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interviewBFMTV· 5 septembre 2025 15 min

Gouvernement: les coulisses d'une chute annoncée

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Ce matin-là, dans l'amorosité ambiante d'un gouvernement et de sa chute annoncée, il y en a une. Zoé, ça va ? Qui détonne.

Vous allez réussir à me relire ? Ah oui, et à deux, vous n'êtes pas trop. Son visage n'est pas le plus connu du gouvernement Bairou.

Françoise Gatel est la ministre charge de la ruralité. C'est instable même la tasse est instable comme le gouvernement tout bouge. Vous avez vu même la tasse de café mais on s'en sort.

Une ministre tout sourire mais bien décidée à montrer qu'elle reste imperturbable à 4 jours d'un vote de confiance qui pourrait sceller son sort. Alors on part. Voilà CAOR.

Ensuite, on va à Fontaine. Mais il suffit de passer une heure avec Françoise Gâel. Regardez ça. [Musique] L'agneau de ciston pour voir qu'il flotte chez elle malgré ses dir comme un petit air de mélancolie.

Je sais pas s'il y a un truc que je peux vous montrer. Voilà. Et sans humour, j'ai une cloche à mon nom.

Tous ces souvenirs, madame la ministre, ça vous fait penser à des événements à chaque fois en des gens. Les gens vont vous manquer sans doute que j'aurais un peu de enfin je sais pas mais je serai un peu ému. Oui.

Oui. À cause ou grâce aux gens, j'en sais rien. Mais voilà, ça aurait été chouette que ça continue mais que voilà tout ça ça me rappelle que on est chacun une sorte de petit colibri. on décide pas de de là où on sert mais que on peut continuer à et vous vous allez finir par me rendre triste avec vos questions.

Un gouvernement sur un siège éjectable propulsé comme tout le pays vers l'inconnu le 25 août dernier. Notre pays est en danger parce que nous sommes en risque du surendettement. Le lundi 8 septembre, dans 15 jours, j'agerai ce jour-là la responsabilité du gouvernement.

La surprise est immense. Pour l'opposition, le gouvernement court droite à sa perte. La France a peut-être les meilleurs joueurs du monde, mais elle est entraînée par des annes.

Le 8 septembre, chacun va être au pied du mur de ses responsabilités et je crois que nous avons donc la date où ils tomberont. Du RN au PS, François Baï est lâché de toutes parts. Nous ne voterons pas la confiance.

Il n'y a aucune chance que vous vous absteniez non plus. pas davantage. Un choc politique qu'en coulisse auprès de ses plus fidèles collaborateurs, François Bairou tente de justifier comme il peut.

Patrick Mignola est un ami de longue date, ministre des relations avec le Parlement. Il a été mis dans la confidence une semaine avant ses collègues du gouvernement. Dès le lundi soir 18 ou le mardi 19, on est autour de la table de à son bureau, il y a ses plus proches collaborateurs, il y a Marc Fenot et il y a moi.

Il nous dit "Je pense que c'est ça le seul chemin. C'est pas agréable mais c'est pas une surprise." Une volonté de provoquer au sein de la classe politique un électrochoc.

C'est qu'on pense que le PS va provoquer la chute du gouvernement sur le budget et donc qu'il faut engager la responsabilité, l'existence même du gouvernement pour essayer de provoquer un changement de position. Ça s'appelle un suicide ? Non, ça s'appelle une prise de responsabilité.

Pendant 13 jours, le chef du gouvernement va multiplier les prises de parole pour tenter de convaincre partout dans tous les médias et sur le terrain. Ce matin, je tends la main à toutes les forces politiques. La politique, c'est pas une tournée entre guillemets d'adieu.

La question c'est le destin de la France. [Musique] Ce vendredi 29 août, est-ce qu'on le 4 jours après l'annonce du vote de confiance, ce devait être la première étape de la reconquête de François Bayon, la foire de Chalon en Champagne. du positionnement des journalistes à l'accueil en fanfare.

Tout avait bien commencé. 1 Oui 2 mais cela ne va pas durer [Applaudissements] à l'extérieur plus d'une centaine de militants de la CGT' venu tenter de rencontrer François Beon sont bloqués à l'entrée on peut rentrer en matière de dialogue, ça commence mal. Peut-être que monsieur Baou en fait, il doit finir un tour de foire que ce matin.

Donc il attend peut-être midi pour nous laisser passer qu'il soit parti comme ça. Ça fait exactement comme son entrée le mépris total et cela ne va pas s'arranger. [Musique] Alors que François Baou est en bu.

