Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewBFMTV· 17 février 2026 28 min

Mort de Quentin, présidentielle: l'interview de Laurent Wauquiez (LR) en intégralité

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Bonsoir Laurent Wauquiez, vous connaissez bien cette ville de Lyon, vous avez dirigé cette région, vous revenez de l'Assemblée Nationale, où cet après-midi vous avez accusé l'extrême gauche d'avoir du sang sur les mains, on va revenir sur ce que ça veut dire, d'abord ces dernières informations, quatre hommes arrêtés, présumés innocents bien sûr, dont l'assistant parlementaire d'un député insoumis, Raphaël Arnaud, fondateur de cette fameuse jeune garde, quelle est votre réaction ce soir ?

0:24
Laurent Wauquiez

Au fur et à mesure que les choses avancent, c'est accablant pour la France insoumise. Oui, j'ai dit cet après-midi que l'extrême gauche avait du sang sur les mains. Et j'ai eu face à moi dans l'hémicycle de l'Assemblée Nationale une hypocrisie et un cynisme insoutenable de la France insoumise. À les écouter, c'était quasiment eux les victimes. La violence qu'a subie Quentin, elle ne vient pas de nulle part. Elle est le fruit de la banalisation d'une violence politique qui a été voulue, conçue par la France insoumise et Jean-Luc Mélenchon. On parle de la jeune garde.

Il y a quelques mois, je me souviens très bien, le député de la France insoumise fait acclamer la jeune garde ce mouvement ultra-violent, dont, d'après les sources d'un certain nombre de vos confrères, plusieurs membres seraient impliqués dans la mort de Quentin. Acclamés dans l'hémicycle. Ce ne sont pas les informations qu'on a pour l'instant. Acclamés dans l'hémicycle par un député. La France insoumise compte dans ses rangs un député fondateur de la jeune garde. C'est accablant, c'est consternant. Nous n'avons jamais été aussi loin dans la complicité entre une extrême gauche et des mouvements à ce point-là ultra-violents.

1:30
Présentateur

Complicité, j'essaye de poser les bons mots. Complicité où vous estimez qu'aujourd'hui la France insoumise a une responsabilité dans la mort de ce garçon de 23 ans.

1:38
Laurent Wauquiez

Il y a le travail de la justice qui établira les condamnés. Mais le devoir d'un responsable politique aujourd'hui, c'est de secouer cette chape de silence et d'hypocrisie qui entoure la France insoumise. Oui, la France insoumise nourrit cette violence et se nourrit de cette violence. Il y a pour moi un continuable entre leurs comportements quand ils cautionnent la violence à Notre-Dame-des-Landes, quand Rima Hassan explique que le Hamas est un mouvement de résistance légitime alors que c'est une organisation terroriste, quand il y a deux jours avant la mort de Quentin, les députés de la France insoumise s'indignaient qu'on ait dissous l'organisation de la jeune garde.

Il y a un fil de continuité. La France insoumise a fait le choix de la violence dans notre pays. Elle l'a nourrie. Et aujourd'hui, à travers le drame de Quentin, il y a quelque part un balai-masque qui est en train de se faire. On découvre avec stupeur à quel point la France insoumise est allée dans la compromission avec ses mouvements d'ultra-violence et à quel point elle a voulu nourrir la violence politique dans notre pays.

2:34
Présentateur

Vous avez entendu leur invoquer les déclarations de tous les responsables de la France insoumise depuis jeudi dernier et aujourd'hui encore dire « nous n'avons aucun lien avec ce drame, nous n'avons aucun lien avec la mort de Quentin ». Ce soir, pour vous, c'est une ligne qui ne tient plus ?

2:49
Laurent Wauquiez

Je rappelle quand même que là, on parle d'un assistant parlementaire, d'un député de la France insoumise. Je pense que ceux qui nous écoutent auraient attendu au moins des excuses, une remise en question, une coupure totale avec ses mouvements. Jean-Luc Mélenchon s'adressait il y a encore quelques mois à ses mouvements d'ultra-gauche en leur disant « continuez, continuez la jeune garde ». Il leur disait toute sa fierté. Et je voudrais me permettre d'ajouter quelque chose qui est, pour moi, le deuxième sujet, sur lequel je refuse qu'on cache la poussière.

La tragédie qu'a vécue Quentin est révélatrice d'un mouvement très profond, d'une emprise de l'extrême-gauche sur l'enseignement supérieur, les universités et les écoles de notre pays. La réalité, c'est que sur toute une série d'universités et d'écoles de notre pays, l'extrême-gauche exerce maintenant son emprise.

