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InterviewRMC (sur Podcast)· 28 avril 2025 28 minContradictoireFond programmatiqueÉconomie & entreprisesTravail & emploi

Véronique Louwagie, ministre déléguée chargée du Commerce, de l'Artisanat, des PME – 28/04

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 68 %Attaque 14 %Défensif 19 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:10OuverteRéponse directe

    On va parler de commerce, du 1er mai, du mur des faillites et de simplification.

  • 1:00RelanceRéponse partielle

    Vous êtes aux ABT députés LR, vous travaillez avec Eric Lombard réputé pour pencher à gauche. La cohabitation se passe bien ?

  • 2:01RelanceRéponse partielle

    Est-ce qu'il faut augmenter les impôts ? Parce que là, c'est le retour des impôts déguisés.

  • 3:16RelanceRéponse directe

    Le matra gouvernemental, mais reconnaissez que ça va augmenter nos impôts ?

  • 3:51RelanceRéponse partielle

    Vous êtes favorable ou pas à la sur-fiscalisation ? Ou vous pensez que ça peut nuire aux entrepreneurs ?

  • 4:49OuverteRéponse directe

    Est-ce que le retour de la taxe d'habitation, ce n'est pas une contribution modeste ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:36Invité politiqueFait
    « Plus simplement, je suis en fait la ministre des entrepreneurs. »
  • 3:27Invité politiqueFait
    « Il nous faut améliorer la compétitivité de nos entreprises. »
  • 4:10Invité politiqueFait
    « Ce n'est pas parce qu'on est contre l'augmentation des impôts qu'il ne faut pas remettre un petit peu de justice fiscale. »
  • 4:52Invité politiqueFait
    « Moi, j'étais défavorable à la suppression de cette taxe d'habitation. »
  • 6:16Invité politiqueFait
    « Nous avons aujourd'hui beaucoup d'incertitudes au niveau du pays. »
  • 8:10Invité politiqueFait
    « L'apprentissage est encore énormément soutenu. »
  • 8:20Invité politiqueChiffre
    « Les entreprises de moins de 250 salariés ont des aides relativement importantes, encore 5000 euros par apprenti. »
  • 14:22Invité politiqueChiffre
    « C'est vrai que c'est un chiffre important de faillites. »
  • 14:52Invité politiqueChiffre
    « Nous avons eu en 2023 un peu plus d'un million d'entreprises qui ont été créées. »
  • 24:00Invité politiqueChiffre
    « Nous avons en France 1800 CERFA. »
  • 25:58Invité politiqueFait
    « Ce test PME très attendu par le monde de l'entreprise »
  • 26:13Invité politiqueFait
    « Ce test PME sera effectué par les entreprises elles-mêmes »
  • 27:13Invité politiquePromesse
    « Je pense qu'il devrait être adopté cette semaine à l'Assemblée nationale le vote du projet de loi Simplification »
  • 27:25Invité politiqueFait
    « Avec des problèmes sur les agences de l'État lesquelles il faut supprimer avant l'été »
  • 27:39PrésentateurChiffre
    « 460 000 entreprises qui doivent changer de main dans les 10 ans »
  • 28:01Invité politiqueFait
    « Il n'y a pas aujourd'hui d'agenda »

Temps de parole

  • Véronique Louwagie68 %
  • Présentateur32 %

0,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Présentateur

BFM Business présente La Grande Interview Edwige Chevrillon Bonsoir à tous, bienvenue dans La Grande Interview On va parler de commerce, on va parler du 1er mai On va parler du mur des faillites Et puis de simplification Parce que nombreux sont les chefs d'entreprise Qui attendent ce fameux test PME Bonsoir Véronique Louvagie Bonsoir Merci d'être avec nous Vous êtes la ministre chargée du commerce De l'artisanat, des PME De l'économie sociale et solidaire Juste comme ça, vous avez le temps de tout faire ?

0:34
Véronique Louwagie

Plus simplement, je suis en fait La ministre des entrepreneurs C'est beaucoup plus facile, je pense que ça parle plus Je représente d'abord les hommes et les femmes Qui font vivre ces entreprises Qui les soutiennent chaque jour Qui emploient du personnel Et qui participent à l'activité de notre pays

0:49
Présentateur

C'est plus facile à dire Bienvenue ici sur BFM Business On parle souvent d'entrepreneurs, comme vous le savez Beaucoup de questions à vous poser Juste, un petit peu de politique Comme ça, une seconde Vous, vous êtes aux ABT députés LR Vous êtes les Républicains de l'Orne Et vous travaillez avec Eric Lombard Qui est plutôt réputé pour pencher à gauche La cohabitation, elle se passe bien ? Tout à fait Nous avons, je dirais Remarquez, vous n'allez pas me dire le contraire

