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interviewFrance Culture (sur YouTube)· 22 novembre 2019 39 min

Que faire de tant d'infos ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

bonsoir entrant ensemble dans le temps du débat comme tous les soirs sur france culture entre 18h20 et 19 heures [Musique] à l'ordre du jour ce soir que faire de temps d'infos alerte sur nos téléphones chaîne télévisée aux radios d'information en continu notification venant directement à nous depuis nos réseaux sociaux est depuis 20 ans les alertes d'informations se sont multipliées au point de pousser certains et certaines d'entre nous à entrer de temps en temps dans des périodes de diète médiatique quel est l'effet de ce surplus voire de ce trop plein de nouvelles nous excite il nous déprime t-il provoque-t-il chez nous de l' angoisse ou bien de la satisfaction c'est ce que nous allons tenter de voir pendant 40 minutes avec nos quatre invités à emmanuel davier est journaliste et médiatrice de radio france luc bronner et directeur de la rédaction du monde il est prix albert londres 2007 on aime bien dire cela parce qu'on avait plusieurs prix albert-londres ici autour de ces micro anne-sophie novel et journalistes et aux tris de documentaires le documentaire s'intitule les médias le monde et moi est également un livre retiré de ce documentaire est bien plus complet d'ailleurs les médias le monde et nous chez actes sud il vient de sortir et puis dominique cardon était avec nous il est professeur de sociologie et directeur du medialab à sciences po [Musique] là c'est plutôt une intensification qu'on est en train de vivre à savoir une quantité astronomique de l'image de son d'information d'infection auxquelles on a accès de façon quasiment gratuite du point de vue en tout cas individuels et on est un petit peu perdu dans cette surabondance de choses qui se passent partout autour de nous mais l'accélération elle même il me semble qu'on l'a déjà subi il ya pas mal de temps et là c'est autre chose c'est une intensification une surabondance eu besoin de mettre en place de nouveaux filtres de nouveaux points de repère pour savoir comment utiliser cette multiplicité de choses qui nous dépassent de plus en plus bonsoir anne sophie novel vous avez reconnu cette voie transforce est il si ton voilà ici tongs et sociologue et qui travaillent sur cette question en particulier du trop plein d'informations que vous aviez interviewé pour votre premier documentaire les médias le monde et moi on entendra d'autres extraits de votre documentaire dans cette émission aujourd'hui qu'est ce qui vous a donné envie justement de réfléchir en tant que journaliste à ce trop plein d'informations et d'aller voir un peu partout que ce soit aux états unis ou en angleterre ce qui se faisait autour de cette question là anne-sophie novel mais moi c'est d'abord une souffrance qui m'a donné envie de m'intéresser à ça une souffrance du public que je pouvait percevoir parce que l'agressivité la défiance à l'égard du journalisme des médias m'a toujours surpris je le comprends mais je m'interroge quand on fait ce métier qu on le fait par passion et avec professionnalisme on ne peut qu'être déçu et puis j'ai eu envie d'aller voir un petit peu au-delà de la critique radicale des médias de ce qu'on entend essayer de décortiquer un petit peu cette fameuse intensification dont parle yves citton et puis il ya aussi le fait que je sois spéciales et sur des questions d'écologie et parfois je n'arrivais pas on parle et ça passait toujours après d'autres actualités et c'était aussi une question qui m'a qui m'a poussé dans ma réflexion et que vous avez développé donc dans les médias le monde et nous vous êtes à bayonne pour l'instant et ce soir vous avez une projection justement de votre documentaire les médias le monde et - luc bronner bonsoir bonsoir vous êtes ici parce que votre journal le monde où vous dirigez la réélection du monde est un journal qui a connu une véritable révolution dans ce domaine depuis maintenant une quinzaine ou une vingtaine d'années c'est-à-dire vous étiez un journal qui paraissait le journal du soir on l'attendait entre 12h30 et une heure dans les kiosques que tous les jours et on se disait il va arriver et c'est comme ça qu'on était informée mais là d'un seul coup il a fallu accélérer la lure intensifier aussi comme le disait yves citton votre allure en ayant à la fois cette publication mais la matinale sur les sur les ordinateurs et puis et les notifications qui tombe très régulièrement avec des alertes oui parce que il faut s'adapter au monde qui nous entoure et aujourd'hui nous tous on va moins dans des kiosques acheter des journaux quand ils sont publiés qu'il s'agisse du monde de libération du figaro ou deux titres dans d'autres pays et galeux s'étaient tous les confrères oui parce que ces journées sur des mécanismes qui sont qui sont comparables et on a accès à l'information et un potentiel d'accès à la formation qui est formidable on peut lire le new york times en étant à paris on peut lire le monde en étant en afrique on peut lire le figaro en étant en russie enfin je donne des exemples donc il ya un potentiel d'accès à l'information qui correspond au potentiel extraordinaire d'internet aujourd'hui qui nous