Hervé Lemoine | Discours - remise des insignes de Chevalier des Arts & des Lettres - FX Richard
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 100 %
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Alors, mesdames et messieurs, merci de vous approcher. Voilà. Alors, je suis extrêmement gêné, il y a peut-être un malentendu, François-Xavier, c'est que je vois que c'est un pupitre pour pour des musiciens. Alors, il faut peut-être voilà, il c'est pas une partition de musique que j'ai devant les yeux, donc ça va être compliqué, mais je vais essayer de le faire de la façon la plus musicale possible, je sais pas, je je je dois avoir deux trois octaves, mais c'est pas c'est le maximum, voilà. Alors, oups, je touche pas le micro. [rires] C'est pas mal déjà trois octaves. Bon, vous voyez que je suis vraiment pas musicien, j'ai aucune idée de ce que je dis, voilà.
Alors, mesdames et messieurs, chers amis, en vous gratte des qualités, je vous souhaite la bienvenue ici dans ce beau jardin des des Gobelins, euh cher François-Xavier, évidemment tout particulièrement, euh je suis très heureux que nous soyons tous réunis ce soir pour pour te célébrer en quelque sorte.
Et et sachez qu'en tout cas, euh la date a été très difficile à trouver parce que François-Xavier y avait mis des conditions très particulières, fallait que sa femme, ses enfants, certains amis, certaines personnes qui comptent pour lui soient là, et donc évidemment, pour réunir tous vos agendas, j'imagine, ça a été très compliqué, mais nous y sommes arrivés, enfin j'espère, hein, je crois que tous les gens qui comptent pour toi sont là. Ça ne veut pas dire que certains absents ne comptent pas, hein, on dit tout de suite que voilà. Mais néanmoins, sachez que vous comptez pour lui, et c'est pour ça qu'il voulait que ça ait lieu à ce moment-là pour que vous soyez tous présents.
Alors, euh on m'a préparé quelques éléments, je le cache pas, on a enquêté aussi dans ton entourage. Alors, ça ça ressemble un peu à une rubrique nécrologique, mais je vais quand même essayer de [rires] le faire un peu différemment parce que ça commence par François-Xavier Richard est né en 1972 à Lille. Bon, alors, on imagine, il vous a été enlevé prématurément [rires] pas du tout c'est pas du tout ça. Donc on va on va on va essayer de de faire en sorte que voilà, ça soit le plus vivant possible puisque c'est au contraire ça qu'on célèbre.
Alors François Xavier est né dans une famille ayant une certaine sensibilité artistique qui l'a peut-être préparé déjà et mis dans un dans un mode en tout cas d'ouverture à la au monde de la création et notamment votre mère qui était professeur de philosophie je crois mais s'intéressait particulièrement à la didactique de l'art donc il faudra nous expliquer un peu ce que c'est que la didactique de l'art au François Xavier. Très intéressant de savoir.
Et quant à votre père qui était ingénieur mais il avait un goût particulier semble-t-il pour aussi le travail de la matière, le travail manuel et semble-t-il vous l'avez très tôt euh suivi sur des des chantiers, des chantiers de restauration de de maisons particulières mais aussi des maisons qui d'ailleurs parfois étaient des maisons de personnages tout à fait illustres puisque je crois que il s'était notamment euh comment dirais-je intéressé et il était peut-être revenu sur la maison d'enfance de Marcel Proust à Illiers-Combray si mes informations sont bonnes. C'est bien ? Oui oui, il y a entre autres de ça. Il y a entre autres de ça. On aura la version la vraie version après. Voilà.
Bref euh et très tôt vous manifestez un un sens et un intérêt sur l'esthétique le le domaine artistique, un peu rêveur aussi semble-t-il d'ailleurs mais c'est pas du tout incompatible et euh et et et en tout cas vous dénotez ou vous avez très tôt un un goût pour les pour les belles choses ou le ou le bien faire et le bien faire et les belles choses, on va dire ça on va dire ça comme ça. Euh à 16 ans vous décidez de vous tourner résolument vers une pratique artistique et vous vous mettez en tête alors c'est comme ça que les choses nous sont dites et nous ont été dites.
Vous vous mettez en tête d'entrer aux Beaux-Arts d'Angers et je crois qu'il y avait pas d'autres alternatives pour vous, c'était les Beaux-Arts d'Angers. En tout cas, c'est comme ça que je l'ai fait. [rires] Oui, c'est arrivé comme ça. Voilà. Donc, après le baccalauréat, bah vous entrez aux Beaux-Arts et à l'école des Beaux-Arts d'Angers et pas une autre, c'était le l'objectif. Et vous vous représentez vous vous présentez au concours, vous entrez tout à fait brillamment, semble-t-il, dès 1991. Là, on reprend la rubrique nécrologique un peu, voilà. Euh mais vous avez à peine 20 ans quand même. C'est quand même très tôt, c'est bien. Bon.