3:42
Présentateur

On va revenir sur ce point, parce que le gouvernement dit aujourd'hui qu'il faut envisager d'interdire la présence de personnalités politiques dès lors qu'il y a un trouble à l'ordre public. On va revenir, si vous voulez bien, mais quelle conclusion vous tirez des propos que vous tenez ce soir en disant « il y a un lien aujourd'hui établi » puisque cet assistant parlementaire, présumé innocent, mais qui est en ce moment en garde à vue, est l'assistant d'un député LFI. Pour vous, la ligne de LFI qui dit « nous n'avions aucun lien » ne peut pas tenir. Quelle conclusion vous en tirez ? Vous réclamez des excuses à Jean-Luc Mélenchon, aux Insoumis, ça doit aller plus loin.

Et accessoirement, que doit faire ce député Insoumis dont l'assistant est ce soir en garde à vue ?

4:18
Laurent Wauquiez

Vous savez que je mène ce combat contre la France Insoumise depuis longtemps. Je n'attends rien d'eux. Je n'attends rien d'eux parce que j'ai trop vu leur hypocrisie et leur cynisme. En revanche, ce que j'attends, c'est une clarification de tous les autres responsables politiques. Vous savez que j'ai appelé plusieurs fois à ce qu'il y a un front républicain contre la France Insoumise. Et je pense que le moment est plus que venu d'une clarification. Un certain nombre de responsables de gauche ont eu le courage de prendre la parole depuis, à l'image de Raphaël Glucksmann. Je considère que doit être clarifié le point des alliances avec la France Insoumise.

4:47
Présentateur

Ça veut dire que vous considérez qu'aujourd'hui, la France Insoumise est un danger plus grand que le Rassemblement national ? Vous connaissez la politique beaucoup mieux que moi. Front républicain, c'est l'expression qui a été utilisée pendant des décennies, y compris par Jacques Chirac, pour définir une ligne pour dire « jamais nous ne voterons pour l'EFN devenu RN ». Aujourd'hui, pour vous, la balance a changé de camp ?

5:07
Laurent Wauquiez

Ce que je vous dis aujourd'hui, c'est juste une chose très précise. L'extrême-gauche a du sang sur les mains. Des élus ne peuvent plus envisager des alliances avec un parti politique qui a cautionné ça. Et donc pour moi, il y a une clarification à opérer dans notre pays. Aux élections municipales, tous les élus doivent s'engager à ne jamais exercer de responsabilité avec des membres issus de la France Insoumise. Ça vaut pour Lyon, ça vaut pour l'ensemble des mairies de notre pays. Il faut qu'il y ait une clarification. La France Insoumise, c'est jamais. Il y a pour moi un avant et un après. Là, on ne peut plus faire semblant de dire « on ne savait pas ».

On ne peut plus faire semblant de dire « on n'était pas au courant ». On a sous les yeux l'ampleur des liens. Et non seulement l'ampleur de ces liens, mais le déni de la France Insoumise. Et donc, cette clarification, elle est pour moi indispensable. Tous les élus, et notamment les élus de gauche, aux élections municipales, doivent très clairement prendre l'engagement de ne jamais se rassembler avec la France Insoumise et de ne jamais exercer de responsabilité avec la France Insoumise.

6:04
Présentateur

C'est le cas aujourd'hui dans une majorité des villes. Question toute simple, si demain, dans les couloirs de l'Assemblée ou dans l'hémicycle, vous croisez Raphaël Arnaud, vous lui direz quoi ou vous ferez quoi ?

6:17
Laurent Wauquiez

Je n'ai pas envie de croiser quelqu'un comme ça. Je n'ai pas envie de croiser quelqu'un comme ça. C'est une honte pour moi de me dire qu'aujourd'hui, dans la représentation du peuple français, il y a quelqu'un comme ça qui est fiché S, qui a été le fondateur de ce mouvement d'ultra-violence, qui a son assistant parlementaire qui est aujourd'hui interpellé. Alors, bien sûr, on peut faire semblant, on peut dire oui, il est présumé innocent, etc. La réalité quand même, c'est qu'on voit très bien que c'est un mouvement juste porté par la violence et la haine.

6:43
Présentateur

Vous considérez que sa place n'est plus à l'Assemblée, le temps de l'enquête, ou définitivement ?

6:47
Laurent Wauquiez

Je considère que c'est une indignité, que la France Insoumise compte dans ses rangs des gens comme ça, qu'il s'honorait à clarifier, et que j'ai juste constaté pendant toute la journée d'aujourd'hui qu'il faisait l'exact inverse sur votre plateau. Mathilde Panot dans l'hémicycle, les déclarations de déni de Jean-Luc Mélenchon, Manuel Bompard qui ce matin expliquait encore qu'il soutenait des mouvements de lutte populaire. Enfin, aujourd'hui, il faut le dire clairement, la France Insoumise est le premier danger pour la République. C'est le premier danger politique pour la République.

7:14
Présentateur

Ce n'est pas le rassemblement national pour vous ? Il n'y a plus d'équivalence ?

7:16
Laurent Wauquiez

Mais je ne fais pas d'échelle, je dis juste aujourd'hui...

