Sébastien MICHEL : Maire LR d'Ecully
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 81 %Attaque 8 %Défensif 11 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:17OuverteRéponse directe
Est-ce que vous, en tant qu'élu, vous vous sentez concerné par les affaires de votre parti ?
- 2:29OuverteRéponse directe
Est-ce que ça a un impact sur LR dans son identité ?
- 4:08OuverteRéponse directe
Comment est-ce que vous vous êtes retrouvés à Écully ?
- 6:19OuverteRéponse directe
Pourquoi avoir gardé une activité professionnelle en parallèle ?
- 8:35OuverteRéponse directe
Comment s'engage-t-on en politique à 20 ans ?
- 9:41OuverteRéponse directe
Pourquoi être de droite plutôt que de gauche ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:30Invité politiqueFait
« C'est assez déplorable et lamentable, en réalité, parce que vous le sous-entendez, je vais le dire plus clairement. »
- 1:47Invité politiqueFait
« On ne fait pas tout bien, mais on fait de notre mieux. »
- 3:18Invité politiqueFait
« Je n'ai jamais vu la moindre déclaration de sa part envisageant une candidature à la présidence des LR. »
- 3:32Invité politiqueFait
« Annie Gennevard, notre présidente par intérim, a enclenché une procédure d'exclusion à son égard. »
- 4:56Invité politiqueFait
« Je suis plutôt quelqu'un de pudique. »
- 6:37Invité politiqueFait
« D'abord, pour mon équilibre mental, parce que je considère que quand on ne fait plus que de la politique, on peut devenir fou. »
- 8:51Invité politiqueFait
« Je ne suis pas simplement là pour vivre ma vie, mais comment je peux essayer d'influer sur le cours des choses et surtout de lutter contre les injustices. »
- 9:50Invité politiqueFait
« Si je devais résumer en une seule phrase pourquoi je suis de droite, c'est parce que je crois viscéralement et profondément à la responsabilité individuelle. »
- 10:23Invité politiqueFait
« Non, c'est de la pure conviction, mais il y a un élément corollaire, c'est que je n'aime pas trop qu'on me mette dans des cases. »
- 11:21Invité politiqueChiffre
« C'est une ville où d'abord, on a plus de 12 500 emplois pour 19 000 habitants. »
- 11:30Invité politiqueChiffre
« C'est une ville avec un campus universitaire de tout premier plan puisqu'on a plus de 10 000 étudiants. »
- 16:26Invité politiqueChiffre
« On est une ville qui aujourd'hui a zéro euro de dette. »
- 24:12Invité politiqueChiffre
« On consacre la moitié de cette enveloppe à la rénovation énergétique de nos bâtiments. »
- 26:53Invité politiqueChiffre
« on a multiplié par trois les effectifs de policiers municipaux »
- 27:20Invité politiqueFait
« je n'ai aucune difficulté à recruter des policiers municipaux »
- 27:23Invité politiqueChiffre
« je suis passé de quatre policiers municipaux à douze dans un temps très restreint, en deux ans »
- 32:13Invité politiqueFait
« on n'arrive plus à recruter »
- 32:33Invité politiqueFait
« il faut travailler plus »
- 36:27Invité politiqueFait
« c'est la dernière chance avant la disparition »
- 37:20Invité politiqueFait
« on court après les idées des autres »
Temps de parole
- Invité politique67 %
- Présentateur31 %
≈ 1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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A Lyon, vous écoutez Lyon 1ère. Lyon 1ère. Lyon 1ère, l'invité politique du samedi, avec Lyon positif, Frédéric Duval. Bonjour à toutes et à tous, bienvenue, on se retrouve pour l'émission politique le samedi de 11h à midi sur Lyon 1ère. Et je suis particulièrement ravi cette semaine d'accueillir Sébastien Michel, bonjour. Bonjour. Vous êtes le maire LR de Éculi, on ne se connaissait pas et j'ai un grand plaisir à vous rencontrer. Un maire d'ailleurs plutôt discret, mais qui en ce moment a une véritable actualité, on va en reparler.
Et évidemment tout au long de cette émission, on va découvrir un peu votre commune Éculi et puis parler d'un certain nombre de sujets, puisque vous avez une actualité assez brûlante, qu'on vous voit beaucoup justement sur des sujets qui interpellent un petit peu au sein de votre collectivité. Mais pour commencer, vous le savez, avant de parler d'Éculi, on va parler d'actualité. Je disais, vous êtes maire, vous êtes LR depuis plus de 20 ans.
Il y a en ce moment, quand on écoute le landerneau politique et sans tomber dans la polémique inutile, mais quand même quelque chose qui peut interpeller le citoyen et les journalistes que nous sommes, avec un de vos collègues, maire, le maire de Saint-Etienne, pour ne pas le citer, qui est au cœur d'une tourmente.
Alors, il ne nous appartient pas de savoir ce qui se passe exactement, mais c'est vrai que pour qu'on arrive à parler de tout ça, y compris sur les ondes nationales, Moi, ce qui m'intéressait, c'était de savoir si vous, en tant qu'élu, vous vous sentiez tout d'un coup concerné, embêté, impliqué par rapport à votre famille politique, par rapport à un collègue, par rapport au statut, par rapport au mandat. Qu'est-ce que ça fait de se retrouver pas loin de ce type d'histoire ?
C'est assez déplorable et lamentable, en réalité, parce que vous le sous-entendez, je vais le dire plus clairement, Maintenant, on sait très bien que la vie politique en France souffre d'une image pas forcément toujours flatteuse, et on a un certain nombre, et même des dizaines de milliers d'élus locaux, à essayer de nous bagarrer au quotidien en faveur de l'intérêt général, à faire de notre mieux. On ne fait pas tout bien, mais on fait de notre mieux. Et tous ces efforts au quotidien pour gagner la confiance de nos concitoyens, ça se retrouve sali par ce genre de polémique et ce genre d'affaires, qui, il ne faut de plus, je le répète, sont lamentables et déporables.
Donc oui, on se sent concerné. D'abord, un, ça paraît un peu surréaliste, parce que je vous avoue que c'était même un sujet de blague. Dans la semaine, je réunissais mes adjoints, et je n'arrive même pas à comprendre comment on peut envisager de telles procédures, même si après, effectivement, il appartiendra à la justice de dire ce qu'il en est réellement. En tout cas, ce qui est certain, c'est que ça vient salir l'image du politique, qui n'est déjà pas forcément très glorieuse. Donc oui, on se sent impacté.
Est-ce qu'au-delà de l'image du politique, par rapport, je vais dire, même à votre parti politique, puisqu'on reparlera dans la politique nationale, y compris de l'élection à la présidence des LR, et je crois me souvenir même que le maire de Saint-Etienne avait envisagé, y compris un jour, de peut-être se présenter qu'un de ces éléments de la défense, c'est qu'on voudrait le discréditer dans cette procédure. Enfin, tout ça semble un peu fou. Est-ce que vous, en tant que LR, Frossi, dans son identité, dans sa reconstruction, ça a un impact sur Familin ?
