Comment ils démolissent l’université et la recherche ? - #AMFIS2022
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 10:00OuverteRéponse directe
À combien de temps et avec quels moyens pensez-vous qu'on pourrait revenir à une université en bon état ?
- 12:00OuverteRéponse partielle
Quels moyens d'action pour faire changer les choses en attendant un changement politique ?
- 14:00OuverteRéponse directe
Comment mettre en place une mobilisation étudiante malgré la répression policière ?
- 16:00OuverteRéponse partielle
Quelle limite entre ne pas vouloir sélectionner et l'engagement de l'État pour planifier l'enseignement supérieur ?
- 18:00OuverteRéponse directe
Comment aider les doctorants en situation de précarité ?
- 20:00OuverteRéponse directe
Quelles réformes pour la formation continue et l'accès aux études des classes populaires ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 11:00Hendrick DaviPromesse
« la suppression de l'Agence nationale de la recherche »
- 0:30Fait
« le salarié à étudiant c'est la première cause d'échec en licence »
- 3:30Chiffre
« 28 % d'étudiants qui arrivent à l'université et qui sortent sans diplôme 7 ans après »
- 3:50Fait
« le problème principal dans l'université aujourd'hui c'était le fait que étudiants qui mangent des bonbons qui traînent sur les tables »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
bonjour à toutes et tous merci de de prendre place pour les derniers donc merci d'être venu à cette conférence qui s'intitule comment il démolissent l' Université et la recherche donc moi je me présente hendric Davi euh donc je suis j'étais hein jusque au mois de juin directeur de recherche en écologie forestière à Line Rae euh syndicaliste aussi à la à la CGT et je suis depuis le mois de juin donc député France LFI nupes euh donc de la 5e circonscription des Bouches du rô voilà alors pendant quelques pendant pas mal d'années on a j'ai coanimé le livret enseignement supérieur et recherche et cette dernière période c'était avec Karine Fischer qui est là ici présente présente-toi parce que donc si vous avez des questions sur l'enseignement supérieur et la recherche avec Karine qu'il faudra ensuite aussi en discuter par rapport par rapport au livret alors j'ai j'ai donc le plaisir d'animer cette cette conférence avec Cédric hugré qui fera ensuite une introduction autour de son livre l'université qui vient un nouveau régime de de sélection scolaire que tu as coécrit avec Tristan pouwek je te laisserai peut-être te présenter un peu plus tout à l'heure donc tu es sociologue hein et donc on est vraiment très très heureux de t'accueillir et ensuite conclura Éléonore Schmith qui est la jeune de la tribune qui est secrétaire national de l'alternative qui est donc un un syndicat étudiant est-ce que vous m'entendez toutes et tous ici c'est bon alors je faire donc l'introduction donc l'idée c'est qu'on fait trois introductions de 20 minutes et après on vous donnera évidemment la parole alors moi je voulais partir d'un paradoxe le paradoxe c'est lequel c'est qu'on sait aujourd'hui qu'on a besoin de plus de savoir à la fois de production de savoir et de partage de ce savoir et on est dans une situation paradoxale parce que on est dans un moment où on a une casse du service public qui à la fois de la production en terme de recherche et de partage du savoir donc l'université et donc moi je voudrais un peu expliquer dans mon exposé pourquoi on est face à ce paradoxe et pourquoi on a un peu l'impression qu'il sont tombés sur la tête alors d'autant plus que nous on pense qu'il y a besoin de plus de savoir parce que on a des crises écologiques et sociales qui nécessitent de d'avoir plus de connaissance scientifique pour y répondre et donc j'y reviendrai un peu après mais on n'est pas les seuls à le dire y compris ceux du camp d'en face du camp néolibéral du camp de Macron reconnaissent qu'ils ont besoin de plus de production de connaissance et de savoir alors eux ils mettent plus en avant la compétition économique mais en tout cas c'est présent dans tous les documents de l'Union européenne puisque y compris l'Union européenne dit qu'il faut atteindre 3 % du produit intérieur brut pour la recherche et l'enseignement supérieur donc ça prouve bien en réalité que tout le monde reconnaît qu'on a besoin de de connaissance à la fois dans sa production et dans son partage pourtant vous allez le voir dans nos trois introductions on on est à la fin d'un cycle de cast violent du service public de l'Université et de la recherche publique et et cette ce paradoxe en fait moi je suis forestier et je peux vous dire qu'on a exactement le même paradoxe avec l'Office National des Forêts on vient de vivre un été caniculaire avec une succession d'incendie et ça arrive à un moment où l'Office National des Forêts a perdu près de la moitié de ses effectifs depuis les années 80 alors c'est cet office qui permet de lutter et de prévenir les incendies de forêt de gérer les forêts convenablement pour essayer d'éviter ce type de d'événement donc on est vraiment face à cette situation paradoxale alors pourquoi nous on pense à la France insoumise mais je pense que c'est parfaitement partagé au centre de laanupè qu'il faut plus de savoir et notamment plus de savoir scientifique et là je voudrais faire juste une petite digression sur le savoir scientifique il existe plusieurs types de savoir moi je dis toujours que le forestier avec lequel je travaille en général on connaît beaucoup plus que moi sur la forêt donc sur il a une connaissance qu'on appelle que les scientifiques et les épistémologues appellent une connaissance vernaculaire de la forêt mais néanmoins le connaissance scientifique est un peu de nature différente puisque c'est une connaissance dont le périmètre en général le scientifique connaît pas grand-chose à la forêt mais il connait quelque chose de très précis dans la forêt donc le périmètre de la connaissance est beaucoup plus précis pour chaque individu circle scientifique séparément mais le degré de vérisimilitude c'est-à-dire le degré de en gros il y a pas de vérité infini mais le degré de de vérisimilitude c'est c'est un terme que utilisait poper est relativement important et et en fait en général le scientifique dans son domaine connaît quand même précisément où en est l'état des connaissances sur la une question très très précise bon et ça ça a une conséquence c'est que pour atteindre ce ce type de connaissance particulière on est organisé en discipline scientifique et c'est relativement important parce que c'est au sein de ces disciplines qu'ensuite on écrit des articles et qu'on qu'on finalement on relit les articles des autres et qu'on peut évaluer la connaissance qui est produite et c'est cette production c'est une production qui est collective c'est jamais un individu seul qui fait qu'à la fin on a des connaissances relativement solides sur le climat par exemple on est capable de vous dire que le changement climatique en 20100 ça en en gros un été en 2020 70 plutôt sera à peu près comme 2003 et ça sera une version fraîche de l'été de 2003 en gros et ça on peut vous le dire c'est grâce aux connaissances scientifiques mais ça a une conséquence pour nous qui est très important à la à la France insoumise mais je pense que encore une fois c'est partagé assez largement dans la communauté scientifique c'est que pour nous il y a une connexion très forte et on va y revenir je pense pendant tout tout le toute la durée du du débat entre la recherche et le partage de la connaissance et donc enseignement pour nous il est absolument nécessaire que l'université soit aussi le lieu de la production de connaissance parce que la connaissance qu'on partage à l'université c'est une connaissance qui est vivante et donc c'est une connaissance qui est toujours en mouvement et qui est finalement au qui qui sait qui connaît où en est le le savoir à un moment donné qui est capable de partager y compris aux étudiants le fait que cette connaissance elle est en mouvement c'est pas c'est pas quelque chose de figé et c'est pas exactement la même chose que ce qu'on peut apprendre dans une école où on a un corpus figé voilà c'est l'apprentissage de du savoir critique et c'est quelque chose qui est très important parce que c'est important pour autre chose pour nous à la France insoumise c'est que le savoir critique c'est la base de l'émancipation de toutes et tous on peut pas s'émanciper si on n pas une démarche de savoir critique alors c'est pour ça que pour nous on a la nécessité de refonder le service public d'enseignement supérieur et de la recherche alors maintenant je vais en venir pour de vous expliquer pourquoi et comment ils ont cassé l'enseignement supérieur et la recherche alors d'abord le comment et après on essaiera de se poser la question mais pourquoi ils ont fait ça quand même bon alors il y a deux façons de de casser l'enseignement supérieur et la recherche la première ça été l'austérité ça été de ne pas donner assez de moyens en fait à la recherche et à l'enseignement supérieur et notamment au vu des enjeux de recherche et des envu d'enseignement supérieur alors en terme de moyen c'est assez caractéristique par rapport au au 3 % du produit intérieur but puisque finalement on est qu'à 2,3 % ça n'a pas augmenté pour la partie recherche depuis des années et et la raison de ça c'est que ils pensent que il faut pas favoriser la recherche publique mais favoriser que la recherche privée c'est pour ça qu'ils ont développé un le crédit impôt recherche qui est un gouffre financier à 7 milliards d'euros c'est presque de deux fois alors ça c'est la catastrophe c'est pas grave je sais à peu près ce que je vais dire euh c'est c'est à peu près deux fois ça c'est super c'est à peu près deux fois le budget du CNRS et donc leur idée c'était qu'il fallait développer la recherche privée mais finalement ça n'a pas développé la recherche privée et en contreparti on a eu vraiment une austérité au niveau de la recherche publique au niveau de l'université je pense que mes collègues y reviendront la conséquence de ça aussi ça a été finalement qu'on a eu une baisse de 12 % du taux d'encadrement des étudiants parce que le nombre d'étudiants a augmenté et comme le nombre de Maes de conférence n'a pas suivi on a une baisse du taux d'encadrement donc ça veut dire qu'on forme de plus en plus de d'une enfin de d'étudiants et je pense l'inttroduction dans dans ton livre c'est qu'on forme de plus en plus d'étudiants mais avec le moins de moins de de personnel donc en fait en terme de contenu de connaissance et de qualité de la connaissance qu'on qu'on qu'on qu'on partage finalement en fait on a une dégradation et donc cette ça ça une conséquence assez forte donc pour l'ensemble de de de l'université donc ça c'est la la partie austéritaire mais j'aime bien rappeler que la partie austérité n'est pas la seule le seul problème et c'est pas la seule façon qu'ils ont eu de démanteler l'université et la recherche la deuxième façon et je pense que c'est plus important c'est ce que moi j'appelle ce qu'on appelle en général le New public management c'est-à-dire qu'ils ont essayé de transformer profondément la recherche et l'université pour qu'on colle au dogme en fait néolibéraux alors ça a des conséquences multiples la première c'est la sélection des étudiants nous on pense que le droit à la poursuite des études etess dans le programme de la France insoumise c'est quelque chose d'inconditionnel qui doit être dans le droit de la constition au vu des enjeux on pense que n'importe quel étudiant n'importe quel étudiant qui veut poursuivre des université en psychologie en philosophie et CEA doit pouvoir le faire si ensuite il trouve pas un emploi dans ce domaine là il en trouvera dans un autre domaine est ce qu'il aura appris en psychologie lui servira parce que quand vous êtes infirmier si vous avez fait aussi des études de psychologie aux urgences ça vous sert je peux vous le jurer donc c'est jamais inutile de faire des études et ça c'est le Paris du savoir que nous on a toujours défendu et eux en PH de ça ils ont plutôt promu la sélection des étudiants pour deux raisons d'abord pour une raison qui est simple c'est l'austérité quand il y a pas assez de mettre de conférence on peut pas avoir finalement suffisamment d'enseignants face aux étudiants donc on est obligé de sélectionner mais il y a une raison qui est liée réellement à la logique néolibérale qui est aussi forte que la sélection qui est aussi forte que l'austérité c'est le fait de réellement gérer l'université comme finalement quelque chose qui doit donner des compétences et non plus des qualifications pour que ça colle avec les besoins des entreprises et ça m'amène à une deuxème distinction qui est la distinction compétenence qualification le néolibéraux finalement dans leur idée de l'enseignement supérieur c'est qu'on forme chaque chaque étudiant on les forme pour qu'ils aient une plor de compétences qui vont pouvoir vendre à leur entreprise nous notre notre idée c'est que on forme des étudiants qui doivent être qualifiés et leur niveau de qualification ensuite est défendu dans des conventions colle qui leur permettent à la fin de d'avoir des emplois avec des niveaux de rémunération qui sont légitimés par leur niveau de qualification et c'est tout ça qui sont voulu casser avec parcours sup aussi c'est tout ça qu'ils ont voulu casser avec la casse avec notamment la casse du du caractère national des diplômes ça c'est le ça c'est son les aspects étudiants mais le management néolibéral a aussi des conséquences pour les agents que je voudrais quand même RA rappeler ici d'abord c'est la mise en compétition de tous et tous mise de compétition des agents entre eux des techn x mise en compétition pour chacun pour qu'ils ai une prime l'autre a pas la prime et cetera mise en compétition des maîtres de conférence entre eux des chercheurs entre eux et ça a poussé à ce que vous connaissez bien qui est le publish hor périch c'est-à-dire si vous publ publiez pas assez et ben vous avez pas de de de poste hein c'est quelque chose qui est terrible actuellement et mise en compétition des universités entre elles et on arrive