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Discours / meetingRassemblement National (sur YouTube)· 28 novembre 2015 46 minAutoproduitActualité / polémiqueSécuritéImmigration & asileInstitutions & électionsEurope & international

Marine Le Pen en meeting en Corse (Ajaccio, 28 novembre)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 14 %Attaque 70 %Défensif 16 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 8:15Invité politiqueChiffre
    « il y a 20% de déboutés du droit d'asile qui sont envoyés chez eux alors que la Cour des comptes disait 1%. »
  • 8:30Invité politiqueChiffre
    « il y avait 5 000 fichiers S. Manuel Valls est arrivé pour dire qu'il y en avait 20 000, dont 10 000 pour radicalisation islamiste. »
  • 10:31Invité politiqueFait
    « Pourquoi après 10 ou 14 condamnations, ils n'avaient pas fait un jour, pas un seul jour de prison ? »
  • 33:16Invité politiqueChiffre
    « En bradant la nationalité française avec la naturalisation de 500 000 étrangers et la régularisation de 1 million d'immigrés. »
  • 34:46Invité politiqueFait
    « qui s'étaient infiltrés parmi les migrants ? »
  • 33:23Invité politiqueChiffre
    « et la régularisation de 1 million d'immigrés. »
  • 33:26Invité politiqueFait
    « Il voulait même inscrire le communautarisme dans la Constitution. »
  • 34:53Invité politiqueChiffre
    « 1 million de migrants sont arrivés dans l'Union européenne cette année »
  • 34:57Invité politiqueChiffre
    « et 3 millions sont prévus par la Commission européenne d'ici 2017, c'est-à-dire en 2016. »
  • 36:10Invité politiqueFait
    « le salaire minimum en Allemagne, en réalité, a été mis en œuvre, sauf dans l'ensemble des filières qui sont en concurrence directe avec les nôtres, et notamment, sauf dans l'agriculture. »
  • 37:05Invité politiqueChiffre
    « de 12 500 postes par Nicolas Sarkozy entre 2007 et 2012 »
  • 37:20Invité politiqueChiffre
    « qui a supprimé 54 000 postes en 5 ans. »
  • 39:27Invité politiqueChiffre
    « Les mosquées, deux, fermées. »
  • 42:46Invité politiqueChiffre
    « Il a fait entrer 200 000 étrangers légalement en France chaque année pendant son mandat. »

Temps de parole

  • Marine Le Pen100 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:32
Marine Le Pen

de m'accueillir ici dans votre belle ville d'Ajaccio, berceau, lustre des Français. Par une ironie de mon agenda, je me retrouve aujourd'hui non loin de la maison natale de Napoléon et j'étais hier à quelques pas de son tombeau sur le bord de la Seine où il avait souhaité reposer au milieu de ce peuple français qu'il avait tant aimé. Mes chers amis, j'assistais hier à Paris dans la cour d'honneur des Invalides à l'hommage national rendu à nos compatriotes tués lors des attentats du 13 novembre dernier. J'ai été comme tous les Français, bouleversé et profondément ému par cette cérémonie au cours de laquelle le nom de chacune des 130 victimes a été égréné avec son âge.

La plupart avaient moins de 35 ans. Ils étaient des jeunes Français épris de liberté. Le 13 novembre 2015, la barbarie islamiste, en leur arrachant la vie, leur a volé leur jeunesse chérie, leurs rêves, leur amour, leur rire. Tout ce qui donne du sens à la vie leur a été ôté lors de cette terrible soirée. En tant que mère, j'ai une pensée toute particulière pour ces parents, dévastés par la perte d'une fille, d'un fils. Comment pouvaient-ils imaginer l'horreur quand ils ont vu leurs enfants se rendre à un concert ou partager les joies simples d'une terrasse de café ? Nos compatriotes étaient innocents. Pour les terroristes, ils avaient le tort d'être Français.

Pour les monstres de l'État islamiste, ils étaient coupables d'appartenir à cette nation qui est le symbole même de la liberté dans le monde. C'est cette liberté qu'ils ont voulu anéantir le soir du 13 novembre. Je souhaiterais que nous rendions aujourd'hui à Ajaccio, un nouvel hommage à nos disparus, à leurs familles endeuillées et aux blessés qui luttent encore pour rester parmi nous. Je vous invite, mes amis, à vous lever et à respecter pour eux une minute de silence. Comme l'ensemble de notre nation, l'accord s'est meurtri par les attentats de Paris. Le peuple français, dans son ensemble, a témoigné sa solidarité et sa compassion.

Il a également exprimé son incompréhension, son inquiétude et sa colère. Comment en sommes-nous arrivés là ? Après la période de deuil et de recueillement, les Français attendent des réponses et des solutions pour assurer leur sécurité et vaincre définitivement l'État islamique. Ils ne veulent plus être bercés d'illusions. Ils ne veulent plus de leçons sur le vivre ensemble, sur le pas d'amalgame ou entendre des complaintes bien-pensantes. Depuis les attentats de janvier contre Charlie Hebdo et l'hyper-cachère, notre pays a subi six attaques terroristes. Nous payons aujourd'hui le lourd tribut de la passivité. En effet, rien n'a été fait pour protéger la France depuis près d'un an.