Vous savez, Galperdriot, il explique cela, force est de constater qu'il n'en a jamais parlé à personne d'autre qu'à lui-même. Puisqu'effectivement, j'ai beau être un observateur assez attentif de la vie politique locale et nationale, je n'ai jamais vu la moindre déclaration de sa part envisageant une candidature à la présidence des LR. Je l'avais entendu à l'époque beaucoup réfléchir sur la présidentielle. Je ne sais pas où il en est dans ses réflexions, mais la présidentielle est derrière nous. En tout cas, je crois qu'il est plutôt dans la recherche de justifications et d'excuses.
Donc, de toute manière, le parti a pris ses responsabilités, puisqu'en début de semaine, Annie Gennevard, notre présidente par intérim, a enclenché une procédure d'exclusion à son égard. Et de toutes les façons, a priori, il ne payait, il ne cotisait déjà plus en tant qu'élu depuis de nombreuses années. Donc, on ne peut pas dire que l'influence de Gaël Perdriot au sein des LR était particulièrement importante ces dernières années.
Tout ça a le mérite d'être assez clair. Et c'est bien, d'ailleurs, on va le découvrir en discutant. Vous êtes à la fois quelqu'un de discret, mais en même temps, je crois, d'assez direct et d'assez tranché dans vos propos. J'essaie. Discret, en même temps, on voit partout dans les médias. Et alors, j'en profiter, puisque c'est aussi un sujet, quand on découvre un peu l'homme qui se cache derrière l'homme politique, et c'est de comprendre un peu votre parcours. Il y a quelques jours aussi, ou quelques semaines, je ne sais plus, mais j'avais été, moi, assez surpris en tant qu'observateur de la vie politique de voir une photo récente de vous lors de votre mariage.
Je crois que c'était un article dans Le Progrès. Alors, le but, il n'est pas de revenir sur votre vie personnelle, mais en même temps, d'essayer de comprendre, puisque là, on parlait des médias, du rôle des médias, quelle part il y a entre la vie privée et la vie publique ? Est-ce que vous voulez raconter un peu cette histoire ? Est-ce que c'était fait exprès ? Est-ce que c'était important ? Pourquoi ça s'est fait, en fait, ça ?
Alors, d'abord, effectivement, vous le dites, je suis plutôt quelqu'un de discret, et j'ajouterais quelqu'un de pudique. C'est-à-dire que, comme beaucoup de nos concitoyens, je n'aime pas forcément me mettre en scène, ce qui peut paraître antinomique avec le choix d'être élu, mais en tout cas, c'est une réalité, je suis plutôt quelqu'un de pudique. Concernant mon mariage, effectivement, j'ai le grand bonheur d'être un jeune marié depuis trois semaines, jour pour jour, et j'en suis bien évidemment ravi.
Et il se trouve que le progrès, en l'occurrence, puisque c'était dans la presse locale, m'avait sollicité, et honnêtement, moi, je ne tenais pas spécialement à me mettre en avant, mais on pouvait considérer que ça intéressait les habitants d'Eculi, de savoir que leur mère venait de se marier. Donc, effectivement, il y a eu un petit article, rien de bouleversant ou de révélation particulière.
Une très jolie photo d'ailleurs, une très belle photo.
Mais, en tout cas, c'était pour moi aussi une manière d'être transparent, parce que je pense qu'il faut aussi choisir ce qu'on est prêt à montrer pour justement mettre une barrière avec ceux qu'on ne souhaite pas montrer. Et donc, voilà, j'ai la chance d'avoir une épouse formidable qui m'épaule énormément, qui je dois beaucoup. Et voilà, donc les gens ont le droit de savoir que je suis marié, mais ça n'ira pas au-delà, je vous rassure.
Non, non, mais on se réjouit, mais c'est une question plus philosophique sur la manière justement dont on fait la frontière entre le public et le privé. Alors, on va partir un petit peu à la découverte de votre parcours, parce que même si vous êtes maire depuis un peu plus de deux ans maintenant, vous êtes un nouveau maire, entre guillemets, dans une commune éculie. Vous nous raconterez, vous nous la décrirez. Vous décrivez souvent comme une ville un petit peu endormie, ou du moins où il y avait eu des élus installés depuis un certain temps. Vous avez une image d'une assez grande modernité. Et d'ailleurs, dans les éléments de cette modernité, moi qui m'intéresse, c'est...
Je sais que vous avez conservé une activité professionnelle dans un très grand groupe pharmaceutique qui vous prend pas mal de temps. Comment est-ce qu'on se dit à un moment, quand on devient maire, qu'on a envie ou besoin ? Quel était le levier pour garder cette activité professionnelle et pourquoi c'était important pour vous, par exemple ?
J'allais dire pour deux raisons. D'abord, pour mon équilibre mental, parce que je considère que quand on ne fait plus que de la politique, on peut devenir fou. Je le dis de manière un petit peu triviale, mais l'expérience qui est la mienne me porte à croire que c'est comme ça qu'on en arrive à être omnibulé par le pouvoir, conserver le pouvoir à tout prix. Donc en termes d'équilibre, je trouvais ça très bien de garder mon activité professionnelle. Et puis d'autre part, c'est aussi quelque chose qui pour moi est très intéressant parce que ça me permet d'exercer mon mandat local avec beaucoup de liberté. Je ne dépends pas de la politique.
C'est-à-dire que ce qui fait ce que je mange à la fin du mois, pour être encore un peu trivial, c'est pas du tout mon indemnité de mère des Culli, mais c'est bien le salaire que je perçois en tant que collaborateur d'un grand groupe. Et le dernier élément qui est tout aussi important, c'est que ça m'apporte beaucoup parce que quand on est cadre dirigeant, ce qui est mon cas, et qu'on travaille sur énormément de sujets stratégiques dans un groupe international, ça permet aussi parfois de trouver des solutions dans le cadre d'un mandat local auquel on n'aurait pas forcément pensé, et vice-versa. Et donc pour moi, c'est une grande richesse.
Et j'ai toujours été dans un tempérament d'abord un petit peu hyperactif, il faut le reconnaître, et surtout très curieux intellectuellement. Et donc c'est passionnant de pouvoir à la fois s'investir pleinement dans un mandat d'élu local, et à la fois aussi d'avoir des responsabilités en entreprise et de pouvoir se challenger. J'ai la chance d'encadrer une équipe avec des profils plutôt scientifiques, des pharmaciens, et c'est hyper enrichissant, et j'adore mon activité professionnelle. Et donc si je l'avais quitté, j'aurais eu l'impression vraiment de me couper de quelque chose d'important pour moi et d'une forme de réalité.