1:13
Véronique Louwagie

Non, non, nous avons beaucoup de chance à Bercy Parce que nous sommes une équipe de six ministres Et nous travaillons très bien, tous ensemble Sur tous les sujets Chacun dans notre couloir Oui, mais politiquement, vous avez des sensibilités différentes Oui, mais je crois que nous sommes différents De toute façon, chaque homme, chaque femme est différent L'important, c'est d'avoir un objectif qui est le même De servir notre pays Et je crois qu'on peut trouver du consensus Et en tout cas, c'est ce que nous trouvons Nous serons d'ailleurs demain ensemble pour un déplacement Et j'ai échangé d'ailleurs encore cet après-midi

1:45
Présentateur

Avec lui sur un certain nombre de... Eh bien, on va y revenir Parce que c'est une manière justement C'est un déplacement sur l'e-commerce Et notamment sur les plateformes Une manière de savoir comment on peut éviter Le raz-de-marée Chine et Timu On va revenir là-dessus Évidemment, tiens, puisque vous dites Il y a un consensus Est-ce qu'il faut augmenter les impôts ? Parce que là, c'est vraiment le retour Des impôts déguisés On voit que l'ISF, bon, il a été aboli Maintenant, il revient par une porte dérobée Pour éviter la surfiscalisation Et la suroptimisation Et puis maintenant, il y a M.

Jean-Croix-François Rebsamen Votre collègue du gouvernement Il y aura une contribution modeste Pour que nous, vous On puisse financer de nouveau Les services locaux Ça s'appelle la taxe d'habitation Qui a été supprimée par Emmanuel Macron Et qui donc revient par une porte dérobée Vous êtes favorable à ces impôts déguisés ?

2:39
Véronique Louwagie

Ce qui me paraît très important En tout cas, je partage l'objectif Qui est retenu par Éric Lombard Par Amélie de Montchalin D'arriver à un objectif De réduction de notre déficit Qui est programmé à 3% Est-ce que c'est la solution ? Est-ce que c'est la solution ? Pour réduire notre déficit Il faut agir sur nos dépenses Nous avons des prélèvements obligatoires Au taux quasiment le plus élevé Nous sommes sur le haut du podium Et ces prélèvements obligatoires Et là, ils vont rajouter Ils pénalisent Pardonnez-moi, mais on n'est pas magie

3:07
Présentateur

D'accord, là, vous dites Le matra gouvernemental Mais reconnaissez que ça va augmenter nos impôts ?

3:16
Véronique Louwagie

Nous ne devons pas augmenter Les prélèvements obligatoires Nous devons agir Oui, je suis contre l'augmentation Des prélèvements obligatoires En ce qui concerne les entreprises Puisque, je dirais, c'est le périmètre De mon ministère Il nous faut améliorer La compétitivité de nos entreprises Et pour améliorer la compétitivité De nos entreprises Il nous faut, à terme, baisser

3:35
Présentateur

Ok, mais vous avez dit Que vous étiez le ministre des entrepreneurs Là, en fait, c'est pour lutter Contre ceux qui ont gagné Beaucoup d'argent Qui ont mis ça dans des holdings Etc La sur-fiscalisation Optimisation, décidément Vous êtes favorable ou pas ? Ou vous pensez que ça peut justement Nuire et faire peur aux entrepreneurs ?

3:55
Véronique Louwagie

Je suis contre les augmentations des impôts En revanche, il y a un certain nombre Aujourd'hui, de dispositions fiscales Qui permettent à un certain nombre de personnes De ne quasi pas payer d'impôts U égard au niveau des revenus Donc, à un moment donné Je dirais que Ce n'est pas parce qu'on est contre L'augmentation des impôts Qu'il ne faut pas remettre Un petit peu de justice fiscale Et ce qui participe à remettre De la justice fiscale Oui, j'y suis favorable Aujourd'hui, il y a un certain nombre De personnes, quelquefois Qui peuvent délocaliser Qui peuvent déplacer Un certain nombre de sociétés Dans des sphères Qui ne sont pas soumises À un même impôt Oui, mais là, ce n'est pas forcément ça Alors que vous avez les classes moyennes Les chefs d'entreprise Les PME Qui n'ont pas cette possibilité Donc, remettre de la justice fiscale Oui, mais d'une manière générale Ne pas augmenter les impôts

4:38
Présentateur

Oui, enfin, c'est quand même Le retour de deux impôts Et sur la taxe d'habitation Enfin, le... Alors, c'est moins votre domaine Puisque c'est plus le domaine De Franck Soares Est-ce que vous trouvez Parce que le retour De la taxe d'habitation Ce n'est pas une contribution modeste Mais bon