Rien n'a été fait en réalité depuis les premiers attentats islamistes il y a près de vingt ans. Rien n'a été fait. Et je le dis en réponse à M. Cazeneuve, qui plutôt que de faire preuve de modestie, compte tenu de la gravité de ce qui s'est passé, vient aujourd'hui faire de l'autosatisfaction et nous accuser, nous, qui avions prévenu les Français d'être des menteurs. mais vous voulez qu'on revienne ensemble en 2012 après l'affaire Mera, sept morts, trois militaires, un père de famille, trois enfants, dont une petite fille, à qui ce monstre a mis une balle dans la tête après l'avoir attrapée par les cheveux. Qu'est-ce qui a été fait ?

Elles ont été fermées, les mosquées salafistes, elles sont plus de cent en France. Qu'a fait Manuel Valls, qui était ministre de l'Intérieur dès l'élection de François Hollande ? Qu'a fait M. Cazeneuve alors que les attentats se sont succédés les uns aux autres ? C'est ça, la vraie question qu'ils ne veulent pas que l'on pose. Ah, bien sûr. Bien sûr, ils ont proposé des lois. la loi sur le renseignement qu'ils nous accusent de ne pas avoir voté. En effet, cette loi sur le renseignement fondée sur les mêmes principes que le Patriot Act, dont on a vu d'ailleurs la totale inefficacité, je crois que 1% des surveillances effectuées aux Etats-Unis l'étaient contre des terroristes.

Tout le reste, c'était contre des entreprises pour savoir ce qu'elles font, c'était contre des adversaires politiques. Cette loi sur le renseignement elle vise à mettre sous surveillance sans aucune protection ou contrôle de la part de la justice. 65 millions de Français ? Mais pourquoi veulent-ils mettre 65 millions de Français sous surveillance alors qu'ils ne sont même pas fichus de surveiller 10 500 personnes ? C'est ça la vraie question. Car tous ceux qui ont commis des attentats étaient fichés, tous, sans exception.

alors pourquoi ne pas se concentrer sur eux plutôt que de vouloir lire les mails, les SMS de 65 millions de Français sans aucune surveillance et aucun contrôle de la part de la justice ? De la même manière, ils nous reprochent de ne pas vouloir voter le PNR, ce registre des passagers qui viseraient à surveiller, là encore, l'ensemble des Européens dans leur voyage en avion. Données qui seraient transférées aux Etats-Unis. Mais pourquoi les Etats-Unis ? Il existe Interpol qui fonctionne depuis des années pour surveiller les criminels, les délinquants ou les gens suspects. Il existe Europol. Pourquoi vouloir regarder l'ensemble des trajets de l'ensemble des Européens ?

D'autant que, permettez-moi de rappeler que pour les attentats du 13 novembre, pas un seul n'avait pris l'avion. Ils sont passés en voiture et ont traversé des frontières qui n'existent plus depuis bien longtemps à cause de l'UMP et du PS. Alors, qui commence par regarder les fichiers S à la RATP, les fichiers S dans les centrales nucléaires, les fichiers S à la SNCF, les fichiers S dans les aéroports ? Qui commence donc par faire ce travail essentiel à la sécurité des Français avant de vouloir surveiller tout le monde au risque, évidemment, de permettre à certains de se glisser comme une aiguille dans une botte de foin ? M. Cazeneuve nous traite de menteurs. Lui.

Lui qui venait expliquer qu'il y a 20% de déboutés du droit d'asile qui sont envoyés chez eux alors que la Cour des comptes disait 1%. Entre 1 et 20%. ça fait une énorme différence. Lui qui, il y a quelques semaines, quelques jours, pardon, nous expliquait qu'il y avait 5 000 fichiers S. Manuel Valls est arrivé pour dire qu'il y en avait 20 000, dont 10 000 pour radicalisation islamiste. Qui ment ? Le cabinet de M. Cazeneuve qui, nous l'avons appris au travers d'un épisode grotesque avec France Inter, vous vous souvenez ? France Inter avait fait un article « Le fantasme de l'infiltration islamiste ».

Et dans cet article, il s'agissait de dire du mal du Front National qui avait dénoncé le risque très lourd, très grave d'infiltration du fondamentalisme islamiste au travers des flux de migrants. Et France Inter, après les attentats, peut-être conscients du ridicule de leur article, avait changé le titre de l'article pour mettre, je ne sais pas, je crois que le nouveau titre, c'était « Des islamistes infiltrés ? » Point d'interrogation. Et lorsqu'il y a eu la polémique en disant « Est-ce que c'est très déontologique de changer comme ça à posteriori le titre d'un article ?

» Ils ont répondu « Ah oui, mais vous comprenez, on avait fait cet article-là parce que le cabinet Beauvau, le cabinet du ministère de l'Intérieur, nous avait expliqué qu'il était très improbable qu'il existe des infiltrations islamistes au sein des flux de migrants. Voilà ce qu'est le travail de M. Cazeneva. Bien sûr, ils ont fait là 1 800 perquisitions. Pourquoi les ont-ils fait si tard ? Pourquoi pas depuis 2012, après les assassinats commis par M. Mérat ? Ils ont fermé deux mosquées. Pourquoi deux quand il y en a plus d'une centaine qui sont des mosquées salafistes ? C'est dizaines de questions. Nous devons les poser, même si ça déplaît à M. Cazeneuve.

