Les "gilets jaunes", c’est reparti ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
les gilets jaunes sont donc de retour je sais pas dire qu'ils sont rentrés de vacances et il appelle à la mobilisation ce week end jérôme rodriguez qui est l'une des figures du mouvement appelé ainsi cette semaine sur son compte twitter à rendre visite au président macron au palais de l'élysée puisque ce week-end ce sont aussi les journées du patrimoine qui sont l'occasion d'ouvrir un certain nombre de bâtiments de la république est ce que il faut croire dans un une renaissance du mouvement c'est en tout cas c'est pas la vie d'elizabeth bornes la ministre de la transition écologique et solidaire alors d'aller dire c'est normal elle est au gouvernement mais surtout elle considère qu' on a déjà fait le job écoutez je pense que le message des français il a été reçu cinq sur cinq ans président de la république par le gouvernement je rappelle qu'on a gelé la hausse de la fiscalité qui a eu des mesures sur le pouvoir d'achat et puis il ya aussi la convention citoyenne qui va démarrer début octobre donc le temps c'est aujourd'hui à construire des solutions et on est vraiment à l'écouté des français pour trouver le bon chemin sauf que les français ils sont assez partagés 1 sur ce sur ce sujet des gilet jaune regardez ce sondage récent sondage réalisé par bva on a posé la question aux français souhaitez vous que le mouvement des gilets jaunes se poursuivre dans les prochaines semaines alors certes il ya une petite majorité qui répondront mais il ya encore quand même une grosse tiers des français qui soutient le mouvement et 11% qui ne se prononcent pas nicolas de mac vous êtes surpris par cette ce soutien populaire qui quand même n'a pas disparu malgré les 17 milliards d'euros malgré le grand débat et malgré les violences oui mais ce mouvement tournant rond point que maintenant on se fie nord-est s'est beaucoup affaibli il n'a plus de projection vers l'avenir alors qu'il en a eu à ses débuts et puis il s'est perdu pour un certain nombre de raisons sur lequel on pourra revenir mais c'est vrai que l'opinion avait un soutien par procuration au fond n'était pas satisfait de ce pouvoir qui a quand même fait mouvement du coup on n'est plus dans les sommets quand même à il y avait des soutiens à 60 70 % au moment quasiment maintenant voilà je n'ose aller jusque là parce que bon mais 37% donc on en est loin mais je sakho ya une générosité aussi des français pour tous qui manifestent quand même c'est une tradition de se montrer en solidarité mais ils se sont ils se sont pourtant grandement grandement isolé je ne crois absolument pas à une reprise massive alors il peut y avoir encore des manifestations fortes voire violente qui se produiront mais il n'ya plus de quand il n'ya plus de deux revendications résonance avec la société je trouve maintenant c'est un mouvement qui s'est marginalisée radicaliser dans ses formes d'expression et qui ne correspond plus un écho dans la société française se croit pas du tout à la petite de marianne d'ailleurs je me semble ça me semble du grand comment dire de la grande poésie voilà c'est très bien on va passer tout de suite la parole à etel girard vous devenez la une de marianne on rappelle ségara lincendie nicolas domenach la regarder avec intérêt puisque il a eu quelques responsabilités dans ce journal pourquoi est ce que vous vous croyez un incendie sociale on croit alors nuance on croit à la 110 social pas forcément à une reprise stricto sensu du mouvement des gilet jaune d'une ampleur numéraire extraordinaire nous on pense que effectivement le mouvement des gilets jaunes a perdu dans son intensité a perdu en dynamique n'a pas de leader mais les causes restant les mêmes c'est à dire les fractures françaises la france d'en bas requis ce sans oublier une unsa une politique qui donne l'impression de ne pas écouter ce que la france des ronds-points a pu dire l'année passée donc on pense que oui l' incendie les causes de l'incendié restent en présente lincendie n'est pas à exclure mais ça pourrait être une dans une