrégé de sciences économiques et sociales, auteur le vous de Je suis un pédagogiste, gommer les clichés, construire une meilleure école édité par ESF Sciences Humaines. J'ai envie de vous poser une question générique, si je puis dire à tous les deux.

Quel est selon vous, puisqu'on a quand même laissé les problèmes dans le tiroir hein du bureau en partant en vacances en cette rentrée priorité de cette rentrée scolaire 2025 ? Je commence avec vous Lisa Herzig. Euh de quoi souffre l'école ?

Euh vous avez égrainer les différents mots dont tout le monde aujourd'hui que tout le monde constate où il y a personne ne peut ne peut contredire votre constat. Je pense que ce qu'il y a derrière tout ça, l'école souffre de trop d'état, c'est-à-dire de son de du monopole de l'éducation nationale sur une activité, un domaine qui n'est pas naturellement régalien. Pourquoi ce serait à l'État français de d'instruire tous les petits français ?

Je m'explique, aujourd'hui quand vous payez vos impôts, vous payez les professeurs, vous payez les écoles, vous payez tous les équipements scolaire et finalement les gens n'ont plus le choix de l'école de leurs enfants. C'est-à-dire que si vous voulez pas repayer une école, vous êtes obligé de mettre votre enfant à l'école du coin et vous êtes contraint par une carte scolaire. Ce qui fait que les écoles concurrentes de l'éducation nationale euh sont dans une fausse concurrence.

En réalité, elles ne peuvent pas attirer les personnes les familles qui ne sont pas suffisamment aisées pour les payer. Donc finalement euh il n'y a pas de concurrence à l'éducation nationale et tout le monde le sait, l'absence de concurrence favorise le repos, le confort et tous les gens qui feraient mal leur travail à l'éducation nationale, ça peut arriver, ne sont pas ne sont pas challengés si vous voulez, ne sont pas défiés par les autres écoles puisque finalement ces écolesl sont réservées à un public de riche. Donc euh à mon avis euh pour résoudre tous ces problèmes, il faudrait un stycrence.

Ça peut se faire par différents systèmes hein. Ça peut se faire par une défiscalisation, ça peut se faire par le système des écoles à charte, ça peut se faire par un bon éducation. Euh il y a plein de plein de systèmes qui permettraient de remettre un petit peu de concurrence là-dedans et de faire en sorte que les gens qui sont aujourd'hui fonctionnaires de l'éducation nationale soient un peu un peu défiés dans leur dans leur fonction si vous voulez.

Aujourd'hui, c'est pas le cas. Donc on peut tout se permettre. Trop d'étapes, pas assez de concurrence à vos yeux.

Philippe Vrelot, je vais pas vous faire réagir tout de suite à ce qui vient d'être dit parce que je voudrais connaître votre priorité absolue vous à vous pour cette rentrée scolaire 2025. Bah vous les avez agrégrainé comme tout à l'heure. En effet, c'est c'est ces difficultés, ces mots de de l'école.

Et parmi tous ces mots, il y en a un qui moi me semble essentiel et j'ai envie de d'insister là-dessus, c'est celui des inégalités face à l'école. Les inégalités, elles sont pas liées à à moins d'état comme le dit les Aersig à pas trop d'état pardon comme les AIG, mais plutôt à moins d'état, un manque de moyen et surtout un manque de régulation et un manque de mixité sociale. Et je voudrais faire le lien avec ce qui va se passer éventuellement le le 10 septembre, hein.

Bloquons tout. Je crois que un des ferments possibles de l'explosion sociale qui est à craindre, c'est justement le maintien de ces inégalités face à l'école parce que là il y a il y a vraiment le sentiment qu'il y a euh une société et donc aussi une école à deux vitesses. École de vitesse, vous dites Philippe Vintolo, est-ce que vous est-ce que vous êtes, on va dire hostile à l'école privée qui connaît quand même un succès grandissant ?

Je vous ferai réagir aussi là-dessus, Liserzig. Moi, je suis pas hostile à l'école privée en tant que telle, mais je dirais qu'elle doit en fait faire sa part comme les autres sur notamment la question de la mixité sociale que j'évoquais il y a quelques instants. Je pense pas que euh le problème ça soit d'opposer le privé au public, c'est plutôt de de se demander qu'est-ce qu'on veut vraiment comme est-ce que on veut une école qui soit une école de la ségrégation.

C'est vous-même qui avez utilisé euh cette expression tout à l'heure ou est-ce qu'on veut une école de la mixité sociale, une vraie mixité. Alors, je sais que ça ça ça va susciter des sourires quand on parle de vivre ensemble et cetera, mais moi je pense que justement un des seuls lieux où on peut expérimenter le vivre ensemble, c'est justement à l'école. C'est à l'école et dans le service public.

