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InterviewFrance Inter — Questions politiques (sur Site radio)· 14 mai 2017 89 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & familleEurope & international

Jean-François Copé : "Il n'y a pratiquement aucun doute sur le fait qu'Edouard Philippe sera Premier ministre"

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 35 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 4:02OuverteRéponse directe

    Que retenez-vous du moment de la passation de pouvoir ?

  • 20:44OuverteRéponse directe

    Quand on rentre à l'Elysée, qu'est-ce qu'on ressent ?

  • 23:06OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'on se sent très fort ou est-ce que le poids de la charge arrive vite ?

  • 24:50OuverteRéponse directe

    Avec Macron, va-t-on passer d'une présidence bavarde à une présidence discrète ?

  • 47:20OuverteRéponse directe

    Jean-François Copé, depuis longtemps vous prépariez la présidence, c'était vos plans ?

  • 50:53OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous pensez quand vous voyez Emmanuel Macron à 39 ans à l'Elysée ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:44Invité politiqueChiffre
    « Nous aurons eu en tout 5 gouvernements, 15 remaniements, 74 ministres et secrétaires d'État. »
  • 2:13Invité politiqueFait
    « Quand Bernard Cazeneuve a fait une vanne, il a dit « moi je vous laisse, faut que j'aille bosser ». »
  • 2:28Invité politiqueFait
    « Il y a d'abord ceux qui ont réussi à s'accrocher durant tout le quinquennat. Bravo Marisol. »
  • 2:30Invité politiqueFait
    « Marisol Touraine qui a pu tenir parce qu'elle avait un accès illimité au stock de médicaments. »
  • 2:53Invité politiqueFait
    « Ou encore l'ayatollah qui veut transformer le premier étage de la tour Eiffel en mosquée, mon préféré. »
  • 7:34Invité politiqueFait
    « L'onde de choc atteint le PS en moins de 24 heures. »
  • 7:46Invité politiqueFait
    « Ce Parti Socialiste est mort, il est derrière nous. »
  • 8:21Invité politiqueFait
    « Le bureau national du PS, le même jour, accouche d'une synthèse hollandaise. »
  • 8:32Invité politiqueFait
    « C'est Walking Dead, ils sont morts, mais ils ne le savent pas encore. »
  • 9:34Invité politiqueFait
    « Pour l'instant, France insoumise ne soutient que dix candidats communistes. »
  • 10:27Invité politiqueFait
    « François Baroin, qui conduit la campagne à l'air, prévient. »
  • 18:29Invité politiqueFait
    « Le bureau que j'occupais n'est pas le bureau du secrétaire général qui est à l'angle ouest. »
  • 19:10Invité politiqueFait
    « Je n'ai jamais dit que je voulais être ministre à 40 ans. »
  • 19:26Invité politiqueFait
    « Le cirer de chaussures, c'est un événement considérable qui mérite effectivement qu'on en parle encore aujourd'hui. Il est venu une fois. Une fois. »
  • 39:14PrésentateurChiffre
    « François Hollande a fait 28-6 au premier tour »
  • 42:37PrésentateurChiffre
    « le non est toujours majoritaire, il a fait 56,5% des voix le 29 mai 2005 »
  • 51:54PrésentateurFait
    « Fillon nous fait le parcours sur lequel hélas il n'y a plus à revenir, mais qui fut désastreux »
  • 53:50PrésentateurFait
    « il n'y a pratiquement aucun doute sur le fait qu'Edouard Philippe sera le premier ministre »
  • 1:03:10Invité politiqueFait
    « la 5ème République c'est une constitution qui exige la clarté des choix : on est soit dans la majorité soit dans l'opposition »
  • 1:03:27Invité politiqueFait
    « on se retrouve dans une situation dans laquelle la seule opposition soit celle de l'extrême droite car là alors le danger serait terrible pour la future alternance »
  • 1:03:44Invité politiqueFait
    « la droite se remette en cause de fond en comble du sol au plafond »
  • 1:08:28Invité politiqueFait
    « en menant une politique de droit et de devoir de sécurité de fermeté face à l'islamisme radical mais en même temps de développement économique on change les choses »
  • 1:18:34Invité politiqueFait
    « Emmanuel Macron dit il faut absolument assouplir le code du travail et le faire par ordonnance »
  • 1:20:38Invité politiqueFait
    « il faut absolument un code de la laïcité qui concerne précisément l'organisation du culte musulman »

Temps de parole

  • Présentateur82 %
  • Invité5 %
  • Invité 24 %
  • Jean-françois Cope3 %

1,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:12
Présentateur

Bonjour à tous et bienvenue dans Question Politique, le magazine de France Inter, la télévision France Info et Le Monde. Jour de Sacre Républicain, la passation de pouvoir entre François Hollande et Emmanuel Macron vient de s'achever. Nous serons à l'Elysée dans quelques instants. Deux invités sur le plateau de Question Politique ce dimanche, 12h15, l'ancien conseiller politique de François Hollande, Aquilino Morel. L'entrée au palais, il l'a vécu lui aussi, c'était il y a 5 ans. Aquilino Morel qui répondra vers 12h30 à vos questions. A 13h15, une personnalité de droite, Jean-François Copé, vos questions pour le député maire Les Républicains de Maud à partir de 13h30.

Intervenez, c'est par téléphone au 01 45 24 7000, sur internet franceinter.fr, le standard est ouvert, Facebook like, like, live est ouvert. Et sur Twitter, un mot clé, question Paul, question au pluriel. La France Inter, question politique, Alexandra Ben Saïd. Nous sommes ensemble jusqu'à 14h et voici le programme. Le zapping de la semaine politique, c'est Macron, la bombe à fragmentation, une onde de choc que nous décrira Laurence Perron. Le portrait de notre premier invité, Aquilino Morel, hémisphère gauche de François Hollande de 2012 à 2014. A toi entendu, on a aussi beaucoup entendu qu'Emmanuel Macron était l'hémisphère droit. Ce portrait, ce sera avec Karine Bécard.

Mais tout d'abord, je vous propose d'alléger un peu la tension de ce jour historique avec Charline Vandeneker dans le 7-9 de Patrick Cohen. Elle a rendu un hommage au quinquennat de François Hollande.

1:44
Jean-françois Cope

Nous aurons eu en tout 5 gouvernements, 15 remaniements, 74 ministres et secrétaires d'Etat.

1:51
Présentateur

Donc en fait, le changement, c'était tout le temps. Alors je vous mets de côté les frais de coiffure, c'est pour moi c'est cadeau. En revanche, pour les 74 retraites de ministres à vie, je vous laisse gérer. Et mercredi, c'était le dernier conseil des ministres. François Hollande avait demandé d'apporter des jeux de société. Sauf des cartes à jouer, puisque ces 6 derniers mois, Michel Sapin est devenu beaucoup trop balaise à la bolote.

2:11
Jean-françois Cope

Et vous savez comment ce dernier conseil des ministres s'est achevé ? Quand Bernard Cazeneuve a fait une vanne, il a dit « moi je vous laisse, faut que j'aille bosser ». On a ri, mais on a ri ! Et pour ces 5 années de rigolade, je tiens à leur rendre hommage. Il y a d'abord ceux qui ont réussi à s'accrocher durant tout le quinquennat. Bravo Marisol. Marisol Touraine qui a pu tenir parce qu'elle avait un accès illimité au stock de médicaments.

2:34
Présentateur

Au revoir Jean-Yves Le Drian, tu as été un formidable ministre de la Défense, mais si ces derniers mois, ce que tu as le mieux défendu, c'est ton prochain poste dans le futur gouvernement. Najat Vallaud-Balkacem, tu manqueras, cruellement. Oui, tu manqueras à Valeurs Actuelles, qui t'a consacré ses plus belles une. Souvenez-vous, la Rasta queer socialiste, elle a les cheveux courts, c'est un garçon.

2:53
Jean-françois Cope

Ou encore l'ayatollah qui veut transformer le premier étage de la tour Eiffel en mosquée, mon préféré. Au revoir Najat. Toi qui t'es battu pour que les enfants apprennent à lire, malgré le risque qu'il tombe un jour, sur un article d'Elisabeth Lévy. Merci aussi à Jean-Marc Ayrault qui a décidé de se mettre en retrait de la vie politique. C'est vrai qu'il devait en avoir marre d'être toujours mis en avant.

3:12
Présentateur

Il sortire donc et il consacrera désormais tout son temps libre pour aller construire lui-même l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Merci enfin à un pilier du gouvernement, le ministre de l'Intérieur, Bruno Le Roux.

3:24
Jean-françois Cope

Attendez, est-ce que j'ai un doute ? Non, c'est plus Bruno Le Roux. Attendez, parce que je l'ai noté quelque part. Patrick, aidez-moi s'il vous plaît.

3:31
Présentateur

Feckel. Ah ! Mathias.

3:33
Jean-françois Cope

Ah, attendez, il y a un mec qui s'appelle Feckel dans le gouvernement, il n'y a personne qui ne me dit rien. Et je vais finir comme ça, moi ? Oui, oui. Bon, ben, monsieur Feckel, enchanté et au revoir.

3:41
Présentateur

Ce fut bref. Ce fut bref. J'avais pourtant l'impression que ce quinquennat est passé à la vitesse d'un escargot sous l'exomile. Charline Vanhoenacker. Allez, retour au présent, la passation de pouvoir à l'Elysée qui s'est achevée il y a peu de temps, entre 11h et 12h. Thomas Legrand y a assisté, il était dans cette salle des fêtes. Vous êtes à l'Elysée, bonjour Thomas.

4:01
Invité

Bonjour.

4:02
Présentateur

Thomas, que retenez-vous d'abord de ce moment ? On a aussi eu le discours, le premier discours du chef de l'État. Que retenez-vous, le fond, le style ?

4:09
Invité

Oh, ben les deux, bien sûr. La sonorité, le lustre de la République, la pompe même. Comme aussi une grande simplicité du rite pour Emmanuel Macron, qui sait parfaitement endosser la sacralité de la fonction. Tout ça a l'air étonnamment tout à fait naturel pour lui. Mais derrière l'aisance et puis ce moment très codifié, il y a évidemment, vous l'avez dit, le discours. Et c'est d'abord un discours politique qu'il faut retenir. Et ce qui m'a frappé, moi, c'est la tonalité très temporelle. Emmanuel Macron a voulu dire qu'il était l'homme de notre temps, de la situation, du sursaut, dans une France qui doute et qui peine d'ailleurs à trouver sa place dans notre époque.

Laurent Fabius, le président du Conseil constitutionnel, qui a proclamé les résultats de l'élection et qui a déclaré donc officiellement Emmanuel Macron président de la République. Eh bien, il a eu ces mots significatifs bien trouvés, empruntés à Châteaubriand. Pour être l'homme de son pays, il faut être l'homme de son temps, a-t-il dit. Et c'est ce qu'Emmanuel Macron a tenté d'incarner dans un discours où il était tout le temps question du temps. Le temps s'est accéléré, dit-il. Le temps est venu pour la France de se hisser à la hauteur du moment. Vous savez, le général de Gaulle disait que l'élection présidentielle, c'était la rencontre entre un homme et le peuple et des circonstances.

Eh bien, je crois qu'Emmanuel Macron a surtout souligné les circonstances assez exceptionnelles que nous vivons. Et il veut être l'homme de ces circonstances.

5:28
Présentateur

Et Thomas, en ce moment même, à 12h15, où est exactement Emmanuel Macron ? Alors, je... Écoutez, je ne suis pas le mieux placé pour le voir. Je crois qu'il est dans les jardins. Il n'est plus dans la salle des fêtes. Parce que moi, j'ai quitté la salle des fêtes aussi pour pouvoir venir vous parler, dans la salle de presse.

5:42
Jean-françois Cope

Et je crois qu'il a été dans les jardins de l'Elysée pour écouter la Marseillaise devant la Légion étrangère. C'est-à-dire la garde républicaine, la marine nationale. On est encore dans le protocole. Et on attend, évidemment, on attend le geste.

5:56
Présentateur

Vous savez qu'après chaque élection, à chaque intronisation, à chaque fois qu'un président est élu, il choisit des gestes symboliques. Quels vont être ces gestes ?

6:07
Jean-françois Cope

On nous parle d'une visite symbolique et significative.

6:10
Invité

Le secret est bien gardé.

6:11
Jean-françois Cope

Pour l'instant, on n'en sait rien.

6:12
Présentateur

Thomas Legrand, merci. En direct de l'Elysée avec nous. A présent, revenons sur cette semaine. Cette semaine après élection. Et là, les escargots sous l'exomile n'auraient pas survécu. C'est le mot recomposition qu'il faut mettre au pluriel. Certains préfèrent éclatement. Bing bang. L'onde de choc Macron était attendue. Mais la déflagration a visiblement été plus violente que les différents partis avaient pu le penser. Macron, la bombe à fragmentation vue par Laurence Perron.

6:40
Invité

Il y a d'abord l'image, l'homme seul, qui avance dans la pénombre, vers son destin, vers celui de la France, puis petit à petit, les lueurs, la clameur, écrits.