7:19
Présentateur

Le premier danger, ça veut dire que...

7:21
Laurent Wauquiez

Je dis juste aujourd'hui, qui menace la République ? C'est la France Insoumise. Ce n'est pas la police qui tue dans notre pays, c'est l'extrême-gauche. Ce n'est pas l'extrême-gauche qui est agressée, c'est l'extrême-gauche qui agresse. Ce n'est pas la France Insoumise qui défend la République, c'est la France Insoumise qui menace la République.

7:35
Présentateur

Vous avez entendu, puisque vous citez les propos de Manuel Bompard, Manuel Bompard a expliqué ces derniers jours, et ce matin encore sur une radio, qu'aujourd'hui on s'indigne davantage d'un meurtre qui peut être commis par l'ultra-gauche, d'un meurtre qui peut être commis par l'ultra-droite. Et il a accusé notamment les médias d'aujourd'hui de mettre la lumière uniquement d'un côté de l'échec qui est politique. Vous êtes d'accord avec lui ou pas là-dessus ?

7:57
Laurent Wauquiez

Vous savez, quand il y a des étudiants, et notamment Solram est arrivé parfois dans notre pays, qui ont été tués par des groupuscules d'extrême-droite... Clément Méric, par exemple. Bien sûr, la réaction a été exactement la même, sauf qu'aujourd'hui, qui est à l'origine de ce qui se passe. C'est la France insoumise. Et je considère que Manuel Bompard, s'il avait été digne, se serait honoré aujourd'hui à présenter ses excuses et sa volonté de rompre avec toute cette violence qu'ils ont nourri. Ils ne le font pas. Ils se sont pour moi disqualifiés dans le jeu républicain.

8:27
Présentateur

Est-ce que vous êtes sur la même ligne que Marine Le Pen quand elle dit aujourd'hui que les mouvements antifascistes doivent être considérés comme des groupes terroristes ? Ou est-ce qu'il y a une part de gesticulation dans tout ça ? Parce qu'après tout, et on le voit d'ailleurs avec la jeune garde, sans les classer comme terroristes, on peut décider de les dissoudre.

8:43
Laurent Wauquiez

Je vais vous dire profondément ce que je pense. Ce n'est pas un combat qui va se régler à coup de décret au Conseil des ministres. C'est un combat qui se jouera avec les Français qui nous écoutent, auquel le devoir de tout responsable politique est d'avoir le courage de dénoncer ce qu'est la France insoumise pour que tout le monde le comprenne. Parce qu'il y a un cinéma. Vous le savez, quand on a porté cette commission pour dénoncer les liens entre la France insoumise et l'islamisme, Jean-Luc Mélenchon s'est livré à un numéro de comédien insupportable. On mesure aujourd'hui avec la distance à quel point tout ça est insupportable. Mais sauf que ça peut duper.

Et donc ce que je voudrais, c'est que malheureusement, à l'occasion de ce drame et de cette tragédie, tout le monde ouvre les yeux et comprenne ce que sont les ressorts profonds de cette extrême gauche dans notre pays. Et je voudrais quand même revenir parce que, pour moi, c'est un point essentiel. Ce qui se passe dans l'enseignement supérieur. Vous avez aujourd'hui des étudiants, des professeurs, des responsables d'université qui sont sous l'emprise de l'extrême gauche. Et qui, quand ils ne partagent pas leurs idées...

9:39
Présentateur

Vous n'avez pas invité Rima Hassan ?

9:40
Laurent Wauquiez

C'est une évidence. Enfin, à mes yeux...

9:42
Présentateur

Vous y arrivez, vous, d'ailleurs. Ça ne vous a pas porté bonheur à l'époque. En 2008, ce sont les fameux propos qui avaient été enregistrés. C'était à Lyon, d'ailleurs aussi, dans une école de commerce. Donc on n'invite pas les insoumis, on n'invite pas qui d'autre à l'université ?

9:56
Laurent Wauquiez

Mais on n'invite pas des gens qui sont une menace à l'ordre public. Enfin, pour moi, c'est une évidence. Rima Hassan, après ce qui s'est passé, ne doit plus pouvoir être invité dans une université ou une école de notre pays. Juste elle ou d'autres ? Déjà, commençons par elle. Enfin, on a affaire à quelqu'un qui prône la haine, qui traite les autres politiques d'ordure, qui a expliqué qu'Israël ne devrait pas exister, était une monstrueusité. Mais c'est quand même à l'occasion d'une de ces conférences que s'est passé le drame de Quentin.

10:22
Présentateur

Donc, pardon, elle pourrait siéger à Strasbourg et à Bruxelles sur les rangs du Parlement européen, mais pas aller à une conférence à l'université ? Vous avez vu ce qui s'est passé là ?

10:33
Laurent Wauquiez

Vous voulez qu'on continue ?

