Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewLe Média — Podcasts· 13 juin 2024 82 min

Front Populaire: l'accord historique tiendra-t-il ?

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Bonsoir à toutes et à tous, vous regardez Le Média, bienvenue pour cette nouvelle édition de Toujours Debout, votre quotidienne d'actualité et de débat. Nous sommes ensemble en direct du lundi au jeudi à partir de 18h30 sur le canal 350 de la Freebox, sur Youtube ou sur notre site internet, et peut-être bientôt sur la TNT, car vous le savez peut-être, Le Média est plus que jamais en lice pour obtenir une fréquence sur la télévision numérique terrestre. Je vous le rappelle, notre candidature a été jugée recevable par l'ARCOM et au mois de juillet prochain, nous pourrons défendre la crédibilité de cette démarche, expliquer qu'une chaîne du côté des gens et non du côté de l'argent est possible.

Et pour y arriver ainsi que pour couvrir la campagne trépidante qui s'annonce, nous avons besoin de vous, rendez-vous sur le site internet tnt.lemédiatv.fr. Et on reste aujourd'hui sur l'onde de choc provoquée par l'annonce d'Emmanuel Macron, qui a décidé de dissoudre l'Assemblée nationale dimanche dernier, une heure seulement après la révélation des résultats des élections européennes, qui donnait le Rassemblement national largement en tête avec 31,4% des voix. Nouvel épisode dans cette séquence politique.

Le président de la République a donné une conférence de presse à la mi-journée pour présenter, selon ce qui avait été annoncé, le plan de bataille de son camp politique pour les législatives anticipées. Enfin, à la place du plan de bataille, les journalistes ont plutôt eu droit à une suite d'attaques en règle contre ces adversaires politiques. Et on revient tout de suite sur cette conférence de presse avec notre journaliste Jemil Chanleux, qui a pris part à cet événement.

Et nous aurons également avec nous Stéphano Palombari, maître de conférence en économie à l'université Paris VIII, pour nous livrer son analyse sur ces déclarations d'Emmanuel Macron et sur le séisme politique qui s'est produit depuis la dissolution. Et dans la seconde partie de cette émission, on débat de cette alliance politique à gauche de l'échiquier politique. Donc, le nouveau Front populaire qui a réussi à se mettre d'accord cet après-midi pour la repartition des circonscriptions en vue des législatives, donc entre la France insoumise, le Parti socialiste, les écologistes et le Parti communiste.

Nous en parlerons sur ce plateau avec mes invités Raquel Garrido de LFI, Aminata Niakate d'Europe Écologie Les Verts et Diena Ba Diop du Parti socialiste. Voilà pour le sommaire de cette émission qu'on démarre tout de suite pied au plancher avec la chronique « Retour de terrain » de Djémin Chandler. Salut Djémin. Salut.

2:31
Emmanuel Macron

Alors, ce matin, un peu avant midi, mais justement mi-journée, le président de la République a prononcé un discours d'un peu plus de 30 minutes avant de répondre aux questions de quelques journalistes. Alors, d'abord, le contexte, tu l'as rappelé, je le rappelle de nouveau, ce sont les immenses, les imminentes, pardon, élections législatives anticipées. Le premier tour aura lieu dans 18 jours, provoqué par la décision d'Emmanuel Macron de dissoudre l'Assemblée nationale.

Alors, cette conférence de presse, très attendue, était initialement prévue hier en journée pour être finalement décalée à aujourd'hui dans une salle d'un pavillon du premier arrondissement de Paris, non loin de l'Elysée, mais pas à l'Elysée. Le président ne peut pas faire campagne en tant que tel pour son camp en vue de ses élections prochaines. Et il le sait, il s'en défend d'ailleurs en rappelant tout à l'heure que c'est Gabriel Attal qui fera campagne, Gabriel Attal qu'on n'a donc pas entendu. Et en même temps, dans les faits, se contredit en prenant énormément de place dans cette campagne exprès jusqu'à soulever des critiques assez proches de lui.

C'est donc une certaine de journalistes qui ont été accrédités et accueillis dans une ambiance assez pesante. Un dispositif de sécurité, comme on le voit à l'écran, conséquent avec des points de contrôle des journalistes jusqu'à l'usage d'un chien policier anti-explosif. Bref, on a mis plus d'une heure pour entrer dans la salle. Avant l'arrivée du président, nous sommes allés tendre notre micro dans la salle. Lisa Lapp a croisé l'ex-député Renaissance Sylvain Maillard. Quant à moi, je suis allé voir les ministres Le Maire et Dupond-Moretti. On regarde.

3:53
Présentateur

Glucksmann, il n'y a pas longtemps, il y a 2, 24 heures, 48 heures. Tout ça, c'est tombé à l'eau. C'est des arrangements de boutiquiers pour conserver leur circonscription. C'est assez méprisable ce qui se passe à la NUPES. Quand moi qui vis depuis deux ans au contact d'eux, ils se détestent tous. Mais pour sauver leur siège, ça, en moins de 24 heures, ils sont capables de se réconcilier. C'est assez méprisable en réalité. Jamais le moment n'a été aussi grave depuis la cinquième, puisque l'extrême droite peut arriver au pouvoir.

4:22
Emmanuel Macron

Quelle est la part de votre responsabilité, monsieur ?

4:24
Présentateur

Elle ne doit pas gouverner notre pays.

4:26
Invité

Quel prix aujourd'hui considère qu'Emmanuel Macron, un, a une large responsabilité dans ce qui s'est passé ? Deux, fait preuve de cynisme en décidant de dissoudre aujourd'hui l'Assemblée nationale, alors que le Rassemblement national est aussi fort ?

4:37
Présentateur

Je pense que nous sommes à un moment où il faut arrêter de se poser des questions. C'est votre rôle, c'est le rôle des commentateurs, ce n'est pas le rôle des responsables politiques. Lorsque l'avenir du pays est en jeu, l'avenir de nos compatriotes, l'avenir des Français,

4:51
Invité

de nos entreprises, de nos usines, de notre activité économique, de notre dette, on se bat, on explique et on va se battre pour la victoire. Il n'y a que ça qui compte.

5:00
Présentateur

C'est que nous soyons rassemblés, rassemblés, rassemblés sur une ligne de politique qui était d'une ligne extrêmement claire pour convaincre les Français le 30 juin et le 7 juillet prochain.

5:09
Invité

Justement, vous ne répondez pas justement sur la question ? La grande difficulté, c'est qu'aujourd'hui, vous avez un Parlement qui ne ressemble pas à ce pays. Est-ce que vous voyez à l'Assemblée nationale l'expression d'une démocratie apaisée ? La démocratie apaisée, c'est le débat, ce n'est pas le combat, ce n'est pas l'invective, ce n'est pas les insultes.

5:30
Emmanuel Macron

On vous a vu quand même dans cet exercice-là, l'Assemblée nationale. Comment est-ce que vous répondez à ça ? Est-ce que vous allez changer l'attitude de vous aussi ?

5:36
Invité

Je ne sais pas de quoi vous me parlez, monsieur.

5:38
Présentateur

Bon, on le voit, le ton a été donné tout de suite.

5:41
Emmanuel Macron

Effectivement, les rires en coulisses un petit peu. Et puis Emmanuel Macron n'en changera pas de ce ton en ouverture. Il saluera ses équipes et son gouvernement d'avoir déployé, je le cite, tous les efforts possibles afin d'agir et de continuer à agir pour le pays, malgré la majorité relative qu'il reconnaît avoir eue au Parlement, avant de très vite déplorer une situation parlementaire qui aurait rendu leur action moins visible, moins palpable pour les Français, s'il reconnaît cela, pas forcément sa responsabilité, mais le fait qu'on n'ait pas vu qu'il avait été à la hauteur, si je décrypte un peu ce qu'il dit.

Alors il a ensuite enchaîné sur une explication plutôt claire de sa décision de dissolution, quasi en ouverture de discours.

6:17
Présentateur

Alors, c'est ajouter l'attitude en particulier de certains députés de la France insoumise qui a créé un désordre parfois constant dans le Parlement, à l'Assemblée, inquiétant pour les Français qui, très souvent d'ailleurs, ne se retrouvait plus dans nos institutions. Enfin, l'équation parlementaire, là aussi nous devons être lucide, devenait difficilement tenable, les oppositions ayant dit plusieurs fois leur volonté de voter une motion de censure à l'automne. J'ai donc pris acte d'un blocage qui conduisait inéluctablement à empêcher le gouvernement d'agir, ce qui devenait dangereux pour la France.

Ensuite, il y a le vote de dimanche et donc le vote aux élections européennes de dimanche soir qui a été clair. Alors, c'est un vote sur l'Europe et je l'ai toujours dit. La conclusion est d'abord sur l'Europe. Mais les suffrages exprimés ont placé les forces d'extrême droite à près de 40% et les extrêmes à près de 50%. C'est un fait politique qu'on ne saurait ignorer.

7:23
Emmanuel Macron

Ce qu'on apprend ici, si vous êtes attentif, c'est que non, ce ne sont pas les résultats des élections européennes de ce week-end qui ont motivé en premier lieu cette décision de dissolution prise par Emmanuel Macron. On nous le confirmera un peu plus tard en off, après la conférence. Donc, la raison première est la volonté de maîtriser une dissolution plutôt que de la subir à l'automne si une motion de censure venait des oppositions à passer.

Macron a donc décidé d'accélérer le processus, une dissolution qu'il décrit comme un retour, je le cite, au peuple souverain et qu'il pense être la seule solution républicaine dans ce contexte, à un moment historique et de clarification, je le cite encore. Second point, vous l'avez entendu aussi dans ces extraits-là, le président parle d'un vote pour les extrêmes à près de 50%. Puis, durant plus de deux heures, il a martelé sans cesse cette information, je le cite, 50% des Français ont voté pour les extrêmes, un chiffre qui coupe le pays en deux, un Français sur deux serait donc extrémiste dans les urnes. C'est donc le message qui doit passer, sauf qu'il est faux.

Premièrement, pour arriver à 50%, il cumule et il ne s'en cache pas les voix données au Rassemblement National, à Reconquête et à la France Insoumise, mettant dos à dos l'extrême droite française et la gauche, car LFI n'est pas à l'extrême gauche, comme le reconnaissent officiellement nos institutions. Et deuxièmement, 50% des Français ? Et non, 50% des électeurs. 25 millions ont voté, en réalité sur les 49 millions inscrits. Et donc, avec 49% d'abstention, la France compte 70 millions d'abonnés. Vous voyez l'abstus avec abonnez-vous, je le dis au passage aux médias, ça peut être le moment de le dire. Donc, d'habitants. Et 9 millions ont voté donc pour le RN ou Reconquête.