Ça crée des passerelles donc entre deux univers publics et privés. On verra d'ailleurs dans les sujets qui nous préoccupent après que ça peut être aussi intéressant ce que l'un peut apporter à l'autre, etc. Pour revenir juste sur votre parcours, je le disais, vous êtes à la fois un jeune maire et un maire assez jeune, mais en même temps, un militant engagé depuis longtemps. Je crois que vous m'expliquiez que vous aviez pris votre première carte au RPR à l'époque, il y a plus de 20 ans. Comment est-ce qu'on s'engage dans la politique ? Je crois que vous sortiez de vos études, vous avez fait Sciences Po Grenoble.
Comment est-ce que tout d'un coup, on se dit à 20 ans et qu'elle, tiens, j'ai envie de m'engager ? C'est représenter quoi la politique maintenant et pourquoi vous avez suivi ce chemin ?
C'est l'idée finalement assez simple de vouloir changer les choses à un tout petit niveau, mais cette idée de se dire je ne suis pas simplement là pour vivre ma vie, mais comment je peux essayer d'influer sur le cours des choses et surtout de lutter contre les injustices. D'une certaine façon, il y avait ça que j'avais en moi et surtout, comment on arrive à faire en sorte que dans ce pays, quel que soit le point de départ qui est le nôtre, tout est possible.
Et c'est là où on voit que depuis quelques années, c'est de moins en moins le cas et moi j'ai toujours souhaité essayer de mettre en place des choses qui permettent que tout soit possible, quel que soit le milieu social d'origine, quel que soit le parcours personnel, pour qu'on puisse y arriver, progresser, s'élever. C'est peut-être ça finalement la base de mon engagement.
Mais à 20 ans, alors si je suis un peu caricatural, souvent on a des engagements peut-être plus altères ou plus à gauche, où on se dit qu'on veut sauver le monde, etc. Comment est-ce que tout de même coup, on se dit quelque part de droite ? Et on verra que c'est intéressant dans votre mécanique et dans la manière dont vous verrez votre vie, mais comment est-ce que ça vient ? Est-ce qu'il y avait quelque chose en particulier chez vous qui a orienté ce choix ?
C'est très simple et ça va avec tout ce que je viens de vous dire, c'est que si je devais résumer en une seule phrase pourquoi je suis de droite, c'est parce que je crois viscéralement et profondément à la responsabilité individuelle. Chaque individu est responsable en grande partie de ce qui lui arrive. Et bien sûr qu'il y a des facteurs externes qui viennent influer, mais ma conviction profonde, c'est que quel que soit le milieu dont on est issu, si on s'en donne les moyens, si on fait des efforts, on peut y arriver. Donc oui, je crois à la liberté individuelle, c'est ce qui a fait que je n'ai probablement jamais été de gauche.
Jamais, jamais. Pourtant, vous avez des choses assez intéressantes à engager sur des sujets de l'écologie, mais presque plus parce que c'est des sujets d'actualité que par pure conviction.
Non, c'est de la pure conviction, mais il y a un élément corollaire, c'est que je n'aime pas trop qu'on me mette dans des cases. Et donc, je pense qu'en politique, on met très et trop souvent dans des cases.
Et bien, on va éviter de le faire et on se retrouve pour en parler dans une deuxième partie de l'émission. On se retrouve pour la deuxième partie de notre émission L'Invité politique le samedi de 11h à midi sur Lyon 1ère, toujours avec Sébastien Michel, le maire d'Éculit. On va, monsieur le maire, découvrir un petit peu votre commune et c'est-à-dire à travers vos yeux. C'est vous qui allez nous en parler. Ma première question à l'élu que vous êtes, c'est une petite carte postale de votre commune. Comment vous la décririez à quelqu'un qui ne la connaît pas ?
C'est toujours délicat parce que je pense que comme n'importe quelle maire, j'ai envie de dire que c'est la plus belle ville du monde. Mais je pense que c'est vrai, en plus. Blague à part, c'est une commune qui est beaucoup plus contrastée et complexe que ce qu'elle peut y paraître au premier égard. C'est vrai qu'Éculit, on a toujours l'image de la ville bourvoise et cossue de l'ouest lyonnais où il ne se passe pas grand-fauze, etc. La réalité est très différente. C'est une ville où d'abord, on a plus de 12 500 emplois pour 19 000 habitants. Donc c'est dire le dynamisme économique qui s'y trouve.
C'est une ville avec un campus universitaire de tout premier plan puisqu'on a plus de 10 000 étudiants avec des établissements là encore qui contribuent pleinement au rayonnement et à l'attractivité de la commune. On a l'EM Lyon, on a l'Institut Paul Bocuse,
on a l'école central. On a l'air de la bouche parce que c'était un sujet mais peut-être qu'on peut l'aborder maintenant. L'EM Lyon, ce n'est pas un secret, va déménager à Gerland. Je ne sais pas si ça s'est fait avant votre arrivée, c'était lancé avant. Quand on est maire d'Eculi et qu'on a comme ça un campus de notoriété mondiale avec ce que ça représente en termes d'étudiants, qui déménage, comment on réagit ? Qu'est-ce qu'on se pose comme question et que vont devenir ces locaux ?
Comment faire mieux ? Il faut toujours faire mieux. Et donc on a quelques idées en la matière. On travaille notamment avec la Chambre de Commerce et d'Industrie qui est propriétaire des bâtiments et des terrains autour du concept de campus européen de la sécurité. Et donc on a déjà commencé à amorcer des vraies réflexions et donc moi je suis très très optimiste quant à la suite de ce site et surtout c'est vrai que ça rend pas triste de voir l'EM Lyon. J'espère juste qu'ils connaîtront un meilleur succès qu'Eronews. On ne peut pas dire que depuis qu'ils ont quitté Éculi il y a quelques années ça se passe vraiment très bien pour eux.
Je le dis avec le sourire mais on a la chance à l'EM Lyon d'avoir une remarquable dirigeante en la personne d'Isabelle Huot avec qui j'échange très régulièrement et on continue d'avoir de beaux partenariats avec l'EM Lyon et donc oui ça fera un petit arrachement au cœur mais derrière j'essaie de toujours voir le positif et ça nous offre un magnifique terrain de jeu pour imaginer quelque chose de très novateur et qui contribue encore plus au rayonnement.