vraiment à l'échelon terminal de de ce de ce truc avec notamment la la l'autonomie des universités où on a des universités plus ou moins riches qui finalement sont en concurrence entre ell pour attirer les étudiants et les étudiants sont en concurrence entre eux pour avoir les meilleurs université voilà donc même si tout ça est publicque à la fin on a un vrai marché privé c'est ça l'idée et la conséquence de tout ça euh et je vais venir bon il y a deux conséquences de trois conséquences principales la la première c'est la précarité généralisée précarité des étudiants donc précarité sociale précarité des salariés avec vous imaginez pas on est près de 30 % de précaire dans dans l'enseignement supérieur et la recherche c'est énorme c'estàd qu'on a de plus en plus moi j'ai des jeunes collègues chercheurs qui ont 36 ans qui font un travail extraordinaire qui ont des papiers dans natureure et qui peuvent pas avoir de poste parce que il y a pas de poste voilà donc une précarité terrible et à l'arrivée aussi on a quelque chose qui est qui à mon avis euh donc précarité mais il y a aussi quelque chose à la fin c'est que on a le développement du privé et et j'en arrive pour ma dernière partie au pourquoi ils font ça c'est que quand on casse le service public d'enseignement supérieur qu' a pas assez de place dans le public on va dans le privé et là il y a vraiment un parallèle avec ce qu'ils ont fait avec l'hôpital public et les cliniques privées dans les années 80 ils veulent faire la même chose et et la conséquence principale qu'on discute pas assez de parcours de SUP c'est l'augmentation drastique du nombre d'étudiants qui vont dans le privé moi j'habite Marseille et je sais ce que c'est c'estàd que quand les écoles dysfonctionnent dans le public les gens mettent leurs enfants dans le privé et donc c'est pour ça qu'ils font ça bon et donc ça c'est une des conséquences importantes alors je conclurai sur pourquoi ils font ça enfin dis la dernière partie sera pourquoi ils font ça alors ils font ça pour différentes raisons la la première raison c'est lié aux qualification c'est-à-dire que évidemment quand vous individualisez les compétences les salariés finalement vendent leurs propres compétences à l'employeur et sont plus protégés par des qualifications c'est aussi pour ça qu'en parallèle ils ont cassé le droit du travail et donc quand on fait ça finalement on diminue les salaires hein et le nombre de Bac + 5 qui sont employés avec des salaires de misère a explosé dans les dernières années et ça ça permet d'augmenter le taux d'exploitabilité des salariés he donc et donc d'augmenter les taux de profit et donc le nombre de y qu'ils auront à la fin je vous fais court mais c'est ça c'est pas caricatural c'est vrai c'est vraiment ça bon il y a un deuxième deuxième à mon avis chose importante c'est que ça permet de marchandiser le savoir à la fois sa production et son partage et d'aller vers des universités privées comme aux États-Unis ou en Angleterre et ça c'est quelque chose qui est assez compliqué à comprendre mais le capitalisme a besoin en permanence d'ouvrir de nouveaux marchés c'est une conséquence de la baisse tendentielle du taux de profit on pourra en discuter et en débattre c'est très intéressant mais en en général ils ont toujours en permanence besoin d'ouvrir de nouveaux marchés et il s'attaquent à des marchés qui sont les biens communs donc c'est l'eau c'est le gaz c'est l'électricité c'est pour ça que dans toutes les phases de néolibéralisation il privatise tous nos biens communs et le savoir est le dernier des biens communs donc là l'université c'est bien avancé le prochain c'est l'école et Macron est en train de préparer ça là là aujourd'hui hein la marchandisation à à à marche forcé de l'école et le dernier élément enfin l'avantdernier élément c'est de faire en sorte que l'université soit mise au service finalement de des besoins des entreprises directes hein donc leur idée c'est d'avoir à la fois des universités d'excellence qui sont dans la concurrence de du de shanghï c'est Paris sa clé et cetera et des petites universités qui permettent de produire des salariés à bas coup pour les entreprises du bassin d'emploi hein donc c'est vraiment une université à deux à deux vitesses et c'est vraiment ça leur leur idée mais sans avoir vrai de vraies réflexion sur une filière technologique qu'ils ont cassé avec en cassant les lycées professionnels et donc sans avoir une vraie réflexion sur comment réindustrialise le pays en réalité donc il ne ça ne résout pas les problèmes français dernier élément de du pourquoi ils font ça il y a une dimension idéologique qui qui est non qui est non négligeable la dimension idéologique c'est de dire finalement que typiquement Macron a pasarrêté dire moi je rêve que tous les Français soient milliardaires et ben la dimension idéologique c'est aussi de d'être fier que chaque chercheur souhaite être le meilleur et celui qui publie le plus euh et que chaque étudiant soit le meilleur qui par rapport à ses voisins et multiplie le les formations les plus brillantes il y a vraiment une dimension idéologique là-dedans hein d'individualisation et de de cette logique d'excellence ils ont que ce mot à la bouche hein dans dans toutes les les Strade de l'enseignement supérieur et la recherche donc il y a cette dimension idologique donc je vais conclure par deux choses avant de donner la parole donc à mes à mes collègues la première chose c'est que dans notre programme on a voulu donc lutter contre ces deux de de conséquences principal de de la du démantelllement de l'enseignement supérieur et la recherche donc on a proposé un C nombre de mesures et chiffré précisément sur comment on sort de l'austérité donc je vous les donne comme ça ça fait un peu rêver 1, % du PIB pour la recherche publicique c'est-à-dire on passerait c'est en gros doublé le montant pour la recherche publique la partie recherche he pas partie enseignement puisqu'on est 0,7 % de du du produit intérieur brut actuellement et ça c'est possible si on récupère l'argent du crédit impô recherche notamment bon il faut rajouter un petit peu plus je vous a Pararé les chiffres mais c'est possible donc les 7 milliards qui donnent comme ça au crédit impô recherche en contrepartie aux entreprises notamment à Sanofi qui a même pas été fich de faire un vaccin à l'arrivée donc on récupère tout cet argent on le donne à la recherche publique et ça ça se traduit concrètement en emploi à le recrutement de 30000 enseignements enseignants techniciens chercheurs partout voilà 30000 ça c'est à mon avis important autre élément important donc ça c'est sur la austérité je vous ai donné deux éléments mais il y en a plein d'autres sur le budget et sur la partie n public management je prendrai que TR mesures pH pour vous les compreniez bien la première c'est la titularisation de tous les précaires qui emploi qui exerc des fonctions pérennes tous les précaires et ça coûte pas grandchose et ça coûte pas grandchose pourquoi parce que ces précaires ils sont actuellement payés ils sont payé par qui par nous donc en fait c'est juste qu'on change leur statut et qu'on leur garantit une vie digne et qui peuvent avoir un logement et qui peuvent se projeter dans l'avenir mais en terme de budget à l'arrivée au début c'est pas grand-chose après ça oui ça devient parce que forcément un précaire qui qui est fonctionnarisé son évolution de salaire en général elle est meilleure que s'il reste précaire donc il y a un coût pour l'État à l'arrivée mais là tout de suite il y a pas de coût donc on est titularise tous et on se pose pas la question euh on en a besoin c'est des gens qui sont compétents qui ont des doctorats et cetera on les titularise tous y compris ceux qui sont dans l'administration il y a beaucoup de secrétaires beaucoup de techniciens qui sont précaires aussi et on les titulirisent tous autre aspect important la suppression de la cherss ça paraît symbolique mais je voudrais vous expliquer que ça n'est pas symbolique alors c'est le Haut Comité à l'évaluation à la recherche scientifique en gros c'est un bidule qui nous ont créé pour évaluer tous les unités et ce bidule met en concurrence les universités maintenant évaluent tout ils évaluent les universités ils évaluent les unités ils évaluent même les projets ils évaluent tout en fait et donc le problème c'est que ça nous met d'abord nous on passe notre temps à évaluer et un temps une per temps de complètement de on perd un temps fou et surtout c'est vraiment la logique même de la on donne de l' voilà on on donne du mérite que à ceux qui sont meilleurs et voilà et on met en en permanence en précarité tous les collectifs de travail et plus connu c'est la suppression de l'Agence nationale de la recherche et je finirai juste là-dessus l'Agence nationale de la recherche et en gros une agence qui donne qui a des milliards d'euros et qui est réparti finalement un milliard d'euros qui qui est réparti al dans l'ensemble des unités et en gros c'est cet argent est réparti sur appel à projet et donc avec une compétition féroce avec des taux de succès qui dans certaines disciplines à certaines époques étaient de 7 à 8 % donc ça veut dire 80 2 % des projets étaient refusés imaginez ce que ça veut dire vous travaillez pendant des mois et des mois sur avec un collectif de travail et votre projet est refusé et à l'arrivée ça sert à rien parce que en gros ce qu'il y a derrière c'est qu'on donne l'argent de fonctionnement qu'au chercheurs qui sont les meilleurs alors ceux qui sont les meilleurs du coup enfin parce que ils publient beaucoup ils sont pas qu'ils sont les meilleurs c'est qu'ils ont beaucoup de postdog beaucoup de précaair ils publient beaucoup du du coup ils coulent sous le travail ils sont en burnout ils ont le projet NR ils ont le projet européen et cetera et ils finissent en burnout et ceux qui ont rien ont rien donc ils sont ils ont leur salaire mais ils peuvent pas travailler donc nous ce qu'on propose c'est relativement radical et on est la seule force politique à l'avoir proposé quand même la suppression de la NR on était un peu les seuls et je continue de le maintenir c'est très important c'est qu'on récupère l'argent de la NR et l'argent de l'ensemble des initiatives d'excellence et on le redistribue à tous les chercheurs avec une part stricte égalité voilà on redistribue à tout le monde ça et ça ça fait rêver parce que quand on fait la division j'ai plus le chiffre exactement en tête mais ça revient à 14 ou 15000 € par par personnel qui est dans un labo et vous si multipliez ça parce que évidemment c'est pas donné au chercheurs c'est donné à l'unité en fonction du nombre de personnes qui sont dans dans le labo et si vous faites ça ça fait rêver les chercheurs parce qu'enfin ils pourront travailler au lieu de de répondre à des appels à projet voilà je vais passer la la parole maintenant à à toi Cédric euh bonjour à toutes et tous et merci pour l'invitation et tout spécialement merci à Karine Fischer qui s'est donné beaucoup de mal pour que je puisse être là aujourd'hui euh donc moi je suis Cédric hugré je suis chercheur au CNRS et sociologue et je viens de d'écrire enfin de coécrire un livre qui s'appelle l'université qui vient un nouveau régime de sélection scolaire qui est sorti il y a quelques jours et bien sûr je vais pas pouvoir vous présenter la totalité du livre ici puis qu'il fait 5in chapitres il revient dans le premier chapitre sur sur ce que vient de dire Hendrick un peu sur cette sur cette crise organisée de de l'université française qui remonte un peu ce que je vais faire c'est que je vais développer deux points seulement dans mon propos aujourd'hui qui t'a posé entre amis un peu les questions qui FCH sur l'université et notamment le premier cycle c'est un peu le le projet du bouquin que la gauche enfin je sais pas comment la nommer maintenant le camp progressiste se saisissent aussi des questions d'enjeux de formation intellectuelle d'apprentissage de niveau scolaire pour dire le le mot qui qui blesse un peu je vais revenir un peu longuement sur ce qui s'est passé pour nous dans les universités à partir du confinement de 2020 c'est important de le faire pour deux raisons d'une part parce que je pense qu'il faut qu'il y ait une mémoire de ce qui s'est passé spécifiquement à l'université parce qu'on a été traité très différent différemment de des autres institutions de formation des étudiants et puis d'autre part parce que dans le livre on commence sur cet épisode comme un bon cadre analytique de ce qu'est le nouveau régime de sélection scolaire des étudiants alors au printemps 2020 je vous apprends rien beaucoup l'ont vécu avec nous tous les étudiants et tous les étudiantes ont été privés des principaux lieux de formation sur les camp bien sûr les salles de cours les bâtiments mais aussi les restaurants universitaires les bibliothèques personne n'avait accès à rien sur les campus même pour un petit accueil ce confinement c'est on pourrait dire à ce confinement c'est ajouter une dimension sociale économique assez particulière parce que des étudiants ont été contraints de rentrer chez eux puisque dans les ctuu et d'autres sont restés dans les ctuu sans pouvoir vraiment savoir ce qu'ils avaient à faire sans être accompagné en étant livré un peu eux-même puis sur le marché du travail il y a des étudiants qui ont perdu quasiment immédiatement leur travail précaire beaucoup de serveurs de serveuses mais ça il y a aussi des étudiants qui ont vu leur charge de travail très fortement augmenter ça a été le cas notamment des livreurs et des caissières et donc on est on était dans une situation un peu dramatique et on a eu l'idée avec quelques collègues de lancer une enquête par questionnaire sur le vécu de ce confinement dans H campus en France alors je vais les lister parce qu' comme ils ont participé à l'enquête c'est important les campus de Bress de camp de Grenoble du Havre de Nanterre de Nant de Paris 8 où je suis de tour nous ont appris qu'en novembre 2021 il y avait 10 % des étudiants qui avaient recours à l'aide alimentaire 10 % ça paraît pas beaucoup mais il y en a 16 % surtout qui aurait dû avoir recours à