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interviewFrance Inter — L'invité du week-end· 5 avril 2024 14 min

"On a un discours de la nuance, face aux extrêmes qui ont des discours de radicalité", affirme Valérie Hayer

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:02
Présentateur

France Inter, la radio des Européennes. Elle est députée européenne, tête de liste « Besoin d'Europe » et il faut comprendre par là la majorité présidentielle et ses alliés aux élections européennes. Bonjour Valérie Ayet. Bonjour. Vous dialoguez dans un instant avec les auditeurs d'Inter, mais même question qu'à François-Xavier Bellamy, même question qu'à tous nos invités. L'Union Européenne pour la France, c'est une bonne ou une mauvaise chose ?

0:30
Valérie Hayer

Une bonne chose, sans conteste. Alors j'en étais convaincue déjà en 2019 en arrivant au Parlement européen, j'en suis encore plus convaincue aujourd'hui.

0:38
Présentateur

Vous n'êtes que la deuxième sur six têtes de liste que nous avons reçues à répondre aussi clairement oui.

0:43
Valérie Hayer

Je le déplore d'autant plus que je crois profondément que les cinq années qu'on vient de passer, qui viennent de s'écouler, confirment le besoin d'Europe. La crise sanitaire, l'inflation, la guerre en Ukraine, la crise énergétique, on y a répondu en européen et je crois qu'on aura été beaucoup plus faible sans l'Union Européenne. Et puis c'est l'occasion aussi de dire que ces élections, on l'a beaucoup dit, ces élections elles sont historiques. Ce n'est pas galvaudé de le dire. Elles sont historiques à double titre. Les défis qui sont devant nous, ils sont colossaux. Et c'est en européen à 27 avec l'Union Européenne qu'on pourra y répondre.

Je pense évidemment à la défense de l'Union Européenne, construire cette puissance pour nous préserver de la paix. Quand on voit la guerre aux portes de l'Europe, c'est aussi bâtir cette puissance économique, réussir la transition environnementale. Et bien entendu, ces élections elles sont aussi historiques puisqu'on a un risque de donner les clés du camion aujourd'hui à l'extrême droite et donc à des gens qui veulent détruire le projet européen.

1:35
Invité

Ce discours-là, Valérie Ayé, il n'est pas audible en tout cas auprès des jeunes si on en croit un sondage qui est publié par le Figaro aujourd'hui. D'après ce sondage, Renaissance ne récolterait que 7% des voix chez les moins de 35 ans. C'est loin derrière Jordan Bardella du Rassemblement National à 30%. C'est moitié moins que le score fait par Renaissance lors du dernier scrutin européen. Comment vous l'expliquez ?

1:58
Valérie Hayer

D'abord, ce qu'il faut rappeler aussi, et c'est ce qu'on va s'employer à expliquer aux jeunes aujourd'hui, l'Europe c'est un formidable espace de paix et de liberté. Moi je suis née en 1986. En 1986, quand je suis née, il y avait un mur qui séparait Berlin. Aujourd'hui les jeunes peuvent aller...

2:14
Présentateur

Mais l'Espagne et le Portugal rejoignaient l'Union.

2:16
Valérie Hayer

Effectivement, aujourd'hui les jeunes peuvent aller faire la fête à Berlin, payer en euros, et c'est ça aussi l'Union Européenne. Et par ailleurs, dans le mandat qu'on vient de traverser, on a accéléré sur la transition environnementale, on a préservé les droits des personnes LGBTI et les droits humains de manière générale, qui sont des préoccupations importantes pour les jeunes. Maintenant, les chiffres que vous les avez donnés, je ne m'en satisfais pas, donc il faut qu'on puisse avoir une meilleure communication vis-à-vis des jeunes, aller chercher d'autres moyens de les toucher, puisqu'ils ne connaissent pas ou ils n'écoutent pas les médias traditionnels.