Nous devons nous poser la question de savoir pourquoi dans les assassins, il y en avait qui avaient des casiers judiciaires longs comme le bras. Pourquoi après 10 ou 14 condamnations, ils n'avaient pas fait un jour, pas un seul jour de prison ? Ah, c'est sûr que c'est plus facile de poursuivre Marine Le Pen devant les tribunaux parce qu'elle a dénoncé les prières de rue ou de poursuivre l'affiche du Front National qui condamnait l'islamisme en PACA il y a quelques années de cela. C'est plus facile, c'est plus roboratif aussi. Mais croyez-moi, pour la sécurité des Français, c'est beaucoup moins efficace. Oui, c'est vrai qu'ils n'ont rien fait, ils ont attendu un massacre pour agir, réagir.

Nous verrons d'ailleurs l'efficacité de ces mesures puisque la vision globale de la sécurité des Français n'est pas intégrée dans leur logiciel. Napoléon disait « Je peux perdre une bataille mais je refuse de perdre une minute. » En période de guerre, le temps perdu ne se rattrape pas et peut avoir, on le sait, des conséquences dramatiques. Depuis des années, je vous l'ai dit, nous tirons la sonnette d'alarme. Nous tirons toutes les sonnettes d'alarme, toutes celles qui passent à notre portée pour alerter les Français sur la multiplication des signes qui annonçaient la catastrophe.

Tout au long de l'année, j'ai tenté d'alerter le président de la République et le gouvernement sur les dangers qui planaient au-dessus de la France et sur les nécessaires changements de politique à mettre en œuvre au mois de septembre. Au Parlement européen, je prenais la parole pour dire « Nous sommes prévenus par la Syrie, nous sommes prévenus par l'Italie que l'État islamique entend infiltrer au milieu des flux de migrants, des terroristes qui viendront frapper notre sol. » Qu'est-ce que j'ai eu comme réponse ? Comme d'habitude, le mépris et l'injure. Tout ce que j'ai proposé a été balayé d'un revers de main.

Aujourd'hui, ils sont forcés d'admettre que j'avais raison et viennent piocher dans la besace du Front national les seules solutions crédibles et efficaces pour renforcer notre sécurité collective. Vous pouvez me croire, je ne suis pas satisfaite d'avoir eu raison trop tôt. Quand il s'agit de la vie de nos compatriotes, ce sont des questions somme toute bien dérisoires. Mais le ministre de l'Intérieur devrait quand même faire preuve d'un peu de modestie. J'aurais souhaité que François Hollande prenne dès le commencement des alertes la mesure de la menace islamiste et que l'esprit du 11 janvier se transforme en volonté acharnée de défendre les Français.

J'aurais préféré que Manuel Valls parte en croisade contre l'État islamique et non contre les patriotes du Front national comme il l'a fait des semaines et des semaines durant. J'aurais préféré que le cabinet du ministre de l'Intérieur, toujours le même, Bernard Cazeneuve, réfléchisse à deux fois avant de nous dire que prôner le djihad n'est pas un délit. J'aurais souhaité que Mme Taubira cesse sa politique laxiste qui laisse en liberté des petites frappes. Des petits fauves multirécidivistes.

J'aurais souhaité tout cela car avant d'être une responsable politique et une opposante farouche à leur politique, je suis une citoyenne française, une patriote amoureuse de son pays et qui souffre à chaque fois qu'un Français est frappé. Mais il apparaît évident aujourd'hui face à l'incapacité tragique du PS et à la lumière du bilan catastrophique de l'UMP hier que le Front national est la seule alternative pour vaincre le fondamentalisme islamiste et défendre les Français. J'ai dit que les inflexions de la politique de François Hollande allaient dans le bon sens. C'est vrai. Mais elles ne vont pas jusqu'au bout.

quand ils vont dans le bon sens ils s'arrêtent à mi-chemin mais quand ils vont dans le mauvais sens ils vont toujours jusqu'au bout du chemin. Elles resteront des mesurettes destinées à simuler l'autorité d'un État aux abois qui en vérité c'est terriblement inquiétant ne maîtrise rien et subit les événements qui cherche plus à lutter contre la peur que contre le danger qui s'attache à limiter les conséquences sans s'attaquer aux causes.

Dans son allocution des invalides François Hollande a parlé d'une génération bataclan cette génération de trentenaires qui devait s'habituer à la menace terroriste selon les mots de Manuel Valls mais quel aveut de faiblesse et quel est le signal envoyé aux terroristes islamistes lorsque l'on demande aux jeunes de son propre pays de s'habituer à vivre avec le terrorisme. Serions-nous devenus une nation de moutons prêtes à être dévorés par des loups affamés ? Pour ma part je refuse de voir toute une classe d'âge endosser la tunique des martyrs. Je n'accepte pas de voir mon peuple massacré de la sorte. Je ne tolère pas de voir des innocents fauchés dans un concert ou à une terrasse de café.

Et demain où ? Dans un centre commercial ? Dans une école ? Dans les transports ? Je ne veux pas subir les événements et compléter mon agenda avec d'innombrables cérémonies de recueillement et des marches funèbres. Il n'y aura pas de génération Bataclan si le peuple français se lève pour riposter. Les français sont des guerriers dans l'âme. 50 ans de période de paix les ont assoupis. Il est temps de réveiller la furia francese pour montrer à ces barbares qu'ils trouveront dans chaque français du plus jeune au plus ancien du plus riche au plus humble un ennemi impitoyable pour l'anéantir et détruire son idéologie inhumaine.