l'aide alimentaire mais qui n'ont pas pu et puis il y en a quatre qui se sont vu 4 % qui se sont vu refuser cette aide alimentaire donc ça fait en gros 30 % des étudiants qui déclarent dans un petit questionnaire de sociologue en novembre 2021 qu'ils ont été dans une fragilité économique telle qu'ils ont été obligés de solliciter des guichets alimentaire alors nous ça nous a particulièrement touché à Paris 8 parce qu'à Paris 8 les images ont un peu fait le tour mais il y a eu des fils d'attente incroyable pour des petits paniers vraiment et on a été les premiers surpris de ce retour de la grande pauvreté étudiante et puis rapidement en fait on s'est tous alarmé moi le premier que cette dégradation des conditions de vie des étudiants se transforme en décrochage massif les mois qui ont suivi ce premier confinement on alors révél des grandes inégalités entre les différentes institutions de formation des étudiants entre notamment les classes prépa les STS qui elles ont pu continuer à former leurs étudiants insitu selon des programmes à peine adaptés notamment en prépa on n pas touché beaucoup au jauges et alors nous dans les universités on a subi un second confinement juste à l'automne 2021 de 6 semaines puis à l'issue de ce second confinement en janvier non pardon en novembre 2020 puis en janvier 202 janvier 2021 on a été tous obligés de passer au distantiel à marche forcée c'est-à-dire de passer avec des jauges à 50 % et en fait de faire seulement la moitié des cours voilà ce qui s'est passé en quelques semaines et en quelques mois et je pense que cette histoire elle est connue et puis même moi j'ai tendance à l'oublier voyez je me mélange dans les dates mais en fait il faut la rappeler sans cesse et se rappeler que d'autres institutions ont connu des des conditions de travail et des conditions d'apprentissage très différentes alors dans l'enquête qu'on a faite sur les h campus on a aussi compris que beaucoup d'étudiant avaient traversé cette ces étapes à l'université dans un relative dans une grande distance vis-à-vis des obligations scolaires et des apprentissages et on a 43 % des étudiants qui ont reconnu dans le questionnaire avoir eu des ulté à se discipliner pendant les confinements à rendre des devoirs à faire ce qu' leur été demandé et nous-même on voyait bien quand on faisait nos nos distantiels on narrivait pas vraiment à savoir ce qui se passait derrière l'écran alors tout le monde avait ces techniques pour essayer de vérifier que ça marchait à peu près bien mais bien sûr c'était c'était très rudimentaire et pourtant malgré cette dégradation brutale et profonde des conditions d'enseignement et d'études à l'université l'écatombe annoncé n'a pas eu lieu entre 2019 et 2020 la présence aux examens n'a pas faibli et la réussite a même progressé de manière inédite en licence le taux de passage en seconde année des bâeliers de 2019 a augmenté de 8 points après le confinement de 2020 quand 46 % des bacheliers de 2018 valident leur première année en 2019 c'était 54 % en 2020 alors bien sûr au printemps 2020 les étudiants de licence ont étudié dans de moins bonnes conditions mais paradoxalement ils ont mieux réussi et l'année suivante les conditions d'étude sont restées relativement dégradées mais les taux de réussite eux ont diminué la t ce qu'on défend dans le livre c'est que ce la crise sanitaire et sa gestion au sein des universités françaises n'ont fait que révéler et accentuer un nouveau régime de sélection scolaire jamais la France et son système scolaire n'ont autant diplômé on arrive aujourd'hui vraiment au 80 % d'une classe d'âge au bac et pourtant jamais la France et son système scolaire n'ont transmis aussi inégalement les savoirs scolaires compte tenu de la position un peu particulière des universités c'est-à-dire centrale dans l'enseignement supérieur c'est dans les premiers cycles que ce paradoxe est le plus palpable et c'est dans certaines disciplines en fait des premiers cycles que ce paradoxe raisonne à plein d'un côté on a assiste à une banalisation des études universitaires on y revient dans le dans le deè chapitre les classes populaires se sont relativement saisies aujourd'hui de l'enjeu scolaire au point que dès qu'ils sont bacheliés ils envisagent un bac + 3 pour les trois/4s d'entre eux donc il a on peut dire qu'il y a une vraie appropriation de la part des familles ouvrières des familles d'employés des études universitaires donc il ne s'exclut plus à l'avance des études universitaires le seul lieu dont il s'exclut a priori ce sont bien sûr les classes prépa et les grandes é école mais de l'autre sans réduction des disparités d'acquisition et à moyen dégradé d'enseignement on assiste aussi à une tolérance nouvelle bon gré malgré à une fragilité des aptitudes scolaires des étudiants tout se passe comme si l'université était condamnée pour une partie des étudiants à ne leur garantir qu'une socialisation intellectuelle dégradée en dépit d'une mobilisation importante des personnels tant sur le plan administratif que pédagogique parmi les bâeliers et bachelières d'origine populaire arrivant à l'université les étudiants aux acquis solides cohabitent désormais de façon relativement importante avec des étudiants qui s'accrochent tant bien que mal pardon malgré des difficultés scolaires et cognitives persistantes et donc c'est dans cette configuration sociale qui date du début des années 2000 et scolair qu'il faut replacer par coursup alors dans un article qu'on va sans doute publié le le mois prochain qui s'intitulera sans doute de quoi parcours sup est-il le nom on essaie de revenir sur ce qui se passe avec parcours sup alors bien sûr il y a y a une lecture politique à faire de parcours sup elle a été faite par bon nombre d'organisations étudiantes par la France insoumise parcours sup a été dénoncé dès son installation comme l'instauration d'une sélection et parcours sup a révélé très tôt dès 2018 de gros raté hein vous voyez en 2018 au mois de juillet on avait encore on avait déjà ces fameux 100000 bacheliers qui étaient sans affectation alors il faut bien avoir en tête que sans affectation ça veut dire ne pas connaître sa discipline ne pas connaître son établissement et ne pas connaître sa ville dans laquelle on va étudier moins de 8 semaines après hein donc ça ça c'est vrai que ça c'est un point euh comment dire non négociable dans le livre on revient là-dessus il faut supprimer parcours sup et pourtant je vais essayer de vous convaincre qu'en fait si on supprime parcours sub dans l'état actuel de l'université Ben les dispositifs vont rester en fait alors pour de nombreux enseignants du supérieur le refus il faut revenir sur ce refus de sélectionner à l'université ce refus pour bon nombre d'entre nous il est il est l'héritage des luttes étudiantes et des combats politiques qui ont marqué la décennie des années 60 et surtout 70 et il s'est marqué par un article dans le code de l'éducation qui est l'article l6123 qui indique que le premier cycle de l'université est ouvert à tous les titulaires de baccalauréa c'est ça qui garantit aujourd'hui c'est cet article précisément qui garantit que tout le monde a le droit de venir à l'université malgré tout l'université est une institution qui regroupe des formations très diverses et parmi eux vous avez des formations qui très tôt ont eu la antise du nombre faut se rappeler que les facs de santé médecine en premier ont obtenu le numéro le numéro closus en 1971 c'est-à-dire 3 ans après mes 68 et puis petit à petit au gré des années à l'université se sont institués des dispositifs de sélection explicite des étudiants dans les années 70 c'était autour des diplômes professionnels qui n'existent plus aujourd'hui qu'on appelait peut-être certains s'en souviennent les MST les msg les desss les DEA qui nous permettaiit à nous universitaires de sélectionner les étudiants à l'entrée puis dans les années 90 et au début des années 2000 une université toute entière a eu le droit de sélectionner ses étudiants et d'appliquer des tarifs préférentiels à ses étudiants l'Université de Paris Dauphine puis sous le gouvernement Vals on a eu le droit à nouveau de sélectionner les étudiants en master avec un droit complètement paradoxal qui nous autorisait qui autorisait tous les étudiants à avoir droit à un master mais pas dans la discipline où il voulait petit à petit en fait cette idée de sélection des publics universitaires elle s'est imposée et diffusée de façon larvée dans toute l'université et alors le gouvernement Philippe prenant prétexte de l'illégalité des tirages au sort de parcours sup un store par cours sup d'APB pardon un store par cours sup en 2018 les premières limites on les connaît tous elles sont encore visibles on est 5 ans après il y a encore toujours 100000 bacholi qui se retrouve sans affectation au début de l'été mais il y a des choses à retenir on sait qu'aujourd'hui on a fait un petit dénombrement et je remercie les collègues qui nous ont passé les données il y avait quelques licences sous APB qui pratiquaient des tirages au sort illégau mais qui les pratiqué quand même il s'agissait essentiellement de licence de STAPS ou de psychologie on en comptait une au moment d'APB c'estàd entre 2016 et 2018 il y a 100 licences en France une grosse centaine qui sélectionne de façon illégale leur public aujourd'hui enfin en tout cas en 2021 on a 773 licences qui n'ont retenu au plus que la moitié des candidature elle représente un/4 des licences proposé sur parcours sup vous voyez que parcoursp il a véritablement permis d'organiser la sélection ensuite il faut reconnaître aussi que l'effet de parcours c'est d'insturer attitude stressante pour plusieurs mois en fait on a découvert carrément depuis 2 3 ans en discutant avec les collègues en préparant l'ouvrage que réussir son parcours su aujourd'hui pour les terminales c'est limite plus important qu'avoir son bac en fait et que c'est ça qui compte mais en fait le livre revient sur ce point essentiel il faut pas oublier que la généralisation de l'entrée de la sélection à l'entrée des formations universitaires tient largement au fait que les politiques d'éducation française ont renoncé à égaliser les destins scolaires entre les classes sociales derrière le pilotage de la politique éducatif par des grands taux de diplômés 80 % au bac 50 % à la licence se cache en fait une fracture scolaire inédite en France quel que soit les enquêtes qu'ell soi internationale ou nationale on sait aujourd'hui que les acquis en lecture en orthographe ou en grammaire mais aussi en calcul et en Scien sont plus faibles qu'hier je ne prends qu'un exemple à la même dicté de 85 mots 46 % des élèves de CM2 faisaient plus de 15 erreurs en 2007 ils étaient seulement un/4 en 1987 en 2017 seul 37 % des élèves de CM2 réussissent les divisions proposé les mêmes contre 75 % 87 le système éducatif français n'a jamais comblé les écarts d'apprentissage entre les classes sociales désormais on sait aussi qu'il creuse les performances scolaires au cours du parcours scolaire c'est-à-dire que moi en tant que sociologue à niveau scolaire donné en 6e j'ai de plus en plus de mal à déterminer le niveau scolaire en terminal parce que le système scolaire les creuse et donc du coup on a beaucoup de collègues qui nous répondent mais à quoi bon accueillir pourit conduire en fait puisque le niveau est si disparate on narrive plus à le gérer et dans ce contexte il faut comprendre aussi que pour des collègues je je comprends que ce soit un peu dur à entendre mais que l'extension de la sélection est vu non pas tant comme une réponse idéologique mais comme une réponse pratique à un problème d'inégalité scolaire et à cette épineuse question du niveau scolaire et des acquis scolaires parmi les étudiants alors bien sûr les universités et les les enseignants des universités font une expérience très inégale des écarts d'acquisition des étudiants en fonction des filières mais c'est bien parce que nombre d'entre nous n'ont jamais été pris à ce point dans les contradictions entre l'élitisme républicain et les ratés de la démocratisation scolaire que la sélection c'est auoujourd'hui imposé d'abord à bas bruit puis de façon totalement légitime on pourrait dire par le droit avec parcours sup dans une telle configuration la critique politique actuelle de parcours sup est essentielle mais elle a aussi un goût d'inachevé et dans le livre on fait une série de propositions politiques pour essayer d'envisager un monde qui soit sans parcours sup mais qui propose une véritable démocrati scolaire il faut prendre en charge politiquement la question des mécanismes de formation scolaire de tout ce qui fait qu'au cours du parcours scolaire on apprend pas on apprend mal on apprend pas de la bonne façon et qui génère aujourd'hui ce qu'on appelle nous dans le livre des ruptures universitaires il y a une vraie faiblesse je le dis à des amis mais je le dis quand même de la réflexion à gauche d'un contre-projet à ce projet libéral très déstabilisateur on est très fort pour critiquer le storytelling du monde des meilleurs qu'on nous propose à l'université mais j'avoue qu'à gauche on attend encore d'avoir un programme politique qui nous permette de répondre précisément à quelle école on on quelle école on propose aux enfants d'ouvriers et d'employés pour le 21e siècle j'ai pas fini je termine je suis désolé mais du coup de de quoi parcourss et le nom parcours sup institue en fait les ratés du système éducatif français en principe de fonctionnement voilà de quoi parcours sup est le nom pour répondre à la question et donc il a toutes les chances de survivre à sa disparition si on ne fait que l'enlever en fait parcours su propose précisément sur l'accroissement des inégalités d'apprentissage entre les classes sociales qu'il propose de gérer par une très très forte hiérarchisation des études supérieures entre les licences Premium et les licences lowcost dès lors que faire alors je vais pas livrer tout ce qu'on propose je on revient évidemment sur le C je je spoile pas le livre en disant que on a un deuxième levier de financement c'est le programme d'investissement d'avenir qui a été essentiellement attribué à des