MIGRANTS À PARIS : LE GRAND MALAISE
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Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 50 %Défensif 50 %
Temps de parole
- Invité78 %
- Philippe Goujon13 %
- Présentateur8 %
≈ 12,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Monsieur le maire de Paris, Emmanuel Groir, pensez aux Parisiens, pensez aux habitants. Votre priorité, ça doit être les habitants et les Parisiens. Et les autres gens, ça passe après. Enfin, il est maire de Paris, donc priorité à nous, les Parisiens et les habitants. Je pense que votre invité ne connaît pas le terrain. Parce que moi, je me balade sur le terrain. On les croise quand on est sous les ponts, etc. Il y a des vrais problèmes d'insécurité. Et les gens, ils n'inventent rien quand ils croisent. Demandez à une femme, tiens. Demandez à une femme. On est allé avec Charlotte Rocher, d'ailleurs.
Je crois que le collectif Le Rever de la Médaille se rend beaucoup, justement, sur le terrain pour aller au contact des personnes qui sont sans-abri.
Eh bien, écoutez, il faut qu'ils achètent des nouvelles lunettes. Parce que moi, j'y suis allé avec Charlotte Rocher, justement. Et je peux vous dire que quand vous êtes une femme et que vous sortez à la sortie du métro Barbès et que vous voyez tous ces mecs...
Oui, ça peut générer un sentiment d'insécurité.
Mais évidemment. Mais les femmes, elles se font siffler, etc. Mais c'est vrai. Enfin, je sais pas. Vous êtes déjà allé, peut-être, vous, quand vous êtes une femme, vous baladez. Je suis désolé. Votre invité, il dit que tout va bien, que tout est formidable, que tout est génial. Non, c'est faux. C'est faux. C'est un mensonge.
Je crois qu'il disait pas tout à fait ça.
En revanche... Il disait ça. L'hébergement inconditionnel, c'est oui, c'est ce que veut aussi Emmanuel Grégoire. Mais vous avez vu les conditions dans lesquelles ces personnes sont accueillies. Moi, j'ai tourné sous le pont de Stalingrad, là-bas, vers Barbès, vers la Chapelle. Mais vous avez vu les conditions dans lesquelles sont ces gens. On peut pas les accueillir. On ne peut pas les accueillir. À ce moment-là, on fait quoi ? On fait venir aussi tout le monde. On peut accueillir aussi toute la terre entière dans Paris. Il n'y a plus de place. Vous voulez les mettre où ? Il n'y en a pas, à la place.
Vous savez, si certains maires veulent les accueillir de façon massive, qu'ils le fassent.
Tony Pitero.
Le pouvoir de réquisition, ça veut dire quoi ? C'est la mairie qui va décider de mettre les gens dans les logements des gens. En gros, on en est là. Mais c'est ce que disait M. le maire. C'est la prochaine étape. Donc moi, mon appartement, un jour, par exemple, si j'ai un appartement en plus que je n'utilise pas, on va le réquisitionner sans demander mon avis. L'appartement que j'ai payé, que j'ai mis toutes mes économies dedans, on en est là. C'est la stalinisation de la politique du logement à Paris. Mais c'est extrêmement grave, ce que veut faire Emmanuel Grégoire.
Et moi, je dis, s'il y a des logements vacants, autant les attribuer à des personnes qui font fonctionner la ville et qui travaillent réellement au service de tous, comme les policiers, les infirmières, les médecins, etc.
Et vous savez, Jérémy Redler, on en parlait quand on est allé dans ce fameux gymnase réquisitionné. Il y a David Béliard, le maire du 11e, qui a réagi et qui a dit qu'on était indécent d'aller faire une vidéo dans ce gymnase. On était indécent.
Pas resté pour les personnes qui...
Non, mais elles étaient floutées. Ce n'était pas ça le sujet. On n'est pas allé filmer dans le lit des gens. On n'est pas allé faire ça. On allait juste montrer la situation, ce qui se passe. En plus, on nous a flouté. Mais en fait, il y a un réel tabou là-dedans. Et moi, je lui dis à David Béliard, l'indécent, c'est lui qui fait croire aux gens, à tous ces gens qui envoient des messages en Paris, ville d'accueil, ville refuge, venez tous. L'accueil ressemble à ça. Mais qui se retrouvent dans des conditions. Mais quelle honte. Mais quelle honte. Je pense que ces gens-là, ils seraient mieux dans leur pays plutôt que sous les ponts à Barbès. Oui, évidemment. Oui, il fait plus chaud en plus.
Philippe Goujon