coagulation beaucoup plus composites que celle qu'on a vue l'année passée une coagulation qui pourra mêler une partie d'anciens gilet jaune des syndicalistes le mouvement le mouvement syndical des militants pour le climat donc quelque chose de boue finalement beaucoup plus large dans une intensité de manifestation qui sera peut-être par l'intensité violente qu'on a pu voir l'année passée mais qui en tout cas à l'égard du président de la république montre une défiance tout aussi importante à l'appui de ce que vous dites écoutez cette réaction de citoyens payeurs l'un de nos internautes qui est en train de réagir en direct sur twitter et qui nous dit le mouvement gilet jaune est devenu omniprésent dans l'esprit de tout contestataire de la politique gouvernementale et compris par exemple pour la réforme des retraites et citoyens payeurs nous dit c'est une sorte de franchise en fait effectivement et puis voici deux autres internautes qui semble proche de ce mouvement l'olivier qui nous dit le peuple crève de faim ne ressentez-vous point son angoisse ainsi que ses inquiétudes du lendemain et tonton le grand débat a été un moyen de s'accaparer des revendications pour ne pas y répondre oui le mouvement va redémarrer matile de broc f votre point de vue le mouvement va-t-il redémarrer et puis la question qui me brûle les lèvres votre tenue vaut-elle soutien à ce mouvement le mouvement va demeurer démarré je ne sais pas ce que je pense c'est que on a des gilet jaune dans la rue encore et que s'il ya une vraie raison à ça les raisons et les causes profondes on était peut-être en partie traités par quelques mesures qui ont été proposées il ya des baisses d'impôts qui sont prévues c'était une demande ça veut dire légère allègements pour pour la population mais mais je pense que ce désir profond de pouvoir vivre en fait juste décemment de son salaire de pouvoir prendre des décisions pour son environnement local etc c'est des causes qui sont beaucoup plus profondes et auquel aujourd'hui le gouvernement ne répond pas puisque nous n'avons absolument pas de d2 vrai mouvement de décentralisation du pouvoir de décentralisation fiscale qui pourtant redonnerait du pouvoir aux citoyens et leur permettrait de pouvoir prendre des décisions directement au niveau local donc je pense que redémarrer je crois pas pas avec l'ampleur qu'on a eu l'année dernière je rejoins je rejoins etienne là dessus je crois pas mais par contre je crois qu'il ya vraiment des fractures très profonde et je vous rejoins là dessus ça faisait peut-être mais il ya de vraies fractures profond qu'on qui n'ont pas été réellement traités et la centralisation et de la fracture entre paris et les télés lé territoire l énorme aujourd'hui la liant à plusieurs reprises la saison dernière si on peut dire sur ce plateau vous avez pointé du doigt la difficulté de ce pouvoir à comprendre le peuple c'était d'ailleurs l'une des causes du mouvement des gilet jaune est ce que vous faites toujours le même constat ou est ce que ça a changé pendant les vacances avec les annonces en a plus qu'a dit les gilets jaunes ont été une bonne leçon pour moi donc c'est une raison de plus pour les villes et jaune pour continuer moi j'aurais pas dit ça mais enfin bon c'est son problème non je pense que réunir chaque semaine pendant quelques temps encore dix à vingt mille personnes dans toute la france pas c'est pas un exploit ya forcément des gens qui sont habitués à ça donc c'est devenu la sortie du week-end le seul problème effectivement c'est comme les mains il est marqué sur l'antenne là leur slogan pour appeler à la mobilisation contre le système qu'est ce que ça veut dire contre le système sap à sanaa pas lequel system système métrique le système est donc il ya un moment donné où effectivement ils sont en manque de réelle de rennes revendications même si le problème des retraites peut être un slogan pour l'épauler gilet jaune deuxièmement la désertification des campagnes peut l'être aussi et ça c'est un réel problème et ils peuvent s'intéresser au climat ce qui serait quand même bizarre parce que