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interviewLe Média (sur YouTube)· 3 juin 2019 51 min

GILETS JAUNES MUTILÉS, LES EUROPÉENNES AU CRIBLE DES DONNÉES, EMMA : CLIMAT ET CAPITALISME

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonsoir à toutes et à tous. Bienvenue dans ce nouveau numéro de l'autre 20h. Au programme ce soir, un reportage sur la marge des mutilés qui s'est déroulé ce dimanche à Paris.

Le fond de l'info de Théophile Cuamouo qui a décrypté les trajectoires de vote des électeurs entre la présidentielle de 2017 et les européennes. Enfin, restez avec nous car en deuxième partie de soirée, vous retrouverez Denis Robert pour un nouveau numéro de Tout peut arriver. Il a reçu la dessinatrice Emma qui publie une nouvelle bande dessinée sur le climat.

Mais avant, c'est l'autre 20h. Un petit mot pour vous donner rendez-vous demain en direct à 19h pour la première de son émission hebdomadaire intitulée Au carré. Gabin Formon recevra une femme Black Block.

Ils discuteront ensemble de son parcours et des raisons de son engagement. Il s'était donné rendez-vous dimanche 2 juin. Les blessés des violences policières du mouvement des gilets jaunes ont défilé de Basti jusqu'à Nation pour protester contre l'usage des lanceurs de balles de défense et des grenades GLI F4 par les forces de l'ordre.

Guillaume Cage a suivi le cortège. Reportage flashball interdiction. Crenal flashball interdiction.

Nous sommes limités pour l'exemple. Nous avons un testicule une main nous avons créé un type de flashball dans la tête ou reçu une gram sur un pied. Nous avons perdu dedans ou l'odorat.

Nous avons bien sûr une forte pensée pour Zid Redois et Ressur ainsi que toutes personnes tué et mutilé par la répression dans le silence et l'impactité. Moi je m'appelle Fran Castinerain et je me suis fait éborgner par un tir de flashball en septembre 2012 aux abords d'un stade de football. une opération illégitime de la BAC qui arrive dans le tas dans une foule en matraquant tout le monde.

Des gens s'interposent, l'équipe de la BAC recule et en reculant tire dans le tas. Moi j'étais assis une terrasse et j'ai pris un tir de de flashball dans l'œil et du coup j'ai perdu un œil. J'ai un œil de verre ici et à partir du moment où j'ai pris ça, j'ai plus réussi à travailler.

J'ai perdu beaucoup d'amis, la famille, la dépression, des années de des années de noir. Donc ça m'a tué la vie pendant des années quoi. Il y a eu deux non lieux pour le policier.

Le policier était relaxé et j'ai réussi à faire condamner l'État devant le tribunal administratif récemment. On est plusieurs blessés à être déjà passés par là, la répression juridique, les armes de la police et tout ça. Et du coup, en fait, on vient apporter notre soutien au gilets jaunes et essayer de faire une démarche commune et collective pour désarmer la police juridiquement quoi. [Applaudissements] Les vieux tromés, les cassésion.

J'ai eu un traumatisme crânien important avec une grosse hémorragie cérébrale qui a abîmé mon cerveau. J'ai perdu la vision de mon œil. J'ai eu un décalage de 4 mm de la mâchoire et voilà.

Donc là, il faut que je réapprenne à reconstruire une nouvelle Vanessa. Je peux plus travailler d'un tir de LBD 5 m dans l'arcade. Là, c'est ma première grande sortie parce que je sors plus en fait.

Le choc posttraumatique m' handicap beaucoup et bah ils ont brisé ma vie clairement. À 34 ans, je pouvais faire ce que je voulais plus maintenant. C'est difficile parce qu'il faut passer par plusieurs étapes.

Faut accepter son changement, faut accepter qu'on nous tire dessus. Faut accepter que la police nous a fait ça, faut accepter que il faut se recréer une nouvelle vie. C'est compliqué.

C'est plein de petits pas. petit pas par petit pas pour essayer d'avancer. Ça prend du temps parce queau bout de 6 mois, voilà, ça va un peu mieux mais il y a encore beaucoup de travail.

Sortir en accompagnie de quelqu'un puis toute seule, essayer de prendre le bus avec quelqu'un puis toute seule. Essayer de faire des courses avec quelqu'un puis toute seule. Donc imaginez à 34 ans ce que ça peut faire.

Voilà, c'est il ils ont tout pris. Voilà, j'attends qu'on arrête de tirer sur le pub. J'attends qu'on arrête d'utiliser les flashball, les gli F4 et que on est de la justice, qu'on soit reconnu comme des victimes de violence policière.

Les police les police les revenu ma femme. J'ai perdu un œil sur les Champs-Élysées lu le 8 décembre à l'acte 4. Plus de rétine, plus d'orbite. 75 points de future dans l'œil.

Là, en ce moment, c'est impossible de travailler. En plus d'avoir perdu un œil, ben je me rends compte que que tout augmenté, que voilà, il y a j'ai l'impression d'avoir perdu un œil pour rien, quoi. Voilà, même au mois d'avril, mais on tire encore sur les gens.

Je suis parmi les grosses affaires, donc j'ai une enquête à l'IGPN donc voilà, je pense que bah ils font ils font leur travail. Je suis relativement serein. Je suis je suis une victime.

Je suis pas voilà, je suis pas un coupable. Et même si j'avais cassé une vitrine, même si j'avais brûlé une voiture, je méritais pas ça quoi. Justice sera faite s'il y a vraiment une justice.

Il n'y aura pas de justice à part si la population française se mobilise pour arrêter ce massacre et pour que justice soit faite pour les mutiler. Il faut que tous les Français sachent qu'en 6 mois, il y a 50 personnes qui ont été mutilées par les forces de l'ordre par les grenades que des encerclements les grenades BF4 et le LVD40. Si vous voulez que je vous la présente, [Musique] on l'appelle Rolution permanent.

C'estelle que l'on rattraque que l'on que l'on craque. C'est elle qui se soulève qui s Vous le savez certainement il y a une semaine c'était les élections européennes. Un scrutin marqué par le recul des formations traditionnelles en France et au niveau européen au profit des partis d'extrême droite et ou eurosceptique et des écologistes.

En France, le Rassemblement national est arrivé en tête devançant la liste de la majorité portée par Nathalie Loiseau. Au média, on a décidé de reconstituer les trajectoires de vote des citoyens français en comparaison à l'élection présidentielle de 2017 et en y intégrant la variable de l'environnement social. Théophile Quamouo vous explique tout.

C'est l'heure du fond de l'info. Cela fait déjà plusieurs jours que les élections européennes ont donné leur verdict, suscitant naturellement un flot de commentaires sur la modification de la carte politique française en comparaison au rapports de force né de la présidentielle de 2017. Au médias, nous avons choisi de nous intéresser à ces trajectoires de vote, mais nous avons voulu intégrer une variable souvent mise de côté, la classe sociale ou plus précisément l'environnement social.

Ont-ils eu un impact sur ces trajectoires de vote ? Ce que nous avons trouvé est passionnant. Si on se contente d'observer les scores nationaux de 2017 et de 2019, on se dit assez schématiquement que les troupes d'Emmanuel Macron et de Marine Le Pen sont stables et mobilisées tandis que ceux qui ont plébicité hier François Fillon et Jean-Luc Mélenchon se sont en grande partie évaporé.