À l'époque où certains passent encore le bac, lui il est déjà à l'école des Beaux-Arts d'Angers. Et et vous vous passionnez dans un premier temps plutôt pour la scénographie de théâtre, euh la la musique aussi, c'est peut-être pour ça que d'ailleurs vous m'avez mis un petit pupitre musical. Et euh et et vous vous envisagez plutôt de devenir scénographe. Euh et votre première œuvre, si je veux dire, euh première œuvre qui va capter beaucoup de votre attention, c'est The Fairy Queen de Purcell. Vraiment une très belle œuvre qui évidemment est un projet magnifique mais qui ne se fera pas, ce que je crois bien comprendre.
En revanche, en revanche, tout cela n'aura pas été inutile puisque vous allez rencontrer à cette occasion la personne qui va devenir votre épouse, voilà. Et votre complice depuis plus de 30 ans, puisque Muriel est tentatrice, voilà. Donc vous avez voulu épouser la scène mais vous avez épousé finalement une femme de scène et d'où le lutrin, voilà. Tout se tient, en reboucle nos informations.
Donc vous aimez le théâtre, visiblement, euh et que euh et rien ne vous prédestinait donc euh à ce qui d'ailleurs vous vaut euh une partie de notre reconnaissance officielle aujourd'hui, euh rien ne vous prédestinait au au travail du papier peint à à la planche euh et d'ailleurs euh vous une fois que vous êtes diplômé donc des Beaux-Arts euh d'Angers, vous donnez des des cours pratiques à des élèves assez assez brillants. Vous avez donc déjà le goût de la transmission et cette envie de créer des ponts entre des savoir-faire, on dit traditionnels ou ancestraux ou euh tout ce que l'on veut et et et la jeune création.
En tout cas, l'idée de passer ces savoir-faire, de les partager partager quelque chose qui qui vous habite et vous allez par un série de de hasard en quelque sorte euh travailler ou faire travailler vos élèves à la manufacture de papier peint Monny. Cette manufacture qui a été créée au début euh enfin au 1er tiers du du 20e siècle est encore une manufacture familiale installée au cœur du vignoble angevin. Vous restez quand même dans votre territoire hein là quand même, vous vous éloignez pas trop hein. Et perpétue donc la production de papier peint et de tissus à la main à l'aide des planches de de bois de poirier sculptées en relief.
Vous connaissez tous ces ces beaux modèles de de de de ces de ces planches. Euh alors à l'époque, semble-t-il, vous êtes pas vraiment enthousiaste et vous-même déclarez que "Quelle horreur, je déteste le papier peint." Voilà. Donc on peut pas dire que ça soit je dirais une conversion immédiate. Voilà, [rires] ça a été un chemin de Damas en quelque sorte. Mais bon, vous vous approchez prochez quand même et puis petit à petit euh il y a semble-t-il vous prenez le goût à ce que vous considériez comme une pratique totalement euh voilà inintéressante ou en tout cas qui correspondait pas à à à à vos à vos à vos goûts et et vous entrez chez Monny en fait.
Vous finissez par intégrer cette manufacture où vous faisiez faire des des travaux d'étudiants en quelque sorte. Et à partir de ce moment-là, peut-être, c'est là que votre conversion devient beaucoup plus importante et et vous finissez par comprendre que derrière l'apparence de ce matériau pauvre, entre guillemets, qui est le qui est le papier, euh bah que que ce matériau pauvre, en fait, recèle une infinité de de nuances, de complexité, de possibilités, en tout cas, de de de transposition ou, en tout cas, est un support qui est beaucoup plus intéressant que cette nature un peu un peu austère, par exemple, pourrait le laisser penser initialement. Bon, voilà.
Donc, vous commencez, en tout cas, votre votre travail d'initiation et et et vous convertissez, en tout cas, à à ce à ce à ce à ce médium. Et euh et et et, en même temps, euh, semble-t-il, vous rendez compte aussi que, d'ailleurs, ce ce ce médium peut servir tout à fait aussi à à réconcilier votre passion, qui est jamais morte, en quelque sorte, pour la scénographie. Et euh et on peut se dire que, d'ailleurs, vous en avez fait une belle une belle démonstration, il y a très peu de temps, finalement, en imaginant un un décor en carton-pierre pour euh pour l'Orient-Express.
