Guerre Israël-Iran : La diplomatie française est-elle en perdition ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Nous sommes avec Louis de Ragnel. Bonsoir Louis. Avec Rachel Cannons Gautier Lebret nous a rejoint.
Joseph Mass Caron Alain Bower qui est professeur de criminologie qui justement a écrit deux livres formidables opération Zelenski et menace sur Taiwan. On en parlera dans un instant. Merci d'être là.
Alan Bower Revreel aussi. On va commencer évidemment par l'Iran et ce qui se passe évidemment avec ces frappes israéliennes. Tsal vise tous les symboles du pouvoir iranien.
On fait le point avec Loarka et je vous passe la parole. Des frappes d'une intensité inédite contre les symboles du régime au cœur même de selon les autorités israélienne, plusieurs cibles ont été visées. Le quartier général du Basiji, une milice paramilitaire rattachée au gardien de la révolution, chargée notamment du maintien de l'ordre moral, le quartier général de la sécurité intérieure de ce même corps armé, mais aussi la prison devine connue pour détenir de nombreux opposants politiques.
à travers ses frappes. Deux objectifs bien identifiés selon le porte-parole de l'armée israélienne, Olivier Rafovic. Objectif qui sont à la fois des objectifs militaires également dans le même temps euh reliés à l'appareil du gouvernement.
Si on parle de la prison, si on parle du QG des révolution et ces frappes encore une fois ont pour objectif de toucher l'intérieur de l'appareil militaire de la République islamique d'Iran. C'est dans la prison des vines que sont notamment incarcérés les Français Cécile Coler et Jacques Paris, arrêté en mai 2022 lors d'un voyage en Iran. Une frappe jugée complètement irresponsable par la sœur de Cécile Colère.
Cette frappe met nos proches en danger de mort. On a aucune nouvelle. On ne sait pas s'ils sont encore vivants.
On est paniqué. Israël a confirmé que ces frappes àan visaient notamment la prison des vines. L'Iran, de son côté a affirmé que les bâtiments de l'établissement restent sous contrôle.
Voilà pour le point. Alain B fera le point sur les frappes aériennes américaines dans un instant. Mais là ce que vise Israël, ce sont des infrastructures qui sont liées au gardien de la révolution.
La la prison, la porte de la prison des vines par exemple aussi. Non, je crois qu'Israël a choisi de passer à la troisème phase. La phase 1, c'est le nucléaire.
La phase 2, c'est les missiles. La phase 3, c'est le changement de régime. Bah oui, les le nucléaire c'est grosso modo fait sauf pour un débat sur où sont passés les 409 kg d'uranium enrichi à 60 % qui sont des petits lingots d'un kil qui peuvent se transporter assez facilement mais qui pour être transformés doivent repasser à l'état gazeux et être augmentés pour atteindre le seuil critique de 90 %.
Et donc ça nécessite beaucoup d'installations dont celle dispar qui est totalement détruite. Celle de Nathan l'alement celle de Fordau. Il y a un débat sur l'ampleur de la destruction, pas sur la réalité de la destruction.
Puis il y a le 4e site dont on ne parle assez peu qui est un sujet d'interrogation chez tout le monde. Euh 4e site qui a été construit pour être un fordeau empire si j'ose m'exprimer ainsi. Deuxième élément les missiles balistiques.
La plupart des capacités de production ont été supprimées. Les stocks à moitié les lanceurs à moitié. Donc il a encore des capacités de lancement.
Iran, c'est trois fois la France he c'est un pays immense et donc il rapatrie des capacités de lancement de manière assez régulière. Et Israël dès qu'il y a un lancement détruit le lanceur mais il y en a encore un certain nombre. Et puis le troisième élément c'est changement de régime ce qui a été le débat entre le vice-président Vans et le président Trump.