universités qui accueillent les les étudiants les plus sélectionnés là aussi c'est à peu près 7 milliards euh nous ce qui je je je vais faire deux points qui sont importants pour nous d'une part il nous semble qu'un projet politique progressiste pour l'université et pour l'école doit replacer la question de formation intellectuelle de la transmission des savoirs au cœur du projet on ne plaide pas du tout dans le livre pour un droit à tenter sa chance nous on plaide pour un droit effectif à la réussite universitaire et à la démocratisation scolaire alors juste un chiffre parce que c'est important d'avoir cette donnée en tête parce qu'elle est sujet à des débat on a été ceux avec Tristan qui se sont fortement opposés à la ministre enfin l'ancienne ministre quand elle a annoncé les taux d'échec en licence on en a fait un article dans une revue scientifique et nous on avancait le chiffre de 60 % de réussite en licence mais non pas 60 % d'échec dans nos calculs et ce qu'on reprend des chiffres du ministère c'est que 28 % des étudiants entrés en licence rompent avec leurs études sans obtenir le moindre diplôme de l'enseignement supérieur au bout de 7 ans bien sûr ce chiffre est une moyenne ça veut dire que pour les enfants d'ouvriers c'est beaucoup plus et encore plus pour les enfants d'employés quelquesuns ont des bac plus de ils sont 9 % donc autant vous dire que le discours sur aujourd'hui l'université c'est des réorientations il est en partie infondé c'est marginal ces réorientation quand on échoue à l'université dans les premières années on échoue pas d'un coup ça prend du temps et bien il y en a 28 % qui n'ont aucun diplôme 7 ans après alors bien sûr on peut nous dire il y a une constante macabre ça a été le cas dans les années 70 il y avait beaucoup d'échecs mais qu'on ne s'y trompe pas l'échec à l'université et les les ruptures universitaires auquell on assiste nous en tant enseignants n'ont rien à voir avec les ruptures universitaires des années 70 et 90 d'une part ell se déroule dans un contexte de concurrence accrue pour accéder aux emplois qualifiés donc autant vous dire que vous présentez aujourd'hui sur le marché du travail avec un an d'études non diplômé c'est pas le même signal que dans les années 70 et d'autre part il faut aussi le reconnaître ces étudiants sont aujourd'hui non diplômés alors même que jamais on a autant créé des règles pour diplômer les étudiants depuis les années 90 on a créé des systèmes de compensation qui qui ont participé à élaborer ce nouveau système ce nouveau régime de sélection scolaire la deuxième priorité pour laquelle on plaide c'est de garantir aux étudiants notamment des classes populaires les moyens matériels d'apprendre et d'étudier il faut toujours rappeler hein des fois on a l'impression qu'on oublie qu'on est à l'université pour apprendre et pour étudier nous on a réussi à trouver que 30 % des familles populaires jugent que leurs revenus sont trop insuffisants pour garantir les poursuites d'études de leurs enfants alors que c'est seulement 4 % dans les classes moyennes et dans les classes supérieures donc je vous laisse entrevoir ce que nécessite une enfin les craintes que suscitent les les les choix d'orientation dans l'enseignement supérieur quand on vient d'une famille d'ouvriers et en comptant à la fois l'aide financière directe les achats réalisés et l'éventuelle aide pour le loyer l'aide moyenne fournie par les ménages de parents qui ont un enfant en tour d'étude s'élève à 5170 € par an en 2014 donc c'est-à-dire qu'aujourd'hui avec l'inflation on est à un peu plus de 5500 €. c'est un budget qui est hors de porter pour le la moindre famille qui a un ouvrier ou une employé 5500 € par an donc il faut vraiment garantir des ressources matérielles pour pouvoir étudier je termine enfin en disant que dans les années 2010 les données du ministère estiment que les stages aussi ont concerné de plus en plus d'étudiants on a à peu près à 63 % d'étudiants qui déclarent une durée de stage au moins égale à 2 mois mais que parmi ces stages seul la moitié donne droit à une gratification inférieure à 400 €. et je pense qu'il y a là aussi un vecteur important pour les législateurs je vous merci merci merci beaucoup également pour pour l'invitation euh je me représente juste rapidement pour ceux qui sont arrivés peut-être un petit peu après donc ééonor Schmidt moi je je suis secrétaire national du coup de l'organisation étudiante l'alternative je sais pas si on m'entend bien j'essaierai de parler un peu plus fort sinon euh donc moi ce que je voulais faire c'était déjà revenir sur un un petit bilan rapide du quinena Macron qui vient de que enfin le premier carquen qui vient de s'écouler et revenir sur les luttes qu'on va avoir amener dans les dans les semaines à venir en essayant du coup de dresser des pistes des pistes de mobilisation en commun et en essayant aussi d'ouvrir un petit peu la perspective après le le constat qu'on vient de qu'on vient d'avoir grâce à grâce à Cédric euh donc pour commencer un rapide bilan qu'on peut faire c'est que Macron il a mené une politique antiune pendant 5 ans ça a commencé par les 15 milliards d'économies qu'il a fait sur le dos des plus précaires d'entre nous avec donc la baisse des appels en 2017 euh et puis je vais revenir après plus en détail là-dessus mais les 5 ans qu'on de vivre en tant qu'étudiant ils ont été marqués par un recul de de de nos droits ça a été marqué par un grand schlem avec la loi la loi bienvenue en France et la lo enfin la loi de programmation de la recherche et puis c'est pas à vous que que je vais que je vais la prendre mais ces réformes on sait qu'elles sont pas finies Macron il a pas épuisé encore toutes les pistes de son projet pour l'enseignement supérieur on a encore eu la preuve hier avec Sylvie rotaillot qui devant les présidents d'université a appelé à accroître l'autonomie des universités à la renforcer ou encore on peut penser à Emmanuel Macron qui y a quelques mois euh annoncer ce qui n'est rien d'autre qu'à terme une hausse généralisée des frais d'inscription euh comme je viens de le dire Macron on le sait c'est le président de la méritocratie c'est le président des préétudiants de la reproduction sociale de la sélection et de la libéralisation de l'enseignement supérieur le sujet de la démoition de l'université il est vaste et c'est pour ça que je vais me concentrer moi sur sur deux points euh donc qui sont des sujets qui reviennent chaque année he finalement à l'approche de la rentrée c'est la précarité et la sélection au sujet de la sélection euh je vais commencer par parcours sup il faut le rappeler he comme comme a dit Cédric c'est 100000 étudiants qui se sont qui se retrouvent là cette année sans affectation et chaque année c'est plusieurs dizaines de milliers de jeunes qui se retrouvent mis de côté et maintenant alors que la ministre elle avait promis la création de 4000 places à la rentrée sans qu'aucune ne soit ouverte au final et que pire même des des centaines a été supprimé on apprend que pour la rentrée prochaine le gouvernement mettre veut mettre en place parcoursmaster on voilà la stratégie habituelle pendant des années on sousfinance l'enseignement supérieur on refuse de créer de nouvelles places en Master et en licence malgré l'augmentation continue du nombre d'étudiants et du coup maintenant on va nous expliquer que la seule solution pour faire face à pour faire face à cette situation c'est la sélection et que le meilleur moyen de faire de la sélection c'est de créer du coup une plateforme qui aura les mêmes effets déléires que ça a eu du coup pour l'entrée en licence il y a eu des discussion récente avec le ministère sur le sujet et lors de ces discussions l'alternative du coup que que je représente a été la seule organisation étudiante à se prononcer de façon claire contre la transformation de la place de la plateforme trouver mon Master en une pardon j'ai a été contre du coup cette cette transformation de la plateforme en une plateforme de de sélection euh parce que bien que que le G bien que le gouvernement nous dise le contraire on sait que c'est c'est les mêmes les mêmes al enfin même s'il y aura pas d'algorithme on sait que ça va être la même chose on sait déjà que c'est le même prestataire d'ailleurs que pour parcours sup et si légitimement du coup on pourrait penser qu'une plateforme nationale elle va rien changer en terme de sélection et va uniquement simplifier nos démarches bah là on va essayer un petit peu de décrypter de de rappeler différents éléments qui nous placent nous en opposition avec sa mise en place djà il est important du coup de revenir en arrière de revenir en 2016 avec une loi donc qui avait été présentée au syndicat étudiant à l'époque comme la consécration du droit à la poursuite d'études 6 ans après personne ne peut douter que c'est surtout la consécration de la sélection en master qui a été généralisée et ceci sans sans aucune augmentation du nombre de places si la mise en place d'une plateforme nationale de sélection elle nous est présentée comme un ajustement technique aujourd'hui et comme si elle était nutre politiquement on n'est pas dupe et on sait que ça va encrer encore plus la sélection dans le marbre et rendre plus difficile nos actions militantes nos actions militantes établissement par établissement également pour permettre l'inscription des 100 master concrètement rien ne permet aujourd'hui de garantir que cette plateforme elle améliore l'accès en master car si elle simplifiera la manière d'effectuer les demandes tout semble indiquer qu'elle reproduira le fonctionnement de parcours sup avec un un long temps d'attente avant d'avoir une réponse positive pour la majorité des candidats ainsi on diminue d'un côté le on diminue d'un côté le stress inérant en démarche de candidature pour l'augmenter finalement par rapport au temps de réponses des des établissements le troisième point c'est que la plateforme elle va elle va nécessairement augmenter la sélection en gravant dans le marbre le principe de sursélection en autorisant explicitement les établissements à demander un nombre illimité de documents pour sélectionner les étudiants de l'autre en diminuant le nombre de candidatures possible aujourd'hui nous pouvons candidater dans autant de Master que nous le souhaitons et avec cette plateforme le ministère il a dors et déjà indiqué que ça ne serait pas le cas alors que déjà aujourd'hui des étudiants ne rentrent pas en master malgré un nombre de candidatures supérieur à 50 à 50 ou 60 dans certaines filières notamment en droit euh qui peut croire aujourd'hui que via cette plateforme avec un nombre réduit de candidaturees la situation elle sera meilleure le 4ème point et donc le dernier c'est que je veux rappeler qu'accepter la plateforme nationale de sélection au nom de la simplification des démarches finalement ça revient à faire le jeu du gouvernement personne ne peut nier le fait qu'il n'est pas acceptable de devoir faire autant de candidatures différentes à l'heure actuelle et que multiplier les dossiers de candidature effectivement ça représente une certaine charge pour l'étudiant mais si cela est devenu une problématique si importante c'est justement à cause de la mise en place de la sélection en 2016 avant la avant cette loi une sélection illégale mais pourtant assez commune existait déjà à l'entrée du M2 et pourtant les étudiants n'étaient pas aussi contraints qu'aujourd'hui à multiplier le nombre de candidatures donc accepter la mise en place de cette plateforme c'est accepté c'est actter la mise en place irréversible de la sélection Master et refuser d'inverser la tendance en mettant le ministère face à ses responsabilités nous par rapport à ça bien sûr on revendique la fin de toute sélection à l'entrée de l'université et un et surtout un investissement massif euh dans l'enseignement supérieur euh on a estimé nous à 150000 places le nombre de places qui manquait pour pouvoir accueillir tout le monde que ce soit en Licence ou en master le deuxème sujet ça va être celui de la précarité euh comme ça a été rappelé du coup juste avant aussi par rapport à la crise sanitaire ces 5in dernières années elles ont été marqué par une explosion de la précarité étudiante qui a été donc surtout médiatisée et visibilisée pendant la crise cette précarité étudiante elle a également des conséquences en matière de santé on sait queil y a deux étudiants deux étudiants sur trois qui se disent en situation de malêtre on sait qu'il y a un/3 d'entre eux qui n'ont pas recours aux soins pour faute de moyens et on sait qu'une majorité de d'entre nous d'entre les étudiants euh sautent régulièrement des repas pour faire des économies pendant 5 ans il y a une ministre qui nous a promis une réforme des bourses sans qu'aucune concertation débute sur le sujet cette réforme des bourses on l'a demandé et revendiqué pour plusieurs points euh parce que aujourd'hui il est évident qu'il faut refondre totalement notre système il y a 3/4 des étudiants qui sont exclus exclus de ce système de bourse parce qu'il est calculé sur le revenu des parents et parce que le montant et aussi parce que le montant maximum de de bourse aujourd'hui il est situé à 500 € 500 € en dessous du seuil de pauvreté et que c'est pas tolérable de laisser la jeunesse dans une telle précarité dans ce contexte le projet de réforme des bourses il a été remis sur la table là à la rentrée avec donc des négociations qui devraient commencer dès la première quinzaine de septembre et une ministre qui assume clairement la ligne du gouvernement d'aller à contresens des aspirations de la jeunesse sans trop rentrer dans les détails non plus mais pour vous donner quand même certaines pistes et certaines clés pour euh pour vous mobiliser euh je vais je vais essayer de de revenir un petit peu sur eu sur la réforme et essayer de la décrypter euh donc le premier point je l'évoquais déjà au début mais donc le président candidat Macron en janvier il tenait des discours assez flous donc sur une possible hausse des frais d'inscription à l'université sur le modèle anglais où donc on a des frais d'inscription qui peuvent aller jusqu'à 9000 