Que répondez-vous à de ça, Lis ? Ça vient contredire un petit peu quand même ce que vous évoquiez au départ. savoir une faire, on va dire turbuler la la carte scolaire et mettre un peu de liberté dans ce que vous décrivez comme le trop d'état.

Je je réponds à monsieur que le la priorité de l'éducation nationale depuis des décennies, c'est la lutte contre les inégalités. Je vous invite à aller regarder le site de l'éducation nationale. Euh, elle en a fait son son faire de lance en délaissant bien sûr l'instruction.

C'est-à-dire qu'aujourd'hui euh et et monsieur a raison, hein, l'école française est celle qui reproduit le plus les inégalités. C'est pas moi qui le dit, c'est de l'OCDE. Il y a des études très sérieuses là-dessus.

Donc en fait, l'État français par le truchement de l'éducation nationale euh annonce qu'il lutte contre les inégalités depuis euh une cinquantaine d'années, hein. C'est c'est très clair, c'est l'objectif. Euh mais échoue dans cette mission visiblement.

Et pourquoi elle échoue ? parce que aujourd'hui ceux qui ont le choix, c'est-à-dire les gens qui ont les moyens financiers et puis les gens qui ont aussi l'information, c'estàdire qui savent où sont les bonnes écoles. Alors on sait par exemple que les les enfants de professeur sont souvent très bien le tit parce qu'on a des informations, on sait très bien où mettre nos enfants.

Et donc ces gens-là ont le choix, qu'est-ce qu'ils font ? Ils choisissent soit alors soit ss sont dans un beau quartier, tout va bien, ils choisissent, ils choisissent pas, ils vont à l'école publique du coin mais si ça se passe pas très bien, ils vont dans l'école privé qui va proposer plus de sécurité, plus d'instruction, moins d'absentéisme et cetera. Donc en réalité ce système de carte scolaire de monopol étatique euh j'allais dire tank les pauvres gens euh dans les écoles publiques.

Et c'est là qu'on crée des ghetos. C'est pour ça que je pense qu'il faut restituer à tout le monde le pouvoir, le droit, euh le choix de l'école de ses enfants et et permettre à tout le monde d'accéder aux meilleures écoles ou aux écoles euh qui sont adaptées à leurs enfants. On vous parlait tout à l'heure de jeu combien 13000 enfants euh en tout cas plusieurs milliers d'enfants qui n'avaient pas d'école à la rentrée là parce qu'ils sont ils ont des des difficultés, des handicaps et cetera.

Ces enfants-là euh il il y a le dogme de l'inclusion. On veut absolument les scolariser dans des écoles publiques classiques. Mais ces enfants-là, moi je pense qu'il faudrait plutôt rendre à leurs parents le montant de ce que de ce que coûte l'éducation, la l'instruction d'un enfant pendant une année et proposer aux parents de choisir une école qui convient à leur enfant, voire de créer des écoles.

Il y a de nombreux parents qui créent des écoles aujourd'hui, mais créer une école aujourd'hui en France, c'est très compliqué parce que on passe ton temps à chercher de l'argent. Si l'état donnait un bon éducation, il y aurait pas de problème. Philippe Vroleloto, qu'est-ce que vous répondez à Lisa Rzig ?

Vous vous dites au fond, il faudrait plus de moyens ou du moins des moyens mieux fléchés pour essayer de de répondre à palier palier tous ces tous ces tous ces manquements aujourd'hui. C'est ça vous y voyez vous soit un manque des moyens soit une mauvaise utilisation des moyens en question. Oui, manque de moyens ou mauvaise utilisation, c'est certain.

Et et moi je je milite pour une école qui soit plus juste et la justice sociale c'est important et je pense que le libéralisme échelé de Lisaig n'est qu'une illusion là-dessus hein. Je rappelle que moi je suis je l'économie hein au départ hein et euh j'ai j'ai pas mal travaillé ces questions et et ça ça montre bien que en fait sans régulation le marché ne fait que que qu'approfondir accentuer les les inégalités. Je crois que vendre la concurrence scolaire comme un moyen de de de résoudre les les difficultés de l'école, c'est c'est vraiment une grande illusion.

Alors pour revenir à à votre question, moi je pense que euh ce qui est important c'est surtout en effet de euh faire une école qui soit plus juste et qui soit aussi plus efficace. Il y a certainement euh quelquefois des des choses qu'on pourrait mieux flécher. En particulier, l'école française est une des écoles où on a par exemple moins d'argent qui est consacré à l'école primaire par rapport à aux autres pays de l'OC.

Là, il y a il y a un effort à faire. Or, malheureusement, cet effort, on aurait pu le faire si on avait peut-être conserver les moyens. Or, ce qui risque de se profiler et ça semble assez assez clair avec les mesures Beou, c'est c'est malheureusement que en fait on profite de la la baisse démographique hein parce qu'il y a il y a une diminution du nombre d'élèves d'abord en premier pour raccourcir un petit peu le les moyens en quelque sorte hein.