4:52
Véronique Louwagie

Moi, j'étais défavorable À la suppression De cette taxe d'habitation Pour deux raisons Parce que la première C'est que ça a créé Une rupture de lien Entre les habitants Et les élus Voilà Et que de toute façon Et vous habitez longtemps une élue C'est que nous n'avions pas Les moyens De, je dirais Supprimer Des recettes Qui étaient relativement importantes Et je crois qu'aujourd'hui Il y a une vraie rupture Qui existe Et les élus d'ailleurs Le reconnaissent tout à fait Donc peut-être qu'il faut revenir Sur un dispositif de cette nature Mais si on devait créer Un nouvel impôt Parce que ce serait ça finalement Il faudrait de l'autre côté Diminuer les impôts À la charge Des ménages Et des entreprises

5:29
Présentateur

Oui, surtout quand déjà On a vu nos taxes foncières exploser Parce que du coup C'est ce qu'ont fait Les collectivités locales Donc nous Quand on est contribuable On a un peu la double peine Est-ce que sur le regard Le tour d'actualité Évidemment On reviendra sur vos deux gros dossiers Qui sont la Enfin surtout le gros dossier Qui est la simplification Qui est demain À l'Assemblée nationale Mais sur la question Du chômage Le retournement Du marché du travail Est-ce que c'est Lorsqu'on regarde les chiffres Alors les chiffres Ils ont été un peu Chahutés Comme on dit Par rapport Au RSA Ceux qui s'inscrivent Parce qu'ils ont pu toucher le RSA Est-ce que pour vous Est-ce que dans les PME Vous avez le sentiment Que c'est là Où ça frappe le plus Dans l'artisanat ?

6:11
Véronique Louwagie

Alors l'artisanat Je dirais Est en souffrance Nous avons aujourd'hui Beaucoup d'incertitudes Au niveau du pays Il y a eu d'abord Une incertitude liée À une instabilité politique Sur les derniers mois De l'année 2024 Il y a des incertitudes Liées à tout ce qui peut se passer Au niveau européen Au niveau international Ces incertitudes créent aujourd'hui Le fait qu'un certain nombre De Français ne consomment pas Épargnent Nous avons un taux d'épargne Relativement important Même si depuis Quelques semaines Les Français Reconsomment plutôt Un petit peu moins Mais le fait que les Français Ne consommaient plus A des effets Sur l'artisanat Reconsomment un petit peu moins Ou reconsomment un petit peu plus ?

Reconsomment un petit peu plus Depuis quelques semaines Voilà Donc tout ça a eu Un effet Le logement est également En difficulté Et l'artisanat Est le premier Je dirais Intervenant En matière du logement De la construction neuve Donc effectivement Aujourd'hui L'artisanat est en souffrance Je remarque par ailleurs Que l'apprentissage A diminué Au niveau De l'artisanat Bien sûr Il nous faut de nouveau Redonner confiance Ça c'est une mesure Gouvernementale Il nous faut Redonner confiance Au consommateur Et en tout cas Le bon signe C'est que depuis Quelques semaines Effectivement Cette confiance Repart

7:27
Présentateur

Oui Mais Véronique Le Vagil Est-ce que vous venez de dire C'est important C'est-à-dire Effectivement L'apprentissage On voit Tu as un coup d'arrêt Dans l'apprentissage Mais parce que Justement Comme ça a coûté très cher Des économies Des économies Des économies ont été faites Sur l'apprentissage

7:38
Véronique Louwagie

S'il y a un coup d'arrêt Sur l'apprentissage C'est parce qu'il y a une incertitude Dans l'embauche Aujourd'hui Les entreprises sont en attentisme Mais c'est une erreur De baisser les aides A l'apprentissage Cet attentisme A des effets Sur les investissements Qui sont engagés Par les entreprises Qui quelquefois Sont suspendues Voir arrêtées Et également Dans les embauches Et également Sur l'apprentissage Si nous redonnons Confiance A l'économie Ça participe A de la croissance Et de l'autre côté

8:02
Locuteur non identifié

Oui

8:03
Présentateur

On est d'accord Mais est-ce que c'était Une erreur De retirer des aides A l'apprentissage

8:08
Véronique Louwagie

L'apprentissage Est encore énormément Soutenu Il y a eu Des augmentations importantes On est quasiment arrivé A un million D'apprentis Les entreprises De moins de 250 salariés Ont des aides Relativement importantes Encore 5000 euros Par apprenti C'est encore important Moi Ce dont je me satisfais C'est que les aides Sont pour tous Les contraints Y compris Les contraints Je dirais Qui mènent A des études supérieures Tout autant Que pour les CAP Les BEP Et ça Ça me paraissait Très important