permet de toucher des lecteurs de façon très différente donc dans un premier temps c'est évidemment un gain démocratique un gain en termes d'information toute la difficulté je pense qu'on va en parler c'est à quel moment l'info devient infobésité c'est à dire devient de mauvaise qualité devient intervient sur des doses qui sont qui sont parfois nocives et donc à quel moment nous journalistes nous en position de rédacteur en chef de directeurs de rédaction on doit être capable de ralentir et de donner du temps du temps long au journaliste pour travailler différemment on y viendra à dominique cardon vous êtes professeur de sociologie directeur du medialab de sciences po vous avez beaucoup travaillé sur l'arrivée d'internet est également là l'effet que cet internet faisait sur nos vies est ce que vous pensez vous qu'on a trop d'infos mais c'est ce qui se passe aujourd'hui c'est que je pense en partie que cette plainte du trop d'informations est liée à la transformation de son mode de consommation en terre c'est une et qu'elle est du coup elle vient beaucoup du monde des médias en réalité qui pensent que leurs lecteurs ont trop d'informations est-ce que ce qui a vraiment changé de façon très forte c'est que les médias en tant que titre de presse ne contrôle plus comme ils l'ont fait la réception de l'information et donc l'idée qu'il ya un travail éditorial pour hiérarchiser pour ranger et pour d'une certaine manière contrôlée le contexte dans lequel les gens regardant le journal de 20h achetant le monde à une heure et cetera était non seulement exposé à l'information mais aussi au travail que la rédaction en fait pour le l'ordonné la hiérarchiser du coup la trier pour dire bah c'est ça l'information qui est importante le reste est moins important alors on accède à l'information par les réseaux sociaux il faut vraiment dire ont accédé par la formation par les réseaux sociaux s'est pas dire que les réseaux sociaux produisent de l'information ça veut dire qu'on accède en fait toujours au monde au figaro et aux autres mais à travers des liens unitaire vers l'information et donc à quelque chose qu'ils essaient du centre de gravité de la composition de la formation s'est déplacé vers les individus alors disons que c'est toi qui archivent c'est toi qui rend chez toi qui va sélectionner tu vas être soumis effectivement un flot un peu important et il faut toit plus les plateformes et les algorithmes et aldo il m en remettre en place te propose de réorchestrer et de réorganiser en fonction de principes nouveaux l'information qui t'arrive mais d'une certaine manière il ya quelque chose quand même dans la plainte sur la le trouvère dose de l'idée mais c'était souvent entendu c'était peut-être mieux quand on contrôler mieux le contexte de deux réceptions les individus doivent être noyé il faut faire quelque chose pour eux et me l'aviez vous êtes donc journalistes et médiatrice ici même à radio france est ce que cette plainte du trop d'informations vous la recevez des parmi les 800 messages que vous recevez chaque jour donc au service de la médiation ici même alors nous en recevant c'est vrai c'est parce qu'ils dominent heureusement ce que l'on reçoit de manière assez régulière c'est ce sont des messages qui nous disent que finalement l'information c'est le nouveau polluants que les informations que l'on donne sur les antennes sont trop anxiogène qu'elles sont plombante et que finalement les rédactions les journalistes donnent à voir un monde une société où s'enchaînent les féminicides les attentats les manifestations la précarité l'urgence climatique et que et bien ses auditeurs souhaiterait davantage d'informations positives du journalisme que l'on appelle dans notre jargon le journalisme de solution ou entendre des reportages qui valoriserait des initiatives à impact positif d'ailleurs en cela ils rejoignent la grande consultation qui avait été organisée l'an dernier par radio france et france télévisions qui s'appelait ma télé demain ma radio demain il y avait eu 127 1000 répondants ce qui est tout à fait conséquents pour une consultation où chacun est libre de venir répondre et ce qui ressort de ces réponses c'est effectivement cette envie d'avoir des informations positives ça c'est sur le papier mais dans les faits c'est pas exactement ce qui intéresse les auditeurs les lecteurs puisque ces informations qui ont un écho favorable et bien finalement ne retiennent pas toujours et malgré tout leur attention on y viendra dans un instant avec vous mêmes aviez lu bronner vous connaissez la même chose du côté du monde dans la hiérarchisation vous proposer des informations oui alors je nuance un peu ce que disait dominique cardon je partage le constat je pense qu'il ya deux mouvements parallèles en réalité ce tir qui à la fois un mouvement qui illustre être les réseaux sociaux de d'absence de les racheter une information de circulation de l'information par les amis par les connaissances par les proches de d'abaissement de la qualité de l'information ça rejoint aussi les chaînes d'info en continu qui font je trouve un travail assez désastreux mais dans le même temps et je parle ici à france culture je regarde les résultats de france inter je regarde ceux du monde en passant qui sont des médias qui marche