Voilà. Et là, on va en profiter pour raccourcir les moyens encore. Alors, je vous propose tous les deux, hein, si vous le permettez, Liser Zzig, Philippe Vatolo, on va on va poursuivre cette cet échange euh dans un instant.

Je vous ferai réagir he la crise des vocations et du recrutement à l'éducation nationale. Euh je vous ferai entendre et nous l'urons en direct, Sarah qui est enseignante de français en collège et qui va nous parler de de l'absence d'un nombre de de professeurs. À tout de suite le pour la la suite de la vérité en face.

Sud Radio, parlons vrai, parlons vrai. Sud Radio, parlons vrai. Sud Radio, parlons vrai.

Sud Radio, la vérité en face. Jean-François Akili 0826 300, vous réagissez ce matin. Nous sommes avec nos invités pour prêre de la rentrée dans une semaine.

Lisa Herzig, enseignante, esséiste, responsable de la communication de l'IREF, auteur de la grande garderie. Comment l'éducation nationale sacrifie nos enfants chez Albin Michel et Philippe Vatelot, professeur agrégé de sciences économiques et social, auteur de Je suis un pédagogiste, gommer les clichés, construire une meilleure école éditée par ESF Sciences Humaines. Je vais vous faire réagir dans un instant mais tout d'abord bonjour à vous Sarah.

Bonjour à tous, bonjour à toute l'équipe. Sarah, vous êtes enseignante de français en collège, vous êtes à Bellegarde dans le gare et vous avez deux choses à nous dire ce matin concernant d'une part effectifs et de de l'autre les les groupes de niveaux. Sarah, il manque des profs.

Écoutez, moi je vous dirais pardon he mais je suis agrégé de l'être normalienne. J'ai enseigné à l'université aussi. Bon, j'ai 60 ans, ça fait 30 ans que je vois tout ça se dégringoler et que personne ne bouge.

Et je remercie Sud Radio de s'occuper d'éducation parce que personne ne le fait. Moi, je trouve qu'il faudrait au moins une heure par jour dans les médias pour renseigner sur ce qui se passe exactement à l'école parce que les parents d'élèves ne le savent pas et il y a un vrai travail d'information à faire. Les professeurs sont complètement dégradés et découragés.

À l'école primaire, on n'enseigne plus. On a perdu en 10 ans, on a perdu 2 ans. C'est-à-dire qu'un élève qui arrive en terminale a perdu 2 ans mathématiques, 2 ans en français et on vous parle de socle commun.

Il y a une ignorance galopante. On a des gamins dans le supérieur qui ne savent plus lire et écrire, hein. C'est absolument catastrophique.

Il est vraiment temps de faire quelque chose parce que les enseignants ne sont pas formés. Moi, on m'a interdit de prendre mes élèves dans ma de prendre mes quand j'étais tuteur de jeunes profs, on m'interdisait de prendre dans ma classe. Il fallait qu'ils aillent à l'université où il n'apprenez rien du tout.

Ça c'est un premier problème. Le 2è problème c'est les effectifs. On a des effectifs surchargés.

On a enlevé tous les dispositifs qui permettaient d'aider les dispositifs de soutien individuel de 5 au 6. Les groupes de niveau qui sont arrivés ont annulé les demi-groupes. Or, l'annulation des demi-groupes est une catastrophe parce que c'est le seul moment euh en 6e jusqu'en 3e, on pouvait vraiment aider les élèves.

Ça veut dire qu'on a méthodiquement enlevé tous les dispositifs qui pouvaient aider les élèves. Et ça c'est moi je le vois je pour la première fois il y a 2 ans, j'ai vu des élèves qui ne comprenaient pas un texte que je fais depuis 15 ans qui est d'une simplicité biblique. Il ne comprenait pas ce qui se passait dans ce texte.

Maintenant, si on ne réagit pas de manière urgente, on on on Je sais pas si vous avez vu le livre de le Flokimade qui parle justement de l'école sacrifier comme dit madame, il est urgent de réagir mais il faut une heure par jour pour dire aux parents qu'on m qu'on leur ment. Les compétences, ça doit aller à la poubelle. On remplace l'évaluation par les compétences.

C'est la tactique de la poussière sous le tapis. Tout ça avec la complicité de l'OCD. Moi, je vois tout ça se dérouler.

J'en suis malade et mes collègues on fait tout ce qu'on peut. C'est vraiment grâce au travail des profs qu'on arrive à limiter les dégâts. Important votre témoignage Sarah.

Ce matin, je me tourne vers vous Lisa Irzig. Vous entendez une une enseignante on va dire d'expérience qui a un regard extrêmement technique sur ce qui ne va plus, ce qui s'est dégradé au fil du temps. Oui.

