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Podcast / conversationPublic Sénat — Bonjour chez vous ! (sur Podcast)· 13 octobre 2025 88 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsRetraitesSolidarités & familleBudget & impôts

L'intégrale du lundi 13 octobre 2025

Source d'origine 5 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 29 %Attaque 41 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 5:14OuverteRéponse directe

    Quelle une de la presse régionale choisissez-vous concernant le gouvernement Lecornu 2 ?

  • 6:56OuverteRéponse partielle

    Ce gouvernement donne la part belle aux techniciens. Est-ce que ça peut faire retomber la pression politique ?

  • 8:13OuverteRéponse directe

    Selon vous, ce gouvernement peut-il tenir la semaine ?

  • 8:42RelanceRéponse directe

    Gérard Larcher parle d'un chantage des socialistes. Que répondez-vous ?

  • 10:07OuverteRéponse directe

    Olivier Faure ne parle plus que de la suspension de la réforme des retraites comme condition de non-censure. Est-ce la condition unique ?

  • 10:55OuverteRéponse directe

    L'électorat de gauche comprendrait-il que vous sauviez le gouvernement d'un proche d'Emmanuel Macron ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:56InvitéChiffre
    « 34 ministres sont nommés, 18 hommes et 16 femmes. »
  • 2:04InvitéChiffre
    « Entre profils politiques et techniciens, la part belle est faite aux macronistes de renaissance avec 11 ministres. »
  • 9:24IntervenantChiffre
    « On avait quand même mis la barre à 100 millions d'euros de patrimoine. »
  • 25:21InvitéChiffre
    « Il y a 80 000 crèches départementales. »
  • 25:23InvitéChiffre
    « 4500 places et il y aurait un taux de vacances qui aurait augmenté de 50% au cours des 4 dernières années. »
  • 28:31IntervenantFait
    « Vincent Jean Brun a fait un rapport dans lequel il proposait de vendre le parc du logement social. »
  • 28:57IntervenantFait
    « On n'a jamais produit construit aussi peu de logements qu'aujourd'hui. »
  • 32:50InvitéFait
    « Est-ce que ça peut balayer Benjamin Netanyahou ? Oui, c'est une possibilité. »
  • 35:20InvitéFait
    « Ces deux ans de guerre et de bombardements épouvantables sur la bande de Gaza étaient nécessaires pour anéantir le Hamas. »
  • 35:24PrésentateurFait
    « Monsieur Netanyahou dit que ces deux ans de guerre et de bombardements épouvantables sur la bande de Gaza étaient nécessaires pour anéantir le Hamas. »
  • 35:34PrésentateurFait
    « La majeure partie de sa direction militaire a été tuée, éliminée physiquement. »
  • 42:43PrésentateurPromesse
    « Suspension de la réforme des retraites. »
  • 45:52PrésentateurFait
    « On voit mal Emmanuel Macron lâcher sur la réforme des retraites. »
  • 46:30PrésentateurFait
    « Repousser cette réforme ce n'est certainement pas une bonne chose. »
  • 50:06PrésentateurFait
    « Il faut que la droite parlementaire soit présente dans ce gouvernement. »
  • 1:00:34InvitéFait
    « Un gouvernement de mission selon les termes du premier ministre. »
  • 1:00:50InvitéFait
    « Roland Lescure reste à Bercy avec la lourde tâche de donner un budget au pays avant la fin de l'année. »
  • 1:07:00PrésentateurFait
    « le LR ça serait un soutien sans participation au gouvernement »
  • 1:07:25PrésentateurFait
    « je ne pense pas que le gouvernement revienne sur la réforme de la retraite à 64 ans »
  • 1:07:42PrésentateurFait
    « un gouvernement qui ne va pas utiliser le 49.3 qui va laisser libre l'Assemblée Nationale de voter ce qu'elle souhaite »
  • 1:07:51PrésentateurFait
    « ce n'est pas suffisant parce qu'un ministre lorsqu'il est en fonction il peut prendre des décrets »
  • 1:10:28Jordan BardellaFait
    « ce gouvernement est un jeu de chaise musical qui ne changera strictement rien sur le fond »
  • 1:10:50Jordan BardellaPromesse
    « nous voterons effectivement une motion de censure même si elle émane d'un autre camp politique »
  • 1:11:02PrésentateurChiffre
    « pour l'instant en suivant les positions des différents partis qui vont censurer ou pas Sébastien Lecornu et bien il évite la censure à une vingtaine de voix »
  • 1:12:15PrésentateurFait
    « C'est le parti socialiste qui a les clés de la survie de Sébastien Lecornu cette semaine »
  • 1:15:00YvesFait
    « on est dans une situation absolument dramatique avec un pays à mon avis qui est très difficile à gouverner qui est explosé »
  • 1:15:58YvesChiffre
    « avec des retraites qui sont le tiers de la dépense publique on va dans le mur »
  • 1:16:12PabloFait
    « c'est un totem un trophée parce que maintenant c'est les mots à la mode quand on parle de politique »
  • 1:17:15PabloFait
    « lorsque Emmanuel Macron fait une proposition qui va à l'encontre de ce que pensent 80% des français et toute la société organisée alors il casse quelque chose »
  • 1:19:54David LysnardFait
    « ils rejettent un fait majoritaire et je me réjouis de l'évolution qu'il y a eu au sein de LR qui a consisté enfin à dire qu'il ne fallait pas participer à ce gouvernement »

Temps de parole

  • Présentateur76 %
  • Intervenant16 %
  • Invité3 %
  • Intervenant 23 %

0,8 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Public Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous. Bonjour à tous, très heureux de vous retrouver en ce lundi pour faire le tour de l'actualité politique et de l'information dans vos régions. Au sommaire de cette émission, Sébastien Lecornu a nommé hier soir les membres de son gouvernement. On va revenir largement sur le casting de ce gouvernement Lecornu 2 dans une heure avec nos éditorialistes Yves Tréard du Figaro et Pablo Piovivien de la revue Regards. Ce nouveau gouvernement va-t-il passer la semaine et éviter la censure ? Le Parti Socialiste a mathématiquement sa survie entre ses mains.

Alors quelles sont ses conditions ? On posera la question dans quelques instants à la sénatrice socialiste Laurence Rossignol. A la une de nos régions, le contexte de cette crise politique et budgétaire rend les petits patrons, les patrons des petites entreprises inquiets. Nous allons partir à leur rencontre. Et puis on reviendra sur la libération des otages détenus par le Hamas. Elle doit avoir lieu aujourd'hui en Israël en présence de Donald Trump, le président américain, qui se rendra ensuite en Égypte pour un sommet international autour de son plan de paix à Gaza. Alors cet accord de paix peut-il tenir ?

Nous interrogeons dans 30 minutes Bernard Guetta, eurodéputé et spécialiste des questions internationales. On est ensemble pendant une heure et demie. Bonjour chez vous. On commence avec les repères de l'actualité. Bonjour Quentin Calmet. Bonjour Alex, ravi de vous retrouver. Une fois n'est pas coutume un lundi. Effectivement, une fois n'est pas coutume. Alors à la une de ce lundi 13 octobre d'abord, le gouvernement Le Cornu 2 est nommé. L'annonce est tombée via un communiqué vers 22h hier. 34 ministres sont nommés, 18 hommes et 16 femmes. Entre profils politiques et techniciens, la part belle est faite aux macronistes de renaissance avec 11 ministres.

6 et l'air sont intégrés à l'équipe gouvernementale, ce qui promet des remous dans les prochaines heures. Les détails avec Adrien Pain.

2:11
Invité

Juste avant 22h, sitôt le gouvernement dévoilé, son chef Sébastien Le Cornu en dévoile les grandes caractéristiques. Un gouvernement de mission, selon les termes du Premier ministre. 12 ministres sont reconduits, comme Jean-Noël Barraud aux affaires étrangères, Gérald Darmanin à la justice et Rachida Dati à la culture. Ou encore Catherine Vautrin qui passe des affaires sociales aux armées. Roland Lescure reste à Bercy avec la lourde tâche de donner un budget au pays avant la fin de l'année. Cette composition est marquée par le départ de plusieurs poids lourds.

Elisabeth Borne, Bruno Le Maire, Manuel Valls et Bruno Rotaillot, remplacés au ministère de l'Intérieur par le préfet de Paris, Laurent Nunez. De nouvelles têtes font leur entrée dans l'exécutif, dont plusieurs issus de la société civile, ce qui rappelle le premier quinquennat d'Emmanuel Macron. L'ancien PDG de la SNCF, Jean-Pierre Farandou, est par exemple nommé au travail. Malgré les tractations, les équilibres partisans restent quasiment inchangés. Cette équipe réunit des personnalités du socle commun allant du centre à la droite. Renaissance domine largement avec 12 ministres sur 34. Quant aux ministres issus de LR, ils sont exclus du parti.

À peine nommé, le gouvernement est déjà menacé. Le RN et la France Insoumise promettent chacun de déposer une motion de censure aujourd'hui.

3:23
Présentateur

Autre titre important à la une de l'actualité, la libération des derniers otages du Hamas. Voilà, le Hamas qui remet aujourd'hui à Israël les derniers otages qu'il détient dans la bande de Gaza en échange de prisonniers palestiniens. Un événement historique mêlant tristesse et joie, a déclaré le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou. Il s'agit d'une étape importante aussi dans le plan présenté par Donald Trump pour la paix au Moyen-Orient. Le président américain qui prononce aujourd'hui un discours au Parlement israélien. Puis il se rendra en Égypte pour co-présider un sommet sur la paix en présence de plus de 20 pays.

Retour en France, c'est aujourd'hui que Nicolas Sarkozy va connaître les conditions de son incarcération. Voilà, le parquet national financier qui convoque aujourd'hui l'ancien président Nicolas Sarkozy pour lui signifier la date du début de son incarcération. Pour rappel, l'ancien président a été condamné le 25 septembre dernier à 50 prisons fermes pour association de malfaiteurs, pour avoir laissé ses proches, collaborateurs, démarcher la libide Moammar Kadhafi en vue d'un financement illégal de sa campagne de 2007. Nicolas Sarkozy qui va donc connaître aujourd'hui les modalités de son incarcération. Et on finit par le résultat de deux élections législatives partielles. Tout à fait.

Dans le temps des Garonnes, c'est le candidat ciottiste soutenu par le RN, Pierre-Henri Carbonelle, qui l'emporte face à son adversaire socialiste avec 52% des voix et dans un contexte d'une participation très faible. Et dans la cinquième circonscription de l'étranger qui recoupe l'Espagne, le Portugal, Andorre et Monaco, c'est la candidate de Renaissance, Nathalie Kojia, qui l'emporte face à une candidate de la France insoumise. Merci beaucoup, Quentin. On vous retrouve dans quelques minutes pour la chronique parlementaire. On parlera du budget. Mais d'abord, on accueille Laurence Rossignol. Bonjour. Bonjour. Vous êtes sénatrice socialiste du Val-de-Marne. Alors, c'est la tradition.