C'est beaucoup, mais on est loin d'un Français sur deux, comme il l'a répété. Qu'importe, Emmanuel Macron a choisi aujourd'hui de mener campagne sur une colonne vertébrale similaire à 2017 et 2022, se placer comme seule alternative au chaos promis, selon lui, par les deux blocs des deux côtés, l'extrême droite et l'extrême gauche. Et pour ce faire, il en a fait le bilan, son bilan, évidemment presque parfait, selon lui, pour convaincre les forces politiques dans le champ républicain, toujours selon lui, hors R et extrême, à le rejoindre.

9:28
Présentateur

Troisième axe de vision d'idéal auquel nous croyons, c'est celui du progrès et de la lutte contre les inégalités de destin. Nous sommes tous attachés à un modèle social, protecteur, financé, responsabilisant. Et d'ailleurs, nous l'avons montré, il n'y a jamais eu un tel réinvestissement dans les services publics depuis sept ans. Service public par les maisons France Service, le réinvestissement dans la justice, plus 60% de son budget, et dans les forces de sécurité, dans notre école, avec une augmentation de nos enseignants qui n'avaient pas été connus depuis les années 90, de notre santé avec une augmentation pour les soignants qui n'avaient pas été connus depuis les années 60.

Reste que si le modèle français corrige les inégalités, il échoue trop souvent à les prévenir. Il me semble que le cap qu'on doit se donner pour les années à venir est assez simple sur ce sujet. Il faut renforcer notre capacité à lutter contre les assignations à résidence et mieux prévenir les inégalités de départ. C'est ça la promesse républicaine. Et ce sont les inégalités et les injustices qui sont les plus insupportables pour nos compatriotes. Et je veux dire très simplement, le gouverneur...

10:37
Emmanuel Macron

Alors, un bilan défendu pour se mettre en opposition, je le dis donc, répète, à deux blocs situés de part et d'autre de lui, dont il juge les alliances, à droite comme à gauche, le site contre-nature, indécentes. Alors, incapable de gouverner, selon lui, car rassemblant des personnes qui ne s'entendent sur presque rien, ce sont encore ses mots. Et plus tard, en off, quand les caméras sont éteintes, on va y revenir juste après, je soulignerai de quoi à ses conseillers, à ses proches au gouvernement, que la gauche était mise d'accord sur un programme commun et que ces personnes ont réussi à s'entendre. Ils m'ont donc répondu à ce moment-là, oui, mais depuis, il y a eu le 7 octobre.

Alors, je vous le dis tout de suite, non, le média n'a pas pu poser de questions au président de la République pendant la conférence. Ce n'est pas faute d'avoir essayé. Une petite dizaine de journalistes ont été, eux, autorisés à le faire. Et il nous a fallu, ensemble, nous organiser, nous auto-organiser un peu dans le chaos à ce moment-là pour faire en sorte que nos questions s'y retrouvent à toutes et à tous. Et ça a été plutôt le cas. Alors, vous avez promis de changer de méthode plusieurs fois, dit West France. Rien n'a été réalisé dans les faits ou perçu comme réalisé. Qu'est-ce que cette fois, vous allez pouvoir changer pour que ce soit le cas ?

Quid des réformes en cours, notamment le retour à l'ORTF, osent France Inter et rire dans l'assistance à ce moment-là ? Rire un peu gêné puisque c'est un peu épineux comme sujet. Quelle est la part de responsabilité du président, donc de vous, M. Macron, à ce moment-là, dans le score haut, toujours, du RN et en progression de la part de BFM TV, mais aussi de l'AFP qui pose la même question, mais sans réelle réponse de la part du président et sans possibilité de relance de la part des journalistes à qui on reprenait le micro quasi systématiquement ? Une chose est à retenir à ce moment-là, il est confiant car il n'a pas l'esprit de défaite.

12:18
Présentateur

Ensuite, vous l'avez très bien dit vous-même, je n'ai jamais fait de politique-fiction, mais surtout, surtout, je n'ai pas l'esprit de défaite. Et moi, ce qui me frappe, quand j'écoute le bruit ambiant du système, toujours, et c'est pour ça que j'ai voulu ce moment de clarification-là, c'est l'esprit de défaite. C'est que les gens disent, c'est terrible, mais ça va arriver. Mais pourquoi ? Si les gens ne m'aiment pas leurs idées avec force, vigueur, clarté, oui, les extrêmes peuvent prendre le pouvoir. Mais il n'y a aucune fatalité. Moi, j'ai confiance dans nos compatriotes. J'ai confiance.

13:00
Emmanuel Macron

Je n'ai donc pas pu poser de questions, mais j'ai quand même pu participer à ce offre, vous savez, ce moment d'échange hors caméra entre les journalistes et l'entourage du président en question. Alors, un moment durant lequel les échanges ont été plus que vifs. Les journalistes ont largement montré leurs doutes sur la stratégie, sur les annonces maigres pour convaincre les électeurs de le rejoindre, etc. De mon côté, j'ai fait remarquer ce martelage de M. Macron de mettre LFI dos à dos avec le RN et Reconquête tout du long de sa prestation sur scène. Alors, quelle est la stratégie que vous avez réellement en tête ?

N'avez-vous pas peur de justement doper les voix de l'extrême droite en faisant cela ? N'a-t-il pas conscience, M. le Président, qu'il est devenu inaudible pour beaucoup, pour une part importante des électeurs aujourd'hui ? Quel nouveau projet, puisque c'est celui-ci, donc il essaye de convaincre les personnes aujourd'hui de le suivre ? Quel projet nouveau proposez-vous aux électeurs qui, de fait, tournent le dos à Renaissance, dimanche dernier ? Pensez-vous que vous puissiez être encore gagnant sur le terrain de l'anti-extrême droite, le barrage éternel ?

Dans ce contexte, nous sommes alors de nombreux, nombreux journalistes à poser cette question, cette petite salle annexe à la grande salle de départ. Allez donc demander aux Français qui votent mal, lâche alors un des proches du Président. stupeur dans l'assistance, je pose la question, il y aurait donc des Français qui votent mal ? Et là, l'échange continue mais ne répond pas. Les échanges deviennent de plus en plus musclés en off et face à nous, journalistes, apparaît un entourage présidentiel borné qui se montre sûr de lui, indisposé, à l'autocritique, au même niveau que les membres du gouvernement que vous avez vu tout à l'heure et que M. le Président aussi.

Du coup, il y a une cohérence. Nous soulignons alors l'ambivalence de Macron sur sa lutte contre l'extrême droite, sa façon de lutter contre l'extrême droite puis nous sommes plusieurs à insister sur le fait que dans quelques semaines le RN peut prendre le pouvoir. On nous répond que c'est à nous, journalistes et médias, d'informer sur ce que ça peut donner de les avoir au pouvoir, que ce n'est pas leur travail à eux de le faire. Alors je reformule la question que je pense être celle posée par un peu tout le monde et je dis ce qu'on vous demande, ce n'est pas de savoir ce que ça peut donner d'avoir bardé la première ministre, mais si vous vous préparez à cette éventualité de cohabitation.

J'entends autour de moi beaucoup de personnes dire voilà, c'est ça la question et dans la foulée l'entourage du président nous répond à tout le monde non, non, on ne s'y prépare pas. Je répète alors d'un rire neveu et un peu tout le monde, vous ne vous préparez donc pas au pire des scénarios. Beaucoup de journalistes se montrent à ce moment-là excédés et j'entends certains dire que tout ça, c'est dangereux.

Emmanuel Macron et son camp politique opère ici et c'est pour finir à coup de poker, ça nous semble être le cas à ce moment-là, jouant littéralement avec nos vies, je le dis avec ces mots, et l'avenir du pays pour tenter de désintégrer la gauche et l'extrême droite en usant des peurs et barrages éternels qu'on connaît par cœur. Et pour résumer ça en quelques mots et pour finir, Emmanuel Macron et son camp disent et répètent en boucle toute la journée ne pas être dans un esprit de défaite mais s'illustrent, je crois en tout cas dans un éclatant esprit d'irresponsabilité.

15:56
Présentateur

Merci beaucoup Djémille pour ce retour donc de la conférence de presse d'Emmanuel Macron et la coulisse aussi de cette conférence de presse.

16:04
Emmanuel Macron

Je pense que les choses se sont plus jouées que durant finalement

16:07
Présentateur

ce qui a été filmé par Ali le Caméra. Oui et j'aimerais avoir votre analyse, Stefano Palombarini, je le disais, économiste et maître de conférences à l'Université Paris 8, vous êtes un fin analyste de la scène politique française. Cette scène politique qui connaît des soubresauts assez retentissants depuis quelques jours, c'est le moins qu'on puisse dire, qu'est-ce que vous avez pensé des détails qu'on vient d'entendre sur la conférence de presse ? On s'attendait à avoir le projet présidentiel et finalement on a l'impression que le président de la République a voulu tirer à boulet rouge sur ses oppositions.

16:42
Intervenant

Oui, l'impression nette, c'est d'une panne stratégique complète. D'idée. D'idée et aussi de comment, par exemple, quand on pose la question à son entourage, s'il se prépare à l'hypothèse d'une cohabitation que la réponse soit non, c'est quand même un peu étonnant, sauf si on pense que dans le cadre d'une victoire de l'extrême droite, il donnerait ses démissions. C'est ce qui est une éventualité aussi qu'il ne faut pas écarter. Donc comment on arrive à cette situation chaotique, disons ? Je pense que le point de départ de l'histoire, c'est la législative 2022 dans laquelle Macron n'obtient pas la majorité à l'Assemblée nationale.

Donc ça ouvre une période dans laquelle il arrive à gouverner à coup des 49-3, à coup des matraques, etc., des choses qu'on sait, mais qui, objectivement, est un obstacle à son action, l'absence de majorité. Et ce que je comprends, moi, de cette séance, pas juste des derniers jours, des derniers mois, c'est qu'il y avait une hypothèse stratégique qui consistait à attendre le bon moment pour une dissolution.

Le bon moment a été identifié il y a plusieurs mois, je pense, après les européennes, comme on vient de le voir, mais sur la base d'un scénario qui avait été imaginé et qui avait été construit par les pouvoirs présidentiels, par les médias, les grands médias au minimum et par d'autres partis politiques, pas seulement les partis du président. Et ce scénario reposait sur une délégitimation complète de la France insoumise à laquelle il continue de réserver une grande partie

18:31
Présentateur

de ses attaques. Pendant cette conférence de presse.