livres plus tard il a essayé de se rattraper de rattraper la polémique et il disait alors finalement qu'on allait aider parfois de manière peu pertinente des étudiants qui n'en auraient peut-être pas tant besoin que ça si on traduit un peu le macronisme ça veut dire qu'on a un système de Bours du coup qui a évolué ces dernières années en ouvrant les aides à de pardon les aid à nouveaux étudiants notamment issus des classes moyennes donc ça c'est l'échelon Z0 B et l'échelon 1 et c'est là où aujourd'hui on enfin c'est là où les échelons où il y a le plus d'étudiants boursiers qui sont concentrés et en fait cl concrètement ce que vous pourrait faire Macron du coup ce serait supprimer ces échelons là pour pouvoir faire des économies et donc il y a un risque que silv roto donc la ministre de l'enseignement supérieur supprime ses bourses à ses étudiants en présextant par exemple que ce serait donc pour augmenter les bourses des des échons les plus élevés mais on sait que on sait que c'est simplement pour faire des économies deuxième point c'est l'autre projet de Macron qu'il a explicité durant sa campagne d'entre de tour c'est celui de la fusion des appel avec les bourses et ici donc comme je l'ai dit avant on sait que les APL quand elles ont été baissées en 2017 ça ça enfoncer encore plus des étudiant dans la précarité donc on sait très bien que si fusion il y a c'est les étudiants qui vont être perdants cette fusion par exemple elle permettrait donc de réaliser d'importantes économies au gouvernement puisque ça me permettrait de garder seulement les B BS qui touche seulement donc un/art des étudiants comme je l'ai dit avant et donc ça ferait qu'il y aurait toute une partie des étudiants qui touchent aujourd'hui les appels qui seraient exclus de ce nouveau système de bourse et surtout il y aurait tous les étudiants étrangers qui en seraient également exclus parce que il y a pour le moment il ne touche aucune aide du de la part du ENF il v ils ne touchent aucune bourse secrétairees sociaux la TR la troisème information pardon qu'on a aujourd'hui elle nous provient de de la ministre syvier roto elle-même qui a insisté de nombreuses fois sur son attachement à la mise en place de droits et de devoirs de l'étudiant ça ça peut se traduire par l'instauration de critères méritocratiques par exemple comme le fait de ne pas avoir la possibilité de redoubler ce qui existe actuellement dans certains pays ou alors ça peut se traduire sur par l'instauration d'un modèle en plus qu'elle revendique qui est celui de du contrat d'engagement jeune ce contrat d'engagement jeune je sais pas si tout le monde le connaît ici mais c'est un contrat qui permet en gros de reverser une somme modique bien inférieure à tout autres minimas sociaux aux jeunes en échange d'un certain nombre d'heures d'heures d'activité minimum ça c'est quelque chose que proposent concrètement les jeunes avec Macron et Macron et et c'est donc ni plus ni moins qu'une incitation au salarié à étudiant alors qu'on sait bien que le salarié à étudiant c'est la première cause d'échec en licence et que le salar étudiant ça concerne un étudiant sur deux aujourd'hui enfin le 4è point de de cette réforme c'est c'est qu'il est évident aujourd'hui que l'enseignement supérieur il a un cooup quand on est étudiant et on sait que Macron il est favorable à la massification des préétudiants on a notamment Stanislas Guerini qui a dit qu'il était pour donc la massification des parcs donc les prêts à à remboursement contingent euh donc ça c'est toujours quelque chose qui est sur le modèle de l'Angleterre donc c'est des choses qui existe vraiment déjà ailleurs et on sait que le seul effet que ça c'est un effet qui est spéculatif et qui est dangereux à la fois pour l'économie et pour les étudiants en bref et pour pour résumer un petit peu ce qu'on ce qu'on vient de voir là c'est que aujourd'hui on a deux visions qui qui se confronte radicalement d'un côté la libéralisation de l'enseignement spur qui est proposé donc par Macron et rotaillot contre lequel nous on porte la nécessaire démocratisation de l'enseignement supérieur et et de la Recherche face à ça c'est notre rôle du coup d'assumer notre opposition frontale au gouvernement entre ceux qui qui voudront baisser les bourses et ceux qui voudront la rupture et laallocation autonomie pour éradiquer le salariat étudiant et la précarité et permettre à toute une génération de uniquement pouvoir se concentrer sur sur leur formation de pouvoir s'émanciper et donc acquérir le plus haut niveau de connaissance et de compétences possibl pour pouvoir mener la bufurcation la bufurcation écologique dont notre pays a tant besoin aujourd'hui pour reprendre un certain slogan puisque on est ici au aux amphis oui notre université est possible mais pour ça il va être nécessaire de construire le rapport de force et ce rapport de force là ça a forcément passer par l'unité d'ACF par le besoin d'unité d'action au sein du mouvement étudiant d'une part mais aussi au sein du mouvement social de manière général avec les syndicats professionnels il y a énormément de de réformes à aborder donc c'est compliqué là de de tout faire dans dans une intervention j'ai beaucoup parlé des étudiants de mais la précarité la marchandisation du savoir et les inégalités finalement ça touche aussi tout le secteur de l'enseignement supérieur et de la Recherche et notamment les plus précaires avec qui du coup nous en tout cas à l'alternative on essaie de créer CR des cadres de discussion et d'action communes vous l'aurez bien compris du coup on a une rentrée sociale bien chargée qui arrive des étudiants qui n'en peuvent plus et un gouvernement qui ne peut plus alors notre notre objectif maintenant c'est de le mettre en échec on s'est positionné clairement sur le fait que de notre côté on souhaitait la possibilité qu'une marche commune au partis politiques et au syndicats dite donc la marche contre la vie chère est lieu en octobre et que ce soit pour nous sur les fac la première date de mobilisation étudiante mais en tout cas il est sûr qu'on aura besoin de nous mobiliser ensemble pour en finir avec la démolition de l'Université et de la Recherche [Applaudissements] ça marche pas et là ouais alors merci merci à tous les intervenants d'abord d'avoir respecté le temps de parole déjà c'est une première réussite il y a pas pas mal de mains levé on va essayer de de s'organiser parce que il faudrait que vous veniez plutôt devant à poser votre question donc on va faire essayer de faire un homme une femme une femme un homme aussi ou par ranger ouais je vais commencer par la par par par plutôt par derrière à ce momentl ouais on va pas voir tout le monde on sélectionner la grande question alors si vous voulez bien faire en sorte qu' soit relativement courte aussi voilà donc on va commencer par vous vous puis vous puis vous puis vous si vous voulez bien venir les poser ouais il faut carrément se se mettre debout sinon il y a une voilà et mettez-vous derrière on fait un premier un premier une première série faud venir après ouais une première série on a un peu de temps on a une demi-heure donc ça va le faire si vous pouvez vous ça fait un homme une femme comme ça met voilà je fais CQ c c questions et après on on refait une une file voilà désolé c'est un peu voilà je je vous passe le micro ma question bonjour merci d'être là ma question est très rapide vu toutes les destructions dont vous avez parlé et que on a tous vu depuis une vingtaine d'années en fait à combien de temps et avec quels moyen pensez-vous qu'on pourrait revenir à une université à une recherche en bon état euh bonjour donc j'ai deux questions mais très courtes ma première c'est de savoir donc je suis chercheuse au CNRS et donc j'ai un gros problème sur les moyens d'action et de mobilisation qu'on peut utiliser pour faire changer les choses en attendant un changement politique parce que ben on est éclaté entre le CNRS l'INRA l'incerme ainsi de suite et l'université d'un côté éclater dans la France et de manière assez chronique quand j'étais en Angleterre en postdoc où la situation est bien pire on a réussi à avoir des convats syndicaux avec des gains assez impressionnants que je n'arrive pas à retrouver depuis que je suis rentrée en France et ma deuxième question qui est plutôt par rapport aux bourses pour les étudiants qui serait plutôt la partie de la bourse avec une exonération des frais d'inscription pour savoir s'il serait possible de demander à l'étendre aux étudiants qui sont les étudiants en thèse qui pour le moment payent l'inscription à la fin et c'est une très très grosse part de leur bourse enfin de leur revenu en fait euh bonjour à tous moi je vais des questions concernant la mobilisation étudiante donc ça va se concerner à la fois éhonor et la fois Monsieur le Député euh nous à la fac on subit une une très forte répression notamment les milieux syndicaux et les milieux engagés et ça allait en en s'accentuant pour prendre des exemples que je connais bien l'occupation de la Sorbonne ça a été euh le le siège par par les par les CRS et par la police de la sorbogne qui n'était plus accessible ça a été la mise en garde ça a été la la séquestration d'une quarantaine d'étudiants à la fin de l'occupation ça a été le gazage de tout le monde ça a été des matraquages euh ça a été des mises en garde à vue aussi et ça a été aussi le fait que pendant plusieurs mois la sbon était plus accessible que ce rendez-vous euh deuxième exemple auquel j'ai participer aussi ça a été la lutte des SFC à Nanterre euh lut des SFC on a mené contre une une présidence de gauche je tiens à le préciser disait Monsieur Philippe gervéan Boni qui se dit géographe marxiste contre les inégalités sociales il a payé 500000 il a mis en place il a payé plus de 500000 € de surbudget pour des milices pr enfin pour pour des pour des vigilant plus et pour de la protection policière en plus ça a été de la répression syndicale ça a été des militants syndicaux qui ne pouvaient plus accéder à leur partiel qui ont été mis sous pression qui ne pouvaient plus accéder à leur locaux ça a été des mises en demeure ça a été il faut savoir aussi que dans les dossiers des S qu' a des il y a des il y a des il a des étudiants concernés qui sont des étudiants étrangers que s'ils n'ont pas leur s'ils n'ont pas leur le leur leurré enfin leur comment on dit leur leur inscription ou qu'ils ont s'ils ont des des parcours tronqués ils peuvent se voir refuser refuser leur titre de séjour et donc ils sont menacés d'qtf euh voilà donc ma question c'est comment on met en place une mobilisation étudiante malgré malgré cette forte répression policière et comment aussi on peut faire en sorte que et là ça par plus un parler pour la nup et comment on peut mettre au banc un peu les même les les présidents même de gauche qui pourtant appliquent les réformes du gouvernement et appliquent des réformes néolibérales à l'université merci je vais parler très rapidement parce que j'ai peur que ça soit long donc il y a quelques mois j'ai été amené à écrire un article je vais vous dire comme ça ok donc il y a quelques mois j'ai été amené à écrire alors il y a quelques mois j'ai été amenée à écrire un article je vais vous lire le titre de com an pas du tout parce que je suis spécialiste mais je vais vous dire pourquoi les deux raisons parce que je suis doctorante en archéologie en Angleterre et donc les universités sont semiprivatisées en Angleterre elles sont elles ont des subventions de l'État en étant privé et l'année dernière ils ont annoncé la le financement seulement de ce qu'ils appellent les stems science technology engineering and mathematics et du coup ils ont coupé le financement des sciences humaine notamment de l'archéologie et du coup plein de départements d'archéologie ont été fermés dont le mien à Sheffield donc d'une part ceci ce qui m'a poussé à me pencher sur la question et d'autre part parce que je milite aussi par les franceç soumise en France dans un parti libanais certainement d'pposition et de gauche dans l'enseignement supérieur où là on a d'énormes difficultés depuis les années 90 où ils ont tellement libéralisé le système et donné euh autorisé l'ouverture de plein d'universités euh commercial en fait que je suis désolée d'employer le terme que je déteste le marché du travail donc en fait les diplômes ne correspondent plus du tout au marché du travail local et l'enseignement est devenu seulement un outil pour l'émigration des jeunes on donne des diplin pour qu'il puisse travailler à l'étranger envoyer de l'argent au Liban et faire nourrir le système bancaire notre seul système économique quoi donc à la suite de cet exercice je suis sortie euh complètement tiraillée entre deux choses parce que vous avez parlé de euh de que vous êtes contre la sélection et je suis tout à fait d'accord la sélection des étudiants parce que comme je suis en Angleterre je suis complètement dégoûtée si moi j'étais en première année de licence j'aurais voulu quand même faire de l'archéologie même si j'ai pas été sélectionné mais en même temps en fait avec ce qu'on voit au Liban en fait avec euh la la complète l'État est complètement désengagé en fait de la planification de de l'enseignement supérieur que là c'est devenu n'importe quoi donc elle est où en fait la limite entre ne pas vouloir sélectionner et quand même un petit engagement de l'État pour planifier l'enseignement supérieur donc c'est vraiment une question parce que je suis tiraillée ou mettre la limite merci d'abord juste merci ma camérade pour faire passer ce mot qui effectivement va pas être très loin pour moi alors moi je suis doctorant également par en archéologie en histoire médiévale je fais partie des quelques chanceux qui sont doctorants contractuel et vous savez très bien au sein du programme de laanupes on propose de défendre une une une allocation auprès de tous les étudiants de moins de 26 ans donc pour les aider à lutter contre la précarité or le problème c'est que 26 ans ça ne couvre pas tous les doctorants et de plus en plus la sélection pour les doctorants se fait au travers des contrats doctoraux qui sont en sousnombre très clair pour un contrat