particulièrement bien trop sculptant la période le site et avec des chiffres qui sont qui sont vraiment spectaculaires donc pour moi ça veut dire que les deux mouvements existe en parallèle oui il ya un mouvement d'abaissement de la qualité et de gens qui vont consommer l'information sans se poser la question des sources notamment via les réseaux réseaux sociaux et dans le même temps il ya une demande d'informations de qualité qui est assez spectaculaire julia cagé dans le documentaire donc dont nous parlions tout était alors les médias le monde et et moi donc ce documentaire réalisé par anne-sophie novel qui a projeté aujourd'hui à bayonne dit que 2/3 de l'info est une reprise d'autres contenus c'est à dire que deux tiers des infos qui nous parviennent ne sont pas des infos originel et sont des reprises et donc des répétitions qui ont été reprises d'autres sites est ce que c'est vrai ça dominateur non mais oui c'est un des résultats très importants de l' ouvrage de julia cagé nicolas hervé de montrer qu'un effet de reprise manquée la lier à une transformation interne du de l'espace de production journalistique est liée à cette tension mais moi je partage ce que ce que vous indiquez c'est à dire qu'en fait on assiste aujourd'hui à une sorte de tension de plus en plus forte entre une augmentation en fait extrême enfin extrême forte de la qualité de l'information et de la production d'information sophistiqué complexe mondialisé avec de l'enquêté avec aussi tout un lectorat un petit mais quand même consistant pour pour cette information et puis tout un espace social quand même dans quel est l'intérêt pour l'information n'a pas spécialement augmenté donc moi ce que je crois c'est qu'en fait on a un phénomène d'accélération des des inégalités dans l'exposition et dans l'accès aux informations donc on a des gens déjà très intéressés qui cumule de plus en plus d'informations et qui ont gentiment pressent que c'est trop qu'il faudrait dire les choses et dire que c'est nous qui nous posons cette question nous tous voilà et beaucoup d'autres est beaucoup d'autres parce que c'est quand même une vraie population le succès de médiapart de toute une série de deux magazines les jours à hausser la revue du crieur etc ça montre bien qu'il ya une augmentation d'un intérêt pour ce type de produit informationnelle et en même temps lui l'intérêt pour l'information des gens qui sont plus associés d'ailleurs à l'usagé la télévision et la radio n'augmente pas forcément et il ne souffre pas du tout d'un cumul ou du nahd un excellent informations qui viendraient vers eux en voici une qui a souffert de cet excès elle est en angleterre elle s'appelle johnny jackson elle est interrogée justement dans ce film les médias le monde et moi d'anne sophie novel lé autrice d'un livre qui s'intitule you are what you did l'information nourrit notre esprit comme l'alimentation nourrit notre corps les gens ont conscience que notre façon de produire la nourriture est notre façon de la consommer affecte sur notre santé c'est pareil pour l'info la façon de la produire et de la consommer a fait notre santé mentale à louer cet excès de négativité dans l'actualité génère en petite et dépression un sentiment d'impuissance incapable d'agir et de changer le moindre parce que les problèmes ne semblent inévitables et sans solution les informations nous rendra insensible et on ne se soucie plus de ces gens qu'on voit victimes de tragédies parce que c'est un vrai problème parce qu'on devrait tous se soucier de ce qui se passe dans le monde voici donc le témoignage dans votre documentaire anne-sophie novel du dit joe jackson est ce que vous avez cette impression que effectivement on souffre de savoir trop de choses d'avoir trop d'informations anne-sophie novel en fait je pense que les gens sont perdus et depuis qu'on fait des projections débat autour du film depuis que le livre est sorti je reçois encore plus de témoignages un peu plus de femmes que d'hommes d'ailleurs mais deux personnes qui sont perdus qui ont cessé de s'informer également je parlais même de médias nomexy ceux qui s'informent médias d'oryx immédiat le rexy parce qu'on parle d'infobésité d'un côté trop d'infos de aubay nous rend obèses et de l'autre côté cette médiane au rexy c'est donc une façon de décider de ne plus écouter d'infos c'est cela oui des gens soupe pour fait ils en ont ras-le-bol ils sont au nez complètement perdue face à face à cet afflux massif d'information et ça souligne de la tête et puis sio qui sans forme en fait ils savent plus qui croire comment croire et ça se passe avec elle sur se tourner et en fait il y en a beaucoup qui me disent mais en fait après le film lisant le livre on se pose des questions on met des mots sur un ressenti on se pose des questions on ne s'était jamais posée vous vous donner envie de nous réabonner mais de se réapproprier l'information et on comprend qu'on peut avoir un pouvoir par rapport à ça en cercle et journalistes ont aussi une posture à retravailler un travail à faire par rapport à leur métier des reproches qui leur sont faits et on a plein de possibilités aujourd'hui mais le public doit faire cette part de chemin que nous ne pouvons pas nous le faire pour eux et ça c'est très fort les gens trouvent que voilà