18:33
Intervenant

Donc un parti antisémite, antirépublique et compagnie.

18:37
Emmanuel Macron

Effectivement, l'antisémitisme était devant.

18:39
Intervenant

Et je pense que dans ce scénario, tout ce travail de délégitimation devait aboutir à un mauvais résultat pour les fios européennes derrière dissolution. Après la dissolution, à cause de la défaite imaginée de la France insoumise, appel à la gauche responsable de laisser tomber la France insoumise, un, parce qu'elle est infréquentable et deux, parce que ça ne pèse plus beaucoup en vue des législatives. Et donc, une récomposition du bloc du pouvoir, disons, élargie à droite vers les républicains, ce que d'une certaine façon ils essaient encore de faire, et à gauche vers la gauche pro-européenne responsable pour former une nouvelle alliance qui s'imaginait majoritaire aux législatives.

19:29
Présentateur

Il y a un bloc, en quelque sorte, un bloc bourgeois, qui malheureusement trouve ses limites avec les républicains parce que le parti implose en quelque sorte en ce moment.

19:40
Intervenant

Oui, le bloc bourgeois au sens strict du terme est minoritaire déjà en 2017, mais sa base s'est encore réduite. Si on prend les résultats bruts des européennes, c'est 14 %, c'est-à-dire 7 % des inscrits, ce qui est vraiment très réduit. Et donc, je pense qu'il y a conscience du côté de Macron de cela. Et donc, il y avait une tentative d'élargir des deux côtés vers les républicains et vers la gauche raisonnable, c'est-à-dire la gauche guxmane, si on regarde les européennes. Mais, qu'est-ce qui n'a pas fonctionné ? Il y a des facteurs qui ont fait que ce projet n'a pas marché.

Le premier, c'est le résultat de la France insoumise aux européennes, malgré, disons, si on compte, à partir d'octobre, du 7 octobre. En réalité, ça avait commencé déjà avant, mais même en comptant du 7 octobre, ça doit faire neuf mois des bashings médiatiques, politiques sur la France insoumise. Malgré neuf mois comme ça, la France insoumise progresse, par rapport à 2019, d'un million de voix et fait 10% au lieu de 6%. Et du coup, électoralement, pour les autres partis de la gauche, ça redevient un allié.

Parce que, pour les autres partis de la gauche, comme pour tout le monde, quand il y a des législatives qui arrivent, le premier souci, c'est de réélire les sortants et éventuellement de lire des nouveaux députés. Donc, on fait des calculs. Et quand on fait des calculs sur les résultats des européennes, rompre l'alliance avec la France insoumise n'est plus si évident que ça. Et si je peux juste mentionner le deuxième facteur, c'est qu'au sein du Parti socialiste, la ligne Guzmane qui pouvait sembler majoritaire, puisque tous les partis ont fait la campagne pour Guzmane, elle s'est révélée et s'est révélée, ne pas être au cœur de l'appareil socialiste.

Et je pense que l'image la plus la plus parlante, c'est Guzmane qui va à la télé poser ses conditions pendant que les partis socialistes négocient. D'ailleurs,

21:40
Emmanuel Macron

M. Macron, tout à l'heure, je me permets de donner des informations, a salué une campagne respectable de M. Guzmane pendant les européennes. Donc c'est quand même un élément intéressant.

21:49
Présentateur

C'est assez significatif. Je vous propose de s'arrêter là. Pour l'instant, on va passer à notre second plateau politique avec vous, Stefano Palombarini. Et également, on va parler de cette union de la gauche, un débat auquel vous participerez. On se retrouve dans quelques instants après un clip d'autopromo. Bonsoir à vous si vous nous rejoignez pour la seconde partie de cette émission Toujours debout, émission spéciale à plus d'un titre et dans une séquence politique exceptionnelle depuis la dissolution de l'Assemblée nationale décidée dimanche dernier par Emmanuel Macron. À l'approche des élections législatives, anticipé, le seul espoir de la gauche dans ce chaos politique s'était s'allié.

Et bien, après deux jours de tractation entre les principaux partis de gauche, le nouveau Front populaire a réussi à se mettre d'accord sur la répartition des circonscriptions avec 230 candidats pour la France insoumise, 175 pour le Parti socialiste, 92 pour les écologistes et 50 pour le PCF. En plus de cette répartition, on note le soutien de diverses organisations de gauche et de syndicats. Alors, cette alliance élargie suffira-t-elle à faire gagner la gauche ? On en parle tout de suite avec la députée de Seine-Saint-Denis, Raquel Garido, l'ancienne députée, pardon, excusez-moi pour le lapsus de Seine-Saint-Denis, Raquel Garido. Bonsoir. La porte-parole d'Europe Écologie, Les Verts.

Bonsoir, Amina Tania-Katé. Bonsoir. Et avec vous, Stéphano Palombarini, on aura également la porte-parole du Parti socialiste, Diena Bagiop, qui sera avec nous pour parler de ce nouveau Front populaire. Alors, je le disais, un accord a été trouvé sur la répartition des circonscriptions. Est-ce qu'on peut dire d'ores et déjà que cette alliance est scellée et qu'il n'y a pas d'obstacle en interne sur la route du nouveau Front populaire à Caquel Garido ?

23:40
Invité

Écoutez, tant que les choses ne sont pas faites, je ne veux pas tout de suite crier victoire. Il faut quand même regarder ça comme le lait sur le feu. La phase dont nous sortons de campagne européenne a été une phase très intense d'affrontements. Très intense. Et c'est d'ailleurs ce qui a mis quand même en péril tout l'attelage d'une représentation politique de la classe qu'on représente en France. Et vous le disiez, et je crois que c'est Jemille ou Stéphano qui le disaient intérieurement, c'est évident que la seconde où nous avons déposé des listes séparées, c'était un appel finalement à ce qu'Emmanuel Macron se saisissent de cette division-là pour dissoudre.

C'est clair que c'était un point d'alerte et pourtant la division a été maintenue à ce moment-là. Ce qui était de toute façon à mon avis inévitable, c'est que en toute hypothèse, on savait que le 9 juin l'extrême droite allait être forte, trop forte, et que quels que soient les résultats respectifs des différentes forces à gauche, il en ressortirait qu'aucune d'entre elles ne serait à même seule d'affronter l'extrême droite et de l'abattre. Et donc, par conséquent...

25:02
Présentateur

On peut se réjouir en quelque sorte là aujourd'hui.

25:04
Invité

Donc là, ce qui est bien...

25:05
Présentateur

Vous tempérez un petit peu, je le vois, au début de votre prise de parole, mais c'est quand même un accord de principe qui a été trouvé.

25:10
Invité

Oui, d'ailleurs, je remercie vraiment, je suis de ce point de vue comme tous les citoyens de gauche de ce pays avec un grand sentiment de gratitude vis-à-vis des chefs, des dirigeantes et des dirigeants des organisations de gauche qui sont évidemment les quatre grandes, mais aussi d'autres plus petites qui sont autour et qui s'agrègent. D'ores et déjà, le Front populaire est plus large ou le nouveau Front populaire est plus large que l'était la NUPES. Et il répond aussi à une demande qui s'est manifestée très rapidement et qui était d'ailleurs un peu antérieure à l'élection qui vient de la société civile elle-même et notamment du mouvement syndical.

Le mouvement syndical, il a vécu ces deux dernières années de gouvernement Macron avec un fait majeur qui a été le grand mouvement des retraites. Le mouvement syndical a eu une unité qui était monolithique, une puissance dans la rue et dans la grève qui était historique et pourtant, Emmanuel Macron a réussi à imposer sa loi grâce en fait d'une part à l'article 49 aligné à 3 qui est donc la marque de ce hyper-pouvoir présidentiel dans la Constitution française et aussi avec de la triche puisqu'il a fait croire que c'était un PLFSSR je ne sais pas si vous vous souvenez mais alors que ça ne l'était pas.

Bref, donc cette défaite-là nécessairement elle conduit à un désir de revanche à une injustice vous ne pouvez pas voir un pays où vous avez 93% des actifs qui sont contre une loi et où un homme seul sur la base d'articles constitutionnels qui ne sont pas d'essence démocratique qui s'imposent. Donc là, il y a un affrontement fort.

Alors, dans cet affrontement entre les puissances d'argent représentées par cet homme seul présidentiel et le peuple vient l'extrême droite et qui dit attendez monsieur le président il n'y a pas de soucis moi je vais vous diviser la classe moi je vais vous diviser le peuple je vais vous la diviser sur des questions ethniques sur des questions d'ascendance géographique sur des questions de convictions religieuses etc.

C'est la fonction historique de l'extrême droite diviser la classe ouvrière diviser le peuple et donc bien entendu qu'à partir du moment où l'extrême droite était très forte ce n'est pas étonnant qu'Emmanuel Macron cherche à réactiver la force de l'extrême droite pour venir imposer encore une fois la division du peuple mais ce qu'on est en train de faire c'est de l'empêcher ou du moins d'essayer de l'empêcher parce que tout n'est pas fait au-delà de notre unité qui est décisive au-delà de l'implication du mouvement syndical associatif qui est décisive il faut aussi qu'on qu'il y ait davantage d'électeurs et moi je le dis le 30 juin là c'est vote obligatoire vote obligatoire et je le dis surtout vraiment en premier lieu chez moi en Seine-Saint-Denis où bien sûr on pourrait tenter d'être rassuré par les scores importants de notre liste Manon Aubry et de ce point de vue je remercie tous les camarades qui ont mené vaillamment cette campagne on a réalisé de très beaux scores mais les taux de participation sont encore trop faibles l'extrême droite ne sera pas chassée de ce pays par d'autres forces que nous-mêmes il faut que personnellement maintenant chacune et chacun s'engage

28:13
Présentateur

on continue d'en parler on va donner la parole à Aminata Niakate est-ce que vous affichez un optimisme plus définitif vis-à-vis de cette union de ce nouveau Front populaire

28:24
Intervenant

en tout cas ce que je peux vous dire c'est que les écologistes dès le dimanche soir ils ont pris leur téléphone et ils ont appelé tout le monde tous les chefs de parti et on était déterminés à ce qu'il y ait une union de la gauche et des écologies dans cette perspective il y a eu l'accord de principe qui a été acté sans savoir le reste et c'est ça qui me rassure le plus c'est que peu importe les circonscriptions les mesures c'est peut-être plus important mais en tout cas moi je n'envisage pas d'hypothèse où ça n'aboutit pas enfin pour moi ça n'existe pas parce qu'on n'a pas le choix notre responsabilité elle est immense et on doit partir ensemble faire front populaire contre les extrêmes et moi j'en veux énormément à Emmanuel Macron de son inconsistance de son cynisme dangereux qui après avoir joué le jeu de l'extrême droite notamment sur la loi Asile Immigration donne littéralement les clés de Matignon à l'extrême droite parce que c'est ça le risque qui nous attend pour quelqu'un comme moi qui vient de territoires aussi populaires enfin c'est voilà c'est quelque chose de tellement dangereux et voilà et la gauche je suis contente qu'en moins de 24 heures elle ait pris ses responsabilités et voilà elle a fait elle fait cet accord de principe là on continue de travailler sur des propositions tout ce qui nous rassemble est beaucoup plus grand que ce qui nous sépare et en tout cas il était clair depuis y compris pendant les européennes que sur les échéances nationales législatives présidentielles qu'il fallait une unanimité des forces de gauche et de l'écologie

29:46
Présentateur

Stéphano Palombarini sur cette union ce nouveau front populaire on a vu que pendant la campagne des européennes la gauche était quand même assez divisée sur des sujets divers on a vu des accusations ad nominem parfois très violentes est-ce que vous croyez en cette union ?