Pour vaincre un ennemi c'est cela que j'aurais aimé entendre dans la cour des Invalides. Pour vaincre un ennemi mes chers amis il faut commencer par le nommer. Et sur ce point précis nos dirigeants sont d'une timidité qui confine à la sottise. Depuis les attentats de janvier ni François Hollande ni Nicolas Sarkozy n'arrivent à nommer explicitement le mal. Ils tournent autour ils jonglent ils dansent mais cela ne veut pas sortir de leur bouche. La réalité semble les tétaniser la vérité les effraye. En janvier il fallait entrer en guerre contre le terrorisme sikh. Hier aux Invalides ils prononçaient ces paroles vides de sens nous connaissons l'ennemi c'est la haine.

Mais nous ne sommes pas en guerre contre la haine ou le terrorisme. Le terrorisme n'est qu'un moyen au service d'une idéologie ce n'est qu'un outil de destruction dont les auteurs ont défini les modalités. C'est le plus abject le plus lâche car il s'attaque de manière aveugle précisément dans le but de susciter la terreur afin que personne nulle part ne se sente plus en sécurité. La haine quant à elle n'est qu'un sentiment un sentiment qui anime effectivement les ennemis de la France qui les pousse à vouloir nous détruire un sentiment une arme mais qui tient l'arme et nourrit ce sentiment ? Osons le dire c'est le fondamentalisme islamiste.

Le terrorisme que nous affrontons aujourd'hui est au service d'une idéologie totalitaire moyenâgeuse obscurantiste inhumaine et haineuse le fondamentalisme islamiste. Nous sommes en guerre contre tous ceux qui se revendiquent de cette idéologie macabre qui se trouvent en Syrie en Irak ou dans nos quartiers dans nos rues et dans nos mosquées. Ces barbares ne sont pas des soldats d'une nation hostile ou d'un peuple ennemi. Ces combattants n'exhibent pas de drapeau national. Ils ne se battent ni pour la liberté d'un peuple ni pour l'indépendance d'un territoire. Ils n'ont pas de revendications. Ils ne protègent pas leur famille ou leurs enfants.

Ils viennent pour détruire et anéantir tout ce que nous sommes et tout ce qu'ils haïssent notre liberté, notre mode de vie, notre culture, notre laïcité. Ils sèment la terreur partout de Tunis à Damas, de Bagdad au Caire. La terreur est leur doctrine, la charia, leur constitution. Cet ennemi étend son influence en Irak où l'intervention catastrophique des Américains en 2003 a ouvert le champ libre à l'État islamiste. Ils prospèrent en Syrie où la volonté de Barack Obama d'affaiblir Bachar el-Assad a laissé les islamistes s'engouffrées, avancées.

Ils règnent en Libye où l'intervention militaire de Nicolas Sarkozy leur a permis d'accéder au pouvoir et de laisser libre cours à leur folie meurtrière. Ils comptent sur le développement du communautarisme chez nous pour recruter des djihadistes qui, après une formation en décapitation et maniement d'explosifs, viendront répandre la mort en France. Nous savons où sont les camps d'entraînement. Ils sont en Syrie. D'ailleurs, l'immense majorité de ceux qui étaient pourtant surveillés, qui faisaient l'objet d'une fiche S, ont pu rejoindre la Syrie pour aller précisément prendre ses cours macabres. Ils entendent semer la terreur et substituer leur ordre totalitaire à notre ordre démocratique.

Remplacer l'égalité homme-femme par l'asservissement de l'épouse et de la fille au mari et au père. Condamner tous les plaisirs de la vie, écouter de la musique, boire un verre de vin, s'habiller comme bon nous semble, contempler la beauté d'une femme, etc. Voilà la réalité de ce que nous avons à combattre. Voilà l'ennemi qu'il faut nommer et cibler avant de l'envoyer dans les abîmes. Mais pour cela, il faut agir, agir bien et agir vite. Et force est de constater que ce n'est pas la méthode de notre gouvernement qui sombre dans l'apathie ou la communication stérile.

Moi, je n'oublie pas que s'ils ont rétabli provisoirement les frontières, provisoirement, ça n'était pas pour lutter contre les trafics d'armes des fondamentalistes islamistes ou les empêcher de venir sur notre territoire, c'était pour protéger les grands de ce monde dans le cadre de l'organisation de la COP21. Alors, chers amis, nous sommes en campagne pour les élections régionales territoriales. Ici, en Corse, un certain nombre de nos compatriotes n'ont pas la tête à la politique et je les comprends. Néanmoins, faire taire la démocratie reviendrait à tuer une seconde fois les victimes du Bataclan. La démocratie doit être une réponse à la barbarie.

C'est pour cela qu'il est extrêmement important que les Français se déplacent massivement dans les urnes le 6 et le 13 décembre prochains pour manifester leur attachement à nos institutions, à nos valeurs, à nos principes. Une participation massive ne sera pas la victoire d'un parti ou d'un autre, mais la victoire du peuple français en réponse à ceux qui veulent tuer notre démocratie. En Corse, comme dans d'autres régions françaises, le Front National représente un espoir de changement. Nous devons nous mobiliser. Vous devez vous mobiliser derrière Christophe Cagnoni et profiter de cette élection pour commencer d'indiquer aux Français qu'un nouveau monde s'ouvre pour eux.

Mes chers amis, après le 13 novembre, plus rien ne sera comme avant. On le sent partout dans le pays et ici aussi en Corse. Je crois qu'un grand vent de lucidité balaye les préjugés et les idées reçues. Au fil de son histoire, le peuple français s'est toujours réveillé lors de circonstances exceptionnelles. Nous vivons aujourd'hui l'un de ces moments où chaque Français se sent français et entend défendre cette spécificité. Notre roman national nous enseigne cette leçon et le Front national en avait fait l'un de ses slogans « Unis, les Français sont invincibles ».