8:38
Présentateur

Oui

8:39
Véronique Louwagie

Et donc Et donc L'apprentissage Est toujours Soutenu Et de manière importante Et donc

8:44
Présentateur

C'est sur le retournement Du marché du travail Est-ce que ça touche Plus particulièrement Les PME Et les artisans Ou pas

8:51
Véronique Louwagie

Je crois qu'aujourd'hui Le monde économique Est dans une situation D'incertitude Nous avons Sur les PME Ou pas Je crois que Les ETI Les PME Les TPE Les micro-entreprises Tout le monde A une inquiétude Par rapport Aux incertitudes Qui existent Donc cette inquiétude Ils n'embauchent plus À tout niveau Oui Ils n'embauchent plus Oui A partir du moment Où vous n'avez pas De visibilité De lisibilité Il y a effectivement Une situation D'embauche D'embauche moindre Au demeurant Je constate quand même Qu'un certain nombre D'entreprises Aujourd'hui Ont des difficultés De recrutement Donc voudraient recruter C'est par exemple Le cas des métiers De la restauration De l'hôtellerie Il y en a également Dans l'artisanat Que nous évoquions Voilà Donc on a aussi Une difficulté D'offre d'emploi Par rapport A ce que les entreprises Et qu'est-ce que vous faites Alors là Il faut Déjà Il y a eu Les éléments Dont vous parliez Au niveau du RSA Avec cette obligation Qu'ont aujourd'hui Les bénéficiaires du RSA De réaliser un certain nombre D'heures d'activité Ce ne sont pas forcément Des heures d'activité Dans l'entreprise Également des heures d'activité Pour retrouver une formation C'est pour forcer Ces personnes A retrouver le chemin De l'emploi Et moi je me réjouis De cela Parce qu'aujourd'hui On s'aperçoit qu'en matière De bénéficiaires du RSA Les personnes restent très longtemps Sous un dispositif RSA Or l'objectif du RSA C'est certes D'apporter une ressource

10:14
Présentateur

Aux personnes Mais également De les sortir De ce dispositif Par rapport à l'hôtellerie Qu'est-ce qu'il faut faire Justement Pour que On le voit bien On en parle très souvent Surtout sur BFM Business Une espèce d'inadéquation Entre Ce que les entreprises Notamment dans le secteur De l'hôtellerie Restauration Recherchent Et puis de l'autre côté Des gens qui sont au chômage Et qui soit ne trouvent pas Soit ils n'ont pas envie De ces jobs-là Qu'est-ce que vous faites ?

10:39
Véronique Louwagie

Alors vous avez tout à fait raison Ce que je fais Je me suis mis Et j'ai annoncé d'ailleurs Au secteur de La restauration Et des métiers De bouche Que nous allons lancer Avec eux Des assises de la restauration Qui seront lancées Le 13 mai Pour mettre tout le monde Autour de la table Tous les acteurs Pour je dirais Réagir par rapport Au défi Que ces métiers Attendent A la fois Conjoncturel Structurel En matière de formation Du personnel En matière De rénovation Également Des magasins Mais ça a déjà été fait Ça pardon On en parlait Avec Thierry Marx Eh bien écoutez Il est très satisfait Thierry Marx Que ces assises De la restauration Et des métiers De bouche Vont avoir lieu Parce que nous allons L'objectif C'est d'avoir Des mesures concrètes Des mesures Pertinentes Pragmatiques Qui répondent Aux attentes De ces métiers Notamment En matière de recrutement En matière aussi De suppression D'un certain nombre De commerces Quelquefois Dans les bourgades Voilà Pour faire vivre Aussi le commerce Rural Au travers Ces métiers

11:39
Présentateur

Est-ce qu'il faut Est-ce qu'il faut Que les fleuristes Les boulangers Les artisans Ils puissent travailler Le 1er mai Est-ce que le 1er mai C'est-à-dire Après On est là-dit Donc dans 3 jours Est-ce qu'ils auront Le droit de travailler Quelles sont Les instructions Qui ont été données Alors juste Te rappeler A Bercy Le 1er mai

11:57
Véronique Louwagie

Est un jour Férié

11:59
Présentateur

Oui C'est dans le code Du travail Voilà

12:01
Véronique Louwagie

Que depuis Des années Les salariés Par définition N'ont pas le droit De travailler Sauf dans des métiers Réservés Que jusqu'à maintenant Les boulangers Avaient des formes Il y a une dizaine D'années Un peu différente C'est-à-dire Que les boulangers Travaillaient en famille En couple Il y avait Le boulanger Qui était au fournil Et puis L'épouse Qui était dans la bouddhine Maintenant Voilà Donc effectivement Moi je me réjouis Qu'une proposition de loi A été déposée Au Sénat Que Catherine Vautrin D'ailleurs Soutient cette démarche Et tous ensemble Nous soutenons cette démarche Parce qu'effectivement Il faut que les boulangers Par exemple Que les floristes Également Puissent travailler Une journée Comme celle du 1er mai D'ailleurs Tous les citoyens

