Interview "Découverte" : Un chef étoilé s'engage pour soutenir son secteur - 17/06
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:46FerméeRéponse directe
Combien d'emplois, combien d'emplois chez vous ?
- 1:37OuverteRéponse directe
Que demandez-vous, Gilles Goujon ?
- 2:18OuverteRéponse directe
Vous avez le soutien de tous les syndicats ?
- 3:24OuverteRéponse directe
Comment faites-vous avec le personnel ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:55Invité politiqueChiffre
« Une cinquantaine, 48 personnes avec moi. »
- 1:40Invité politiquePromesse
« j'appelle à la création d'un grand ministère du tourisme interministériel »
- 1:48Invité politiqueChiffre
« les CHR représentent 80 milliards de chiffre d'affaires »
- 1:51Invité politiqueChiffre
« le tourisme, c'est 170 milliards de chiffre d'affaires »
- 2:01Invité politiqueChiffre
« 8% du PIB »
- 3:58Invité politiqueFait
« Ces jeunes, ils attendent ma réouverture, ils attendent que ça reparte. »
Temps de parole
- Invité politique53 %
- Présentateur47 %
≈ 2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Vous écoutez RMC, RMC 6h-9h, Bourdin Direct. Allez, parlons des restaurateurs, encore les restaurateurs qui commencent un peu à respirer, pas tous. Pas tous, parce que c'est bien difficile. Les clients, pour l'instant, ne sont pas tous revenus. Gilles Goujon est avec nous, chef du restaurant L'Auberge du Vieux Puy à Fonjoncouze. Fonjoncouze, c'est dans l'Aude. Trois étoiles au Michelin. Gilles Goujon, bonjour. Bonjour, M. Bourdin. Comment ça va, ce matin ? Comment ça va dans l'Aude ?
Écoutez, ça va, le beau temps est revenu, donc pour l'instant, le moral va être au mot fixe, parce que c'était avec le mauvais temps qu'on a eu ces quelques jours, c'était pas terrible pour les terrasses et pour les plages. Là, on y croit.
Là, vous y croyez, vous allez rouvrir, vous, le 3 juillet, je crois. Combien d'emplois, combien d'emplois chez vous ?
Une cinquantaine, 48 personnes avec moi.
Oui, pour un village de 126 habitants, c'est formidable. Heureusement que le village vous a... Bon, Gilles Goujon, vous voyez, nous commençons à revoir un peu circuler, non pas des touristes venus du monde entier, pas du tout, mais des touristes de la région qui commencent à bouger un petit peu. Ça commence à s'ouvrir, ça va s'ouvrir de plus en plus. Les cafés, tous les restaurants sont ouverts ou vont ouvrir. Le tourisme reprend doucement, mais pour donner un nouvel élan au tourisme, parce que c'est une industrie essentielle dans notre pays. Je dis bien essentielle. Que demandez-vous, Gilles Goujon ?
Alors, écoutez, moi, j'appelle à la création d'un grand ministère du tourisme interministériel où on peut retrouver, bien évidemment, les CHR, parce que, vous savez, nous, tout seuls, les CHR représentent 80 milliards de chiffre d'affaires et le tourisme, c'est 170 milliards de chiffre d'affaires, plus tout ce qui est parc à thème, sport, loisirs, etc., qui en représente encore 80. Donc, c'est énorme. 8% du PIB, il faut qu'on puisse être mis en avant, parce que la bataille, je pense que la bataille va être rude, parce que d'autres pays ont souffert comme nous et vont mettre tout en avant pour que le tourisme revienne chez eux aussi.
Évidemment, évidemment, il faut que le tourisme revienne. Mais je crois que vous avez le soutien de tous les syndicats, hôtellerie, restauration qui vous appuient.
Tout à fait, tout à fait. Il y a des lettres qui sont parties aux adhérents des syndicats et qui leur disent qu'ils soutiennent le projet. Didier Chénet a écrit une lettre cette nuit, je crois, en disant qu'il soutenait la lettre de Gilles Goujon. Donc, je pense qu'on est nombreux derrière. Mais entendez bien qu'on n'est pas en train de crier, de dire « il faut à tout prix ». Ce qu'on dit, c'est que... parce que tout ce qui s'est passé par le gouvernement est pas mal. Mais si vous voulez, on s'est aperçu quand même qu'on avait un manque d'interlocuteurs pendant ces soins difficiles, si vous voulez.
Heureusement que moi, j'ai pu avoir des gens comme les députés qui étaient autour de nous, comme Mme Fontenelle-Personne, qui répondait au téléphone même tard le soir, avec qui on pouvait échanger, discuter pour qu'elle amène des idées dans son groupe de travail. Et moi, personnellement, en tout cas, ça m'a redonné confiance parce qu'au premier moment, on était tous très inquiets.
Alors, Gilles Goujon, je voulais vous poser une ou deux questions sur le personnel. Comment faites-vous ? Vous employez des saisonniers dans votre restaurant, j'imagine. Comment faites-vous ?
Exactement. Alors, si vous voulez, j'ai toujours une partie de permanent. Et puis, après, on a le renfort saisonnier qui arrive quand on réouvre au mois de mars. Et écoutez, je me suis posé la question pendant plusieurs semaines. Qu'est-ce que je dois faire ? Est-ce que je dois laisser... Mais je me suis dit, je ne peux pas... Ces jeunes, ils attendent ma réouverture, ils attendent que ça reparte. Donc, ce que j'ai prévu, c'est déjà juillet-août, on ne va pas fermer. Et on va faire des roulements. Comme ça, plutôt que de laisser 10 ou 12 ou 15 personnes sur le côté ou les faire tourner en chômage partiel, j'engage tout le monde et je ne ferme pas.
Voilà. Eh bien, bravo. Bravo, bravo, bravo. Parce que non seulement économiquement, bon, c'est pour vous une bonne solution, mais en plus, socialement, c'est une vraie solution à un véritable engagement. Bravo, Gilles Goujon, bravo. Fonjoncouze, rappelez-nous. Bon, Fonjoncouze, c'est l'auberge du Vieux Puy. Fonjoncouze, c'est magnifique, hein ?
C'est un tout petit village magnifique accroché dans les Corbières. Mais vous savez, dans l'Aude, c'est là où les gens vivent le plus vieux. Donc, ça veut dire qu'on a un air qui est meilleur qu'ailleurs. Après les Cévennes, quoi.
Non, mais d'accord. Bon, allez, très bien. Il y a une compétition. Merci, Gilles Goujon. Je vous en prie, à bientôt. Merci, on n'est pas si loin que ça, finalement. Bon, merci. Il est 6h51. Vous êtes sur RMC. Merci d'être avec nous.