10:34
Présentateur

Non, mais vous pourriez me dire qu'ils ne sont plus dans l'arc républicain, ils ne doivent même plus pouvoir concourir aux élections, mais vous dites qu'il faut l'interdire à l'université.

10:43
Laurent Wauquiez

Je dis juste que déjà, commençons par ça, qu'une règle claire soit installée, après le drame qui s'est passé, il serait incompréhensible que Rima Hassan puisse continuer à aller dans des universités ou des écoles. Je pense que, pour tous ceux qui nous écoutent, c'est une évidence. Mais, pardon, je veux aller plus loin. Aujourd'hui, l'extrême-gauche considère qu'elle fait régner sa loi sur une partie de l'enseignement supérieur de ce pays. Et il y a un certain nombre d'universités qui sont totalement sur leur coupe. Vous savez que j'ai mené ce combat. Comme par exemple à Sciences Po Grenoble, un professeur avait été exclu sous la pression de l'extrême-gauche.

J'avais suspendu tous les crédits à Sciences Po Grenoble pour ramener cette école dans le droit chemin du respect de la diversité d'expression. Ce que je demande aujourd'hui, c'est qu'il y ait une mission d'inspection indépendante sur un certain nombre d'universités dans notre pays qui sont malheureusement sous la coupe de l'extrême-gauche. Et que ça puisse aller jusqu'à la mise sous tutelle temporaire pour restaurer les conditions d'une liberté d'expression et d'opinion qui doit être la règle. Donc, mise sous tutelle de certaines universités

11:40
Présentateur

qui n'accueilleraient pas cette diversité dans les politiques qu'ils invitent, par exemple.

11:45
Laurent Wauquiez

Mais on va beaucoup plus loin que ça. Le sujet ne se résume pas à la question de quelle politique on invite. Vous avez vu qu'il y a des professeurs qui n'ont pas pu tenir leur cours à Lyon 2. Pourquoi ? Parce que leurs opinions n'étaient pas alignées avec ceux de l'extrême-gauche. Je parle du professeur Balanche, par exemple. Vous avez vu qu'on a quand même des compromissions qui sont extrêmement graves avec des mouvements islamistes qui, petit à petit, font leur entrisme avec l'extrême-gauche à l'intérieur de l'université française. Je reviens juste sur ce que vous avez dit, Laurent Wauquiez.

12:12
Présentateur

Je me permets, il y a quelques instants. Il ne faut plus que Rima Hassan puisse tenir une conférence dans une université. Mais vous êtes sûr que c'est légal de l'interdire uniquement pour elle ? Pourriez dire, on l'interdit pour tous les gens pour lesquels il peut y avoir, c'est ce que dit d'ailleurs le gouvernement, un risque de trouble à l'ordre public. Mais vous, vous dites uniquement elle.

12:30
Laurent Wauquiez

Non, ce n'est pas ce que je dis. Ce que je dis, c'est... Vous dites quand même. Non ? Écoutez avec attention ce que j'ai dit. Vous écoutez avec attention. On commence par Rima Hassan. Et ensuite... On fixe une règle qui est simple. Toute personnalité politique ou autre qui peut aboutir à un trouble à l'ordre public dans une faculté, une université, on interdit évidemment. Mais enfin, on ne va pas continuer à cautionner ça. On ne va pas laisser Rima Hassan continuer à propager son discours de haine et de violence à l'intérieur des universités de notre pays. Mais prenez bien attention à ce que j'ai dit. Ça va au-delà de la question de qui on invite dans un amphi.

C'est un travail beaucoup plus insidieux qu'à mener l'extrême-gauche, qui tient sous son emprise des présidents d'universités, qui tient sous sa coupe des professeurs. Et donc, il faut mettre un coup d'arrêt à l'emprise de l'extrême-gauche sur l'université française. Parce que vous avez dans notre pays des étudiants, des professeurs, des organisations étudiantes qui sont aujourd'hui les cibles de l'extrême-gauche et qui ne peuvent plus vivre leurs opinions et la diversité de l'expression publique à l'intérieur de l'université de notre pays. Mais si je suis...

13:27
Présentateur

Pardon, je vais vous ramener au cas de Rima Hassan. Jean-Luc Mélenchon peut parfaitement être candidat à l'élection présidentielle. Rima Hassan et tous les autres députés ou eurodéputés peuvent parfaitement siéger. Mais vous dites aujourd'hui, elle ne doit plus pouvoir être invitée.

13:40
Laurent Wauquiez

C'est pas ce que je vous dis. Je vous dis exactement l'inverse. Je vous dis qu'il y a un travail de fond à mener contre la France insoumise. Je pense avoir été un des tout premiers à mener. Mais il y a de cela maintenant plusieurs mois consistant à dire clairement la France insoumise est un danger pour la République. Tous les moyens pour les arrêter doivent être mis en place. Que ce soit leur interdire de pouvoir aller dans des universités quand c'est une menace à l'ordre public. Que ce soit dénoncer leur comportement et leur responsabilité collective comme je l'ai fait dans l'hémicycle cet après-midi. Le combat contre la France insoumise ne fait que commencer.

