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InterviewRadio France (sur Site radio)· 6 octobre 2026 6 minComplaisantActualité / polémiqueÉducation & rechercheTravail & emploi

Mouvement lycéen : "Beaucoup de revendications sont légitimes", estime Gilles Conan du SNPDEN 29

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Défensif 60 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:49OuverteRéponse directe

    Cette mobilisation est-elle la plus grosse depuis mai 68 ?

  • 2:49OuverteRéponse directe

    Quelles sont les revendications principales ?

  • 4:04OuverteRéponse directe

    Quel est votre rôle dans ce mouvement ?

  • 4:51OuverteÉludée

    La réponse policière est-elle disproportionnée ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:44Invité politiqueFait
    « Et ça, c'est une vraie question qui doit être posée auprès du ministère pour savoir qu'est-ce qui fait qu'on n'a plus de profs dans beaucoup d'académies. »

Temps de parole

  • Invité politique71 %
  • Présentateur27 %
  • ?3 %

≈ 9,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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Présentateur

C

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Locuteur

'est

0:00
Présentateur

un Sébastien Power du mouvement de colère des lycéens, mais vu d'un autre angle avec notre invité. Oui, parce qu'ils appellent ces lycéens à une journée de mobilisation aujourd'hui avec les enseignants, les parents, les syndicats, la Confédération Paysanne aussi, pour faire entendre encore un peu plus leurs revendications pour un meilleur système éducatif. Globalement, on ne revient pas sur les mots d'ordre. On va en parler tout de suite avec vous. Bonjour Gilles Conant. Bonjour. Merci d'avoir accepté l'invitation d'ici, Brésil. Vous êtes principal de collège, du collège Jacques Prévert de Saint-Paul-de-Léon, donc un peu moins concerné par ce mouvement.

Mais vous êtes aussi, et j'allais dire surtout, secrétaire départemental du SNPDEN pour le Finistère, le syndicat national des personnels de direction de l'éducation nationale. Certains parlent de cette mobilisation lycéenne comme du plus important mouvement dans l'éducation depuis mai 68, par son ampleur, par la profondeur des revendications. Vous êtes d'accord avec ça ?

0:52
Locuteur

Alors,

0:52
Invité politique

merci tout d'abord de me donner la parole. J'aimerais en préambule avoir une pensée pour tous les collègues qui, aujourd'hui, vont être effectivement dans des situations complexes face à des mouvements souvent imprévisibles. On l

1:06
Locuteur

'a

1:06
Invité politique

vu ces derniers jours et qui vont jusqu'à des menaces physiques envers les collègues, ce qui est absolument intolérable. Ce n'est pas la mission ni le métier de nos collègues de se trouver en première ligne face à ces jeunes qui, certes, ont des revendications sur lesquelles on va pouvoir revenir, j'imagine, et qu'ils sont entendables. Voilà. Mais il ne faut pas non plus se tromper de cible. Nous sommes là dans un département où les conditions, je pense, d'accueil et d'enseignement dans les lycées, notamment, sont plutôt de bonne qualité. La région fait de gros efforts pour accompagner les chefs d'établissement dans la maintenance et dans les travaux dans les lycées.

Néanmoins, tout est perfectible, bien évidemment, et la colère qui s'exprime aujourd'hui, je pense, dépasse le simple cadre des conditions de travail.

1:58
Présentateur

Et donc, votre regard sur cette mobilisation, je me disais, est-ce que c

2:01
Locuteur

'est

2:01
Présentateur

la plus grosse depuis mai 68 ? Est-ce que les revendications sont légitimes ? Elles semblent profondes, sérieuses

2:07
Locuteur

? Alors

2:08
Invité politique

oui, moi, je pense qu'effectivement, beaucoup des revendications des lycéens sont légitimes et les lycéens doivent être entendus. Ça, c'est évident, mais il faut que cela se fasse dans un climat apaisé,

2:20
Locuteur

dans

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Invité politique

un premier temps, et à l'intérieur de l'école. Donc moi, c'est vrai que j'invite de tous mes souhaits que la situation puisse revenir à une attitude de la part des lycéens tout à fait normale. Et les établissements sont de lieux d'échange et de démocratie dans lesquels on va pouvoir échanger, effectivement, une fois que la tension sera abaissée autour des revendications. Moi, j'en ai noté trois en particulier qui, c'est vrai, inquiètent beaucoup à la fois les jeunes, mais également les familles et les professionnels que nous sommes.

2:49
Présentateur

Lesquels ?

