Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewSud Radio (sur YouTube)· 20 avril 2025 17 minComplaisantFond programmatiqueSolidarités & familleJusticeInstitutions & élections

S'engager pour une égalité à deux voix - La force de l'engagement

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Quelles sont les motivations de votre proposition de résolution contre la culpabilisation des victimes ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    L'arrêt de la CEDH sur le devoir conjugal est-il un point de bascule juridique et culturel ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Quels sont les freins majeurs dans la chaîne judiciaire pour les victimes ?

  • 11:00OuverteRéponse directe

    En tant qu'homme, comment mobiliser les autres hommes sur ces sujets ?

  • 14:00OuverteRéponse directe

    Soutenez-vous un plan budgétaire pour renforcer les moyens face aux violences ?

  • 17:00OuverteRéponse directe

    Que dire aux jeunes dénonçant l'inertie institutionnelle sur les violences sexistes ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

AGP association d'assurés engagés et responsables présente Sud Radio le grand matin weekend la force de l'engagement Muriel Rus. Bonjour à toutes et à tous. Aujourd'hui, j'ai le plaisir de recevoir Paul Christophe, président du groupe Horizon et indépendant à l'Assemblée nationale.

Un homme engagé qui considère que l'égalité ne se construit pas sans les hommes, ni contre eux, mais avec eux. Mais avant d'ouvrir le dialogue, je vous propose, comme chaque dimanche, de prendre un temps de recul de conviction et nous engager pour une égalité forte portée à deux voies. Celle des femmes bien sûr, mais aussi celle des hommes.

L'égalité ne peut pas être un monologue. Elle ne se construit pas à sens unique. Elle exige deux voix, deux regards, deux responsabilités.

Trop longtemps, ce combat contre les violences et les inégalités s'est mené dans une forme de solitude. Ce sont les femmes qui ont parlé, témoigné, porter plainte. Ce sont elles qui ont raconté les silences, les humiliations, les violences.

Elles qui ont porté la honte puis le courage. Elles qui seul ou presque ont tenu le micro, levé le point, proposé les mots pour réparer. Les hommes ont souvent gardé leur distance dans les salles d'audience, dans les débats parlementaires, dans les cortèges du 8 mars, dans les foyers, dans les milieux de pouvoir.

Certains n'ont rien dit, d'autres ont regardé ailleurs par peur de mal dire, par peur d'être visé, par peur d'être complice, par confort aussi. Car ne pas être directement concerné, c'est souvent une excuse pour ne rien changer. Ce combat contre les violences et pour l'égalité ne peut plus être la responsabilité exclusive des femmes.

Il ne s'agit pas de les soutenir, il s'agit d'agir avec elles, de comprendre que ces violences, ce sexisme ordinaire, ce patriarcat systémique, ce n'est pas un sujet périphérique. C'est le cœur de nos inégalités, de nos fractures démocratiques, de nos silences institutionnels. Comment y imaginer avancer vers une société égalitaire si la moitié de l'humanité continue de se penser hors sujet ?

Les constats sont là. Les lois contre les violences sont encore massivement porté par des femmes. Les commissions d'enquête, les auditions de victimes, les propositions d'amendement ou de lois, les alertes sur la justice défaillante, ce sont encore des femmes qui montent au front seul ou presque.

Et pourtant, les hommes sont partout dans les salles de décision. Ils dirigent l'immense majorité des forces de police, des tribunaux, des ministères. Il préside la majorité des groupes parlementaires siège dans tous les cabinets.

Il pourrai changer la donne s'ils en faisaient un enjeu prioritaire. Alors pourquoi ce silence ? Pourquoi cette absence par gêne ?

Par peur de se tromper, par peur de reconnaître que certaines violences ne sont pas des accidents, mais des constructions sociales dans lesquelles ils ont grandi ? La vérité, c'est que l'égalité est inconfortable pour ceux qui ont toujours été du bon côté du pouvoir. Elle demande d'écouter autrement, d'agir différemment, de ne pas molopiser la parole, mais de prendre la parole quand il le faut, y compris entre hommes, là où la domination se fabrique encore trop souvent à h clos.