Et c'est un combat qui doit souder tous ceux qui sont attachés à la République. Vous savez Laurent Wauquiez que le nom

14:14
Présentateur

de plusieurs personnes accusées d'avoir participé à cette agression mortelle de Quentin ont été diffusées par des comptes identitaires sur les réseaux sociaux. Les proches de certaines de ces personnes ont dit qu'elles n'étaient même pas en France. Jeudi dernier, c'est le cas d'une femme dont la famille, d'une étudiante dont la famille a dit qu'elle ne pouvait pas être à Lyon puisqu'elle fait un Erasmus en ce moment à l'autre bout du monde. Et pourtant nous recevons des menaces de mort. Nous, la famille, pour être parfaitement clair sur la condamnation de toutes les violences, vous souhaitez que là-dessus aussi la justice fasse son travail.

14:48
Laurent Wauquiez

Mais vous savez, ma préoccupation c'est de voir ce climat de violence politique s'installer dans notre pays. Parce que je crois au débat, je le porte toujours avec de la vigueur, avec les convictions qui sont les miennes, mais pas cette façon de faire de la politique. Pas ça. Pas chez nous. Pas dans la République française. La République a connu des moments de violence, notamment à la fin du 19e siècle, avec des attentats, avec des pressions terroristes. C'était déjà à l'époque porté par l'extrême-gauche. Le combat de la République contre l'extrême-gauche, c'est quelque chose qu'on connaît dans notre pays. Bien, je le dis aujourd'hui, ce combat, on doit le mener.

La France insoumise a une écrasante responsabilité. Chaque dirigeant républicain, quelle que soit sa famille politique, doit le mener et avoir ce courage. Il ne s'agit pas, une seconde,

15:28
Présentateur

l'envoqué, de nier les violences qui peuvent être commises par l'ultra-gauche et dans l'attente du résultat, évidemment, de cette enquête. Pour l'instant, c'est vrai que le faisceau se tourne vers l'ultra-gauche. Mais je disais tout à l'heure, vous connaissez très bien la ville de Lyon, ça fait des années et des décennies que l'ultra-gauche et l'ultra-droite s'y battent régulièrement dans la rue. On a le sentiment qu'il y a peut-être eu une forme de complaisance, ou en tout cas qu'on a considéré que ce n'était pas si grave, qu'à Lyon, on puisse se battre chaque week-end à coups de points américains ou parfois de choses beaucoup plus graves que ça.

Et pour se battre, il fallait qu'il y ait les deux.

16:03
Laurent Wauquiez

L'ultra-gauche et l'ultra-droite. – Pardon, ne jouez pas ce jeu. Ne relativisez pas. – Ah, je relative, pas du tout. – Pas une seconde. – Ne mettons pas tout sur le même plan. C'est ma ville. C'est dans ma région, ma région Verne-Rhône-Alpes. Je rêverais de pouvoir vous dire que ce sujet est un sujet qui est propre à Lyon. Mais ce n'est pas vrai. Malheureusement, ce climat de violence, vous le retrouvez à Nantes, vous le retrouvez à Rennes, vous le retrouvez à Strasbourg, vous le retrouvez à Marseille.

C'est pour ça que ce soir, je vous dis, c'est un combat qui est beaucoup plus large, consistant dans notre pays à dire stop à toute forme de violence politique, qu'elle vienne bien sûr de l'extrême droite ou qu'elle vienne de l'extrême gauche. Mais ce soir, il serait indigne d'être les complices de ce que cherche à faire la France insoumise qui consiste à relativiser. Aujourd'hui, ce dont on parle, c'est une violence nourrie par l'extrême gauche et une extrême gauche qui se nourrit de cette violence. C'est ça qu'on doit dénoncer.

16:59
Présentateur

Un dernier mot sur cette affaire. Et en mettant de côté, si vous le permettez, l'appartenance politique présumée de ceux qui ont passé à tabac, à coups de pied, à coups de poing, ce garçon de 23 ans, comment vous les qualifiez ? Ce sont des meurtriers,

17:14
Laurent Wauquiez

ce sont des assassins ? Je l'ai dit, ce sont des barbares. Ce sont des barbares qui sont dictés par la haine. Et il y a cette phrase qui est terrible de Pasolini, qui pour moi résume tout. Le fascisme peut revenir en Europe à condition qu'il prenne les habits de l'antifascisme. Eh bien, c'est exactement ce que nous avons avec le drame qui s'est passé avec Quentin et avec la France insoumise. Le fascisme peut revenir dans notre pays à condition qu'il prenne les habits de l'antifascisme.