Euh bon bah la libérale et chevelé vous répondra liberté, c'est-à-dire liberté de pour les chefs d'établissement. de recruter les enseignants qu'ils souhaitent, de licencier les enseignants qui ne font pas leur travail, de gérer un budget. Euh liberté pour les enseignants de choisir leur localisation, de choisir aussi de quitter le métier pour y revenir quand il souhaite.

Euh je vous entends pas, vous me posez une autre question. Oui, non, je je voulais vous faire réagir à ce que disait ça. Je réponds aussi euh je réponds aussi juste un point.

Je pense qu'en fait, il faudrait demander aussi aux premiers intéressés, c'est-à-dire aux parents euh ce qu'ils souhaitent pour leurs enfants. Il y a des sondages assez récent, il y a un sondage de la fin de 2024 qui montre que plus de 60 plus de je crois que c'est 56 % des Français qui souhaiteraient que le financement des écoles privées puisse se faire avec de l'argent public, c'est-à-dire un système de de bon de bon éducation. Et on n pas posé la question aux parents.

Là, on pose la question à tous les Français. Donc si on posait la question au premier concernés, c'est-à-dire aux parents, je pense que la proportion serait supérieure. Il faudrait essayer, il faudrait prendre le risque hein puisque chacun ici est convaincu d'avoir raison.

Euh je pense que le juge de paix c'est de demander aux gens qui sont les premiers concernés et concernant les la crise d'évocation des enseignants, il est évident que aller travailler dans un dans un poste pour lequel vous n'avez aucune liberté pédagogique. Vous avez des programmes longs comme le bras qui sont sortis tous les 2 ans, voir tous les ans. Vous avez des salaires qui sont pas très intéressants.

Une mobilité géographique à peu près nulle. Euh c'est pas très attirant. Des classes comme dit madame, des classes de 30 35 élèves.

Moi, l'année prochaine, j'en ai 31. euh des élèves qui sont pas toujours éduqués et qu'on peut pas toujours non plus euh euh exclure quand on on devrait pouvoir le faire. Donc en fait, cette absence de liberté nuit également euh à l'image du métier d'enseignant et euh la réalité des enseignants aujourd'hui, c'est effectivement d'être très contraint encore une fois par un état toutpuissant.

Philippe Vatrelot pour rebondir ce que sur ce que dit Lisa Rés pour réagir aussi à Sarah qui nous écoute qui est toujours en ligne depuis Belgarde. Oui, moi je je note quelque chose dans ce qui ce qu'elle a dit tout à l'heure. Elle disait il y a que dans son son collège, il y avait donc des des initiatives qui av été prises avec les demi-groupes et cetera et que finalement l'imposition par le haut et là je je rejoins d'une certaine manière ce qui a été dit tout à l'heure mais pas en parlant de liberté mais en parlant d'autonomie des établissements, une autonomie des équipes enseignantes.

Ce qui a été imposé par le haut avec donc les les fameux groupes de niveau finalement a détruit ce type d'initiative pédagogique. Je pense en effet que la solution, elle est dans donner plus d'autonomie aux établissements. La liberté, c'est pas la liberté des uns contre les autres.

C'est bien quelque chose qui s'exprime collectivement et qui permet une innovation pédagogique collective pour répondre au plus près des besoins des élèves. Par ailleurs, alors je reviens sur le terme de vocation qui est un des termes qui me hérissent le peu de poil qui me reste parce que ce terme nous renvoie ou à un vocabulaire religieux. Je crois que euh il faut sortir de ça.

Nous exerçons un métier, hein. Nous ne sommes pas des des moines et des bonnes sœurs qu'on pourrait payer avec des des poignées de main, mais on est bien des enseignants qu'il faut euh considérer, à qui il faut offrir des conditions de travail. Et là aussi, dans ce que j'ai entendu il y a quelques instants, je rejoins pas mal de choses, hein.

C'est-à-dire que les la dégradation des conditions de travail procède en effet malheureusement de la désaffection et de du manque d'attractivité du métier, tout comme les questions de mutation, mais il faut aussi mieux les payer. Et le fameux choc d' d'attractivité, pardon, le choc d'attractivité qui évoquait Emmanuel Macron, euh il faut il faut le reconnaître, c'est un échec. Il faut que la société globalement reconnaisse ses enseignants et les paye mieux.

Les paye mieux. Oui, Lisa Herz, je vais vous donner la parole d'un court instant mais juste un mot Sarah, je vais vous libérer. Sarah, je je j'entendais votre émotion euh tout à l'heure d'un mot Sarah, euh vous êtes pessimiste pour les années qui viennent là.

Oui, que comme disait monsieur le Flimat que j'écoutais là, il faut un électrochoc hein parce que au Portugal, au Danemark et cetera, ils s'en sont sortis hein. Il suffit de 4 ou 5 ans de mesure et déjà réinjecter des heures dans le système. Les enfants ont besoin d'heur de plus et ce que dit madame qu'il faut interroger les parents, moi je veux bien.