Enfin débat dis donc le vice-président V a émis une idée qui a été contrecarrée par le président Trump et donc Benjamin Netaniaou a choisi l'opportunité de montrer que le régime pouvait s'effondrer en tout cas son bras armé et y compris le clin d'œil si j'ose sur la porte de la prison des vines. pas la prison qui a été visée qui aurait pu permettre une fuite de prisonniers et donc la reconstitution d'une opposition politique en Iran qui est ce qui manque pour que le changement de régime a lieu, c'est qu'il y ait un opposant qui soit en capacité de voilà c'est la phase 3 et l'horloge Rachel et l'horloge qui décompte le temps le temps où Israël devrait être détruit absolument d'ailleurs on va voir Oui. Oui, voulaz dire le symbole par Frédéric Simon est le correspondant permanent d'Europa en Israël.
Frédéric, vous nous confirmez Israël a changé hein de tactique avec ces nouveaux bombardements aujourd'hui. Oui, on assiste à une diversification des objectifs. On pourrait les répartir en trois catégories distinctes.
La première concerne les sites nucléaires pour l'armée israélienne, il s'agit en quelque sorte de de parachever les frappes américaines qui ont causé des dégâts importants sur les trois principales centrales. La viasme israélienne a d'ailleurs frappé les axes routiers qui mènent à la centrale de Fordau, vraisemblablement dans le but d'empêcher les transferts d'uranium enrichi. Deuxième catégorie d'objectif, les les capacités de l'Iran en matière de missile balistique.
Elles ont été considérablement réduites mais pas totalement éradiquées comme le prouvent les tirs de missile quotidien sur Israël. Du point de vue de l'État hébreu, c'est la perspective d'une guerre d'usure qui doit être absolument évitée. Enfin, des cibles liées directement au régime, au régime des Mol et à son système répressif sont visés de plus en plus par les avions de chasse israéliens.
C'était le cas aujourd'hui de la prison des vines ou plus précisément de l'entrée de ce centre pénitentiaire où sont emprisonnés de nombreux opposants. Des centres de commandement de la sécurité intérieure ont été pilonnés également. Alors le but n'est pas forcément de faire chuter le régime de Molla, mais de l'affaiblir et de favoriser les conditions d'un soulèvement. soulèvement qui selon les experts aurait toutes les chances de se concrétiser après la fin de la confrontation armée entre Israël et l'Iran.
Merci beaucoup Frédéric Sim, mon correspondant permanent d'Europain en Israël, Gautier Lebrette, on a évoqué l'inquiétude de la famille de Cécile Coler et Jacques Paris qui sont dans cette fameuse prison desvine dont la porte a été touchée mais pas l'infrastructure évidemment et ils sont sains et saut. C'est ce qu'a dit le quai d'Orset. Mais que le qu d'orsais condamne les frappes ?
On a du mal à suivre la position de la diplomatie française. Oui, on la suit que trop bien depuis plusieurs semaines. C'est-à-dire une position à géométrie variable qui veut sauver le régime qui veulent sauver le régime des Ayatolas. en tout cas, qui ne veut pas que ça soit les occidentaux qui fassent tomber le régime.
On comprend évidemment l'inquiétude de la famille euh de madame Colère, mais euh c'est pas la même chose de raconter qu'on a visé la prison que euh de viser la porte. C'est-à-dire que le message est en fait totalement différent. C'est vrai que si vous vous dites Israël a bombardé la prison, ça peut paraître étonnant de bombarder une prison remplie d'opposants politiques au régime des aatolas alors qu'en fait c'est la porte qui a été visé.
Donc là aussi attention à ce qu'on peut entendre dans les médias, attention à ce que les médias peuvent dire et on voit comme on peut décortiquer ce que disent les médias depuis le début de ce conflit. On a parlé la semaine dernière avec l'ambassadeur que vous allez recevoir dans un instant de l'agence France Press qui nous faisait croire que l'hôpital bombardé euh en Israël était en fait un hôpital militaire alors que c'était absolument pas le cas. On voit aussi ce qu'on peut entendre sur la diaspora iranienne qui serait unanime contre les bombes israéliennes qui tombent en Iran alors que c'est absolument pas le cas.