Mais nous avons pu entrer dans le détail en nous servant des données électorales bureau de vote par bureau de vote et en utilisant un algorithme dit d'inférence écologique. En gros, à partir de données agrégées, on peut obtenir des informations assez précises sur les comportements individuels. Nous avons ainsi pu reconstituer les trajectoires électorales des Français en fonction du revenu médian des communes dans lesquelles ils vivent.

Commençons par les électeurs de Marine Le Pen lors du premier tour en 2017. À peu près la moitié d'entre eux se sont déplacés pour appuyer la liste de Jordan Bardella aux européennes avec un taux d'abstention qui fluctue entre 30 et 40 %. Un taux plutôt faible quand on le compare à celui des autres bords politiques et assez indifférent à la catégorie socio-professionnelle des électeurs.

Comme vous pouvez le voir, si la liste progouvernementale Renaissance fait à peu près le même pourcentage qu'Emmanuel Macron il y a 2 ans, ce n'est pas en raison de la fidélité des électeurs mais d'un déplacement sociologique assez intéressant comme on peut le voir sur cette carte électorale de Paris. Regardez, on remarquera en plus par exemple que l'abstention est très forte chez les macronistes historiques vivant dans des zones plutôt déshérité et qu'elle baisse fortement quand il s'agit des beaux quartiers. Mais si au sein de la minorité de ceux qui se sont déplacés, une majorité a confirmé en votant pour la liste de Nathalie l'oiseau, un nombre assez conséquent a préféré la liste d'Europe écologie les verts dans un mouvement sociologique quasi parallèle.

Plus les macronistes historiques sont riches, plus ils ont voté, soit pour Renaissance, soit pour Europe écologie les vers. En réalité, si le macronisme électoral ne s'est pas effondré, c'est en raison du comportement de certains électeurs de François Fillon en 2017, majoritairement les plus fortunés d'entre eux. Comme on peut le voir, ces derniers ont été proportionnellement les plus nombreux à abandonner le vote LR pour la liste progouvernementale.

Faut-il y voir un réflexe légitimiste face au mouvement des gilets jaunes ou alors un vote de classe reconnaissant en Macron le vrai champion de la bourgeoisie sans doute les deux. Pourquoi la France insoumise passe-t-elle de 19,5 % des suffrages à la présidentielle à 6,7 % de voix aux européennes ? d'abord en raison d'un abstentionnisme massif surtout dans les franges les plus défavorisées de cet électorat mais aussi en raison d'un éclatement qui a bien y regardé ne se fait franchement au profit d'Europe écologie des verts qu'au sein de la frange la plus favorisée des insoumis version 2017 comme le montre ces courbes où l'on voit le poids de l'abstention le petit effet du retour au PS et à génération des sociaux déémo démocrate et la concurrence de Yannick Jad, une concurrence sociologiquement très marquée car elle ne dépasse l'adjonction des listes France insoumise et PC qu'au sein de milieux plutôt bourgeois.

Quand on rapporte plus largement le vote aux dernières européennes au cadre de vie des électeurs, on obtient ces courbes assez révélatrices. L'abstention faiblie au fur et à mesure qu'on monte dans les catégories sociop-professionnelles, ce qui n'est pas une surprise. Le vote France insoumise obéit strictement à la même logique.

Tandis que le vote Rassemblement national est fort dans les classes populaires et une partie de la classe moyenne et ça fesse dans les milieux très très aisés. Le vote LR est très bas chez les très pauvres et très haut chez les très riches, mais à Grèche lui aussi classe populaire et classe moyenne. Et pour finir, plus on vit dans un milieu privilégié, plus on vote pour les verts ou pour le camp Macron.

On comprend que la fameuse Union de la gauche qui revient dans tous les discours ces derniers jours ne va pas de soi. Ces européennes montrent en effet une ligne de séparation à gauche entre milieu populaire et bourgeois. Une ligne de séparation qui apparaît nettement dans la perception du mouvement des gilets jaunes.

En effet, selon un sondage IPSOS effectué entre les 22 et 25 mai dernier, les électeurs France insoumises qui soutiennent le mouvement des gilets jaunes sont six fois plus nombreux que ceux qui s'en défi tandis que plus de la moitié des électeurs d'Europe écologie les verts sont réservés ou hostiles au marcheur du samedi. L'autre 20h c'est fini pour aujourd'hui. N'oubliez pas le média est indépendant.

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Elle est dessinatrice, elle se revendique féministe inclusive antiraciste et anticapitaliste. Denis Robert a reçu Emma, autrice d'une nouvelle bande dessinée intitulée Un autre regard sur le climat publié chez Masso édition. Elle y raconte les mécanismes du changement climatique, les luttes de pouvoir à Bruxelles et l'influence des lobby sur les problématiques écologiques.

Tout peut arriver, c'est tout de suite. Bonne soirée et à demain. [Musique] Nous sommes donc à Apostrophe.

Je suis Bernard Pivot. Bonjour Bernard. Je reçois Emma.

On m'avait reproché de pas de pas parler assez d'écologie. Et donc j'ai passé mon weekend avec euh avec Emma, je me suis régalé quoi parce que je connaissais j'avais vu ton dessin un peu sur internet mais je connaissais pas ton ton univers. Enfin, tuas tu as une manière euh tellement particulière de de raconter la vie, les choses et tellement abordable que d'une part, on se dit tiens, je pourrais faire pareil parce que bon, je dessine un peu moins bien que toi.

Et puis surtout tu as le talent de de des choses qui sont quand même très compliquées de de les dire assez simplement quoi. Et tu as un regard qui est un regard léger, profond et très politique sur le monde et les choses quoi. Et c'est non, c'est vrai.

Tu es pas d'accord ? Merci. Bah c'est ce que j'essaie de faire donc je suis contente.

Ou mais je je parce que moi moi en fait ton éditeur m'avait envoyé ce livre donc on va vraiment parler de ça aujourd'hui. Mais avant je voulais un peu un peu parler de toi. Enfin je vais te poser une question d'ailleurs.

J'ai découvert un mot que je j'en ai découvert plein des mots que je connaissais pas mais celui-là je l'ai noté. Oui. J'ai aussi appris tu vois. culpabilisé en faisant pipi sous ma douche.

Maintenant que je t'ai lu, je fais plus pipi parce que tu nous donnes plein de trucs comme ça et c'est et alors il y a un mot euh c'est le gas lighting par exemple. C'est quoi le le gas lighting ? Alors, en fait, à la base, c'est euh un terme qui est plutôt attribué au manipulateur ou manipulatrices psychologique.

Ça consiste à euh faire perdre à quelqu'un ses repères un petit peu psychologiques pour penser que la personne, elle est elle a toujours tort, qu'elle est toujours en train de se planter euh et progressivement l'amener à la folie. Donc ça peut être juste bah comme dans Amélie Poulin, faire rétrécir ses chaussures petit à petit, déplacer ses objets, lui faire croire que c'est elle qui les perd. Donc à la base, on est vraiment sur un truc psychologique et moi j'ai réutilisé ce terme euh dans un contexte plus politique qui est bah la façon dont on a de toujours dire aux personnes qui sont victimes de violence sociale, c'est-à-dire qui sont précaires ou les femmes qui sont primées par le patriarcat, de leur faire croire que quand elles commencent à se défendre de bah contre ces oppressions que en fait c'est elles qui sont trop agressives, c'est elles qui sont en tort, voilà, qu'elles choisissent pas bien leur moyens de lutter.