30:09
Intervenant

oui j'y crois parce que d'un certain point de vue elle est obligée donc quand il y a une issue obligée à un processus politique on a tendance à y croire et aussi parce que je pense qu'une partie pas la totalité parce qu'il y a des vraies divisions sur les fonds sur les orientations fondamentales il y a des clivages de la gauche mais une partie des affrontements de la campagne européenne était fonctionnelle au projet que j'évoquais tout à l'heure c'est-à-dire une sorte de bloc pour jouer à l'élargie si je peux utiliser ma terminologie à moi mais disons un bloc de défense de la démocratie et pro-européen qui serait opposé à l'extrême droite et dans ce bloc pro-européen il y avait une place centrale pour la gauche Glucksmann qui devait rompre avec la gauche disons notamment France Insoumise il y avait ces projets-là ça a échoué je dis en raison principalement du résultat de la France Insoumise ça a échoué parce que les partis socialistes dans lesquels Olivier Faure a tenu une ligne unitaire en faisant profil bas disons il a fait quand même campagne pour Glucksmann mais il est resté sur sa ligne unitaire et pour finir il est arrivé visiblement à l'imposer et donc les projets alternatifs ont échoué donc ce qui reste comme perspective à gauche c'est l'union et comme c'est la seule perspective qui reste évidemment j'y crois vraiment je ne suis pas laissé d'y croire

31:43
Présentateur

et on a entendu Emmanuel Macron aussi tenter en quelque sorte aussi de saboter un petit peu cette union la dénaturant en disant justement qu'elle était contre nature qu'est-ce que vous pensez de cette façon ce terme

31:59
Intervenant

c'est des coups de pistolet à bataille terminée parce qu'effectivement il y avait une stratégie de délégitimation vraiment de la France insoumise pas de la gauche radicale dans son ensemble parce que par exemple le parti communiste a toujours été à l'abri des coups qui partaient de tous les côtés mais c'est fini je veux dire qu'une fois que dans une élection européenne la France insoumise malgré les attaques qu'elle a subies s'affirme encore comme incontournable à gauche la logique c'est que l'agrégation de la gauche s'efface avec les autres partis mais avec la France insoumise je crois qu'il y a eu justement je pense que alors vous connaissez mieux les timings par rapport à ça il y a eu une première tentative je crois lancée par la partie socialiste d'avoir une réunion dimanche soir avec les écolos et les partis communistes c'est ce que j'ai vu et sans la France insoumise et les écologistes et les partis communistes ont immédiatement répondu non il faut se réunir tous ensemble donc à partir de ce moment là à partir de ce moment là c'est réglé donc maintenant Macron il continue parce qu'il ne sait plus quelle direction prendre sa stratégie a déjà échoué il va vers des législatives dans lesquelles quels que soient les résultats il va prendre il va prendre un très mauvais résultat dans toute hypothèse que ce soit l'extrême droite qui gagne ou que ce soit la gauche qui gagne ça ne sert à pas Macron qui gagne ça c'est une évidence quand on regarde les résultats trop et donc là il s'agit un peu d'olivide parce qu'il ne sait plus quelle direction suivre

33:43
Présentateur

Raquel Garrido justement il y avait des points de divergence assez évidents entre les parties de gauche on a vu que la ligne Glucksmann ne faisait pas l'unanimité est-ce qu'on peut composer aujourd'hui avec une gauche totalement unie et oublier le score qu'a fait Raphaël Glucksmann et qui pèsera d'une façon ou d'une autre aussi dans cette union qui sera un peu en fil rouge en filigrane de tout cela

34:11
Invité

la NUPES initialement était déjà avec des nuances importantes le chapitre du programme de la NUPES qui est consacré à l'Europe et à l'international commence par une mise en exergue initiale un chapeau qui rappelle que le parti communiste et la France insoumise sommes héritiers du nom de gauche de 2005 contre le traité constitutionnel européen tandis que les écolos sont fédéralistes et tandis que le parti socialiste est intimement imbriqué avec la construction de l'Union européenne elle-même c'est écrit noir sur blanc et pourtant dans ce chapitre on énonce des mesures gouvernementales que nous pouvons néanmoins faire ensemble et qui vont jusqu'à la désobéissance au traité ça c'est déjà une méthode si vous voulez qui était éprouvée en 2022 et qui est celle qui a réussi à mettre Emmanuel Macron minoritaire dans l'Assemblée nationale avec un résultat de la NUPES à 26% en deux ans la NUPES malgré la division qui s'est jouée aux européennes elle est restée unie dans l'Assemblée nationale les macronistes ça fait deux ans qu'ils essayent de décrocher une aile droite du groupe socialiste à l'Assemblée ils n'y sont jamais arrivés le groupe insoumis on a voté je crois quelqu'un a fait une statistique 95% des amendements présentés par les partis socialistes depuis juin 2022 en réalité il y a une très grande convergence

35:37
Présentateur

assez claire entre les partis

35:38
Invité

sauf qu'il y a une partie de cette démarcation du coup pour la partie qui est il y a une partie qui est réelle sur laquelle il faut apprendre à administrer des accords parce que c'est aussi ça la beauté du geste on ne gouvernera jamais jamais avec des gens avec qui on est 100% d'accord donc ça autant se le dire c'est une éthique du rapport au pouvoir et c'est une éthique de la responsabilité politique et puis il y a aussi une partie des désaccords qui étaient clairement surjoués qui étaient surjoués à cause de l'objectif d'être divisé aux européennes je prends un exemple Palestine-Israël sur le jour du 7 octobre tout le monde était choqué tout le monde comme tous les français partout l'idée de dire de dénoncer le massacre de dire qu'un bébé israélien un civil israélien vaut à la même valeur de vie qu'un bébé palestinien une civile palestinienne c'est quelque chose qui aurait dû qui rassemblait déjà tous les français et qui aurait dû rassembler la gauche le cessez-le-feu la reconnaissance de l'état de Palestine la fin de la colonisation en Cisjordanie le couloir humanitaire enfin le projet à deux états le respect des règles des Nations Unies des résolutions tout ça ça faisait en fait en réalité consensus au sein de la gauche et pourtant à cause du contexte électoral à cause du contexte électoral il y a eu des je dis pas qu'il n'y a pas des désaccords mais il y en a eu une partie qui était surjouée donc c'est là où on s'aperçoit aussi que la réussite de ce qui a été fait dimanche soir naît aussi dans la NUPES en fait les gens quand ils ont quand ils ont voté le NUPES en juin 2022 ils ont goûté ce petit goût de quelque chose de nouveau d'uni et possiblement victorieux en tout cas qui permettait de passer devant les macronistes donc avec ce résultat de l'extrême droite à 40% c'est pas étonnant que quand Ruffin dit Front Populaire ça part tout de suite comme une traînée de poudre là au moment où nous parlons sur le site Front Populaire tiré 2024.fr il y a je sais pas un demi-million de signatures il y a des manifestations partout en France le mouvement syndical appelle samedi à une manifestation partout en France parce que ça correspond exactement à ce qui est attendu de nous et ça correspond aussi à un état de la conscience sociale dans ce pays donc voilà moi je doute pas que le bloc bourgeois voulait nous séparer dès le départ mais en tout cas Olivier Faure il a tenu bon depuis le début depuis tout le temps et on savait on savait qu'il tiendrait bon quant à Raphaël Glucksmann je pense que Raphaël Glucksmann il a dans ses motivations personnelles la question de l'Ukraine c'est important pour lui donc de toute façon il peut pas permettre d'avoir dans sa logique dans ce qui est pour lui très prioritaire il peut pas se permettre d'avoir une extrême droite poutinienne au pouvoir en France

38:33
Présentateur

il a commencé par ce point lorsqu'il détaillait les points d'exigence qu'il avait lui pour cette union on a vu la situation était un peu ubuesque puisque pendant qu'il énumérait tous ses points les autres les partis étaient en train de discuter

38:50
Invité

pardon mais c'est normal il fait 14% écoutez moi j'ai quitté je milite avec Jean-Luc Mélenchon depuis 35 ans d'accord on a tout fait la gauche du parti socialiste la création du parti de gauche en 2008 la campagne du front de gauche en 2009 tout tout tout tout jusqu'à la création de la France insoumise quand on quitte le parti socialiste en 2008 notre idée c'est de dire que la sociale démocratie va s'effondrer qu'elle peut emporter avec elle toute la gauche et que donc il faut un instrument politique nouveau qui permette à la gauche de se reconstruire notre objectif c'est pas de se retrouver 15 ans plus tard en étant doublé à nouveau par le parti socialiste c'était pas ça le projet de départ d'accord donc c'est normal que Raphaël Luxman et le parti socialiste qui partent d'un score d'un Hidalgo qui a moins de 2% et qui atterrisse à 14% se disent bonjour on existe c'est normal il faut nous respecter bien sûr qu'il faut les respecter et à la fois je ne sais pas si quelqu'un quelque part a eu l'idée qu'on pouvait éradiquer la France insoumise mais ça ça n'est pas de ce monde de toute façon ça n'existe pas donc et il faut d'ailleurs aussi respecter Manon Aubry et respecter le soin qu'il y a eu à essayer de mobiliser notamment la jeunesse et les abstentionnistes qui est quand même un rapport à la politique qui est un rapport un peu différent et qui a sur les derniers jours malgré tout réussi puisqu'il y a eu c'est vrai vers la fin une remontada donc tout le monde doit se respecter tout le monde doit se respecter et en toute hypothèse personne ne peut battre l'extrême droite sans l'autre c'est quand même c'est arithmétique