Donc attention à ce qui peut se dire dans les médias. C'est pas du tout la même chose de bombarder la porte de la prison que la prison ellêm chotier. Je vous interromps parce que le président Macron est en train de s'exprimer depuis la Norvège où il est réuni avec d'autres chefs d'État européens et il va répondre à une question évidemment sur la situation entre Israël et l'Iran.
On écoute la réponse du président Emmanuel Macron. Renverser. Vous disiez vous-même et bien que l'usage de la force pour renverser le régime mènerait au chaos.
Est-ce que le président américain est en train de mener la région au chaos ? Et puis 3è point, le 13 juin, dernière petite question, le 13. Il y a une question.
Bon, très bien, je vous remercie. On a déjà deux mais je vais répondre aux deux. Écoutez, je l'ai dit dès le début, si on peut considérer qu'il y a une légitimité à neutraliser des structures nucléaires en Iran compte tenu des objectifs qui sont les nôtres, il n'y a pas de cadre de légalité.
Non. Et donc, il faut le le dire tel que c'est. Il n'y a pas de de légalité à ces frappes.
Même si la France partage l'objectif de ne pas voir l'Iran se doter de l'arme nucléaire, nous considérons avec constance depuis le début que c'est par la voie diplomatique et technique que cela peut se faire. Et je le dis parce que j'entends beaucoup de commentateurs qui au fond vous renvoient une forme d'inefficacité quand vous défendez la voie diplomatique sur ces sujets. Mais quand on a de la constance, on peut prétendre avoir de l'efficacité.
Nous avons participé aux négociations en 2015 du traité dit GCPO. La France d'ailleurs a contribué à le renforcer avec des mécanismes dont on parle beaucoup qui sont encore sur la table comme celui du Snapback. Les États-Unis ont décidé de sortir du GCPOE 3 ans plus tard.
La France l'a regretté. Je me suis d'ailleurs constamment battu pour renégocier ce cadre, l'élargir, organiser des des rendez-vous. Et ce cadre n'étant plus respecté, nous avons pu moins bien suivre le programme nucléaire iranien et nous nous continuons de penser que c'est par en effet la négociation, le réengagement que nous pouvons l'obtenir.
Votre deuxième question, c'était le changement de régime. Je suis constant et je l'ai toujours dit et donc je continuerai de le dire. Je crois à la souveraineté des peuples et à l'intégrité territoriale.
J'y crois en Ukraine et d'ailleurs, je constate que nous y croyons tous puisque nous le défendons. Donc ça vaut partout dans le monde. Il n'y a pas de double standard.
Et les Européens parce qu'ils défendent un universalisme du droit international parce que c'est justement ce qui est au cœur de nos principes et de notre engagement le défendre partout. Et donc je ne pense pas qu'on qu'on puisse se substituer à un peuple pour changer ses dirigeants. Et quand je regarde l'histoire contemporaine récente, je pense qu'à chaque fois qu'on a fait ce choix, quelle que soit la légitimité de l'approche initiale, il pouvait y en avoir parfois, on a commis une erreur pour ne pas dire une faute et on n jamais conduit à plus de stabilisation.
J'ai eu tous les dirigeants de la région hier, je n'en ai pas entendu un rassuré par ce qui était en train de se passer. Et donc je pense que si changement de régime il doit y avoir en Iran, il doit être le fruit du peuple iranien lui-même. Pas de bombe.
Voilà pour Emmanuel Macron qui a répondu à quelques questions depuis Oslo en Norvège sur la position de la France. Alin Bower maintient que la France souhaite la négociation, que les frappes contre les structures nucléaires ne sont pas légales. C'est exactement l'inverse de ce que disait le chancelier Mertz il y a quelques instants.
Le chancelier allemand, il dit qu'il n'y a aucun problème. Il approuve les frappes américaines en Iran. Bah c'estàd que ce ce débat est toujours intéressant parce qu'on oublie toujours le début.