Généralement pour pour que il ait ça, il faut qu'il y ait une sorte de pervers narcissique en face. C'est un peu ça non ? Ouais, c'est ça.

C'est en gros faire toujours croire à la personne qu'elle surréagit, qu'elle est que que c'est elle la fautive, que c'est elle qui est folle entre guillemets. Bah pour du coup lui faire perdre tous ses outils de défense. H ben j'ai bon, j'ai appris ça en te en te lisant puis j'ai appris des tas d'autres choses.

Alors, j'ai reçu les trois livres qui représentent c'est un travail considérable quand même. Enfin, ça c'est ta vie, ton œuvre en avant celui-là. Tout tout est résumé.

Ouais. C'est mes trois en gros c'est mes trois dernières années de cheminement politique qui sont en dessin dans ces bouquins là quoi. Ouais enfin c'est c'est tu Oui mais il y a tu tu traites de fait d'hiver de il y a un moment tu parles d'Antraoré enfin tu racontes cette histoire et c'est très touchant de lire ça.

Tu parles aussi de ta maternité, tu parles de de tes de tes copines, de ce qui leur arrive, de leur grossesse. D'ailleurs, ce qui fait la le charme de de des livres, c'est qu'on passe souvent d'un univers à l'autre, mais qu'il y a une pensée qui se poursuit, quoi. Enfin, c'est ça qui est Alors, je je comment ça t'est venu ?

Enfin, c'est quel est ton parcours ? Quel est Moi, j'ai grandi un peu dans la pensée dominante, quoi. C'est-à-dire que j'avais j'étais un peu de droite, j'étais un peu pour moi le patriarcat, c'était une histoire ancienne, les femmes avaient les mêmes chances que les hommes en ce monde et cetera.

Et pour moi, tous les problèmes qu'on pouvait rencontrer dans notre vie, c'était parce que on se débrouillait mal en gros et que moi, si j'avais mon poste, donc j'étais ingénieur informaticienne à l'époque, je suis toujours de façon pointiller, on va dire. Et euh et pour moi donc si j'étais ingénieur et ben c'est parce que j'avais fait les bons choix, que j'avais fait ce qu'il fallait et que du coup les personnes qui s'en sortaient pas, c'était un peu de leur faute quoi. Donc j'étais dans ce raisonnement-là et ce qui s'est passé c'est que je me suis retrouvé dans une entreprise où malgré tous les efforts que je pouvais faire, je me suis retrouvé dans des situations très difficiles et où j'avais l'impression en fait de de plus pouvoir avancer, de pas être compétente.

Je me suis rendu compte que euh c'était dû au fait que j'étais une femme dans une entreprise sexiste. Et du coup, je me suis dit bah si moi en tant que femme malgré tous mes efforts, j'ai des bâtons dans les roues à cause de mon genre, bah ça doit être encore pire pour les femmes qui n'ont pas mes privilèges. C'est-à-dire qui n'ont pas des parents profs, qui sont pas blanches, qui habitent pas voilà au centre-ville ou ce genre de truc quoi.

Donc, j'ai commencé à comprendre que il y avait tout un tas de systèmes d'oppression dans le monde qui compliquait la vie d'ensemble de personnes en fonction de leurs origines, de leur genre, de leur de leur bagage social et que bah du coup, on pouvait faire tous les efforts du monde, on pouvait rien faire contre ça et que du coup, il fallait agir sur la société pour agir sur notre liberté et pas l'inverse. Pardon ? Ça veut dire qu'à un moment donné, il y a un moment tu t'es transformé quoi ?

Tu as on peut dire ton âge ou c'est médic ? 30 ans j' 38 ans bientôt 39 non je non oui donc et et donc tu as suivi des études c'est quoi tête j'ai fait donc au début je me suis un peu perdu j'ai fait des études d'anglais et après j'ai fait des études d'informatique assez technique au début et puis j'ai rejoint une école d'ingénieur et j'ai commencé comme ingénieur en informatique à à 25 ans. D'accord.

Et la révélation du dessin c'était venu combien de temps après ? Alors, j'ai toujours dessiné, mais vraiment pour mon plaisir et j'ai jamais voulu euh en faire un boulot justement parce que pour moi, boulot et plaisir, c'est des choses qui peuvent devenir difficile à concilier parce que avec le boulot, il y a la contrainte, la nécessité d'en gagner de l'argent et tout ça. Donc je gardais toujours le dessin comme un truc à côté pour me faire plaisir.

Et en fait pour moi, et d'ailleurs c'est ce que racontent beaucoup de personnes devenues militantes, c'est que c'est comme un voile qui se déchire. C'est-à-dire que on est un peu dans cette histoire qu'on nous raconte de du selfmade man ou man en l'occurrence de si on veut on peut. Et puis un jour, on se rend compte que parfois on veut et queon peut pas.

Et du coup, on commence à voir comment la société fonctionne, comment bah tout ça se structure et nous prive de finalement de liberté, de choix. Euh et donc bah pour raconter ça, pour moi je le pour arriver à être entendu, le dessin était un choix qui évite arrivé à mon esprit quoi. Au départ, ça remonte à quand ?

Quand tu quand est-ce que tu crées le blog ? Ton blog, je l'ai créé en 2016. Ah, c'était si tard que ça ?

Ouais, ouais, ouais. Ah, je pensais que c'était antérieur. Mais et quand est-ce que tu commences à dessiner ?

Oh, j'ai toujours dessiné Mais tu montrais c'était simplement dans ton entourage, tu dessinais des petits mics, des choses. Ouais. Ou tu voulais faire une BD, enfin tu étais Non, non, non, j'ai jamais voulu faire de projet à long terme.

C'est vraiment toujours crayonner. Dès que j'ai un papier, un crayon sous la main, je me mets à dessiner parce que j'ai grandi dans une famille qui faisait ça et voilà, ça fait partie de ma culture en fait. Il y a des influences, il y a des je sais pas des des dessinatrices ou des dessinateurs qui qui t'ont influencé ou qui te que tu Alors ça c'est très marrant parce que j'ai commencé quand j'étais petite, je disais des trucs comme Loiselle ou comme Torgal, les la quête de l'oiseau du temps Torgal et en fait j'avais un dessin qui était imprégné d'un peu de cette culture sexy, c'est-à-dire que je dessinais beaucoup de femmes alors des femmes guerrières mais des femmes très sexies avec les tenues et tout et en fait mon dessin il a évolué en ça quand je me suis politisée.

Ça c'est du dessin politique que je fais par pour être efficace. C'est pas forcément ce que je dessine comme ça sur mon temps libre. Mais j'ai pensé à Claire Bretcher.

Non. Euh oui. Alors j'ai je lisais Fluide glaciale et tout ça à l'époque mais je pense pas que mes influences viennent de là.