40:21
Présentateur

mais c'est aussi très politique on va entendre Aminata Niakate sur ce point le point des divergences on l'a vu aussi que votre candidate Marie Toussaint pendant les élections européennes pouvait soulever des points qu'elle trouvait rédhibitoire dans le fait de s'allier avec les autres parties de gauche est-ce qu'aujourd'hui vous êtes capable vous à Europe Écologie Lève Vert d'enterrer certaines conditions qui pour vous étaient absolument importantes par le passé

40:52
Intervenant

alors Marie Toussaint je ne suis pas sûre que ce soit son expression de dire qu'il y avait des circonstances rédhibitoires qui empêchaient une union en tout cas pendant les européennes

41:00
Présentateur

Elle a eu des mots très forts aussi contre la France insoumise sur certains points

41:05
Intervenant

sur certaines prises de parole ou peut-être certains biais interprétés plus ou moins durement par les uns et les autres chacun a ses biais et il faudra qu'on travaille sur les biais qu'on peut avoir dans nos prises de parole je ne rentrerai pas plus dans le détail mais en tout cas il y a beaucoup de travail à faire là-dessus en tout cas en ce moment même jour et nuit quasiment il y a un travail y compris avec place publique avec la France insoumise avec le parti socialiste avec tous ceux qui veulent participer pour trouver les mesures parce qu'il reste trois ans parce qu'à la prochaine présidentielle la prochaine présidente dissolvera j'imagine l'Assemblée nationale et donc il reste trois ans donc en trois ans qu'est-ce qu'on peut faire là on est en train de se mettre d'accord sur ce qu'on peut faire pendant trois ans et donc on va trouver les mesures consensuelles qui donnent un peu d'espoir aux gens qui donnent un peu du pouvoir de vivre nous on parle plus de pouvoir de vivre que de pouvoir d'achat aux gens qui vont protéger le climat la biodiversité on va se mettre d'accord sur un certain nombre de mesures qu'on peut mettre en oeuvre dans la période qui vient donc à 100 jours à un an à trois ans c'est ça en fait le travail qu'on fait maintenant et donc on ne peut pas se permettre de après bien sûr évidemment il y aura le débat sur les questions internationales parce que l'Ukraine c'est là c'est maintenant et c'est des points durs de discussion qu'on va avoir on va trouver le chemin parce que c'est notre responsabilité collective on va trouver le chemin pour défendre une ligne où tout le monde se retrouve

42:22
Invité

je pense qu'il n'y aura pas de difficulté tellement grande parce que d'abord c'est les éco-gjets de la négociation c'est que côté parce qu'il y a deux salles de travail il y a une salle sur le projet comme on avait fait en juin 2022 il y a une salle sur le programme et une salle sur les circonscriptions dans la salle de travail sur le programme l'éco-gjet c'est que ça va plutôt bien et que d'ailleurs par exemple même sur l'Ukraine Manuel Bompard a dit déjà hier ou avant-hier maintenant je perds un peu la notion du temps depuis lundi que les formulations sur l'Ukraine qui venaient même de Glucksmann ne le choquaient pas dans la déclaration le PS et place publique avaient fait un premier texte avec des énoncés Manuel Bompard a tout de suite dit

43:01
Présentateur

qu'il n'avait pas de difficulté avec ça J'aimerais si vous voulez bien qu'on écoute Emmanuel Macron qui s'exprimait donc à la mi-journée et qui s'offusquait en quelque sorte de cette alliance entre les partis de gauche au point d'évoquer la mémoire de Léon Blum on va écouter Emmanuel Macron De l'autre côté moi je connais des députés socialistes sociodémocrates qui se sont exprimés M.

Gage ou d'autres ils n'ont rien à faire avec LFI ils n'ont rien à faire avec LFI je me mets à leur place et donc c'est la même dialogue qui doit être engagée avec peut-être des gens du parti communiste des verts du parti socialiste qui ne peuvent pas se retrouver dans cette alliance qui n'est même pas baroque qui est indécente et je le dis parce que moi j'ai eu une pensée ces 24 dernières heures pour Léon Blum parce que s'il y en a un qui doit se retourner dans sa tombe aujourd'hui c'est Léon Blum en pensant qu'on a appelé Front populaire une alliance électorale qui permettra de donner 300 circonscriptions à LFI et donc il y a des gens qui ont assumé assumé très clairement de ne pas condamner l'antisémitisme c'est pas ça le Front populaire ça a un sens dans notre histoire ça a un rôle ça a une dignité c'est pas ça et donc je pense qu'il y a beaucoup de parlementaires sortant de gens de bonne foi qui veulent accéder aux responsabilités et donc en effet s'ils sont clairs en disant nous ne sommes pas dans ce bloc parce qu'il n'a pas de sens alors la majorité devra construire avec eux Voilà Emmanuel Macron qui n'a pas hésité non plus à faire ses propres projections sur la figure qui mènera cette alliance ce Front populaire durant la législative on va écouter un autre extrait Moi je pense que c'est bon que chaque projet aujourd'hui soit porté le Rassemblement National et ses alliés en Jordan Bardella la majorité présidentielle c'est le Premier ministre c'est pour ça que j'ai décidé évidemment je le dis le soir même de lui faire confiance pour continuer de mener à la fois la conduite du gouvernement et il le fera avec le collectif gouvernemental et les chefs de parti je vous invite à vous poser la question de savoir qui est le candidat du bloc d'extrême gauche et associé c'est monsieur Mélenchon je pense puisque l'accord qui a été signé c'est 300 circonscriptions et la fi je le dis juste pour que alors on va on va réagir avant de poursuivre bonsoir Dina Bajob vous nous avez rejoint en cours d'émission porte-parole du parti socialiste

45:49
Invité

merci de votre invitation

45:50
Présentateur

merci à vous d'être venu vous entendez déjà réagir hors antenne à ce que vous avez entendu comment jugez-vous cette prise de position d'Emmanuel Macron qui pense que cette union est une espèce d'agrégation de partis derrière le bloc d'extrême gauche comme il dit vous la porte-parole du parti socialiste

46:14
Invité

moi je dirais à Emmanuel Macron d'arrêter de jouer les pompiers pyromanes puis vous savez son numéro de claquette en fait ça suffit ce monsieur nous a mis dans une situation absolument impossible ce qu'il fait depuis plusieurs jours c'est en fait de nier sa responsabilité dans le score inédit et inégalé dans notre république de l'extrême droite moi je me rappelle du soir du second tour où notre président de la république la main sur la coeur a dit oh votre vote m'oblige parce que il savait très bien que c'est grâce à l'électorat de gauche c'est grâce au sens de responsabilité de l'électorat de gauche que nous avons fait barrage à l'extrême droite et bien durant déjà le président quinquennat mais d'autant plus depuis qu'il a été élu la république en marche et le président en tête n'a cessé d'être une passerelle pour l'extrême droite quand on vote la loi Asile Immigration sous la dictée du RN quand on leur donne deux vice-présidents à l'Assemblée Nationale et bien on ne fait la leçon à personne et puis en tant que socialiste je lui demanderais de laisser la figure de Léon Blum tranquille vous savez il y a 15 jours j'étais avec l'arrière petit-fils de Léon Blum d'ailleurs il a sorti une tribune j'étais à ses côtés pour rendre hommage à Léon Blum et d'ailleurs on s'est dit que dans le moment où nous sommes et bien Léon Blum aurait été le premier à appeler au front populaire avec l'ensemble des forces de gauche et aussi progressistes et écologistes donc nous sommes dans la droite lignée de ce qu'aurait fait Léon Blum moi j'en peux plus de ces gens qui sont tout sauf des sociodémocrates qui sont tout sauf des républicains et qui s'abrogent la figure de Delors par exemple Valérie Haillet qui se permet de reprendre la figure de Jacques Delors pour parler de son projet européen Martine Aubry d'ailleurs lui a répondu là maintenant on reprend la figure de Léon Blum mais vous savez il y a une chose en tout cas qui a permis ce quinquennat et toutes les actions qui ont été faites aujourd'hui c'est que plus personne ne croit à la supercherie d'un gouvernement qui serait ni de droite ni de gauche là c'est à droite toute à chaque fois qu'il est allé chercher des majorités il est allé les chercher à droite et bien toute la gauche va lui répondre et toute la gauche sera au rendez-vous avec les syndicalistes avec les personnes engagées et vous allez voir le 7 juillet au soir moi je suis persuadé que le groupe qui sera majoritaire à l'Assemblée ce sera le groupe du Front Populaire

48:43
Présentateur

Stéphano Palombarini sur cette analogie avec le Front Populaire historique de Léon Blum qu'avez-vous pensé des propos d'Emmanuel Macron ?