Suite à une révolution, un régime tombe, un autre arrive et il y a un péché originel qui nie toute légitimité à quoi que ce soit que puisse raconter le régime islamique de la République d'Iran. C'est la prise d'assaut d'un enceinte diplomatique qui s'appelle l'ambassade des États-Unis. Alors la prise d'assaut, on peut dire bon, un mouvement de colère, une mauvaise humeur, mais 44 jours de prise d'otage plus tard, le régime islamique d'Iran a montré son refus total de tout principe de l'égalité internationale.
Péché originel, fin du débat. Deux, il y a un accord effectivement sur la question nucléaire, mais pour faire fonctionner une centrale nucléaire civile, il faut un enrichissement à 4 %. H tout ce qui dépasse 4 % n'a pas d'objectif de logique civile et n'a qu'une logique militaire à 60 %.
On est très largement au-delà de la centrale qui vous fournit votre électricité ou qui permet de recharger votre téléphone. Il y a des éléments à 83,7 % relevés par la IEA, l'Agence Internationale à Fordau. Il n'y a aucun doute sur la volonté du régime islamique de se doter de l'arme nucléaire.
Ils n'en ont jamais caché l'intention. Et donc l'accord en question n'a pas empêché l'Iran d'aller à 60 %. Il n'a donc pas fonctionné. que les ont des choses, qu'à ils n'ont pas pu tout visiter.
Donc la négociation n'a servi à rien. Bah, elle a serv à ralentir un peu mais elle n'a pas empêché quoi que ce soit du point de vue de quant à la légalité internationale, franchement, il y a des règles coutumières utiles et même importantes. Il est indispensable qu'elle soit contrôlée.
Au cours des 70 dernières années, à peu près aucun état, y compris occidentaux, n'a jamais respecté la légalité internationale quand ses intérêts était en jeu. Pas plus les Français que les Anglais à Suè, 56 et 11 ans après la 9 ans pardon après la création des Nations-Unies et tous les autres pareils. Quand nous avons des enjeux essentiels ou vitaux, la légalité internationale, c'est ce qui permet la négociation d'As car la négociation et la diplomatie avant, pendant et après.
Alin Bower, est-ce qu'on peut négocier avec un état terroriste ? Passe notre temps à négocier avec des états terroristes terroristes et ils mentent et il manipulent et il s il faut juste le savoir. La question n'est pas la négociation c'est quel est l'objectif ?
L'objectif pour l'instant de la France est de ça c'est simple éviter des attentats sur son territoire pour ne pas redevenir le petit Satan numéro 2 ou numéro 3. Cet objectif est compréhensible. Je dis pas qu'il est logique, ni que je l'accepte, ni que je le comprends, mais je le trouve légitimement intéressant parce que jusqu'à l'année dernière et récemment encore, la DGSI et la DGSE ont démantelé des opérations d'assassinat ciblé sur le territoire français, des opérations terroristes visant des regroupements sur le territoire français.
Il y a une volonté claire de du régime iranien, pas du peuple iranien, du régime iranien de commettre des attentats ou des assassinats. De ce point de vue là, l'autoprotection a du sens. Le reste n'en retourne à Oslo.
Écoutez Emmanuel Macron. Première priorité pour nous que d'obtenir un cesser le feu de reprendre l'aide humanitaire et de relancer un processus politique. Et troisème remarque sur l'OTAN, c'est qu'il nous faut rester concentré. sur ce qui menacent la sécurité de l'OTAN, c'est-à-dire la guerre engagée par la Russie contre l'Ukraine.
Il faut que nous soyons concentrés pour aider les Ukrainiens à résister et pour renforcer nos sanctions afin que la Russie revienne à la table des négociations pour une paix solide et durable. Voilà quelles sont mes trois observations. Cette intervention à nouveau d'Emmanuel Macron en anglais REL mais ce que dit est fondamental.