Par contre, pour exprimer mes pensées sur les réseaux sociaux, je me suis beaucoup inspirée bah de l'univers des blogueurs et des blogueuses notamment Boulet et Pénélope Bagieux et tout ça pour bah comment faire passer quelque chose où on se sent tout de suite concerné en quelques petits traits de crayon. H Et donc tu démarres un blog, ça démarre timidement, enfin je veux dire comme tout blog. Et puis qu'est-ce qui fait que ça explose et comment tu en arrives à à inventer ces livres ?

Alors en fait ce qui s'est passé c'est que au début quand j'ai monté mon blog enfin j'ai fait une page Facebook et on était il y avait que mes potes dessus donc on était 10 quoi. Et j'ai commencé à mettre des histoires de ce qui m'indignait parce que j'arrivais pas trop à en parler. Moi j'étais dans un milieu ingénieur plutôt blanc, plutôt privilégié et donc quand je racontais ce qui se passait en manif, les violences policières et cetera, eux ils avaient pas trop envie de d'entendre ce que j'avais à dire quoi.

En 2007, c'était toujours de droite ou tu avais déjà tu avais déjà champ ? Moi j'étais enfin quand je dis que j'étais droite, j'étais droite PS quoi un peu voilà c'est de la droite la droite molle quoi ou la gauche molle comme on jamais franchi le le Non j'ai jamais été macroniste ou quoi mais non c'est pas une tare hein il y a des il y a des gens très bien qui c'est pas une t Non je déconne. Non, en fait, je l'ai plutôt dans la logique de il y a des inégalités, c'est normal, mais il faut être charitable avec c les personnes qui ont pas de chance.

Donc voilà, c'était plutôt ça et donc du coup par exemple, tu es tu as tuas tu es encarté enfin tu es alors je suis pas dans un parti, je suis proche du NPA avec qui je fais pas mal de choses parce que euh c'est bah ça correspond à mes idées et puis euh que en fait ça j'ai pas mal de copains dedans qui m'apportent pas mal de soutien pour mon travail donc qui me fil des sources, il relisent ce que je fais quand j'ai des doutes et cetera quoi. Donc voilà, après moi je navigue dans l'extrême gauche. En gros, je vais un peu partout et j'essaie de porter Ouais.

Voilà. de ben surtout de porter les idées de l'extrême gauche qui est déjà peu médiatisé parce que ça transparaît un peu dans dans tes livres dans dans tes livres mais en même temps c'est pas du tout comment dire c'est pas du tout des bouquins je sais pas comment dire c'est pas militant il y a une qualité humaine dans dans tout ça où il y a du raisonnement enfin donc j'en viens à à ce livre qui s'appelle un autre regard sur le climat moi je le conseille à d'abord il est pas cher il vaut 10 balles 1050 € et je le conseille à à Pascal pro à comment elle s'appelle l'autre L enfin non et en généralement à tout à tous les gens qui qui ont pas envie de discuter enfin pour qui les climatosceptiques sont des sont des bêtes étranges qui comprennent rien à la vie et à la science, il faut qu'il regardent qu'il lisent ça parce que ce qui est très intéressant c'est que tu remontes à l'origine quoi de de tout ça. Et d'ailleurs en repensant à ça, tu as vu c cet extrait où Claire Novian se fait allumer enfin c'est Ouais.

Alors, je pense un peu la marque de fabrique de cette émission de couper la parole aux gens et de les humilier et particulièrement quand c'est des femmes. Je c'est pas la première fois que je vois une femme dans cette situation dans l'émission. Après, je suis pas sûr que la cible de ce livre soit vraiment les climatonégationnistes plutôt, mais plutôt voilà, les gens qui se soucient du climat, qui voudraient bien faire mais qui savent pas trop comment s'y prendre quoi.

Alors, page 77, tu donnes la clé du du livre. Alors, je commence à la fin puis après on va remonter au début parce qu'il y a plein de choses intéressantes. Tu dis le but de se livret c'est de mettre à disposition des informations et des pistes d'analyse qui peuvent aider à mener cette lutte dans la bonne direction en identifiant les vraies causes tiré le système capitaliste qui nous a mis dans cette situation et en définissant les bons objectifs en finir avec cette logique marchande irresponsable et inhumaine.

C'est la c'est la clé de de du livre. Et tu en arrives doucement à ça quoi. C'est-à-dire qu'on commence, tu commences à à nous à nous raconter l'histoire de la machine à vapeur et tu parles de comment s'appelle-t-il ?

Andreas Malm, c'est ça ? Et après tu arrives à la machine à charbon. Alors ce qu'il faut dire aussi c'est que et c'est ce qui fait ta marque de fabrique, c'est que c'est très documenté quoi.

J'ai l'impression que tu commences, on voit tes sources là, enfin c'est des tu commences par lire tout un tas de trucs de rapport et d'ailleurs comment tu fais pour travailler ? C'est que tu tu lis tout ça pendant des jours, des mois et des mois puis à un moment donné tu as le déclic, tu tu commences à dessiner ou ça se fait parallèlement, tu bricoles, tu colles, enfin comment tu travailles ? J'ai pas de façon très organisée de faire mais en général je commence à lire plein de sources.

Donc là, c'est pour ça que en général, j'ai mes camarades qui me disent tiens tiens tiens, ils me prête des livres et tout et je lis et je prends des photos à chaque fois que je vois un truc qui pourra me resservir mais ce qui fait qu'à la fin, j'ai une montagne de photos bon dont je sais pas trop forcément quoi faire. Et ce qui me manque toujours à ce moment-là, c'est l'angle. comment euh présenter le truc de façon à ce que bah ce regard enfin moi à chaque fois que je lis ces trucs, il y a quel encore le voile qui se déchire, je vois quelque chose que je voyais pas avant.

Euh comment montrer ça à une personne qui a pas euh peut-être de mois devant elle pour lire euh euh 10 bouquins sur le film tout ça nous facilite la teste puisque tu fais une synthèse comment dire argumentée et intelligente de tout ça et et on te suit parce que bah parce que tuinventes tes tes petits personnages, tuinventes tuinventes une un mode narratif qui était qui était vraiment propre quoi. Et donc raconte-nous un peu pourquoi tu démarres sur la machine à vapeur et tu enchaînes sur la toi tu vois l'origine du réchauffement climatique, tu le vois dans la fabrication de ces outils là dans ces années-là. Donc on est la machine à vapeur, c'est quand ?

C'est 1000. Ouais, c'est 1850 quoi à peu près. Ouais.

Alors moi je vois pas le début du réchauffement climatique. Enfin pour moi la cause est pas technologique. Donc c'est pas la machine à vapeur.

C'est une cause. Ça aurait pu en être une autre. En fait, ce que j'essaie de montrer c'est que justement bah toujours il y a cette histoire, ce récit que tout le monde a dans la tête qui est l'homme a pêché par trop de technologie, trop de consommation et cetera, l'homme en général et du coup maintenant il est puni et bientôt il aura plus de planète sur laquelle vivra et et du coup la première partie, elle vise à déconstruire cette idée reçue en disant en fait c'est pas l'homme parce que les humains lambda, ils ont fait que survivre dans la société que d'autres construisaient pour eux.