On commence cette émission avec trois unes de la presse quotidienne régionale. Trois unes qui sont consacrées à la nomination du gouvernement Le Cornu 2. La une de la montagne. Le Cornu 2, combien de temps ? Pose, se demande le journal Auvergnat. Ensuite, la une du journal La Marseillaise. Un gouvernement sans légitimité ni soutien. Et puis, la une du Dauphiné libéré. Le plus dur recommence pour Sébastien Le Cornu. Quelle une vous choisissez, Laurence Rossignol ?

5:34
Intervenant

Les trois disent à peu près… Non, tout ça. Peut-être que… Dire un mot avant, parce qu'on ne le refera pas dans l'émission, que ce qui va marquer cette journée, c'est avant tout le retour des otages.

5:45
Présentateur

Bien sûr.

5:45
Intervenant

Et la joie, ou la tristesse, ou les familles… Cette journée sera quand même marquée par ça. Et c'est une journée d'émotion. Il ne faut pas qu'on laisse l'émotion être écrasée par la vie politique française. Voilà ce que je voulais dire pour commencer. Maintenant, je vais répondre à vos questions. Ces trois unes disent la perplexité. Voilà, la perplexité de vos confrères et consoeurs dans la presse locale sur ce gouvernement, dont personne ne voit bien exactement quel est le cap. Ce qu'il va faire, voilà, Emmanuel Macron a une fois de plus refusé de nommer un Premier ministre de gauche. Pourquoi nous proposons un Premier ministre de gauche ? Parce qu'il a tout essayé depuis 2024.

LR, Modem, Macroniste, rien n'a marché depuis 2024. Aucune équation de s'installer. Donc, la seule qui n'est pas essayée, c'était un Premier ministre de gauche avec un certain nombre de propositions qu'on vend avec. Là, une fois de plus, il s'obstine. On ne comprend pas bien où tout ça va aller. En même temps, tout le monde s'inquiète de la continuité, l'approfondissement et l'aggravation de la crise politique institutionnelle avec ses conséquences économiques, sociales et financières.

6:56
Présentateur

Alors, sur le casting de ce gouvernement, quand même, ce gouvernement, le Cornu 2, donne la part belle davantage aux techniciens. Est-ce que ça peut faire retomber la pression politique ?

7:06
Intervenant

Oui, enfin, il n'y a pas tant que ça de techniciens. C'est quand même beaucoup de politique, là-dedans. Moins de poids lourds politiques. Moins de poids lourds politiques. On peut déjà s'étonner et être choqué de la renomination d'une ministre mise en examen, qui est Rachida Dati. Peut-être que la rupture serait été la rupture avec cette espèce d'indifférence, de complaisance des gouvernements Macron envers les ministres mis en examen. Cette rupture-là, il ne l'a pas faite. Après, pour ce qui est des autres, je vois quand même...

7:33
Présentateur

Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail et des Solidarités,

7:36
Intervenant

en troisième position. Oui. Qu'est-ce que vous en pensez ? Écoutez, je crois que c'est... Alors, comme je suis une optimiste, je vais peut-être vous dire que c'est peut-être un bon signe.

7:44
Présentateur

Jean-Pierre Farandou, c'est le PDG de la SNCF, cheminot de carrière, qui a une expérience du dialogue social.

7:49
Intervenant

Ça veut peut-être dire que c'est lui qui va être chargé de discuter de la suspension de la réforme des retraites, de la réforme borne, et des conséquences que ça va avoir. Techniquement, d'organiser ça. On peut, quand on est optimiste, on peut imaginer que la nomination de Jean-Pierre Farandou, elle dit, ce gouvernement va suspendre la réforme des retraites. Mais ça, on ne le saura pas avant la déclaration de politique générale.

8:13
Présentateur

Selon vous, est-ce que ce gouvernement, le corps nul d'eux, peut tenir la semaine ?

8:16
Intervenant

Ça dépend de lui. Ça ne dépend que de lui. Son avenir est entre ses mains, et uniquement entre ses mains, et celle du président de la République, bien entendu. Je sais que la censure ou non-censure dès la déclaration de politique générale par les socialistes est la clé de la survie de ce gouvernement. On en a bien conscience. Et d'ailleurs, non seulement on en a conscience, mais on l'aborde en responsabilité, ce pouvoir que nous avons entre les mains à l'Assemblée.

8:42
Présentateur

– Gérard Larcher parle d'un chantage des socialistes dans les semaines à venir sur le programme du gouvernement.

8:47
Intervenant

– Si chantage il y a, c'est celui qui consiste à dire aux socialistes ne censurez pas, ne revendiquez rien, votez pour la stabilité d'une équipe politique qui organise de l'instabilité depuis des mois et des mois. C'est ça le chantage. C'est de nous accuser, nous, de ne pas être responsables. Nous sommes très responsables. Nous n'avons pas demandé que tout le programme du Parti socialiste soit traduit dans le budget que le Premier ministre va conduire. On a demandé que ce qui préoccupe les Français, leur pouvoir d'achat, la suspension de la réforme des retraites, une taxation sur les très hauts patrimoines. On avait quand même mis la barre à 100 millions d'euros de patrimoine.

Tous ceux qui nous écoutent voient bien que la marche est très, très, très haute quand même, 100 millions d'euros. Nous, on demande ça. On a trois demandes. Je crois que nous sommes très responsables dans ces demandes. Et alors, je vais parler un instant, en tant que sénatrice, donc de membre de la Chambre représentant les collectivités locales et territoriales. Les élus des collectivités territoriales et locales attendent eux aussi un budget. Parce que les maires, les présidents de régions, les présidents de départements ne pourront pas eux-mêmes voter leur budget tant qu'ils ne connaîtront pas le budget de l'État. Ils ont besoin pour décider du logement. Après, dans le gouvernement...

10:03
Présentateur

Juste quand on écoutait hier soir le Premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, finalement, il ne parle plus que de la suspension de la réforme des retraites comme condition de non-censure de la part du PS. Est-ce que c'est la condition unique ?

10:14
Intervenant

Alors, ce n'est pas la condition unique, mais je crois que c'est celle sur laquelle la discussion est la plus emblématique et celle sur laquelle le président de la République fait une petite fixette comme étant son talisman. La réforme des retraites, c'est lui et c'est là-dessus qu'aujourd'hui sont les plus gros blocages de la part du Premier ministre et du président de la République.

Je pense que tout le monde a compris, à l'Assemblée nationale et au gouvernement, que s'il n'y a pas un vrai effort de faire sur les salaires en dessous de 1900 euros, s'il n'y a pas un effort de fait sur les hauts patrimoines, ce budget apparaîtra comme un budget extrêmement injuste et que personne ne pourra assumer et accepter.

10:55
Présentateur

Mais est-ce que l'électorat de gauche comprendrait que vous sauviez le gouvernement d'un très proche d'Emmanuel Macron ?

11:00
Intervenant

Oui, mais l'électorat de gauche est un électorat bien plus responsable que vous ne le laisseriez entendre. Sauver ce gouvernement n'est pas notre sujet. Notre sujet, c'est d'apporter des améliorations dans la vie des Français. S'il y a des améliorations, par exemple sur les retraites, le pouvoir d'achat, l'électorat de gauche va le comprendre. Ensuite, l'électorat de gauche, il a aussi, comment vous dire, ce n'est pas gribouille, l'électorat de gauche, il dit et après, et après la censure, et après la chute de ce gouvernement, qu'est-ce qu'on aura de mieux pour nous au quotidien ?

Pour le moment, rien n'est acquis, il n'est pas sûr qu'après-demain soit mieux que demain, qui serait lui-même mieux qu'aujourd'hui.

11:37
Présentateur

Une dissolution de l'Assemblée nationale serait alors inévitable en cas de censure de ce gouvernement Le Cornu 2 ?

11:42
Intervenant

Écoutez, encore une fois, ça appartiendrait au président de la République, il aurait encore la possibilité de nommer un gouvernement de gauche.

11:48
Présentateur

Cette hypothèse tient toujours ?

11:51
Intervenant

Si ça devait advenir, il pourrait toujours nommer un gouvernement de gauche avant d'en venir à la dissolution. Nous, nous ne souhaitons pas la crise politique institutionnelle, nous nous souhaitons que ça aille mieux dans la vie des Français. Donc, ce que nous cherchons, c'est les voies pour que ça aille mieux.

12:06
Présentateur

Alors, l'une des missions de Sébastien Le Cornu, c'est d'essayer de faire passer un budget au Parlement avant la fin de l'année. On va en parler avec notre chroniqueur parlementaire, Quentin Calmet. Quentin, le Premier ministre doit présenter maintenant, au plus vite, ce budget. C'est la toute première étape pour son gouvernement. Il y a un compte à rebours qui s'enclenche chaque automne au moment de l'examen de budget. Il faut que la France dispose d'un budget avant la fin de l'année, avant le 31 décembre.

Le gouvernement qui dispose d'ailleurs de plusieurs outils pour y parvenir, le plus connu, on le présente même plus, c'est l'article 49.3 de la Constitution, qui permet à un gouvernement d'engager sa responsabilité sur un texte. Si l'exécutif n'est pas renversé par une motion de censure, le texte est considéré comme adopté. Et avec la Constitution, c'est pratique, puisque le recours au 49.3 n'est pas limité sur les textes financiers. Le gouvernement qui peut donc l'utiliser plusieurs fois, autant de fois qu'il le veut.

Tous les budgets ont été votés depuis 2022 avec le 49.3, mais depuis deux semaines, Sébastien Le Cornu s'est engagé à ne pas avoir recours au 49.3, un moyen de tendre la main notamment aux socialistes qui en faisaient, madame Rossignol, un préalable dans toute négociation d'un pacte de non-censure. Autre arme constitutionnelle pour le gouvernement, ce qu'on appelle le vote bloqué. Oui, c'est aussi dans la Constitution, article 44.3. Le gouvernement demande à l'Assemblée nationale ou au Sénat de se prononcer par un seul vote sur l'ensemble du texte avec uniquement les amendements qu'il a retenus, c'est-à-dire les modifications du texte qui lui plaisent.

C'est une arme plutôt contre l'obstruction pour accélérer grandement l'examen d'un texte en écartant tous les débats sur les amendements de l'opposition. Mais c'est une arme aussi dangereuse quand vous n'avez pas de majorité dans les cycles. Et puis, il y a un article très important de la Constitution dans l'examen du budget, c'est l'article 47. Oui, il fixe des règles très précises en matière de délai de l'examen du budget de la sécurité sociale et du budget de l'État. Le Parlement, dans son ensemble, Assemblée nationale et Sénat, dispose de 70 jours pour se prononcer sur le budget, 50 pour le budget de la sécurité sociale.

D'ailleurs, c'est ce que nous avons vu l'année dernière sous Michel Barnier. Le gouvernement avait utilisé cette manœuvre pour interrompre le budget de la sécurité sociale et faire avancer le texte sans que les députés ne se soient prononcés, ni votés pour, ni votés contre l'ensemble du texte. C'était la première fois qu'on utilisait cette manœuvre dans l'hémicycle. Cette arme-là, qui sert vraiment uniquement à accélérer le rythme, elle ne résout pas l'équation finale du vote. Alors, on entend également en ce moment les oppositions évoquer le fait que le gouvernement pourrait faire passer le budget par ordonnance. Est-ce que c'est possible ?