Emmanuel Macron a peur et il a c'est il a vraiment raison d'attentat terroristes le seul français. Notre histoire depuis 1978 est janchée d'attentat islamiste, la plupart commandité par l'Iran et le régime des Mola sur le sol français. Donc il a raison d'avoir de ça, mais est-ce que ça justifie sa position ?
C'est un aveu de faiblesse qui protège absolument pas le peuple français de nouvelles exactions. Mais si on revient à l'idée de début de d'un labur sur le péché originel d'un régime qui s'assoit sur la la légalité en prenant le pouvoir, je pourrais faire le même constat pour la diplomatie qui essaie d'imposer le président de la République. Le péché originel de la diplomatie vue par Emmanuel Macron, c'est qu'il n'en a euh ni les capacités ni la puissance en réalité.
Donc vous pouvez faire un pas de côté en disant on va essayer de traiter ça de manière diplomatique. Je vous la parenthèse pour dire quand même qu'il est toujours à contetemps de la situation internationale quelle qu'elle soit. Là on l'a vu au moment où il essaie de dire on a monté une task force avec les Allemands, les Anglais et les Français pour essayer de négocier diplomatiquement une issue à ce conflit.
Boum ! Euh 2 jours plus tard, le président américain bombarde les installations nucléaires euh iraniennes. Donc en fait, on est complètement à côté de la plaque, hein.
Le maître des horloges est devenu le maître du contetemps. Et surtout surtout Emmanuel Macron, on sait que la France dans cette dans cette situation n'a plus le poids ou l'a-telle déjà eu il y a très longtemps diplomatique d'imposer quoi que ce soit, qu'on est en dehors du champ de la négociation et que lui-même par ses voltefaces incessantes sur des sujets comme Israël, comme le Hamas ou comme d'autres sujets dans la région a montré qu'il était inefficace et qu'il changeait d'avis sans arrêt. Donc le poids de sa diplomatie est aussi léger.
Un dernier mot côtier puis on avance on parle des frappes aériennes. Moi surtout ce qui me frappe quand j'entends Emmanuel Macron aujourd'hui c'est qu'on a l'impression que l'Iran respectait les accords de Vienne, que l'Iran ne faisait absolument pas d'enrichissement d'uranium et ne préparait absolument pas de bombe atomique et que c'est Donald Trump qui en se retirant des accords, on peut dire que c'est bien ou que ce n'est pas bien. En tout cas, lui il avait l'impression de se faire flouer et que dans son dos, l'Iran respectait absolument pas l'accord et que ça serait Donald Trump qui aurait été la conséquence, le retrait de la bombe atomique iranienne.
C'est une inversion totale de la réalité et de ce qui s'est passé. Donc on peut refaire un accord si vous voulez, ça sera pas l'accord de Vienne, pourquoi pas l'accord de Paris. Je suis sûr qu'il sera d'accord de les recevoir à Paris pour discuter Emmanuel Macron sur une sur l'uranium.
Et vous pensez que les Iraniens respecteront ce nouvel accord ? Évidemment non. On va on va reparler de l'intervention américaine Malin Bor parce qu'elle est absolument capitale.
Évidemment, elle s'est déroulée dans la nuit de samedi à dimanche et on voir que l'Iran aussi a menacé de s'en prendre aux bases militaires des États-Unis au Moyen-Orient. On fait le point avec Michel Dos Santos et je vous passe la parole. Les bases militaires américaines sont positionnées à la frontière avec l'Iran.
Les États-Unis en comptent plus d'une vingtaine au Moyen-Orient. Elles sont terrestres, navales ou aériennes. Au moins 40000 soldats y sont positionnés.
La base d'aludé au Qatar est la plus grande d'entre elles. Environ 10000 militaires occupent ce site stratégique de 14. Cré en 1996, cette base abrite aujourd'hui le commandement des forces américaines au Moyen-Orient.