Et donc qui sont ces autres ? Ça c'est une poignée de de capitalistes, donc de gros propriétaires accompagnés par les gouvernements qui ont pris toutes les décisions qui structurent notre société et qui pour des raisons marchandes en fait et surtout pour créer un rapport de force qui soit leur avantage contre les travailleurs se sont tournés vers la machine à vapeur qui leur permettait de se placer dans des endroits où il y avait beaucoup de chômage et du coup les gens bah se pliaient plus facilement aux conditions de travail difficiles. Donc du coup le début du réchauffement, c'est pas l'homme qui a voulu consommer beaucoup, c'est des capitalistes qui ont fait des choix technologiques qui étaient qui visait pas à plus de confort ou quoi, mais qui visaient surtout à plus de profit.

Mais tu tu nous racontes quand même le le début de la machine à vapeur et ensuite de de du charbon. Enfin le et tu as ton petit personnage d'ailleurs, j'essaie de le retrouver. C'est c'est comment tu l'as inventé ce personnage là là ?

C'est c'est quoi ? C'est un petit C'est tous les logos. C'est c'est euh Ouais, j'ai pris des logos de gros pollue réputés et pour moi je faisais pour moi l'idée c'est de prendre des logos et pas des humains pour bien montrer que c'est pas un problème de personne mais un problème de système en fait.

Donc là on est c'est le capitalisme, les capitalistes qui créent cette situation. Euh si on coupe la tête de monsieur machin virtuellement parlant bien sûr, enfin je voilà et qu'on met quelqu'un d'autre à la place euh il se passera la même chose en fait parce que euh c'est pas un problème de décision individuelle, c'est un problème de système. Là tu as par exemple ce dialogue là je tombe par hasard dessus.

Tu as le comment on on peut dire ? C'est c'est ce ce le bonhomme total. Moi je l'appelle tu l'appelles le bonhomme total.

Ouai c'est vrai. Il dit "Mes finances sont un peu gênées par ce truc que tu appelles la SNCF." Et le le qui qui lui répond d'ailleurs je vais m'en occuper.

C'est qui lui ? C'est ça c'est Macron. Ah, c'est Macron.

Ouais, Macron qui nous a bien démantelé la SNCF ces dernières années et il y a de semaines, je suis allé, j'ai voulu aller à Toulouse d'ailleurs et le train était plus cher que l'avion. Donc à un moment, faut pas demander aux gens de faire des bons choix et des petits jets si on crée pas les structures qui leur permettent de les faire intelligemment, quoi. Ouais.

Et donc un moment, tu dessines, mais je crois que c'est après la machine à le charbon, tu le dessines avec un un comment ça s'appelle ? sècheveux et après avec une perceuse, c'est pour bien montrer l'agression. Et tu cites alors tu cites Pavan Sucdef là qui est un économiste et de de l'ONU et vraiment sa citation elle est elle dit tout.

Ouais, c'est c'est d'un cynisme absolu quoi. Ouais. Ou tu l'as retrouvé où ça ?

Dans un rapport de l'ONU. Euh euh non, je l'ai pas retrouvé dans un rapport de l'ONU. C'est dans le Ouais.

Alors que nous dit notre avis monsieur Sucdef ? Et donc lui, il conseille des capitalistes sur leur choix d'investissement quoi. Et il dit "Le modèle actuel est arrivé au bout de ses limites tant pour l'amélioration des conditions de vie qu'il est capable d'offrir au plus pauvres que pour l'empreinte écologique que nous pouvons imposer à la planète." Donc là en gros, il dit "On sait que le capitalisme n'améliorera ni la vie des gens, ni la situation climatique." Et il conclut en me disant "Mais mes clients n'investissent qu'avec du profit et ça ne va pas changer." Donc voilà, en fait euh quelle que soit la situation climatique et humaine, ces gens, ils continueront à réfléchir financièrement.

Donc on peut pas, pour moi, toute ma démonstration consiste à dire qu'on peut rien attendre d'eux. Et du coup, on peut commencer à se dire "Mais en fait, elle est un peu complotiste cette fille-là." Et donc, j'explique que le but des capitalistes, c'est pas de détruire la planète en fait.

C'est pas d'être méchant, c'est vraiment de faire du profit. Par contre, peu importe le coût humain et écologique. Et tu arrives d'ailleurs à la à la moment à la conclusion qui est assez juste, c'est que tu dis si on réfléchit aux énergies renouvelables par exemple en espérant qu'elle devienne un jour rentable, on a tout faux parce que c'est pas le but qu'elle devienne rentable.

Oui. Non, le but c'est une rentabilité humaine, sociale et pas une rentabilité financière. Mais voilà, ils raisonneront jamais comme ça.

Et et il y a enfin, on n'est pas encore à la fin du mais il y a on se dit à la fin euh c'est-à-dire que moi je je fonctionne bien avec le puis à la fin ta conclusion, tu es plutôt je dis pas que tu es des fétistes, mais tu dis le le chemin va être long encore. On est loin d'y arriver et et c'est très compliqué ce qu'on est en train de vivre. Alors pour moi, quand on finit le livre, on est à peu près dans le même état psychologique que moi.

C'est-à-dire et ben en fait souvent les gens c'est vrai, on est dans une société de la solution. Alors, tu déprimes, tu fais du yoga, tu fais de la méditation, tu achètes un livre de développement personnel, voilà, tout devrait avoir une solution immédiate. Ben non, parce qu'en fait tous les problèmes qu'on a individuellement, c'est le résultat de de choix de société qui ont pris du temps à être construit et du coup qui vont prendre du temps à être déconstruit.

Et du coup maintenant, la solution, elle se construit ensemble. Donc, c'est vrai qu'après le livre et ben j'ai pas aller dans telle association, faites tel petit geste et cetera. C'est pas du tout le propos du livre.

Le propos du livre, c'est de donner à peu près des idées qui permettront bah de se fédérer pour construire ensemble quelque chose qui ira dans la bonne direction. Et alors moi ce qui m'a intéressé aussi c'est enfin il y a des personnages alors je connaissais je connaissais pas James Sansen et il est assez fascinant lui. Tu tu c'est un ancien patron de la NASA.

Euh ouais enfin chercheur. Ouais. Et en fait, lui, il a été dans les premiers à lever l'alerte sur le réchauffement climatique et comme il était bien placé, écouté, il a fait pas mal de discours devant le Sénat pour dire donc le le climat est en train de se dérégler et c'est lié à l'activité humaine de façon de plus en plus flagrante.

Et puis 20 ans, 30 ans plus tard, il refait les mêmes discours en disant "Bon bah voilà, je vous ai prévenu il y a 20 ans et en fait il y a rien qui s'est passé." Bah parce que c'est vrai ce qu'il faut faire en fait, c'est abandonner des sources de profit tellement importantes que ça sera jamais fait par les gouvernements et et les capitalistes. Donc du coup, il réalise ça et puis petit à petit, bah il se s'éloigne de la NASA et puis commence à s'engager politiquement sur le terrain avec sa petite fille donc pour pour le climat.

Et il va être déposé plainte même pour quoi ? Crime contre l'humanité ou c'est Ouais pour al je sais plus le terme exact mais oui contre contre le gouvernement américain. Ouais.

Hm. D'ailleurs, les États-Unis avec Trump, on a vraiment le sentiment tu tuen parles pas tellement de Trump làans, tu je m'étais dit que tu aurais pu en faire une une tête de Trump, quoi. Ouais.