Alors, c'est aussi dans l'article 47 de la Constitution. Si le Parlement ne s'est pas prononcé dans un délai de 70 jours, les dispositions du projet peuvent être mises en vigueur par ordonnance. Il faut pour cela que les députés n'aient pas eu le temps de voter sur l'ensemble du texte dans le délai imparti. Cela permettrait au pays de continuer à fonctionner. Mais ce dispositif n'a jamais été utilisé jusque-là parce qu'il comporte aussi un certain nombre d'incertitudes juridiques et aussi, il serait considéré comme un contournement du Parlement par beaucoup d'élus.

Enfin, dernière solution en cas de blocage total à la fin de l'année et c'est ce qu'on avait vu l'an dernier, c'est le recours à une loi spéciale pour commencer le début de l'année en attendant le vote d'un vrai budget. Alors, Laurence Rossignol, est-ce que vous pensez, vous aussi, qu'il y a une manœuvre en cours pour raccourcir le délai d'examen du budget et passer par ordonnance ?

15:18
Intervenant

Écoutez, ça voudrait dire, si il y a manœuvre, ça voudrait dire que tout ça est parfaitement contrôlé, maîtrisé, que tout le monde connaît le chemin, enfin, du moins qu'il y a… M. Tanguy O.R.N. dit ça, par exemple. Oui, je pense que…

15:31
Invité

Tu crois qu'elle a la LFI aussi.

15:31
Intervenant

Oui, mais je pense que l'un et l'autre créditent le président de la République et son Premier ministre de bien davantage de maîtrise de la situation qu'ils ne l'ont en réalité. Je ne suis pas sûre qu'ils aient un plan aussi clair et aussi par étapes aussi organisé. C'est vraiment une hypothèse. D'un certain point de vue, c'est le plan C, ce n'est même pas le plan B. C'est en dernière analyse et si tout a échoué, il reste toujours effectivement la possibilité de faire passer le budget par une loi spéciale à la fin. Mais ceci dit, ce ne serait pas une très bonne image pour la France non plus. Il ne faut quand même pas perdre de vue qu'on ait un peu observé.

Et un gouvernement qui est obligé, d'un certain point de vue, de contourner totalement le Parlement, c'est encore pire que le 49-3 en termes d'échec pour le gouvernement.

16:18
Présentateur

Sébastien Lecornu qui a dit ne pas avoir recours au 49-3. Vous avez été vice-présidente du Sénat, c'est-à-dire que vous avez dirigé comme ça les débats parlementaires aussi dans l'hémicycle. Qu'est-ce qui peut se passer dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale du Sénat dans les prochaines semaines, selon vous ?

16:30
Intervenant

Il peut se passer qu'il y aura des amendements, c'est ce que nous souhaitons. Pourquoi nous demandions l'abandon du 49-3 dans cette procédure budgétaire ? Parce que le Parlement a besoin de travailler et de discuter. Donc il y aura des amendements qui seront des amendements pour augmenter les recettes, incontestablement. Nous reviendrons sur les prélèvements sur les traits au patrimoine. Et puis nous aurons aussi des amendements concernant les dépenses. En particulier, la question de la suspension de la réforme des retraites va revenir à ce moment-là. C'est pour ça que nous attendons du Premier ministre qu'il prenne l'engagement des DPG de porter ça. Pourquoi ?

Parce que le Parlement n'a pas de possibilité, à cause de l'article 40 de la Constitution, d'augmenter les dépenses de l'État. De créer de nouvelles dépenses ou de les augmenter. Donc il faut qu'il y ait un véritable accord avec le gouvernement sur les dépenses nouvelles afin que nous puissions avancer, cheminer correctement dans l'adoption du budget. Alors le risque à l'Assemblée nationale, c'est qu'il y ait une inflation d'amendements et qu'à la fin, on se retrouve avec un budget totalement déséquilibré. Oui, même Frankenstein,

17:40
Présentateur

c'est-à-dire en fonction des majorités présentes au moment de la séance, des choses votées.

17:44
Intervenant

Vous avez très bien montré que le gouvernement dispose d'autres outils pour maîtriser le débat parlementaire.

17:53
Présentateur

Juste une dernière question. Effectivement, politiquement, on va avoir un budget où il n'y a pas de majorité à l'Assemblée donc il va être remanié un petit peu dans tous les sens et au final, il n'y aura pas de majorité pour le voter.

18:03
Intervenant

On verra. On verra.

18:04
Présentateur

Quelle majorité possible pour voter le budget ?

18:06
Intervenant

Ça dépend de ce qu'il y a dedans. Ça dépend de ce qu'il y a dans ce budget. Alors effectivement, c'est une possibilité mais à un moment donné, s'il y a des avancées pour les Français dans ce budget, sur le pouvoir d'achat, sur la retraite, est-ce qu'il faudra, certains se poseront la question, et nous aussi, voter contre ou s'abstenir ?

Parce que voter contre, c'est dire aux Français, bah voyez-vous, pendant un mois, on vous a raconté que vous alliez pouvoir partir en retraite à 62 ans et 9 mois, aujourd'hui, sans attendre les 64 ans, on vous a dit que vous auriez une augmentation de la feuille de paye chaque mois, et puis en fin de compte, bah non, parce qu'à la fin, on préfère voter contre tout ce budget. Donc chacun se posera la question d'évaluer ce qu'il y a dans le budget.

Et question, de toute façon, va être posée dès mardi, mercredi, la DPG, on ne sait pas, la déclaration de politique générale, mardi, mercredi, dès la déclaration de politique générale, on va connaître l'intention du Premier ministre, et cette question-là va se poser dès cette semaine.

19:03
Présentateur

On va parler d'un autre sujet, Laurence Rossignan, on va parler de la lutte contre les violences faites aux femmes, et on va retrouver un élu local, François Senpin, qui est maire des Républicains de Belle-Rive-sur-Alié, c'est à proximité de la ville de Vichy. Bonjour M. le maire.

19:18
Locuteur 2

Comme ça.

19:20
Présentateur

Alors, c'est bon, l'installation est bonne. François Senpin, on va évoquer la mise en place il y a 15 jours dans votre commune du dispositif d'alerte des proches en cas de violence conjugale. Est-ce que vous m'entendez M. Senpin ? Très bien, je ne bouge plus. Vous m'entendez M. Senpin ? Oui, je vous entends, bonjour. Bonjour, bonjour à vous. Alors, je disais que votre commune a mis en place il y a 15 jours un dispositif d'alerte en cas d'urgence et en cas de violence faite aux femmes. Oui, tout à fait. Alors, il faut remettre un petit peu tout ça dans le contexte. On a signé en 2024 la charte de l'égalité homme-femme, la charte européenne de l'égalité homme-femme.

Et il y avait dans cette charte un volet très très important sur les violences faites aux femmes. À partir de là, on a choisi dans ce volet-là d'équiper les femmes de notre commune de ce fameux bouton shérif. Une solution super simple pour donner l'alerte, notamment, puisque vous avez, on sait très bien que lorsque vous êtes en situation d'agression, vous n'avez pas forcément le temps de prendre votre téléphone, d'appeler soit les services de secours, soit des personnes qui pourraient vous venir en aide.

Eh bien, avec ce dispositif, vous faites deux clics, vous lancez une alerte secours auprès de cinq personnes par un téléphone soit par un message SMS et en plus par un message e-mail, ce qui permet aux uns et aux autres de pouvoir alerter les secours puisque lorsque vous déclenchez le dispositif, vous déclenchez également votre positionnement en géolocalisation. Une réaction, Laurence Rossignol. Est-ce que c'est aux municipalités de mettre en place ces dispositifs d'alerte de protection des femmes ?

21:11
Intervenant

Écoutez, il y a des dispositifs qui ont été mis en place par l'État, via la justice, les téléphones de grave danger, il y a bien entendu d'autres dispositifs mais tout ce qui vient renforcer, faciliter, là, je ne sais pas quelle va être... Ma question, est-ce que je peux poser une question ?

21:26
Locuteur 2

Comment les femmes

21:29
Intervenant

qui vont bénéficier de ce dispositif vont être identifiées et sélectionnées ? Vous travaillez avec la justice, vous travaillez avec la gendarmerie ? Qui va avoir ce dispositif ?

21:46
Présentateur

Alors, j'aurais peut-être dû préciser avant que c'est avant le maire, c'est plutôt le président du CCAS puisque c'est notre CCAS qui était à l'initiative Donc le Centre Communal d'Action Sociale ?

Exactement, le Centre Communal d'Action Sociale et vous comprenez très simplement que c'est déjà toutes les personnes qui sont identifiées par le Centre Communal d'Action Sociale qui vont être bénéficiaires de ce dispositif et toutes celles qui viendront se présenter au Centre Communal d'Action Sociale pour nous interpeller sur des problèmes de violences faites aux femmes et quand on sait aujourd'hui que ces violences explosent de 10% par an que nous avons une femme qui décède sous les coups de son conjoint aujourd'hui dans notre pays et bien je crois que plus nous mettrons en place de solutions d'alerte rapide puisque c'est bien ça dont il s'agit de mettre une alerte rapide et je crois qu'on pourra peut-être réagir beaucoup plus rapidement et en tous les cas peut-être enfin je dis bien enfin faire baisser ces chiffres qui sont complètement dramatiques pour notre pays

22:46
Intervenant

Écoutez, félicitations parce que ce qui est très important dans ce que vous nous expliquez c'est que fait c'est un dispositif qui est totalement déconnecté du parcours judiciaire c'est-à-dire que c'est au CCAS que va être prise la décision sur ce que les femmes vont venir dire et donc vous appliquez le on vous croit le CCAS va les croire c'est très important et le CCAS va leur remettre ce fameux dispositif Écoutez, bravo monsieur le maire vraiment on va en parler de ce que vous faites parce que c'est bien et par la suite je serai intéressée d'avoir le dispositif technique mais on va garder ça on se gardera ça pour hors plateau c'est important et c'est bien et ça prouve quand même que depuis tant d'années la compréhension la nécessité de travailler pour prévenir les féminicides les violences elle est dans toute la société elle infuse et moi je suis vraiment très touchée et je pense que les maires ont leur place dans ce dispositif-là parce qu'on voit bien que justice, gendarmerie, police ça ne suffit pas il y a trop de trous dans la raquette et les communes sont effectivement au plus près des femmes et vraiment félicitations monsieur le maire pour ce que vous faites à Belle-Rive