on peut les rendre plus intelligent curieux mais il faut absolument pour moi pour se ré empare de cette question aujourd'hui j'estime de l'amande qu'on en est au tout début d'une prise de conscience quand on a compris il ya trente ans qu'on mangeait mal qu'on ne savait plus qui arrivait dans nos assiettes eh bien je pense que sur l'information on est en train de réaliser depuis quatre ans que ça va mal et qu'il faut absolument qu'on reprenne la main et qu'on retire des liens entre producteurs et consommateurs d'information vous vous avez fait d'une sorte qu'on soit moins obèse d'une certaine façon luc bronner les notifications du monde qui sont arrivés à un moment très très fréquemment on avait beaucoup beaucoup beaucoup beaucoup chaque fois qu'on était abonnée à ces notifications vous avez décidé d'en ralentir le rythme par exemple en fait on en fait en moyenne 5 à 6 par jour ce qui n'est pas énorme par rapport à la concurrence qui ont fait beaucoup plus sur tout ce qu'on a fait c'est qu'on a fait évoluer la nature de ces notifications dont qui arrive sur vos smartphones en allant chercher beaucoup plus notre propre hiérarchie de l'information c'est plutôt que d'être dépendant de l'actualité de simplement relevé raconter ce qui se passe et ce qu'on appelle le breaking news on considère désormais que les alertes sont des lieux dans lequel on va proposer à nos lecteurs des lectures qui sont très différentes sur une statistique qui peuvent permettre peut-être de l'éclairer la semaine dernière 85 % des notifications envoyées sur les smartphones avec l'application le monde renvoyer à des contenus payants donc des contenus qui sont de qualité différente qui correspond à un travail approfondi a duré dix hommage à de l'enquète en considérant qu' on s'adresse d'abord à des lecteurs qui sont en recherche d'une hiérarchie de l'information et de sujets qu'ils approfondissent et le levier de réaction par rapport à votre interlocutrice au téléphone c'est que lorsqu'elle date cette prise de conscience d'il ya quatre ans moi je pense que c'est beaucoup plus ancien que ça puisque ça a été théorisée aux états unis il ya 50 ans la surcharge informationnelle c'est un futurologue qui en a parlé dans les années 70 et c'est david chang en 93 qui a fait cette analogie alimentaire en parlant donc de 2,7 infobésité alors c'est infobésité qu'est-ce que ça provoque ça provoque un syndrome de surcharge cognitive parce qu'effectivement on n'arrive plus à distinguer ce qui relève du futile de l'accessoire de l'important de l'essentiel pour comprendre le monde de l'environnement dans lequel on est donc je pense que les quatre ans qui sont diagnostiqués sont en termes de décès ni beaucoup plus important dominique cardon mais moi pour expliquer le phénomène que soulevait une sophie novel moi il me semble que c'est très très lié à des transformations mais la global de nos sociétés qui sont les mécanismes d'individuation réalité qu'est ce qu'il ya derrière cette affaire de nouveau rapport à l'information et à l'idée que l'individu veut choisir et donc toutes leurs revendications qui pousse notre société sur plein de sujets c'est là que les circuits courts pour sur des voitures par exemple le bio les choses comme ça c'est un fait non mais c'est surtout l'idée que le l'individu veut contrôler il veut être autonome du coup ils critiquent tous les représentants et critiquent tous les intermédiaires et donc il n'y a plus confiance dans la presse il a plus confiance dans les institutions les plus confiance dans les partis du coup on est dans une situation où l'information s'est mondialisée elle s'est globalisé elle arrive sur l'écran de téléphone portable de chaque individu et du coup on a une sorte d'interaction immédiate et directe dans lequel le monde dans quel chacun devient la plaque sensible de tous les échos tonitruant du tohu-bohu du monde et lui se sont effectivement il sent ça de façon très négative parce que c'est des nouvelles qui sont dramatiques et ce sont surtout un puissant et impuissant parce qu'il est là comme individu qu'il revendique son autonomie mais qui ne sachant plus aussi délégué de la confiance ou de l'intérêt pour des choses plus collective se sent un petit peu perdu et avec ce sentiment de déréliction donne rien pouvoir faire aussi bien pouvoir faire c'est à dire qu'effectivement si on a un coup d'état qui fait fusiller tel ou tel opposants si on a un tremblement de terre qui fait 40 ou 50 victimes si on a et c et c'est tous les jours comment peut-on s'intéresser à toutes ces causes du grenelle d'abord je pense que c'est ces mauvaises nouvelles ont toujours existé et qui aurait une critique inverse qui serait légitime de dire les médias ne veulent pas raconté la noirceur du monde je pense par exemple que si on regarde sur une période un peu longue la période qu'on traverse aujourd'hui avec tous ces mouvements sociaux dans des pays très variés en équateur en bolivie au chili hong kong et cetera je trouve qu'il ya une réflexion très intéressante sur le ring et de la simultanéité volet diasa mais qui est aussi du récit qui a été fait sur la mondialisation depuis la chute du mur en 89 et de ce sentiment que les médias peut être ont laissé penser que laisser passer que finalement le le libéralisme