48:53
Intervenant

Non mais je suis d'accord il y a une récupération systématique des figures de la gauche instrumentalisée pour dévaloriser la gauche qui existe je veux dire c'est un jeu à découvert encore une fois je crois qu'aujourd'hui aujourd'hui Macron n'a plus de stratégie il s'agit de beaucoup il ne fixe aucun cap et il va perdre ça c'est même par une évidence ce qui reste disons ce qui reste ouvert c'est de savoir qui va gagner entre la gauche et l'extrême droite et effectivement je pense que le vrai obstacle que je vois et ça aussi c'est un obstacle contre la gauche qui a été mis par Macron c'est qu'il y a 15 jours pour mobiliser et 15 jours en politique c'est très rapide il ne faut pas s'imaginer que toute la population soit au courant du dernier développement de la matinée etc la prise de conscience ça prend du temps mais en principe la gauche peut gagner il n'y a pas il faut rappeler je donne juste un chiffre aux européennes les rassemblements nationaux arrivent très largement en tête avec 7,7 millions d'électeurs 7,7 il y a 10 millions d'électeurs qui ont voté à la présidentielle donc je ne parle pas d'abstentionnistes difficiles à mobiliser des gens qui ont voté à la présidentielle 10 millions qui ont voté à la présidentielle et qui n'ont pas voté aux européennes donc vous voyez il y a une marge et si on fait le total des abstentionnistes aux européennes c'est 25 millions

50:29
Présentateur

et d'ailleurs pour appuyer ce que vous dites il y a eu déjà aujourd'hui de première projection un sondage des labs avec BFM TV et la tribune du dimanche 42% des français seraient favorables à une alliance entre les partis de gauche et écologistes donc 42% de tous les français pas seulement des électeurs donc on voit qu'il y a déjà une envie d'union à gauche en tout cas

50:57
Intervenant

l'envie d'union donc l'électorat de gauche a toujours été beaucoup plus unitaire que les appareils de gauche ça depuis toujours et je pense qu'il y a deux facteurs qui peuvent les mobiliser un évidemment c'est la peur de l'extrême droite qui gouverne ça joue mais deux il y a l'effet qu'on peut gagner et ça la gauche qui peut gagner ça fait un moment qu'elle n'a pas cette perspective là devant je pense que ça peut être un vrai facteur de mobilisation encore une fois avec cet obstacle que Macron a mis je veux dire pourquoi je dis c'est Macron qui a décidé ça parce qu'il y a une logique dans la dissolution qu'on en a 7% des inscrits qui votent pour les seuls partis qui appuient les présidents la dissolution est logique mais il aurait pu attendre octobre pour les législatives et s'il a dit non on l'a fait en 3 semaines c'est parce qu'il comptait il comptait sur les divisions de la gauche Aminata Niakate et ensuite Raquel Garrido ça pose un problème démocratique extrêmement grave 3 semaines 3 semaines pour désigner 577 candidats etc machin enfin il voulait prendre tout le monde de court il y a plein de petits partis qui ne pourront pas participer alors qu'ils auraient ils ont participé la dernière fois et s'ils avaient eu le temps logistiquement de le faire ils l'auraient fait et donc c'est vraiment c'est extrêmement grave le corps électoral aussi qui est figé je sais qu'il y a des recours devant le conseil constitutionnel bon ok la constitution autorise 20 jours mais qu'est-ce qui l'empêchait d'attendre quelques semaines enfin les 40 jours enfin voilà et je sais qu'il y a les Jeux Olympiques mais quand même ça pose un problème démocratique extrêmement grave d'organiser ça dans ces conditions-là et je pense que les françaises et les français ne seront pas dupes tout comme on n'est pas dupes de cette façon de diaboliser etc de jouer la division il l'a déjà fait depuis des années ça ne marche plus votre sondage en est l'illustration parfaite moi je sens l'énergie cette conférence cette longue conférence de presse c'est vraiment l'énergie du désespoir il a déjà perdu de manière cinglante dimanche et là il tente un espèce de coup de poker complètement suicidaire et malheureusement voilà on parlait de trois blocs en 2022 le bloc libéral il s'est effondré complètement et on aura la confirmation de cela

53:14
Présentateur

le 30 juin le 7 juillet est-ce que c'était une tentative de sa part du président c'est un désespoir d'enfoncer un peu plus la gauche il pensait peut-être

53:24
Intervenant

qu'on n'aurait pas le temps d'accorder nos violons c'était mal de nous connaître il fait semblant d'être surpris alors qu'on vote les 600 mesures de NUPES depuis 2022 je veux dire au bout d'un moment il fait semblant de tomber des nues au bout d'un moment les groupes écologiques de NUPES socialistes de NUPES et les films de NUPES ils existent on est là

53:44
Présentateur

Raquel Garrido

53:46
Invité

les arguments qui ont été développés aujourd'hui par le président de la république qui en gros sont une diabolisation de la France insoumise et à partir de là de toute la gauche avec cette idée qui se concept de extrême gauche est associé donc en fait tout ça c'est l'extrême gauche donc c'est l'argument de l'extrême droite en fait là aujourd'hui il a fait campagne pour Le Pen il n'a fait que ça et donc c'est ça que j'invite chacune et chacun à comprendre pour vraiment mesurer la gravité de la situation

54:15
Présentateur

c'est un peu la stratégie de moi ou le chaos le chaos étant ce qu'il appelle les deux extrêmes

54:20
Invité

disons que là c'est pas c'est pas juste une argocie de campagne dans le cadre d'une polémique où il est au pouvoir de toute façon il est déjà plus au pouvoir ce n'est qu'un fantôme de pouvoir cet homme là il dit qu'il veut un exercice démocratique mais l'exercice démocratique il lui a eu le 9 juin il peut aussi prendre en compte ces résultats là il peut aussi démissionner parce que il a dit qu'il ne le fera pas mais donc où est la démocratie alors parce que la raison de tout ceci là c'est la détestation de sa politique à lui donc s'il y avait une once de responsabilité donc cet homme là c'est l'incarnation de la déchéance une déchéance morale une détestation des français une détestation du pays qui est révoltante mais et que et que je crains ne provoque plus de dégoût que de que de mobilisation et c'est pas l'enfermement d'un go de Ciotti dans son bureau plus les trahisions en fait on hésite entre Télé Néuelas qui fait un peu rire mais tout en se disant attention il y a peut-être Bardella Premier Ministre dans trois semaines je termine juste là-dessus en disant attention parce que ce dégoût c'est ce côté un peu je comprends rien comment ça se fait on vient de voter mais on me le dit à Bobigny un garido j'ai voté pour les européennes pour Manon Brie ok mais non et vous vous n'êtes plus député du coup quel rapport enfin aucun rapport il y a une difficulté même à comprendre institutionnellement ce qui se passe donc là vraiment la question de la participation ça va être essentiel je le répète ce que j'ai dit tout à l'heure vote obligatoire vote obligatoire et pour ce qui est de ma circonscription je le dis parce que je vais devoir vous laisser j'ai une réunion demain à la salle Pablo Neruda de Bobigny c'est une salle où on organise régulièrement donc des initiatives pour vraiment organiser cette campagne du Front Populaire donc il y aura les représentants évidemment de tous les partis de gauche de la circonscription le parti communiste le parti socialiste les écolos mais même plus largement les militants insoumis tout le monde est vraiment à bloc mais là il faut que ça soit encore beaucoup plus large donc venez venez venez demain est-ce que c'est 19h ou 20h je ne sais plus on peut regarder sur mes réseaux sociaux celle Pablo Neruda

56:30
Présentateur

merci Raquel Garrido je redis que vous allez malheureusement nous quitter et je profite du fait que vous avez que vous avez parlé du parti Les Républicains pour dire que Emmanuel Macron qui pariait sur un effondrement de la gauche voit malheureusement plutôt la droite s'effondrer puisque du côté des Républicains semble-t-il on est en train de totalement imploser parce qu'après cette annonce faite par Eric Ciotti d'une alliance avec le rassemblement national il y a eu une scission claire on a vécu une situation assez ubuesque aujourd'hui avec Eric Ciotti qui s'est barricadé au siège des Républicains et la plupart des autres ténors du parti qui crient au scandale et à la trahison nos reporters Lisa Lapp et André Imanivit étaient au musée social dans le 7ème arrondissement de Paris où se tenait un bureau national des Républicains sans Eric Ciotti donc on a interrogé les figures des Républicains sur le rejet de l'alliance LRN écoutez ce qu'en dit Xavier Bertrand

57:30
Invité

le rassemblement national n'en débat son premier mensonge vous avez indiqué qu'il y avait des dizaines de députés sortants qui étaient favorables à cet accord c'est faux c'est faux c'est totalement faux vous savez les gens chez nous se tiennent droit ils ont compris que le moment était difficile ils ont vraiment un esprit de résistance ils sont des résistants ils sont des courageux et une chose est certaine c'est que ces valeurs lances selon droit en n'oubliant pas que notre famille politique c'est l'héritière de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy c'est comme ça qu'on regagnera je sais que tout est difficile je sais que les français n'ont plus envie d'écouter qui que ce soit mais en attendant la voie aujourd'hui de la responsabilité la voie de la résistance c'est celle des républicains et de personne d'autre

58:05
Présentateur

alors une autre chose qui a attiré notre attention c'est que la plupart des frondeurs maintenant c'est à dire ceux qui se sont rangés du côté d'Éric Ciotti ont un passé de sarkoziste vous vous souvenez peut-être de la ligne Buisson du ministère de l'identité nationale des personnalités ouvertement racistes comme Brice Hortefeux ou Claude Guéant et quand notre consoeur Lisa Lapp leur pose la question c'est assez compliqué d'avoir une réponse claire écoutons

58:34
Invité

Aline Sarkozy est-ce qu'elle n'a pas fait un peu le lit à l'extrême droite en parlant du ministère de l'identité nationale pour les autres députés qui ne soutiennent pas Éric Ciotti non ils veulent rester indépendants

58:43
Présentateur

voilà pas de réponse par contre Florence Portelli s'est montré un petit peu plus l'occasion on va l'écouter

58:50
Invité

Sarkozy c'est fini depuis 2012 Sarkozy il a perdu Sarkozy il a fait aussi beaucoup de bêtises on n'a pas fait le droit d'inventaire il faudra qu'on le fasse il a fait des choses bien il a fait des choses beaucoup moins bien et c'est terminé nous on incarne autre chose on en a ras-le-bol qu'on nous rappelle toujours les vieux classiques les chapeaux à plumes c'est bon

59:06
Présentateur

Stefano Palombarini c'est assez extraordinaire ce qui se passe que pensez-vous de cette fracture à droite qui n'est pas nouvelle mais avec cette dissolution de l'Assemblée nationale et le fait de devoir tout recomposer on a l'impression que tout éclate enfin au grand jour

59:26
Intervenant

il y a une mise en cohérence du paysage politique qui depuis 2022 s'est organisé en trois blocs à gauche le nouvel espace que Kruxman a dit avoir créé un nouvel espace pas un changement des rapports de force dans le bloc de gauche c'est un nouvel espace ce nouvel espace n'existe pas et il n'y a pas d'espace non plus de l'autre côté entre le bloc macroniste et le bloc d'extrême droite donc ce qu'on voit c'est que le paysage qui est émergé par l'expression de la volonté populaire les paysages en trois blocs les appareils politiques la représentation politique n'était pas en phase avec ces paysages et donc il y a réorganisation de l'offre politique comme ça qui correspond à une mise en cohérence donc les républicains doivent choisir s'ils s'agrègent plutôt au bloc bourgeois macroniste ou plutôt au bloc d'extrême droite c'est leur destin il n'y a rien il n'y a rien au milieu et visiblement le choix des tchottis de partir côté extrême droite a été rejeté par l'appareil si on regarde les comportements des électeurs des républicains ils vont plutôt dans la direction des tchottis