Donc je le disais il y a aussi toute cette partie-là rayonnement, attractivité on a le site mondial du groupe SEB le siège mondial du groupe SEB ce qui là aussi n'est pas anecdotique et puis ce qui est profondément méconnu c'est que Éculi dispose de près de 28% de logement social et donc il y a une vraie mixité sur cette commune et je vous vois avec un regard étonné
Oui parce que je traverse régulièrement votre commune que j'aime beaucoup et que j'apprécie mais c'est vrai que je n'aurais pas imaginé
C'est une réalité qui est méconnue et c'est une vraie fierté parce que ça prouve d'une certaine façon qu'on peut aussi avoir un équilibre certain et une vraie mixité sociale et donc on y veille on y travaille et ça se passe globalement très très bien à Éculi et puis surtout Éculi c'est aussi ce petit cœur de ville ce cœur de village comme je l'appelle avec ses petits commerces de bouche et j'allais dire c'est une ville à taille humaine et c'est ce qui est passionnant c'est que sur une ville de cette taille on a un contact qui est direct avec la population avec les acteurs du territoire et en tout cas moi je suis très très fier que les Éculois m'aient fait confiance parce que c'est vraiment une ville qui est remarquable qui est intéressante à bien des égards et dont j'apprends beaucoup chaque jour et dont surtout j'essaie de prendre grand soin chaque jour pour la laisser le jour où je devrais la laisser à mon successeur ou à ma successeur si possible dans un encore meilleur état que celle dont je l'ai trouvée puisqu'on n'est finalement que des héritiers de ceux qui nous ont précédés et cette notion de transmission elle m'est chère également
Quelle était votre histoire d'ailleurs avec cette commune ? Comment est-ce que vous vous êtes retrouvés ? C'est une histoire qui est assez singulière
je suis arrivé à Éculi pour travailler à la mairie en voyant une petite annonce dans la gazette des communes donc vous voyez il n'y a rien qui me prédisposait à en devenir maire et c'était il y a un peu plus de 10 ans et lorsque je suis arrivé à Éculi j'ai eu immédiatement un coup de coeur pour cette ville j'en suis littéralement tombé amoureux parce qu'il y a ce côté aussi que je n'évoquais pas à l'instant mais qui est très vert c'est que ça a été pendant des années la seule ville de la métropole à avoir le label 4 fleurs on a eu le grand prix de l'arbre il y a quelques années de cela et donc on a un patrimoine environnemental qui est assez exceptionnel et ça se retrouve dans la devise de la ville qui au final finalement résume parfaitement les choses puisque pour ceux qui ont fait du latin c'est semper viressens autrement dit toujours verdoyante et je crois que c'est aussi un bon résumé de ce qu'est Éculi
alors quand on arrive quand on prend la succession d'un premier édile qui était installé depuis souhaité que ce soit on partit vous je ne sais plus exactement comment ça s'est fait mais j'ai l'impression qu'il avait peut-être choisi le fait qu'il avait envie que vous lui succédiez comment est-ce qu'on réinvente si c'est possible le mandat de maire quel était votre projet pour cette commune quelles étaient vos priorités ?
mon projet je le disais d'abord c'est de rester fidèle à notre histoire et effectivement il ne faut pas vouloir à tout prix bousculer les choses tout révolutionner parce qu'il y avait beaucoup de choses qui fonctionnaient très très bien à Éculi grâce à mon prédécesseur dont j'ai été le premier advent et donc j'y avais aussi un petit peu contribué quand je suis arrivé j'ai tout simplement essayé d'être sincère avec les convictions qui sont les miennes et qui m'animent et donc on a articulé avec toute l'équipe qui m'entoure puisque c'est un travail collectif un maire sans son équipe il ne peut rien faire on a décliné trois priorités qui dans l'ordre sont 1. l'éducation 2.
la transition écologique et 3.
la sécurité et c'est vrai que du coup ça apporte sans doute en tout cas c'est ce que j'entends une forme de modernité une forme de renouveau mais pour autant on reste fidèle à ce qui se faisait aussi auparavant en ayant justement cette priorité pour la sécurité et puis surtout en faisant tout cela en étant extrêmement respectueux de l'argent public on est une ville qui aujourd'hui a zéro euro de dette et je peux vous dire qu'à l'heure où les taux d'intérêt évoluent plutôt dans le mauvais sens c'est aussi un gage de bonne gestion et on est très très parcimonieux dans la manière quand on dépense l'argent public on gère toujours chaque euro comme si c'était le nôtre
alors ça fait peut-être une passerelle d'ailleurs avant qu'on rentre dans le détail de vos priorités dans cet ordre éducation, transition écologique, sécurité souvent on se dit dans une ville de droite c'est le contraire on commence par la sécurité et qu'est-ce qui explique que vous avez mis comme ça l'éducation en premier ? D'autant et nos auditeurs le savent maintenant que l'éducation nationale gère beaucoup de choses le maire a des marges de manœuvre mais pas forcément tant que ça mais si quand même pourquoi est-ce que l'éducation est en premier dans votre projet ?
Parce que c'est la base de tout et que vous pouvez le tourner dans tous les sens sans éducation il n'y a pas de vie en société possible et je considère que si on veut traiter à long terme les problèmes du pays ça passera par l'éducation parce que si on veut pouvoir préparer ou en tout cas rassembler les conditions d'une société plus apaisée où on vit mieux ensemble ça passera par l'éducation parce que c'est avec les jeunes d'aujourd'hui qu'on prépare la société de demain avec les enfants et donc c'est ce qu'on essaie de faire vous l'avez dit justement on n'a pas toutes les marges de manœuvre mais pour autant on peut faire plein de choses moi à peine élu maire j'ai remis une ADSEM dans chaque classe d'école maternelle
ça remet de l'humain Redis ce que c'est qu'une ADSEM peut-être pour nos auditeurs
Alors c'est un agent territorial de service des écoles maternelles donc c'est les personnes qui accompagnent l'enseignant ou l'enseignante pour prendre soin des tout petits et donc effectivement alors que ça n'était plus le cas j'ai remis une ADSEM dans chaque classe maternelle pour avoir cette prise en charge optimisée des enfants de la même manière on a créé à Eculi c'est une innovation qu'on a souhaité mettre en place qu'on appelle des managers d'école donc on a un agent communal dans chaque école qui est responsable de tout ce qui se passe dans l'école côté mairie et qui assure surtout le lien entre les familles l'équipe enseignante et pédagogique et les services de la ville et donc on se rend compte que ça permet de résoudre beaucoup de petits tracas du quotidien et ça fonctionne très bien