12:45
Présentateur

Eux peuvent travailler C'est leurs salariés Qui peuvent pas travailler

12:47
Véronique Louwagie

Cette proposition de loi Justement Propose Que les salariés Puissent pouvoir Travailler Le 1er mai Dans un certain nombre De métiers Qui seront Définis Alors ça ne sera pas Pour ce 1er mai Non ça ne sera pas Pour ce 1er mai 2025 Ça le sera Pour le 1er mai 2026 Cette PPL Je n'en connais pas Exactement l'agenda Mais on a le temps D'ici le 1er mai 2026 Mais pendant que Ceci Je dirais que Le fer est chaud Il faut intervenir Et ce sera fait Dans les semaines qui viennent

13:17
Présentateur

Et là pour ce 1er mai Ça va être quoi Les instructions C'est bon Allez soyez cool N'envoyez pas forcément Des inspecteurs Des inspecteurs du travail Pour Sanctionner

13:28
Véronique Louwagie

Ce ne sont pas Les ministres Qui envoient Les inspecteurs du travail Ah bah quand même Vous contrôlez vos administrations Les inspecteurs du travail J'espère que vous contrôlez Vos administrations D'une inspection Complètement Indépendante Voilà Donc je crois Que tout le monde A entendu Le message Mais en tout cas La loi Telle qu'elle existe Aujourd'hui Ne permet pas A des salariés De travailler Dans des boulangeries Chez les floristes Mais en tout cas J'espère Que très vite Et pour le 1er mai 2026

13:53
Présentateur

Ce dispositif sera revu Et ça Ça fait Écho Avec la simplification Juste encore une question Parce qu'on a vu Les chiffres 2024 Sur le nombre De faillites 66 000 Certains disent Ben voilà On vous l'avait dit Notamment Eric Ayer De l'OFCE Il dit On l'avait dit Il y a un mur Des faillites On va vers un mur Des faillites Est-ce que vous êtes d'accord Avec ça ? Est-ce que vous pensez Que 2025 Avec tout ce qui se passe En plus Ce sera encore pire Que 2024 ? Écoutez 2024

14:22
Véronique Louwagie

C'est vrai que C'est un chiffre important De faillites Et ça Moi je ne peux Que le regretter Dire que ce nombre Dépend également D'un rattrapage De faillites Qui n'est pas intervenu Sur les années 2022 2023 Compte tenu Du soutien important De l'Etat Par rapport aux entreprises Dans le cadre De la crise sanitaire Et de la crise économique Qui a suivi En revanche Ce nombre est toujours Trop important Et il nous faut pouvoir Agir effectivement Sur ces défaillances D'entreprises A côté Je vais également Comparer ce nombre Par rapport au nombre De créations d'entreprises Nous avons eu En 2023 Un peu plus d'un million D'entreprises Qui ont été créées Mais elles ne durent pas longtemps En 2024 Un million Cent mille Mais voilà Il faut quand même Mettre en adéquation Le nombre de défaillances Le nombre d'arrêts d'entreprises Avec le nombre de créations Au demeurant Il nous faut soutenir Encore plus Nos entreprises Probablement dans la prévention Je travaillerai d'ailleurs Demain au Sénat Sur ce sujet Avec les sénateurs Et agir sur la compétitivité De nos entreprises Améliorer Leur compétitivité Encore une fois Comme nous le disions tout à l'heure En diminuant les impôts En diminuant les charges En diminuant les normes Et en simplifiant également Leur vie Puisque la simplification Participe à diminuer On y arrive

15:31
Présentateur

Mais en même temps Quand vous voyez Que des entreprises Comme Aliber Qui nous a accompagnés C'est mythique Comme nom Est en train de mettre La clé sous la porte D'esparer En plus avec beaucoup d'usines Dans l'Hexagone Vous avez vu Avant Correx Dont on a aussi Beaucoup parlé Il y a un peu C'est du patrimoine Presque entrepreneurial Qui est en train De disparaître Oui

15:55
Véronique Louwagie

Mais alors On peut regretter Effectivement Ces disparitions Mais à côté Il faut mettre Qu'un certain nombre D'entreprises On trouve des solutions Par un certain nombre D'entreprises Je pense par exemple A la fonderie de Bretagne Dont nous avons Beaucoup parlé Qui est reprise Avec une nouvelle activité Nous avons des activités Aussi Des entreprises Qui aujourd'hui Embauchent Qui se développent Voilà Mais effectivement On peut regretter A chaque fois Qu'il y ait des fermetures D'usines Ou à chaque fois Des diminutions De nombre De nombre Et il y en a