23:56
Présentateur

Merci beaucoup François Senn Si vous me permettez de raconter comme vous pouvez le voir pardon c'est un petit dispositif hyper discret et ça répond vraiment à une attente on le sait toutes et tous aujourd'hui quand quelqu'un se fait agresser soit dans nos rues soit les femmes à la maison les voisins ne réagissent pas forcément tout ça se fait sous couvert de comment je dirais de l'indifférence générale donc ce dispositif c'est véritablement un moyen aussi de dire aux agresseurs puisqu'il y a une troisième solution quand vous appuyez de façon un petit peu plus longue sur le bouton mon chérif et bien vous déclenchez une alarme qui peut aussi dissuader une éventuelle agression Merci beaucoup François Seinepin alors je rappelle une seconde fois que le CCAS c'est le centre communal d'action sociale merci beaucoup François Seinepin de nous avoir présenté votre dispositif d'alerte en cas de violence faite aux femmes on parle d'un autre sujet pour finir Laurence Rossignol de la situation de nos crèches notamment dans votre département du Val-de-Marne on va retrouver Jacques Paquet qui est le directeur de la rédaction du journal du Grand Paris bonjour Jacques bonjour alors vous souhaitiez nous parler des problèmes de recrutement actuellement dans les crèches

25:11
Intervenant

absolument je voulais surtout questionner la sénatrice du Val-de-Marne que vous êtes madame Rossignol sur ce sujet quelques chiffres il y a 80 000 crèches départementales vous me dites si je me trompe 4500 places et il y aurait un taux de vacances qui aurait augmenté de 50% au cours des 4 dernières années face à auquel le département qui gère ces crèches a décidé un certain nombre de regroupements de fermetures auxquelles les élus de l'opposition de gauche se sont opposés le département estime qu'il rationalise qu'il optimise la gestion de crèches qui sont parfois tant sous-effectifs je ne suis pas sûr que vous pensiez la même chose dites-nous comment vous regardez cette question importante puisque des milliers de familles finalement sont en attente de places de crèches pour leurs enfants mais oui Bonjour d'abord bien entendu on a un énorme problème dans le Val-de-Marne mais qui est un problème qui est essentiellement créé par l'équipe du département c'est-à-dire qu'aujourd'hui le choix qui a été fait par le président du département et l'équipe de droite mais je vais revenir sur cette affaire c'est de fermer des crèches et ce n'est pas simplement les élus d'opposition au conseil départemental qui contestent ces décisions ce sont l'ensemble des maires qui sont touchés par ces fermetures de crèches dans leurs communes mais ce qu'on observe aussi c'est que ça touche principalement les communes de gauche c'est-à-dire qu'il y a dans les choix géographiques qui ont été faits par le président du département une volonté de déstabiliser et d'affaiblir les maires de gauche mais en réalité c'est une volonté de précariser les populations de ces communes alors nous avons des menaces de fermetures de crèches des fermetures de crèches et des familles qui attendent donc le constat de tout ça c'est une très mauvaise gestion de la démographie des familles des demandes de crèches et c'est surtout le fait que les communes qui connaissent le mieux quels sont les besoins de la population sont en fait désarmées et privées de la décision il n'y a pas de collaboration de coopération entre le département qui gère les crèches départementales et les communes qui accueillent les enfants et les familles c'est d'abord et avant tout le signe d'une très mauvaise gestion commune des intérêts des familles du Val-de-Marne Cela dit n'y a-t-il pas aussi un problème d'attractivité ?

On sait que ce sont des métiers pour nobles qu'ils soient qui ne sont pas forcément rémunérés à la hauteur dans un département du Grand Paris dont on sait aussi qu'il a des loyers des niveaux de loyers extrêmement élevés est-ce qu'il n'y a pas un problème d'attractivité tout simplement aussi ?

Il y a un problème d'attractivité il y a d'abord un problème de formation d'abord il faut former davantage d'auxiliaires de périculture il faut former davantage de professionnels de l'enfance et de la petite enfance bien entendu il faut effectivement pouvoir loger les gens et alors puisque vous me parlez du Val-de-Marne ce matin et des crèches je vais pouvoir vous dire que la nomination comme du maire de la Île-et-Rose comme ministre chargé du logement de Vincent Jean Brun ministre chargé du logement est un très mauvais signal pour la capacité de l'île de France d'accueillir ceux qui travaillent et de loger ceux qui travaillent je rappelle que Vincent Jean Brun a fait un rapport dans lequel il proposait de vendre le parc du logement social et qu'il manifeste de manière assez claire comme beaucoup d'élus de droite et comme d'ailleurs depuis comme ça se passe depuis maintenant 7 ans depuis qu'Emmanuel Macron a été élu un total désintérêt pour le logement social mais aussi pour le logement privé d'ailleurs et que nous sommes dans une situation d'immense crise du logement en France on le sait aujourd'hui tous qu'on n'a jamais produit construit aussi peu de logements qu'aujourd'hui et je suis atterrée de voir que c'est un maire anti-logement quasiment qui a été nommé pour conduire ce ministère alors que nous avions et je le dis ici Valérie Letard qui était sénatrice qui était ministre du logement et qui était reconnue pour sa compétence et son engagement social par l'ensemble des professionnels du secteur donc on parlait on a commencé avec la composition du gouvernement il y a dans ce gouvernement des aberrations et Vincent Gendran

29:31
Présentateur

et des signaux politiques et quel que soit le ministre la question du logement repose sur les moyens qui sont mis pour relancer le secteur ?

29:37
Intervenant

Non, non, non ça repose aussi sur la volonté d'un gouvernement et tout ce que ce gouvernement a organisé alors avec des décisions qui n'étaient pas forcément d'ailleurs des décisions prises directement sur le logement mais tout ce que ce gouvernement a organisé sur la manière dont il a débattu et le dialogue qu'il a installé avec les offices de logement social les offices HLM avec le secteur du logement social la manière dont ils ont voulu ponctionner leurs recettes fait que cette politique aboutit à ce que les communes ne construisent plus autant qu'elles devraient construire

30:13
Présentateur

Et merci merci beaucoup Jacques Paquier directeur de la rédaction du journal du Grand Paris d'avoir été notre directeur de presse quotidienne locale aujourd'hui en duplex on va revoir la une du journal du Grand Paris qui est consacrée à la centrale EDF de Porcheville dans les Yvelines qui se convertit à l'énergie verte merci beaucoup Jacques merci à vous Laurence Rossignol d'avoir été la sénatrice du jour et puis Quentin on se retrouve dans 20 minutes notamment pour la revue de presse des territoires Voilà on fera un tour de France des réactions des unes sur le gouvernement Le Cornu 2 Allez tout de suite place à l'entretien c'est Bernard Guetta qui nous rejoint Et aujourd'hui on accueille donc Bernard Guetta député européen membre du groupe Renew c'est le groupe centriste dans l'hémicycle du Parlement européen spécialiste des questions internationales Bonjour Bernard Guetta Bonjour Alors nous sommes ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse quotidienne régionale qui est représentée aujourd'hui par Stéphane Vernet Bonjour

31:19
Invité

Bonjour Alexandre Bonjour Bernard Guetta Bonjour

31:21
Présentateur

Stéphane Vernet Rédacteur en chef délégué au journal Ouest France Alors on va commencer par la une de l'actualité internationale aujourd'hui et la libération des derniers otages détenus par le Hamas une libération qui a commencé avec 7 premiers otages qui ont été remis à la Croix-Rouge et qui va se faire en présence du président américain Donald Trump c'est une étape cruciale dans le règlement de cette guerre à Gaza C'est une étape cruciale d'abord pour les familles israéliennes pour les familles palestiniennes bientôt quand les prisonniers palestiniens échangés seront à leur tour libérés c'est une étape cruciale pour le cesser le feu une étape cruciale pour la paix ça c'est une autre question ça c'est vraiment une autre question je n'y crois pas a priori je n'y crois pas a priori mais car il y a un mais le mais c'est que ces libérations vont créer côté palestinien comme côté israélien de nouvelles situations et des appels d'air et des appels d'air un appel d'air en politique après deux années d'un tel drame d'un tel drame pour les israéliens d'un tel drame pour les palestiniens et bien c'est forcément assez vite violent violent pas une violence physique naturellement mais la violence du souffle est-ce que ça peut balayer Benjamin Netanyahou oui c'est une possibilité est-ce que ça peut faire apparaître de nouvelles personnalités des trentenaires très bien formés très souvent dans les universités américaines côté palestinien ça veut dire que selon vous cette libération des otages ne va pas bénéficier politiquement à Benjamin Netanyahou a priori je ne crois pas peut-être dans un premier temps il va se montrer aux côtés naturellement du président américain mais regardez ce qui s'est passé c'était hier ou avant-hier je ne sais plus sur la place des otages il y avait le représentant personnel pour ce dossier du président Trump et le gendre et la fille du président Trump et à un moment donné ils ont prononcé le nom de Benjamin Netanyahou et cette foule immense absolument mais incroyable une marée humaine l'a hué longuement l'a hué longuement alors que les mêmes venaient d'applaudir le nom de Trump c'est quand même une scène absolument incroyable que dans un pays le premier ministre soit hué pendant qu'un dirigeant étranger est applaudi c'est ça aussi qui vous fait douter du fait qu'on puisse aller au-delà d'un échange d'otages contre prisonniers il ne peut pas y avoir quand vous dites que vous doutez de la possibilité d'avoir une paix durable c'est aussi parce que le sommet le sommet à Gaza en Égypte aujourd'hui il sera suivi par une vingtaine de chefs d'État internationaux mais ni par les Israéliens ni par le Hamas écoutez le problème c'est que les points suivants dans le plan Trump c'est notamment le désarmement du Hamas le Hamas a d'ores et déjà dit qu'il n'en était pas question qu'il n'en était pas question donc c'est ça qui va tout bloquer ?