2:47
Invité

L'analyse de l'IFOP dit que la jeunesse veut de la radicalité et qu'elle n'est donc pas réceptive en même temps. Moi, je ne renonce pas.

2:54
Valérie Hayer

Effectivement, on a un discours de la nuance versus les extrêmes, notamment qui ont des discours de radicalité populiste, qui sont peut-être plus faciles à entendre, mais ce n'est pas uniquement le cas de la jeunesse. Donc, on va trouver d'autres moyens de parler à la jeunesse. Je pense qu'on a beaucoup parlé de TikTok, notamment, et des réseaux sociaux. Les extrêmes sont très présentes sur TikTok. Nous, on a fait le choix de respecter la consigne du Parlement européen et de la Commission européenne, parce qu'il y a des risques d'ingérence chinoise avec TikTok.

Néanmoins, ceux qui portent un autre projet que nous sont très présents et touchent les jeunes, donc il faut qu'on trouve les bonnes voies pour parler à la jeunesse. L'Union européenne ne se bâtira pas sans la jeunesse, donc c'est absolument nécessaire.

3:31
Invité

Parler à la jeunesse, parler même aux militants, parce que lors de votre meeting à Lille, par exemple, des dizaines de militants ont été acheminés depuis Paris en cœur, parce que le président de la République lui-même a dû intervenir pour demander aux figures de la majorité, à Édouard Philippe, à François Bayrou, de s'impliquer plus dans votre campagne. Elle a du mal à décoller ? Elle n'a pas du tout de mal à décoller, cette campagne.

3:50
Valérie Hayer

Les militants, moi, je suis une militante de la première heure. Je suis parlementaire, je suis tête de liste aujourd'hui, mais je suis surtout une militante. Et les militants, je peux vous le dire, ils avaient des fourmis dans les jambes depuis des semaines et des mois. Mais à Lille, il n'y en a pas ? À Lille, il n'y en a pas, mais il y avait des militants à Lille. Il y avait des ministres qui étaient présents. Pourquoi les faire venir de Paris, alors ? Non, mais écoutez, c'était un meeting national. Les militants sont venus. Je peux vous dire que moi, je suis en Mayenne, dans les pays de la Loire, où j'ai vu des militants du sud de la France qui sont venus.

Ils avaient envie de ce lancement de campagne. Les ministres, ils sont sur le pont. On est tous mobilisés. Et alors, je crois que s'il y a une chose qu'on ne peut pas nous reprocher, c'est d'être pro-européen. Et c'est d'avoir l'Europe au cœur et de n'avoir jamais, jamais renoncé à l'engagement européen. Mais mieux, dès le premier jour, Emmanuel Macron, le président de la République, a assumé l'ambition européenne. Là où, pour des candidats à l'élection présidentielle, très souvent, trop souvent, l'Europe, c'est quelque chose, c'était quelque chose qui mettait dans l'embarras parce qu'on avait un peu l'Europe honteuse.

Avec la majorité présidentielle, on a un projet européen fort, on a une vision pour le projet européen et on l'a démontré le premier jour.

4:47
Invité

Sujet important pour l'Europe et pour les jeunes, le sujet de l'environnement. Hier, les députés français ont adopté une proposition de loi qui vise à réduire l'exposition aux polluants éternels, les pifaces qui sont dangereux pour la santé et qui sont présents notamment dans le textile et les ustensiles de cuisine qui ont finalement été écartés de cette loi. Mais le gouvernement, lui, avait renvoyé justement à l'Europe cette question. il ne voulait pas que ça soit légalisé, que ça soit réglementé en France. Vous regrettez du coup ce vote qu'il ait eu lieu au Parlement français ? Non, je ne le regrette pas

5:16
Valérie Hayer

et je vous dirais même qu'on a commencé à y travailler au niveau européen et je pense qu'il faut qu'on accélère. On a demandé à la Commission européenne d'avoir des propositions concrètes pour l'année prochaine donc ça va se traduire dans les faits très prochainement. Ça va prendre un peu plus de temps ? C'est la mécanique européenne, c'est la logique. On a une proposition sur la table, on discute à 27 au Parlement européen. C'est compliqué, il faut le dire. En tout cas, c'est le jeu de la négociation. On a fait beaucoup de choses sur le précédent mandat, parfois en des temps records. Je crois qu'on a intérêt, sur ce sujet-là comme sur d'autres, à légiférer au niveau européen.