doctoral on est en moyen à 5 doctorants qui pe postule dessus et derrière ce qu'on nous dit si vous n'avez pas un contrat doctoral soit vous avez le moyen de vous autofinancer ce qui on va pas se le cacher c'est pas le cas pour beaucoup de d'entre nous et sinon c'est des tests par le projet donc qu'est-ce qu'on peut faire nous pour aider ces étudiants qui se retrouvent dans des situations très précaires malgré le [Applaudissements] doctorat bonjour et je voulais je voulais vous dire un petit peu la rebondir un petit peu ce que vous savez déjà déjà dit en fait les l'éducation nationale et les universités ont été décapité depuis euh par exemple si on se rappelle de Allègre qui avait dit qu'il allait dégraisser les mammouth ensuite chaque ministre qui arrivéit à ce niveau il voulait laisser son son nom à sa réforme réformette euh en mettant en échec les étudiants les universitaires et la recherche par exemple il y en avait un petit peu de recherche qui s'appelit la la question des des diplômes qui ne sont pas ni tout à fait universitaire ni tout à fait comment qui s'appelle du public mais qui sétait enfoncé sur la question de la marchandisation c'està-dire essayer de donner un diplôme de façon à que tu puisses être bien dans le marché du travail mais avec un petit salaire évidemment ensuite ça a été la la question de de chaque étudiant qui qui a vu sa ses ressources diminuer et être obligé à travailler en même temps donc c'est c'est la la crise totale dans le dans l'enseignement général voilà ce que je voulais merci Merci à VOUS [Applaudissements] ouais je jeis commencer puis je vous vous complétez alors combien de temps bah ça dépend à partir de quel moment on arrive au pouvoir parce que plus on prend on perd de temps à arriver au pouvoir plus ça va prendre de temps à remettre tout d' plomb moi j'ai envie de dire pour la partie qui est la plus simple c'est les les moyens la résorption la précarité je pense que deux quinena permettront de prendre avoir de l'air c'est 10 ans je pense que si tu es une réponse en un chiffre je te dirais 10 ans pour la question qui a été traitée par Cédric c'est-à-dire la la la question plus à la fois pédagogie le niveau des gens et cetera là par contre c'est beaucoup plus problé enfin c'est beaucoup plus compliqué je préférerais que toi tu essayes d'y répondre en tant qu'enseignant moi je suis pas enseignant je sais pas trop comment on remonte la pente hein quand on a l'ensemble du ça va de la maternelle voilà donc c'est compliqué bon sur les les moyens comment en tant que CNRS on peut enfin en tant que chercheuse tu disais on peut on peut agir d'abord faut quand même pas oublier qu'on a eu un mouvement des chercheurs que moi j'ai connu quand j'étais doctorant en 2003 2004 si je me souviens bien euh qui a été un mouvement fort et qui a permis quand même d'aboutir à C nombre de choses notamment de postes sous shirac on a eu quand même un très grand nombre de postes qui ont été ouverts donc on a réussi à se mobiliser à cette époque- là donc c'est pas impossible d'autre part je pense qu'il faut séparer deux types de mobilisation je pense qu'il faut être le plus combatif possible sur des tas de mobilisation sectorielles sur un petit truc et là je crois que les précaires doivent s'organiser entre eux pour vraiment obtenir les titularisation quand c'est possible au bout de 6 ans pour obtenir des tas de choses concrètes la revalorisation les mêmes droits que les salariés fonctionnaire et cetera euh nous on a eu une bataille sur les Prim maline Ray où on a globalement on a foutu un peu le wide et bah on a gagné quand même au moins le fait que il me versait la même prime à tout le monde au lieu de de de verser des primes complètement différenciées donc la meilleure façon de faire c'est de s'organiser de se syndquer de de voilà les syndicats sont sont encore présents dans l'université et la recherche et je pense qu'il y a moyen de de gagner maintenant je pense effectivement tu as tu pointes un problème contrairement au cheminau ou même aux enseignants euh on on paralyse pas le pays sauf les enseignants chercheurs alors se pose quand même la question de pourquoi il y a pas des mouvements grève massif chez les enseignants chercheurs j'ai jamais vraiment répondu à cette question il y a eu un mouvement de jeunes chercheurs quand même sur la LPR c'était quelque chose j'ai vu beaucoup de jeunes chercheurs beaucoup de jeunes enseignants chercheur je veux dire sur sur LPR qui sont mobilisés et cetera moi j'invite mes collègues ancien chercheur plus facile à dire je suis pas ENCI chercheur mais à réellement être dans un droit de grève effective et du coup d'être dans une vraie dans une vraie avec les étudiants dans dans dans dans un dans quand les étudiants sont mobilisés d'être vraiment avec eux et et avec eux en étant en grève et en grève effective c'est en n'ayant pas cours mais c'est plus facile à dire quand on est dans l'extérieur du champ je te laisserai répondre euh sur la la question des des post doctorants on a une des doctorants et post-doctorants euh en gros on est pour la gratuité de l'université c'est pas si cher que ça en fait hein donc je pense que c'est une mesure il faut qu'on B on se bat sur cette idéologiquement sur cette mesure je crois que c'est important la gratuité de université et à ce moment-là sera gratuite pour toutes et tous et donc ça règlera les une partie des problèmes et notamment pour les frais d'inscription pour les doctorants qui est complètement délirant et pour le les financements des doctorants on a quand même un autre paradoxe c'est qu'on narrête pas d'avoir des rapports nous disant qu'on a plus assez de doctorants puce qu'on a une baisse structurel du nombre de doctorats en France qui est gravissime parce que ça veut dire qu'il y a de moins en moins de jeunes qui font de la recherche et donc même les ministères s'en affolent en disant ah là là il y a une baisse du nombre de doctorants et en même temps bah il suffit juste d'augmenter le nombre d'allocations doctorale point barre pas plus compliqué que ça donc il faut pas chercher à bricoler on augmente massivement le nombre d'allocations doctoral ça ça me paraît simple sur la mobilisation étudiante je pense qu'elle est honneur pourra mieux répondre que moi juste de la part d'un étudiant qui a qui a occupé de fac bon ce que je peux vous dire c'est que moi mon mon point de vue mais c'est peut-être un point de vue de vieux con hein mais le en gros ce qui marche bien c'est un travail de fond pendant des mois et des mois où on passe dans tous les amphis pour expliquer pourquoi il faut absolument se mobiliser pourquoi parce qu' il y a un truc quand même entre la la radicalisation et la massification et il faut trouver le bon équilibre des fois la radicalisation permet la massification c'est que tu' occupes et soudainement ça massifie j'ai connu ça à Avignon hein on a occupé ben finalement on a eu 1000 personnes dans les âgés mais néanmoins il faut que tu es 1000 personnes dans une âé si tu veux mener la lutte jusqu'au bout donc ça veut dire que ça doit pas être que sur une seule fac mais sur toutes les faces ensemble et si toutes les faces sont avec des âés de 1000 personnes et toutes les fac se mobilisent avec des occupations de fac c'est comme les gilets jaunes ils pourront pas vous envoyer les CRS ils ont pas les moyens physique de vous envoyer les CRS dans ce moment-là les gilets jaunes c'est ce qui s'est passé quand tous les rond-points sont pris les les les je vous rappelle quand même qu'il y a certaines gendarmeries les flics se sont barrés en courant donc le rapport de force la violence policière elle existe c'est un vrai problème elle augmente beaucoup plus qu'à mon époque là je suis d'accord avec toi mais face à la massification ils ne font rien jamais rien donc il faut la massification et ça ça veut dire travailler sur ce que disait Cédric c'est qu'il faut quand même trava on est contre par exemple la sélection mais c'est pas le cas beaucoup d'enseignants c'est pas le cas de beaucoup de d'étudiants ça veut dire qu'il y a un travail de fond à faire avec tous les étudiants alors si vous voulez moi je suis disponible on passe dans les fac on fait des conférences on fait des conférences avec des chercheurs et cetera pour expliquer pourquoi la sélection n'est pas la solution mais mais si tu veux il y a un travail dans bataille des idées avant avant d'aller faire ton occupation parce que sinon si elle est minoritaire oui vous serez isolé on sera là pour vous aider mais vous serez éésolé sur l'international je finirai juste sur l'intern national ta question est très intéressante d'abord je pense que c'est super important qu'on travaille mieux à l'international on avait commencé à le faire avec le livret on a créé un réseau alors qui est un petit réseau que que notreine copine Sabine anime d'universitaire notamment d'Amérique latine d'Angleterre moi je connais pas mal de collègues au Canada il faut qu'on travaille là-dessus à l'international parce qu'on a beaucoup à apprendre de ce qui se passe ailleurs bon sur ta ta question c'est vraiment la question c'est aussi la question posé un peu Cédric c'est-à-dire comment on fait quand même pour répondre au besoins de la société donc moi je refuse de rentrer dans une logique de compétence mais néanmoins on a besoin de de plombier on a besoin de on a besoin de de menusier si on veut avoir une filière bois et cetera pour l'instant on a fait quelques quelques pas dans programmatique que je je vous engage à lire dans le plan pour les une qualification et les savoirs pour la planification écologique donc c'est un plan que j'ai corédigé avec d'autres collègues de la LFI pour le le programme et notamment on avance l'idée de centre Polytechnique hein dans lequel bon nous on est on défend les lycées professionnels à fond à fond et ensuite pour faire le lien avec le l'université de centre Polytechnique moi j'ai un peu on a un peu réfléchi sur la forêt c'est dire que bon on pourrait on a besoin de tous les métiers il faudrait que tous ces métiers se retrouvent dans des centres polytechniques pour qu'il y ait des passerelles à tous les niveau et que des gens de cap puissent être en en en contact y compris avec des chercheurs qui font les cours aussi à l'université sur sur ces questionsl et avec des centres polytechniques et ça nécessite aussi la revalorisation de ces métiers techniques mais il y a une vraie réflexion de ça mais cette réflexion ça ça à mon avis la solution c'est pas le diplôme qui correspond à je sais pas à l'entreprise totale qui fait et là ils sont en train de reprendre la main les les les entreprises privées reprennent la main sur tous les lycées professionnels dans l'agroalimentaire c'est une catastrophe et ça veut dire que c'est les grandes boîtes Monsanto et cetera qui vont faire les les formations des lycées pro imaginez la catastrophe que c'est si on veut faire une planification écologique donc et c'est pas la solution parce qu'en réalité les techniques évoluent tellement vite qu'on n pas intérêt à être formé juste par il faut que des intervenants du monde professionnel mais il faut qu'on ait des qualifications fondamentales qui nous permettent d'évoluer dans les métiers donc y compris au Liban je pense que il faut travailler à l'interaction mais on a besoin de qualification y compris de haut niveau fait par des chercheurs parce que à un moment donné dans ton emploi y compris en tant qu'agriculteur tout tout ce qui est par exemple ce que je connais bien la télédétection c'est les satellites et tout ça ça sert maintenant aux agriculteurs en fait donc maintenant ça il y a tellement une élévation du niveau technique et du besoin de connaître un nombre de choses que voilà p alors ben je vais répondre à quelques questions seulement B sur le temps pour mettre en place un système éducatif démocratique je vais faire de propositions c'est un peu comme ça qui est structuré la la conclusion il y a d'une part ce qu'on peut faire à l'échelle de l'université et la réorientation des des programmes d'investissement d'avenir qui sont des empreuns fait par berer donné ça ça peut aller assez vite en fait on voit bien qu'à sa clé en 5 10 ans c'est enfin 5 6 même ça allit assez vite alors qu' il dorment sur de l'argent hérité de ses emprunts donc ça peut aller vite il faut il faut se représenter he ce que c'est c'est c'est ça fait 15 milliards d'euros entre le programme d'investissement d'avenir et puis le le Crédit Impôt Recherche moi je suis pas complètement défavorable alors à laisser 1 milliard d'euros dans le crédit impô recherche tel qu'il existait dans les années 90 parce que on sait que l'État peut pas enfin voilà avoir l'œil partout donc mettons 6 avec 15 milliards d'euros je crois qu'on est en dessous du plan université 2000 qui avait permis la de explosions scolaire aux universités donc ça veut dire vraiment je pense vraiment sur l'enseignement supérieur en moins de 10 ans avec ces deux leviers là c'est énorme en fait comme comme comme argent pour les bâtiments mais aussi pour je ve dire les collègues et les entretenir la deuxième chose par contre sur le système éducatif alors je vous ai pas tout dit parce que voilà il y avait le temps comment dire les 28 % d'étudiants qui arrivent à l'université et qui sortent sans diplôme 7 ans après et je suis désolé l'honur je suis pas d'accord la raison principale de le leur échec c'est pas le salariat et j'aurais aimé pouvoir prouver ça mais dans le livre on dit clairement qu'on arrive pas à montrer ça c'est leur niveau scolaire aux évaluations de français et de mathématique en 6e en fait et donc en fait nous dans le livre en conclusion on plaide pour la fin des trois voix c'est-à-dire pour la fin de la voie générale de la voie professionnelle et de la voix technologique on plaide pour un lycée commun qui est un projet qui est porté par le Groupe de recherche sur la démocratisation scolaire alors je sais que c'est pas c'est pas un consensus à gauche mais il faut se rappeler on le fait dans la conclusion que le SNES a pas toujours par exemple eu la position de défendre la voie technologique et la voie professionnelle dans les années 70 