Combien vous avez de modèle réduit comme ça ? Je sais pas je sais pas. L'accès au salon où il doit ensuite prononcer un discours est restreint.

Mesure de sécurité, nous dit-on. Les couloirs sont déserts, les exposants amer. Il y a aucun visiteur qui rentre pour l'instant.

Ça va ouvrir à quelle heure pour Pour l'instant, il y a pas plus d'infos. Dans l'équipe de Marie, salarié d'une entreprise de traitement des eaux, on tue le temps comme on peut, mais le temps c'est de l'argent. Peut-être qu'on a perdu 10000, peut-être qu'on a perdu 20000, peut-être qu'on a perdu 30000, mais en tout cas, on a perdu de l'argent, c'est sûr.

Quel regard vous portez sur ce qui se passe ? Mascarade. C'est vrai ce mot là qui me revient.

Une mascarade. Se montrer pour peut-être montrer simplement qu'il est encore là. Mais qu'est-ce qu'il est venu faire ?

Qu'est-ce qu'il est venu raconter ? Pendant ce temps, à quelques mètres des stand, François Baou se montre imperturbable. J'ai adoré passer la matinée avec vous.

J'ai adoré les exposants que je salue. J'ai Le Premier ministre entame son deuxème discours en 2 heures devant des officiel et des journalistes qui lui posent la question gênante. Ministre, bonjour.

Vous êtes ici à la foire de Chalon pour délivrer votre discours. À qui s'adresse-t-il dans la mesure où le public ne peut pas rentrer qu'il est coincé à l'extérieur de à l'entrée de cette part de cha ? Il y avait des milliers de personnes là et donc je sais pas ce que ce que vous en dites et donc il s'adresse à ceux qui m'ont invité et qui ont organisé la foire de Chalon.

Le malheur des uns fait le bonheur des autres. Depuis l'annonce du vote de confiance, le rassemblement national lui se met en ordre de bataille. Direction le QG pour les cadres du parti.

Pas une minute à perdre. Si vous pouvez gagner un petit peu de temps, c'est sincèrement conf avec grand plaisir. Julien Odou le sait, une course contre la montre débute pour être prêt.

Le porte-parole du RN a en mémoire les élections législatives de l'an dernier. À l'époque, certains candidats s'étaient tristement fait connaître pour leur amateurisme. Il est certain que nous devons être irréprochable.

Notre objectif c'est pas d'être le premier groupe à l'Assemblée nationale mais d'avoir une majorité. Donc ça implique de de travailler sérieusement sur le profil des candidats, sur la formation des candidats. Donc en cas de nouvelles élections comme vous l'entez, il n'y aura pas de probicaleuse pour reprendre les termes de Jordan Bardella.

Non, il y aura il y aura pas de de broy Galeuse. Je le dis, le travail a été fait. On a vraiment préparé cette élection dans le cas d'une dissolution qui pourra avoir lieu au soir du 8re.

Allez. Le parti dit avoir déjà choisi plus de 85 % de ses candidats en vue d'une possible dissolution. La réunion prévue cet après-midi là doit permettre de ne rien laisser au hasard.

À commencer par la communication. Nous sommes conviés aux premières minutes de ce rendez-vous des chefs du parti. Les qu chaînes d'info et une radio.

Vous êtes d'accord sur les radios ? Logiquement, j'ai quatre caméras et une radio. Un moment orchestré par les équipes de Jordan Bardella et Marine Le Pen.

C'est pas une confor de face. Autour de la table, des cadres comme Philippe Ballard, Laurent Jacobelli ou Jean-Philippe Tangi, tous partagent désormais le même message. On peut s'attendre et on doit s'attendre à tout, y compris d'abord à un retour aux urnes par une dissolution de l'Assemblée nationale et comme nous l'avonsqué avec Marine, notre responsabilité c'est évidemment de nous y préparer, d'être prêts.

Donc nous sommes face à cette situation, prêts tous les uns et les autres à repartir euh à la bataille législative qui précède, nous le savons tous, la bataille euh présidentielle. Merci. Tel un galot d'essai avant 202, le RN veut mettre un pied au gouvernement et un visage à Matinon.

Vous êtes prêt, si vous obtenez la majorité à à aller à Maton pour 18 mois ? Mais je je l'ai dit, si demain nous obtenons une majorité à l'Assemblée nationale, même dans le cadre d'une cohabitation, je proposerai ma candidature au nom du Rassemblement national au poste de Premier ministre. Oui, bien sûr, parce que même dans le cadre d'une cohabitation, on peut faire des choses.