6:58
Jean-françois Cope

C'est à la fois une euphorie, un soulagement, et ça fait vraiment plaisir. Vraiment, c'est quelque chose de... Waouh ! Waouh ! Maintenant, il va falloir réussir, parce que c'est notre projet !

7:09
Invité

L'effet Macron, une bombe, une bombe à fragmentation.

7:12
Jean-françois Cope

C'est ultra moderne.

7:13
Présentateur

Intelligente, intelligente, c'est le mot.

7:15
Jean-françois Cope

Intelligente, il y en a même qui cherchent leur cible et qui sont capables de la trouver avec un radar spécial. Bref, la guerre propre, comme on dit.

7:21
Présentateur

On utilise de plus en plus des munitions et des bombes qui sont non seulement bêtes, pas intelligentes de tout, mais méchantes, et notamment les bombes à fragmentation.

7:30
Invité

Les bombes à fragmentation, il faut que vous vous habituez à ce nouveau mot, parce qu'on n'en parle jamais.

7:34
Jean-françois Cope

L'onde de choc atteint le PS en moins de 24 heures. Manuel Valls, l'ex-premier ministre.

7:38
Présentateur

Je ne suis pas un embuscade. Le Parti Socialiste, c'est une histoire pour moi. Je suis attaché à son histoire, à ses valeurs. Mais ce Parti Socialiste est mort, il est derrière nous. Moi, je serai candidat de la majorité présidentielle et je souhaite m'inscrire dans ce mouvement. La République en marche.

7:55
Jean-françois Cope

Luc Carvounas, le sénateur maire d'Alfortville.

7:58
Invité

Je ne pense pas que le PS soit mort. Je sais qu'il l'a répété encore ce matin. Vous savez, si on avait fait ce constat-là, allez, en 93, vous croyez que Manuel Valls aurait pu être Premier ministre de la France en étant au Parti Socialiste ? Il faut garder son sang-froid. Qui a deux maisons perd la raison, j'ai toujours forcé. J'ai fait beaucoup de couverture parce que je fais vendre, comme une lessive. Rien de plus.

8:20
Jean-françois Cope

Le bureau national du PS, le même jour, accouche d'une synthèse hollandaise. Les socialistes ne sont ni insoumis, comme les fondeurs l'auraient souhaité, ni en marche, comme d'autres le voulaient. Mais ils ont à cœur d'être bienveillants à l'égard de la majorité présidentielle. En off, un membre de la direction résume « C'est Walking Dead, ils sont morts, mais ils ne le savent pas encore. »

8:40
Invité

Et bien sûr, on n'utilise jamais le mot « zombie ». Des rôdeurs. Oui, tu veux dire des zombies. Des errants.

8:48
Jean-françois Cope

On dit zombies. Désinfectés. Bon, mec, on dit zombies. Même entre nous, on dit zombies. Et tandis que Benoît Hamon annonce son intention de créer son propre mouvement en juillet, Jean-Paul Delvoye, le président de la commission d'investiture en marche, cinglent les velléités de recomposition personnelle de Manuel Valls.

9:06
Invité

Nous mesurons bien le courage qu'il a eu de quitter un parti socialiste aujourd'hui en décomposition. Et nous voyons bien aujourd'hui qu'il n'y est pas forcément opportun pour le mouvement en marche d'intégrer cette candidature, quel que soit le passé. Et en même temps, il faut analyser la parole d'un premier ministre. Hollande, dernière commémoration, l'abolition de l'esclavage.

9:25
Présentateur

Ce crime de l'aise-majesté, de l'aise-humanité.

9:28
Jean-françois Cope

De servitude, il est encore question dans la voix cette fois de Pierre Laurent, le secrétaire national du Parti communiste, qui digère assez mal le cavalier seul de la France insoumise. Pour l'instant, France insoumise ne soutient que dix candidats communistes.

9:40
Invité

Oui, et j'ai entendu Jean-Luc Mélenchon présenter ça comme un geste magnifique. Merci, Monseigneur. Non, il y a une place qui est un peu plus importante que ça du Parti communiste sur le terrain. Le socialiste Patrick Menucci l'a encore plus mauvaise qui voit débarquer dans sa circonscription de Marseille, l'insoumis himself. Je ne suis pas venu à Marseille à cause de M. Menucci. Pardon, je ne vais pas lui paraître offensant. Je ne viens pas faire des municipales ici. Je viens proposer à Marseille d'être représenté politiquement par un homme de combat. Si les gens n'en veulent pas, ils se disent oui, on préfère garder nos moules sur leurs rochers. Si vous en voulez, vous l'aurez.

Si vous n'en voulez pas, il repartira. Mais si vous en voulez, il va rester. Macron, bombe à fragmentation. La droite est touchée aussi.

10:27
Jean-françois Cope

François Baroin, qui conduit la campagne à l'air, prévient.

10:29
Présentateur

Il ne faut pas confondre une logique d'alliance politique, de recomposition politique.

10:34
Invité

Ce sont les Français qui le feront. Le reste ne seront pas des prises de guerre. Ce sera plutôt des prises d'otages.

10:38
Jean-françois Cope

Jean-Paul Delvoye, encore lui, le nettoyeur en chef d'En Marche, qui n'a manifestement que faire

10:43
Invité

des crimes de l'aise-majesté. Vous savez, une négociation, ça se noue ou ça se rompt.

10:48
Présentateur

Le tout venant a été piraté par les baumes. Qu'est-ce qu'on fait ? On se risque sur le bizarre. Le zapping signé Laurence Perron. Avec moi en plateau, ce dimanche, trois journalistes politiques qui ont aussi assisté à ces recompositions du paysage. Michel Dumoré, France Télévisions, bonjour.

11:08
Invité

Bonjour Alexandra.

11:09
Présentateur

Arnaud Leparmentier, Le Monde, bonjour à vous Arnaud.

11:12
Invité

Bonjour.

11:12
Présentateur

Et je salue Karine Becker de France Inter. Alors Michel, Michel Dumoré, cette semaine politique, quel événement retenez-vous ?

11:20
Invité

Écoutez, on a parlé de recomposition politique. Moi, ce qui m'a frappé, on vient de l'entendre, c'est Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste, qui parle à Mélenchon et qui dit « Monseigneur, et oui, aujourd'hui, le Parti communiste est menacé de disparition. C'est un parti qui a été créé en 1920. Il a aujourd'hui neuf députés. Il pourrait en avoir encore moins lors des prochaines législatives. Le Parti communiste est peut-être presque mort. Alexandra.

11:42
Présentateur

Karine, oui, en effet, c'est un presque événement. C'est un événement. Karine, qu'est-ce qui vous a frappé ? Alors moi, je reste sur la recomposition politique également, mais j'ai envie d'être un peu l'empêcheuse de tourner en rond. Je ne trouve pas qu'on voit tant de choses que ça. On en entend beaucoup parler, mais au final, qu'est-ce qui se passe ? Vraiment, à gauche, il y a effectivement un afflux, mais c'était les gens qu'on attendait. C'était cette sociale-démocratie qui était déjà là sous François Hollande, qui est en train de rejoindre les rangs d'Emmanuel Macron. Très bien. Et à droite, qu'est-ce qui se passe ?

On a quelques circonscriptions effectivement qui ont été réservées et qui ont été protégées, je veux dire, de la part d'Emmanuel Macron vis-à-vis de futurs candidats de la droite. C'est tout au total combien ? Une dizaine. Donc, je n'ai pas le sentiment d'assister à un truc absolument, à cette bombe, à la fragmentation dont vous parliez tout à l'heure. Et puis surtout, politique fictionnelle, on aurait peut-être un Premier ministre de droite. On entend beaucoup parler d'Edouard Philippe. On en parlera sans doute en deuxième heure. est-ce qu'il a la capacité véritablement de bousculer les rangs de la droite ? C'est-à-dire d'attirer, de créer quelque chose. J'en suis pas certaine.

Donc, j'attends de voir en fait. Je ne suis pas encore convaincue. La grille de lecture particulière de Karine Bécard. Arnaud Le Parmentier, on reste médusé. Je reste médusé. Rendez-vous le 18 juin au soir du second tour des législatives. Karine, on verra ses recompositions. Elle ne parle plus de cette semaine. On termine avec vous, Arnaud Le Parmentier, l'événement de la semaine. L'événement de la semaine, je vais quitter la France. C'est le limogé par Donald Trump de James Comey, patron du FBI. Officiellement, parce qu'il a mal géré les mails de Hillary Clinton. Officieusement, parce que le même FBI enquête sur ses propres affaires, celle de Trump avec la Russie.

Je ne veux pas rentrer dans le débat de l'affaire. Ce qui est intéressant, c'est que ça montre que 100 jours après l'élection de Donald Trump, on croyait que c'était chaotique mais à peu près stabilisé. En réalité, ça ne l'est pas. On reparle d'impeachment ou au moins, on compare l'affaire Trump à Richard Nixon. Nous n'avons pas fini avec les soubresauts américains. Alors écoutez-moi, Arnaud, je vais vous ramener tout de suite en France parce que nous sommes en train quand même de vivre un moment d'histoire. Le chef de l'État, la passation de pouvoir entre François Hollande et Emmanuel Macron est achevé. Emmanuel Macron qui doit remonter les Champs-Elysées. Où vous vous trouvez ?

Philippe Rendet ?

13:51
Invité

Oui, absolument. Bonjour Philippe. Bonjour. Je suis à quelques dizaines de mètres à peine de l'arc de triomphe ici en haut des Champs-Elysées avec le public, un très nombreux public. Et là, le long des Champs-Elysées, le long des barrières, plusieurs centaines de personnes, les plus hautes personnalités sont en train d'arriver. Emmanuel Macron devrait arriver dans les minutes qui viennent. Il devait à la base arriver ici à midi, les midi 25. Ce qu'on sait, c'est qu'on connaît la voiture avec laquelle Emmanuel Macron va remonter les 1,9 km de ses Champs-Elysées. Il s'agit d'un véhicule léger de reconnaissance et d'appui de l'armée.

Le président, qui est également, vous le savez, chef des armées, qui a tenu donc à remonter symboliquement les Champs-Elysées dans ce véhicule de l'armée pour témoigner de son soutien au corps militaire. Ce camion qui est fabriqué par Renault Truck Défense et qui est construit au chantier à Saint-Nazaire. Il est traditionnellement utilisé par le président de la République, chef des armées, pour passer en revue les troupes le 14 juillet. Les véhicules utilisés à cette occasion appartiennent donc au groupement blindé de la gendarmerie mobile de Versailles. Il sera conduit, ce véhicule, par un gradé de gendarmerie.

Emmanuel Macron devrait arriver ici sur les Champs-Elysées dans quelques minutes. La suite, on la connaît. Il va passer en revue le détachement interarmé. Puis il va se rendre devant la tombe du soldat inconnu, déposer une gerbe, raviver la flamme, sonnerie aux morts, minute de silence, marseillaise par la musique des troupes de marines. Que vous allez suivre donc ? L'interprétation de l'ode aux soldats inconnus. Et nous allons suivre évidemment tout ça avec le public. Emmanuel Macron qui devrait donc être là d'une minute à l'autre.

Mais pour l'instant, ce sont les présidents notamment de l'Assemblée nationale et du Sénat et Valérie Pécresse qui sont en train d'arriver ici en haut des Champs-Elysées.

15:43
Présentateur

Merci. Philippe Rande est en direct des Champs-Elysées. Et je souhaite la bienvenue à l'invité de Questions Politiques ce dimanche, notre premier invité Aquilino Morel. Bonjour. Bonjour. Les premières heures, les premiers jours à l'Elysée, vous connaissez bien, vous étiez dans les bagages de François Hollande en 2012, si je peux m'exprimer ainsi. C'est Karine Bécart qui esquisse votre portrait. Bonjour Aquilino Morel. Bonjour. Aquilino Morel, il y a tout juste 5 ans, vous faisiez comme Emmanuel Macron. Aujourd'hui, votre entrée à l'Elysée, certainement pas en tant que président, évidemment.

Non, vous aviez su convaincre François Hollande quelques mois auparavant de vous choisir pour devenir son plus proche conseiller. Et vous aviez su, dit-on, parfaitement manœuvrer pour récupérer, comme votre prédécesseur d'ailleurs, Henri Guénaud, le très beau bureau appelé le salon d'angle, normalement attribué au secrétaire général parce qu'il est situé vraiment juste à côté de celui du président. En réalité, à bien vous observer, Aquilino Morel, on constate que tout ce qui se joue en coulisses ne vous a jamais effrayé. Peu importe que vous soyez un fils d'ouvrier, immigré, vous êtes surtout surdiplômé, vous avez fait médecine, Sciences Po, et l'ENA presque en même temps.

Et quand Pierre Moscovici vous repère et vous présente à Lionel Jospin, finalement, rien ne vous surprend. Vous débarquez à Matignon, vous le conseillez, vous avez 35 ans, vous êtes dans l'ombre d'un Premier ministre, 15 ans plus tard, vous serez dans celle d'un président, et vous vous êtes senti fort logiquement devenu un homme puissant. Donc Karine, Aquilino Morel, un homme prêt à devenir ministre. Oui, évidemment, petit, vous disiez à Aquilino Morel que vous le seriez à 40 ans. Et à dire vrai, vous, l'ancien interne des hôpitaux de Paris, passé inspecteur général des affaires sociales, aviez su vous faire remarquer avec un rapport sur le sang contaminé, puis un second sur le médiator.