Rassemblés autour de nos trois couleurs immortelles et de nos valeurs universelles, les Français peuvent conquérir le monde, fiers d'eux-mêmes, de leur identité, de leurs racines. Les Français n'ont peur de rien et sont capables de tout. Nous reprenons conscience de ce que veut dire « Communauté nationale », la seule communauté possible, la seule communauté existante, la seule parce que profondément inscrite dans l'esprit de chacun, réflexe naturel de peuples solidaires ayant progressivement bâti son unité et son identité dans l'histoire de France. Les attentats du 13 novembre nous ont apporté cette confirmation. Quand les nôtres sont touchés, c'est toute la famille de France qui pleure.

Quand les fils et les filles de France sont attaqués, c'est toute la nation qui se lève pour appeler à la vengeance. Nous ne ressentons pas la même chose quand nos voisins et amis européens sont touchés et c'est bien naturel. Nous pouvons avoir, bien sûr, et nous en avons de la compassion. Mais la douleur n'est pas la même. La tristesse est tout autre quand il s'agit de son peuple, de son pays, de ses proches. La mondialisation conquérante et l'européisme n'ont pas pu effacer ce sentiment d'appartenance à la nation et c'est une sacrée bonne nouvelle.

Le communautarisme n'a eu pour résultat que de diviser les Français, les opposer les uns aux autres, morceler notre pacte républicain sur des considérations religieuses ou ethniques. La communauté nationale rassemble tous les enfants de France, quelles que soient leurs couleurs, leurs confessions, leurs croyances, leurs origines. Comme écrivait Jacques Bainville, mieux qu'une race, le peuple français est une nation. Une belle et grande nation qui rassemble des Bretons depuis 1532, des Martiniquais depuis 1635, des Corses depuis 1768, des Niçois depuis 1860. Une nation qui reconnaît les identités régionales et notamment celles de la Corse parce qu'elles sont sa richesse.

Belle, sauvage, fière, impétueuse, fascinante et parfois déroutante, la Corse est une terre de France par excellence. Mais la Corse ne serait qu'une petite île méditerranéenne sans la France. Et la France ne mériterait pas son titre de grande nation sans l'île de beauté. Vous êtes fiers d'être Corse et vous êtes fiers d'être Français. Comme je suis fière d'être à la fois bretonne et landaise. C'est la seule diversité que je conçois dans notre pays. Face à le préné par Nadja de Valobel-Kassem. Que nous vivions à Lille, à Jacques-Cioc, au Strasbourg ou au Quimper, nous sommes entre nous solidaires, fiers d'être de la même grande famille nationale de France.

Nous pleurons ceux d'entre nous qui sont tombés parce que nous nous reconnaissons en eux, membres d'un même peuple. Contrairement à ce que l'on nous a raconté pendant des décennies, jusqu'à faire penser aux Français que la France n'était plus rien, nous redécouvrons que la France a une grandeur, qu'elle est porteuse de valeurs universelles et que nous devons la chérir. Elle est notre bien commun, notre maison à bâtir et notre avenir à dessiner, notre boussole dans la tempête, notre bouclier aussi.

La France demeure une grande nation, celle de ces hommes illustres qui l'ont façonnée par le glaive, la plume ou la charrue, celle de ces millions d'anonymes qui ont défendu ses frontières et ses valeurs, ici et au bout du monde. Je compte sur tous les Français, je compte sur chacune et chacun d'entre vous, nos anciens et nos jeunes, ceux des villes et des campagnes, vous, artisans, commerçants, agriculteurs, pêcheurs, chercheurs, chercheurs, médecins, enseignants, policiers et militaires, jeunes entrepreneurs pour que la France retrouve sa place si singulière, la première.

Je compte sur le génie français, votre soif de liberté, votre inventivité et votre créativité pour nous faire gagner cette guerre contre l'obscurantisme islamiste. Nous devons chérir tout ce qui fait la France. Nous devons renouer avec le patriotisme jeté aux oubliettes par des élites politiques irresponsables et franco-sceptiques. On nous a même reproché au Front National d'avoir capté le drapeau français. Mais nous l'avons ramassé dans le caniveau où l'avait jeté la classe politique depuis des décennies. Nous n'allons pas quand même nous en excuser. C'est 365 jours par an que nous devons témoigner notre amour à la nation et non pas seulement après chaque drame.

La Marseillaise, beaucoup la redécouvrent et ses paroles vibrent pour eux. Notre hymne national était cantonné depuis quelques années aux enceintes sportives où certains footballeurs ne prennent même plus la peine de la chanter quand d'autres préfèrent lamentablement cracher dessus. Alors cette Marseillaise, elle retrouve une seconde jeunesse et renoue avec son message originel, celui de la lutte pour la liberté de l'armée du Rhin pendant la Révolution. La Marseillaise redevient pour les peuples du monde entier cette hymne à la liberté, ce chant de libération, cette volonté de briser les chaînes de la soumission et de l'oppression. Le drapeau, beaucoup le redécouvrent et se le réapproprient.