Écoutez je ne serais pas catégorique je ne serais pas catégorique mais je pense qu'il n'y a pas d'automaticité et c'est le moins qu'on puisse dire d'une marche vers la paix suivant la libération des otages et l'échange de prisonniers on entre dans quelque chose d'absolument neuf encore une fois ce qui est rassurant c'est qu'il va y avoir un appel d'air une situation nouvelle et que peut-être il y aura des dynamiques positives nouvelles je n'en sais rien je l'espère ardemment nous l'espérons tous ardemment mais ça n'est pas certain ça n'est pas certain donc le Hamas a encore les moyens de refuser de rendre les armes oui bien sûr que oui bien sûr que oui parce que quand monsieur Netanyahou dit que ces deux ans de guerre et de bombardements épouvantables sur la bande de Gaza étaient nécessaires pour anéantir le Hamas mais le Hamas n'est pas anéanti il lui a été porté des coups absolument gigantesques puisque véritablement la majeure partie de sa direction militaire a été tuée éliminée physiquement mais ses rangs se sont renouvelés naturellement il y a des gens qui se présentent pour être enrôlés et puis vous savez des dirigeants on le voit bien en France ça ressort on parlera d'ailleurs tout à l'heure de la politique française est-ce que vous pensez que Donald Trump a les moyens justement de faire pression à la fois sur le gouvernement israélien de Benjamin Netanyahou et sur le Hamas pour enclencher les étapes suivantes de ce plan de paix il a des moyens parce que les soutiens politiques du Hamas ou les protecteurs politiques du Hamas la Turquie le Qatar quelques autres pays arabes moins évidemment mais enfin la Turquie le Qatar vont faire pression vont exercer une pression colossale sur le Hamas l'Iran et ses filiales ne sont plus là pour protéger le Hamas donc oui il y aura des pressions sur le Hamas comme il y aura des pressions des américains sur Netanyahou mais seront-elles suffisantes je n'en suis pas encore certain pleinement suffisantes je n'en suis pas encore certain Vous croyez à cette autorité de transition qui est prévue par ce plan de paix composé de technocrates et qui pourrait être dirigée par l'ancien premier ministre britannique Tony Blair à Gaza Disons que ça n'est pas fait ça n'est pas fait et ce sera difficile à mettre en place ça sera difficile à mettre en place parce que on va commencer par buter sur le désarmement parce que le Hamas va dire au bout du compte enfin on peut le prévoir va dire au bout du compte je veux bien rendre mes armes mais à des palestiniens à une autorité palestinienne et certainement ni aux israéliens ni à des américains des britanniques ou je ne sais quoi alors là il va y avoir un bras de fer et si finalement le Hamas gagnait sur ce point c'est-à-dire qu'on lui donnait la possibilité de rendre ses armes à des palestiniens mais à ce moment-là une autorité j'ai pas dit l'autorité palestinienne mais une autorité palestinienne entrerait en scène et à ce moment-là tout ce qui est prévu aujourd'hui serait insensiblement modifié peut-être qu'on garderait cette autorité internationale oui en façade d'ailleurs pourquoi pas c'est pas forcément une mauvaise chose mais il y aurait réellement comme le souhaitent les européens et notamment les français notamment le président de la république une force politique palestinienne ce que vous évoquez suppose la reconstruction d'une nouvelle autorité palestinienne est-ce que ça peut se faire rapidement parce que là les délais sont très courts en fait on est aussi dans une urgence écoutez le président de l'autorité palestinienne qui est au pouvoir depuis plus de 20 ans a annoncé sa décision d'organiser des élections c'est-à-dire de se retirer il a plus de 90 ans il a plus de 90 ans et l'autorité il est en bonne forme physique mais oui je crois qu'il y aura au moins une tentative très forte côté palestinien dans quel délai pour vous ?

quelques mois oui c'est ça non c'est pas dans les trois semaines non non ça peut pas se faire dans les trois semaines mais vous savez quelques mois c'est pas forcément si long que ça parce que enfin oui c'est long mais pas si long que ça parce que si on marchait vers cela ce qui est à souhaiter profondément si on marchait vers cela ben voilà des forces politiques nouvelles et des personnalités nouvelles entreraient en scène s'organiseraient une vraie campagne électorale commencerait un processus politique se mettrait en branle et tout ça c'est une bonne chose ce serait une bonne chose sachant que chaque minute qui passe va donner l'occasion de par et d'autre de rompre le cessez-le-feu en fait et de reprendre les hostilités oui bien sûr il y a cette tentation là aussi bien sûr bien sûr mais enfin en même temps vous savez Netanyahou c'est compliqué pour lui de relancer les bombardements ce serait compliqué pour lui de relancer les bombardements quant au Hamas écoutez il est quand même très affaibli et donc relancer les hostilités aujourd'hui d'abord ce serait extraordinairement impopulaire dans la population gazaouie extraordinairement vous avez vu ce mouvement d'espoir fou c'était biblique ces gens qui marchaient vers le nord en longues colonnes à pied et vous leur diriez aujourd'hui par la faute du Hamas les bombardements reprennent oulala attention on parle de l'accord de paix sur Gaza mais il n'y a pas un mot dans cet accord sur la colonisation de la Cisjordanie qui s'est accélérée colonisation israélienne depuis le 7 octobre qu'est-ce qu'il faut faire ?

c'est l'immense faiblesse évidemment de ce plan de paix car on a l'impression que implicitement Donald Trump dit vous pouvez y aller pour la colonisation au moins partielle de la Cisjordanie et moi je m'occupe de Gaza si c'est ça ça ne va pas marcher ça ne va forcément pas marcher et puis en plus c'est une violation incroyable de la loi ce serait excusez-moi une violation incroyable de la loi internationale et une violation incroyable des lois parce qu'enfin il y a des propriétaires d'exploitations agricoles palestiniennes des familles des villages entiers etc et alors quoi on les exproprie comme ça ça ne marche pas ça ne marche pas et cette extrême droite israélienne ne sera pas en si grande en état de si grande puissance pour pouvoir faire cela sans répercussion allez on va parler de la crise politique français Stéphane et de la composition du gouvernement le cornu 2 vous voudriez savoir ce que vous inspire le nouveau gouvernement le gouvernement le cornu 2 dévoilé hier soir écoutez il m'inspire essentiellement une question je crois essentielle est-ce qu'il va y avoir implicitement ou explicitement un accord entre le nouveau premier ministre et les socialistes c'est ça la grande question il n'y en a pas d'autre la réponse on l'aura demain au moment de la déclaration exact parce que les socialistes ont proposé une chose qui n'est pas du tout absurde qui n'est pas du tout absurde ce qui est en échange de la satisfaction de trois conditions que nous posons nous nous engageons à ne pas voter de motion de censure et à ne pas voter de motion de censure en fait on croit bien le comprendre jusqu'aux échéances électorales de 2027 c'est-à-dire que le parti socialiste d'un côté aurait la possibilité si ça marche grande question il faut peut-être rappeler les trois conditions pouvoir d'achat les trois conditions c'est pouvoir d'achat justice fiscale c'est-à-dire imposition accrue des plus riches et suspension de la réforme des retraites évidemment de la réforme des retraites alors tout ça est en discussion si les socialistes obtiennent cela ils peuvent se tourner vers non seulement vers les électeurs de gauche mais vers la majorité des électeurs qui sont à 60-70% pour la suspension de la réforme des retraites qui est très impopulaire à tort ou à raison mais elle est très impopulaire pour évidemment l'augmentation du pouvoir d'achat et pour une augmentation de la fiscalité pour vous c'est possible mais est-ce que c'est possible de le faire sans perdre des soutiens de feu le socle commun c'est-à-dire faire des concessions au parti socialiste sur ces trois points est-ce que c'est pas risqué de perdre les républicains une partie d'horizon d'autres voies qui pourront compter notamment peut-être pas dans le cadre d'une censure immédiate mais dans le cadre du vote du budget avant la fin de l'année Oui, oui, bien sûr que la situation est extraordinairement fragile mais admettons que ce deal soit conclu encore une fois implicitement ou explicitement qu'importe que ce deal soit conclu la force ou les forces politiques et là je ne parle pas évidemment du Rassemblement National et des Mélenchonistes mais les forces politiques à droite ou ailleurs qui se risqueraient à faire tomber ce gouvernement et à rouvrir la crise politique alors qu'elle est pour l'instant pas fermée encore je ne crois pas que ce serait populaire du tout et donc je ne crois pas que les gens que des gens se rueraient pour cela ils protesteraient ils diraient ah non c'est pas bien comment etc mais de là et alors si vous me permettez deux phrases si ça marche là de nouveau comme au Proche-Orient on crée un appel d'air on crée un appel d'air parce que on organise sans le dire une convergence entre le centre et la gauche socialiste et là c'est très très très porteur pour les élections présidentielles parce que ça signifie qu'au deuxième tour de l'élection présidentielle et bien les socialistes ou les centristes se désisteront en faveur de celui qui sera en meilleure position donc pour vous il y a un axe possible entre le bloc central et la gauche responsable en tout cas les socialistes pour 2027 alors je vais vous dire la vérité le fond des choses non seulement je pense que c'est possible mais pour ma part je ne suis pas le seul d'ailleurs je le souhaite ardemment profondément parce que c'est la logique de la situation politique on a aujourd'hui besoin face à l'extrême droite et aux droits durs qui voudraient conclure un accord avec l'extrême droite et bien on a besoin d'un rassemblement des modérés et les modérés aujourd'hui sur l'échiquier politique français et bien c'est les socialistes et le centre auquel j'appartiens mais on voit mal notamment du côté du bloc central une réconciliation possible et on voit mal Emmanuel Macron lâcher sur la réforme des retraites suspendre peut-être la réforme la plus structurelle de son quinquennat la négociation est en cours je pense que les trois heures et demie ou quelque chose comme ça d'entretien hier à l'Elysée ne portaient beaucoup moins sur la composition du gouvernement que sur la teneur précise et possible d'un deal avec les socialistes c'est ça qui est véritablement chaud et même brûlant donc vous demandez Emmanuel Macron de suspendre sa réforme hélas oui hélas oui parce que repousser cette réforme ce n'est certainement pas une bonne chose mais premièrement c'est absolument nécessaire pour la stabilité politique du pays et la stabilité politique du pays écoutez assure aussi une relative stabilité financière alors que l'instabilité politique ça coûte très très cher ça coûte très très cher et beaucoup plus que suspendre la réforme des retraites donc oui bien sûr que je le demande mais je demande parallèlement aux socialistes de savoir jusqu'où ne pas aller trop loin dans leurs exigences question sur l'ELR oui peut-être avant il y a un petit peu du parlement européen qui rentre dans ce gouvernement alors Marie-Pierre Védrenne alors il y a Marie-Pierre Védrenne mais il y a aussi Catherine Chabot qui était eurodébutée jusqu'en 2024 je ne parle pas de Rachida Dati qui est une ancienne eurodéputée non mais elle ne l'est plus elle l'est plus longtemps mais est-ce que ça c'est une ouverture ou une passerelle intéressante est-ce que ça peut ça peut apporter à ce gouvernement écoutez je m'en réjouis beaucoup que deux femmes qui ont joué et qui jouaient jusqu'à hier un rôle important au parlement européen oui qui fassent entendre la voix de je ne dirais même pas de l'Union Européenne je dirais tout simplement de l'unité européenne et fassent entendre cette nécessité et puis vous savez je constate aussi une chose quand je regarde les émissions de télévision sur les diverses chaînes je constate que les chaînes invitent de plus en plus des députés européens et je m'en réjouis beaucoup je m'en réjouis beaucoup parce que c'est un signe que l'on commence enfin mon Dieu enfin à prendre conscience en France de l'importance des institutions européennes et justement au parlement européen on le rappelle il y a une majorité entre le centre droit les centristes et le centre gauche les socialistes comment on voit cet impossible dialogue entre les forces politiques françaises vous savez on voit ça comme vers à moitié vide ou à moitié plein parce que les gens bien informés au parlement européen savent très très bien qu'il y a la possibilité d'un deal et d'un deal comme il s'en fait constamment tous les jours dans les pays du nord notamment aux Pays-Bas en Belgique dans les pays dans les pays scandinaves on demande tout le monde alors vraiment la France doit être ridicule au parlement européen etc je dis oui il y a des petits sourires ironiques naturellement une schadenfreude comme on dit en allemand une joie mauvaise mais d'un autre côté les gens mes collègues députés des autres pays ne sont pas si étonnés que cela parce que ce qu'on voit aujourd'hui en France hélas mais ça se passe tous les jours dans d'autres pays européens ces marchandages ces marchandages parlementaires nous sommes en train je ne m'en réjouis pas vraiment bien loin de là nous sommes en train en France de sortir d'un régime présidentiel et de revenir à un régime parlementaire dernière question rapidement sur les LR il y a 6 ministres les républicains dans le gouvernement de Sébastien Lecornu alors que le parti LR a décidé de ne pas participer à ce gouvernement d'ailleurs il a exclu les ministres qui ont été nommés est-ce qu'Emmanuel Macron a eu raison de retourner dans ce débauchage de personnalité LR ?