Autre point fort des États-Unis, sa base navale au Bahrain. Plus de 8000 marins ont été déployés dans le royaume non loin du D3 d'Ormouse. Il composent la 5è flotte la plus importante des États-Unis.
La France, elle ne dispose pas des moyens de l'oncle Sam, mais reste présente au Prochrient. Environ 2000 soldats occupent h bases dont deux en Irak. Il forment des troupes locales, travaillent au maintien de la paix, luttent contre le terrorisme et collabore étroitement avec des puissances étrangères au Liban, au sein de la force intérimaire des Nations- Unies ou encore dans le cadre de l'opération chamale en Irak ou en Syrie.
Allain Bower, est-ce que toutes ces bases militaires américaines occidentales sont aujourd'hui des cibles potentielles pour l'Ir ? Oui. Oui.
D'ailleurs, ils n'en s'en sont jamais cachés. Les bâtiments, les bases d'ailleurs, la dernière qui a été attaquée par des proxyiens est une base en Irak. Euh donc c'est à des degrés et là c'est à entre 40 et 100 km euh des points de tir iraniens.
Donc c'est parfaitement à leur porté. Et d'ailleurs les États-Unis ont parfaitement compris puisqueune partie importante des éléments essentiels des bases ont été évacués. Une partie des bâtiments ont été soit évacués, sont été renforcés en couverture antimissile et surtout antidrone, hein.
L'industrie euh iranienne des missiles et du drone est de très grande qualité, si on peut dire ça comme ça. Et donc, il y a aujourd'hui des euh des enjeux très importants de protection des Interaméricains. Les ambassades font partie des sites qui ont été évacués massivement par les Américains depuis déjà plusieurs semaines.
Donc on sent bien que le risque est réel et il faut le savoir dans toute son histoire, l'Iran a toujours répliqué. Toujours. Il n'y a pas de doute sur la réplique, il y a un doute sur l'intensité de la réplique.
Les Iraniens envoient des messages assez compliqués modérés, appliqué, juste suffisante. Enfin, il y a il y a des moments le ministre d'affaires étrangères, il faut savoir que les ministres d'affaires étrangères ne servent pas à grand-chose en Iran, hein. C'est une théocratie. che guide que ça se passe mais l'expression extérieure est toujours millimétrée.
Donc on sait qu'il y aura une réplique iranienne. Dès qu'ils pourront, où ils pourront, quand ils pourront et qu'ils viseront évidemment Israël. Ça c'est habituel hélas, mais aussi un au moins un objectif américain par principe bien sûr et occidental européen français aussi.
Bon, visiblement, on s'est pas mis directement dans la ligne de mire et donc les efforts de ce point de vue-là pour sortir sortir du champ devrait permettre d'éviter une réplique directe. Si la position devenait plus dure, s'il y avait une intervention de la flotte par exemple dans le D3 d'Ormous pour il y a pas de bâtiment français à ma connaissance actuellement dans le D3. Il a eu il y en a eu mais il y en a pas avec les outils qui ont qui ont ciblébérément des fris et là il y a eu une réplique française sur les outils d'ailleurs on sent qu'il y a pas eu beaucoup d'intervention pour intercepter les missiles iraniens par les effectifs français alors que les Jordaniens et les Américains sont assez fortement intervenus.
Donc pour l'instant, on essaie d'éviter d'être dans le dans le viseur, mais les Iraniens sont ainsi faits que euh ils n'ont pas hésité à tenter de commettre des attentats et des assassinats ciblés dans l'opération dite Marco Polo l'année dernière. Donc euh le risque existe. Ce qui frappe aussi Alan Bower, c'est l'isolement de l'Iran.
C'est que on voit ses États arabes autour de lui, personne ne le soutient. La Chine et la Russie où on fait le strict minimum pour l'instant hein pour leur aller leur grand allianien qui fournit des drones de du ce qui reste de scientifique iranien du nucléaire envoyé en avion à Moscou le lendemain de la frappe initiale et des assassinats massifs. Donc il y a aussi une tentative de préservation.