Alors, je suis je j'essaie toujours de faire attention de pas trop viser des personnes parce que on est déjà tellement dans une culture où on essaie d'incarner les problèmes avec des noms et des visages. Je pense que ça dépolitise la situation. Il faut vraiment comprendre comment marche le système, comment marchent les structures et les rapports de force.

Trump tout le monde le déteste déjà. J'ai pas besoin de mettre son visage dessus. Je préfère mettre Genéral Motors ou voilà des des marques, des logos pour Ouais.

Mais mais par contre enfin tu dis que tu bon Trump je je je j'étais surpris de pas le voir plus dans le livre et quel tu l'épargnes un tout petit peu. Enfin tu penses que c'est pas ça le problème. Moi a priori je pense que c'est quand même un des problèmes quoi puisque lui a eu des propos plus que climatosceptiques quoi.

Et il il enraine des gens un peu qui qui ne réfléchissent pas qui ne connaissent pas les travaux du GC et cetera dans des croyances quoi qui sont qui sont complètement infondées quoi. Si Trump avait pas été élu, ça se passerait quand même sans doute un peu mieux. Ouais, mais en fait un peu mieux nous mène quand même à la catastrophe.

Du coup, ouais, moi je suis pas trop pour dire faut déjà faire ça parce que c'est déjà bien en fait. Là, on est quand même parti vers les entre 3 et 5 degrés. Donc du coup, ce qu'il faut c'est pas du un peu, c'est pas du petit pas ou changer un homme politique.

Moi des fois je vois des gens dire surtout euh il regarde la situation climatique, il disent surtout voter. Bah non, enfin moi je pense pas que le système électoral quel qu'il soit nous sortira de là. Il faut vraiment reprendre confiance en notre pouvoir politique à nous en tant qu'individu.

Mais alors quand on quand on te lit et quand on justement tu as une manière assez lapidaire de parler de ça, je pense quand tu tu dessines Penico, Emmanuel Vargon ou Édouard Philippe, mais on pourrait en citer d'autres, mais c'est vrai qu'ils sont emblématiques de ce gouvernement qui qui qui font des c'est la force des lobby et de l'industrie sur sur la politique quoi. que la politique est complètement inféodée par ces gens-là quoi qui qui passent d'une casquette à l'autre et on comprend pourquoi pourquoi on y arrive pas quand on voit cette sorte de pantouflage et de Ouais, il y a une consanguinité entre le milieu politique et enfin le milieu gouvernemental, on va dire, parce que la politique c'est heureusement plus large que le gouvernement et et le milieu capitaliste. Et de toute façon, voilà, les gens qui accèdent au gouvernement servent le capitalisme et puis après ils peuvent aller prendre des postes de consultant supérieur bien payés dans ces boîtes là.

Donc on peut rien attendre de ces gens-là et je pense pas qu'on puisse réformer ce système. C'est pour ça que moi je suis révolutionnaire. En fait, ce système, il s'auto-entretient et c'est tellement en vase clos que je pense pas qu'on puisse attendre qu'une bonne personne arrive et fasse prenne les bonnes décisions et je pense pas qu'on puisse non plus passer des lois qui modifient sa façon de fonctionner.

D'accord. et on a d'autant plus de comment dire euh d'autant plus de problèmes avec le le climat qu'on doit lutter contre contre les marchands de doute quoi, les dealers of doubt. Et euh j'ai il se trouve que j'ai lu ce livre et que ça m'a impressionné.

On voit euh comment se fabrique quand quand une vérité émerge. Euh il y a tout un lobbying et de la corruption quoi. Et de la compromission qui s'installe.

Tu peux expliquer un peu qui sont ces ces marchands de doute ? B en gros c'est donc des quand il y a un problème sanitaire qui émerge, il faudrait que les gouvernements prennent des décisions pour mettre fin à ce problème. ces décisions rentrent en conflit avec les profits des personnes qui vendent les produits et du coup il y a tout un tas de scientifiques qui sont au service acheté en gros par ces entreprises qui vont aller dans les émissions télé pour bah je semer le doute en gros sur la réalité de ce problème sanitaire et c'est la même chose qui se passait avec le lien entre tabac et cancer à l'époque.

Et donc du coup voilà, on a les mêmes scientifiques maintenant qui vont dire que le dérèglement climatique on n'est pas sûr que c'est vrai puis on n'est pas sûr que c'est dû à l'activité humaine et cetera. Non mais c'était ce qui était frappant dans dans l'émission de Pascal pro là, c'était c'était frappant de voir l'ignorance, la bêtise, l'arrogance de de ces gens-là quoi. Et et ça c'est un peu le travail des Dealers of Dop quoi.

C'est vraiment Et c'est un livre de comment s'appelle-t-elle ? Naomiqu c'est une professeur c'est un une américaine quoi. Oui.

Qui euh qui qui raconte d'une manière assez implacable comment ces gens-là opèrent, quoi. Alors il y a un truc qui est qui est vachement bien dans ton dans ton livre. Donc le livre est en trois parties quoi.

La troisième partie c'est les solutions. La deuxième tu l'as appelé, vous reprendrez bien un peu de cynisme. La deuxième ressemble un peu à la première.

Il y a pas vraiment de d' chapitré mais il y a pas vraiment de une petite machine et tu aurais pu les mettre ensemble. Non, il y a une différence entre les deux parties. Pour moi, la première c'est plus pour bien placer dans le contexte et pour préparer à comprendre ce que j'explique dans la deuxième partie, c'est-à-dire d'où tout ça vient et pourquoi c'est ancré depuis longtemps et pourquoi des petites actions rapides d'aujourd'hui vont pas détricoter tout ça par magie.

Et alors tu parles un peu comme Mélenchon d'ailleurs parce que tu dis "Ouais non parce que Mélenchon il toujours les gens tu sais quand il les gens vous devez savoir que" et toi tu dis enfin tu à plusieurs reprises ouais chers gens chers gens c'est pour vous dire que vous pouvez continuer à acheter tous vos trucs tous nos trucs sans vous inquiéter car on car on a une super solution pour la planète ça s'appelle le recyclage. et tu dis alors ayez confiance et donnez-nous vos sous signer les capitalistes et après tu les capitalistes tu t'en fais plein de de courriers c'est par des petites trouvailles comme ça et là tu reprends la même chose et puis tu tu parles du crédit carbone enfin c'est c'est assez drôle quoi. Et puis en même temps c'est très sensé quoi.

C'est euh non ? Ouais puis c'est un mi grinçant mi léger quoi. Mais j'essaie toujours de prendre un peu ce mode narratif parce que sinon c'est quand même hyper lourd à lire.

Ouais, c'est c'est on a du mal à tu vois les traiter du GC et tout ça, c'est un peu compliqué quoi. Et toi tu parviens. Et alors tu moi tu m'as alerté, je le savais mais tu peux expliquer le le scandale des métau rares et de si on continue avec ces métaux rares, qu'est-ce qui va nous arriver ?