C'est vrai qu'au Front National, nous l'arborons avec fierté depuis des décennies, mais je suis heureuse de voir tous ces Français exhibés nos trois couleurs avec fierté. Heureuse de voir autant de bleu, blanc, rouge sur les balcons. Le drapeau tricolore était devenu ringard, vieillot, à cause du renoncement des dirigeants de droite et de gauche qui préféraient le remplacer par les étoiles de Bruxelles. La réalité est là et leur saute aux yeux. Les Français, dans la douleur, sont venus chercher nos symboles pour leur redonner vie, au-delà des symboles. C'est une renaissance de la foi en la capacité de la France.

Non, la France n'est pas ce petit pays caricaturé par des décennies de pensée unique et de mépris. Non, messieurs de la Commission européenne, la France n'est pas cette petite province à vos ordres. Non, messieurs de la Banque centrale européenne de Francfort, la France n'est pas cette donnée statistique prête à accepter l'austérité. Non, messieurs de Washington, la France n'est pas votre vassal, mais votre allié. La France peut et doit parler au monde entier si sa mission universelle est permanente. Elle doit étonner le monde et être un phare. Telle est sa vocation. La France est une nation millénaire qui porte en elle les solutions de son redressement.

Rappelons-nous qui nous sommes et assumons enfin nos forces et nos atouts. Nous sommes la cinquième puissance économique du monde. Nous sommes membres du Conseil de sécurité des Nations Unies. Nous sommes une puissance nucléaire. Nous avons l'une des rares armées au monde à pouvoir intervenir de manière autonome partout. Nous sommes la deuxième plus grande zone économique maritime du monde. Notre langue qui devait s'effacer devant le mondialiste globiche sera l'outil de l'avenir avec 700 millions de locuteurs francophones. Le français est la langue, la deuxième langue la plus enseignée dans le monde derrière l'anglais.

La France possède le deuxième plus grand réseau diplomatique derrière les Etats-Unis. Nous sommes la première destination touristique au monde. Alors n'écoutez pas ces oiseaux de malheur, ces apôtres de la décroissance nationale, ces déclinologues de salon. La France tient toujours son rang de grande puissance. Il faut qu'elle puisse le tenir dans les années à venir. Il en va désormais de sa sécurité. Il faut aussi que le peuple se réapproprie son propre pays et arrête d'être des lions dirigés par des ânes. Ah, bien sûr, il y a encore beaucoup de travail à faire pour renforcer ces sentiments positifs qui réveillent le cœur des Français.

Continuer à convaincre sur ce qui nous apparaît à nous évident, mais il n'est pas forcément pour tout le monde. Le patriotisme, il ne pousse pas naturellement, il se construit, il s'enseigne tous les jours, dans les écoles, dans les entreprises, au bistrot, au stade. Il se transmet à nos enfants. Il se soigne à coups de grands messes nationales, il se renforce dans les épreuves. En oubliant le patriotisme, je crois que les Français ont oublié qui ils étaient. Le multiculturalisme a tenté de remplacer ce que nous sommes. Idéologie, vous savez, absurde, qui a tenté de ruiner notre identité. Le multiculturalisme, c'est la négation profonde de ce que nous sommes.

C'est la volonté manifeste de remplacer nos coutumes, notre mode de vie, nos traditions, nos identités locales, par une utopie. Je l'avais annoncé, les sociétés multiculturelles deviennent des sociétés multiconflictuelles. C'est pour cela que le Front National est un farouche défenseur de l'assimilation républicaine. L'assimilation n'est pas le rejet de l'autre, de l'étranger, comme aime à caricaturer nos adversaires, adorateurs du vivre ensemble et de la préférence étrangère. L'assimilation renforce et soude la communauté nationale en étant ferme sur les conditions d'accueil de celles et ceux qui souhaitent vivre sur notre sol. Être Français s'hérite ou se mérite.

Désolée de rappeler ce qui va vous apparaître logique. Pour mériter la nationalité française, il faut parler français, manger français, vivre français. Il faut respecter ses lois, faire sienne son histoire, intégrer ses valeurs. Aujourd'hui, Nicolas Sarkozy ose nous prêcher qu'il n'y aurait pas d'identité heureuse dans une société multiculturelle, à ce Nicolas Sarkozy. Il ose décidément tout. Pendant son quinquennat désastreux, il n'a eu de cesse de favoriser le développement du communautarisme. En bradant la nationalité française avec la naturalisation de 500 000 étrangers et la régularisation de 1 million d'immigrés. Il voulait même inscrire le communautarisme dans la Constitution.

Je m'en souviens, moi. Nicolas Sarkozy rendrait un fier service aux Français en se taisant. Une bonne fois pour toutes. Il a dit, je crois, les conséquences de sa politique entre 2007 et 2012 pour maintenant endurer ses propositions anti-sarkozistes. Les attentats du 13 novembre ont aussi mis en lumière l'incapacité, voire l'inutilité de l'Europe. Pardon. Il nous avait vendu, l'Europe c'est la paix. L'Europe c'est la croissance. Le bonheur universel. Résultat, nous avons reçu la désindustrialisation, l'appauvrissement généralisé, l'austérité, l'immigration massive et incontrôlée et le terrorisme islamiste. On a trop dit que l'Europe pouvait tout et que la France ne pouvait plus rien.