1:00:45
Présentateur

Diana Badiop c'est assez triste de voir un parti dit républicain les républicains finalement tendre la main au rassemblement national est-ce qu'on n'est pas sur un changement historique dans la composition et la configuration politique française

1:01:03
Invité

je vous dirais qu'en fait c'est triste mais c'était prévisible est-ce que je dois vous rappeler les termes et la façon dont ils ont fait campagne pendant leur primaire je vous rappelle qu'on a entendu français de papier ils ont repris les verbatimes de l'extrême droite ils ont élu Éric Ciotti qui ne s'est jamais caché sur une ligne de droite extrême ils l'ont choisi comme président chez les républicains donc à un moment donné là où je vous rejoins c'est qu'il faut choisir c'est-à-dire que les masques tombent finalement cette dissolution elle permet de clarifier en fait où se trouvent les uns et les autres les républicains ils ont depuis très longtemps et depuis Sarkozy une dérive vers l'extrême droite on a des gens comme Nadine Morano effectivement comme Brice Hortefeux qui tiennent des propos ouvertement racistes ouvertement racistes donc à un moment donné soit ils coupent et donc ils sont dans la tradition de Jacques Chirac qui lui avait été très clair sur son rapport à l'extrême droite soit effectivement ils sont dans la tentation de rejoindre l'extrême droite en se disant que de toute façon comme Emmanuel Macron a complètement détruit leur espace parce qu'il a une politique de droite ultra-libérale que eux-mêmes disent aller très loin en fait la seule chose qui leur reste c'est d'aller pour être encore plus à droite c'est d'aller à l'extrême droite donc effectivement c'est une il va falloir faire un choix aujourd'hui l'appareil dit nous on ne fricotera jamais avec le Rassemblement national moi ce qui m'inquiète c'est l'électorat qui dit finalement l'alliance avec le RN et la fusion des droites parce qu'il considère que le RN Marcy Macron c'est juste une droite et pas l'extrême droite c'est ça qui doit nous inquiéter tout comme ce qui doit nous inquiéter c'est les 40% de personnes qui se sont exprimées dimanche soir et qui ont choisi le RN

1:03:08
Présentateur

Aminata Niakate sur cette droite qui implose et explose en quelque sorte

1:03:15
Intervenant

alors moi je me demande pourquoi ils n'ont pas implosé au moment où le texte au Sénat sur la loi de l'immigration est sorti parce que là c'était ni plus ni moins que toutes les propositions racistes sur la préférence nationale etc du Front National qui s'est félicité de ce texte je veux dire à ce moment là alors il aurait dû avoir lieu là cette clarification mais là il ne pèse plus rien 7% etc donc ils vont devoir faire un choix rejoindre le Front National ou la Macronie mais en tout cas c'est vrai que leur espace politique s'est réduit à peau de chagrin et là je vois donc voilà des gens se draper enfin s'offusquer des choix de Ciotti d'avant Ciotti il a toujours été très clair à Nice je pense que pour survivre il va devoir faire avec le Rassemblement National donc c'est aussi un opportunisme assez cynique il se barricade pour sauver sa peau et puis les gens enfin l'état-major qui se rebelle alors qu'ils n'ont rien dit rien dit rien dit quand on a déroulé la loi Asile-Immigration qui reprend ni plus ou moins que les arguments de le projet moteur de l'extrême droite qui est anti-étranger anti-migrant anti-musulman ce n'était que ça que ça cette loi Asile-Immigration ils étaient où à ce moment-là donc là c'est assez facile de venir s'offusquer etc.

de la décision de Ciotti c'était que la suite logique de toutes les étapes qui ont été citées par Djeneba

1:04:32
Présentateur

à l'instant Comment le bloc de gauche du Front Populaire peut en quelque sorte profiter de cette union pour se mettre en avant et se démarquer lui de ce bloc identitaire patriotique comme l'a dit Emmanuel Macron Nous on ne profite pas de la situation

1:04:49
Intervenant

on subit la situation c'est-à-dire l'extrême droite aux portes du pouvoir dans trois semaines on subit la situation et donc on fait corps on essaye de voilà on va dire le message de barrage à l'extrême droite ça ne suffit plus il faut aussi qu'on propose un projet qui donne de l'espoir une alternative heureuse positive qu'on redonne de l'espoir à une jeunesse qui est marginalisée enfin une population où il y a 8 millions de français qui sont à l'aide alimentaire où les jeunes ils ne savent pas si dans 30 ans la planète sera encore vivable il faut qu'on offre de nouvelles perspectives à toute une catégorie de français qui ne sont plus du tout représentés représentés par la classe politique au pouvoir aujourd'hui

1:05:34
Présentateur

et sur des questions notamment qui n'intéressent pas cette partie-là comme la transition écologique qui est loin de faire partie des premiers sujets d'intérêt

1:05:44
Intervenant

elle est dans quand on regarde les sondages la question écologique est dans les priorités

1:05:49
Présentateur

je parle de la droite je parle du bloc de droite

1:05:51
Intervenant

pour moi c'est irresponsabilité totale je veux dire on a 4 astrophes naturelles sur 4 astrophes naturelles on a fait un bac qui aurait pu prévoir etc enfin pour moi c'est irresponsable les scientifiques sont clairs il y a un consensus mondial je veux dire c'est pas les écologistes qui le disent c'est genre des scientifiques des gens dont c'est le métier on peut peut-être encore croire en la science dans ce pays et donc il y a une inaction on met la poussière sur le tapis il y a une inaction coupable je trouve coupable qui ruine les agriculteurs qui sont en première ligne qui ont des rendements qui baissent qui n'arrivent pas à joindre les deux bouts je ne vais pas refaire le débat des européennes et sur la politique agricole commune mais en tout cas la France a une responsabilité immense il y a des épisodes de sécheresse qui vont être de plus en plus difficiles les outre-mer sont aux abois sont rationnés sur la question de l'eau c'est un enjeu qui va devenir de plus en plus lourd de plus en plus grave et on fait comme si ce n'était pas un sujet enfin je trouve ça dangereux

1:06:51
Présentateur

Stéphano Palombarini au final on a l'impression que le Front j'allais dire le Front National mais le Rassemblement National continue de tirer les marrons du feu quand le LR se divise ainsi finalement c'est eux qui en profitent parce qu'Emmanuel Macron veut capter un petit peu les voix de ceux qui tiennent à une ligne républicaine de ce parti mais on sent quand même qu'il penche vraiment du côté du Rassemblement National

1:07:21
Intervenant

oui disons qu'on dit parfois que Marine Le Pen a joué une stratégie de normalisation c'est ce qui est vrai mais il faut voir que la normalisation de l'extrême droite il y a beaucoup de monde qui a travaillé alors moi j'ai en mémoire 2002 parce que je suis vieux et quand Jean-Marie Le Pen est passé au deuxième tour il y a eu une réaction de la classe politique des médias de la société civile disons c'est un terme que j'aime pas mais de la société civile des syndicats des journaux il y a eu une manifestation monstre à Paris il y a eu le refus de Chirac de débattre avec Jean-Marie Le Pen malgré le fameux débat des deuxièmes tours des secondes tours qui étaient une grande tradition en France Chirac l'a refusé et Chirac de mémoire Jean-Marie Le Pen avait fait 18% au premier tour il a dû faire 19% au deuxième et Chirac qui était à 23 ou 24% il a fait 80% voilà ça c'était l'époque du barrage et ça fait très longtemps qu'il y a eu un travail délibéré pour défaire ces barrages de normaliser l'extrême droite parce que je n'ai pas du tout le temps pour développer mais disons que face à l'effondrement du bloc macroniste les garants de la continuité c'est l'extrême droite non pas sur toutes les variables mais sur des variables qui intéressent les intérêts puissants il y a beaucoup plus de risques de voir une gauche qui au moins à l'époque de la NUPES était régroupée autour d'un programme de rupture avec le libéralisme il y a beaucoup plus de risques pour les intérêts puissants de voir une gauche de ce type arriver au pouvoir qu'une extrême droite qui ne vote même pas la hausse du smic je veux dire des mesures hyper minimales et donc ce n'est pas du tout étonnant que Macron soit dans cet optique là mais ce n'est pas que Macron et pas que ces derniers jours

1:09:28
Présentateur

comment la gauche le front populaire va pouvoir lutter face à ce bloc dit patriotique comment vous allez articuler cette campagne est-ce qu'on va assumer dans ce nouveau front populaire de faire face aussi à ce bloc qui profite d'un certain sentiment de la part des français pour jouer sur le repli identitaire notamment

1:09:55
Invité

moi je crois que le meilleur moyen de lutter contre ça c'est déjà de remettre les vrais sujets sur la table c'est-à-dire qu'il faut parler du quotidien des français il faut leur parler du logement il faut leur parler du prix de l'énergie il faut leur parler d'industrialisation et moi je crois que justement il faut aussi dénoncer la supercherie de l'extrême droite ces espèces de patriotes de pacotille parce que je suis d'un vrai mais à un moment donné quand vous n'êtes pas en capacité un de voter pour l'augmentation du SMIC et que vous dites que vous êtes là pour faire du protection sociale je vous rappelle qu'ils avaient fait toute une campagne en disant la réforme de retraite elle est horrible on va l'abroger et bien la première chose qu'il a dit en fait au vu de la situation je crois qu'en fait on ne va pas pouvoir le faire c'est une arnaque en fait le problème c'est que l'extrême droite ne pose pas les bonnes questions elle surfe sur les colères les peurs les déceptions de nos concitoyens en leur laissant penser que l'ennemi en fait la cause de tous leurs mots c'est l'étranger moi je plusieurs fois j'ai des débats avec des gens issus de l'extrême droite et leur seule litanie c'est toujours tous leurs éléments de langage sont toujours sur l'immigration l'étranger les femmes qui se font agresser mais moi je il faut leur dire ils n'ont jamais défendu le droit des femmes jamais

1:11:14
Présentateur

jamais les limites de Jordan Bardella sur énormément de sujets et que finalement il polarisait toute la tension de son camp sur la question de l'immigration