17:42
Présentateur

Un peu de politique, même si tout cela est éminemment politique. Laurent Wauquiez, Bruno Retailleau a déclaré sa candidature à l'élection présidentielle. Ça vous fait sourire. On passe d'un sujet à l'autre. C'est un peu abrupt. C'est un peu abrupt. J'ai tenté une transition. Elle n'était pas très habile. Bruno Retailleau s'est donc lancé dans la course à l'Élysée la semaine dernière. Ça y est, vous avez votre candidat.

18:04
Laurent Wauquiez

D'abord, tout le monde a le droit d'être candidat à l'élection présidentielle. Quand on commence une phrase comme ça... Non. Évidemment, Bruno Retailleau est légitime à porter sa candidature. Et la seule question que moi, je pose, c'est est-ce qu'on est capable de reprendre le sens un tout petit peu à l'instant du collectif et de l'intérêt général ? Si vous multipliez toutes les candidatures à droite, comme c'est en train de se passer en ce moment, et que vous avez toute une série de candidatures au premier tour, il n'y en aura aucune au second tour.

18:31
Présentateur

Oui, mais vous reconnaissez que sa candidature, c'est votre patron après tout, c'est le patron des Républicains. Ce n'est pas une petite candidature, c'est la candidature naturelle des Républicains. Non, ce n'est pas ça ce que je vous dis. Ce n'est pas la candidature naturelle des Républicains.

18:43
Laurent Wauquiez

Ce que je vous dis, c'est que mon obsession à moi, ce n'est pas d'avoir une candidature des Républicains, ajouter à une candidature de droite, ajouter à une candidature d'Edouard Philippe, ajouter encore une autre. Mon obsession à moi, c'est le rassemblement de toute la droite. Mon obsession, c'est qu'il y ait un programme commun de la droite avec un candidat unique de toute la droite et tout le monde rassemblé autour. Et ma préoccupation, c'est qu'en multipliant toutes les candidatures en ce moment, la réalité, c'est qu'aucun d'entre eux n'a l'espoir de pouvoir se qualifier au second tour.

19:12
Présentateur

Ça veut dire que la candidature de Bruno Retailleux, c'est juste pour vous une candidature parmi d'autres. Elle n'a pas plus de poids vu le rôle qu'il joue aujourd'hui,

19:20
Laurent Wauquiez

c'est-à-dire celui de patron de votre parti. Ça veut dire que le sujet, ce n'est pas de désigner le candidat des Républicains. Le sujet, c'est de se mettre, si je peux me permettre, à un autre niveau. Et de comprendre que si on multiplie toutes ces candidatures, nous porterons la responsabilité de laisser aux Français comme seul choix, soit LFI, soit le Rassemblement national au second tour de l'élection présidentielle. Ce n'est pas ce que je veux. Et donc moi, l'énergie que je mets, elle est pour rassembler. Je respecte Bruno Retailleux. J'essaye de faire en sorte que lui puisse venir dans cette dynamique. Et on est de plus en plus nombreux à dire ça. Il faut rassembler.

Il faut mettre ensemble toute la droite. Quand je le faisais il y a quelques mois, j'étais un peu plus seul. Je constate que les choses ont bougé. Michel Barnier, Valérie Pécresse, Gérald Darmanin. Nous sommes maintenant très nombreux à plaider et à dire l'obsession, ce n'est pas d'additionner les candidatures à la présidentielle. C'est de commencer par remettre ensemble. Et c'est un défi qui est un défi essentiel. On a désespéré les électeurs de droite qui voient toutes ces divisions, qui voient fleurir en ce moment des candidatures de partout et qui se disent, mais ils n'ont aucune chance. Tout ça nous emmène au massacre. Est-ce que, pardon, pour jauger de la qualité

20:26
Présentateur

de vos relations aujourd'hui, est-ce qu'ils vous avez prévenus avant de se déclarer ?

20:29
Laurent Wauquiez

Il m'a adressé un texto une heure avant. Un texto ? Mais ce n'est pas l'essentiel. C'est-à-dire que vous lui avez répondu, vous, par texto aussi ? Oui, je lui ai dit ce que je lui avais déjà dit, ce que je porte, tout le monde le sait, je suis pour le rassemblement. Bien sûr qu'on a des relations...

20:45
Présentateur

Pardon, je pense aux gens qui nous regardent. Les relations aujourd'hui entre le patron des troupes parlementaires, des députés LR et le patron du parti, c'est de s'envoyer des textos pour se déclarer à l'Élysée. C'est pour ça. Ça veut dire que vous ne vous parlez même plus ? Mais bien sûr qu'on se parle. Mais pour une déclaration à l'Élysée, c'est par texto. Mais j'ai envie de dire,

21:01
Laurent Wauquiez

je ne suis pas là pour porter un jugement dessus. Tout le monde sait qu'on a eu des moments qui ont été difficiles avec Bruno Retailleau, mais je ne vais pas me livrer à ça. Et qu'ils le sont encore aujourd'hui. Non, précisément, ce n'est pas ce que je souhaite. Je suis là pour vous dire, cette candidature, je la comprends. Je comprends que Bruno Retailleau puisse avoir envie d'être candidat. Je lui dis juste, on s'arrête un moment, on essaie de se mettre à la hauteur de nos responsabilités. des candidatures à la présidentielle, il est d'abord de rassembler. Et l'énergie que j'y mets, elle est consacrée là-dessus. Parce que je considère que c'est la faille et le danger majeur.