Résultat, on a détruit la France sans évidemment reconstruire en Europe. Parce qu'il y a trop d'intérêts divergents en Europe et que l'Europe n'est que la somme des nations. Elle est là la réalité. Nous nous sommes mis en situation de faiblesse, de vulnérabilité, dépendant de pays qui n'avaient pas les moyens d'assurer notre sécurité. Comment pouvons-nous faire confiance aux frontières grecques, pardon, qui ont laissé passer deux kamikazes du stade de France qui s'étaient infiltrés parmi les migrants ? Mais est-ce qu'on peut leur en vouloir ?

1 million de migrants sont arrivés dans l'Union européenne cette année et 3 millions sont prévus par la Commission européenne d'ici 2017, c'est-à-dire en 2016. Eh oui ! Et qui évidemment n'arrivent même pas à faire face. Comment faire confiance aussi à l'Allemagne qui ne regarde que ses intérêts économiques en ouvrant ses frontières à 800 000 clandestins avant de se rétracter quelques jours plus tard ? Que va faire l'Allemagne ? Mais je vous l'annonce, moi. Ils vont faire le tri. Ils vont choisir les migrants qui les intéressent. Parce que vous comprenez, Mme Merkel considère que, bon, les travailleurs des pays de l'Est, c'est bien gentil, mais enfin, ils commencent à être chers.

Si on pouvait trouver de la main-d'œuvre encore moins chère que les travailleurs des pays de l'Est, bah tiens, allez ! Quelques Syriens, quelques Soudanais qui accepteraient de travailler pour des sommes dérisoires, puisque, contrairement à ce qu'on nous a vendu, le salaire minimum en Allemagne, en réalité, a été mis en œuvre, sauf dans l'ensemble des filières qui sont en concurrence directe avec les nôtres, et notamment, sauf dans l'agriculture. Bah, que feront les autres ? Ceux dont l'Allemagne ne voudra pas, mais qui auront obtenu le droit de résider légalement dans l'Union européenne, eh bien, ils iront tenter leur chance ailleurs, peut-être dans un des pays d'Europe les plus généreux.

Le nôtre, il y a des chances. Donc, je n'ai pas envie de faire confiance à l'Allemagne.

Nous ne pouvons, en réalité, mes chers amis, être sûrs que de nous-mêmes, de nos frontières, si le gouvernement consentait à opérer un véritable contrôle, de nos services de renseignement, à condition qu'ils soient en lien, entre autres, avec les services syriens, pour nous informer de la présence des djihadistes sur notre territoire, de nos forces de police et de gendarmerie, à condition de leur donner les moyens matériels et humains pour effectuer leur mission, il est indispensable de regonfler les effectifs torpillés de 12 500 postes par Nicolas Sarkozy entre 2007 et 2012, de notre armée, de notre armée désaussée par le même Nicolas Sarkozy, qui a supprimé 54 000 postes en 5 ans.

Peu, et la France doit. La France ne doit plus être tributaire des États-Unis, de l'Allemagne ou de Bruxelles et se laisser dicter sa politique. Oui, la France peut. Cette redécouverte amènera, bien sûr, à des changements de cap radicaux sur la question des frontières et, plus largement, sur la notion d'indépendance. Indépendance dans les domaines régaliens, mais indépendance économique aussi, pardon. Et ce n'est pas l'indépendance pour l'indépendance, mais l'indépendance pour le bien du peuple. Pour moi, l'indépendance et la souveraineté ne sont pas des fonds de commerce. Ce n'est pas une doctrine à laquelle je m'accroche coûte que coûte.

Je les défends et je milite pour elles, car elles constituent des outils de liberté. C'est le seul moyen de protéger les Français, c'est aussi simple que cela. Parce que nous sommes les mieux placés pour savoir ce qui est bon pour nous. Nous devons retrouver tous les moyens d'agir. Des décisions prises par le peuple lui-même seront toujours mieux acceptées que des décisions prises par d'autres. La solidarité, le consentement à l'impôt ne seront possibles qu'à l'intérieur d'un même peuple. Tout cela est extrêmement simple et de bon sens, mais nous en étions sacrément éloignés. Il est grand temps de revenir aux fondamentaux et je crois que les Français y sont prêts.

Mais nous avons besoin d'un changement de logiciel. Et en finir avec les idéaux d'une caste politique qui a échoué dans tous les domaines. Ils échoueront encore demain. Soyez-en sûrs, les derniers chiffres du chômage en octobre nous en donnent une nouvelle illustration. On nous dit beaucoup que François Hollande, sous la pression des événements, prend dans nos propositions. C'est un peu vrai, mais un peu exagéré aussi. Parce qu'il faut regarder ce qu'ils font vraiment au-delà des déclarations d'intention. Derrière la com', les perquisitions médiatiques et les découvertes d'armes, on découvre une absence de volonté d'agir efficacement. Je vous l'ai dit, le bilan est maigre.

Très peu de déchéances de nationalité. Ah si, M. Cazeneuve a fait une grande envolée pour nous dire qu'il avait demandé quelques déchéances. Plus cinq, je crois. Ceux-ci comme ça. Et les mosquées, deux, fermées. Les frontières sont très mal contrôlées et c'est normal. Nous n'avons plus de douaniers, nous n'avons plus de postes de frontières. Je veux bien qu'on contrôle les frontières, mais ça ne peut être évidemment qu'un contrôle qui soit un contrôle extrêmement léger ou ciblé. Il n'y a plus de postes aux frontières. Alors, il paraît qu'il a empêché mille personnes d'arriver en quinze jours. Vous imaginez tout ce qui est arrivé avant alors. C'est encore une fois très inquiétant.