C'est comme ça qu'on est plus efficace et qu'on a une harmonisation, évidemment, des réglementations.

5:53
Invité

Vous avez aussi décidé d'alléger les contraintes liées à la politique agricole commune, notamment la question des jachères, 4% des terres qui devaient être mises en jachère, en réponse au mouvement des agriculteurs. C'est vraiment ça, la bonne réponse au malaise agricole ? C'est de déverdir la PAC ?

6:10
Valérie Hayer

On a vu la crise agricole qui s'est produite en France, mais dans d'autres pays, dans l'Union européenne. Moi, je ne voudrais pas opposer l'agriculture et l'environnement. D'ailleurs, les agriculteurs, ce sont les premières victimes du changement climatique et ce sont les premiers acteurs de la lutte contre le changement climatique. Mais là, c'est ce qui se passe. On a aujourd'hui, on a négocié dès le début du mandat, une politique agricole commune qui est la plus verte qui soit. Elle n'a jamais été aussi verte. Et les agriculteurs sont engagés dans la transition environnementale.

L'ajustement, j'ai entendu parler de renoncement, on est sur un ajustement, un ajustement temporaire sur ce qu'on avait négocié dans la politique agricole commune. Et je pense qu'il faut effectivement écouter les agriculteurs et continuer à les accompagner dans la transition environnementale. Pas d'opposition entre monde agricole et environnement.

6:51
Invité

Et sur la question du glyphosate, en novembre dernier, la France a permis la reconduction de l'autorisation du glyphosate pour 10 ans en s'abstenant de voter alors que la substance est cancérogène probable. L'appareil, pas d'opposition ?

7:05
Valérie Hayer

L'appareil sortant des caricatures. La France n'a pas permis... C'est factuel. La France n'a pas permis... Attention. La France n'a pas permis de la réintroduction du glyphosate. Il y avait un ensemble de pays qui s'étaient opposés dans la France. Quelle que soit la position de la France, la décision de la Commission aura été la même. Les chiffres sont là. La position de la France, c'est d'européaniser ce qu'on connaît en France, à savoir interdiction, sauf si il n'y a pas d'alternative économique viable. C'est la position qu'on a portée, sauf que c'est la position qu'on a portée, nous, au niveau du Parlement européen.

La Commission a décidé de passer en force contre l'avis des trois plus grandes puissances agricoles, contre l'avis de la France, contre l'avis de l'Espagne, contre l'avis de l'Italie. C'est une erreur majeure.

7:45
Présentateur

Mon philo standard. Bonjour Vincent. Bonjour Renaud, pardon. Renaud, vous nous appelez de Vendres. Bienvenue sur France Inter.

7:53
Auditeur

Bonjour Renaud, j'ai une question au niveau du Parlement européen. Alors que plus de 100 000 viols sont enregistrés chaque année en Europe, pourquoi la France a-t-elle bloqué par la voix d'Emmanuel Macron la criminalisation du viol à l'échelle européenne, portée pourtant par l'ensemble des organisations féministes, des grands pays comme l'Espagne, l'Italie ou la Belgique, et même ses propres députés européens au Parlement ?

8:17
Présentateur

Merci pour votre question. Il y a plusieurs questions qui vont dans ce sens et cette décision française qui a été peut-être mal comprise. Réli Réguet ?