Est-ce que ça veut dire par exemple que pour vous et dans votre mode de fonctionnement parce que vous parlez du collectif et de la proximité avec vos habitants le maire est avant tout et souvent dans un rôle de dialogue de discussion et que c'est souvent ça qui peut résoudre les problèmes
C'est le dialogue mais c'est surtout l'explication de ce qu'on fait c'est-à-dire que là on pourra peut-être en reparler tout à l'heure mais je pense que ce qui tue la politique depuis de nombreuses années c'est qu'on a des élus qui passent leur journée à dire aux gens ce qu'ils veulent entendre
sans assumer exactement ce qu'ils devraient être quand c'est compliqué
moralité aujourd'hui on n'a jamais eu une telle défiance de la part de nos concitoyens vis-à-vis des élus et donc moi j'essaie modestement une fois de plus mais de défendre des convictions et de prendre des décisions parce qu'elles sont bonnes pour le bien commun et pour l'intérêt général alors ça me vaut parfois d'ailleurs des engueulades puisqu'on dit toujours que le maire est à portée d'engueulades de mes concitoyens
à portée de baffe on dit aussi parfois ça j'ai pas encore eu le droit
et j'espère que je pourrais parce que c'est un sujet
je le disais sous forme badine mais c'est vrai que dans une société et on en reparlera sur les enjeux de sécurité de plus en plus je sais pas si elle est de plus en plus violente mais en tout cas quelque part elle est de plus en plus individualiste les maires la fonction de maire a été fortement impactée vous avez de nombreux collègues qui sont soit giflés soit insultés enfin c'est un vrai sujet aussi du collectif et du vivre ensemble
j'ai moi-même été menacé de mort donc je vois bien ce dont vous parlez en revanche je considère surtout que notre rôle c'est d'aller expliquer les décisions qu'on prend parce qu'en réalité nos concitoyens sont beaucoup beaucoup beaucoup plus intelligents que ce qu'on voudrait bien nous faire croire et finalement vous vous rendez compte qu'au départ quand vous proposez quelque chose qui peut paraître impopulaire quand vous prenez la peine de l'expliquer et surtout de dire que vous le faites non pas pour embêter non pas pour faire plaisir mais parce que c'est votre conviction profonde et bien en général vos concitoyens vous respectent et ils finissent par adhérer moi j'ai quelques exemples en tête et je me rends compte que quand on prend le temps de cette pédagogie là quand on est transparent dans l'action qui est la nôtre finalement on suscite de l'adhésion et donc c'est ce que j'essaie de faire jour après jour à Éculi et les retours que j'en ai pour l'instant me laissent à penser qu'on se débrouille pas si mal
choisir et expliquer ses choix moi c'était souvent comme ça que je définissais le rôle du politique je crois que c'était essentiel
c'est un assez bon résumé je pense
dans l'école pour continuer parce que c'est assez intéressant et il y a quelque chose d'un peu contre-intuitif avec une forme de modernité mais je suis sûr qu'il y a une explication on parlait du périscolaire c'est tout ce qui se passe en dehors de l'enseignement et vous avez remis par exemple dans ces activités périscolaires l'enseignement ou une sensibilisation aux grecs et aux latins
exactement pourquoi ?
parce que d'abord un je suis un latiniste patenté et j'en garde un excellent souvenir non mais plus sérieusement quand vous vous promenez dans Lyon vous avez le théâtre antique de Fourvière Lyon est une ville gallo-romaine par essence et je crois qu'il est important de transmettre aux plus jeunes générations d'où l'on vient parce qu'on voit bien qu'on est dans une période où on hystérise le débat en permanence notamment sur l'histoire et moi ça me paraissait être plutôt malin et intelligent de revenir aux sources de notre civilisation pour que justement on apprenne à nos plus jeunes concitoyens d'où ils viennent et puis en plus il y a un truc qui n'est pas anecdotique c'est que quand vous faites du latin ou du grec ça vous apprend à mieux écrire le français puisque le français est directement issu comme chacun sait du latin et donc
une manière de compenser un petit peu ce qui ne serait pas fait à l'école peut-être
pas du tout c'est que l'école ne peut pas tout faire mais je considère que la responsabilité d'une collectivité qui prend en charge les enfants que nous confient les familles c'est pas simplement de faire de l'occupationnel c'est aussi de susciter de la curiosité intellectuelle d'emmener les enfants sur des choses qu'ils n'ont pas forcément l'habitude de voir parce qu'on a besoin d'avoir des enfants qui demain seront des adultes éclairés curieux de tout et des citoyens engagés et j'essaie d'y apporter cette modeste contribution
Alors citoyens engagés ça tombe bien ça fait un lien aussi avec la transition écologique qui est la deuxième de vos priorités si j'ai bien compris alors c'est là aussi peut-être un peu étonnant ou alors peut-être que tout le monde s'est converti à l'écologie quel est votre rapport à la transition écologique à l'écologie ? On sait par exemple on en reparlera que vous êtes assez favorable à la ville 30 qui était pourtant un marqueur un peu de l'écologie mais pas du tout
pour des raisons écologiques en l'occurrence
Alors votre rapport à l'écologie pourquoi ça en est une priorité ?
D'abord j'ai probablement un tropisme personnel et familial puisque j'ai grandi en Ardèche donc en pleine nature et donc quand vous avez ce background là vous êtes nécessairement et forcément sensible à l'environnement qui vous entoure après si je suis tout à fait honnête ma conversion à l'écologie elle est relativement récente pas dans le sens où elle aurait un an ou deux mais ça fait probablement 5 ou 6 ans que je me passionne pour ces sujets là pour une raison assez simple vous l'avez dit ça peut paraître de prime abord contre-intuitif c'est pas forcément de droite la transition écologique ou en tout cas c'est pas porté comme tel dans le débat public sauf que si on met un petit peu les choses en perspective je crois au contraire que c'est viscéralement quelque chose de droite pour deux raisons d'abord la transition écologique le développement durable c'est quoi ?