Mais les parents en fait ne comprennent pas toutes les délicatesses du système. Il faut absolument se mettre ensemble et réfléchir ensemble là-dessus. Mais si vous voulez, les parents ont accepté des choses qu'ils n'auraient jamais dû accepter.

Donc, ils sont maintenant prisonniers. par exemple sur le handicap, ils ont été complètement baladés alors qu'en fait les élèves en situation sur le handicap sont encore plus en handicap maintenant avec ces auxiliaires mutualisé qui sont en enfer absolu. Donc je pense qu'il faut réagir très très vite et commencer, je vais être brutal par dégager les 30 personnes du ministère qui régissent la politique actuelle qui est catastrophique depuis 30 ans.

Il faut les virer il faut mettre des personnes autres à la place. Voilà, je suis désolé, je suis content. Non non, c'est cash.

Vous avez raison Sarah, vous connaissez le vous connaissez la musique, un spoil système pour pour changer les les têtes. Merci Sarah que vous vous êtes témoigné de depuis belle garde dans le gare. Liserzig, le temps court hein, quelques mots.

C'est le mot de la fin. Lisa Herzig, euh il faut il faut renverser la table. Oui, il faut renverser la table.

Moi, je suis pas pessimiste. Je suis pessimiste pour l'État et optimiste pour la liberté parce que je vois de très nombreuses écoles se créer, enfin se créer, il y a des personnes qui créent des écoles, elle ne se créent pas toute seule et qui qui font très bien leur travail. Je fais confiance à l'initiative privée, je fais confiance à la concurrence.

Je suis pas du tout pour la guerre scolaire. Je pense que les parents doivent aussi pouvoir choisir l'école publique si ça leur convient. Euh et je et j'entends que monsieur Vatrelot est finalement d'accord avec moi puisque il refuse de dire le mot liberté mais quand il dit autonomie ça veut quand même dire qu'il s qu'on a besoin de davantage de liberté dans les écoles.

C'est votre conclusion. C'est la vôtre Philippe Voelot. on peut s'entendre hein sur sur des euh des réformes rapides qui seraient envisageables de bon sens aussi parfois hein.

Je sais pas si les réformes doivent être rapides. Elles doivent être surtout concertées, elles doivent être surtout prises avec l'ensemble des acteurs de l'éducation nationale, les enseignants bien sûr, les parents aussi. Et ça ça peut passer par des modalités qui redéfinissent clairement quelles sont les finalités de l'école.

Et pour moi, je je conclus, la finalité c'est vraiment de lutter contre les inégalités parce que le risque d'explosion sociale, il est vraiment réel. Merci à tous les deux Lisa Herzig. Merci Philippe Vatrelot.

Il nous faudrait effectivement de de longues heures de débat et bien je vous promets que sur Sud Radio, nous reviendrons très régulièrement sur cette rentrée scolaire et tout ce qu'elle véhicule en terme de de tracas, de souci, d'inquiétude même avec un système qui n'est plus du tout au niveau la vérité en phase 0826 300 300. Dans un instant, notre deuxème débat ce sera la rentrée très difficile pour lui aussi de Français Baou. Sud Radio Sud Radio, parlons vrai, parlons vrai.

Sud Radio, parlons vrai. Sud Radio, la vérité en face. Jean-François Akili, il est 9h33, la vérité en face 0826 300.

Notre 2è débat ce matin, François Bairou va-t-il tenir ? Conférence de presse aujourd'hui à 16h pour tenter une fois de plus nouvelle conférence de presse. C'était pas la première de nous expliquer son plan à près de 44 milliards d'euros plan d'économie.

Jules Bosquerini quelques dernières précisions avec vous. Oui et c'est peut-être la conférence de presse de la dernière chance celle pour lui éviter la censure qui le menace depuis plusieurs mois déjà. Et c'est au cours de cette dernière que le Premier ministre doit annoncer sa méthode pour donner un budget à la France.

Parmi cette méthode, il y a bien sûr son ambition de supprimer de jours fériers. Sauf que selon un sondage du Parisien, aujourd'hui en France, 84 % des Français sont opposés à cette suppression. Pour les Français, ce n'est qu'un impôt déguisé.

Mais François Baerou fait également face à la menace de la manifestation Bloquou du 10 septembre prochain. Manifestation soutenue par plusieurs bords politiques avec en tête de gondole la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon qui espère voir le mouvement devenir une grève générale. C'est donc plus que jamais sur la stellette que François Baou va se présenter cet après-midi.

Alors mon cher Jules, avant de commencer le débat, les résultats de la question du jour, conférence de presse de François Baïou, a-t-il encore une chance d'éviter la censure ? Résultat 1 et 78 % ont voté non contre 15 % pour oui et 7 % sans avis. Et on peut notamment lire ces commentaires.