les premières manifestations étaient contre la hausse du prix de l'essence ou bien la limitation de vitesse et aujourd'hui ils seraient pour y seraient pour la en accord avec les défenseurs de l'écologie et de la hausse de l'essence par exemple pour limiter les effets de l'essence et du gasoil il ya un certain nombre de contradictions mais non moi je vois le mouvement s'éterniser au sens strict du terme mais dans des dents des dans des temps des demies nuance beaucoup plus faible qu'il a été jusqu'à présent même si jusqu'à présent on s'est trompé on s'est beaucoup de se sont trompés tout au long de l'année dernière et c'est tous trompé en disant ces flacons match promet d'être d'être humble cette année treize ans je vais vous donner la parole nicolas domenach mais d'abord je la passe à nos internautes qui réagissent en direct babineau nous dit c'est comme si ce mouvement était éteint mais pas mort et c'est ce qui provoque la fébrilité du gouvernement nicole qu'elle croit que le mouvement pourrait reprendre plus fortement selon ce que notre gouvernement va inventer peut-être sur la réforme des retraites et puis un dernier point de vue en tout cas cet instant celui de breny tôt à mon avis le mouvement c'est trop essoufflé pour vraiment avoir du poids mais peut-être qu'il pourrait y avoir une évolution de la forme de contestation je vais vous passez la parole comme promis nicolas domenach mais je voudrais d'abord si vous voulez bien qu'on écoute le président de la république parce que dans un constat assez lucide lui-même reconnaît que le les raisons du mécontentement de la colère voire de la peur des gilets jaunes n'ont pas disparu c'est en français dans le texte parce que c'est une femme entretien à nos confrères américains de time inc mais de transition économique digital technology climate and is you don't improve sa dette ou de life in win crise the level of au fur et colas de mac vous ressentez chercher nos concitoyens le niveau de peur augmente je crois que le niveau peur augmente ce qui me fera plaisir dans dans le discours du président de la république c'est presque le moindre sinon le renoncement l'optimisme qui était quand même sa marque de fabrique je suis très étonné quand même de cette marche arrière présidentielle parce qu' il était dans l'optimisme jusqu'ici que c'était important pour ce pays d'avoir donné le sentiment qu'on pouvait sortir de la crise l'affronter et se rassembler là il est beaucoup plus prudent il nous fait le coup de feu de l'immigration des choses comme ça qu'est-ce qui nous remettent en arrière quoi il est il est sur une défensive qui lui ressemble se trouve qu'il ne lui ressemble guère ce qui est positif en revanche est au fond qui l'en rabah de son arrogance qu'il a coûté beaucoup je crois mais qui est la spécialité de tous les présidents qui arrivent au pouvoir mais simplement comme la situation est plus plus délicate on est sur des charbons ardents cette société plus en douleur donc c'était encore plus insupportable qu'il balance ses petites phrases qui mettait d incendie généralisé à chaque fois donc il semble avoir compris on voit que dans la dans la gestuelle dans les mots il est plus prudent regardez par exemple cette citation à laquelle faisait allusion daniel bilalian à l'instant c'est toujours dans l'interview au times quand il dit d'une certaine façon les gilets jaunes ont été très bon pour moi parce que cela m'a rappelé comment je devais être mais ça me rappelle une citation une étude dont j'ai souvent parlé ici qui était une étude américaine qui dit qu'il n'ya plus au monde que deux types de personnes les sommaires et les any where au début emmanuel macron c'est un annuaire c'est à dire il est international il travaille dans un open space dans n'importe quel aéroport il a un ami hong kong à singapour et au et nous moi j'en fais partie nous sommes les sommes mais on n'est pas contre progrès mais on est de quelque part on a envie d'appartenir à un pays quelque chose qui nous rassure qui montrent que nous sommes des habitants de quelques pas et pas any where
Xavier Bertrand