le SNES Ctait un projet qu'il défendait c'était le syndicat majoritaire des des enseignants et et en fait le ces trois voies elles sont la raison même qui permet au service enfin au système éducatif français de gérer ces écarts d'apprentissage entre les classes sociales et de les creuser en fait et donc nous on on s'inscrit dans les dans les rails de ce de ce groupe de recherche alors on développe pas parce que c'est un livre sur l'université mais je je vous invite à à venir discuter ce ce projet d'une école commune qui est grosso modo une sorte d'école àin finlandaise où bah en fait les apprentissages sont au cœur du système il y a pas de redoublement et tout le monde a un diplôme commun et on commence à se spécialiser après après le lycée la deuxième question sur quels sont les moyens d'action à l'échelle de l'enseignement sup et particulièrement dans les organismes de recherche elle me touche particulièrement parce que je suis au CNRS je dirais d'une part au stade des idées il y avait un consensus intersyndical justement depuis 2003 pour dire nous au CNRS le seuil de renouvellement de des chercheurs c'est 500 postes par an et aujourd'hui on est à 250 Mo 13 postes puisque la le directeur le président directeur général Antoine petit s'accorde 13 postes pour recruter des des chercheurs star comme il appelle ça donc voilà on est à 237 et donc et certains groupes qui se sont montés dans les mobilisations récentes ont malgré eux fait baisser ce ce ce point de consensus donc moi je pense que c'est important qu'on a en tête ces seuils de dire que auocnrs c'est 500 postes par an qui garantissent le recrutement et pas moins en fait et que là on est à peine à la moitié de ce qu'on devrait avoir et après sur les sur les modes d'action c'est très compliqué parce que d'une part on a la gestion de nos carrières alors c'est un peu technique mais enfin nous les chercheurs on voilà il y a personne d'autre qui gère nos carrières c'est nous qui les gérons entre nous dans par des élus et donc là on on est les pieds et les mains prises dans la LPR avec ces systèmes de prime à attribuer à des gens à se battre pour qu'elle à peu près le même montant à tout le monde et donc bah moi je partage le le désarroi en tant que syndicaliste de VO voilà des modes d'action je sais aussi que il y a des modes d'action qui ont très bien marché au début des années 2000 en France comme la démission collective des directeur de labo qui avait été très très suivi et qui avait eu un petit écho quand même qui marche plus quoi enfin voilà ça en tout cas la dernière fois ça a pas très bien marché donc je je suis preneur de d'idées moi j'ai l'impression qu'en tout cas le quand on discute avec les collègues qui sont précaires c'est là qu'il y a un levier d'action assez puissant et que leur détermination en tout cas pour ceux que je connais à Paris elle est totale et ça fait plaisir à voir en enfin la dernière question qui a été posée me semble ouvrir le débat sur la professionnalisation des études et dans le dernier chapitre de l'ouvrage on y revient cette professionnalisation en France elle a elle a été vraiment amorcée à partir des années 70 elle existait avant depuis l'université impériale les diplômes de l'université française sont censés être professionnalisants voilà on fait pas des études de droit seulement pour le plaisir mais l'État français avait prévu qu'on fasse des études de droit pour avoir le droit d'accéder aux professions réglementées avocat tout ça et donc dans le dernier chapitre on montre surtout que la nouvelle vague de professionnalisation qui s'est amorcée dans les années 90 tous ces diplômes professionnels que certains d'entre nous ont vu se créer se multiplier puis l'arrivée de la licence professionnelle sont en fait le une manière de dévaloriser un mode d'accès à l'emploi qui serait un mode scolaire d'accès à l'emploi qui était très valorisé à l'université par le concours le concours c'est un mode d'accès scolaire à l'emploi fondé sur des compétences générales des connaissances voilà comme ça et ça paraît complètement anachronique aujourd'hui la preuve c'est qu'on on se permet de critiquer je sais pas le programme du concours d'attaché territorial où il y a la princesse de clè mais en fait c'est un mode d'accès à l'emploi légitime qui a été historiquement défendu en France pour mettre en place un mode managérial d'accès à l'emploi où on essaie de trouver des compétences des gens ajustés à un poste et je pense que dans une société qui connaî bah les enjeux climatiques qu'on sait des enfin des enjeux même économiques qu'on sait on a plus intérêt à valoriser le mode scolaire d'accès à l'emploi pour garantir des gens qui sont capables de se reformer continuellement voilà par merci je je vais pas répondre à à tout non plus moi je vais surtout revenir sur sur les questions donc par rapport au doctorant et par rapport par rapport du coup à la mobilisation étudiante pour commencer je vais je vais d'abord répondre donc par rapport par rapport au doctorant donc déjà par rapport au fris d'inscription nous forcément ce qu'on revendique c'est déjà une université qui est gratuite et donc c'est la question de la location autonomie la location autonomie nous comment on l'a théorisé là bah dernièrement du coup puisquon a dû envoyer une note au ministère c'est une allocation donc pour t tous les étudiants et toutes les étudiantes et à l'heure actuelle les doctorants sont encore considérés comme des étudiants sur enfin dans les statuts mais justement par rapport à ce point-là euh nous en tout cas à l'alternative on pense que bah il doit y avoir un vrai statut doctoral qui qui soit créé parce que bah il y a des des problématiques qui sont propres à ce statutlà et que du coup forcément après il y a toutes les aides qui iront avec et tout le statut qui ira avec et notamment du CP là ce qu'on a demandé récemment on s'est is avec des collectifs de précaair au sein enfin pour poser une motion au sein du Conseil national de l'enseignement super et la recherche c'est un peu compliqué mais c'est donc moi moi j'y suis élu et du coup on a posé une motion pour la revalorisation des contrats doctoraux justement parce que bah parce que il y a une question de la précariité doctorale qui est très forte il y a une mouche qui tourne autour de moi il y a une question de la précarité doctorale qui est très forte et aujourd'hui il y a rien qui est mis en place pour y faire face parce qu'effectivement au final finalement ils sont ils tombent un peu sous les radars enfin ils sont un peu en dehors des radars du coup du du gouvernement c'estàdire qu'il ne touchent pas il payent beaucoup de frais d'inscription et il ne touche pas forcément d'aide d'aide qui sont destinées aux étudiants euh donc nous en tout cas on s'est mobiliser notamment au moment des élections knzer du coup pour avoir un statut doctoral propre pour avoir des élus aussi doctorants propres pour qu'il puisse avoir une une leur représentation et et on est donc pour l'organisation notamment de de collectif de précaire et cetera et c'est un travail qu'on qu'on fait qu'on fait enfin qu'on fait quotidiennement encore donc s'il y en a aussi que que ça intéresse je le précise je représ ça plus tard mais on a un stand avec l'alternative là sur dans le village associatif à côté de la scène donc si jamais n'hésitez pas à N donner vos contacts et tout ça parce que on a il y a une une coordination qui qui se monte à ce niveau-là et je pense que c'est assez intéressant de de voir qu'est-ce que ça peut qu'est-ce que ça peut donner mais évidemment il faudrait que bah déjà que l'université soit gratuite pour toutes et tous et cette allocation d'autonomie on on sera dans la rue du coup dès le mois de d'octobre pour la revendiquer donc pour les étudiants et les doctorants avec enfin ce serait avec plaisir si il nous ils nous rejoignent dans les mobilisations euh sur sur le deuxème point du coup de de la mobilisation étudiante effectivement je suis d'accord avec avec ce tu dis sur la répression qui est de de plus en plus forte on l'a vu en nous on a beaucoup enfin on a toujours partagé des twites de soutien notamment par rapport à l'occupation à avec une violence qui était quand même très forte eu mais après nous on pense que il il y a un problème en tout cas ces dernières années qu'il y a un manque de coordination et c'est ce qu'on a vu avec la loi en 2018 il y a un échec quand même même à avoir une une mobilisation qui est suffisante à mettre en échec le gouvernement et ça c'est aussi parce que bah donc il y a des facs qui été mobilisé de manière très radicale mais comme il y avait pas de coordination il y a pas on n' pas réussi à mettre en échec le gouvernement et moi je dis ça parce que notamment bah je sais que l'alternative s'est créé suite à cette mobilisation là notamment parce que il y a eu un échec de enfin il y a eu un constat de l'échec de cette mobilisation et là à l'au du coup j'espère d'une grande d'une grande mobilisation étudiante à l'automne et tout au long de l'année je pense qu'il est temps aussi qu'on tire le bilan de cette cette mobilisation là et donc on travaille vraiment à cette coordination et moi c'est ce que j'ai eu l'occasion de de dire également avec les organisations étudiantes comme comme l'UNEF comme solidaire et la FSE c'est que il y a un besoin d'un mouvement un mouvement étudiant unitaire sur cette questionl si on veut mettre en échec le gouvernement sur la question de la réforme des bourses ben il va falloir se mobiliser ensemble et donc poser des dates également ensemble et construire une campagne ensemble euh donc donc après je je me ferai pas pas plus longue mais je pense que ça c'est comme ça je conclu sur ce que je dis tout à l'heure de l'importance de se mobiliser à la rentrée on sait que il va y avoir beaucoup de de réformes encore qui vont nous arriver donc enfin voilà faut créer des casades de mobilisation commun commune [Applaudissements] ouais on a peut-être le temps de de deux trois questions encore je sais que tu avais demandé assez tôt donc tu peux peut-être venir tout de suite je suis désolé ça va être horrible je je prendrai deux femmes un homme euh bah une femme là et puis désolé elle ouais ouais je vais juste poser une question je vais essayer de faire vite y aller maintenant par ah oui ok euh alors moi je me présente donc je sais pas si on m' est-ce que maintenant onentend si si on t'entend est-ce que maintenant on m'entend voà ok donc je vais essayer de créer un moi je me présente moi je m'appelleia je suis doctorante en sciences politiques ah c'est pas grave VI devant la table je vais essayer de faire vite alors je vous mets ok mon tout le monde c'esttive oui euh alors ah oui c'est bon alors je me met ok ok alors moi je me présente je m'appelle dunia donc je suis doctorante en sciences politiques donc moi je travaille sur les mouvements féministes en Égypte donc plus précisément l'histoire bon je vais pas trop parler de de mon sujet de thèse voilà donc en fait j'avais une question ok est-ce que là vous m'entendez oui ok donc j'avais une question concernant les financements de thèse parce que estce que c'est vraiment galère et j'aimerais savoir qu'est-ce que vous allez faire parce que au niveau des contrats doctoraux ça va mais au niveau des financements de thèse moi je galère là encore alors que je demande pas beaucoup donc voilà c'était juste cette question là merci à vous ouais euh moi je suis étudiant je deux remarques et une question premièrement jeement d'accord sur ce qui dit sur le constat je pense faut juste rajouter un élément sur pourquoi l'État deanement supérieur et ce qu'il est aujourd'hui c'est que pendant la crise sanitaire ce par quoi Vidal s'est distingué c'est comme une phrase c'est que le problème principal dans l'université aujourd'hui c'était le fait que étudiants qui mangent des bonbons qui traînent sur les tables je pense que c'est important de le rappeler et deuxièmement et deuxièmement c'est que elle a fait tout un tas de réformes mais finalement ce qu'on retient de son quinena c'est pas forcément toutes ces réformes moment elle a plus déco médiatiques c'est bien le moment où elle expliqué qu'il y avait un islam gauchiste qui gangrinait la société et je pense aussi à prendre en compte pour comprendre un peu la détérioration qu'a connu l'enseement supérieur dans ce pays ces dernières années et donc ça c'est le premier élément que que je voulais dire et après moi je voulais juste faire une remarque et d'une question c'est que je suis pas totalement d'accord sur le fait que parce qu'il y a quand même tout un tas de chercheurs qui explique quand même que salari la première cause d'échec à l'université Vanessa Pinto Julien Berto enfin bref on sera pas forcément d'accord là-dessus dans tous les cas effectivement il suffit pas de travailler sur la question de la précaritéante pour mettre fin à l'échec au sein de l'université làd est d'accord mais je pense qu' faut aller plus loin et poser toutes les questions par exemple la question de la formation à la pédagogie de la part des enseignants et enseignantes c'est aussi un sujet qu'il faut être capable de poser la question de l'unification de l'Enseignement supérieur et de la Recherche je pense que làdessus il y aura pas trop de désaccord mais voilà sur la question de qu'est-ce qu'on fait des formations privées euh de tout type qu'elle soit et aussi au-delà de ça dire que aujourd'hui le sujet c'est pas est-ce que les étudiants et étudiantes sont convaincus que la sélection n'est pas une bonne chose au sein de l'université on connaît les scors de la Nupe auprès des jeunes et notamment auprès des étudiants on sait que l'abrogation de parcour on sait que la location d'utonomie sont largement majoritaire au sein des jeunes et des étudiants et étudantes aujourd'hui le sujet c'est bien comment on arrive à se mobiliser c'est bien là le sujet c'est comment on arrive à avoir une coordination sur nos fac pour que soit pas un peu en ordre dispersé qu'on mène la bataille à la rentrée mais que on arrive à avoir un calendrier commun de mobilisation et donc c'est un peu ça le sujet faut se mobiliser de manière commune unitaire