Aujourd'hui, on ne peut plus se contenter de soutien symbolique. On attend des hommes qui prennent leur part dans la loi, dans les médias, dans les écoles, dans les couples, dans les familles, qu'ils fassent leur part de remise en question, leur part de vigilance, leur part de transmission. C'est une exigence républicaine car une société où les hommes laissent les femmes se battre seules contre les violences qu'il perpétuent, qu'ils tolèrent ou qu'ils taisent n'est pas une société juste.

Et une République qui se veut égalitaire ne peut pas se satisfaire de l'inaction masculine. Paul Christophe, vous êtes le président du groupe Horizon et indépendant à l'Assemblée nationale. Vous avez pris position sur plusieurs sujets majeurs de cette législature.

La reconnaissance du contrôle coercitif dans notre droit, l'allongement des délis de prescription pour les crimes sexuels et la protection des enfants face aux violences dans un contexte où les violences patriarcales restent souvent largement sous-estimées, où la totation du populisme brouille les repères, où la justice est souvent perçue comme trop lente, trop floue, trop lointaine. La parole d'un homme, d'un chef d'état parlementaire a un poids et une responsabilité. Je vous remercie d'avoir accepté mon invitation.

Bonjour. Le 10 février dernier, vous avez déposé une proposition de résolution visant à mettre fin à la culpabilisation des victimes de violence physique et sexuelle. Un texte qui soulligne que notre société de manière insidieuse fait injustement porter aux femmes la responsabilité des actes dont elles sont victimes à travers des phrases que l'on entend beaucoup trop souvent.

Elle a bien cherché ou elle n'avait qu'à porter plainte. Pouvez-vous nous expliquer les motivations qui vous ont conduit à porter cette proposition et les mesures concrètes que vous préconisez pour inverser cette tendance à la culpabilisation des victimes ? Évidemment, elles sont multiples puisque vous le rappelez aujourd'hui au-delà des procédures à des enquêtes, il y a une culture à changer à ces petites phrases dites à à babruit ou à demi mot elle l'a bien cherché, elle aurait dû porter plus tôt, est-ce qu'elle l'a pas provoqué à son proprement insupportable ?

On voit bien aujourd'hui, moi j'ai été frappé par les témoignages de ces femmes qui nous disent que la procédure, le dépôt de plainte, l'enquête leur renfit plus de violence encore que les actes qu'elle avait subi. Si ça nous interpelle pas, je pense que on doit on doit agir. Et donc cette résolution, elle visait à sensibiliser finalement sur ce besoin de changer le regard, ce besoin de changer les appréciations notamment en terme d'enquête.

Euh et je pense qu'elle a été entendue puisqu'elle a été adoptée à l'unanimité et que les prises de parole des ministres au banc en tout cas engager aussi finalement une suite à donner pour tenter d'y remédier. Bon donc ça c'est déjà formidable. C'est plutôt une belle avancée.

Oui. Vous êtes content. C'est un premier point.

Un premier point. Alors cette résolution là s'inscrit aussi dans un moment charnière hein, c'est-à-dire l'arrêt de la Cour européenne des droits de l'homme qui a condamné la France pour avoir imposé à une femme le devoir conjugal dans une procédure de divorce. Cette décision qui fait jurisprudence rappelle une chose essentielle.

Le consentement sexuel ne peut jamais être présumé, même dans le cas du mariage. En d'autres termes, le mariage ne vaut pas obligation sexuelles. Et pourtant, malgré l'abolition du devoir conjugal par la Cour de cassation en 90, en matière pénale, certaines juridictions civiles continuent encore à en faire une interprétation que je vais qualifier d'archaïque.

Euh est-ce que selon vous cette décision de la Cour européenne est un point de bascule ? Est-ce qu'elle peut ouvrir une nouvelle ère juridique mais aussi culturelle et politique ? dans la manière dont la société considère les rapports de domination au sein du couple.

C'est assez fou qu'il a fallu attendre 35 ans après la définition du viol conjugal et qui plus une condamnation par la Cour européenne des droits de l'homme pour que cette prise de conscience ressurgisse finalement euh dans notre société. Euh ça veut dire quoi ? C'estàdire que le corps de l'autre ne nous appartient jamais.