On a l'impression que monsieur Baou invente le ministère des bâtons pour se faire battre. Et pour ceux qui ont répondu oui, c'est car pour une fois le RN va le sauver. Allez, commentaires parfois sévères.

Merci Jules Bosquerini 0826 300, vous nous appelez, vous réagissez. Bonjour à vous Frédéric Dabi. Bonjour.

Tout d'abord quelques échanges avec vous, mon cher Frédéric, directeur général de l'Institut de sondage Lifob. Frédéric, ravi de vous retrouver en cette rentrée qui est qui est qui est agité pour François Baou. Il va donner cette conférence de presse aujourd'hui.

Son idée c'est de dire au fond seule l'adhésion des Français peut changer les choses. Quand on regarde les les résultats des des enquêtes des uns et des autres, pas l'impression que les Français en question ai envie de le suivre he le premier ministre. Oui, c'est un paris tout à fait risqué Jean-François.

Alors, je dirais deux choses. D'un côté, les Français le suivent sur le constat, c'est-à-dire sur le fait que la situation de la dette est absolument catastrophique. Ils ont retenu les 5000 € de dette par seconde, le pronostic vite av engagé pour le pays.

Et dans une enquête pour LCI faite après ses annonces du 15 juillet, on a une majorité de Français qui considère qu'il a raison d'alerter sur la dette. Mais mais là où le babless, ils ne le suivent absolument pas sur ces solutions sur les différentes mesures et notamment il y a un sondage de mes confrère que vous avez cité de Doxa dans le parisien sur la suppression des deux jours fériers qui après la retraite à 64 ans qui après les débats sur la monétisation de la 5e semaine de congé payé sont vu comme une atteinte à un acquis social. Et donc dans ce cadre là, là où François Bairou, je ne dirais pas qu'il est gonflé, le terme est très inapproprié, mais il ne manque pas d'un certain panache, il attend le soutien de l'opinion dans un contexte où lui il est aujourd'hui le premier ministre le plus impopulaire de la 5e République.

C'est pas une affirmation de ma part, c'est c'est tiré du baromètre il faut JD comme qui comme vous le savez le plus ancien de la 5e République. On a on a loisir de comparer la popularité de Baouve celle de Pierre Morois, d'Alain Jupé même on peut remonter à Michel Debré dans les années 50. Donc dans ce dans ce cadre là, c'est sans doute très compliqué pour lui.

Je vais pas vous aborrer de chiffres hein, mais majoritairement, on va dire dans les différentes enquêtes, les Français souhaitent cette motion de censure. Ils soutiennent le mouvement bloquant tout du 10 septembre et massivement ils sont contre la suppression des deux jours fériers. Frédéric Dabi, il a un petit côté mission impossible dans tout ça, non ?

Oui, je je reprends votre titre cinématographique. Euh d'ailleurs, une enquête fidusiale poursu radio montrait qu'une majorité très nette de français voulait la motion euh de censure. Là où le babless exactement, c'est que les annonces du 15 juillet sont vues comme des annonces injustes. d'une part et on sait très bien que les Français sont très mobilisés contre la notion d'injustice parce qu'on est un peuple qui est très mu par cette capacité à être dans une logique d'égalité d'équité et surtout que les efforts sont mal répartis et la petite musique qui sont ce sont les classes moyennes, les salariés qui vont trinquer et pas les ultra riches et ben prend dans une partie très importante de l'opinion publique.

Dans ce cadrlà, effectivement, c'est très compliqué pour pour François Baou, même si en terme d'image, il est apparu courageux et lucide comme il l'avait été pendant la présidentielle de 2007. C'est lui le premier qui avait alerté sur la situation de la dette. Mais effectivement, lorsqu'il dit j'en appelle aux français aujourd'hui très clairement on va dire entre 2/3 et 3/4.

Donc ce qui fait quand même Jean-François une très forte majorité ne le suivent pas. Restez avec nous Frédéric Dabi. Première intervention de nos auditeurs.

Bonjour à vous Arnaud. Oui, bonjour Jean-François. Bonjour Arnaud.

Heureux de vous avoir ce matin. Bienvenue sur l'antenne de Sud Radio. Vous vous appelez de Van dans le Morbian.

Très très très très bel endroit. Euh vous en pensez quoi vous cette censurelle ? Ce qui vous paraît inévitable ?

Ah bah non seulement elle devrait être inévitable mais avec les aléas de la vie politique française tout tout est compliqué. Mais euh comme je disais, faudrait arriver à un moment ce gouvernement ne représente pas les Français. Bon, c'est c'est c'est le ventre mou euh le ventre mou de la politique française.

On n peut plus, quoi. Je veux dire, on a passé un été à apprendre tous les jours des euh des assassinats, des attaques au couteau quasi quotidienne. Euh en plus ça, on nous annonce la suppression de jour férier.

Bon, les Français n'en peuvent plus, quoi. Je veux dire, à défaut de renverser la table, faut tirer la nappe, hein, vous voyez. Donc euh vraiment euh moi je je l'étiquette politique mais on en peut plus quoi.