Écoutez débauchage ils étaient volontaires personne ne les a forcés et ils étaient volontaires à raison je les félicite de l'avoir été parce que évidemment qu'il faut que la droite parlementaire soit présente dans ce gouvernement et je crois que la direction de ce parti pardonnez-moi de le dire mais véritablement est tombée sur la tête on finira sur ces mots merci beaucoup Bernard Guetta d'avoir participé à cet entretien aujourd'hui merci beaucoup Stéphane on va regarder la une du journal Ouest France aujourd'hui qui forcément est consacré à ce nouveau gouvernement qui a pour mission de préparer le budget tout de suite et bien on va voir la une de l'actualité dans nos régions et c'est l'heure de notre reportage en région dans le contexte politique et budgétaire qu'on connaît et bien les petits patrons les patrons de PME ne sont pas en forme ils sont très inquiets vous allez le voir illustration dans une entreprise de Boulain-Biancourt dans les Hauts-de-Seine Flora Sauvage

51:07
Invité

Dirigeant d'une entreprise basée en région parisienne Philippe Savajol constate l'impact de l'instabilité politique et budgétaire dans son secteur

51:16
Présentateur

Notre métier à nous c'est d'aménager des bureaux donc on est vraiment bien placé pour prendre le pouls de niveau de confiance des chefs d'entreprise parce que quand vous avez confiance vous investissez vous faites des bureaux quand vous n'avez pas confiance vous retardez vos investissements

51:29
Invité

En 17 ans l'entreprise est passée d'un chiffre d'affaires de 1 à 30 millions d'euros mais depuis plusieurs mois la crise politique affecte son business

51:38
Présentateur

Quand le gouvernement Barnier est tombé à l'automne dernier on a eu une soudaine baisse des prises de commandes ça s'est arrêté assez brusquement et ça a duré de tous les verres jusqu'au début du printemps où là c'est reparti assez fort c'est bien que pour Isospace en termes de prise de commandes sur une année glissante on est à peu près au même niveau par contre on a un retard de production de à peu près 2-3 mois qui sera difficile à rattraper on va essayer de glisser mais on aura certainement du mal à le rattraper

52:05
Invité

Face au climat morose les chefs d'entreprise comme Philippe Savajol sont attentistes

52:10
Présentateur

Les entrepreneurs ont besoin de stabilité ils ont besoin de savoir dans quel état quelle va être la règle du jeu qui va nous être donnée une règle du jeu fiscale une règle du jeu économique une règle du jeu même au niveau de la législation et tout ça ça tombe quand il y a un gouvernement qui arrive qui reste 14 heures on n'a aucune confiance donc tout le monde se met en mode survival si vous me permettez l'expression et on attend de voir ce qui se passe

52:33
Invité

Pour les salariés aussi l'heure est à l'inquiétude

52:36
Présentateur

Je pense que c'est pas bon pour la France que ce soit pour l'annotation économique que ce soit pour la vision politique même la réputation du gouvernement français que ce soit d'une part en France et d'autre part en Europe ou même dans tous les pays du monde aujourd'hui ce qui se passe en France c'est très très préoccupant

52:54
Invité

Côté embauche la crise politique a aussi un impact

52:57
Présentateur

Il est certain qu'on se projette pas dans une démarche d'expansion de la masse salariale on se projette dans une démarche de contrôle de cette masse salariale aujourd'hui

53:08
Invité

Pour Philippe Savagel plus la situation budgétaire instable perdure plus elle a des effets sur son activité économique il attend désormais que la classe politique apporte enfin de la sérénité

53:19
Présentateur

Voilà pour ce reportage de Flora Sauvage Alors direction maintenant Montauban dans le Tarn et Garonne on va retrouver Michel Larue le rédacteur en chef du petit journal du Tarn et Garonne en direct de Montauban Bonjour Michel Larue Oui bonjour Alors on va parler de l'élection législative partielle qui avait lieu dans la première circonscription du Tarn et Garonne le second tour qui s'est tenu hier alors on le rappelle il y a eu cette élection législative partielle pour remplacer la députée Union des Droites Brigitte Barèche qui est devenue inéligible et hier il y avait un duel entre l'Union des Droites et le Parti Socialiste c'était vraiment un test pour le Front Républicain est-ce que vous pouvez nous analyser les résultats

54:03
Intervenant

Alors avant d'analyser les résultats je pense qu'il faut déjà revenir rapidement sur le premier tour où il y avait quand même douze candidats qui se présentaient et à l'issue de cette élection du premier tour il y en a deux qui se sont forcément détachés c'est donc Pierre-Henri Carbonel pour l'Union des Droites qui était soutenue par le Rassemblement National et Cathy Bourdoncle donc ce qui avait d'importance c'est qu'il y avait ensuite en troisième position Bernard Pécou qui était le Parti Républicain qui avait fait plus de 17% des voix et c'était le report de ces voix qui allait décider de ce qui allait se passer au second tour et à ce second tour finalement c'est Pierre-Henri Carbonel qui est arrivé en tête il a 52,06% des voix et contre Cathy Bourdoncle qui en a 47,94 donc on voit que l'investissement qui a été mis dans cette campagne par Brigitte Barèche qui était la députée sortante qui a été rendue inéligible pour pousser son poulain Pierre-Henri Carbonel à porter ses fruits puisqu'il a été élu

55:04
Présentateur

Très bien Michel et est-ce qu'il y a eu un report des voix du candidat Les Républicains

55:09
Intervenant

Bernard Pécou vers l'Union des Droites Alors justement d'abord il y a eu une première des choses c'est l'abstention qui a été encore assez importante puisqu'il y a eu 62% d'abstention ce qui prouve encore que nos concitoyens commencent à en avoir un peu assez de toutes ces choses politiques et ensuite le report des voix il est venu confirmer la stratégie de basculement des Républicains je dirais vers la droite de sa droite c'était une stratégie qui avait été soutenue par Bruno Retailleau qui avait donné comme consigne pas une voix pour la gauche pas une voix pour la gauche ça signifiait donc qu'il fallait voter pour l'autre côté alors que le candidat lui Bernard Pécou avait laissé les électeurs libres de leur choix donc il semble que ce report des voix se soit fait même si je le disais il y a eu une abstention et il y a eu aussi un nombre très important de votes blancs

55:59
Présentateur

et alors est-ce que

55:59
Intervenant

les voix de la France insoumise se sont reportées vers la candidate socialiste ? alors très certainement puisque c'était la France insoumise mais c'était le front républicain le front populaire pardon où il y avait la France insoumise les écologistes tous ceux qui sont dans cette mouvance là et forcément leurs voix se sont portées vers la candidate socialiste plutôt que vers un parti qui serait un parti de droite

56:26
Présentateur

Merci beaucoup Michel Larue pour vos explications je rappelle que vous êtes rédacteur en chef du petit journal du Tarn-et-Garonne allez on va voir ce qu'il y a dans nos quotidiens régionaux avec vous Quentin Calmet et le gouvernement Le Cornu 2 qui s'affiche à la une de la presse régionale avec quelques questions à la clé Regardez Alex Le Cornu 2 combien de temps ce membre de le journal du centre à Nevers également et là ça passe se demande le midi libre à Montpellier le Dauphiné libéré à Grenoble qui titre sur le plus dur qui commence dans les pages intérieures du journal on lit que le nouveau gouvernement est composite et renouvelé avec DLR au gouvernement et à partie déchirée Vincent, Jean Brun, Nicolas Faurissier Sébastien Martin qui rentrent dans l'équipe Le Cornu 2 et rejoignent ainsi Annie Gennevar Philippe Tabarro et Rachid Elati qui y étaient déjà sauf que le parti a rejeté l'idée de participer à cet exécutif tous les ministres LR, Alex qui vont donc être exclus une nouvelle crise pour le parti Et on continue avec d'autres titres de la presse régionale ce matin qui reviennent sur ce gouvernement Le Cornu 2 Oui, allons voir par exemple ce qui se passe dans le Nord Allons voir la Voix du Nord qui revient sur ce changement de casting avec notamment un renfort de la société civile dit le titre à Lille avec, qu'on peut lire dans les pages intérieures 8 personnalités apolitiques au total qui intègre l'exécutif avec du coup un goût de gouvernement Philippe I c'est-à-dire au début du premier quinquennat d'Emmanuel Macron pour le reste des équilibres politiques le gouvernement donne la parabelle aux macronistes 11 renaissances 4 modems et 3 horizons La presse régionale titre également ce matin sur le retour des otages israéliens Oui, ça se joue en ce moment le Hamas qui doit libérer les 48 otages dont 20 seraient encore en vie c'est la une de l'Alsace à Mulhouse journal qui raconte que pour les familles qui les attendent depuis plus de 2 ans l'émotion est vive mais le retour à la vie normale s'annonce difficile dans le journal on parle également du sommet pour la paix qui doit s'ouvrir aujourd'hui en Égypte la première phase avec la libération des otages c'est aussi le cessez-le-feu immédiat qu'on attend le retrait progressif des troupes israéliennes et enfin l'entrée d'une aide humanitaire importante sur le territoire les vaccins contre la grippe à la une du Béry républicain voilà cette question sont-ils plus efficaces la campagne de vaccination qui commence demain l'année dernière l'épidémie de grippe qui avait été très virulente avait causé de nombreux décès ce sont 19 millions de français qui sont appelés à se faire vacciner gratuitement les français de plus de 65 ans mais aussi des populations fragiles depuis l'épidémie de Covid il faut le noter Alex les français se vaccinent moins c'est seulement la moitié des français qui l'ont fait l'an dernier et puis la fête du ventre fait la une du journal Paris Normandie voilà on en vient aux actualités plus légères à la une de la presse régionale c'est votre côté gourmand voilà c'est tout à fait ça ce week-end à Rouen c'est tenu la 26ème édition de cette grande fête qui met à l'honneur les produits locaux la gastronomie normande avec une météo au beau fixe tout le week-end la fête du ventre 2025 pourrait avoir dépassé les 130 000 visiteurs de l'année dernière on termine avec la Provence voilà et cette question Alex est-ce que vous êtes plutôt exposition Cézanne à Aix ou Joule à Marseille parce que c'est la compétition qui s'affiche ce matin à la une de la Provence avec cette interrogation à la une laquelle est la plus culturelle entre Aix-en-Provence et Marseille les deux sœurs ennemies qui affichent pourtant une offre culturelle complémentaire dit le journal alors du coup c'est plutôt Cézanne ou Joule ?