Bah en fait le Ouais, c'est quelque chose qui est défendu par entre autres hein par le capital enfin l'idée de du capitalisme vert, c'est que on peut euh garder soutenir notre rythme de consommation et de production surtout actuel euh parce que on va réussir grâce à la science, grâce aux énergies renouvelables à euh sortir du fossile et puis se tourner vers le solaire et cetera. Alors bien sûr qu'il faut faire ça, se tourner vers le renouvelable, mais par contre en gardant notre mode de production actuelle, ça c'est pas possible parce que produire euh ces éoliennes et les centrales solaires, c'est polluant. En fait, il faut aller chercher donc des métaux, parfois rares, parfois pas, mais il faut aller quand même creuser pour les chercher et puis il faut les transporter et voilà, il faut beaucoup d'énergie, beaucoup de travail pour les produire.

Donc du coup, ça implique avant même de commencer à produire tout ça, de revoir complètement notre mode de production et de consommation. Ça veut dire se débarrasser de l'obsolescence programmée, arrêter avec les effets de mode et cetera quoi. Mais alors, il y a un sujet que tu tu élues d'un petit peu, c'est le nucléaire parce que on peut se dire le nucléaire c'est quand même une énergie propre quoi.

Ouais. Alors, j'ai eu pas mal de remarques là-dessus. Pour moi, ça peut se discuter.

Voilà, le problème avec le nucléaire c'est que c'est pas propre parce que il faut aller extraire l'uranium et le trimballer. Même c'est moins moins que le fossile, ça c'est sûr. Mais c'est quand même émetteur de CO2. plutôt pronucéri ou je vous pas je j'ai pas de euh je suis pas pronucléaire non je pense qu'il faut sortir du nucléaire mais j'ai pas d'approche morale par rapport à ça je pense pas que c'est le mal ou que la technologie c'est le mal ou que voilà par contre il y a des déchets on sait pas quoi faire qui sont coûteux enfin il faut aller les enfuire quelque part si un moment c'est plus où les enfouillit il y a des risques de retomber dessus par hasard l'uranium bah voilà c'est quand même des des des gens qui vont aller extraire ça dans des conditions pas forcément faciles et puis surtout Le nucléaire c'est une énergie centralisée contrairement au renouvelable qui est une énergie décentralisée.

Donc du coup ce que moi je lis un peu, je suis pas ingénieur dans ces domaines là. Donc voilà ce que je lis c'est que c'est difficile de mettre les deux en parallèle en fait. Donc j'ai l'impression qu'il y a un choix à faire mais pour moi ça se discute plus que la question du fossile.

Mais est-ce que tu connais le torium les les centrales à sell fondu ? Laatome vert et cetera. Mais il il existe une il existe avec Areva en France le le le aujourd'hui les pays scandinaves comme la Norvège, le Japon et la Chine développent des des centrales à sell fondues, c'est-à-dire avec des déchets nucléaires qui qui qui ont 80 on peut les éliminer en 80 ans ou un siècle et et s'il y a une explosion nucléaire, ça s'appelle le sel se fiche donc c'est beaucoup moins dangereux quoi.

Et euh et c'est pour un certain nombre de il y a beaucoup d'investisseurs qui qui Waren Buffet par exemple, il a mis beaucoup d'argent là-dedans. Enfin et les Chinois développe les premières centrales à celles fondu. Je connais ça assez bien parce que j'ai produit dans ma vie avant le média, j'ai produit un un film qui s'appelle La face gâchée du nucléaire réalisé par Myiam Tonoto 900 gâché.

Ouais, parce que parce que enfin c'est et quand je lisais ton bouquin, je pensais à ça et je me dis qu'il y a des solutions. Alors quand le film est sorti, on on s'est pris les écolos pur et dur qui connaissaient pas vraiment bien ça. Dès qu'on dit nucléaires, on s'en prend.

Ouais. Donc c'est bien que tu en parles assez assez librement. En gros, tu dis c'est moins pire que l'énergie fossile pour la planète quoi.

Même si Ouais. dans l'immédiat. De toute manière, on a on va tous mourir, hein.

C'est moi je pense pas forcément, mais il va falloir se bouger un peu. Ah oui, ça c'est sûr. On va tous mourir mais un jour.

Et donc tu en viens en fait c'est c'est tu en arrives très vite à la à la réflexion politique quoi. Tu dis le problème c'est le capitalisme. Donc c'est ça sous-entend que toi tu dis que tu es anticapitaliste.

Donc tu crois à quoi ? Au communisme au Ouais. plutôt société communiste basée sur voilà la ce que ça a donné quand même.

Oui. Bah ça oui mais ça c'est pas le communisme une société vraiment communiste sans dériv enfin sans les dérives que on a connu donc qui en gros définit les besoins de façon démocratique et qui adapte la production à ses besoins. Donc plutôt tourner sur la valeur humaine et pas marchande des choses quoi.

H alors quand on en arrive aux solutions, c'est là où enfin déjà quand tu avec tes courbes, on voit bien que on va vraiment à la catastrophe quoi. Tu peux résumer un peu tout ce qui va nous arriver dans 10 ans si ça continue comme ça ? Alors en gros là on en est à 1,1 degr de réchauffement donc depuis le début de l'aire industrielle et là si on fait rien, on va arriver vers ce que j'ai lu dernièrement c'est plutôt du 5°gr.

Donc 5°gr c'est en gros une planète étuve sur laquelle il sera quasiment impossible de vivre. Voilà. Et donc ce qu'il faut faire c'est d'après le J, c'est se limiter à 1,5° de réchauffement.

À quelle échéance les 5°gr de d'ici 2100 ? C'est sur ce d'après ce que j'ai lu euh dernièrement quoi. Voilà.

Donc c'est des données plus récentes que au moment ça ça bouge très vite en fait. C'est-à-dire que ce qui se passe, c'est que les scénarios sont plus pessimistes à chaque fois que ce qu'on avait prévu avant et en plus l'échéance est toujours plus proche. Donc du coup là ce qui va se passer si on fait rien, c'est que en gros bah il y aura des des sécheresses des sécheresses qui seront tellement violentes, tellement fortes et tellement longues que il y a plus rien qui pourra repousser derrière.

C'est-à-dire que voilà, il y aura plus de verre après le jaune tout sec quoi. Et en fait, on va tomber dans un système d'engrenage qui est que bah par exemple les océans avec la fonte des glaces vont avec le réchauffement et tout ça vont s'acifier ce qui fait que ils auront plus leur ils absorberont moins de CO2 et du coup ça va encore plus se réchauffer et du coup ils vont encore plus s'acifier. C'est des systèmes d'engrenage comme ça qui font que même si on arrête d'émettre une fois que cet engrenage se sera mis en route, ça sera trop tard en fait.

Nous, on aura plus aucune prise sur les choses. Et c'est pareil pour les glaciers en fait puisque les glaciers eux ils fondent de plus en plus à cause de la chaleur et du coup bah ils vont rejoindre les océans. Et du coup voilà, c'est pareil pour les végétaux.

Les végétaux eux en fait bah avec les sécheresses ils disparaissent. Du coup ils absorbent moins de CO2, du coup il fait encore plus chaud du coup voilà. Et donc on va arriver à ce qu'ils appellent l'effet boule de neige, c'est-à-dire que en gros il y a un moment où ça sera irréversible et ça sera trop tard.