Bref, vous sembliez parfaitement qualifié pour être un jour ou l'autre nommé ministre de la santé. Le problème, c'est que tout s'est enrayé parce qu'au-delà de l'épisode des chaussures, de vos chaussures que vous aviez pris l'habitude manifestement de faire cirer directement à l'Elysée, vous vous êtes retrouvé aussi, vous, l'inspecteur de l'IGAS, accusé d'avoir conseillé des géants de la pharmacie. Au final, vous n'avez pas été condamné. Mais depuis trois ans, votre carrière politique s'est arrêtée.

Vous vous êtes montré cette année extrêmement discret pendant la campagne de la primaire, comme en 2012, vous étiez derrière votre ami Montebourg, influent donc, peut-être encore, mais désormais, sans l'afficher nécessairement. Aquilino Morel, une réaction à ce portrait signé Karine Becker ? Je remercie Karine Becker pour ce portrait très bienveillant. C'est un mot à la mode. Je voudrais quand même rectifier des choses qui sont fatiguément inexactes. C'est dommage pour vous. Le bureau que j'occupais n'est pas le bureau du secrétaire général qui est à l'angle ouest. C'était le bureau de l'aile est qui est classiquement dévolu au directeur de cabinet.

Le président Giscard d'Estaing l'avait occupé lui-même parce qu'il ne voulait pas occuper celui du général de Gaulle, le salon doré. C'est quand même le bureau qui est le plus proche de celui du président. Oui, mais ce n'est pas le bureau du secrétaire général classiquement. Je n'ai absolument pas intrigué pour l'obtenir. C'était conformément à mon rang car j'étais numéro 2. C'était le président Hollande qui l'avait décidé. Je n'avais pas beaucoup d'autres choix que d'occuper ce bureau qui d'ailleurs était très beau. J'en étais très satisfait. Ce n'est pas la question. M. Le Mal vous laisse brûler. Pas du tout. M. Le Mal a occupé le bureau du secrétaire général.

Je vous vois à votre collègue M. Le Parmentier qui abonde dans mon sens. C'est une erreur. Par ailleurs, je n'ai jamais dit que je voulais être ministre à 40 ans. Peut-être un soir très tard. Vous avez peut-être pensé.

19:15
Locuteur non identifié

Comme beaucoup d'autres.

19:17
Présentateur

Mais les pensées sont personnelles et elles sont destinées à rester secrètes. Et enfin, vous dites que j'avais l'habitude de cirer mes chaussures à l'Elysée. Le cirer de chaussures, c'est un événement considérable qui mérite effectivement qu'on en parle encore aujourd'hui. Il est venu une fois. Une fois. À Marigny. Je l'ai payé. Il est parti. Et il n'est plus jamais revenu. Lui-même dit plusieurs fois. Trois fois, je crois. Lui-même dit ce qu'il veut. Je vous dis une fois. Et je n'ai pas été condamné évidemment parce que je n'ai même pas été mis en examen. Et l'enquête a été classée sans suite. Je l'ai dit. Non, vous avez dit que je n'avais pas été condamné.

Pour être condamné, il faut d'abord être mis en examen et jugé. L'enquête n'a même pas été... Il y a eu un classement sans suite. La suite de l'interview dans quelques instants. Retour sur le plateau de questions politiques. Nous sommes ensemble jusqu'à 14h pour le magazine politique que vous propose France Inter, France Info Télé et Le Monde. Émission spéciale ce dimanche de Passation de Pouvoir. Aquilino Morel, l'ancien conseiller politique de François Hollande est avec nous. Il va répondre à vos questions. À 13h15, c'est Jean-François Copé, le député maire Les Républicains de Maud, ancien candidat à la primaire de la droite et du centre qui nous rejoindra.

À mes côtés, mes confrères, Karine Becker, France Inter, Arnaud Leparmentier, Le Monde et Michel Dumouré, France Télévisions. Arnaud Leparmentier, sans tarder, première question de votre part à Aquilino Morel. Aquilino Morel, bonjour. Bonjour. Puisqu'on a un jour de Passation de Pouvoir, quand on rentre à l'Elysée, qu'est-ce qu'on ressent ? Comment ça se passe ? Est-ce qu'on pense que le monde vous appartient ? Qu'on va tout changer ? Est-ce que vous pouvez nous raconter vos souvenirs ? Un témoignage d'un conseiller il y a 5 ans, ça doit être à peu près la même chose que ce qu'éprouvent aujourd'hui les conseillers de Emmanuel Macron qui rentrent à l'Elysée.

C'est d'abord, c'est un jour de très grande solennité républicaine, mais pour quelqu'un comme moi qui avait fait la campagne de François Hollande, du candidat, c'est d'abord de l'émotion et de la fierté.

Parce que vous allez, en fin de compte, accompagner l'homme que vous avez choisi pour lequel vous êtes battu jusqu'au bout, jusqu'au moment où lui, de manière extrêmement forte, symbolique, va endosser le costume, la fonction de président de la République et pour moi, qui était donc avec François Hollande ce jour-là, j'étais caché, dissimulé derrière une paroi de cette magnifique salle des fêtes tendue de rouge impérial de l'Elysée en train de mettre la dernière main, de donner la dernière main au discours que le président François Hollande, qui n'était pas encore président puisqu'il n'était pas encore investi, mais enfin qui a les lettres dans quelques minutes, allait prononcer.

Donc c'était pour moi un moment à la fois de grande émotion, de fierté et puis encore un peu de pression parce que j'étais encore sous le... si vous voulez, j'avais encore un travail important à terminer. Discours, si je me rappelle bien, où il n'y avait pas de mention de Nicolas Sarkozy où hommage n'a pas été rendu. Où il n'y aurait pas dû y en avoir. Je raconte dans mon livre cette scène qui m'avait quand même beaucoup frappé.

François Hollande qui était encore lui-même sous le coup de la campagne et sous le coup de la violence des attaques que Nicolas Sarkozy lui avait portées ainsi qu'à sa compagne, était dans une attitude de distance par rapport au président Sarkozy et dans un premier mouvement, il n'avait pas voulu évoquer son prédécesseur dans la lignée de Charles de Gaulle, Georges Pompidou, Valéry Giscard d'Esta, François Mitterrand, Jacques Chirac et donc on avait eu cette explication où je lui avais fait part de mon hostilité, de mon incompréhension et bien entendu il avait surmonté ce premier moment et...

Pas jusqu'au bout parce que comme vous le savez au final, sur le perron, il aura eu ce geste qui manquait d'élégance de lui tourner les talons au président Sarkozy avant même qu'il regagne sa voiture. Je constate qu'aujourd'hui, Emmanuel Macron qui a bien retenu la leçon et toutes les leçons politiques du quinquennat, il apprend très vite, je peux en témoigner, a raccompagné le président Hollande jusqu'au... pratiquement jusqu'à sa voiture. Question de Karen Becker.

Mais pour prolonger la première question d'Arnaud Leparmentier, il y avait aussi cette idée de est-ce qu'on se sent très fort, est-ce qu'on se sent puissant ou est-ce que très vite le poids de la charge, les responsabilités vous arrivent en tête ? Je vous l'ai dit, moi ce jour-là j'étais encore en train de travailler. J'avais peu dormi, on avait élaboré ces discours avec le président. Non, on se sent heureux, fiers, émus. Et à quel moment on se dit tout ce qu'on rêvait qui soit possible ne le sera pas ? À quel moment on commence à se frotter au réel ? Dans le cas du quinquennat de François Hollande, comme vous le savez, les choses se sont passées très vite.

Je pourrais vous dire que ça s'est passé au moment de la tragédie de Florange, fin novembre 2012, mais en réalité, moi qui avais accompagné le président au sommet à Camp David avec le président Obama, j'ai vu au moment du G8 que contrairement à l'attente de ses collègues chefs d'Etat et des gouvernements européens qui souhaitaient qu'ils deviennent le leader de cette Europe nouvelle qu'il avait dessinée dans le discours du Bourget, on a bien vu qu'ensuite les choses se sont arrêtées, qu'elles se sont interrompues et que cet élan ne s'est pas poursuivi. Et c'est là qu'on s'aperçoit que ça va être très difficile.

Et que même si on a la force de l'onction populaire de l'élection, eh bien, il y a des choses contre lesquelles on ne pourra pas lutter parce qu'en l'occurrence, il ne s'agissait pas tant de questions politiques que de questions de personnalité et de tempérament. C'est l'intelligence ou c'est la fermeté qui compte ? Je vais vous dire ce que je pense. En politique, l'intelligence compte peu. Il vaut mieux être très intelligent qu'intelligent, intelligent que moyennement intelligent et moyennement intelligent que bête. Mais ce qui compte, c'est la force morale, le caractère, le courage, l'énergie, la détermination, la persévérance. Et donc il a toujours le maire.

Alors attendez, Michel Dumorey.

24:50
Invité

Vous êtes la personnalité également à qui il est le maire. Aujourd'hui, est-ce qu'on peut dire qu'avec Emmanuel Macron, on va passer d'une présidence bavarde celle de François Hollande à une présidence plus discrète ? Je le crois.

25:03
Présentateur

C'est nécessaire aussi. Et je pense que comme vous avoir perçu les signes de cette forme de... Je ne dirais pas que c'est de la discrétion. Je pense que c'est une manière qu'Emmanuel Macron a en lui, car je pense que c'est ancien, c'est ancré dans sa personnalité, de vouloir exercer le pouvoir pleinement et de le faire un peu avec surplomb. Ce qui a manqué à nos récents présidents. Mais par ailleurs, il a, il faut bien le dire, bénéficié du contre-enseignement, c'est-à-dire du fait d'avoir été pendant deux ans secrétaire général adjoint de François Hollande.

Donc pendant deux ans, comme d'autres, comme moi, comme Nicolas Revelle ou un certain nombre de conseillers, il a pu voir ce qu'on pouvait ne pas faire quand on n'arrivait pas à avoir la volonté de tenir face aux événements, face aux personnalités et à prendre les bonnes décisions. Donc je pense qu'il a bénéficié, si vous me permettez, de cette espèce d'enseignement à rebours. Il a eu un contre-exemple sous les yeux pendant deux ans et demi, et je crois qu'il a très bien compris ce qu'était la fonction présidentielle et la façon dont elle doit être exercée pour les Français mais même au final pour le Président. Et il ne va pas

26:06
Invité

se laisser enfermer lui aussi parce qu'à chaque fois c'est la même musique et on entend la même musique tous les présidents élus disent on ne va pas se laisser enfermer sous les ors de la République et à chaque fois il y en a vu que François Hollande

26:16
Présentateur

ait été enfermé sous les ors de la République. Non, il est beaucoup sorti il a toujours gardé un contact humain très facile et très agréable c'est un homme très charmant quand il le souhaite. qu'il ait rencontré dans sa présidence. Son problème c'était, je l'ai dit et écrit un excès d'intelligence et un défaut de volonté. A force de tout comprendre il finissait par ne pas décider ce qu'il fait décider. Avec Emmanuel Macron ça sera différent c'est ça que vous êtes en train de vous dire. Nous allons le savoir. Mais vous le connaissez très bien vous avez travaillé très étroitement avec lui en deux ans.

Je pense qu'il a en lui au delà du caractère charmant et séducteur de l'homme je pense qu'il a une forme de densité et de dureté même qui moi que j'ai connu lorsque j'étais son collègue et que je perçois dans ses premiers propos ses premières manifestations d'autorité ou de pouvoir la mise en scène qu'il a organisée pour son élection on sent ça. Quand il dit rien ne me fera renoncer il ne renoncera jamais. Ça, ça m'a frappé dans ce discours. Dans ce discours ce qui m'a frappé le premier discours de président c'est cette espèce de fermeté de dire pratiquement tout de suite je ne renoncerai à aucun de mes engagements.