Donc, on voit bien que là, le le le le papier, le carton-pierre, qui est une forme de travail du papier, peut amener, effectivement, à la création de formes, de décors, de scénographie. Enfin, bref, que ce n'est pas quelque chose d'aussi littéral que ce que l'on peut imaginer au départ. Et, évidemment, euh ce goût, maintenant assumé, que vous avez, vous fait créer, en 1979, euh l'atelier l'atelier Dauphin. Alors, euh là, c'est quand même un un lancement euh dans le grand bain. Il est très jeune. à l'époque qu'on l'a connu. Mais non, on dit dans le grand bain, parce qu'on sait que ça a été une réussite formidable. Mais à l'époque, c'est quand même un sacré pari. Faut pas Faut pas oublier ça.
Faut pas minorer le fait que c'est quand même une sacrée prise de risque, à l'époque, de créer un atelier comme cet atelier Dauphin. Alors, je me suis toujours interrogé sur les origines du nom. Alors maintenant je le je le connais parce qu'on me l'a dit mais peut-être je vous laisserai dire pourquoi vous l'avez appelé comme ça parce que vous vous êtes déjà tous au courant certainement mais moi j'hésitais sur différentes versions et maintenant je sais a priori ce pourquoi cet atelier s'appelle ainsi, l'atelier d'Oufar.
Et et donc au sein de cet atelier que vous créez, euh vous bah vous reprenez et vous améliorez ou des techniques en quelque sorte ancestrales mais que vous mariez en permanence avec aussi euh euh de la recherche, de l'innovation, vous expérimentez des tas de choses et on a tous en tête plein d'expérimentations que les ateliers d'Oufar ont pu faire. Il me semble avoir vu il y a pas si longtemps que ça un papier chauffant par exemple, c'est une de vos dernières dernières voilà trouvailles mais il y en a plein d'autres sûrement encore à venir. Enfin bref, en tout cas vous vous lancez à fond dans cette magnifique aventure.
Alors si j'ai bien compris avec l'aide de votre père d'ailleurs qui va vous aider pour la question justement d'ingénieur donc la question de des des machines peut-être et de et de la création d'un certain nombre d'outils peut-être qui vous permettent justement de de de de d'améliorer et et je dirais de d'augmenter le le potentiel que ce papier que ce médium vous offre et que vous voulez explorer et évidemment vous allez là aussi euh réaliser de forts beaux premiers projets, la maison de de George Sand je je crois, euh également le palais euh d'Ajuda au Portugal et là à ce moment-là d'ailleurs euh c'est toute votre famille que vous appelez à travailler avec vous si j'ai bien compris sur ce magnifique et extraordinaire chantier.
Là vous embauchez tout le monde, votre père, votre femme, votre oncle, enfin bref, tous ceux qui sont prêts à vous aider. Donc, méfiez-vous parce que si il y a un nouveau grand [rires] chantier, vous êtes susceptible de tous mobiliser immédiatement. Et en tout cas, euh euh avec ce magnifique magnifique chantier, vous allez euh re- enfin en tout cas, maîtriser euh cette technique si particulière du du sorte de comment dire, d'estampage, on peut dire ça comme ça, de du du du papier, enfin pour créer des des décors en relief, mais vous donnerez les explications les plus précises après.
Mais en tout cas, à l'occasion de ces différents chantiers, ce qui est le propre souvent des pratiques des métiers d'art, hein, d'ailleurs, et de ces métiers, c'est à l'occasion d'un chantier où il y a un nouveau défi à à relever qu'on augmente, qu'on améliore sa pratique, qu'on maîtrise certaines techniques ou qu'on en invente d'autres. C'est ça qui est assez passionnant et c'est en ça où vraiment on est dans un domaine des arts appliqués, que moi j'aime beaucoup cette notion d'arts appliqués et là, vous en faites la démonstration.
Alors, euh je voudrais pas être beaucoup plus long que ça, mais l'aventure des euh des des des ateliers euh d'OFAA se poursuit, se poursuit, se développe merveilleusement bien. Euh vous continuez à à tramer, tisser, construire, élaborer, penser, imaginer de nouveaux projets et ils sont extrêmement nombreux et extrêmement connus et reconnus à tel point, d'ailleurs, que vous recevez en 2009 le très prestigieux prix Liliane Bettencourt pour l'intelligence de la main, avec 1er prix quand même, hein, vraiment créé euh pour reconnaître ces ces métiers d'art et et toutes leurs valeurs.
Et en 2025, vous êtes nommés euh maître artisan d'art, ce qui est vraiment là aussi une reconnaissance formelle euh des talents que vous avez développés au service de ces métiers d'art et et de ceux que vous pratiquez tout particulièrement. Euh, voilà, je voudrais pas être beaucoup plus long que ça. Euh, une nouvelle fois, notre chemin s'est croisé à plusieurs reprises puisque vous avez participé à différents projets qui ont été d'ailleurs montrés, exposés ici même dans nos dans nos galeries euh et dans la galerie des des des Gobelins.