Donc du coup, pour que ça soit pas trop tard, il faut agir vite sortir du fossile puisque c'est le bah l'extraction et la combion des énergies fossiles qui fait que bah il y a beaucoup de CO2 et que du coup il y a ce dérèglement climatique. Et ce que dit le J, et donc le J c'est pas des révolutionnaires. Ce que dit le J, c'est qu'il faut diminuer nos démissions nette, c'est-à-dire ce qui est émis plus ce qui est absorbé, enfin moins ce qui est absorbé d'ici 2030 de moitié et puis arriver à un zéro, c'està-dire à l'équilibre, c'est autant de d'émission que d'absorption en 2050.

Donc en fait, c'est vertigineux comme défi. Techniquement, mais techniquement c'est faisable mais politiquement parce que sortir du fossile, c'est sortir du premier pôle de capitalisation financière au monde. C'est 25 % du PIB et ça veut dire marcher sur les pieds des capitalistes qui investissent dans ces domainesl et ça qui sont généralement américains pour la plupart.

Enfin les boîtres à total aussi en France, mais il y a aussi surtout voilà avec Trump et avec les Américains, c'est quasi impossible de les de les faire changer. Mais je pense qu'on peut pas les faire changer en effet. C'est pour ça que donc on va inutablement vers cette vers cette é moi je pense pas parce que en fait et c'est d'accord André Asmal en parle dans son livre c'est que il nous faut clairement un soulèvement massif populaire qui sera probablement pas déclenché par la situation climatique actuelle puisque là on voit un peu ce qui va se passer mais on n pas encore vraiment les pieds dans l'eau, on va dire mais bon dans les situations la situation climatique s'aggravant il va y avoir des conséquences et du coup la probabilité d'un soulèvement massif à ce moment-là bah elle devient de plus en plus élevée et du coup l'idée c'est bah faire quelque chose de constructif de sous laf parce que ça peut partir dans tous les sens en fait quand un truc se passe comme ça une étincelle ça peut être ça peut se tourner vers des choses négatives comme des choses positives.

Pour moi, le travail qu'on a à faire et c'est ce que j'essaie d'expliquer dans le livre, c'est pas trier à fond les emballages, c'est pas forcément faire des geste écol, c'est commencer à construire la base d'un mouvement politique qui ira dans le bon sens si bah au moment où ce soudainement va arriver. Mais on a Europe écologie les vert là, ils viennent de faire 13 %. Mais c'est pas finalement tant mieux parce que ça veut dire les gens se soucient de ça.

Donc tant mieux qu'ils aient des voit. Par contre, le parti en lui-même, il est capitaliste. En plus, il y a des antivaccins dedans.

Donc si on avait besoin d'un problème, en plus de il y a deux deux candidats antivaccin dans la liste. Ouais. Et et donc du coup, on a peut-être pas besoin du retour de la rouge ou de la tuberculose et tout ça.

Non, mais ce qu'il faut dire, c'est qu'effectivement Europe écologie les vert va vraisemblablement voter avec la République en marche, enfin créer cette nouvelle majorité au Parlement. Donc ils ont même Nicolas Hulot enfin à un moment donné il avait compris que le problème c'était le capitalisme. Il avait fait un film qui était qui a pas très bien marché mais qui l'expliquait quoi.

Et c'est vrai quand on réfléchit on en arrive aux mêmes conclusions que toi. C'est presque comment dire c'est presque pas politique. C'est pas militant ce que tu dis.

C'est simplement du raisonnement quoi. Après le développement que tu fais d'arriver au communisme et tout ça je suis je enfin bon je te suis pas enfin j'en sais rien moi. J'ai pas de solution non plus.

Je je réfléchis simplement et je me dis que là les 13 % c'est quand même le signe qui a une prise de conscience quoi. Mais ils sont quand même en minorité y compris en France et en Europe quoi. L'écologie politique anticapitaliste et cetera, elle est pas elle est pas Europe écologie les vert a priori.

Bah pour moi, elle est même pas dans les mouvements forcément intrinsèquement écologiques en fait puisque pour moi, il faut renverser le capitalisme. Donc du coup Ouais voilà, c'est ça. Enfin moi je place beaucoup d'espoir dans ce mouvement.

C'est ça, c'est un soulèvement massif, soudain, populaire de et et c'est pas souvent les gens, ils disent que comme c'est un mouvement pour le pouvoir d'achat, c'est un mouvement qui est pas écolo. Mais en fait, c'est pas vrai. Parce que ce qui demande, c'est pas acheter un tas de trucs inutiles.

Ce qui demande, c'est juste une dignité, une égalité des revenus et cetera. Et donc ça c'est pour moi c'est un mouvement qui ébranle le capitalisme. Et d'ailleurs, c'est bien pour ça qu'on s'en prend plein la tronche en manif parce que les capitalistes ont peur.

Ouais, enfin je les fais pas toutes mais oui, j'y vais. J'ai beaucoup souffert le 1er mai aussi. Euh, j'étais près de l'hôpital là quand il y a eu la violente attaque.

Euh c'est très violent. La police est très très violente parce que ce mouvement des gilets jaunes, il fait peur au capitalistes, il fait peur au gouvernement et que du coup pour moi, c'est le début de quelque chose, le début d'un renversement, d'un changement de système qu'il faut accompagner. C'est marrant parce que en t'invitant, je pensais que on allait pas parler des gilets jaunes parce qu'on me dit tout le temps que enfin pas tous mais beaucoup disent "Oui mais tu parles trop des gilets jaunes, tu es trop Alors que moi je pense comme toi." C'estàdire que c'est un mouvement qui nous redonne de l'espoir et de et un peu d'honneur quoi. quand tu regardes les commentaires je sais pas si regarder les commentaires ou les commentaires des dans les grands médias enfin ils font comme si ce mouvement était c'est c'est c'est comme si Macron avait gagné comme si voilà le mouvement était éteint et cetera alors que le mouvement est loin d'être éteint quoi.

Non, il est pas éteint. Puis c'est incroyable, enfin ça fait euh plus de 6 mois qu'ils sont là tout enfin tous les samedis et puis même sur les ronds-points et tout. C'est un c'est un mouvement qui s'arrêtera jamais et qui est profondément écologique finalement.

Moi, je qu' un potentiel écologique, c'est-à-dire que c'est pas l'objectif est pas forcément écologique. L'objectif c'est la justice sociale. Mais l'objectif de l'écologie aussi, c'est la justice sociale finalement, c'est bah que il y ait pas les plus faibles qui meurent parce que les plus riches, ils ont pris des décisions pourries.

Donc du coup, pour moi, on a vraiment c'est c'est les mêmes objectifs. et au médias, on on s'associe à la il y a une grosse manif qui se prépare le 22 juin, donc euh où où les les les artistes ou les auteurs qui sont dans le collectif, nous ne sommes pas dup et le submarine s'associe au gilets jaunes et c'est une manife sur le en hommage au aux victimes, aux éclopés, aux gens qui ont perdu qui ont perdu un œil, un bras et cetera qui seront présents à cette manif. Donc on espère qu'il y aura beaucoup de monde et on on y participe nous en tout cas.

On est engagé à leur côté quoi. Emma je te ben merci beaucoup. C'est un petit livre mais qui dit des choses importantes et qui est vraiment bien foutu quoi.

Je vous invite tous à le à lire. Ça s'appelle un autre regard sur le climat par Emma dont je n'ai pas le droit de dire le nom. C'est ça.

Merci beaucoup. Merci.