Et et la question du consentement est bien évidment centrale par rapport à cette disposition. Euh j'ai le sentiment effectivement que euh il y a une prise de conscience différente euh que évidemment tout cela va faire jurisprudence donc qu'on aura plus à se poser cette question et ça nous engage finalement à peut-être redéfinir également ce que c'est que la la relation au sein du couple et du mariage. C'est un travail d'ailleurs que nous allons engager avec Marie Charlotte Garin, député écologiste à l'Assemblée et qui est très aussi allante sur ces questionsl et j'ai grand plaisir à m'associer à elle.

D'ailleurs, sur cette question du noncement qui a été adoptée euh à la majorité et à l'Assemblée nationale, hein, portée par Véronier Criot en particulier et qui est maintenant euh parti au Sénat, euh vous êtes confiant sur la façon dont le Sénat va réagir à cette notion de non consentement inscrit dans le droit pénal ? Oui. Alors, je rappelle simplement que il s'agissait aussi finalement de de sécuriser une décision de justice et quand quand la loi est précise, finalement la décision de justice est beaucoup plus profitable.

Il s'agit bien avant d'engager la protection des victimes et de condamner les auteurs. Euh en cela d'ailleurs elle traduit décision du un avis du Conseil d'État. Donc je pense que c'était important d'être sécurisé et je je salue dans le travail de de Vinc Ryoton et de March Garin qui ont pris cette mesure justement au regard de la vie du Conseil d'État.

Euh moi, j'ai bon espoir. Euh regardez voix fortes aussi euh qui rugissent parfois au sein du Sénat, on en parlait tout à l'heure, pour que cette idée prospère et soit sécurisée demain. Alors, vous soulignez aussi que trop souvent euh ce chemin de justice est une double peine pour les victimes.

Absence d'écoute, dépôt de plainte parfois encore refusé en dépit de toutes les consignes qui ont été données. Relecture du passé de la plaignante, expertise psychologique sur les plaignantes. Vous vous situez où les freins les plus puissant dans la chaîne judiciaire ? choses he je pense que d'abord il y a une question de formation ou bien qu'aujourd'hui ce sont quelques heures qui sont dispensées.

Or il faut bien imaginer la détresse psychologique de la plaignante. Si on n'est pas formé je pense pour accueillir convenablement l'intéressé ce sera très complexe pour recueillir les éléments à charge et puis ce sera extrêmement déstabilisant pour la victime en elle-même. Donc on a ce besoin d' une approche culturelle, je le rappelais tout à l'heure, mais aussi ce besoin de formation finalement pour être en capacité à recueillir l'écoute.

Et puis deuxièmement, il y a éventuement des héritants majeurs. Euh est-ce que dans une enquête, on a besoin de euh apprécier la situation sur la tenue vestimentaire, sur les habitudes sexuelles et autres ? Je pense que il y a une inversion majeure à proposer euh pour il y a pas d'atténuation de charge à avoir, si je peux dire, c'est on doit juste apprécier les faits.

Euh sont-ils condamnables et puis enquêter par rapport à ces faits et non pas essayer d'amoindrir finalement la portée de ces faits en fouillant le passé de la victime. Je je n'arrive pas à comprendre que cela aussi perdure au moment où je vous parle. Mais alors en tant que patron de ben ce que vous dites, je le partage évidemment, mais ça fait quand même des, on va dire des années que que que on s'interroge sur cette sur ces attitudes vis-à-vis des victimes.

Qu'est-ce qu'il faut faire pour changer la donne ? Mais je pense que c'est là où moi je je voulais le marteler en tant qu'homme. He vous le dites souvent à certes, les femmes ce sont ces sujets et heureusement d'ailleurs, elles nous ont ouvert la voie.

Je pense qu'aujourd'hui ce qui manque c'est le pendant c'est que les hommes prennent conscience aussi de ce sujet, se mobilisent, se persuadent s'il faut se persuader. Mais en tout cas, c'était important pour moi de parler de ce sujet, de le porter en tant qu'homme pour faire en sorte que bah les ministres, d'ailleurs hommes et femmes qui étaient au banc puissent prendre la mesure du sujet et que l'entièreté du gouvernement, parce que c'est un sujet interministériel puisse se mobiliser d'ailleurs cette question. Quand quand vous avez fait cette proposition, vous avez senti des oppositions ?

Est-ce que certains ont réagi de façon un peu, on va dire entre guillemets, inappropriée ? Non, je pense qu'il y a peut-être plutôt eu une forme de culpabilisation en se disant mais pourquoi on l'a pas fait ? Pourquoi on n'y a pas pensé nous-même ?