c'est comment on arrive à préserver à conserver notre environnement c'est donc en conservatisme et le deuxième élément c'est dans quel objectif de pouvoir transmettre à nos enfants et petits-enfants un monde plus vivable et une société plus soutenable donc honnêtement si vous prenez conservatisme et transmission on peut pas faire plus de droite et donc moi mon combat c'est d'essayer de faire en sorte de faire comprendre au plus grand nombre qu'on peut mener des politiques extrêmement ambitieuses en matière de transition écologique en étant de droite c'est ce qu'on essaie de faire à Éculi et je crois qu'on n'a pas du tout à rougir en la matière par rapport aux résultats qui sont les nôtres
mais justement comment ça se traduit parce qu'on se dit souvent aussi c'est très compliqué aujourd'hui la transition écologique si personne ne fait rien il ne se passe rien mais comment est-ce que à l'échelon local vous avez le sentiment concrètement que vous pouvez mettre en place quelque chose
déjà sur une chose toute simple c'est qu'aujourd'hui on a un plan pluriannuel d'investissement sur la commune qui est doté à hauteur de 15 millions d'euros et on consacre la moitié de cette enveloppe à la rénovation énergétique de nos bâtiments donc ça c'est du concret c'est pas des grands débats c'est pas des grandes envolées lyriques mais c'est efficace et le deuxième élément c'est de travailler sur les sujets de mobilité et là on se rend compte qu'on a mis en place à Eculi on a souhaité porter énormément d'ambition sur le développement des modes doux notamment la pratique du vélo et puis au-delà de ça aussi travailler sur les transports en commun afin de pouvoir favoriser le report modal entre la voiture et les transports en commun qui comme chacun sait sont plus vertueux en matière d'environnement
Justement une question qui était aussi d'actualité le 1er septembre je crois est entrée en vigueur la ZFE au critère 5 dans un certain nombre de communes dont Lyon vous n'êtes pas directement concerné mais c'est un sujet sur lequel vous vous plongez sur lequel vous avez un avis
J'étais monté fortement au créneau pour dire que si on continuait sur la pente qui était proposée par la métropole en partant d'une zone à faible émission on allait créer une zone à forte exclusion et en réalité on se rend compte qu'avec cette volonté qui était celle de l'exécutif métropolitain de bannir les diesels dès 2026 donc les critères 2 c'était rien que pour la commune qui est la mienne à Eculi 75% du parc automobile à renouveler à échéance de 4 ans ce qui était littéralement impossible donc c'est pour ça qu'il faut se bagarrer sur ces sujets là pour avoir des alternatives des propositions et accompagner nos concitoyens moi je crois plutôt qu'il faut convaincre que contraindre
d'accord toujours la méthode un peu qui est la vôtre on va reparler de tout ça on va parler du coup aussi évidemment de la sécurité mais je vais dire à mi-chemin de la politique nationale et de la politique locale et puis on parlera de votre actualité récente autour de ces fameux 36 heures en 4 jours qui font beaucoup parler à tout de suite pour la suite de notre émission on se retrouve pour la troisième partie de notre émission l'invité politique le samedi de 11h à midi sur Lyon 1ère toujours avec Sébastien Michel le maire d'Eculi on a parlé d'un certain nombre de sujets on a mieux découvert votre commune on a découvert qu'on pouvait être de droite et écolo ce qui est quand même pas inintéressant mais en même temps s'intéresser à des questions qui sont essentielles qui sont les enjeux de sécurité et je disais tout à l'heure un peu en boutaquinant que c'était pas forcément en premier mais quand même là qu'est-ce qu'on peut faire quand on est maire pour les enjeux et les questions de sécurité surtout peut-être dans une commune dont on se dit comme ça a priori qu'elle est moins impactée peut-être que d'autres dans la métropole lyonnaise
c'est justement dans ces cas-là qu'il faut mettre le paquet pour faire en sorte que ça perdure parce que si on relâche la pression les choses peuvent se dégrader très vite et on en a malheureusement quelques exemples sur la ville de Lyon ce qu'on a souhaité faire à Eculi c'est investir massivement dès le début du mandat dans un grand plan sécurité qui permette de prendre en charge l'ensemble des problématiques et des sujets concrètement qu'est-ce qu'on a fait ?
on a multiplié par trois les effectifs de policiers municipaux on a armé les patrouilles et on les a fait patrouiller la nuit ce qui nous a permis d'une certaine façon à pallier un petit peu le désengagement de l'État puisqu'on voit bien qu'aujourd'hui c'est compliqué d'avoir les effectifs de policiers nationaux donc ça c'était le premier élément on met des moyens humains et en matériel et on les équipe et on fait en sorte qu'ils aient tout ce dont ils ont besoin
ça veut dire que c'est possible parce que parfois certains de vos collègues disent ou on n'arrive pas à recruter ou l'armement c'est pas bien ou des choses comme ça
je peux vous dire droit dans les yeux que je n'ai aucune difficulté à recruter des policiers municipaux puisque je suis passé de quatre policiers municipaux à douze dans un temps très restreint en deux ans en revanche il a fallu présenter un projet global il ne s'agit pas simplement de recruter des gens pour recruter des gens et donc c'est pour ça qu'on s'est appuyé sur un projet qui se fait en étroite collaboration avec les services de l'État et preuve en est on a été à Éculi la première ville de la métropole et l'une des toutes premières de la région Auvergne-Rhône-Alpes à abriter dans le même commissariat police nationale et municipale ce qui a la grande vertu de fluidifier encore les échanges de créer les bonnes habitudes de travail collaboratif et donc on voit que ça produit des résultats puisque depuis deux ans on a baissé encore les chiffres de la délinquance qui étaient déjà relativement bas à Éculi de plus de 40% et puis le dernier élément c'est que bien sûr qu'il faut faire cette répression qu'elle est indispensable mais il faut aussi agir sur la prévention et donc c'est pour ça que dans le même temps en parallèle on a mis en place un contrat local de sécurité et de prévention de la délinquance ce qu'on appelle un CLSPD et dans ce cadre-là on a signé une convention avec le procureur de la République qui me permet par exemple de faire ce qu'on appelle les rappels à la loi c'est-à-dire quand il y a des enfants ou des mineurs en tout cas qui commettent des petites incivilités qui sont finalement ces incivilités qui pourrissent un petit peu la vie de nos concitoyens et bien je les convoque
vous prenez vos responsabilités en tant qu'autorité comme adulte je crois que c'est un de vos collègues d'ailleurs Pierre Oliver qui faisait ça aussi qui nous en parlait à ce micro
et on échange d'ailleurs beaucoup ensemble quand on a des séances de rappel à l'ordre et donc moi effectivement je prends la peine de recevoir les enfants ou les mineurs avec leurs parents en présence de la police municipale pour justement rappeler un petit peu à chacun quelles sont les règles de vie en société et en se disant attention là tout se passe bien tu es face au maire mais la prochaine fois ça pourrait être face à un juge et ça sera nettement moins sympathique moins sympa et donc on essaie de faire cette prévention on a aussi on met en place des politiques très ambitieuses en matière de soutien à la parentalité on a une maison de la famille sur laquelle on s'appuie beaucoup parce qu'on croit aussi beaucoup au rôle de la famille et au rôle des parents et donc voilà une politique de sécurité ça ne peut pas être que du tout répressif il en faut bien évidemment parce que c'est ce qui est rétabli la situation à l'instant T mais il faut aussi prévoir demain d'où l'éducation et d'où la prévention
je suppose aussi pour clore ce chapitre sécurité que vous n'avez rien contre la vidéoprotection et j'imagine que vous avez du mal à comprendre pourquoi le maire de Lyon lui avait visiblement plus de difficultés
écoutez pendant que lui s'amuse à imaginer des pseudo-études qu'il ne lance pas à Eculi on disposait déjà de 48 caméras et en deux ans on en a ajouté une quinzaine supplémentaire pour couvrir l'intégralité du territoire municipal et quand on implante une caméra c'est pas le maire qui décide tiens je vais la mettre ici on fait un travail partenarial avec les forces de sécurité et ça permet de les implanter dans les endroits stratégiques et je peux témoigner que ça a une grande utilité pour élucider ou pour prévenir les actes de délinquance
Alors on va parler un peu de politique nationale la rentrée de l'inflation d'un certain nombre de difficultés de la rentrée sociale et politique parce que on parle beaucoup de vous ces jours-ci puisque vous avez pris une initiative à travers une lettre ouverte alors c'est intéressant parce qu'on va pouvoir mélanger la future avec le sujet que vous avez abordé vous avez fait une lettre ouverte dans laquelle vous avez dit qu'il serait peut-être pas inintéressant de faire travailler les gens 4 jours mais 36 heures 36 heures et 4 jours c'est-à-dire que vous avez inventé un concept c'est plus simplement 4 jours c'est plus 32 heures c'est 36 heures pour 4 jours qu'est-ce qui se cache derrière cette idée un peu étrange ?