Donc tous ceux qui pensaient qu'il peut-être il allait amender son programme ou corriger son style assez vertical comme disent les sociologues il n'est pas tellement dans l'horizontalité et dans la verticalité je pense que là il a mis les choses au point et une autre chose qui m'a frappé c'est que lorsqu'il a évoqué le bilan de François Hollande à la suite de ses prédécesseurs il a parlé évidemment de l'accord sur le climat ou de l'attitude du président au moment des attentats mais il n'a pas du tout donc il serait cantonné à la sphère internationale mais il n'a pas évoqué ce qui pourtant je dirais c'est pratiquement la seule chose qui leste le bilan en politique intérieure du président Hollande c'est à dire cette réforme de civilisation pour reprendre l'expression de Christiane Taubira le mariage pour tous je ne l'évoque pas et je vois là pas seulement l'expression d'une distance ou d'une réticence personnelle qu'il a toujours marqué encore récemment par rapport à cette réforme mais je pense que c'est pour parler de politique plus politicienne c'est un petit signal envoyé à la droite dont il a besoin aussi pour finir la recomposition qu'il a engagée Karine Descartes on va parler de tout ça mais quand il a dit voilà je ne renoncerai à rien là encore on a quand même un peu le sentiment que ce sont des mots renoncer à quoi je trouve que dans cette campagne présidentielle la sienne il ne s'est pas il s'est révélé dans sa personnalité il n'a pas révélé beaucoup de choses idéologiquement et puis par ailleurs quand on entend les premières choses qu'il dit sur par exemple l'emploi à la source on va y réfléchir on va mettre en place un séminaire pour savoir ce qu'on va faire un audit même chose sur Notre-Dame-des-Landes il est urgent à attendre on a le sentiment malgré tout qu'il fait de la politique comme on en a beaucoup connu non je ne crois pas je pense que quand il a dit cette phrase je ne renoncerai à aucun de mes engagements il ne visait pas ce que vous dites ce ne sont d'ailleurs pas des engagements personnels d'Emmanuel Macron il visait je crois très clairement une chose qui lui est d'ailleurs reprochée par avance et critiquée et peut-être à juste titre c'est-à-dire les ordonnances sur le travail je crois qu'il visait très clairement ça pour dire n'attendez pas de moi il avait dit d'ailleurs avant d'être président pendant la campagne que je renonce à ce point je le ferai je le ferai selon la méthode la manière que j'ai décrite et annoncée je crois qu'il visait très explicitement cela c'est une bonne méthode Arnaud Leparmentier je crois que ça se voit d'ores et déjà c'est perceptible cet homme jeune plein d'énergie et en même temps on le voit il a une forme de volonté d'affirmer une autorité ça va filer droit Michel Dumoré dit-on aujourd'hui si vous le dites ça doit être vrai et sur le fond on parle des ordonnances sur le travail ça c'est la libéralisation du marché du travail du code du travail Emmanuel Macron c'est la gauche libérale ou c'est le libéral tout court ?

écoutez moi je ne suis pas là pour donner des brevets de gauche ou pas de gauche chacun il était à l'économie alors que vous étiez conseiller politique vous savez bien Emmanuel a toujours dit qu'il n'était pas socialiste c'était vrai ce n'était pas très difficile à comprendre mais il s'est toujours revendiqué comme un homme de gauche d'ailleurs il a accompagné le président Hollande pour cette raison il est libéral ça c'est certain et il l'est de manière assez singulière en France il l'est complètement il est libéral économiquement industriellement culturellement diplomatiquement sur toutes les questions il est à cette approche donc je pense qu'on peut dire raisonnablement que c'est un libéral de gauche je crois que c'est ne pas lui faire injure et c'est assez simplement une manière de le décrire encore que lui-même dise dans sa démarche présidentielle qu'il veut et la droite et la gauche mais quelle est sa part tout de même selon vous dans le bilan économique de François Hollande c'est vraiment sa politique qui a été appliquée notamment au départ non ce n'est pas ce n'est pas sa politique quand vous êtes conseiller même très haut conseiller comme l'était Emmanuel Macron vous ne pouvez pas dire c'est ma politique qui est appliquée ou qui n'est pas appliquée il l'a largement c'est la politique de François Hollande il l'a conseillé s'il avait voulu le reproche m'a été adressé à un moment donné on pourrait le faire aussi à Emmanuel Macron s'il avait voulu démissionner parce que la politique de conduite ne lui convenait absolument pas il ne l'aurait fait il ne l'a pas fait il dit qu'il est parti il a quand même insisté dans la campagne il n'aurait pas parti volontairement de l'Elysée je ne parle pas de ça oui mais bien sûr mais au moment où précisément ce à quoi il avait œuvré c'est à dire cette inflexion sociale libérale allait se mettre en place et s'il a quitté l'Elysée c'est pour des raisons de déception personnelle et non parce que sa politique ne serait pas appliquée c'était tout le contraire d'ailleurs quelques mois plus tard lorsqu'on lui a proposé de revenir à Merci comme ministre pour appliquer cette politique il est revenu il n'a pas refusé donc je veux dire que la politique d'Emmanuel Macron elle aurait peut-être été différente s'il avait été président le 15 mai 2012 mais ce n'était pas le cas il a été un très bon et très loyal conseiller du président je ne suis pas convaincu qu'il ait toujours été d'accord je pourrais en témoigner mais il a été plus entendu que vous par exemple bien entendu on a tous vu Emmanuel Macron à l'Elysée qui grosso modo au début du quinquennat ça a été écrit ne disait pas toujours beaucoup de bien des mesures prises par François Hollande il trouvait que écoutez chacun pouvait dire ce qu'il voulait moi aussi j'avais des choses à dire mais au moment donné les choses sont simples soit vous démissionnez soit vous restez si vous restez c'est parce que vous pensez que vous êtes quand même plus utile à l'intérieur pour corriger y compris pour se battre pour infléchir des événements qui ne se produisent pas comme vous le souhaitez que de partir donc qu'Emmanuel Macron est resté pour cette raison par ailleurs puisque vous parlez de cette question de mon départ etc on voit très bien que le quinquennat de François Hollande s'est divisé en deux parties pratiquement égales temporellement dans un premier temps il n'a pas appliqué la politique pour laquelle il avait été élu le discours du Bourget du 15 mai 2012 jusqu'au 25 août 2014 départ de Montebourg de Bercy et puis à partir de ce moment là il a conduit une politique pour laquelle il n'avait pas été élu la politique sociale libérale qui est la sienne Aquilino Moral on a une question pour prolonger cette réflexion de Marie France qui nous écrit de Quimper en quoi selon vous Emmanuel Macron incarne-t-il le renouveau ?

il l'incarne d'abord par un fait qu'il faut bien admettre et qui est évident c'est sa jeunesse et sa jeunesse et sa force de tempérament qui est perceptible c'est un homme énergique dense volontaire c'est un premier changement

33:22
Invité

ça peut être un handicap aussi sa jeunesse comment ? ça peut être aussi un handicap non je ne crois pas non j'aime le temps de la révolution

33:27
Présentateur

où les généraux étaient faits généraux sur les champs de bataille à 20 ans à 39 ans il pourrait déjà être à la retraite militaire non je pense que c'est un vrai atout pour lui cette élection était attendue en Europe dans le monde ça change l'image de la France après peut-être on verra la manière dont Emmanuel Macron conduira mais ça c'est très important et le renouveau qu'il incarne n'est pas seulement un renouveau personnel humain il a commencé pas encore achevé mais commencé une recomposition politique qui était latente depuis des années entre les partisans du oui les partisans du non les gens favorables à l'Europe telle qu'elle se construit ceux qui la critiquent ceux qui sont favorables à la mondialisation libérale et ceux qui la suspectent qui veulent la contrôler il a opéré cette recomposition en tout cas dans un premier temps à son avantage reste pour lui et je vois bien qu'il est très déterminé à réussir cette étape il est vrai que s'il ne la réussissait pas ce serait compliqué pour lui d'être président il veut aller jusqu'au bout c'est à dire fracturer la droite je m'interromps on va parler de cette recomposition politique c'est évidemment très important on a Emmanuel Macron qui est justement sur les Champs-Elysées en train d'arriver ou peut-être déjà arrivé à l'Arc de Triomphe Philippe Rendez vous êtes toujours avec nous ?

34:34
Invité

absolument il n'est pas encore arrivé à l'Arc de Triomphe il est en train de remonter les Champs-Elysées Emmanuel Macron évidemment escorté par les chevaux de la garde républicaine il se trouve à 300-400 mètres de l'endroit où on se trouve en haut des Champs-Elysées Emmanuel Macron qui est donc dans un véhicule léger de l'armée comme je vous le disais il y a quelques minutes ce véhicule est traditionnellement utilisé par le chef par le président de la république chef des armées pour passer en revue les troupes le 14 juillet il a donc fait ce choix Emmanuel Macron aujourd'hui ce choix symbolique en tant que nouveau président de la république en tant que chef des armées pour remonter symboliquement les Champs-Elysées pour témoigner de son soutien au corps militaire il y a énormément de monde ici autour de nous sur les Champs-Elysées beaucoup de drapeaux bleu blanc rouge certaines personnes sont venues avec des roses d'autres avec des t-shirts Emmanuel Macron et les gens attendent Emmanuel Macron qui est donc en train de remonter les Champs-Elysées un petit détail il a beaucoup plu ici il y a quelques minutes des trombes d'eau pendant un quart d'heure Emmanuel Macron est-ce qu'il a attendu l'accalmie ou est-ce qu'il n'a pas entendu l'accalmie en tout cas il est en train de remonter les Champs-Elysées sous un beau soleil même si les pavés

35:49
Présentateur

dans la météo merci Philippe Rande Michel Dumour une question pour Aquilene Morel

35:54
Invité

oui on va rester sur la question du renouveau question posée par cet auditeur il y en avait un autre au gouvernement et par n'importe lequel qui voulait incarner ce renouveau c'est Emmanuel Valls qu'est-ce que finalement a plus Emmanuel Macron que Emmanuel Valls que Emmanuel Macron a réussi lui le rêve souhaité par Emmanuel Valls

36:11
Présentateur

je pense que Emmanuel Valls à un moment donné s'est laissé un petit peu prendre au piège des institutions et la vie politique classique il n'a pas voulu opérer une rupture alors qu'elle était dans sa tête déjà faite avec le président la fin de ce quinquennat quand même calamiteuse et aller de l'avant et se porter candidat il a préféré rester premier ministre on peut critiquer et dire beaucoup de choses sur Emmanuel Macron on a le droit il faudra peut-être le faire à l'avenir chacun va l'observer mais il a quand même réussi une chose c'est partir à froid quand vous êtes ministre à Bercy il y a peu d'exemples de gens qui réussissent à opérer ce type de rupture il l'a fait parce que lui voulait être président de la république il le voulait je pense réellement et plus que les autres et plus que Emmanuel Valls plus que Emmanuel Valls selon vous la preuve il faut être simple il a opéré cette rupture il a su comment dire prendre ses distances avec le président au moment où il fallait le faire imposer son choix qui est un choix quand même difficile il était soutenu par beaucoup de gens bien entendu mais personnellement c'était tout de même difficile il a compris ce qu'attendait les français cette volonté de renouvellement et de rénovation et il a saisi sa chance vous savez dans les grecs disaient le kairos c'est le moment critique c'est le moment où il faut saisir la chance qui se présente il l'a fait et il a été élu président Arnaud le parent sur la recomposition quand il a rendu hommage à tous ses prédécesseurs Emmanuel Emmanuel Macron pardon a associé François Mitterrand non pas au socialisme mais à l'Europe est-ce que finalement c'est maintenant la grande la grande bataille ou le grand choix qui fait que se coalise autour d'Emmanuel Macron les pro-européens dont vous ne faites pas partie c'est-à-dire que vous saluez sa cohérence tout en étant vous-même idéologiquement totalement opposé bien entendu mais je salue pourquoi parce qu'il vaut mieux dire les choses les exprimer et essayer de les résoudre avec chacun ses convictions que de faire semblant qu'on va continuer une politique dont plus personne ne veut continuer des jeux d'appareils ou des clivages qui ne correspondent plus à la réalité des français Emmanuel Macron est européiste il est mondialiste il est libéral c'est son droit le plus strict ça veut dire qu'il n'y aura pas de déception c'est-à-dire est-ce que selon vous est-ce que recèle dans le programme d'Emmanuel Macron des promesses ou des divisions intenables comme on a eu avec Chirac sur la fracture sociale comme on a eu avec François Hollande entre le bourget et l'engagement européen vous voyez bien qu'il a bien pris soin hormis la question de la réforme du droit du travail par ordonnance de prendre des engagements trop clairs le problème d'Emmanuel Macron ne va pas être comme il a été pour François Hollande un problème de déception par rapport à des proclamations faites au moment de la candidature c'est pas ce problème-là qui se présente à lui c'est un problème par certains côtés plus redoutable c'est que vous le disiez vous-même l'assise qui est la sienne politiquement sociologiquement sur ses différents points européiste mondialiste libéral est faible l'équation politique de la présidentielle c'est pas le second tour qui la donne c'est le premier 25% premier 24 24 avec 24 c'est pas 25 je vous rappelle que François Hollande a fait 28-6 au premier tour 28-6 Emmanuel Macron fait 24 et il a face à lui un bloc de droite qui malgré une situation quand même très compliquée son candidat fait 20% un bloc de gauche disons souverainiste ou vigoureuse à 20% donc oui il bénéficie aussi de circonstances qui font que ça l'apportait nettement quand on fait de la politique et quand on veut réussir on ne peut pas dissocier les circonstances de votre personnalité ou de votre programme c'est ça depuis Machiavel il faut à l'homme d'état pour conquérir et conserver le pouvoir la virtu la force d'âme et de caractère et la fortuna c'est à dire la chance mais il faut savoir la saisir on parlait tout à l'heure de Manuel Valls on voit bien qu'il y a eu à un moment donné chez lui il n'a pas vu le tempo il n'a pas compris l'aspiration des français je pense que pour Emmanuel Macron la difficulté c'est celle-là c'est comment passer d'un socle minoritaire dans le pays à une majorité stable durable et ça sur ça la droite pour l'instant ne l'aide pas énormément mais elle n'a pas de raison de l'aider et elle va résister parce que fracturer à l'envie le parti socialiste ou la gauche c'est pas très compliqué parce qu'il y a des gens qui veulent essayer d'obtenir une majorité absolue ou relative pour la droite à l'Assemblée donc c'est là l'enjeu pour Macron et donc quelle personnalité pourrait avoir un effet d'entraînement la seule personnalité qui pourrait avoir un effet d'entraînement c'est Macron lui-même en revanche je pense que s'il nommait quelqu'un comme Edouard Philippe qui est une personnalité très estimable mais peu connue du grand public il le ferait à mon sens principalement parce qu'il va essayer d'obtenir ainsi l'appui d'Alain Juppé c'est à dire de prendre à la droite 25 à 30% de son électorat qui est quand même très proche de la gauche il y a beaucoup de gens de gauche qui s'apprêtaient à voter pour Alain Juppé à la primaire ou même à la présidentielle s'il avait été désigné donc je pense que c'est ça qu'il va essayer de faire vous ne croyez pas qu'il veut gagner tout seul vous ne croyez pas qu'il va nommer un homme à lui il veut gagner tout seul bien entendu Édouard Philippe ce n'est pas déjà pactisé avec la droite non je pense qu'il veut gagner tout seul mais je pense qu'il est parfaitement conscient qu'il peut très bien ne pas y arriver et qu'aujourd'hui la situation est indécise pour y parvenir il a aussi besoin pour finir cette recomposition il a besoin pas seulement de terminer le jeu de massacre à gauche mais d'enfoncer un coin à droite