1:11:24
Invité

mais parce que toute personne sérieuse quand vous vous retrouvez face à des cadres du Rassemblement National vous vous rendez compte qu'ils ne maîtrisent aucun sujet quelle que soit la question que vous leur posez ils vont toujours revenir au sujet de l'immigration parce qu'en fait ils n'ont pas de programme ils n'ont pas de programme et moi j'en veux pour preuve que Giorgia Meloni en Italie qui a fait toute sa campagne en disant moi vous verrez je vais fermer les frontières etc Giorgia Meloni elle a régularisé 450 000 personnes 450 000 personnes parce que les chefs d'entreprise lui ont dit nous on en a besoin pour l'économie sinon on ne va pas s'en sortir et en plus ce n'est qu'un premier pas elle va certainement être dans l'obligation de régulariser d'autres personnes donc sortant des postures et de l'hypocrisie du Rassemblement National la gauche avec le Front Populaire elle aura justement des mesures pragmatiques pour vraiment améliorer la vie des gens elle prendra en compte l'urgence climatique parce que nos jeunes et moi c'est à eux que je pense moi j'étais dans la salle et je crois que ça a été le cas dans quasiment tous les QG au moment où on a annoncé la dissolution moi j'ai des jeunes que j'ai récupéré en larmes en me disant Dinaba dis nous que ce n'est pas vrai on ne va pas avoir Jordan Bardella Premier ministre tu ne vas pas me dire que c'est sous enfin c'est notre génération qui va voir l'extrême droite arriver au pouvoir et tout de suite j'aurais dit ça n'arrivera pas parce que je sais que la gauche elle est responsable parce que je sais que le peuple de France est responsable et qu'on trouvera le moyen de construire une alternative pour que ça n'arrive jamais et à toutes celles et à tous ceux qui peuvent dire ouais mais en fait l'extrême droite on n'a jamais essayé si on a déjà essayé vous avez oublié Vichy et puis si vous n'avez jamais essayé je vous invite à aller regarder ce qui se passe dans les pays où l'extrême droite domine Bolsonaro au Brésil Netanyahou en Israël Orban en Hongrie toutes ces personnes là s'attaquent d'abord aux droits des étrangers ils s'attaquent aux minima sociaux aux droits des femmes et l'étranger devient de toute façon tout de suite leur première cible bah moi je dis qu'au pays des lumières ça peut pas arriver

1:13:37
Présentateur

Aminata Niakate on parlait de jeunesse la jeunesse on sait qu'elle vote assez en nombre pour le rassemblement national comment le Front Populaire le nouveau Front Populaire va pouvoir capter cet électorat qui aussi est très concerné par les questions écologiques mais souvent vote à l'extrême droite

1:13:57
Intervenant

je ne sais pas que ce soit les mêmes jeunes

1:13:58
Présentateur

c'est pas les mêmes c'est vrai

1:14:00
Intervenant

en tout cas la jeunesse elle était en nombre tous les soirs place de la République et partout ailleurs en France et moi ce que j'ai envie de dire aux jeunes c'est déplacez-vous parce que moi je tiens les bureaux de vote le dimanche et je vous vois pas assez je vous vois pas assez vous avez un pouvoir de fou entre les mains et donc il faut aller voter il faut aller voter il faut aller voter vous n'avez pas le choix parce que sinon vous ne ferez pas barrage n'est pas en manifestant et en faisant des daïnes qu'on fera barrage à l'extrême droite il faut aller voter aller voter aller voter c'est impératif la gauche a besoin de vous la démocratie a besoin de vous les femmes les droits des femmes ont besoin de vous le droit à l'avortement a besoin de vous parce que là dessus aussi ça recule partout où ils sont pouvoirs l'extrême droite donc il faut qu'ils se mobilisent qu'ils s'engagent même qu'ils candidatent s'il le faut en tout cas il faut qu'ils soient là et on fera pas sans eux parce qu'en vérité les plus jeunes ce sont eux les premiers à voter pour les forces progressistes et écologiques ce sont les jeunes c'est là notre première base c'est plutôt les vieux qui votent qui peut-être défendent leurs petits intérêts j'en sais pas je voudrais pas non plus aller dans stigmatiser les classes d'âge mais en tout cas les jeunes ils votent énormément écolo ils votent énormément à la gauche et on a besoin d'eux on a besoin de toutes les bonnes volontés que tout le monde s'engage

1:15:13
Présentateur

Stéphano Palombarini peut-être pour le mot de la fin l'arrivée de Jordan Bardella à Matignon c'est inéluctable aujourd'hui on a écouté Emmanuel Macron dire que ce serait lui qui aurait le mot de la fin quelle que soit l'issue de cette élection de ces élections législatives est-ce qu'il a d'autres solutions au terme de ces élections que de mettre Jordan Bardella à Matignon

1:15:41
Intervenant

non non on est on est au début d'une rapide campagne électorale ça va être rapide mais c'est même pas commencé donc non ils n'ont pas gagné encore il y a aussi une configuration je ne vais pas mais il y a aussi une configuration dans laquelle il n'y aurait aucune majorité à l'Assemblée cet objectif là Rassemblement national n'est pas des majorités absolues tout seul ni en alliance avec les républicains c'est totalement raisonnable c'est totalement à portée des mains totalement à portée des mains donc comme objectif minimal disons privé privé des majorités extrêmes droites c'est c'est plus que jouable c'est même c'est même probable mais et il y a aussi une perspective des des gauches qui s'affirmerait comme la première force à l'Assemblée nationale alors pour avoir la majorité absolue c'est plus dur mais qu'à gauche soit la première force à l'Assemblée nationale quand on regarde les chiffres des européennes tout simplement si la gauche s'unit elle peut être la première force à l'Assemblée nationale donc il ne faut pas se mettre en perspective à la fin du mois et à part de là à la première ministre c'est une partie c'est une partie qui commence on ne connait pas les gagnants et la gauche a toutes ses chances d'être très bien sans sortir à condition de susciter une mobilisation forte et de faire rapidement

1:17:09
Présentateur

vite et pour appuyer vos propos je vais citer un dernier sondage donc toujours et là pour BFM TV qui dit que le Front Populaire arriverait deuxième avec 28% derrière le Rassemblement National qui serait à 31% à peu près d'intention de vote peut-être une réaction

1:17:27
Invité

ça veut dire qu'on est dans la marge d'erreur et puis je le redis Aminata a raison moi je dis toujours à mes élèves parce qu'ils me disent madame ça ne sert à rien de voter je vais vous donner un exemple tout simple vous avez 12 personnes dans une salle d'accord et donc il n'y en a que 6 qui votent et donc j'ai dit donc dans les 6 qui votent et bien vous allez avoir cours le samedi matin il y en a 4 qui disent oui donc il y en a 2 qui votent contre et il y en a 1 qui s'abstient je dis bah comme en fait vous êtes que 6 ou 7 et bien c'est le vote pour le samedi matin qui l'emporte donc vous tous les 12 vous êtes tributaires de la décision de 4 personnes donc je leur dis ils me disaient non non madame on va voter je dis bah allons-y votez j'ai donc du coup les autres se joignent donc là du coup on a les 6 qui disent bah nous on vote contre le fait de voter d'aller le samedi matin donc du coup ils sont plus ils sont plus que 2 ils sont 8 et donc ceux qui avaient gagné qui étaient 4 deviennent minoritaires le calcul est simple mes amis il faudra se mobiliser de manière absolument incroyable le 30 juin parce que la marge entre celles et ceux qui s'expriment et celles et ceux qui viennent qui ont la possibilité de s'exprimer elle est vraiment on a toute la l'attitude pour même être premier et c'est à dire avoir une majorité absolue donc moi j'appelle vraiment à ce que tout le monde se mobilise et si vous partez en vacances parce que il y a aussi ce facteur là c'est à dire qu'on rentre dans la période des vacances faites des procurations avant de partir aucune voix ne doit se perdre faites des procurations et celles et ceux qui sont présents je veux voir des marées humaines de personnes dans les bureaux de vote à commencer par nos jeunes et vous verrez que vous avez un pouvoir extraordinaire pour lesquels vos aînés se sont battus c'est à dire le droit de vote parce que nous avons la chance d'être dans une démocratie et dans une démocratie rien n'est jamais joué avant le soir du vote

1:19:28
Présentateur

merci beaucoup Diana Badiop porte parole du parti socialiste à vous aussi

1:19:33
Intervenant

si je peux dire une petite phrase moi j'invite aussi à la responsabilité de toutes les personnes parce que dans votre chiffre il n'y a pas les dissidences parce que j'ai vu des chiffres avec 5% de dissidents c'est pas possible c'est pas possible qu'il y ait la moindre dissidence c'est intolérable c'est inacceptable l'heure est trop grave donc moi j'invite les gens à mettre de côté leurs petites aventures personnelles moi j'étais candidate en 2022 si je ne suis pas la candidate du Front Populaire je ferai la campagne du candidat de la candidate du Front Populaire quelle qu'il soit quelle qu'elle soit et j'invite à tout le monde à mettre son petit intérêt personnel de côté parce que les 5 points ça fait toute la différence en fait donc voilà donc j'invite à la responsabilité et à jouer l'unité collectivement et individuellement

1:20:09
Présentateur

Merci beaucoup Aminata Niakate à vous aussi Stefano Palombarini également Raquel Garrido qui nous a quittés en cours d'émission et merci à vous d'avoir suivi cette émission un peu spéciale consacrée donc à la suite de la dissolution de l'Assemblée nationale nos programmes se poursuivent ici même à cette antenne que vous nous suiviez dans le flux 24-7 de Youtube ou sur le canal 350 de la Freebox le média tient à exprimer ses plus profonds remerciements aux donateurs de notre campagne KissKissBankBank du mois de septembre dernier les noms s'affichent en bandeau au bas de votre écran et ces personnes sans qui les programmes que vous appréciez n'existeraient tout simplement pas vous le savez nous avons déposé notre dossier auprès de l'Arcom dans l'espoir d'obtenir un canal TNT imaginez un média de gauche engagé indépendant et qui donne la parole à ceux qui luttent sur toutes les télévisions de France c'est l'un des plus grands défis de l'histoire de notre chaîne et c'est un défi qui nous attend et qui vous attend également la première étape de ce défi a déjà été franchie car notre dossier a été jugé recevable le média fait partie des 25 candidatures retenues pour être auditionnées cet été il nous reste donc un peu moins d'un mois pour nous préparer et défendre le rêve de millions de citoyens pour ce rêve pour que ce rêve devienne réalité soutenez-nous faites un don défiscalisé sur tnt.lemédiatv.fr donnez-nous les moyens de créer la télévision de ceux qui ne la regardent plus sur ce je vous souhaite une bonne soirée sur le média qui ne la regardent plus