2:51
Invité politique

Alors, je crois qu'une des principales revendications, effectivement, dans les lycées, c'est la problématique, mais elle touche aussi les collèges, et c'est pour ça que je suis particulièrement concerné, c'est sur l'idée du remplacement des enseignants absents. Il faut savoir que depuis des années, nous avions des volanteurs par un système qui s'appelait le Pacte, qui avait été mis en place,

3:09
Locuteur

si

3:09
Invité politique

ma mémorabonne, par Gabriel Attal. Ces moyens de remplacement courte durée ont fondu. Moi, par exemple, pour mon établissement, je disposais d'à peu près 800 heures par an pour remplacer les professeurs absents. Aujourd'hui, il m'en reste... Alors, j'ai fait le calcul ce matin, même pas à 111 heures. Donc, vous voyez, j'ai perdu 80% de mes moyens de remplacement. La problématique haute, c'est que les titulaires de zones de remplacement qui étaient donc là pour pallier sur des secteurs géographiques assez étendus, d'ailleurs, les professeurs absents, aujourd'hui, tous ces professeurs TZR sont affectés à l'année, c'est-à-dire qu

3:41
Locuteur

'ils

3:41
Invité politique

ne sont plus disponibles pour effectuer des remplacements. Donc, on s'interroge aussi, du coup, nous, au niveau syndical, sur pourquoi le métier n'attire plus les jeunes. Et ça, c'est une vraie question qui doit être posée auprès du ministère pour savoir qu'est-ce qui fait qu'on n'a plus de profs. dans beaucoup d'académies.

3:59
Présentateur

Donc, les profs non remplacés, le manque de moyens, la vétusté des bâtiments, ça, c'est pour les revendications. Quel est votre rôle, à vous, personnel de direction, dans ce mouvement

4:07
Locuteur

? Alors,

4:09
Invité politique

nous, nous avons cette obligation de sécurité, d'assurer la sécurité des élèves qui veulent et qui ont le droit d'être accueillis dans les établissements scolaires afin d'avoir des enseignements de qualité. Nous sommes en première ligne, effectivement, sur répondre aux demandes légitimes des familles et d'accompagner au mieux les jeunes dans leur parcours d'orientation. C'est notre métier au quotidien.

4:36
Locuteur

C

4:36
Invité politique

'est à la fois du dialogue social, c'est à la fois aussi du dialogue sur le long terme et puis de se projeter avec les jeunes et leur famille dans les futures études de leurs enfants.

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Locuteur

Et là, c'est la

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Invité politique

grande, grande partie de notre travail, effectivement.

4:51
Présentateur

Vous trouvez que la réponse policière, elle est disproportionnée ? Je rappelle qu'il

4:55
Locuteur

y

4:55
Présentateur

a un adolescent de 15 ans qui a eu la main arrachée à Lens à cause d'une grenade lancée par les forces de l'ordre. Qu'est-ce que vous dites, vous, de cette réponse policière

5:03
Locuteur

?

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Invité politique

Alors, moi, je suis très mal placé pour vous parler de ça. Ce n

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Locuteur

'est

5:07
Invité politique

pas de mon métier. Moi, mon métier, ce n'est absolument pas de me permettre... Je ne rentrerai pas dans ce débat parce que...

5:12
Locuteur

Non, mais vous dites que mon rôle est de protéger les

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Présentateur

biens et les personnes. C'est pour ça que je vous pose la question.

5:16
Locuteur

Oui, tout

5:16
Invité politique

à fait. Mais à l'intérieur des établissements, les policiers, pour l'instant, tout

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Locuteur

ce qui se passe,

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Invité politique

malheureusement, c'est sur la voie publique. Moi, je n'ai pas d'autorité sur la voie publique. Je ne peux que regretter et être de compatir à la difficulté. Moi, je pense à cette famille, effectivement, à Lens, où le jeune garçon s'est fait racher la main. Mais des exemples, malheureusement,

5:35
Locuteur

de

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Invité politique

LBD lancés dans les yeux, etc., on en a parlé dans

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Locuteur

la

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Invité politique

presse la semaine dernière, sont regrettables. Maintenant, moi, ce n'est pas du tout de mon ressort de pouvoir apporter un éclaircissement sur ces manifestations et sur la répression politique. On

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Présentateur

espère qu'elles auront lieu dans le calme, ces manifestations, aujourd'hui. Merci beaucoup, Gilles Conant,

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Locuteur

d

5:55
Présentateur

'avoir été avec nous ce matin, secrétaire départemental du SNPDEN, donc dans le Finistère, le syndicat des personnels de direction de l'éducation nationale. Mardi 6 octobre, il est 7h53.