était une donnée la mondialisation était une donnée la critique du capitalisme était fait par des idéologues je trouve qu'on est dans un moment politique et intellectuelle qui a absolument passionnant où on voit que il ya une remise en question de 2,2 d'un système intellectuel d'un mode de pensée que nous médias on peut faire vivre et qu'on peut faire vivre en partant ce que vous décrivez comme des moments difficiles en bolivie ya des morts au chili c'est un moment extrêmement difficile on compte qu'on l'a raconté ça dit quelque chose de nos sociétés qui est passionnant et qui est pas forcément très éloigné parce qu'on peut connaître en france qu'en disent les les auditeurs de radio france et venel d'ail et de tous cette simultanéité de tout ce qui se passe brutalement en mai soucy les auditeurs de radio france il commente ce qu'ils entendent sur nos antennes il conteste parfois le choix des angles des reportages ou bien les lignes éditoriales puisqu'il se considère un peu propriétaire des antennes ce que je constate c'est que c'est vrai que ils sont dans une temporalité enfin immédiate c'est à dire qu'ils sont ultra réactifs ils entendent un reportage ils vont nous écrire aussitôt voyez c il n'y a pas le temps de la digestion et là je pense qu'il ya quand même un il ya une différence a beaucoup ont des apports alimentaires mais absolument non mais oui oui mais je trouve que le justement le la métaphore alimentaire elle est tout à fait intéressante puisque c'est nous sommes ce que nous lisons nous nous portons le regard sur notre société des informations que nous que nous absorbons engagement le monde qui se présente à nous dépendent des informations que nous recevons soit en écoutant des antennes soit en lisant des journaux soit en regardant la télévision est ce que je voulais dire c'est que ce que je constate c'est que la relation à l'information elle est quand même très irrationnel c'est à dire que il ya une illusion de d'ubiquité une illusion parfois de maîtrise est ce que je voulais dire c'est qu'il faut bien différencier l'information de la connaissance et parfois enfin pour maîtriser cette information il faut la recontextualiser il faut prendre le temps de l'expliquer il faut se poser et à ce sujet il ya une propos et je voudrais vous lire parce que je trouve qu'il raisonne absolument avec avec l'émission jeu il aurait pu être écrit hier où la semaine dernière je vous lis ce propos et je vous donne une petite devinette à la fin pour que vous devinez de qui il s'agit je vous lis il est étonnant que l'on puisse déploré une surabondance d'informations et pourtant l'excès et toof l'information quand nous sommes soumis au déferlement ininterrompu d'événements sur lesquels on ne peut pas méditer parce qu'ils sont aussitôt chassé par d'autres événements ainsi au lieu de voir de percevoir les contours les arts aide ce qu'apportent les phénomènes nous sommes comme aveuglé par un nuage informationnelle et bien ce nuage informationnel savez-vous par qui il a été évoqué par edgar morin je pensais que c'était beau c'était pas non non non et ce n'était pas avant-hier c'était il ya 40 ans il a écrit un ouvrage en 1981 qui s'intitule pour sortir du 20e siècle et c'est d'une actualité absolument saisissante [Musique] et donc bonjour françois baroin bonjour merci beaucoup d'être avec nous ce matin il est 7 heures 48 léa salamé vaut notre invité chacune gouraud bonjour bonjour merci d'être avec nous ministre le journal florence parfois l'autre et que comment faire comme toi france info 14e un milliard et demi d'euros sur trois ans france culture le temps du débat emmanuel laurentin ça va être plus calme dans le temps du débat qu'avec cette surcharge d'informations dont on vient de parler et qu'on vient d'entendre avec nos quatre invités que faire de temps d'infos avec emmanuel davier médiatrice et journaliste de radio france mais médiatrice dans radio france luc bronner directeur de la rédaction du monde anne-sophie novel gens là ici au triste d'un documentaire les médias le monde et moi mais également d'un livre les médias le monde et nous et dominique ardent professeur de sociologie et directeur du medialab sciences po anne-sophie novel vous êtes auprès de vos spectateurs ce qu'ils vont voir votre documentaire vous en avez vu beaucoup depuis qu'elle a été publiée sortie dans l'est dans les salles vous nous disiez tout à l'heure qu'il y avait dix ont un accueil favorable cet accueil se fait-il aussi au prix d'une sorte de désaffection des médias ah bah oui je pense que cette année là juste fait encore plus jaillir que d'ordinaire on a bien vu même les violences qui ont eu lieu au cours des dernières manifestations je pense que c'est à l'image d'une critique qui existe depuis longtemps l'égard de la presse mais aussi d'un ras-le-bol du profond mais ce ressenti en effet il n'est pas nouveau il ya des analyses qui existe depuis depuis les années 70 sur cette question mais là on à l'intensification au delà de l'accélération de l'intensification fait que nous sommes complètement débordé c'est pour ça que il est temps maintenant de se le réapproprier parce que internet n'existait pas à l'âge de ces premières analyses et on a vu maintenant que ça peut même manipulé et avoir des conséquences sur des choix