16:29
Présentateur

Beaucoup dans le textile Est-ce que déjà Vous êtes en mesure De calculer L'impact De cette guerre Commerciale Initiée par Le président américain Donald Trump Est-ce que déjà Puisque vous êtes Ministre du commerce Est-ce que vous avez déjà Sur cet insecteur Est-ce que vous avez déjà Quelques chiffres A nous donner

16:51
Véronique Louwagie

Non C'est difficile A ce stade Parce que Nous avons d'ailleurs Une période de suspension Par rapport à des annonces Qui avaient été effectuées Par Donald Trump Suspension Pendant 90 jours A hauteur de 20% Par ailleurs Il existe tout de même Aujourd'hui Une augmentation Des droits de douane De 10% Sur un certain nombre De produits Et 25% Sur l'acier L'aluminium Et l'automobile Et nous ne connaissons pas La répartition Je dirais De cette augmentation Dans la chaîne de valeur Puisqu'il y aura Probablement Une partie Que les industriels Vont supporter Avant d'exporter Les entreprises Qui exportent Mais il y aura

17:29
Présentateur

Les Safran Hermès Ils ont été clairs

17:32
Véronique Louwagie

Les importateurs Qui pourront En supporter une partie Les grossistes Dans la chaîne Je dirais De distribution De la valeur Et les consommateurs Mais au demeurant Cela génère aussi Un attentisme Aujourd'hui Des incertitudes Mais vous n'avez

17:47
Présentateur

Aucun impact Alors on le voit Sur la croissance Évidemment On le voit Dans les résultats Puisque nous sommes Dans la période Des trimestriels Comme vous le savez On voit bien Qu'il y a un impact Quand même Sur les entreprises C'est pour ça Je me demandais Si au niveau de Bercy Vous n'aviez pas Une estimation Grosso modo

18:04
Véronique Louwagie

Aujourd'hui Nous mesurons bien Qu'il y a un attentisme Au demeurant Deux points Que je voudrais souligner C'est déjà que D'une manière générale Les entreprises Ont apprécié Qu'il y ait une réponse Je dirais Unie Collective Au niveau européen Et ça je crois Que ça a donné de la force Et ça a participé A la confiance Et le deuxième point C'est qu'il y a Des enquêtes De la semaine dernière De ce jour Qui mesure Que la confiance Des chefs d'entreprise Est plutôt en augmentation Ça veut dire Qu'on a des entreprises Très résilientes Qui aussi S'arment Et se préparent Pour réagir

18:36
Présentateur

Comment se protéger De Chine Ou de Tému Ou en tous les cas De cette déferlante Chinoise Qui risque Déjà qui nous tombe dessus Et qui risque encore De s'aggraver Juste pour Je ne sais pas Si vous avez entendu Ce matin Michel-Édouard Leclerc Que vous connaissez Évidemment Il a dit Il faut faire face On va faire face A une invasion De produits asiatiques Il a même dit Que c'était Une aubaine Pour le consommateur Est-ce que vous êtes d'accord Avec lui ?

19:06
Véronique Louwagie

Alors Que l'on va faire face A une invasion De produits asiatiques Je crois que je crois Je crois que c'est déjà Effectivement On a 800 millions 800 millions de colis D'une valeur inférieure A 150 euros Qui aujourd'hui Entre en France Une augmentation Importante Donc effectivement Il nous faut lutter Contre cela Parce qu'il y a Une concurrence déloyale Par rapport à cette situation Je rappelle que ces colis Entrent en Europe Sans droit de douane Avec une exemption Des droits de douane Donc ça c'est un point Sur lequel nous travaillons A Bercy Avec Éric Lombard Avec Amélie De Montchalin Et d'ailleurs La commission européenne Le 5 février dernier S'est saisie de ce sujet Pour revoir ce dispositif D'exemption des droits de douane Mais est-ce qu'il y aura De l'autre côté Et d'ailleurs Nous ferons un déplacement Demain matin Le déplacement Dont je parlais Il y a quelques instants Avec Éric Lombard Amélie de Montchalin Et Clara Chapaz Surtout ce qui concerne Les plateformes e-commerce Et la DGCCRF Qui est en charge D'un certain nombre De contrôles Concernant les produits Qui émanent De ces plateformes Entre autres Voilà Va poursuivre Intensifier ses contrôles Et développer Un certain nombre De contrôles Beaucoup plus ciblés Par rapport à ces flux

20:18
Présentateur

Alors qu'ils interviennent Mais là On ne voit pas très bien Comment vous pourrez bloquer Non mais Je crois que Nous ne pourrons pas