D'abord ce qui se cache derrière cette idée étrange c'est le fait que je regrette que depuis une quinzaine d'années chez les républicains on ne produise plus d'idées la dernière idée vraiment marquante notamment sur le sujet du travail c'était la défiscalisation des heures supplémentaires et c'était en 2007 sous Nicolas Sarkozy vous voyez un petit peu le temps qui s'est écoulé depuis et donc l'idée c'est de se dire ça part quelque part d'une colère que partagent de très nombreux militants adhérents et élus et je fais partie de ceux qui pensent qu'on ne peut pas se résoudre à continuer à décliner à perdre des élections nationales et qu'il faut inverser la tendance et pour moi ça passera uniquement par la production d'idées nouvelles il faut travailler il faut produire de l'idée c'est le rôle d'un parti politique parce que finalement ça fait une quinzaine d'années qu'on ne fait que de la tactique et qu'on prépare la prochaine élection résultat on n'a pas gagné une élection présidentielle depuis 2007 et donc fort de ce constat là on voit qu'aujourd'hui il se passe énormément de choses dans notre société sur la relation qu'on a au travail moi je le vois à la fois en mairie mais je le vois également dans mon entreprise enfin dans l'entreprise dans laquelle je travaille
cette idée elle est pour l'entreprise privée comme pour les collectivités vous avez envie de la mettre en place y compris dans votre commune
exactement dans ma commune j'ai même amorcé le mouvement puisque depuis quelques mois on a mis en place la semaine de 4 jours et demi pour justement expérimenter et voir si ça peut être positif de permettre à nos agents de concentrer leurs heures de travail sur 4 jours et demi et on se rend compte que c'est très positif parce que d'une part on sent bien que dans ce pays aujourd'hui on travaille plus assez et j'en veux pour preuve qu'on n'arrive plus à recruter je ne sais pas où vous étiez en vacances mais moi j'étais dans le sud de l'Ardèche très beau département et effectivement les hôtels les restaurants n'étaient pas ouverts tous les jours vous allez dans le commerce on n'arrive plus à trouver des collaborateurs vous allez dans l'industrie c'est la même chose et donc aujourd'hui on n'arrive plus à recruter donc il faut travailler plus ça c'est le premier élément et je fais partie de ceux et c'est aussi pour ça que je suis de droite sans doute qui considèrent que le travail c'est quelque chose qui élève qui grandit et non pas quelque chose qui avilie ça c'est le premier élément mais le deuxième élément c'est croire aujourd'hui qu'on peut continuer à imaginer notre économie et notre relation au travail telle qu'elle l'a toujours été ça ne marchera plus on voit bien on sent bien qu'il y a une aspiration profonde chez nos concitoyens chez les jeunes mais pas que d'avoir un meilleur équilibre entre la vie professionnelle et la vie personnelle et c'est ce que permet cette mesure finalement si je devais la résumer je dirais qu'il s'agit de travailler plus et vivre mieux et je crois que c'est une manière de répondre de manière sans doute originale puisque je suis moi-même surpris du retentissement et de l'écho que génère cette proposition alors que finalement c'est du bon sens et que déjà de nombreuses entreprises fonctionnent comme cela tout près de chez nous on a ldlc.com qui a mis en place la semaine de 4 jours 32 heures et on sent et on voit qu'il y a des résultats extrêmement importants
et que finalement à chaque fois qu'il en parle le patron de ldlc dit combien ça a été efficace ce qui est intéressant peut-être c'est là où on peut peut-être créer une passerelle puisqu'on évoquait votre activité professionnelle dans une entreprise et on se dit tiens un chef d'entreprise ou quelqu'un qui est dans une entreprise qui est aussi maire est-ce qu'il ne veut pas mélanger des techniques de management de l'entreprise dans le service public local est-ce que c'est compatible est-ce qu'il n'y a pas comme on l'entend parfois peut-être des syndicats qui vont se dire 9h c'est trop far vous voyez comment est-ce qu'on crée cette espèce de distinction entre le public et le privé est-ce que ça vous pose pas une difficulté ça ?
ça me pose pas de difficulté pour la raison évidente qui est qu'on ne gère pas une collectivité comme une entreprise ça c'est le préalable et j'ai été très clair avec les agents municipaux lorsque j'ai pris la responsabilité de maire pour autant je crois qu'il y a des choses qu'on peut essayer non pas de transposer mais en tout cas dont on peut s'inspirer je vais vous prendre un exemple très basique mais depuis que je suis maire chaque année le début août fin août pardon la dernière semaine d'août j'organise un séminaire avec l'ensemble des agents de la ville où on trace un petit peu des perspectives sur l'année à venir on fait le bilan de l'année écoulée et on essaie de donner du sens à l'action qui est la nôtre je me suis rendu compte que ça n'avait jamais été fait et donc vous voyez il y a sans doute des petites choses qu'on peut transposer et ensuite il y a une exigence aussi qui doit être omniprésente parce qu'on voit bien que de la même manière que le politique n'a pas forcément bonne presse les fonctionnaires sont très souvent critiqués alors même qu'ils effectuent un travail remarquable au service de l'intérêt général et donc moi j'ai envie aussi de valoriser le boulot qui est fait par tous les agents de la ville au quotidien et donc ça demande d'élever encore l'exigence et je le résume souvent comme ça je dis vous devez vraiment gérer l'argent public donc l'argent des éculois comme si c'était le vôtre et rendre le service public comme si vous vous adressiez à votre mère à votre frère à votre enfant et si on arrive à faire tout ça je crois qu'on sera capable de réinventer le service public du 21ème ou du 22ème siècle soyons ambitieux mais blague à part je pense qu'on a aussi besoin de moderniser nos collectivités et surtout je pense que nos agents y aspirent parce que quand vous apportez de la modernité vous arrivez à donner du sens et surtout à donner de la reconnaissance parce que je crois qu'on est tous autant que nous sommes sensibles à cette reconnaissance et on vit dans une société où on manque parfois cruellement de reconnaissance et donc j'essaie aussi d'en donner au quotidien aux agents de la ville
on va suivre ça en tout cas avec intérêt pour voir comment ça se met en place à la fois ailleurs et évidemment dans votre ville on parlait très rapidement justement puisque c'est de là qu'est partie cette idée de cette lettre ouverte aux militants LR au mois de décembre il y aura donc l'élection d'un nouveau président Laurent Wauquiez puisqu'on est concerné dans la région à laisser passer trois candidats Ciotti, Pradié, Rotaillou une droite identitaire une droite libérale une droite c'est pas sociale peut-être enfin c'est assez complexe à déchiffrer est-ce que vous vous avez un avis est-ce que vous allez vous positionner est-ce que vous êtes concerné par ce débat est-ce que c'est important d'avoir un nouveau président LR qui ressemble et qui rassemble la droite