de société et c'est ça pour moi qui est important aujourd'hui c'est d'expliquer en quoi cette information est importante pour la société parce qu'à force de la force de désamour et de déconsidération chacun comme il disait dominique cardon croit ce qu'il a envie de croire on désigne de fait nous tout ce qu'on n'a pas envie de croire et du coup on ne s'entend plus et c'est ça le plus important c'est de savoir comment face aux défis auxquels on doit faire face aujourd'hui on peut refaire société les donc avec une bonne information et la question de la bonne information se pose de manière fondamentale vous êtes posté sur un marché vous allez demander à ceux qui passaient dans ce marché ce qui pensez de l'information aussi un extrait vous en forme et monsieur est ce que les journalistes ont appris en votant par les journalistes très bien phu et enfin encore aveuglés sur la prévention moi oui oui oui mais comment vous vous sentez actuellement une formation qui sait au foutoir c'est un bordel du parlement communal les journalistes ils veulent l'opinion publique ce soir vraiment je suis dégoûté des médias comment vous faites le vous informer que même formule 1 voit la classique mais néanmoins traditionnel on peut dire on l'entend cette critique là luc bronner je suis dégoûté des médias et je ne m'informe pas il ya aussi la volonté de se retirer de ce monde là oui mais pour le coup elle n'est pas confirmée par les chiffres il faut aussi la relativiser c'est à dire que la consommation de médias continuent d'augmenter sur à peu près tous les supports alors sur la radio sur les derniers chiffres un peu moins on a perdu en raison millions d'auditeurs pour toutes les radios conformer mais mais globalement la demande la consommation d'information n'a pas n'a pas en masse bouger ce qu'on constate nous et qui est aussi intéressant c'est qu'il ya une demande de hiérarchie de l'information qui est aussi très forte houle est-ce que ce n'est pas ce que disait dominique cardon c'est à dire que nous en tant que journaliste on aimerait bien que notre hiérarchisation parviennent à nos auditeurs à nos lecteurs à nos téléspectateurs mais peut-être aussi ont-ils envie de la hiérarchiser eux mêmes oui mais je pense que les deux peuvent coexister canton quand on dirige une rédaction comme celle du monde on dirige à la fois un site internet qui et qui a vocation à rendre compte d'un flux d'informations et on est aussi dans une logique de hiérarchie de l'information avec la une du journal imprimé tous les jours ou alors avec 7 cette application qui rencontre un succès assez génial pour nous qui est la matinale du monde et qui tous les matins à 7 heures donne une hiérarchie de l'information pour dire que les chiffres sont impressionnants parce qu'on a des électeurs qui en fait veulent avoir un objet veulent avoue veulent qu'on leur propose une sélection d'informations hiérarchiser un objet fini qui leur permet aussi de sortir du flux d'informations donc je crois qu'on peut faire les deux dominique cardon ben oui alors il faut vraiment le dire on n'a jamais consommé autant d'informations en réalité donc la critique monte et la consommation montrent avec et ça je pense et des ambivalences d'être très très contemporaine qui sont liées à ces mécanismes justement de revendication d'autonomie des individus etc etc on comprend bien enfin on comprend bien c'est assez difficile à analyser mais les fameux baromètre de confiance dans les médias et alors on déplore constamment qui ne cesse de diminuer avec les français n'ont plus confiance dans les médias mais la question est posée et de leur demander ce que vous avez confiance dans les médias bell les gens qui pensent que ils ont d'abord confiance en eux et que la confiance ça se négocie ils disent non c'est cette mode ce modèle un peu paternaliste de ayez confiance en nous on peut plus en faire un contrat impact d'emblée qu'ils soient non négociable ce qui est nouveau c'est que la confiance elle doit se négocier à douala se négocie avec de nouvelles formes de production éditoriale de nouvelles manières de hiérarchiser et d'organiser ma formation de nouvelles relations avec les lecteurs et les téléspectateurs et les auditeurs mais les individus aujourd'hui n'ont plus envie de dire d'emblée qu'ils ont confiance et ça se rejoue autrement dominique arnould parle des individus moi je pense que la clé de voûte pour sortir de cette confusion d'ailleurs qu'on entendait très bien dans le reportage c'est vraiment l'utilisateur c'est à dire qu'il faut sortir du mode compulsif et réflexe d'aller chercher n'importe quoi sur les réseaux sociaux et il faut au contraire adopté un mode structure et enfin se trouver des objets de consommation informationnel tels que ce cas décrit du bonheur et je trouve que il faut pas avoir peut-être une multiplicité de données mais il faut puisque c'est vrai souvent on nous dit mais je sais enfin on efface moi j'ai beaucoup rencontrer de jeunes publics en banlieue dans un programme d'éducation aux médias et à l'information et on le constate vraiment très bien ils ne savent absolument pas s'informer il faut leur donner des outils et qu'est ce qui vous fait dire qu'ils ne savent pas s'informer ça voudrait dire quoi savoir s'informer ça voudrait avortement