Merci. Merci à vous. À l'autre bout de l'échiquier politique, il y a ceux qui préparent l'avenir en faisant bande à part.

Ça va et vous ? Ouais. Vous venez de louper Olivier Fort qui sortait de notre studio.

Cétait pas volontaire. À la France insoumise, on ne pardonne pas aux socialistes d'avoir refusé de voter la censure du gouvernement en janvier dernier. Sur les plateaux télé, le mot d'ordre, c'est destitution et mobilisation le 10 septembre.

Olivier, c'est le président de la République qui est responsable de la situation de blocage dans lequel est le pays aujourd'hui et que si vous voulez débloquer la situation, on va pas vivre comme ça au rythme des gouvernements qui tombent tous les 3 mois encore pendant 2 ans. En démocratie quand il y a un blocage, ben c'est aux français et aux français de débloquer la situation et ça passe par le vote. Comment est-ce que vous comptez vos y prendre justement pour cette présidentielle anticipée que vous appelez de vos vœux ?

Bah, d'abord euh au lendemain du de de la chute du gouvernement Baou, on déposera ce qu'on appelle une motion de destitution à l'Assemblée nationale euh qui est euh a très peu de chance de passer dans les faits. Oui. Mais ça, bon, vous savez, il y a 2 semaines, nous annoncions que nous avions déposé une motion de censure contre monsieur Baou et on me disait, elle a très peu de chance de passer.

Maintenant, j'ai l'impression que tout le monde a l'air d'acter le fait que le premier ministre va tomber dans une semaine. [Musique] Que reste-t-il donc du nouveau front populaire à l'heure où la gauche est à nouveau dans la course à Matini, il faudra compter désormais sur l'Union de la gauche de Raphaël Gluxman à François Ruffin. Tous conviés par le Parti socialiste ce jour-là à Blois. s'il vous plaît par ici pour leurs universités d'été et la photo de famille de rigueur loin de faire oublier la rupture avec les insoumis c'est y compris ce que j'ai dit hier au médec et c'est là-dessus que je me suis fait applaudir ce qu'on pense les uns des autres on est différent très différent mais je pense que celles et ceux qui font le jeu en ce moment de de de d'alimenter la machine à division c'est c'est pas le moment en fait beaucoup François Baou n'aura pas leur vote de confiance le campus socialiste s'est mué en laboratoire pour préparer l'après 8 septembre.

Campus plus vieux, campus heureux. Voilà donc tout va bien. C'est pas un avis de tempête.

C'est pas l'avis de tempête, c'est pas nous qui l'avons lancé. Il y a un avis de tempête sur la France avec un premier ministre qui fait tout pour faire en sorte que la barque coule sur partant de tempête. Mais nous allons tout faire pour justement proposer d'autres solutions et montrer que un autre chemin est possible.

Et vous verrez ce chemin, il permet d'éviter la purge que nous promets. Le premier ministre ambiance de grand soir à l'heure de présenter ce qui ressemble à un programme de gouvernement. [Musique] Jusque tard dans la nuit, les ténors du Parti socialiste ont planché sur leur projet.

Il propose de réduire l'effort budgétaire demandé par François Baou de moitié. en prenant plus de justice fiscale. Une offre de service pour Matignon que le chef des socialistes Pfine avec sa directrice de cabinet et insister sur les 1800 ultra riches.

Vraiment OK un nombre très minime pour montrer que c'est une mesure de justice. Donc vous Olivier Fort vous-même vous êtes prêt à la prendre la responsabilité ? Mais c'est pas moi qui nomme, c'est le chef de l'État.

Il y a quelques mois, on s'était pris la tête pendant quelques jours pour savoir qui devait aller à Matignon. On avait choisi à l'époque Lucié et finalement ça a été Michel Barnier. Donc on va pas recommencer, on sait que c'est le chef de l'État qui nomme, bah c'est le chef de l'État qui nomme.

C'est l'article 8 de la Constitution. Donc parmi nous, il a le choix et celui ou celle qu'il choisira sera le nôtre. Prêt à gouverner la main tendue vers l'arc républicain, les socialistes semblent avoir tirer profit de cette chute annoncée de François Beou.

Reste à savoir si l'Élysée est résolu à examiner leur candidature. [Applaudissements]