41:47
Jean-françois Cope

Michel Dumoré

41:48
Présentateur

vous aviez soutenu pendant la primaire Arnaud Montebourg

41:51
Invité

et on sait que vous étiez aussi le centre vous faisiez en tout cas le centre de la démondialisation aujourd'hui celui qui porte cette idée c'est Jean-Luc Mélenchon est-ce qu'il peut être lui à gauche celui qui peut incarner la recomposition à gauche justement

42:05
Présentateur

il peut le faire peut-être l'avenir le dira ce que je crois c'est que d'abord ces idées ne lui appartiennent pas ces idées elles sont très largement partagées par beaucoup de gens y compris des gens qui ne sont pas de gauche et l'enjeu me semble-t-il pour l'avenir c'est comment le camp pour simplifier puisqu'Emmanuel Macron représente le camp du oui comment le camp du non va-t-il réussir ou pas à se structurer à s'organiser parce que qu'est-ce qui s'est passé à cette élection il s'est passé que en réalité le non est toujours majoritaire il a fait 56,5% des voix le 29 mai 2005 ça n'a pas beaucoup changé à mon avis si on votait aujourd'hui ce serait davantage mais vous avez 25% des voix Obama qui sont captées stérilisées par le Front National des gens qui votent pour Marine Le Pen mais comme personne ne peut ni ne doit s'allier avec Marine Le Pen ces voix-là elles sont si vous voulez gelées alors comment faire pour faire revenir ces électeurs dans le droit chemin c'est pas le droit du Parti Socialiste qui selon la note de Terra Nova célèbre 2011 a abandonné les classes populaires bien entendu c'est cette responsabilité là c'est la responsabilité d'avoir abandonné pas seulement les classes populaires mais tout un tas de symboles qui est plus que des symboles l'idée de nation l'idée de laïcité l'idée de république l'idée de souveraineté moi je constate que de ce point de vue là Emmanuel Macron est assez plastique il défend Jeanne d'Arc il a une attitude quand même très verticale pour reprendre cet adjectif il se met en scène comme un homme seul plastique c'est le contraire de cohérent

43:31
Invité

non ce que je veux dire c'est que Emmanuel Macron il dit bien je suis et de gauche et de droite donc il n'est pas figé de ce point de vue là

43:40
Présentateur

et il a pris symboliquement pas mal à gauche mais pas mal à droite aussi par vertical je pense que c'est un peu bonapartiste césariste ben oui ça fait partie d'histoire de France Emmanuel Macron a bien dit pendant la campagne je l'ai vu ou entendu dire il ne faut pas oublier que avant d'être la république la France a été l'ancien régime ce faisant il ne fait qu'illustrer la célèbre et belle phrase de Marc Bloch il existe deux sortes de français qui ne comprendront jamais l'histoire de France ceux qui refusent de vibrer au souvenir du sacre de Reims et ceux qui lisent sans émotion le récit de la fête de la fédération il a très bien compris que la France c'est ça c'est la révolution l'ancien régime la gauche si vous voulez la droite et qu'il faut quand on veut être président et réussir il faut arriver un peu à synthétiser on va repartir aux Champs-Elysées si vous le voulez bien Kylian Morel où ça vibre Philippe Rande apparemment

44:33
Invité

ah oui absolument tout simplement car nous nous trouvons à l'endroit exact où Emmanuel Macron est descendu de son véhicule j'étais avec le public juste au moment où Emmanuel Macron est descendu de son véhicule il a fini cette remontée des Champs-Elysées à pied ce qui est un geste fort Emmanuel Macron qui a marché tout seul pendant plusieurs dizaines de mètres entre les Champs-Elysées et l'Arc de Triomphe puis c'est une Marseillaise qui a retenti reprise en coeur par le nombreux public ici autour de nous un public qui est évidemment très heureux et qui se sent très privilégié d'avoir vu le nouveau président de la République descendre à pied juste à quelques mètres de nous le président de la République qui est maintenant devant la tombe du soldat inconnu je parle un peu plus doucement car il y a du silence autour de moi voilà Emmanuel Macron qui est de manière très solennelle devant la tombe du soldat inconnu alors que vient de retentir la Marseillaise

45:29
Présentateur

Philippe Randé qui nous a fait vivre ce moment depuis les Champs-Elysées Aquilino Morel merci de nous avoir accompagné ce dimanche je rappelle le titre de votre ouvrage c'est l'abdication que vous avez publié chez Grasset à 13h15 second invité de questions politiques ce sera Jean-François Copé le député maire Les Républicains de Maud deuxième partie de questions Paul avec vos questions évidemment sur internet ça se passe sur franceinter.fr le standard est ouvert vous pouvez appeler au 01-45-24-7000 il y a aussi du Facebook Live et si vous voulez intervenir sur Twitter c'est avec le mot clé questions politiques questions au singulier dans quelques instants nous aurons la météo et puis le journal de 13h questions politiques donc pour ce dimanche spécial passation de pouvoir sur France Inter retour sur le plateau de questions politiques le rendez-vous que propose France Inter la télévision France Info et Le Monde seconde partie de notre émission spéciale dimanche de passation de pouvoir je salue Jean-François Copé qui nous a rejoint bonjour bonjour député maire Les Républicains deux mots merci d'avoir accepté notre invitation à mes côtés pour vous interviewer Karine Becker de France Inter Michel Dumoret de France Télévisions et Arnaud Leparmentier du journal Le Monde nos questions c'est dans un instant les questions des auditeurs ce sera à partir de 13h30 vous pouvez téléphoner au 01-45-24-7000 il y a le site internet franceinter.fr il y a du Facebook Live et ça fonctionne aussi sur Twitter avec le mot clé question Paul question au pluriel Jean-François Copé notre rituel de bienvenue dans questions politiques c'est le portrait qu'est-ce qui est ce Karine Becker de nos invités bonjour Jean-François Copé bonjour vous aviez tout préparé Jean-François Copé depuis longtemps pour devenir président justement cette année c'était très précisément vos plans et tout le monde famille, amis, ennemis était au courant à 53 ans vous deviez vous installer promis juré dans le bureau présidentiel de l'Elysée le problème d'abord c'est qu'il y a 5 ans vous vous êtes salement abîmé dans cette guerre de tranchées qui vous a opposé à François Fillon pour absolument garder l'UMP et puis surtout personne n'a oublié que vous avez été un des tout premiers accusés dans la tentaculaire affaire politico-financière baptisée Big Malion certes vous avez été blanchi Jean-François Copé mais l'ex-bébé Chirac que vous avez été réputé déterminé et tout autant méthodique a forcément été perçu à un moment donné comme un tricheur du coup ce qui est assez impressionnant chez vous Jean-François Copé alors que c'était faux non jamais rien j'ai dit vous aviez été blanchi absolument j'ai commencé par là sauf que non jamais rien ne vous fera renoncer votre appétit aujourd'hui semble intact vous nous direz comme si vous étiez éternellement programmé pour préparer le coup d'après alors Karine quel est ce coup d'après désormais ?

ce sont évidemment les élections législatives et peu importe que vous ayez décidé monsieur le député de ne pas vous représenter puisque depuis votre courte abstinence médiatique et donc depuis votre retour dans l'arène politique ce à quoi vous avez beaucoup travaillé c'est surtout à montrer que vous aviez changé vous êtes passé vous savez Jean-François Copé de ce ton vindicatif et volontairement décomplexé un style un peu plus ouvert et parfois même presque modéré irréprochable vous avez été avec François Fillon dans toutes les réunions de la campagne présidentielle et à présent vous apparaissez quasi réconcilié avec François Baroin l'ancien copain l'ancien mousquetaire chiracien à qui votre parti vient de confier tiens tiens tiens la bataille du prochain scrutin alors après dix années d'attente ne seriez-vous pas déjà en train de rêver à un improbable marocain parce qu'il n'est pas si sûr Jean-François Copé que vous vous soyez totalement transformé le portrait signé Karine Bécart une réaction Jean-François Copé d'abord reconnaissons ensemble que ce que vous avez évoqué là laisse bien augurer de ce que c'est que le caractère toujours difficile des parcours que l'on choisit de faire au service de la France rien sauf exception n'est totalement linéaire et le fait que j'ai choisi de m'exprimer devant vous aujourd'hui le jour symbolique de la passation de pouvoir du nouveau président de la république montre je ne serais pas permis de le dire mais en tout cas une certaine valeur que j'aime bien qui est celle du fair play pour saluer celui qui l'a emporté tout en marquant et je vais le faire tout à l'heure les différences fortes qui peuvent ici ou là nous opposer mais c'est dur quand même aujourd'hui c'est dur aujourd'hui du coup vous auriez voulu être à sa place écoutez vous avez fait un portrait qui résumait assez bien le caractère difficile aussi des moments que j'ai pu traverser vous avez rappelé que j'ai été totalement innocenté dans l'affaire Big Malion alors que j'avais été pointé du doigt de manière assez sordide ce qu'on a vu de François Fillon depuis ces derniers temps montre que finalement peut-être que ça n'était pas moi le méchant lorsque nous nous sommes opposés en 2012 peut-être que les choses vont être réécrites maintenant à l'aune de la vérité Arnaud Leparmentier si on revient quand même on sort d'une élection qui était imperdable pour la droite qui est devenue ingagnable qu'est-ce que pense l'homme Jean-François Copé quand il voit le jeune Emmanuel Macron 39 ans à l'Elysée qu'est-ce que vous pensez tripalement ?

Tripalement ?

je devais prendre une image biblique voilà quelqu'un devant lequel la mer rouge s'est ouverte car enfin traditionnellement dans un parcours de construction pour conquérir le cœur des français il y a bien des obstacles à franchir il semble que pour lui et c'est sans doute une part de son talent tous ces obstacles soient tombés avant même qu'il n'ait à les franchir car effectivement vous avez très bien dit les choses c'était imperdable pour la droite et voilà que le dégagisme a opéré de manière méthodique avant même qu'il n'ait le temps lui-même de dégager qui que ce soit c'est-à-dire que Sarkozy battu Juppé battu Hollande ne se représente pas Valls n'y va plus enfin est battu et Fillon nous fait le parcours sur lequel hélas il n'y a plus à revenir mais qui fut désastreux donc résultat des courses il se retrouve en finale avec Mme Le Pen certes il fallait absolument qu'il gagne et j'ai été le premier avec mes amis François Baroin et Xavier Bertrand à tout de suite mettre en place la digue pour montrer qu'il était hors de question d'avoir la moindre complaisance à l'égard du Front National et donc on a appelé à voter pour le deuxième tour mais sur l'homme il y a comme une bascule de génération sous Nicolas Sarkozy il y avait toute une série de trentenaires de quadras maintenant vous avez tous plus de 50 ans vous semblez super vieux est-ce que c'est passé est-ce que Macron vous ringardise puisqu'il ne vous dégage je vous propose de laisser un peu de temps pour voir moi je rends hommage de manière générale à l'audace d'où qu'elle vienne il a été audacieux et pour tout vous dire la cérémonie à laquelle nous avons assisté ce matin avait beaucoup de tenue comme bien souvent quand il s'agit de ces moments très républicains où l'on voit l'image sous les dorures de l'Elysée d'une passation de pouvoir qui se passe évidemment avec dignité en même temps attendons un peu avant d'être certains que seuls ceux qui ont moins de 40 ans peuvent gouverner la France après tout on verra bien ce qu'il en est je crois aussi me souvenir qu'il y a autour de monsieur Macron des gens qui incarnent bien le vieux système et d'ailleurs c'est toute l'ambiguïté de la semaine que nous venons de vivre Jean-François Copé le nouveau président