la hiérarchiser cette information mais d'abord c'est d'avoir de comprendre ce qu'est une source ça c'est vraiment le point central de comprendre que faire le métier de journaliste ce n'est pas livré une information brute celle à recontextualiser celle expliqué c'est ses interviewés dans le cadre d'un reportage plusieurs interlocuteurs enfin il ya des règles très forte dans dans ce que j'appelle certains le considèrent que c'est presque un gros mot mais pardon on a une éthique dans ce dans ce métier moi je suis fortement attachés évidemment en tant que journaliste et en tant que médiatrice mais en tout cas ce que l'on compte ce que l'on constate chez ces jeunes publics c'est qu'ils ne savent pas s'informer et moi je trouve absolument dramatique qu' il n'y ait pas une obligation dans des disciplines d'avoir cette éducation aux médias et à l'information puisque c'est ce qui fait de notre ratio lycée en général pas partout non papa alors vraiment pas partout dominique cardon non mais c'est évidemment une question centrale cette histoire d'éducation il faut quand même se dire qu'il ya parce qu'il ya des équipes je pense à eau clemi par exemple un qui interviennent etc on sait qu'en période de débat autour de la désinformation en effet que nous ya les pouvoirs publics sont quand même en train de se priver la question de l'éducation aux médias et au numérique chute de 2,2 devient très très essentiel il faut la prendre aussi encore en comprenant bien les contextes de réception c'est que les jeunes aujourd'hui la première chose qu'il faut leur dire avons enfin la première éducation cessé de se ré intéresser aux informations parce qu'il faut faire comme si comme s'il y avait un mélange aussi généralement effectivement entre les opinions les débats les croyances et les informations absolument et donc à la question c'est comment faire faire le départ entre chacune de ces tendances absolument il est du coup une sorte d implication à la critique 1 parce que c'est en fait ça qui est en jeu à ce titre il ya une étude qui a été faite à l'université de stanford qui est très intéressante ils ont constaté que pour 82 % des étudiants donc un public quand même plus âgé que des collégiens eh bien ces étudiants ne savait pas faire la différence entre un communiqué de nature publicitaire et un article de presse de fonds dans une même revue vous imaginez 82% donc aux états unis dissocié par exemple l'information sans intérêt d'une information qui en a un le grenelle oui ce que je trouve inquiétant dans tout ça c'est pas tant la critique des médias parce qu'elle est assez légitime par ailleurs moi je me sens pas vraiment solidaire de ce que fait ces news aujourd'hui en termes d'information je pense que nous y vendons beaucoup de journalistes s'abreuvent aussi aux sources d'information les informations étaient les entreprises qui veut mais moi en tout cas je pense que nous journalistes on doit tenir un discours plus claire maintenant sur le fait de dire on doit pas être dans une défense des médias en considérant que les pratiques sont les mêmes noms les pratiques ne sont pas les mêmes dans tous les médias donc la critique des médias moi je la trouve assez assez légitime et elle est pertinente et c'est un aiguillon qui est pertinent pour une rédaction ce que je trouve très inquiétant pour le coup c'est la fragmentation c'est une forme de balkanisation et de différenciation extrêmement grande selon les selon les catégories sociales selon les niveaux de diplôme selon les âges qui font que ce qu'on disait tout à l'heure en démarrage certains vont être très bien informé et d'autres vont s'éloigner de plus en plus de 2,2 d'une information qui a des critères minimum de qualité cette fragmentation pour moi elle est dangereuse parce qu'elle a une conséquence démocratique on l'a vu aux états unis on l'a vu au royaume uni avec le break site et donc on n'est pas simplement dans la question médiatique on est dans une question démocratique mais on vous dira la démocratie c'est aussi justement de laisser s'exprimer ceux qui ne sont pas d'accord avec le sait qu'ils sont d'accord avec le père ici tous ceux qui sont d'accord avec la liberté d'expression c'est évidemment fondamental mais sur la qualité de l'information ne pensons pas que ça n'est qu'une question en corporatiste de la part des médias c'est une question démocratique dominique cardon puis ensuite au téléphone anne-sophie novel depuis bayonne moi moi je suis très content de vous entendre dire que il faut il faut il faut différencier à l'intérieur du des médias et de la profession parce qu'en réalité il ya un enjeu central de qualité de l'information aujourd'hui les gens alors ça moi je moi je suis plus optimiste que vous sur ces questions c'est quand même les gamins ils ont des capacités de détection il enquête sur les sources ils sont curieux et parfois il y pose des quais de deux de très bonnes questions mais on a aujourd'hui des enjeux économiques en fait qui affecte le le monde journalistique qui fait que des médias du centre sont en train de tester un modèle de recyclage ou d'enchaînement des opinions extrêmes parce qu'ils savent que ça fait de l'audience et que ça fait des dévises appelé des médias du centre on pourrait appeler ça les les médias légitime entre