8:25
Valérie Hayer

Merci Renaud de cette question. Comme vous l'avez justement rappelé, les députés de la majorité au Parlement européen ont soutenu ce texte qui est un texte important, qui a d'ailleurs été porté dans l'esprit par la France, qui a demandé à la Commission de faire cette proposition. les débats se sont beaucoup cristallisés autour de la question de la définition du viol et du consentement. Il faut dire que dans ce texte, il y a d'autres choses qui ont été votées. C'est la criminalisation des mutilations génitales, du mariage forcé, notamment. Donc c'est une avancée majeure.

Après, sur cette question particulière de viol, il y avait une différence d'interprétation des analyses juridiques du côté français, du côté du gouvernement. Nous, on avait une appréciation différente. Je regrette qu'on n'ait pas pu avancer. La France n'était pas la seule dans cette situation-là. À la fin, cette directive, elle a été adoptée sans cette mention-là. Je le regrette, effectivement. Néanmoins, on continuera d'avancer. C'est quand même un bon texte et on continuera sur le prochain mandat à accélérer et à avoir des éléments, je pense, complémentaires sur cette question-là.

9:23
Présentateur

Comment expliquer que vous soyez dans les sondages aussi loin du Rassemblement national, aussi faible par rapport aux intentions de vote du Rassemblement national ? Est-ce que vous avez un début de commencement d'explication ?

9:34
Valérie Hayer

À l'inverse, je vous dirais comment expliquer que le Rassemblement national est si haut dans les sondages ?

9:38
Présentateur

Vous êtes censé être la majorité présidentielle.

9:41
Valérie Hayer

Non, non, mais simplement, aujourd'hui, le Rassemblement national a 30% dans les intentions de vote. Évidemment, que ça pose question, que ça m'inquiète. On voit la dynamique de l'extrême droite en France, mais partout en Europe. Et donc, ça suppose que, un, on apporte des réponses claires aux questionnements, aux interrogations des Français et des Européens. si l'extrême droite est si haute dans le pays, il y a des éléments d'explication qu'il faut apporter. Nous, sur les politiques qu'on met en œuvre, on n'a pas tout bien fait. Donc, vous ne vous interrogez pas

10:08
Présentateur

sur votre faiblesse ?

10:09
Valérie Hayer

Je vous y réponds. On n'a pas tout bien fait. C'est une évidence. Et il faut qu'on puisse continuer à avancer, à expliquer notre projet européen. Moi, je ne renonce pas à convaincre les Français durant cette campagne que le projet du Rassemblement national, c'est un projet de division de la société et de destruction du projet européen.

10:26
Présentateur

Alors, justement, une pièce à verser au dossier. Il est issu de l'étude de la Fondation Jean Jaurès qui a été publiée il y a quelques jours sur 100 électeurs déclarant vouloir voter pour la liste PS place publique menée par Raphaël Glucksmann aux prochaines élections européennes. 30, 30 sur ces 100 sont d'anciens électeurs d'Emmanuel Macron. Là aussi, comment est-ce que vous expliquez que 30 anciens électeurs d'Emmanuel Macron choisissent aujourd'hui d'aller voter à gauche, l'aile gauche de la majorité dans le macronisme ? Ça existe encore ?

10:59
Valérie Hayer

Bon, écoutez, vous n'allez pas me faire commenter les sondages pendant toute la matinale. Non, en revanche,

11:04
Présentateur

c'est une étude sérieuse et qui est une étude de fond.

11:07
Valérie Hayer

Ce que je veux dire, c'est que moi, je suis dans l'action dans cette campagne. Je vais parler à l'ensemble des électeurs de la majorité présidentielle et typiquement les électeurs qui croient dans le projet européen. je veux leur dire que nous avons une vision pour le projet européen, nous voulons bâtir cette Europe puissance et que, puisque vous m'y invitez, le candidat socialiste, on a des divergences majeures avec le candidat socialiste sur l'énergie, sur la question de l'imposition, sur la question de l'immigration qui sont des divergences majeures et qui, je crois, parleront à notre électorat.