Il y a non seulement les Russes qui c'est très important, c'est tout capitale intellectuel, c'est la cap. Il y a 3000 scientifiques iraniens qui sont dans le nucléaire, donc ils ont pas tous été éliminés, mais une douzaine de scientifiques et leurs familles ont été évacués dans un vol spécial de Teran vers Moscou le lendemain de la frappe initiale israélienne. Donc il y a aussi un peu plus que le seul signal vraiment structuré est venu du Pakistan qui aurait tenté d'envoyer une petite unité de de munition et qui s'est perdu sur une route visiblement mal carrossée.
Et pour le reste la situation est plutôt d'abord l'Empire Pers et Per c'est pas arabe, ils sont chiit et pasunites et tout le monde les déteste le régime en tout cas et donc grosso modo tout le monde regarde ailleurs. Josephcaron musulm Oui mais c'est une tradition hein. Vous rappelez que la roménie le premier timbre le premier timbre de la République is d'Iran est à la gloire de Sid Ktou le fondateur de Mileson of Islam vraiment la la la politique la plus rigoriste de ce de ce que pourrait être les frères musulmans XXL bien sûr.
Éricel vous voulez intervenir ? Non non mais je j'avais j'avais en mémoire cette histoire de de temp qui m'avait toujours frappé. Puis il faut jamais oublier non plus parce que on a comme un historique loupé avec cette révolution islamique hein que Roménie on l'a choyé sous les applaudissements de la gauche de l'époque d'ailleurs à neuf le château en disant la droite s'est trompé aussi hein.
Oui. Non mais d'accord mais je me souviens je me souviens des applaudissements et des gens qui allaient voir Roménie à Neufle Châu. C'était un régime progressif qui allait liber l'Iran des États-Unis et retour en Iran en avion Air France he et retour en Iran en avion Air France après avoir été logé à neuf le château au frais de l'État français sur la bonne volonté du président Jiscard destin en train de repeindre mais là aujourd'hui pour accueillir Ramini ou aujourd'hui vraiment moi j'ai je suis écurée en fait je suis écœurée j'ai honte j'ai envie de vomir de ce qui se passe véritablement lorsqu'on entend le prés président de la République, il est hors sol, hasbine, il ne connaît pas le dossier, il ne nous protège pas parce que ne pas nommer un ennemi, c'est préparer la défaite.
Brandir la paix, le cesser le feu, la désescalade, alors même qu'il faut prendre ce sujet à bras le corps quoi. Là, je c'est inconséquent et c'est irresponsable. Il nous parle du droit international à l'ancienne, du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, de l'intégrité territoriale, mais jamais pour Israël.
Vous avez remarqué Israël n'a pas le droit pour selon pour pour reprendre les mots du président. Elle n'a pas forcément le droit à l'intégrité territoriale. En tout cas, je ne l'ai jamais entendu revendiquer ce principe là pour Israël.
Écoutons Marc Rot, patron de l'OTAN, qui dit que la réponse est très claire. L'Iran ne doit pas développer d'armes nucléaires. Concernant la position de l'OTAN sur le programme nucléaire iranien, les alliés se sont mis d'accord depuis longtemps pour dire que l'Iran ne doit pas développer d'armes nucléaires.
Les alliés ont à plusieurs reprises exhorté l'Iran à respecter les obligations qui lui incombent en vertu du traité de non prolifération. Alain Bower, oui mais ce traité de non prolifération, il est caduc. C'est fini.
Non, le traité n'est pas caduc ni fini. Il est fait pour être respecté. Quand il pas respecté, il faut punir celui qui ne le respecte pas.