Et puis finalement se dire bah s'il en parle, il a pas tout à fait tort hein. Enfin on peut on peut regarder les ratios. Les actes sont commis extrêmement majoritairement voir exclusivement par des hommes.

Donc je pense qu'il est temps que que des hommes s'associent finalement à la parole des femmes. Il s'agit pas de parler à la place d'eux attention mais bien s'associent pour relayer leur messages et pour interpeller finalement la jante masculine sur cette prise de conscience indispensable. Oui, on le rappelle hein, la majorité des actes sont commis à plus de 94 % par des homes. 96 % des sont commis par des hommes.

Si ça ça nous interpelle pas comme chiffre, je sais pas ce qui nous manque. C'est votre passage au ministère des droits des femmes qui vous a comment dire ouvert encore plus cet horizon sur cette nécessité d'agir ou c'est quelque chose que vous portez depuis toujours ? Je m'en suis toujours été à l'écoute de la question féminine.

Moi, je me suis imposé en tant que jeune mère en 2008. Enfin candidat d'ailleurs, j'étais pas encore maire à la parité alors que c'était pas obligatoire pour les pour les communes de moi 600 habitants. J'ai toujours eu la chance de recruter d'abord des femmes parce que non pas parce qu'elles étaient femmes mais parce qu'elles étaient meilleures que les autres.

M'avit d'abelé dans mon cabinet ministériel qu'il fallait que je pense à recruter des hommes parce que voilà, j'avais des grandes compétences autour de moi et elles étaient féminines. Donc je pense que j'adore quand on demande à des hommes de recruter des hommes alors qu'il recrutent des femmes. Je me fais rappeler à l'ordre.

J'ai pas j'ai pas qu'est-ce que j'ai pas respecté. c'était que le j'avoue que ça m'a fait un peu sourire parce que je me cherchais des compétences et je les avais trouvé. J'étais très heureux qui plus que ce soit des femmes.

Et je pense que voilà, il y a c'est aussi une une culture qui s qui s'est construite certainement chez moi au fil du temps et je pense que c'est quelque chose qu'on doit partager. On voit bien qu'aujourd'hui notre société a besoin d'évoluer dès la maternelle. On exige des choses différentes des petites filles.

Ah et voilà et ça se construit au fil du temps et c'est toute cette chaîne finalement organisationnelle d'éducation entre guillemets de la parentalité mais jusque aux structures institutionnelles que ce soit à la crèche que ce soit l'école que ce soit le périscolaire où on doit avoir cette attention très particulière c'est famé aussi parce que ce sont aussi des rencontres moi j'aime beaucoup comme je vous le disais j'ai pas la prétention de tout savoir et j'aime beaucoup ces rencontres où quand on écoute on apprend. Alors cette actualité, elle est dense hein, elle est politique, elle est symbolique en ce moment avec des tests majeurs qui ont été débattus à quelques jours d'intervalle sur les violences faites aux femmes. Le 3 avril, d'ailleurs, le Sénat a adopté la proposition de loi portée par Aurore Berger qui renforce la lutte contre les violences sexuelles notamment en allongeant le délai de prescription pour les mineurs en procédure civile sur l'imprescribilité des mineurs, on n'y est pas encore.

Et en étendant la prescription glissante pour les majeurs. Est-ce que vous pensez que ces avancées qu'on peut considérer d'indégiable interviennent mais elles interviennent dans un contexte où les attentes sont très fortes ? Est-ce que il faut aller plus loin ?

Est-ce que il faut cette grande loi de cadre ambitieuse dont on parle beaucoup qui réunirait plus de 80 mesures pour protéger davantage contre les violences sexuelles ? Je pense même que c'était 140 mesures qui étaient ou il y en a 140 il y en a 82 qui ont été mises en ex. Voilà.

Mais non, mais là vous avez raison, c'est que beaucoup relèvent plutôt du côté réglementaire et pas forcément logistique. D'ailleurs, la question de la résolution s'appuyait pour partie sur ces travaux puisque il était dénoncé également ces ces enquêtes finalement un peu en atténuation de charge qu'on vient d'évoquer. Et donc je pense qu'effectivement il nous faut une loi carte parce que comment dire je disais tout à l'heure c'est une question interministérielle finalement aujourd'hui qui nous percute et il y aura peut-être ce besoin de rassembler finalement l'ensemble de ces de ces champs autour d'un sol et unique texte pour faire en sorte qu'on ait un un socle commun qui permette finalement de mieux persuader au-delà des frontières du seul ministère égalité fam et embarquer l'ensemble des des gouvernements des ministères et des composantes qui sont aujourd'hui à mobiliser pour renforcer ces principes.