guinée réduit des shows qui se pensent légitime aussi ceux qui se pensent légitimes et qu'ils ont été considérés comme étant au centre de l'espace public on connaît ça pour les états unis on appelait ça le phénomène même stream isation c'est à dire quand on sait que fox news a fait ça avec pour donald trump et on sait que le modèle de foxnews séduit ou en tout cas est une idée que que certaines rédactions françaises peuvent avoir et évidemment c'est un risque fort dans la relation entre les médias et l'espace politique parce qu'en réalité c'est aussi l'espace politique l'espace politique plus de l'intérêt économique qui pousse vers ce modèle fin de ce phénomène dans votre livre les médias le monde et nous qui vient tout juste de sortir chez actes sud vous nous proposez un régime informationnel on a compris depuis le début que vous faisiez le parallèle comme d'autres d'ailleurs avec les régimes alimentaires et vous dites sur trois semaines on peut se désintoxiquer désintoxiquer puis ensuite ré apprendre à lire à écouter ou avoir des informations oui c'est à la fin de l'ouvragé que cette idée m'est venue en me disant maintient finalement je rends compte tellement de gens qui sont perdus de qu'il faudrait imaginer quelque chose pour qu'ils essaient de se réapproprier tout ça voilà on a tendance à mettre tous les médias dans le même sac a cité toujours les mêmes chaînes et même support alors qu'il ya une multitude d'émissions de qualité dans chaque média qui a plein de médias qui sont moins connus qui méritent d'être mises en avant donc me faudrait un coach pour tout le monde pour savoir selon les centres d'intérêts qu'est ce qui pourrait être le plus adapté je pense qu'il faut aussi interroger nos réflexes voilà les gens se plaignent en effet d'avoir trop de sensationnel les choses trop anxiogène et comme le disait bien la médiatrice de radio france si on me proposait que des choses positives on n'irait pas les lire et en fait l'effet que new skies se propage six fois plus vite souvent que l'information utilisent les mêmes ressorts de sensationnel et donc l'éducation en effet très importante pour les jeunes mais les jeunes que j'ai rencontrés souvent se méfie de tous et au contraire sont curieux vont questionner et le clae min 10 sec depuis quatre ans depuis charlie a visité bal avec knicks pauline sociaux liaison de l'éducation nationale pour l'éducation médias l'occurrence mais je pense qu'il faut éduquer en fait que tout le monde doit se rapproprier salle et les anglais parlent de littératie informationnelle et ça c'est très important de réapprendre et pour reprendre la main pour se dire quel support me convient le mieux à col blanc j'allume j'éteins quel moment je me vide la tête à quel moment j'ai envie de me la remplir qu'est ce que c'est d'être au courant de quelque chose de quelque chose d'une actualité et qu'est ce que c'est que d'être véritablement nourris mais informer les modèles dédiés de comptes fait effectivement ce que vous nous disiez ou tout début c'est que on aurait l'intention de ne pas être bombardés de ne pas subir mais au bout du compte les bonnes nouvelles ou le journalisme de solutions qui a été promu il ya trois ou quatre ans pas mal d'ailleurs en disant on va aller de ce côté là ça n'est pas ce qui marche le mieux mais tout à l'heure vous citiez marshall mc luhan c'est lui qui a théorisé le concept good news is no news c'est à dire que dans le chant informationnel dans est dans le champ médiatique une bonne nouvelle intrinsèquement ce n'est pas une info c'est à dire que les trains qui arrivent à l'heure mais la nouvelle qui voudrait changer le monde par exemple ne pas simplement subir parce que ce qu'on disait tout à l'heure c'est cette angoisse existentielle à peut venir aussi du fait qu'on ne peut rien faire contre des catastrophes eh bien on pourrait se dire c'est assad où ça nous donne envie de devenir plus citoyen oui ça ne marchait pas pourquoi pas si c'est bien sûr que ça nous aide à agir mais pour agir il faut avoir justement cette notion du décryptage est juste je voudrais dire un mot quand même moi ce que je trouve très important c'est de ne pas s'enfermer dans des systèmes de pensée vous savez ces chambres des coups c'est bull de filtres où chacun retourne toujours versé ses affinités paul les anis et de ses amis effectivement c'est ses sensibilités même cognitives affective ça c'est très important il faut sortir de cette bulle luc bronner un dernier mot très grièvement je pense qu'on doit faire mieux collectivement sur le fait de proposer des solutions je prends l'exemple de la de la crise climatique il faut continuer à raconter des catastrophes qui sont devant nous je pense qu'on peut aussi raconté comment individuellement et collectivement on peut on peut réagir face à la crise climatique et qui est en train de se passer merci à tous les quatre d'être venu dans ce temps vu débat consacré justement à ces infos à cette info bézy t et peut-être aussi à cette médiane au galaxy qui est appelé par certains de leurs voeux [Musique] [Musique] c'était le temps du débat clos et cambrin luiz andré remy my famille riche et hugo bourcier à la technique jacquet zuber à la réalisation marie-laure ciblées

Que faire de tant d'infos ? — Rémi Cardon · Pourquijevote