Les Français en peuvent plus. Quand vous dit quand vous dites Arnaud les Français n'en peuvent plus, qu'est-ce que selon vous euh allez majoritairement l'opinion souhaite c'est quoi un peu plus d'ordre, un peu plus de de sérénité, de stabilité dans le pays ? Bah oui, une représentativité du peuple et de ses aspirations à avoir plus d'indépendance, avoir vous comprenez le un pays ça doit gérer comme une comme une famille, on doit gérer ça au mieux mais là on voit bien que c'est mal géré. parolo, même l'ambassadeur américain qui fait des remarques au gouvernement français parce que les juifs évidemment maintenant en France sont sont en danger.

Faut parler clairement parce qu'on fait rentrer une immigration musulmane à grande porte ouverte depuis des années et des années et on s'étonne maintenant que euh le conflit israélo-palestinien s'importe en France. Soit importé en France. Merci à vous pour ce regard Arnaud.

Euh vous êtes assez pessimiste d'ailleurs Arnaud ce matin. Euh Frédéric Dab euh globalement euh l'opinion publique euh quand on voit ces ces ces ces sondages qui sont faits, vous avez c'est Elab hein qui dit je vais pas vous faire commenter les les autres instituts, mais qui dit 66 % des Français souhaitent la motion de censure. Est-ce que les Français sont quand même conscients que l'instabilité politique n'est pas une bonne nouvelle pour pour la marche du pays ?

Oui, je pense qu'il y a cette dimension de prise de conscience qui fait que ça a été euh une protection pour François Bairou. Mais euh qu'est-ce que nous vivons euh dans ce que nous disent les Français depuis le 7 juillet ? Le 7 juillet, Jean-François, c'est le 2e tour des élections législatives et je rebondis sur ce qu'a dit votre auditeur voilà notre ami de Van, il n'y a pas de majorité, rien ne se passe et c'est vrai que les Français vivent ce que j'appelle l'éclipse du politique, c'est-à-dire ils ont le sentiment que le politique ne joue plus son rôle.

C'est quoi le rôle du politique, on va dire d'un d'un gouvernement ? C'est résoudre les problèmes, améliorer la vie des gens, comme disait le Parti socialiste à 110, changer la vie et on est dans une logique d'inaction totale et ça crée parfois de la colère, h parfois l'exaspération, mais aussi une forme d'indifférence, une forme d'exite. On le voit dans des enquêtes de l'IPOP où les Français cherchent des acteurs de confiance.

Je pense aux maires, je pense aux entreprises, aux entrepreneurs et clairement alors Français Baou n'est moins dans cette logique d'inaction parce qu'il a frappé un grand coup le 15 juillet et on a certains ont reconnu un certain courage mais les solutions proposées pour l'instant ne séduisent pas les Français d'où cette inclination c'était 58 % dans l'enquête fiduciale de Sud Radio vers le 20 juillet ça a encore progressé d'après mes confrères d'Abes que vous avez cité souhaite une motion de censure. Les solutions ne ne correspondent pas peut-être aux attentes des des Français. Nous sommes justement à ce sujet avec vous euh Frédéric.

Bonjour Frédéric. Oui, bonjour Jean-François. Bonjour Frédéric.

Soyez le bienvenu vous appeler bah de de la capitale de Paris. Frédéric votre regard sur ce que propose l'électrochoc de à 44 près de 44 milliards d'euros de François Baï. Et ben euh je pense qu'il fait comme les autres comme d'habitude, comme tous les premiers ministres depuis 40 ans.

C'est-à-dire que il fait le constat qu'effectivement ça va pas bien. Mais où va-t-il prendre l'argent ? Et ben, il va prendre l'argent par des taxes, par des impôts déguisés sur ceux qui travaillent, sur l'entreprise, sur les salariés qui taillent des impôts et sur ceux qui n'en payent pas, mais qui vont payer de la TVA et cetera, de la consommation.

Et ne va pas réduire les dépenses de l'État. Et je pense qu'une majorité de Français voudrait que peut-être que l'État avec un un budget correct amène le service qu'ils attendent. Le budget, monsieur Bairou, l'a annoncé qu'il va avoir un dépassement, je crois, de 27 ou 30 milliards, c'est-à-dire en fait 50 ou 60 comme chaque année.

Donc, on sera toujours en déficit, mais il ne va pas les prendre euh là où ce serait peut-être plus facile, par exemple, supprimer tout ce qui est facilement suppriméable, c'est-à-dire toutes ces ces agences, ces vouz dire quoi ? faire des réformes plus structurelles. Oui.

Oui. Plus structurelle. Euh je crois que le l'organisation de l'État a besoin d'un grand nettoyage et d'une grande remise en service en comme on dit en mettant l'église au milieu du village.