Vous avez été aussi euh sou- soutien et et mécène dans un certain nombre d'opérations que nous avons euh euh menées ici pour toujours euh essayer de mettre en valeur ces métiers de savoir-faire et ces métiers d'art. Et sachez que on vous en est extrêmement reconnaissant parce que on sait combien pour une structure qui demeure forcément une petite structure, on n'est pas dans la grande industrie, hein, on est dans dans un dans une dimension et à une échelle qui est celle des métiers d'art. Donc il s'agit d'une petite échelle, mais une petite échelle où l'excellence est ce qui nous guide, ce qui vous guide.
Et donc on est d'autant plus heureux et reconnaissant que euh vous éprouviez le le le enfin que vous y ayez le le temps et que vous donniez les les moyens d'aider pourtant une grande institution comme nous. On pourrait imaginer qu'on n'a pas besoin d'ateliers comme vous. Ben si, au contraire, on a bien besoin de vous et on est heureux vraiment que vous y ayez chaque fois répondu présent que chaque fois qu'on vous a sollicité. Maintenant, les Ateliers de Faron presque 25 ans, même un peu plus, hein, voilà, des des de de d'existence. Euh, vous avez toute une équipe permanente qui travaille avec vous et ce ne sont pas que des membres de votre famille, si j'ai bien compris.
Donc c'est bien, ça veut dire que vraiment d'abord un, vous les avez libérés un peu, deux, vous avez rendu ce ce dont on peut que se réjouir dans dans dans évidemment une pratique telle que la vôtre, même si évidemment les générations succédant aux générations, maintenant c'est votre fille, Eloise et son mari Bruno, je crois, que vous exploitez, pardon, que vous [rires] que vous mobilisez au bénéfice de vos de vos projets. Donc, ce qui veut dire que voilà, et votre fils aîné Louis d'ailleurs va vous rejoindre ou vous a déjà vous a rejoint, vous voyez, l'entreprise familiale continue. Voilà.
En tout cas, c'est plutôt sympathique et c'est aussi une des caractéristiques souvent d'ailleurs de ces ateliers d'art, ces ateliers de savoir-faire, que souvent de se constituer un peu en dynastie comme ça. Et on est très heureux de voir, c'est vrai, c'est très propre quand même à ce à ces domaines d'excellence et ces domaines-là. Et donc, on est très heureux de voir que eh bien, vous n'allez pas [rires] que que vous voilà, ce cet atelier de d'eau par qui n'a que 25 ans, bah vous êtes déjà en train d'inscrire votre dynastie, d'inscrire votre action, celle de vos enfants, de les engager pour l'avenir et on s'en réjouit beaucoup.
Euh, j'ai pas parlé de votre résidence à la Villa Kujoyama sur Kyoto en 2017, mais je pense que ça a été évidemment un moment tout à fait particulier. On connaît tous cet endroit-là et c'est vraiment un endroit extraordinaire et vous y avez conçu un projet aussi tout à fait singulier, extraordinaire avec cet arbre de papier. Et euh en tout cas, euh vous avez montré donc dans toutes ces années que votre détermination, votre talent, votre goût pour à la fois ce mariage si fécond, en tout cas nous qu'on considère ici, mais je sais que vous partagez aussi cette idée, si fécond entre des savoir-faire traditionnels, ce besoin de transformer la matière et la création contemporaine.
Bref, comment c'est ce mariage ou cet alliage si fécond euh nous nourrit et est essentiel en tout cas à euh je dirais à peut-être une nouvelle forme de société ou d'économie d'ailleurs qu'on appelle tous de nos vœux et et peut-être que justement les évolutions euh qui seront nécessaires à notre société, vont définitivement euh donner une place ou redonner une place tout à fait euh essentielle et singulière euh au métier que vous exercez, que nous exerçons, parce que derrière tout cela, c'est aussi une certaine forme de méthodologie ou en tout cas une sorte d'économie de vision de la société qu'on a et qu'on partage.
Et donc, je crois que c'est très essentiel et donc, on est très heureux de compter les Ateliers de Paris, grâce à vous, maintenant comme étant un élément actif de cette nouvelle peut-être société qui va redonner toute la place à ces métiers d'art et ces métiers de savoir-faire. Pour toutes ces raisons, comme de la femme de nombreuses, et là, je ne parle pas le fait uniquement d'avoir fait travailler votre famille, vos enfants et cetera. C'est pas C'est pas ça les raisons très essentielles.
Mais pour toute votre contribution au métier d'art, au métier de savoir-faire, à la création sous toutes ses formes et notamment dans le domaine des arts appliqués, au nom des pouvoirs qui me sont conférés et au nom de la ministre de la Culture, je suis heureux de vous faire chevalier des Arts et des Lettres. !
[applaudissements]
! !
[applaudissements]