Oui. Alors, je sais d'ailleurs que la ministre a réuni des groupes transpartisans pour pour travailler sur ces mesures. Donc, on va espérer que ce travail législatif va avancer.

Alors, les textes évoluent, on en parle. La parole politique aussi, vous en êtes un exemple ce matin. Dans les commissariats, les tribunaux, les associations, on constate toujours le même problème.

C'est ce manque cruel de de moyens de formation aussi. Euh, il y a beaucoup de professionnels qui disent qu'on ne peut plus faire face, qu' ne peuvent plus faire face. Est-ce que en tant que président de groupe vous seriez prêt à soutenir un plan budgétaire euh à la hauteur de ces enjeux ?

Alors, je rappelle juste qu'en qu'en tant que ministre, dans un contexte budgétaire très dégradé, on demandait de faire beaucoup d'économie, euh j'avais réussi à convaincre le premier ministre Michel Barnier et mes collègues de d'augmenter finalement le le budget du ministère consacré. C'était + 10 % après discussion au Sénat, on est arrivé à + 20 %. Alors, je pense que c'était un premier signal.

Je pense moi je je le considère pas comme une victoire parce que le 20 % de pas grand-chose, vous allez me dire ça fait un peu plus que pas grand-chose. Et donc en soit c'était un premier pied, un premier message. Je pense que on se nourrit aussi de symboles et à partir moment où on met le pied à l'étrier, on peut avoir une perspective encore plus favorable.

Donc bien évidemment, je soutiendrai des évolutions budgétaires. J'étais à la rencontre l'autre jour à Lisieux de celles et ceux qui qui organisent le CDF, donc le centre d'information droit à la famille et aux femmes. Euh c'est c'est extraordinaire quoi de voir l'investissement de ces ces personnes avec peu de moyens qui se mettent à l'écoute, qui se mettent à la disposition.

Alors là aussi on est d'accord des femmes victimes qui permettent de libérer la parole, qui permettent de se reconstruire avec finalement beaucoup plus de bénévolat que moyens financiers. Donc je pense à elle en vous répondant et je pense qu'on a ce besoin d'apporter des moyens financiers à la hauteur de ces enjeux là aussi. Oui.

Alors, beaucoup de jeunes, hein, notamment les plus engagés, dénoncent une forme d'inertie institutionnelle sur les violences sexistes. C'est vrai que sur les violences sexistes et les violences sexuelles, on n' pas fait encore la même trans que sur les violences intrafamiliales où là on peut considérer que quand même beaucoup de choses ont été faites. Eux, ils réclamentes plus rapides, plus fermes, plus visibles.

Qu'est-ce que vous avez envie de leur dire aujourd'hui ? Ben d'abord, merci parce que ce sont en nous bousculant qu'on fait avancer les choses. Donc leur mobilisation, elle est importante à cette génération aussi qui s'inscrira demain pour et bien pour gouverner peut-être mais aussi pour organiser la société.

Euh moi je le dis merci de cette mobilisation parce que qu'il entende bien ça ça nous pousse à à à réagir, ça nous pousse à nous réadapter de génération en génération. les choses changent, les choses bougent et souvent les jeunes qui ont permis de les plus grandes avancées finalement par des actions qui peuvent paraître symboliques ou simples mais en tout cas qui manquent jamais de nous interpeller. Donc merci de cette mobilisation.

Moi je comprends leur impatience et elle doit nous motiver nous aussi. Et bien nous arrivons à la fin de cette conversation. Merci pour ce partage, merci pour votre engagement. celui d'un homme qui s'inscrit dans une République qui ne peut pas se contenter de principes astraits quand les victimes attendent des actes.

Merci à vous et je vous souhaite à tous et tous un excellent dimanche et je vous retrouve la semaine prochaine pour la force de l'engagement. Sud Radio, le grand matin weekend, la force de l'engagement.