C'est-à-dire que l'État se concentre sur son travail et laisse faire les autres élus en ce qui les concernent, les maires, les départements et cetera. Et peut-être que sur le social, on pourrait regarder un peu ce qui se passe parce que le robinet du social coule à flot. Alors, je ne parle pas des retraités.

Les retraités, ils ont cotisé. Ils méritent leurs retraites, ils l'ont pas volé et quand ils travaillaient, c'était leur leurs impôts et leurs taxes qui faisaient fonctionner la France. Donc, il faut laisser tranquille les retraités.

Par contre, il y a le reste du social qui coule à flot. Et peut-être aussi qu'on pourrait un peu regarder ça. Alors, je sais que monsieur Macron distribue facilement l'argent, hein.

Le chèque ceci, le chèque cela, l'essence, le chauffage et cetera. C'est-à-dire pour compenser euh les erreurs politiques qu'ils ont commises. Donc ils donnent d'échecs mais euh l'échec plus l'échec plus l'échec à la fin de l'année, ça fait quand même beaucoup d'argent.

Et en social aussi, je crois qu'on donne pas mal d'argent à à des gens qui euh n'en ont pas besoin, qui méritent pas. On pourrait regarder le RSA, par exemple. Le RSA est donné à à la moitié des gens qui le reçoivent sont étrangers et ne le méritent nécessairement pas. euh parce qu'il a pas été fait pour ça.

Euh on a 30000 centenaires en France mais on paye un million de retraites à des centenaires. Bon là il y a peut-être quelque chose à voir aussi. Donc il faudrait aller chercher partout partout là où c'est possible selon vous euh Frédéric hein.

C'est ça l'idée hein. Tout à fait tout à fait. Il faut revoir toute notre organisation.

Tout revoir de font comble. Essayer d'aller taper dans la la structure. Frédéric Dabi.

Merci à vous Frédéric. Vous nous appeliez de Paris. Frédéric Dabi.

Euh si on se rappelle le François Baou dès la campagne la première de 2002, il parlait à l'époque d'aller supprimer des couches du du 1 feuille. Il était déjà conscient lui près d'un quart de siècle que le le système commençait un petit peu à s'empiler hein et qu'il y avait des des peut-être des des des choses à aller chercher là-dedans, hein. Oui, vous avez raison, il l'avait dit en 2002, il l'avait surtout dit en 2007. connu une véritable dynamique.

Je sais, on échangeait déjà Jean-François à cette époque si je me souviens bien et il avait connu une vraie remontada. On a il a même quelques sondages qu'il avait mis à égalité pour accéder au second tour face à Nicolas Sarkozi. Bon, c'est du passé.

C'est vrai que ce qu'a dit votre auditeur Frédéric qui est très représentatif de l'opinion publique sur deux points. D'une part, beaucoup de Français disent au lieu d'augmenter nos prélèvements, de nous demander des efforts en terme de réciprocité, c'est à l'état d'être moins lourd. de dégraisser le mammou pour prendre une autre phrase célèbre de de trouver des moyens de faire des économies notamment oui vous allez citer le mil feuille territorial les coup de structure l'état central et deuxième dimension qu'a abordé votre auditeur Frédéric qu'on retrouve chez les Français c'est ne bien sûr on ne touche pas aux retraites il y a une sorte de sanctuarisation refus de voir des des pensions enfin baisser soutien au retraités alors que c'est une masse extrêmement diverse.

Ils sont vu hein, c'était une enquête fiduciale pour Sud Radio à près de 90 % voir plus comme les perdants du quinquenauel Macron. C'est une enquête qu'on a faite régulièrement avec Sud Radio depuis 2017. Systématiquement depuis l'effort demandé en 2017, ils sont vus comme des perdants du quinquena.

Et en revanche, l'idée qu'il faut aller chercher du côté des des fraudes, des abus sociaux, des abus de la fraude fiscale et de la fraude sociale, c'est-à-dire l'assistana. Et c'est vrai que sur cette euh question, on a un véritable consensus, hein. Le clivage gauche droite qui était très fort par le passé.

C'est complètement effondé faible à ce sujet-là. Elle est très faible, hein. Euh c'est comme si le le sujet était systématiquement évité peut-être de peur de comment dirais-je décevoir une certaine partie de l'électorat.

Mon cher Frédéric Dab euh nous vous serez devant votre téléviseur à 16h j'imagine. Alors je serai en Corse en intervention pour un colloque sur le régionalisme qu'organise région et peuple solidaire si vous voulez tout savoir. Super replay pour vous en tout cas.

Merci. Voilà mais je le verrai quand même après. Merci Frédéric Dabi.

Merci pour cet éclairage en ce début de semaine de de quasi rentrée. La vérité en face 0826 300. Euh dans un instant, retour de Guy Carlier avec son splendide sur fond de Beatles.

Sud radio, c'est vous qui donnez le temps.