bien sûr qu'on soit étudiant doctorant enseignant c'est certain par contre faut être aussi capable de faire entendre les revendications spécifiques des étudiants et je termine juste là-dessus je me rappelle par exemple que en 2019 2019- 2020 pardon le moment on a le plus commencé à parler de précarité sur no fa c'est quand il y a la mobation sur LPR et c'est vrai que ça cré un peu un décalage parce que les étudiants eux se mobilisaient depuis déjà quelques mois notamment suite à l'imimination d'Anas devant le CR en novembre 2019 et je pense l'une des choses à pas reproduire c'est seulement ce moment-là où on parle des mêmes sujets mais parce qu'on n pas le même public on n pas capable de travailler de se mobiliser ensemble [Applaudissements] merci alors ben je voulais parler de quelque chose on entend d'accord euh de quelque chose qui me paraît essentiel dans l'accès aux études universitaires des classes populaires c'est la question de de la formation continue et du de la possibilité de passer d'un métier à l'autre par le biais de l'université et ça ça a été complètement cassé par Macron qui a supprimé les quasiment supprimer les congés de formation il y a une corruption maintenant des aides parce que la plus enfin beaucoup d'argent part dans des organismes non sérieux hors université et du coup il y a une très grande maintenant d'accéder à des diplômes aux personnes qui sont déjà rentrées dans le marché du travail et pour moi ça c'est vraiment un enjeu parce que quand on est issu des classes populaires on a souvent des des parcours plus chaotiques et et bon il y a des pays qui sont très forts là-dedans dans la possibilité de se former tout au long de la vie notamment au nord enfin la Suède Finlande ils sont beaucoup plus forts mais nous on a toujours été nul mais alors là c'est carrément la catastrophe quoi c'est euh et et en plus tout le système parcours sup et de sélection des universités a encore à rajouter à cette difficulté puisque la sélection rend encore plus difficile à un étudiant qui qui qui est pardon qui est en reprise d'étude qui est salarié par ailleurs d'accéder au Master avec la sélection à l'heure actuelle où les dossiers sont bien souvent vu à la vavite parce qu'il y en a trop maintenant les gens postulent sur toute la France et donc qu'est-ce qu'on regarde la moyenne on regarde pas l'intégralité du dossier le parcours l'expérience tout ça c'est vu dans un second temps voilà ça me paraît important avant de de conclure et de rebondir juste sur les deux points à mon avis juste avant de de que j'oublie donc on a un livret d'un groupe tique qui s'appelle enseignement supérieur et recherche donc Karine Fisher qui est ici le coanime alors normalement bientôt avec c'est pas encore officiel je peux pas le présenter là non pas encore bon voilà ce qui va me remplacer en fait parce que évidemment je vais pas cumuler je déteste le cumul des mandats et et donc voilà donc si vous avez êtes intéressé je vois je dis ça parce que je vois qu'il y a beaucoup de doctorants de postdoctorant il y a beaucoup d'étudiants qui sont là si vous êtes intéressé par ces questions vous ressentez même si vous avez pas votre carte à la France insoumise toute façon il y a pas de carte on a une liste de diffusion interne on a un groupe télégram et on est voilà et on tout le programme qu'on a qu'on a rédigé pour 2022 c'est vraiment ce groupe là qui a travaillé très collectivement qui a fait les auditions et tout ça donc je vous invite à nous rejoindre parce que on a vraiment besoin de tout ce que vous avez remonté et c'est vraiment comme ça aussi qu'on élabore nos idées ça c'était une première chose je voulais dire deux choses à mon avis qu'on n pas trop dit alors moi sur la sélection en licence je la section l'échec en licence c'est pas ça que l'échec en licence bon il faut quand même faire faire attention parce que l'échec en licence est avant tout un un mantra politique pour casser l'université c'est qu'on utilise l'échec en licence pour dire l'université c'est pas faire hein donc moi je me souviens en fait on avait invité de chercheurs qui avaient travaillé sur ces questionsl au tout début d'ailleurs du livret en 2018 qui nous rappelait quand même que si on regarde des taux de succès et des taux d'échec dans d'autres formations et qu' prend les choses autrement typiquement le nombre d'élèves qui rentrent en classe prépa et qui à la fin finissent dans les grandes écoles et cetera les taux étaient pas si différents que si on regarde les BT voilà donc il faut quand même ben pas d'accord mais en tout cas voilà ils avaient ils avaient écrit un livre là-dessus et cetera donc tu le connais sûrement tu vas me rappeler d'ailleurs comment il s'appelle bon mais mais néanmoins là où on peut tomber d'accord c'est que même s'il y a peut-être plus d'échec en licence qu'ailleurs ce qui est normal vu les taux d'encadrement des étudiants enfin par ailleurs il y a pas si tu ramènes au taux d'encadrement à mon avis il y a pas de voilà c'est logique mais néanmoins faisons attention parce que ce truc même même il y a un problème mais ce problème là est quand même utilisé politiquement pour casser l'université et pour casser l'accès à toutes et tous à l'université donc ça il faut vraiment en avoir conscience deuxième chose que je voulais dire par rapport au au au discussions qu'on a eu c'est la question de la formation continue je pense que il y a un retour de la formation continue à l'université attention mais pas forcément comme on voudrait ils ont trouvé une astuce c'est comment financer l'université bah finalement et si si l'université faisait les formations foireuses que mais un peu moins foireux mais il le disent pas comme ça au ministère mais en gros si l'université faisait les formations que d'autres trucs privés font mais avec la même logique de marchandisation et un master je l'ai fait puisque moi j'ai fait un master de philosophie quand j'étais chercheur et ils m'ont fait payer 20000 € alors c'est c'est mon institut qui a payé hein d'accord mais ils ont fait payer 20000 € l'inrae parce que je faisais une année de master en philosophie et donc leur idée j'étais au rencontres en tant que ségétiste là avec le ministère sur ces questions là ils le disent franchement il y a une manne financière énorme dans la formation continue chich on donne on Refour la formation continue à l'université mais pas du tout dans notre logique à nous qui est les cours du soir gratuits et cetera ou des formations où on donne des congés formations et on a des vraie qualification mais non des formations encore au Rabet à mon avis qu' vont faire et et ça vraiment faut faire attention à ça hein donc mais tu as raison c'est c'est un point central et et c'est aussi dans le plan dont j'ai parlé tout à l'heure on a on a travaillé avec Julie Garnier à C sur cet aspect là parce qu'on pense qu'il faut retirer du marché toute la formation continue où là il y a du grand et n'importe quoi qui s'est fait et il y a une m d'argent public qui part dans cette formation continue et ça c'est inadmissible donc il faut reprendre la main là-dessus donc c'était les deux choses sur lesquelles moi je voulais rebondir et puis après on redébattra sur la la sélection pas en licence mais quand on parle de sélection je voudrais quand même rappeler une chose c'est que si on passe normalement le problème c'est est-ce qu'on donne le diplôme ou pas c'est peut-êtreà un moment donné il faut rappeler que obtenir un diplôme bah il faut faut avoir un ce n de qualification pour l'obtenir voilà et effectivement on est en problème si on donne des diplômes alors que les gens n'ont pas les qualifications on a un problème donc moi je préférais qu'on fasse redoubler les gens qu'on prenne le temps j'ai connu une époque à HSA je pense que c'est encore le cas où quand on avait un bac L pour faire des études de physique à hsay on avait 1 an de formation pour se préparer à la licence et ben en gros c'est ça si on multiplie les moyens pour donner au moyens aux étudiants qui ont pas le le le le niveau à un moment donné pour faire la formation on leur donne les moyens de de se de de se de faire un rattrapage de qualification et après ils feront la formation donc c'est qu'une histoire de moyen mais par contre ça doit pas être un moment donné où on dit à tel tu es pas assez bon et tu seras jamais assez bon pour faire tel les diplômes parce que moi j'ai connu une époque aussi où des gens qui avaient eu un B mention passable qui était pas très bon en physique et cetera qui sont devenus des grands chercheurs en astrophysique hein parce queà un moment donné dans les parcours de vie il y a des gens qui se découvrent et et ce que permettait l'université à un moment donné c'est que on prend le temps de se découvrir et oui si on a les moyens on peut prendre aussi un peu le temps d' l'expérimentation de faire différentes formations et cetera et on a des très belles surprises dans ces parcours là parce qu'on a des gens à la fin qui ont vraiment eu des moi j'ai eu des collègues qui avaient fait des bckel qui étaient très littéraires et qui qui sont devenus ensuite des écologues et tout ça et c'était possible avant voilà on prend le temps mais on prend le temps et on met le bon taux d'encadrement voilà moi je vais rappeler des choses qui marchent très bien à l'université parce qu'il y en a et il il faut se rappeler par exemple que les les titulair du DAEU qui sont ces élèves qui reprennent des études alors qu'ils ont pas eu le bac ils obtiennent plus la licence que les bacheliers technologiqu et les bâeliers professionnels et donc il y a des trucs qui marchent et donc on voit bien en fait on devine que enfin pour ceux qui savent un peu ce que c'est que le dau c'est c'est l'équivalent du bac mais préparé à l'université avec des taux d'encadrement assez suivis beaucoup d'heures et donc ça c'est c'est sans doute là il y a il y a quelque chose de l'ORD d'une forme de vérité un peu scolaire de ce qui se passe et ce qui se passe bien après je pense que bon moi je suis pas là pour hiérarchiser comment dire les modordes politique et et voilà mais je dois rappeler vraiment que le taux de sortie sans diplôme des élèves en qui sont en classe préparatoire aux grandes écoles c'est 4 % en fait ceux qui sortent sans diplôme donc voà vous êtes passé par une classe préparatoire aux grandes écoles et puis en fait bah vous êtes arrêté et puis vous avez pas de diplôme d'enseignement sup à la fin c'est 4 %. alors la fac elle se situe dans une situation un peu médiane dans la fac nous on montre que c'est 20 22 ça dépend des des filières et ceux pour lesquels c'est le plus inquiétant et on le dit jamais assez c'est les STS des services eux ils sont à plus de 30 % de sorties sans diplôme alors qu'ils ont commencé à STS vous voyez ils ont été un peu sélectionnés pas très loin de chez eux et donc mais voilà moi je je voilà ma vérité c'est de dire ça deuxièmement on sait très bien aujourd'hui que les les classes prépa elles sélectionnent sur le niveau scolaire donc on comprend bien en fait ce qui se passe c'est que même si quand ça marche pas pour ces élèves là dans les classe prépa bah en fait il il rattrape un truc à côté donc ça ça je pense que moi c'est mon rôle de le dire même si c'est pas toujours facile à entendre enfin moi je pense que sur le comment dire sur le l'accès aux études des classes populaires aujourd'hui le verrou il a vraiment sauté pour l'université moi je pense qu'il faut vraiment se réjouir que les familles populaires envisagent des études supérieures et notamment facilement à l'université pour leurs enfants je pense que ça c'est un point important et que tous les signaux qui sont envoyés sont fait aussi pour les décourager mais que par contre la capacité à tenir quand ça se passe pas si bien que prévu à l'université la capacité à gérer un peu l'usure scolaire la fragilité économique bah ça en fait ça reste un privilège de classe que n' pas la plupart des enfants d'ouvriers d'employés eu égard aux ressources dont ils disposent pour financer leurs études et donc je pense qu'il faut avoir ça en tête qu'aujourd'hui cette capacité à durer à essayer plusieurs choses à peut-être se réorienter à faire des paris un peu audacieux comme on aime les voir c'est vrai on rêverait d'avoir des bac L qui choisissent une option de qui se retrouve en master de géophysique pourquoi enfin vraiment mais c'est pari au doieux là je suis désolé je suis sociologue et enfin voilà ils sont le privilège de quelques-uns et ce qu'il faut faire c'est peut-être les garantir à d'autres al voilà oui je vais je vais juste finir en un mot sans forcément revenir sur sur ce qui a été dit mais c'est juste pour enfin pour rappeler aussi que là il est pas question je pense de pososer à la fois la question sociale et la question d'éducation c'est donc nous notre projet comme je l'ai je l'ai dit c'est le projet de la démocratisation l'enseignement supérieur c'est à la fois donc permettre l'accès territorial l'accès financier et donc permettre qu'il n'y ait pas de sélection à l'université et permettre la réussite de tous et permettre la le site de tous ça passe bah par faire en sorte que les étudiants ne travaillent pas en même temps que leurs études ça passe par la pédagogie et ça passe par le bah du coup la libre orientation également et et c'est là où moi je suis pas forcément d'accord avec ce qui vient d'être dit sur le fait que les classes populaires accèdent aujourd'hui plus facilement à l'université j'ai l'impression qu'il y a quand même pas mal d'études qui montrent qu'aujourd'hui bah justement il y a encore beaucoup de de bah d'enfants de classe populaire qui ressortent moins diplômés notamment je crois que c'est là il y a des inégalités qui sont proches de de ce qui se passe aux États-Unis ce qui est quand même assez alarmant parce qu'aux États-Unis on sait les inég été qui a donc c'est encore un combat à mener le le combat pour la démocra la démocratisation pardon de la de l'enseignement spur effectivement comme la dit Hendrick bah ça passe par la location autonomie donc bah toutes et tous dans la rue en octobre du coup pour la location autonomie [Applaudissements]
Hendrik Davi