20:26
Véronique Louwagie

Bloquer Mais en l'occurrence Il s'agit De faire en sorte Que tous les produits Qui sont présentés Aux consommateurs Déjà parce que Je suis également Ministre de la consommation Soit conformes En termes de sécurité En termes de respect Des normes Donc la DGCCRF Va intensifier Ses contrôles Sur les produits Qui émanent De ces plateformes Donc

20:44
Présentateur

En fait L'arme fatale Européenne On le voit déjà Mais même au niveau Français En fait C'est les normes C'est à travers Les normes Qu'on va pouvoir Je veux dire Éviter ce tsunami Chinois Ou asiatique Parce qu'il y a aussi Des produits vietnamiens Tous ceux qui sont Impactés par ces droits De droits de douane C'est comme ça Que l'Europe va se défendre Avec le bouclier européen

21:06
Véronique Louwagie

Je crois qu'il y a Plusieurs axes Déjà S'assurer que ces produits Respectent les normes En matière de sécurité Voilà Je pense aux jouets Aux bijoux C'est une manière De les freiner De les bloquer Le deuxième point Au niveau européen Il y a une réflexion Par rapport à ces exemptions De droits de douane Une réflexion également Pour éventuellement Mettre en place Des frais de gestion Non discriminatoires Qui pourraient exister Et il y a Pardon c'est quoi Des frais de gestion Non discriminatoires C'est des frais Qui seraient mis A l'entrée Sur un produit Qui entre sur le territoire Mais Des frais de gestion De cette nature Ne peuvent être mis Qu'à l'échelle De l'Europe Bien sûr C'est le prérogatif européen En France Les produits vont arriver Dans un autre pays Au niveau de la douane Et seront véhiculés Ensuite en France Donc il n'y a pas d'utilité C'est la raison pour laquelle Cette réflexion Doit avoir lieu Au niveau européen

21:59
Présentateur

Et au niveau des plateformes Qu'est-ce que vous allez Comment les bloquer ? Comment agir sur les plateformes ?

22:07
Véronique Louwagie

Il ne s'agit pas De bloquer les plateformes En revanche Il s'agit de vérifier Que ces plateformes Respectent Je dirais Les normes Qui sont les nôtres Respectent aussi Toutes les informations Qui sont communiquées Sur ces plateformes Vérifier qu'il n'y a pas D'informations mensongères Que toutes les règles En matière de prix Qui sont proposées Sont cohérentes Voilà Et de l'autre côté J'ajoute Parce qu'on parle Beaucoup de textiles Quand on parle De ces plateformes Il y a une proposition De loi Fast Fashion Qui arrive Qui va être examinée Au Sénat Début juin Pour apporter une réponse Et faire en sorte Que pour un certain Nombre d'articles Qui rentrent Dans cette définition Des Fast Fashion Des malus Puissent être appliqués Ce qui serait Une pénalité Finalement Sur ces produits

22:54
Présentateur

Alors la simplification Parce qu'on y arrive Il ne reste plus que 5 minutes Donc il faut aller vite Mais c'est vrai Qu'avec vous Il y a quand même Beaucoup de sujets Simplification Demain à l'Assemblée Nationale Il y a beaucoup De ramifications Dans cette loi simplification Je vais d'abord Peut-être commencer Par les tests PME Et les CERFA Parce que J'entendais ce matin Mon confrère D'RTL François Langlais Qui expliquait Qu'il y avait une entreprise De champignons En Charente Maritime Et qu'il ne pouvait pas Il fallait qu'ils attendent Que la préfecture Lui autorise A embaucher Des travailleurs étrangers Mais ça prenait 6 semaines Alors que la récordure De champignons Il ne fallait plus Que les jeter Parce qu'ils étaient plus bons Donc vous Vous allez pouvoir Trouver une solution ?