Donc il y a ceux qui ne sont pas membres du TNP, c'est une partie du problème de l'apparition de nouvelles puissances nucléaire. Vous avez eu deux qui se sont arrêtés euh l'Argentine, le Japon qui était pas loin et l'Afrique du Sud, ceux qui ont développé une puissance nucléaire qui ont beaucoup agacé les États-Unis, le Pakistan, la Corée du Nord parce qu'ils l'ont pas vu vraiment arriver. Euh récemment, on vient de déclassifier une note du président Kennedy sur le risque de la prolifération nucléaire avec les États acceptables et les États non acceptables de 63 qui montent très exactement l'immense chaos dans lequel on est quand les puissances centrales ne font pas leur métier, c'est-à-dire oui non et en fait nous on est dans oui non faut voir peut-être ça dépend éventuellement je rappelle que la France a fabriqué une centrale nucléaire en Irak détruite par les Israéliens en 81 que en 2007 Il y a eu la première opération de destruction d'une centrale nucléaire à but militaire en Syrie.
Il a fallu 11 ans pour que les Syriens et les Israéliens assument le fait qu'ils avaient détruit une centrale nucléaire à but militaire en Syrie dans ce qui était le on va dire la la préparation de ce qui vient de se produire. Une question Alain Boward. Emmanuel Macron à l'instant met en garde contre les conséquences massives d'une fermeture du Détroit d'Omous par l'Iran ou c'est 25 à 30 % du trafic mondial d'à peu près tout surtout du gaz liquéfié et du pétrole.
Mais les Américains ont immédiatement expliqué à Pékin qu'il fallait qu'ils disent à leurs amis iraniens que fermer le D3 d'Ormous les principales victimes ne seraient pas les États-Unis ou les occidentaux. Ça serait une augmentation des prix du pétrole qui est un sujet qui agace beaucoup Donald Trump mais il est devenu surproducteur et donc les États-Unis n'ont plus besoin d'importer du pétrole ou du gaz. Par contre ça agace beaucoup les Européens qui sont très dépendants mais les Chinois qui sont les plus dépendants de tous.
Donc il compte sur les Chinois pour expliquer aux Iraniens que ça serait une mauvaise idée. Par contre des attaques ciblées, l'attaque d'un pétrolier ici beaucoup de pétroliers se sont déroutés depuis hier hein. Il y a, vous voyez sur les cartes maritimes, des mouvements extrêmement brusques d'une partie des très gros pétroliers qui sont en train de prendre d'autres routes.
Donc ils vont les rallonger. Les assureurs vont être plus chers évidemment. Donc il y a un effet sur le prix du pétrole à plus de 10 % je crois au cours des derniers jours.
Donc il y a un effet réel d'anticipation mais les Iraniens n'ont pas pris cette diction tout en disant qu'il pourrai le faire parce que dans l'enfumage général ou la propagande ou la surcommunication ça fait partie des éléments de négociation qui ont lieu. Il y a des canaux de négociation diplomatique qui continuent à exister ouvert par les Américains. Vous voulez rajouter un petit mot ?
Je rajout essay historique, on a oublié. Il y a la négociation par François Mitteran en 1991, je crois quand il va rendre visite à Benazir Butau, premier ministre du Pakistan, de vendre au Pakistan une centrale nucléaire. Je sais pas si vous vous souvenez de cette histoire.
Alors que l'Inde et le Pakistan sont face-àface sur la question du Cachemir, la France avec ses petits biceps dit "Non, mais nous on va on va s'arranger avec tout ça." Et puis un mot sur Marc Ruto qu'on vient d'entendre, le secrétaire général de l'OTAN qui était avant le premier ministre des Pays-Bas, si ma mémoire est bonne. C'est lui qui en sortant de la fameuse réunion, vous savez où où Emmanuel Macron convoque tout le monde après l'attaque du 7 octobre et où dit "Je vais envoyer des troupes au sol l'Europe".
D'accord ? Marc Ruteux qui n'est pas encore secrétaire général de l'OTAN sort dans la cour de l'Élysée, il dit "Ah mais pas du tout, on n' pas abordé le sujet et il n'en est pas voyz. C'est le poids de la diplomatie française de la parole
Marina Ferrari