Alex si je demandais à mon fils ce serait plutôt Joule on va aller voir Joule avec votre fils merci beaucoup Quentin pour cette revue de presse des territoires allez on va maintenant aborder plus largement la composition du gouvernement Le Cornu 2 on va revoir on va revenir sur les enjeux de cette composition ce gouvernement pourra-t-il passer la semaine et éviter la censure un accord est-il possible avec le parti socialiste d'abord on va revenir sur le casting de ses ministres avec Adrien Pain

1:00:26
Invité

Juste avant 22h sitôt le gouvernement dévoilé son chef Sébastien Le Cornu en présente les grandes caractéristiques un gouvernement de mission selon les termes du premier ministre 12 ministres sont reconduits comme Jean-Noël Barraud aux affaires étrangères Gérald Darmanin à la justice et Rachida Dati à la culture ou encore Catherine Vautrin qui passe des affaires sociales aux armées Roland Lescure reste à Bercy avec la lourde tâche de donner un budget au pays avant la fin de l'année cette composition est marquée par le départ de plusieurs poids lourds Elisabeth Borne Bruno Le Maire Manuel Valls et Bruno Rotaillot remplacés au ministère de l'Intérieur par le préfet de Paris Laurent Nunez de nouvelles têtes font leur entrée dans l'exécutif dont plusieurs issus de la société civile ce qui rappelle le premier quinquennat d'Emmanuel Macron l'ancien PDG de la SNCF Jean-Pierre Farandou est par exemple nommé au travail malgré les tractations les équilibres partisans restent quasiment inchangés cette équipe réunie des personnalités du socle commun allant du centre à la droite Renaissance domine largement avec 12 ministres sur 34 quant aux ministres issus de LR ils sont exclus du parti à peine nommé le gouvernement est déjà menacé le RN et la France Insoumise promettent chacun de déposer une motion de censure aujourd'hui

1:01:40
Présentateur

et on va analyser ce gouvernement Le Cornu 2 avec nos éditorialistes Yves Tréard bonjour vous êtes directeur adjoint de la rédaction du Figaro et on accueille également Pablo Piovivien bonjour Pablo vous êtes rédacteur en chef de la revue Regards alors que penser de ce gouvernement Le Cornu 2 un gouvernement peut-être moins politique moins de poids lourd plus ouvert à la société civile oui non mais ce qui compte maintenant c'est de savoir sa durée de vie c'est ça le sujet c'est au suivant on a envie de dire donc on va voir écoutez maintenant l'objectif c'est qu'il surmonte une motion de censure on va en parler c'est ça qui va être intéressant après la composition du gouvernement c'est sûr qu'il y avait de moins en moins de femmes et d'hommes politiques qui font carrière je dirais en politique qui étaient aspirants à entrer au gouvernement parce que la durée de vie était encore pour eux un point d'interrogation alors que là il y a probablement des hommes et des femmes de la société civile qui ont peut-être envie de jouer une carte de vivre une expérience qu'ils n'ont pas vécu jusqu'à présent je pense à M.

Papin je pense à M.

Farandou qui sont des des hommes d'entreprise et puis peut-être aussi de la part du Premier ministre la volonté justement d'afficher une espèce de certaine modestie hors de tout de tout parti c'est ça est-ce que ça peut faire cette composition le corps nu d'eux retomber la pression avec un gouvernement qui est plus déconnecté de la présidentielle alors déjà il n'est pas totalement déconnecté de la présidentielle puisque Gérald Darmanin reste ministre de l'Intérieur oui de la justice pardon il reste ministre de la justice et que jusqu'à preuve du contraire il a des ambitions présidentielles en 2027 il est aussi mettant entre parenthèses ses activités partisanes oui bien sûr c'est ça on imagine très bien que genre pendant le temps où il va être admettons que ça dure six mois pendant six mois Gérald Darmanin ne fera pas campagne pour la présidentielle j'en doute un peu mais si on regarde ce fantasme des gouvernements techniques qui seraient composés de gens issus de la société civile d'abord on remarque qu'ils restent minoritaires il y a quand même toujours des poids lourds politiques Rachida Dati Annie Gennevar Gérald Darmanin c'est des poids lourds politiques ce mythe du gouvernement technique qui ferait on irait chercher des gens qui sont compétents sous-entendu les hommes politiques et les femmes politiques ne sont pas compétents pour être ministre je trouve que c'est un mythe qu'il faudrait mettre de côté enfin je veux dire maintenant Laurent Nunez monsieur Farandou madame Barbu vont devoir faire de la politique ils sont à des postes politiques alors certes ils ont une expérience qui est un peu différente de celle des anciens élus mais ils vont faire de la politique et donc c'est là qu'on va...

Ils sont libres des partis pour dialoguer avec l'opposition ils sont libres des partis non ils vont être pris aussi en fait dans ces dynamiques alors il y a les dynamiques de partis mais il y a aussi les dynamiques idéologiques qu'est-ce qu'ils vont proposer moi je ne sais pas en fait ce que raconte mais un Barbu politiquement je ne sais pas ce que raconte monsieur Farandou politiquement je ne sais pas non plus ce que raconte monsieur Nunez que pourtant on entend beaucoup enfin on l'entend à la fois beaucoup mais en même temps il est assez parcimonieux dans la façon dont il donne des interviews ok il est peut-être très bon préfet de police de Paris mais qu'est-ce qu'il a à raconter politiquement c'est quoi en fait sa vision du ministère de l'Intérieur on ne sait pas donc tout ça pour masquer le fait que derrière il y a un agenda Macron lui ça fait 8 ans qu'il est là Lecornu ça fait aussi 8 ans qu'il est là ils font tous les deux de la politique et en vérité la fiche de mission de monsieur Farandou de monsieur Nunez et madame Barbu ça va être la fiche de mission qui a été rédigée par Emmanuel Macron qui lui fait de la politique et Sébastien Lecornu qui lui aussi fait de la politique et donc ça n'existe pas un gouvernement technique alors on va regarder on va écouter en tout cas quelle sera la méthode du gouvernement Lecornu on va écouter Maude Bréjon

1:05:35
Intervenant

il renonce au 49-3 ça ça reste valable ça reste valable et pardonnez-moi les groupes politiques ne peuvent pas faire semblant d'ignorer que c'est une rupture une rupture majeure dans la méthode et dans la façon de discuter avec le Parlement vous savez moi j'ai été élue en 2022 réélu en 2024 je n'ai jamais eu l'occasion de voter un budget

1:05:58
Présentateur

Maude Bréjon qui est donc la nouvelle porte-parole du gouvernement Yves Tréhard est-ce que cette méthode Lecornu à savoir laisser libre l'Assemblée Nationale d'examiner ce budget 149-3 est-ce que ça peut marcher ?

On va voir ça va être compliqué pour lui parce qu'il va se heurter à des oppositions importantes il faut qu'il arrive à ce que l'opposition les oppositions qui veulent censurer le gouvernement ne soient pas majoritaires la majorité elle est présente dans l'hémicycle et pour ça il y a beaucoup de facteurs qui rentrent ça ce sera pour le vote de la censure cette semaine ça sera pour le vote de la censure cette semaine qui va arriver très vite il y a deux inconnus est-ce que la censure de la France Assoumise sera votée par le Rassemblement National c'est une inconnue apparemment oui le contraire n'est pas vrai en revanche et quelle sera l'attitude aussi des LR et du Parti Socialiste parce que c'est eux qui ont un peu les clés de l'avenir de ce gouvernement si on a bien compris le LR ça serait un soutien sans participation au gouvernement puisqu'ils ont dit qu'ils ne voulaient pas participer à ce gouvernement même s'il y a quatre des leurs qui d'ailleurs ont été exclus du parti et qui rejoignent l'équipe de M.

Lecornu et puis le Parti Socialiste qui lui ne voulait pas participer au gouvernement est-ce qu'il va s'abstenir de voter une censure on va voir il en est question mais il y a quand même un point d'interrogation c'est que je ne pense pas que le gouvernement revienne sur la réforme de la retraite à 64 ans On va parler de cette revendication du Parti Socialiste qui a vraiment les clés en main pour éviter la censure au gouvernement Lecornu 2 mais d'abord Pablo sur ce que disait Maude Bréjean à savoir un gouvernement qui ne va pas utiliser le 49.3 qui va laisser libre l'Assemblée Nationale de voter ce qu'elle souhaite pourquoi ça ne convaincrait pas les oppositions ?

Pourquoi ce n'est pas suffisant ?

Alors ce n'est pas suffisant parce qu'un ministre lorsqu'il est en fonction il peut prendre des décrets et qu'il a énormément enfin il a une possibilité à la fois d'action et de discours c'est-à-dire qu'il pèse dans le débat national et il peut prendre des mesures qui fait que en fait à la fois le Rassemblement National et à la fois toute la gauche n'est pas hyper d'accord pour que Gérald Darmanin puisse rester ministre de la Justice n'est pas hyper d'accord pour que Laurent Nunez puisse mener son action diriger les forces de l'ordre par exemple s'il s'agit de la gauche en tant que ministre de l'intérieur donc il y a d'autres il y a des lignes rouges en fait qui sont liées aux identités de ces différentes personnes qui ont des Marocains ministériels après il faut je pense qu'il faut décorréler en fait la censure de la question du budget c'est-à-dire que j'entends ce que dit Maude Bréjon c'est tout à fait intéressant et d'ailleurs la non-utilisation du 49.3 a été saluée par l'ensemble des forces politiques lorsqu'elle avait été proposée par Sébastien Lecornu je ne pense pas que ce soit suffisant pour qu'ils évitent la censure mais c'est intéressant je rappelle que l'année dernière avec la même composition de l'Assemblée nationale Michel Barnier avait proposé au Parlement un projet de loi de finances qui avait été étudié en 70 jours et puis à la fin il y allait avoir un vote dans l'hémicycle à l'Assemblée nationale et là comme ce qui était en train de se passer ne plaisait pas à l'exécutif à la fois Emmanuel Macron et le Premier ministre Michel Barnier ils ont lancé un 49.3 qui a coupé court en fait aux discussions qui n'a pas pu faire que l'Assemblée nationale aille au bout et puisse voter ce budget qui avait été co-construit par les parlementaires notamment par les députés toutes les oppositions d'ailleurs il s'y était mis enfin les oppositions c'est-à-dire que vous aviez c'était il y avait la gauche il y avait le modem qui avait voté aussi en commission certaines mesures proposées par la gauche et le Rassemblement national aussi donc on était en train de se dessiner une majorité pour voter un budget qui en plus répondait à certaines obligations on va dire enfin certaines urgences qu'avait mis en avant le gouvernement notamment la nécessité de revenir à en dessous de 3% de déficit et ils ne l'ont pas fait parce que le gouvernement a décidé que ça ne leur plaisait pas la copie qui leur a été présentée mais si on les laisse aller jusqu'au bout moi je vous dis dans leur sagesse les parlementaires peuvent arriver pour vous il peut y avoir une majorité mais bien sûr une majorité alors avant avant l'examen du budget Sébastien Lecornu va devoir vous le disiez Yves affronter plusieurs motions de censure notamment une motion de censure déposée par le Rassemblement national on écoute Jordan Bardella ce matin ce gouvernement est un jeu de chaise musical qui ne changera strictement rien sur le fond les français ont le sentiment ce matin qu'on a un petit peu fait les fonds de tiroir vous voyez bien que cette nouvelle équipe a un seul objectif c'est de sauver Emmanuel Macron et de permettre à son camp évidemment politiquement et de permettre à son camp coûte que coûte de se maintenir au pouvoir et par conséquent nous voterons effectivement une motion de censure même si elle émane d'un autre camp politique d'une autre formation politique nous l'avons fait par le passé je n'ai aucune difficulté avec cela parce qu'encore une fois l'intérêt c'est celui des français c'est celui de mon pays Yves quand on fait le compte pour l'instant en suivant les positions des différents partis qui vont censurer ou pas Sébastien Lecornu et bien il évite la censure à une vingtaine de voix en sachant qu'on n'a pas la position du parti socialiste c'est quasiment mission impossible C'est une mission très difficile en tous les cas il peut l'éviter alors on va voir s'il y a une discipline qui est vraiment d'abord il faut voir si tout le monde sera dans l'hémicycle ça c'est important parce qu'il y a beaucoup de députés qui peuvent dire qu'ils ont piscine ce jour-là ou à cette heure-là donc on va voir ce qui se passe effectivement ça va être un exercice très compliqué après effectivement il y a le budget alors le budget qui va être présenté 149.3 c'est la possibilité aussi que ça soit une entreprise de démolition finalement de la politique du président de la république et à ce moment-là je ne vois pas très bien où est le gain se priver du 49.3 c'est je pense que ce n'est pas une bonne idée de la part du président du premier ministre Oups Petit lapsiste Non mais le lapsiste est intéressant Oui mais parce qu'il protège effectivement le président de la république ce n'est pas une bonne idée parce que de toute manière c'est la voie à toutes les enchères les plus démagogiques C'est le parti socialiste qui a les clés de la survie de Sébastien Lecornu cette semaine ?