C'est-à-dire que c'est parfaitement normal que Bruno Retailleau décide d'annoncer sa candidature, sa décision personnelle. Sauf qu'à côté de ça, vous avez David Lysnard, qu'à côté de ça, vous avez Xavier Bertrand, qu'à côté de ça, vous avez Édouard Philippe, et que tout ça est condamné à l'échec. Et donc, ce que j'essaye de porter, c'est mon combat. C'est de dire, commençons par nous demander ce qui nous rassemble.

21:57
Présentateur

Pourquoi vous ne vous citez pas dans la liste des candidats déclarés ou qui pensent en se rasant le matin ? Parce que vous n'êtes pas rasé, vous allez me dire. Mais vous auriez pu me dire ça. Pourquoi vous ne vous lancez pas, vous aussi ? Aujourd'hui, on a lu ces derniers jours vos confidences, qui ne sont pas tout ailleurs des confidences dans le point de la semaine dernière. Est-ce que je continue à vouloir être président de la République ? Bien sûr que dans ma tête, j'ai toujours ça, je l'ai toujours eu. C'est presque une déclaration de candidature.

22:25
Laurent Wauquiez

Mais évidemment que cette question, je me la pose. Mais je ne vais pas venir sur votre plateau en vous disant tout à la fois que je suis pour le rassemblement et que je viens vous faire la propagande de ma propre candidature. Je pense que c'est précisément ce qu'il ne faut pas faire. Et donc j'ai fait un choix. Oui, j'ai fait un choix. Je consacre mon énergie à dire stop, on rassemble maintenant.

22:43
Présentateur

C'est-à-dire une fois que vous aurez trouvé le mode de désignation, vous vous lancerez dans la bataille ?

22:47
Laurent Wauquiez

Non. Ce que je vous dis là...

22:48
Présentateur

Alors, je la pose autrement.

22:49
Laurent Wauquiez

Vous ne vous lancerez pas dans la bataille ? Ce que je vous dis là, c'est que toute mon énergie, elle est consacrée à rassembler, que je n'ai pas l'intention d'ajouter une candidature à d'autres candidatures tant que je n'y suis pas arrivé. Ma conviction, il n'y a pas de candidat naturel. Si on veut arriver à désigner un candidat qui soit capable de rassembler toute la droite, qui permette de fédérer largement ce qu'est la droite, qui permette de redonner un espoir aux électeurs de droite qui nous écoutent et qu'on désespère avec toutes ces candidatures, et j'ai fait le choix de mettre de côté mes ambitions pour porter ce combat. Mais elles sont de côté, elles ne sont pas...

C'était pas exactement mon tempérament. Donc elles sont de côté aujourd'hui... Je ne suis pas exactement réputé pour ça. Mais je fais cet effort. Je fais cet effort. Parce que je pense que sinon, on en voit tout le monde.

23:33
Présentateur

Et on entend que ces ambitions présidentielles aujourd'hui, elles sont de côté, mais qu'elles pourraient revenir

23:37
Laurent Wauquiez

un jour avant 2027. Entendez une seule chose. Vous avez devant vous quelqu'un qui a décidé de consacrer son énergie et son combat à rassembler la droite. C'est suffisamment rare. Parce que quoi ? Ça porte la poisse de se déclarer trop tôt ? Non. Juste parce que ce qui portera la poisse définitive, c'est d'avoir plusieurs candidats. Donc, je comprends vos questions. Vous ne me prendrez pas là-dedans. Ce serait totalement incohérent de ma part. Je souhaite d'abord qu'on rassemble. Je considère que ça n'est pas un chemin, cette multiplication de candidatures. « Je veux un seul candidat de droite, un seul programme à droite et une équipe soudée ». Et votre proposition, Laurent Wauquiez,

24:07
Présentateur

c'est une primaire, une primaire de la droite et du centre qui irait, c'est votre expression, de Gérald Darmanin, actuellement du gouvernement, jusqu'à Sarah Knafo. Oui. Valérie Pécresse, qui a porté les couleurs de votre parti à la dernière élection présidentielle, ça ne lui a pas énormément porté chance, d'ailleurs, quand on se souvient de son score, dit « ça ne peut pas marcher jusqu'à Sarah Knafo ». D'abord parce qu'elle n'est pas de notre famille politique et ensuite parce qu'elle siège aujourd'hui au Parlement européen avec l'AFD, qui est un parti néo-nazi, et notre famille, dit-elle, ne peut pas aller jusque-là. Qu'est-ce que vous lui répondez là-dessus ?