23:37
Véronique Louwagie

Des exemples Comme celui que vous donnez C'est vrai que Les entreprises En vivent tous les jours Donc effectivement Il nous faut simplifier Pour simplifier Il y a plusieurs vecteurs Donc le projet De loi simplification Dont l'examen Va reprendre demain A l'Assemblée Nationale Agir aussi De manière réglementaire Sur le mode opérationnel Et vous évoquez Les CERFA Alors je vais vous donner Un exemple Enfin un chiffre Nous avons en France 1800 CERFA Il y en a 535 Très exactement Qui sont sous le périmètre Du ministère de l'économie Et des finances Et bien je vous annonce Puisque j'ai fait un point Ce matin Que j'ai diminué Le nombre de CERFA De 115 J'avais pris l'engagement Il y a quelques mois De diminuer A la fin de l'année De 200 Le nombre de CERFA Et bien aujourd'hui C'est 115 CERFA En moins Et ces 115 CERFA C'est l'équivalent De 450 000 téléchargements 450 000 entreprises Ou citoyens Qui étaient intervenues Sur ces 115 CERFA Voilà donc c'est une diminution Importante d'intervention Et d'éléments De temps Que n'auront pas à passer Dans le secteur De l'entreprise Dans le secteur De licences Qui doivent être demandées Dans le secteur De demandes d'autorisation Qui doivent être effectuées Et effectivement Ce que vous évoquez Au travers Une demande d'autorisation Que doivent faire Les entreprises Dans le projet De loi simplification Il y a tout un article Qui supprime Des demandes d'autorisation Pour les remplacer Simplement Par des déclarations Qui doivent être effectuées Sans autorisation Mais une déclaration Pour informer Quelquefois le maire D'ailleurs D'un certain nombre de points Sur le test PME Nous aurons l'occasion De le débattre Avec les parlementaires Oui parce que les CERFA Ça y est La décision est prise Ça y est Ah les CERFA Ce matin ça y est C'est fini Non les 115 Sans supprimer Je continue ce travail D'accord Mais je peux vous annoncer Aujourd'hui puisque c'est un point ce matin Que ces 115 sont supprimés Donc je continue Et j'espère pouvoir vous en annoncer

25:31
Présentateur

Et vous voulez arriver à combien Parce que là 535 moins 115 Ça fait 425 420 Vous voulez C'est quoi votre objectif ?

25:39
Véronique Louwagie

J'avais indiqué 200 Sur l'année Donc je ne peux pas vous en donner Plus tous les 15 jours Je fais un point Je continue De manière importante Et en tout cas J'espère pouvoir vous donner Un nombre au moins équivalent Dans quelques temps Alors et donc sur Le test PME Ce test PME Très attendu Par le monde De l'entreprise Puisqu'il permettra Préalablement A une norme De mesurer L'impact En termes de coût direct Et de coût indirect Sur la vie Des entreprises Et ce test PME Sera effectué Par les entreprises Elles-mêmes Ce sont les entreprises Qui évalueront L'impact Préalablement A une norme Préalablement A un premier Et comment concrètement ?

Eh bien il y aura Un panel d'entreprises Qui va nous être donné Par les organisations Professionnelles Et dans ce panel D'entreprises Certaines seront choisies En fonction du thème Du sujet Qui est concerné Par le projet de loi Concerné par l'arrêté Et le décret Donc des très petites entreprises Des entreprises Des PME Voilà par exemple S'il y a un texte Sur les exportations On prendra des entreprises Qui exportent Pour justement Qu'elles mesurent L'effet De cette norme Sur leur vie Et cela permettra D'éclairer Les parlementaires Pour un projet de loi Les membres du gouvernement Pour un arrêté Et un décret Et je pense qu'on arrivera A des situations Avec beaucoup de pragmatisme

27:07
Présentateur

En dernier mot Calendrier C'est quoi le calendrier Sur le test PME ?

27:13
Véronique Louwagie

Eh bien écoutez Je pense qu'il devrait être Adopté cette semaine A l'Assemblée nationale Le vote du projet de loi Simplification Dans les semaines qui viennent Ensuite probablement Avec des problèmes Sur les agences de l'État Lesquelles il faut supprimer Avant l'été En tout cas Avant l'été On aura le projet de loi Simplification

27:30
Présentateur

D'accord Ok Merci beaucoup Puis il faudra revenir En nouveau Parce qu'il y a un point Aussi très très important C'est la question Des transmissions d'entreprises Mais voilà Ce sera pour la prochaine fois Avec 460 000 entreprises Qui doivent changer de main Dans les 10 ans Donc 500 000 500 000 Moi j'ai intéressé Sur 460 000 Voilà Merci beaucoup D'avoir été avec nous Vernick Lovagy Donc la ministre Des entrepreneurs La ministre chargée Du commerce L'artisanat Les PME L'économie sociale Et solidaire Il y a aussi la loi Egalim Et ça c'est C'est pour quand Loi Egalim 4 ?

28:01
Véronique Louwagie

Écoutez Il n'y a pas Aujourd'hui d'agenda Nous travaillons avec Ma collègue Annie Gennevar Voilà Pour améliorer Cette loi Egalim Par rapport aux attentes

28:09
Présentateur

Des profs aussi Voilà C'est bien ce que je me disais Qu'il n'y avait pas d'agenda Là-dessus C'est pour ça Je ne suis pas incitée Merci beaucoup Tout de suite Vous vous retrouvez Guillaume Paul La grande interview Sur BFM Business Sous-titrage Société Radio-Canada

28:22
Locuteur

Sous-titrage Société Radio-Canada Sous-titrage Société Radio-Canada