j'allais dire c'est la dernière chance avant la disparition donc soit on le fait soit on disparaît donc ça c'est le premier élément et oui je vais m'y intéresser c'est tout le sens de cette lettre ouverte et j'attends de voir un petit peu les réactions que ça pourra générer de la part de ces différents candidats et ce que j'observe moi et ce qui peut m'inquiéter c'est qu'on sent qu'on est toujours sur ce sujet est-ce qu'on doit être plus proche du président de la république est-ce qu'on doit être plus proche du rassemblement national le sujet qui doit nous animer ça n'est pas de fixer une ligne politique ça ça sera le rôle du parti après et il faudra le faire de manière collective le sujet c'est comment on se remet en ordre de bataille comment on est capable de produire des idées pour que ce soit les autres qui se positionnent sur nos idées et non pas nous qui courions un coup après l'extrême droite un coup après Emmanuel Macron et sa majorité
il faut repartir des fondamentaux c'est-à-dire que pour vous il faut remettre l'église au centre du village comme on dit recréer des propositions vous remettre sur vos valeurs et vous verrez bien si ça marche
je me souviens de tout ce qui s'est passé au début des années 2000 où à chaque fois que le président de l'UMP de l'époque Nicolas Sarkozy proposait une idée tout le débat public national s'articulait autour de cette idée et se positionnait en faveur ou contre cette idée aujourd'hui c'est l'inverse on court après les idées des autres ben non affirmons les nôtres défendons-les testons-les et c'est aussi comme ça je crois qu'on pourra regagner la confiance de nos concitoyens
on va suivre ça aussi avec intérêt alors on est samedi le lendemain c'est dimanche on voit combien vous êtes à la fois engagés et passionnés mais je veux dire que c'est sans doute un point commun moi qui continue de me fasciner avec tous les élus qu'on reçoit à la fois l'amour de sa commune et l'engagement et l'implication je crois que c'est quand même aussi ce qu'on veut montrer à travers cette émission c'est l'importance de la politique locale qu'est-ce qu'on fait ? qu'est-ce que fait un maire ? qu'est-ce que vous vous faites quand vous ne faites pas de politique ou quand vous n'êtes plus maire si tant est que ce soit possible ?
alors déjà d'abord le dimanche pour moi c'est le jour sacré que je consacre à mon épouse et à ma vie personnelle c'est-à-dire que quand vous êtes maire vous êtes très sollicité un peu partout mais le dimanche on a un deal qui est que c'est notre journée à nous donc ça c'est le premier élément alors sauf cas particulier avec des cérémonies des commémorations militaires et autres mais sinon le dimanche c'est sacré le deuxième truc qui est sacré pour moi le dimanche c'est que je cours
est-ce qu'on a une passion à la vie ?
est-ce qu'on a le temps
de s'occuper de soi ? d'abord il faut
parce que je reviens à cette nécessité d'avoir un équilibre global et donc moi je cours beaucoup et donc le dimanche vous avez de grandes chances de me croiser sur les quais à Lyon de manière assez compétitive
parce que vous me parliez de vos chronos c'est pas rien quand même
ah ben moi j'aime la compétition il y a le Run-Ignon d'ailleurs vous y participez je prépare le Run-Ignon qui aura lieu dans 15 jours donc je suis en phase finale de la préparation du semi-marathon et j'espère pouvoir battre mon record parce que je suis animé aussi par cet esprit de compétition et cette volonté de toujours me dépasser donc voilà je fais beaucoup de sport le dimanche
est-ce que vous avez une autre passion à oublier est-ce que vous avez eu un livre de chevet qui vous a marqué cet été si on a encore le temps de lire ?
ah ben oui bien sûr il faut prendre le temps de lire le dernier bouquin que j'ai lu ou plutôt que j'ai relu et qui est un peu mon livre de chevet alors j'en ai deux j'ai d'abord l'anthologie de la poésie française de Georges Pompidou parce que Georges Pompidou est d'une certaine façon une source d'inspiration et puis j'ai redécouvert cet été et j'invite vraiment chacun et notamment les plus jeunes de nos auditeurs à relire ça le conte de Montecristo d'Alexandre Dumas ça c'est merveilleux une histoire classique et intemporelle
mais efficace
et classique et efficace une histoire de vengeance et c'est beau
et on s'en laisse pas alors peut-être un peu plus contemporain pour nos jeunes auditeurs parce qu'on se quitte souvent en musique et je demande à nos invités de choisir un morceau de musique quel est celui que vous avez choisi pour finir cette émission ?
alors j'ai beaucoup hésité parce que je suis un grand passionné de musique et que j'écoute énormément de choses j'aurais pu vous proposer un morceau de Kate Jarrett qui est un pianiste incroyable j'aurais pu faire un clin d'oeil très lyonnais avec Benjamin Biolet qui avait écrit et chanté une chanson magnifique et j'ai choisi en fait un titre de Big Flo et Oli donc le rappeur toulousain qui ont sorti une chanson il y a quelques mois au mois d'avril pendant la présidentielle qui s'appelle Sacré Bordel et c'est une chanson qui m'a marqué parce que j'ai dû l'écouter une bonne dizaine de fois avant de savoir si je l'aimais ou pas parce qu'il y a des paroles assez puissantes eux-mêmes ils ont été très critiqués de toutes parts quand ils ont sorti ce titre-là et je crois que cette chanson définit finalement assez bien ce qu'est la France aujourd'hui et donc j'invite chacun à vraiment l'écouter avec beaucoup d'attention à la réécouter parce que c'est très riche le texte est très intéressant et puis Big Flo et Oli sont plutôt des gens qui portent des messages positifs et je crois qu'on a bien besoin de positifs dans l'époque qui est la nôtre
et bien on va se quitter en musique on va écouter attentivement les paroles merci beaucoup monsieur le maire d'être venu à notre micro merci à vous bonne course et puis on suivra avec attention vos initiatives quand à moi je vous dis à très bientôt pour une nouvelle émission au revoir merci au revoir c'était l'invité politique du samedi sur Lyon 1ère en partenariat avec Immédiat Positif le web média qui rend visible l'essentiel retrouvez tous les invités politiques en podcast sur lyonpremière.fr et sur immédiatpositif.fr écoutez votre radio Lyon 1ère en direct sur l'application Lyon 1ère lyonpremière.fr et bien sûr à Lyon sur 90.2 FM et en DAB+. Lyon 1ère