53:23
Invité

Emmanuel Macron l'a dit et répété il veut déstabiliser la droite il est en train d'y arriver ma première question va porter sur le choix du premier ministre qui devrait être enterriné peut-être en fin de journée ou sinon demain par le nouveau président de la république Edouard Philippe qui vient de votre camp LR pourrait-il serait-il un bon premier ministre avec Emmanuel Macron président je ne sais pas si ce sera

53:45
Présentateur

un bon premier ministre il y a une chose qui est certaine c'est qu'il n'y a pratiquement aucun doute sur le fait qu'Edouard Philippe sera le premier ministre la vraie question la vraie question elle n'est pas là la question que je vous posais moi c'était celle vous n'employez pas le conditionnel Jean-François Copé c'est un secret de polichinelle Edouard Philippe sera premier ministre Bruno Le Maire entrera au gouvernement il y en a d'autres l'un et l'autre ont déployé une énergie folle pour adresser à leur famille politique le message qu'ils n'avaient plus besoin de leur famille politique ce sont des traîtres ce sont des traîtres pour vous non non non attendez je pense qu'il faut laisser il faut utiliser les mots adaptés donc c'est pas jamais le mot que j'emploierai en revanche il faut que personne ne soit dupe sur le fait que cela ressemble évidemment à ce que à l'inverse Sarkozy avait fait il y a une dizaine d'années avec Bernard Kouchner et plus de deux ou trois autres qui étaient des hommes totalement à gauche et qui ont quitté leur camp pour des ministères nous assistons assez largement à un système identique de l'autre côté mais ne nous trompons pas derrière ces deux exemples ça n'est absolument pas la droite qui se fissure et je vous invite quand même à attendre la suite des choses avant d'être trop définitif pour une raison très simple moi je ne vais pas cesser comme d'ailleurs le fait François Baroin et un certain nombre d'autres de mes amis de dire à tout le monde que nous sommes en responsabilité à droite quel est le sujet va-t-on laisser le paysage politique totalement vide entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen c'est une responsabilité historique va-t-on prendre ce risque fou de considérer qu'il n'y a rien à dire aux français entre le nationalisme métriqué de Marine Le Pen et le mondialisme un peu béat quand même d'Emmanuel Macron moi je pense l'inverse je pense que entre les deux il y a un énorme espace qui doit être occupé par la droite française qui est une droite dont l'honneur est d'avoir toujours refusé les alliances avec le Front National là où on le sait le PS n'a pas eu les mêmes scrupules en s'alliant avec l'extrême gauche nous avons toujours été très fermes là-dessus parce que pour nous il est capital de construire un avenir là où la donne à changer là où la donne à changer c'est qu'on a un président de la République d'une nouvelle génération 39 ans et que évidemment il apporte un souffle nouveau et ça tombe très bien les français veulent ce renouveau le problème c'est que la droite en ce moment n'est pas très claire il y a une partie de cette droite modérée ou un peu tendre qui peut effectivement assez facilement aller glisser chez Emmanuel Macron et puis il y a une droite assez dure qui pourrait glisser assez facilement chez Marine Le Pen comment réussir à garder ces deux entités au sein d'un même parti manifestement les gens n'ont pas forcément envie de continuer à vivre ensemble Karine Becker moi je regarde les faits nous avons depuis deux semaines plutôt je dirais pas trop mal porter les choses après la désastreuse des fêtes présidentielles regardez ce qu'il en est il y avait une tentation évidente de quelques-uns de vouloir faire des clins d'oeil au Front National vous savez qu'un certain nombre d'entre nous nous sommes opposés à Laurent Wauquiez ou à quelques autres peu nombreux heureusement je parle des dirigeants pas des sympathisants ou des militants qui pour beaucoup d'entre eux en ont tellement marre de la gauche c'est quelque chose j'ai suffisamment combattu la gauche pour dire mais qu'est-ce que vous faites mais au niveau des responsables au niveau des responsables une partie de l'électorat François Fillon a voté Front National une partie très importante a voté Emmanuel Macron la moitié des électeurs de François Fillon ont voté Emmanuel Macron donc je pense que c'est bien qu'on le rappelle quand même parce que c'est pas rien dans le contexte que nous connaissons donc juste pour terminer là-dessus nous avons endigué ce premier risque parce qu'il y a eu une unanimité de la direction de notre parti pour dire on ne fait pas de compromission avec le Front National la nomination du premier ministre ça va quand même faire sauter une digue attendez j'y arrive deuxième point nous avions évidemment les tentations de quelques-uns psychologiquement un peu plus fragiles de dire allez vite allons là où la lumière se trouve aujourd'hui Philippe et Le Maire sont psychologiquement fragiles et de filer Bruno Le Maire est psychologiquement fragile mais attendez vous avez quand même vu la liste de ceux auxquels Emmanuel Macron utilisant non pas une technique du 21ème siècle mais plutôt de la 4ème république a dit écoutez on vous donne une semaine pour réfléchir avant de vous mettre un candidat contre vous c'est quand même extravagant il y a longtemps qu'on n'avait pas vu ça je ne comprends pas psychologiquement fragiles je ne crois pas que Thierry Soler on leur met la pression non non non mais c'est pour ça que je n'ai donné aucun nom on verra très précisément vous êtes un candidat au législatif monsieur Copé vous pouvez être au zen mais justement je ne suis pas candidat au législatif parce que j'ai fait le choix de rester auprès de mes administrés à mots et je suis pour autant très très attentif à mes amis candidats au législatif et je trouve que c'est un bien mauvais coup que leur font ceux qui dès à présent passent à gauche alors même alors même que nos candidats se battent sur le terrain pour marquer leur différence par rapport à la gauche Macron c'est la gauche Jean-François Copé comment éviter vous n'allez pas dire que Macron c'est la droite quand même et la droite et la gauche non non Jean-François Copé comment éviter on est dans ce studio sympathique et chaleureux mais enfin il faut quand même être lucide sur ce qu'est écoutez vraiment je n'avais pas envie d'aller sur ce terrain mais puisque vous m'y invitez nous avons vécu ensemble par télévision interposée la cérémonie de passation de pouvoir bon écoutez c'était une belle cérémonie je l'ai dit républicaine mais enfin si vous me poussez un peu je vais répondre tout de suite il ne peut pas avoir échappé à qui que ce soit le bonheur rayonnant que l'on voyait sur le visage de Laurent Fabius qui a fait un discours d'ailleurs très beau car c'est un remarquable orateur enfin on voyait bien que c'était en même temps une réunion de famille politique entre Laurent Fabius et Emmanuel Macron on voyait tout autour ces derniers jours le bonheur d'un certain nombre de responsables socialistes qui avaient l'impression de fêter leur victoire alors que le moins qu'on puisse dire c'est qu'ils étaient quand même porteurs d'un bilan catastrophique j'avais en face de moi sur France 2 dimanche dernier Ségolène Royal j'avais Gérard Collomb j'avais Julien Drey je peux vous dire qu'ils n'étaient pas habillés en noir c'était la fête Jean-François Copé on pourra peut-être parler du fond parce qu'apparemment la gauche en tout cas sur la réforme du droit du travail du code du travail des ordonnances apparemment une partie de la gauche ne pense pas trop que cette action sera la gauche de M.

Hamon et de M.

Mélenchon on verra la recomposition mais je rappelle quand même que ça n'est rien d'autre que la continuation de la loi El Khomri donc il faut arrêter de se mentir là aussi c'est une tentative du parti socialiste pour une partie de devenir un parti socialiste plus libéral et donc moi il y a des sujets sur lesquels j'approuverai je déteste le sectarisme écoutez quand Emmanuel Macron dit qu'il veut gouverner par ordonnance c'est le coeur de ce que je propose depuis des années c'est le centre du livre que j'ai écrit le sursaut français que de dire il faut gouverner par ordonnance donc sur un certain nombre de sujets au démarrage d'un quinquennat bon donc là dessus je dirais toujours oui là où en revanche je ne suis dupe de rien c'est quand j'entends monsieur Macron nous dire que dans le même temps il va augmenter la CSG plutôt que de baisser l'impôt sur le revenu augmenter la CSG et baisser les charges sociales vous savez très bien que quand on augmente la CSG et qu'on baisse les charges sociales tout le monde ne profite pas des mêmes baisses alors on ne se parle pas de la même chose on va parler dans un instant du fond si vous voulez bien on lance la séquence auditeur très bien France Inter question politique intervenez au 01 45 24 7000 et sur les réseaux sociaux avec le mot clé question Paul et nous avons tout de suite David qui nous appelle de Paris bonjour David

1:01:18
Invité

bonjour

1:01:19
Présentateur

si vous voulez bien posez votre question à Jean-François Copé

1:01:22
Invité

bonjour bonjour M. Jean-François Copé bonjour moi j'ai fréquenté aussi à ça j'ai adoré le droit constitutionnel c'est passionnant bon ça c'est une petite parenthèse comment voyez-vous l'avenir de la droite républicaine c'est surtout sous la forme des élections législatives du mois de juin Jean-François Copé prenez ma question

1:01:45
Présentateur

Jean-François Copé je réponds à votre question qui est très claire et je voudrais le faire avec la même clarté en réalité il y a plusieurs scénarios possibles il y a un premier scénario qui est celui de la droite remportant la majorité absolue des députés et c'est un objectif que nous devons nous fixer et on verra comment les semaines qui viennent vont se dérouler et que feront les électeurs si c'est le cas alors et bien nous prendrons nos responsabilités François Baroin est notre chef de file moi-même j'ai souhaité vraiment de manière très claire lui dire mon soutien total par rapport à la démarche qui est la sienne et je crois qu'à ce moment-là il nous appartiendra de prendre nos responsabilités et de gouverner le pays ce qui permettra d'ailleurs de compenser je dirais la dimension la plus socialiste de l'approche d'Emmanuel Macron qui a quand même été très sanctionné par les électeurs si nous n'avons pas la majorité et bien il faut qu'on soit le plus nombreux possible à l'Assemblée pour faire un rapport de force mais positif pas négatif pas pour empêcher simplement pour essayer de rééquilibrer et je dirais de faire peser de tout notre poids pour qu'un certain nombre de réformes nécessaires pour la France soient faites malgré les blocages est-ce que vous envisagez monsieur Copé un contrat de coalition comme ça se fait quand personne n'a la majorité absolue pour gouverner avec le groupe d'Emmanuel Macron République En Marche et votre groupe Les Républicains ça va être très difficile de vous répondre aujourd'hui parce qu'on n'a pas tous les éléments et en réalité ça n'est pas je dirais le choix qui a ma préférence je pense que la 5ème République c'est une constitution qui exige la clarté des choix on est soit dans la majorité soit dans l'opposition et si je vous dis cela c'est parce que j'ai une hantise qui est partagée d'ailleurs par un certain nombre de mes amis c'est qu'on se retrouve dans une situation dans laquelle la seule opposition soit celle de l'extrême droite car là alors le danger serait terrible pour la future alternance et donc je pense qu'il y a de toute façon pour la droite une place immense à reconquérir mais et je voudrais finir de répondre à la question de David ça exige une chose puisque vous me demandez quel est l'avenir de la droite c'est que la droite se remette en cause de fond en comble du sol au plafond il y a tout à réorganiser tout à repenser notre organisation notre ligne politique nos débats nos statuts la manière dont les uns et les autres peuvent s'exprimer rien ne serait pire que de faire comme avant si au lendemain des législatives on repart dans un processus dans lequel là-bas il y a des élections en novembre on va élire un président du parti qui comme Sarkozy avait viré tous les non-sarkozistes en son temps Fillon avait viré les non-fillonistes en son temps le prochain viderait tous ceux qui ne seraient pas de son camp là c'est fini on ne fait plus qu'une cabine téléphonique et donc c'est le danger absolu On le fait quand et on le fait avec qui ?

Dès le lendemain des législatives il est indispensable de repenser notre organisation moi d'ailleurs je plaide afin d'éviter les difficultés du passé qu'il y ait une direction collective que chaque sensibilité soit représentée parce que je n'ai pas envie qu'on perde l'esprit du pacte fondateur de l'UMP qui associait la droite la plus décomplexée que j'ai contribué à incarner c'est-à-dire une droite qui s'assume mais qui refuse toute alliance avec le Front National et c'est justement pour ça qu'elle s'assume et de l'autre des personnalités Vous étiez très bonapartiste à une époque mais je suis toujours un chef doit cheffer un chef doit cheffer un chef doit cheffer c'est une direction que Michel Duboré mais attendez le chef des législatives

1:05:00
Invité

c'est pas Laurent Wauquiez aujourd'hui qui lui veut en effet lancer une OPA sur votre parti le parti des républicains et je vais aller un petit peu plus loin qui considère aujourd'hui que finalement le succès futur de la droite passe par la reconquête des classes populaires des classes populaires et il pense notamment à Marion Marès-le-Pen qui aujourd'hui veut prendre un peu de recul sur la scène politique pour des raisons personnelles mais pas uniquement et qui pourrait revenir dans 4-5 ans et Laurent Wauquiez se dit peut-être qu'avec Marion Marès-le-Pen la droite pourrait faire un petit bout de chemin ensemble est-ce que vous êtes

1:05:29
Présentateur

sur cette même ligne ?