Et tout ce qui va arriver après. Parce qu'encore une fois, je vous le rappelle, il ne s'agit ici que de contrôler les frontières pour la COP21. Je suppose que dans les milles qui ont été interdites de rentrer, il y avait surtout d'ailleurs des adversaires des multinationales ou je ne sais quels zadistes ou anti-mondialistes qui venaient manifester pour la COP21. Après la COP21, les frontières seront à nouveau totalement ouvertes. Elle est là, la terrible réalité.

Une fois le gratin international parti, le peuple français sera de nouveau livré à lui-même, avec les mêmes frontières passoires qui seront traversées par toujours plus d'immigrés clandestins ou se cacheront toujours plus de terroristes. François Hollande a beau changer de lunettes, il ne voit toujours pas les dangers que sont l'immigration massive, l'islamisme et le communautarisme.

Il reste figé sur ses conceptions archaïques et dramatiques, ouvrir nos frontières à la déferlante migratoire et croire à l'utopie des frontières européennes qui nous offrent chaque jour le spectacle de leur porosité, à nos nés, sur le vivre ensemble, qui dans de trop nombreux quartiers est devenu le vivre comme eux. Nous avons un point commun, nous avons tous été enfants, vous vous souvenez du jeu Jacques Haddi Haddi ? Hollande, il joue à Merkel Haddi Haddi. Merkel Haddi, Merkel Haddi, ouvre les frontières, il a ouvert les frontières. Merkel Haddi Haddi, referme les frontières, il a refermé les frontières, ouvre les frontières. Non, là, il ne fallait pas les ouvrir.

Donc Merkel Haddi Haddi dit qu'après la COP21, il faudra rouvrir à nouveau les frontières. L'UMP et l'EPS sont en réalité beaucoup trop englués dans ce refus de la France pour arriver à cette grande révision de la politique que nous appelons de nos voeux. Je crois sérieusement qu'il n'y a qu'au Front National que nous pouvons délivrer les Français de ces utopies parce que nous sommes les seuls à n'avoir jamais succombé au nouvel ordre post-national. Nous avons toujours défendu bec et ongles la nation car elle demeure la seule réalité pour assurer la sécurité et la prospérité des Français et pour défendre notre identité.

On ne peut pas changer de vision avec des gens qui sont aveugles depuis toujours. Sarkozy, pas plus qu'Hollande, ne prend la mesure des changements qui sont en train de se dérouler. Bon, Nicolas Sarkozy, je vous l'ai dit, lui, il est disqualifié en tout. Sécurité, alors là, c'est épouvantable. La diminution des effectifs, les douanes et l'immigration. Il a fait entrer 200 000 étrangers légalement en France chaque année pendant son mandat. La politique étrangère, c'est une épouvante. Toutes les erreurs ont été commises. Vous vous souvenez, il avait pris Bernard-Henri Lévy comme ministre des Affaires étrangères.

Oui, mais le problème, c'est que nous n'avons pas fini de payer les conséquences cataclysmiques de son intervention en Libye. Et écoutez-moi bien, nous aurons l'occasion de reparler dans les semaines et les mois qui viennent de la Libye et des conséquences catastrophiques de l'arrivée au pouvoir des fondamentalistes islamistes qui a été autorisé par l'intervention de Nicolas Sarkozy. La réalité, c'est que pour changer cette politique, il faut avoir le courage de changer les hommes au pouvoir. Ce n'est pas tellement un problème de loi. Les lois, dans l'ensemble, nous les avons. Ce sont les hommes qui doivent changer.

Même avec les moyens militaires ou policiers que nous avons, nous pourrions nous en sortir. Le tout, c'est de donner des instructions politiques. Car bien souvent, les policiers sont au bon endroit. Ils savent exactement ce qu'ils doivent faire. Mais on leur donne l'ordre de ne pas bouger, de rester et d'être spectateurs passifs de ce qui se déroule. Oui, pour changer de politique, il faut avoir le courage de changer les hommes au pouvoir. Parce que trop, c'est trop. Ou comme on dit en Corse, ou tropousse, tropia. Ça commence les 6 et les 13 décembre prochains, en Corse, avec les élections territoriales. Ici, en Corse, la liste sera menée par Christophe Cagnoni.

Je vous demande de lui faire confiance et de vous démener d'ici les élections pour faire un score canon. Oh, bien sûr. Nous ne sommes pas de la race des menteurs. Je ne vais pas vous dire que la collectivité territoriale de Corse pourra tout faire parce que ce serait faux. Mais une victoire du Front National serait déjà un très beau signal. et une lueur d'espoir avant les échéances capitales de 2017 qui décideront de la destinée de notre pays. Mes chers amis, il reste une semaine avant le premier tour des élections territoriales. Une semaine pour convaincre. Une semaine pour militer. Une semaine pour aller chercher la victoire.

Une semaine pour amorcer ce changement tant attendu par nos compatriotes. Aller chercher celles et ceux qui n'y croient plus, les abstentionnistes, celles et ceux qui désespèrent et qui n'attendent plus rien de la politique. Dites-leur que renoncer, c'est sa voie vaincue. Dites-leur qu'un grand changement est possible. Les 6 et 13 décembre, faites triompher fièrement la démocratie. Les 6 et 13 décembre, votez pour une Corse bleu marine. Avec Christophe Cagnoni, vive la Corse.

Marine Le Pen en meeting en Corse (Ajaccio, 28 novembre) — Marine Le Pen · Pourquijevote