11:44
Invité

Alors très très rapidement parce qu'on arrive à la fin de cet entretien, vous parlez de puissance, il y a la souveraineté aussi et la Chine, la mine, l'industrie européenne, ça c'était le titre d'une étude paru dans le journal Le Monde hier. Est-ce qu'il faudrait aller vers plus de protectionnisme européen comme les Etats-Unis qui mettent une taxe de 27,5% sur les voitures électriques chinoises, nous on est à 10%, on n'est pas l'idiot utile de la mondialisation ?

12:05
Valérie Hayer

Ce qui est sûr c'est qu'on a longtemps été naïfs dans la mondialisation notamment vis-à-vis des Chinois quand on a laissé les Chinois acheter le port du Piret en Grèce, quand on a laissé les Chinois inonder nos marchés avec des panneaux photovoltaïques sursubventionnés, avec des voitures aussi électriques sursubventionnées. On sort de cette naïveté-là, il faut, d'ailleurs on a commencé à le faire, on a mis en place un mécanisme de filtrage des investissements étrangers dont les investissements chinois par une demi d'autre.

On est en train de réindustrialiser en Europe pour ne plus dépendre de l'Inde pour les médicaments, de la Chine pour les voitures électriques ou les panneaux photovoltaïques. Donc oui, il faut muscler notre jeu dans la concurrence mondiale. Les Chinois et les Etats-Unis ne nous attendent pas.

12:40
Présentateur

Il faut d'urgence faire entrer l'Ukraine dans l'Union Européenne ?

12:43
Valérie Hayer

L'Ukraine a un destin européen, c'est une évidence. Un destin ou une urgence ? Ça ne se fera pas demain matin. Il faut le dire. Il faut que l'Ukraine sorte de la guerre, il faut que l'Ukraine accélère sur les réformes. L'élargissement, ça veut dire adhérer à l'Union Européenne, ça se fait sur la base du mérite. Et puis il faut que nous, on se réforme aussi parce qu'on a un processus de décision qui est extrêmement complexe, qui donne des droits de veto à certains gouvernants. On cite souvent Viktor Orban, le Hongrois, qui utilise le droit de veto, la règle de l'unanimité pour faire du chantage. C'est inacceptable.

Ce sont les trois conditions nécessaires à l'adhésion et à la perspective d'adhésion pour l'Ukraine.

13:16
Présentateur

Un dernier mot, pourquoi voter pour la liste Besoins d'Europe considérant que vous appartenez à un petit groupe au Parlement européen et que le Parlement européen est dominé par le Parti Socialiste européen et le Parti populaire européen, donc par la gauche et la droite. Comment vous convaincre qu'il faut voter pour vous et que vous pouvez avoir autre chose qu'une influence ou le ministère du Verbe ?

13:39
Valérie Hayer

L'influence, c'est typiquement ce qui est décisif au Parlement européen. Et mon groupe est le plus influent tout simplement pour une bonne raison. C'est le groupe qui fait la jonction entre la droite et la gauche. C'est le groupe sans lequel aucune majorité n'est possible. Sans mon groupe, les textes ne passent pas au Parlement européen. Et c'est ce qui différencie aussi mes collègues LR et PS dans leur propre groupe. Mes collègues LR et PS, comme vous l'avez dit, ils siègent dans les deux plus gros groupes du Parlement européen. Ils n'ont pas d'influence si ils se mettent en minorité dans leur propre groupe.

Moi, je préside le troisième groupe sans lequel aucune majorité n'est possible et ce qui nous permet d'avoir une vraie influence sur les textes in fine.

14:12
Présentateur

Merci Valérie Ayet d'avoir été notre invité. Tête de liste Besoin d'Europe, bonne journée et bonne campagne. À suivre la revue de presse. Musique