On reperdra comme on a perdu il y a quelques semaines ça veut dire qu'on n'aura donc tiré aucune leçon de ce qui s'est passé car en réalité la question n'est pas de savoir on ne va pas jouer au plus ou moins populaire parce que c'est là que les problèmes arrivent en réalité ce que les français qui sont un peuple qui montrent bien justement et qui l'ont montré à l'occasion de ces élections ce qu'ils attendent de leurs dirigeants c'est certainement pas la démagogie et la facilité je pense au contraire que nous devons nous avoir des débats en profondeur et vous m'interrogez pour me dire oui est-ce que le bonapartiste le chef doit chéfer bien sûr la question est de savoir à quel moment nous devons avoir un chef or la vérité c'est que la primaire c'était un désastre monsieur Copé alors il faudrait savoir vous voyez vous même pourtant elle servait à désigner un chef ce qui a été un désastre c'est pas la primaire ce qui a été un désastre c'est qu'il y a eu une différence énorme entre l'argument de vente qu'avait mis François Fillon pour être élu et la réalité de ce qu'il en a été après moi je voudrais dire les choses autrement à quoi ça sert un parti politique en fait quand on est dans l'opposition ça sert à organiser des débats à former à investir des candidats pour les élections municipales européennes départementales et le moment venu à désigner celui qui sera le chef qui représentera nos couleurs pour l'élection présidentielle primaire ou non bon et bien en vérité on n'a pas besoin de trancher tout ça au lendemain d'une élection perdue il faut que ça mûrisse il faut qu'on attende de voir quelles seront les nouvelles circonstances donc moi je vous le dis il faut faire très très attention il n'y a pas de précipitation sur la désignation du prochain parce que c'est dans 5 ans il y a en revanche une exigence c'est de passer le temps à faire un devoir d'inventaire après tout chez nous aussi il y a eu un changement de génération j'ai vu que vous nous vieillissiez tous vous avez vu comment je ne vous ai pas demandé votre âge monsieur le parmentier mais la vérité oui oui oui

1:07:23
Invité

je suis à quelques semaines

1:07:24
Présentateur

d'un chiffre rond et voilà c'est pour ça c'est pour ça que par délicatesse c'est pour ça que par délicatesse et puis comme Karine Becker avait expliqué que j'avais changé je ne voulais pas la décourager mais je voudrais quand même que vous ayez en tête une chose c'est que la question de l'âge elle se pose à partir du moment où il y a un phénomène d'usure où celui qui porte un message est en décalage avec les attentes de nos concitoyens ça n'est donc pas tellement un problème d'état civil c'est un problème de vivacité d'esprit par rapport et de capacité à comprendre les attentes des français pourquoi j'ai choisi de rester maire c'est parce que j'ai fait l'analyse qu'être député sans avoir de mandat local c'est désormais les choix de mode qui ont été faits va enfermer l'assemblée nationale dans un bocal loin des réalités quotidiennes car en réalité c'est quand on est maire et je peux en porter témoignage qu'on est en prise directe avec les attentes des gens c'est pas un hasard si le front national à mot a beaucoup baissé ces dernières années et on l'a vu y compris d'ailleurs dans les élections présidentielles parce que tout simplement et bien en menant une politique de droit et de devoir de sécurité de fermeté face à l'islamisme radical mais en même temps de développement économique on change les choses Jean-François Copé je reviens aux législatives à la république en marche on veut croire que les français vont donner les moyens à Emmanuel Macron d'agir donc ils vont lui donner une majorité ou presque une majorité qu'est-ce qui vous permet vous de croire que ça ne sera pas le cas ah mais rien c'est tout l'intérêt d'une campagne législative en vous écoutant je me disais que la fin de votre phrase c'est que ne faut-il pas supprimer même l'élection vous avez vu que je ne suis pas allée jusque là du tout et que ça n'était pas ma question mais enfin si c'était un peu votre question parce que vous avez vous avez dit les français veulent la tradition la tradition monsieur Copé c'est que quand un président est élu les français nous aiment le pouvoir dans le respect des institutions qu'ils aiment mais vous me parlez de tradition nous avons un président de la république qui nous explique toute la journée qu'il faut jeter tout ça et que l'histoire de France a commencé dimanche dernier il faudrait savoir la vérité c'est que personne ne sait ce que donnera la prochaine élection législative bien sûr que traditionnellement il y a un élan en faveur du nouveau président et c'est un élan parfaitement respectable j'ajoute que les français ils ne veulent pas de bagarre et ils ont raison ils veulent que les uns et les autres travaillent ensemble pour le bien du pays et je suis d'ailleurs exactement dans cet état des frits sauf que vous préférez à vous entendre à être dans l'opposition parce que c'est important d'avoir une opposition plutôt que de collaborer avec ce gouvernement dans le bien du pays parce que vous ne voulez pas faire d'alliance on a l'impression l'opposition pour vous c'est plus important c'est à dire le coup d'après empêcher le fond national au coup d'après que là maintenant de co-travailler de donner une inflexion plutôt centre droit au gouvernement alors que ça pourrait être centre gauche j'ai pris le temps de bien vous expliquer les choses et de vous dire tout à l'heure que je n'hésiterai pas à approuver des réformes qui me paraissent aller dans le bon sens je vous l'ai dit j'ai donné l'exemple du gouvernement par ordonnance comme l'exemple du code du travail donc là dessus vous êtes certain que j'approuverai si bien sûr il n'y a pas de changement Macron avait été déçu que sa loi n'ait pas été votée par une partie de la droite quand il l'avait débattue vous savez qu'à l'époque Sarkozy avait exigé d'être solidaire du fameux chef dont vous parliez tout à l'heure il a encore un petit peu le chef d'ailleurs pour faire une parenthèse comment ?

il a encore un petit peu le chef ah non il n'est plus chef de rien du tout alors là franchement ne vous faites aucune illusion entre parois et vos qui sont mis autant en redettes c'est quand même Sarkozy qui les a imposés mais on a tous été à un moment ou un autre aux côtés de Sarkozy il ne faut pas me le dire à moi on a tous été à un moment ou un autre à le soutenir ce n'est pas le sujet le sujet c'est que ils ont que ce soit Nicolas Sarkozy que ce soit François Fillon ils ont échoué nous avons changé d'époque pour le coup alors ça ne veut pas dire que pour autant ils n'ont pas fait de grandes choses pour la France à certains moments de notre histoire ça veut simplement dire qu'aujourd'hui notre seul enjeu c'est un enjeu de reconstruction et par rapport à ce que vous me dites moi je comprends très bien que en plus on est dans une espèce de période de comment dire d'enthousiasme à l'égard du nouveau président de la République et c'est très humain et très logique mais mon rôle de responsable politique il est de vous dire attention il y a le temps qui doit passer il faut faire très attention à ce que un certain nombre de responsables politiques rappellent qu'une grande démocratie a besoin de contrepoids ne vous y trompez pas le pouvoir isole il n'y a pas de raison qu'Emmanuel Macron échappe à ce syndrome de l'isolement et donc s'il n'y a pas une opposition qui soit autre chose que le Front National alors à ce moment là c'est un danger pour la République or nous l'avons vu à l'occasion de ces dernières semaines nous avons vu Mme Le Pen telle qu'elle est est-ce qu'il y a un risque d'autoritarisme d'Emmanuel Macron ?

Arnaud Leparmentier écoutez on le verra bien j'ai trop tôt pour le dire moi j'ai simplement observé quelques petits signaux d'alarme ces derniers jours bon et je me suis dit attention voilà c'est-à-dire que de quoi parlez-vous Jean-François Coupé ?

et bien j'ai trouvé que la manière dont dont il s'était comporté vis-à-vis de Valls qui n'est pas mon ami mais dont j'ai trouvé bizarre ayant été ancien Premier ministre qu'on le fasse lambiner comme on l'a fait lambiner j'ai trouvé bizarre que des menaces tout de même aient été faites à un certain nombre je le disais tout à l'heure de mes amis candidats aux législatives en disant bah toi t'as l'air plus mou que les autres alors on te met pas de candidats tu peux réfléchir une semaine menace aux pressions franchement c'était plus c'était plus du domaine de combination de la quatrième république que de la grande pureté qu'on veut incarner à l'aune du 21ème siècle qu'on veut inventer donc je dis juste attention mais vous vous étonnez c'est pas ça la politique bah faudrait savoir alors bah écoutez alors quand c'est nous qui l'évoquons on a tous les défauts quand c'est lui c'est frais printanier merveilleux c'est très bien pourquoi pas mais je vous invite quand même à prendre dès que la période d'euphorie s'apaisera et elle va bien s'apaiser un jour à retrouver ce fameux recul légendaire qu'a la presse française par rapport à des sujets à des thématiques qui vont vous engager tous en tant que responsable aussi de la transmission de l'information française il n'y a pas de renouvellement de la méthode c'est ça que vous êtes en train de nous décrire bah voilà c'est à dire qu'il y a un décalage quand même assez frappant qui pour moi est un signal d'alarme mais peut-être je me trompe mais qui est un petit signal d'alarme que je veux partager avec vous et avec ceux qui nous écoutent de dire d'un côté un homme jeune qui a un indéniable talent qui a une audace remarquable pour être où il est aujourd'hui avec l'adhésion des français et de l'autre derrière cette image qui est une image vraiment importante et d'ailleurs qui est saluée dans le monde entier et dont on doit être fier en tant que français il y a aussi une réalité bon qui se traduit par le fait qu'il y a eu des comportements cette semaine sur cette question d'investiture une certaine forme allez d'arrogance qui m'a qui m'a amené à être alerté mais qui me renvoie aussi à la manière dont il s'était comporté quand il était au gouvernement vis-à-vis de son mentor François Hollande je vois aujourd'hui François Hollande l'embrasser le prendre par la nuque enfin tout ça est touchant mais je vois aussi que François Hollande il a eu à choisir entre deux personnes qu'il avait quand même trahi il a choisi Macron plutôt que Valls mais nous nous y trompons pas on se souvient très bien qu'à l'époque l'un comme l'autre et bien l'un comme l'autre on lui dit c'est inespéré pour François Hollande il savait bien qu'il ne pouvait pas être réélu et il voit celui dont il est de facto le plus proche lui succédé et je pense que finalement c'est ça qu'il a emporté dans le choix qu'il a fait de lui mettre la main sur la nuque en se disant finalement c'est le moins pire comme on dit parfois en souriant il n'est pas sur le moins pire il est plutôt sur le meilleur après lui-même ça relève du divan du psychanalyste et là je vous laisse avec lui Karine Becker une question vous avez agité là déjà à plusieurs reprises la menace Front National dans le cadre des élections législatives est-ce que sincèrement c'en est une parce que quand on regarde un peu ce qui s'y passe en ce moment au Front National on a Marine Le Pen qui n'est pas certaine d'être candidate aux élections législatives on a donc Marion Maréchal Le Pen on en a parlé tout à l'heure qui a décidé de faire un pas de côté en tout cas pour l'instant et Florian Philippot qui n'est même pas certain dans ce qu'il dit ou dans ce qu'on lui fait dire en tout cas de rester au sein du Front National il est très affaibli parti est-ce qu'il représente encore une vraie menace pour la droite c'est normal dans le cadre des élections c'est un syndrome post-traumatique il est normal que lorsque des personnalités politiques se voyaient en haut de l'affiche tomber comme ils sont tombés ça a dû probablement créer évidemment un petit choc voire un gros choc 10 millions de voix quand même ben oui enfin 10 millions de voix vous avez raison et ça nous renvoie aussi à un appel à l'humilité dont parle souvent Emmanuel Macron il ne faut pas oublier une chose à propos de l'élection présidentielle de cette année c'est que le premier tour est aussi instructif que le second que dit le premier tour il dit qu'il y a 4 blocs politiques en France l'extrême gauche Mélenchon l'extrême droite Le Pen la droite avec nous et puis la gauche avec Macron bon il faut bien comprendre que s'il gagne en faisant un peu mieux que les autres le résultat du second tour vient confirmer le premier à savoir un taux d'abstention record 16 millions de personnes quand même qui se sont abstenues ou ont voté blanc c'est énorme 16 millions et deuxièmement le fait que si la droite a été extrêmement correcte en jouant le jeu massivement de l'élection de Macron pour à tout prix empêcher Le Pen ces 4 forces politiques demeurent aujourd'hui alors vous me dites oui c'est vrai qu'ils ont une petite crise interne au Front National qui est assez logique dans cette période mais qui surtout doit nous renvoyer à une chose le débat le débat est un marqueur le débat entre Mme Le Pen et M.