24:39
Laurent Wauquiez

Je vais vous dire sans doute qu'il faudra que Sarah Knafo clarifie ce point. Les néo-nazis, vous voulez dire ? Non. Le fait d'être dans un groupe politique au niveau du Parlement européen...

24:48
Présentateur

Comment on clarifie le fait d'être avec des néo-nazis ?

24:50
Laurent Wauquiez

Il peut faire un choix. Il y a des gentils néo-nazis et des moins gentils. Si vous pouviez avoir l'amabilité de ne pas caricaturer ce que je dis, ça me fait plaisir. Vous me dites qu'il faut clarifier,

24:57
Présentateur

j'essaie de comprendre. Elle change de siège ? Vous me permettez de répondre ?

25:00
Laurent Wauquiez

Bien sûr. Il suffit qu'elle choisisse de ne plus siéger dans ce groupe politique, ce qui clarifierait la situation. Et donc, est-ce que j'ai des divergences avec certains ? Bien sûr. Est-ce que j'aime tout dans ce qu'a pu porter Sarah Knafo et Eric Zemmour ? Non. Est-ce que j'ai aussi des divergences avec Édouard Philippe ? Oui. Mais je ne vais pas commencer ma démarche de rassemblement en continuant à exclure. Je ne vais pas commencer une démarche de rassemblement en continuant à mettre des cartes en rouge. Et donc, ce que j'essaye de dire, c'est mettons les choses dans l'ordre. Commençons par nous demander ce qu'on veut faire pour le pays. Ce n'est pas l'idée la plus sotte, non ?

Commençons par nous dire c'est quoi un programme de droite ? Moins de dépenses, moins d'assistanat, moins d'immigration, plus de travail, plus de salaire, plus de sécurité. Qui est d'accord avec ça ? Et mettons les choses dans l'ordre. Qui est d'accord pour dire qu'il faut plutôt mettre ensemble plutôt que d'exclure ? Mais dans ce cas-là, pourquoi vous n'allez pas jusqu'à Jordan Bardella ? Pour une raison très simple. C'est que moins d'assistanat, le RN n'est pas pour ça. Moins de dépenses publiques, le RN n'est pas pour ça. Donc vous considérez

25:55
Présentateur

que le RN est de gauche économiquement et que Sarah Knafo est de droite économiquement.

26:00
Laurent Wauquiez

Je l'ai toujours dit. Je considère et je ne peux que constater que dans l'hémicycle, malheureusement, le RN a des positions sur le plan économique qui sont de gauche et qui ne sont pas celles que je veux pour notre pays. Et reconquête

26:12
Présentateur

à une série de condamnations judiciaires, notamment de la part pour Éric Zemmour, incitation à la haine raciale. Ça, ça n'est pas un problème si Sarah Knafo quitte son groupe au Parlement européen.

26:21
Laurent Wauquiez

Je vous ai dit que j'avais des divergences. Est-ce que j'aime ça ? Non. Ce n'est pas une petite divergence. Non, bien sûr. Et je sais très bien, une espèce de démarche mortifère dans laquelle on dit à la droite excluez un tel et puis dites que tout ça ce sont des fascistes qu'il faut mettre de côté et puis bannissez-les les uns après les autres et à l'arrivée, on finit avec une petite droite en puzzle. Mais je vais vous dire ce que je pense. On pourra discuter des personnes qu'il faut mettre autour de la table. Je suis ouvert au sujet dessus.

La première question, si on accepte, comme c'était la semaine dernière, d'avoir toutes ces candidatures qui se multiplient, où on dit est-ce qu'on veut du rassemblement. Sur ce sujet, on est d'accord avec Valérie Pécresse, on est d'accord avec Gérald Darmanin et on porte ça en commun. On peut avoir des différences mais au moins il y a déjà beaucoup de monde qui commence à se fédérer et qui disent stop la folie du train qui est projetée pour dérailler. La droite, elle a besoin de se rassembler, elle a besoin d'un candidat unique, pas seulement le candidat de LR, le candidat qui permet le rassemblement de toute la droite. Si déjà on est d'accord là-dessus, on a fait un bon pas.

Merci beaucoup, Laurent Bocat,

27:21
Présentateur

vous êtes venu ce soir sur le plateau de 60 minutes. Vous reviendrez une fois que tout sera réglé pour annoncer votre candidature quand vous aurez aplani la situation.

27:29
Laurent Wauquiez

Vous voulez vraiment me faire dérailler. Vous avez vu

27:31
Présentateur

qu'elle est constante, je refuse. Merci beaucoup, Laurent Bocat. Je reviendrai avec plaisir. Merci à vous.

27:34
Locuteur

Merci à vous.