Macron ont montré quoi le danger abyssal que constitue le Front National abyssal et j'espère d'ailleurs que ceux de mes amis politiques qui ont pris ce risque fou de ne pas être très ferme au lendemain du premier tour j'espère qu'en voyant le débat où Mme Le Pen s'est comporté comme elle s'est comportée ils ont eu quelques remords vous qui n'a pas été assez ferme ?

peu importe ce qui compte c'est que la ligne politique de notre parti a été tenue et ça nous le devons à ceux qui ont été très fermes dès le lendemain moi je me souviens de cette réunion du lendemain du premier tour désastreux de la présidentielle où nous nous sommes retrouvés autour de la table et où heureusement que j'ai pu avec Bernard Acquoyer avec François Baroin avec Luc Châtel avec Xavier Bertrand avec Valérie Pécresse être très ferme là où d'autres avaient des tentations d'être beaucoup plus ambiguë vis-à-vis du Front National une question au standard pour vous Jean-François Copé c'est Gérard Dau bonjour Gérard Dau vous nous appelez de Paris bonjour votre question à Jean-François Copé bonjour

1:18:01
Invité

bonjour une question pour M. Copé au-delà

1:18:06
Présentateur

de la proximité avec M. Hollande ou M. Fabius qu'est-ce qu'il y aurait dans le discours dans le programme d'Emmanuel Macron qui pourrait déranger un électeur ou un élu des Républicains ? alors c'est une très très bonne question aussi celle-ci parce que c'est une occasion que vous me donnez de quand même poser quelques marqueurs alors d'abord pour aller dans votre sens il y a des points d'accord entre Emmanuel Macron et un certain nombre d'entre nous quand Emmanuel Macron dit il faut absolument assouplir le code du travail et le faire par ordonnance c'est-à-dire tout de suite avant que M. Martinez M.

Mélenchon et tous ceux qui ont bloqué le pays de manière totalement irresponsable pendant des mois aient le temps de revenir de vacances là j'ai envie de vous dire on est effectivement à mener le même combat en revanche je trouve mais peut-être que je me trompe je trouve le discours d'Emmanuel Macron trop léger sur ce qui concerne les questions de sécurité les questions d'immigration et les questions de lutte contre le communautarisme islamiste qui est un danger absolu or je trouve que sur ces sujets là pour le coup il donne l'impression de péché par inexpérience et ça c'est quelque chose sur lequel il faut qu'on soit très vigile il veut quand même plus de place dans les prisons il veut une tolérance zéro il a envie de faire la guerre au terrorisme enfin je veux dire ça n'a pas non plus on n'a pas l'impression que c'est un laxiste oui enfin encore une fois c'est un petit peu plus compliqué que ça augmenter les effectifs de police oui enfin ça c'est unanime ça suffit quand même pas police, prison enfin il a un peu le même discours que vous oui oui d'accord mais sauf que toute pleine toute condamnation est exécutée immédiatement par exemple sur la justice il dit il faut accélérer on exécute immédiatement il revient sur la loi Taubira qui fait que de facto on ne purge pas sa peine quand elle est de moins de deux ans si on prend le cas de l'organisation du culte musulman qui est un sujet absolument majeur sur lequel les français toutes confessions confondues attendent une action gouvernementale que personne n'a pu faire depuis 15 ans si je peux me permettre du mal enfin du mal que certains aient calé je suis d'accord j'ai moyen me porter la loi d'interdiction de la burqa vous vous souvenez peut-être de l'échange qu'on avait eu un peu vif avec Sarkozy dans le débat sur les primaires où il a essayé tant bien que mal de faire croire que c'était lui alors qu'il avait essayé par tous les moyens d'empêcher que cette loi soit adoptée bon enfin c'est fait heureusement on a tenu bon mais il y a eu des intermoiements il y a aussi des choses très importantes qui ont été faites dans tous ces domaines aujourd'hui il y a un cap supplémentaire à franchir il faut absolument un code de la laïcité qui concerne précisément l'organisation du culte musulman dans à la fois les droits mais aussi les obligations bon ça concerne les comportements dans les entreprises ça concerne la question du port des signes religieux ça concerne bien entendu la question mais ça c'est déjà réglé ça c'est réglé ça ça dit les entreprises peuvent interdire les signes religieux dans leur moi j'ai sur ce point une position qui est beaucoup plus précise c'est un combat que nous avions mené au moment de la loi El Khomri puisque madame El Khomri voulait introduire la liberté religieuse dans le code du travail vous vous souvenez de ce combat que nous avions mené pour qu'elle retire cette disposition qui n'avait rien à y faire mais moi je suis par exemple d'une loi parce que la cour européenne certes par sa jurisprudence a montré que c'était possible mais ça veut donc dire que c'est au chef d'entreprise tout seul de se débrouiller alors moi je considère que le chef d'entreprise doit être protégé par la loi française ça me paraît être capital qui interdirait les signes religieux non qui laisserait le chef d'entreprise fixé par le règlement intérieur les contraintes et droits en matière religieuse et il y a déjà des entreprises qui le font il n'y a pas près mais tout le monde cite l'exemple de pas près non mais attendez excusez-moi ce que je dis doit être certainement sans intérêt mais je voudrais quand même je cherche à comprendre c'est la différence qu'on peut faire parfois entre celui qui est élu local et qui le voit tous les jours et puis ce qu'on peut en dire dans un studio de radio et de télévision aussi sympathique que je le disais tout à l'heure qu'il soit voilà mais je voudrais quand même vous dire qu'en dehors de pas près qu'on cite à chaque fois il y a des tas d'entreprises qui sont au quotidien des petites et moyennes entreprises confrontées au problème qui ne s'appellent pas près et qui n'ont pas de solution parce qu'ils ont tout simplement peur ils ne sont pas protégés par la loi le problème c'est qu'une loi pour dire cher ami chef d'entreprise vous aurez le droit de faire dans un règlement intérieur de décider vous ne l'aidez pas en fait le chef d'entreprise le chef d'entreprise il se retrouve face à des problèmes très concrets et il n'ose pas souvent décider non non mais la loi elle ne dirait pas cher ami non non la loi elle serait là pour dire précisément ce qu'on a le droit de faire ce qu'on n'a pas le droit de faire et quelle est la marge de manœuvre des chefs d'entreprise et les sanctions vis-à-vis de ceux qui contreviendraient à cette loi mais je prends cet exemple là il y en a d'autres il y a la question du délit c'est ce qu'il faut créer pour sanctionner les propos et les actes d'islamisme radical aujourd'hui ça n'est pas sanctionné par la loi alors si on revient voilà des exemples sur lesquels j'ai trouvé le président de la république élu à ses absents et donc la droite va apporter sa valeur ajoutée sur ces sujets sur les sujets régaliens alors revenons sur la valeur ajoutée monsieur Copé sur l'économie parce que visiblement sur l'économie vous avez du mal à être en désaccord avec lui pourquoi ?

parce que déjà vous saluez tout ce qu'il fait sur la réforme du code du travail ça c'est du domaine du droit social après est-ce que vous êtes pour la nationalisation des factos de l'assurance chômage qu'il propose et du droit à la démission tous les 5 ans et le droit au chômage tous les 5 ans prenons les dossiers les uns après le chômage pour tous de Emmanuel Macron enfin là tout est dans l'art de la mise en oeuvre s'il s'agit de nationaliser l'assurance chômage pour la nationaliser je demande à voir c'est pour éviter qu'il y ait le déficit et pour nationaliser le déficit ça veut dire demander aux contribuables d'absorber plutôt la dette donc ça c'est du passe-passe comptable il faut en voir le détail non pour moi le véritable sujet c'est pas de savoir si on nationalise ou si on privatise le vrai sujet c'est comment on va faire pour que l'assurance chômage et plus largement le service public de l'emploi soit en situation de répondre aux demandes d'emploi non satisfaites et aux offres d'emploi non satisfaites puisque vous savez qu'aujourd'hui ce qui est beaucoup reproché aux différentes activités de pôle emploi c'est le décalage que d'un côté vous avez des entrepreneurs qui cherchent à embaucher et qui ne trouvent pas et de l'autre des demandeurs d'emploi qui ne trouvent pas de leur côté et il y a donc un espèce de vide sidéral donc la vraie question c'est d'être pragmatique moi je suis plutôt assez favorable à ce qu'on libéralise le service public de l'emploi de telle sorte qu'on soit beaucoup plus réactif et beaucoup plus pragmatique donc la nationalisation n'est pas quelque chose auquel je songe spontanément bon deuxièmement puisque vous êtes sur ces sujets il y a une question qui à mes yeux est très importante qui est le financement de notre sécurité sociale au-delà même de la seule assurance chômage je prends un exemple concret Emmanuel Macron est opposé à la suppression de l'aide médicale d'Etat qui aujourd'hui prend en charge à 100% les étrangers illégaux et leurs familles bon moi je pense qu'il faut la supprimer sauf pour les soins d'urgence c'est un point de différence ce sont des centaines de millions d'euros qui sont concernés voilà un exemple parmi d'autres 170 millions d'euros c'est ça ?

870 millions d'euros mais ça c'est le chiffre officiel mais en réalité on a dépassé le milliard j'en suis convaincu on a dépassé le milliard les professionnels de santé sont en désaccord mais bon c'est un autre débat mais ils sont en désaccord avec quoi ?

avec le fait qu'on gagnerait beaucoup d'argent en supprimant l'aide médicale d'Etat ils disent qu'ils auront du mal à juger est-ce que c'est urgent pas urgent non mais attendez excusez-moi on va reprendre ce que ça je m'arrête un instant là-dessus allez la présidente des médecins du monde j'espère pas trop souvent mais vous avez évidemment été dans un hôpital au service des urgences pour y accompagner l'un de vos proches vous avez vu les atmosphères extrêmement tendues auxquelles parfois les personnels de santé sont confrontés vous savez qu'un certain nombre de ceux qui s'y rendent s'y rendent au titre de l'aide médicale d'Etat dans des conditions qui aujourd'hui montrent que nous ne pouvons pas nous n'avons pas les moyens de tenir le coup on ne peut pas continuer comme ça donc sauf et les professionnels de santé sont les premiers à le dire donc là-dessus je crois qu'il faut vraiment qu'on arrête de se trouver prisonnier du décalage entre ce qu'on peut se dire par principe à Paris et ce que l'on peut vivre au-delà du périphérique écoutez je pense c'était la présidente de médecins du monde qui le disait mais alors mais attendez je respecte infiniment tout ce qu'ils disent je demande qu'ils respectent de leur côté ceux qui expriment sur le terrain des visions qui sont parfois extraordinairement tendues voilà c'est tout je demande qu'on le comprenne une toute toute petite dernière question parce qu'il est très tard je crois allez-y comme c'est la fin vous vous êtes réconcilié avec François Baroin vous en avez parlé plusieurs fois là pendant l'émission chaque fois que vous avez pu le souligner vous l'avez fait vous rêveriez de rentrer dans son gouvernement s'il était nominé je ne sais rien mais de manière générale je me suis réconcilié vous vous êtes appliqué avec tout ce qui à un moment ou un autre m'ont frappé dans des moments où il pensait que j'étais plus faible jusqu'à ce que la justice me rende mon honneur en 1900 ans dans l'affaire Big Malion je l'ai fait non pas par affect mais parce que je pense qu'il y a un moment où il est absolument capital que celles et ceux qui ont en charge la responsabilité d'une famille politique majeure qui est la droite française se retrouvent et donc effectivement nous nous sommes reparlés avec François Baroin comme avec tous les autres de telle manière que désormais nous puissions constituer vis-à-vis des français un pack solide si nous devons prendre un moment ou un autre nos responsabilités dans la majorité comme dans l'opposition François Baroin c'est celui qui peut garantir

1:27:26
Invité

l'unité de votre parti notamment après un échec aux élections je ne préjuge pas de l'avenir

1:27:30
Présentateur

la seule chose que je puisse vous dire c'est que dans ce moment si douloureux que nous traversons pour l'histoire de notre famille politique j'ai considéré qu'il fallait se retrouver derrière l'un d'entre nous il se trouve que nous avons pensé que les circonstances faisaient que c'était François Baroin et à la minute où ça a été décidé pour ce qui me concerne en tout cas j'ai évidemment non seulement noué des liens forts avec lui mais je souhaite de tout coeur que nous puissions convaincre les français de la nécessité de rééquilibrer le rapport de force politique c'est quoi les qualités de François Baroin qu'est-ce qui fait que c'est lui qui sort en ce moment qu'est-ce que vous lui écoutez c'est les circonstances de la vie après chacun a ses qualités ses défauts c'est pas à moi d'en faire le portrait je dis juste une chose il est aujourd'hui celui qui coordonne la campagne il sait parce que je lui ai dit et que pour moi ce qui compte c'est le combat des idées et le salut de la France dans une période qui pour nous est très difficile je comprends beaucoup attendraient que quelqu'un comme moi vienne dire formidable la nouvelle donne merveilleux tout doit être fait pour réussir mais bien sûr que tout doit être fait pour réussir mais pas sur un malentendu parce que le fait de souscrire à l'euphorie du moment pourrait nous conduire si nous n'y prenons pas garde à de mauvais réveils d'ici quelques mois Jean-François Copé le député maire LR Les Républicains de Maud merci d'avoir été avec nous dans Questions Politiques merci à vous tous de nous avoir accompagnés bonne fin de journée à vous et bon dimanche merci d'avoir regardé cette vidéo !

1:28:57
Locuteur

Merci d'avoir regardé cette vidéo !