Assez clairement oui comme l'a rappelé Yves arithmétiquement il faut la censure du parti socialiste pour faire sauter éventuellement le gouvernement aujourd'hui ils ont fait une demande c'est Boris Vallaud hier qui l'a réaffirmé dans une interview il a dit nous on veut la suspension de la réforme des retraites est-ce que stratégiquement par rapport au positionnement du parti socialiste est-ce que c'est intelligent ?

Moi je n'en suis pas certain parce que bon déjà c'est à dire que la demande socialiste se resserre uniquement sur cette suspension de la réforme des retraites exactement or le parti socialiste jusqu'à preuve du contraire il a un projet en fait pour la France et est-ce qu'il allait s'abîmer en fait dans des discussions avec l'endroit politique le plus détesté de France c'est à dire le macronisme est-ce que c'est vraiment une bonne idée pour un parti qui essaye en ce moment de se refaire la cerise essaye en ce moment de se reconstruire idéologiquement moi à titre personnel je n'en suis pas certain mais c'est leur pari au nom de la responsabilité parce qu'ils savent ils misent sur le fait que s'ils censurent alors il y aura une chute du gouvernement et potentiellement une dissolution qui mettrait en gros le pays dans la panade moi je ne suis pas d'accord j'entends ce que dit Jordan Bardella j'entends ce que dit Jean-Luc Mélenchon j'entends ce que disent ceux qui veulent en fait une dissolution voire une destitution en fait parce que quand on voit ce que fait Emmanuel Macron en ce moment ou ce que fait Sébastien Lecornu on a l'impression que ce sont des manœuvres dilatoires pour essayer de gagner du temps au pouvoir en fait le problème c'est qu'en ce moment ce dont a besoin la France ce ne sont pas des manœuvres dilatoires et de rester en fait dans une position attentiste on a besoin d'une direction d'une direction politique on a besoin de remettre l'église au milieu du village et de dire voilà où est-ce que va la France et aujourd'hui dans la situation actuelle dans la composition de l'Assemblée nationale et avec un président qui s'appelle Emmanuel Macron on n'arrive pas en fait à faire de la politique on est bloqué regardez on passe notre temps en fait à discuter de problèmes institutionnels à découvrir des articles de la Constitution depuis deux ans à chaque fois à nouveau pour ne pas faire de la politique ne pas parler en fait de qu'est-ce qu'on veut comment est-ce qu'on fait pour vivre ensemble est-ce qu'on a besoin qu'est-ce qu'on met dans notre sécurité sociale qu'est-ce qu'on partage qu'est-ce qu'on garde genre c'est quoi la propriété privée où est-ce qu'on qu'est-ce qu'on fait avec notre armée comment se place la France dans le monde toutes ces questions-là elles sont un peu mises de côté pour essayer de savoir qui va prendre le ministère de la Transition écologique en tout cas sur le fond on parle beaucoup de la réforme des retraites en ce moment puisque les socialistes demandent la suspension de cette réforme Yves est-ce qu'on peut imaginer Emmanuel Macron suspendre la principale réforme de son quinquennat ça serait le renoncement de la principale réforme de son deuxième quinquennat de son second quinquennat ça serait à mon avis dramatique pour le pays tout à fait on est dans une situation absolument dramatique avec un pays à mon avis qui est très difficile à gouverner qui est explosé c'est pour ça qu'on ne peut pas faire de politique parce qu'on ne peut pas faire de réforme importante c'est un pays qui est en train de prendre un retard colossal sur l'avenir par rapport à ses voisins cette histoire de retraite c'est affligeant je pense qu'il y a énormément de français qui vont quitter la France ces jours à venir ceux qui vont avoir le moyen de le faire et ils auront raison parce que c'est affligeant de voir qu'on est obligé de revenir en arrière sur une réforme qui est une réformette qui est une petite réforme qui n'est pas une réforme très courageuse normalement on devrait quitter notre emploi à 67 ans aujourd'hui si on veut les faits sont là factuellement on va dans le mur factuellement si on ne réforme pas notre système de retraite avec des retraites qui sont le tiers de la dépense publique on va dans le mur avec la démographie qu'on a et avec la sociologie qu'on a Pablo est-ce que vous pensez qu'Emmanuel Macron pourrait renoncer à cette réforme non je ne pense pas qu'il le fera parce qu'effectivement c'est un totem un trophée parce que maintenant c'est les mots à la mode quand on parle de politique c'est un totem et un trophée d'Emmanuel Macron c'est finalement le seul leg qu'il va donner à la suite de l'histoire donc je ne pense pas qu'il reviendra dessus en revanche je ne suis pas d'accord avec ce que vient de dire Yves et le problème c'est que ce que dit Yves est ultra minoritaire dans la société c'est-à-dire que tant qu'on aura des gens comme Yves qui s'obstinent à croire qu'il n'y a pas d'alternative à la proposition de travailler plus longtemps avant d'arriver à la retraite tant qu'on se dira non ça c'est obligé parce que la situation de nos finances publiques l'oblige tant qu'on réfléchira comme ça en termes de il n'y a pas d'alternative alors mais si en fait non ce n'est pas le cas en fait le problème c'est que ça va aller mieux en fait le problème c'est que tant qu'on réfléchira comme ça alors il y aura une tension en fait entre la proposition politique qui n'est pas adaptée à ce que veut le peuple et d'ailleurs cette réforme des retraites à mon avis c'est le début en fait de la pagaille dans laquelle on est parce que lorsque Emmanuel Macron fait une proposition qui va à l'encontre de ce que pensent 80% des français et toute la société organisée alors il casse quelque chose il casse un lien organique qui doit normalement exister entre le peuple et ses représentants on ne comprend plus ce qui se passe et aujourd'hui on a des gens qui nous disent bon bah oui quand même c'est le problème il y a des problèmes institutionnels etc mais on va vous mettre un cadre et ce cadre en fait finalement c'est la politique néolibérale c'est travailler jusqu'à 67 ans c'est de dire qu'au nom de la dette il faut réduire le train de vie de l'état et réduire les dépenses publiques c'est à dire qu'on nous dit on vous propose en fait de faire de la politique dans un cadre qui est ultra contraint mais non on a besoin de penser on a le droit de penser au-delà de ce que toi tu penses comme étant central pour la vie des gens il y a des gens qui pensent différemment il y a des partis politiques qui se sont organisés autour de projets de société qui ne sont pas ceux de la droite conservatrice qui a tout à fait son mot à dire j'entends ta proposition de travailler jusqu'à 67 ans mais ce n'est pas la seule en fait ce n'est pas la droite conservatrice en l'occurrence c'est la droite libérale ouverte et révolutionnaire c'est la gauche conservatrice plutôt c'est la gauche réactionnaire qui ne veut pas changer les choses si Sébastien Lecornu annonce cette suspension de la réforme des retraites est-ce qu'il pourrait gagner en popularité ?

même pas même pas parce que tout ça est vain tout ça est vain le problème si vous voulez c'est que les choix vont être faits à l'occasion devraient être faits j'espère qu'ils vont l'être à l'occasion d'une présidentielle présidentielle qui sera anticipée ou qui ne le sera pas mais c'est à ce moment-là que dans un débat à la présidentielle que les choix et les français décident s'il y a une majorité de français pour dire bon bah la retraite il faut la remettre à 62 ans comme vont le proposer certains candidats on y va et à ce moment-là il sera peut-être temps de voir ce qu'il faut faire alors on le disait le parti socialiste est plutôt en position de force en ce moment dans la négociation avec Sébastien Lecornu car mathématiquement il a sa survie en main en tout cas du côté de la droite du côté du parti Les Républicains rien ne va plus puisque le parti LR dirigé par Bruno Rotaillot avait décidé de ne pas participer à ce gouvernement Lecornu 2 mais il se trouve que 6 ministres LR ont décidé eux d'y participer alors ils ont été exclus par le parti regardez ce qu'en pense David Lysnard qui est vice-président du parti LR maire de Cannes président de l'association des maires de France Des défroqués ne font pas la doctrine officielle c'est vrai dans l'église et c'est vrai partout

1:19:51
Locuteur 1

puisque aujourd'hui

1:19:54
Présentateur

ils rejettent un fait majoritaire et je me réjouis de l'évolution qu'il y a eu au sein de LR qui a consisté enfin à dire qu'il ne fallait pas participer à ce gouvernement ne pas être la rustine du Titanic et donc moi j'attends des réactions fermes mais il faut une doctrine tout ce qu'il y a aujourd'hui ça traduit le fait qu'il n'y a pas de doctrine forte au sein de la droite Pablo les LR sont en train d'exploser façon puzzle avec ce gouvernement le corps du 2 en tout cas ils se cherchent c'est très compliqué aujourd'hui les LR en fait ils n'arrivent pas tellement à définir effectivement David Lissnard a tout à fait raison une doctrine c'est à dire qu'est-ce que c'est les LR alors on sent qu'il y a une tentation d'aller vers justement cette droite pro-business macroniste etc et en même temps il y en a d'autres qui sont tentés d'aller du côté du rassemblement national certains reprennent les discours et les idées de l'extrême droite donc ils sont entre ces deux pôles-là et on ne sait pas trop où est-ce qu'ils habitent donc là ils ont quand même cette décision d'exclure les ministres issus de LR ça va quand même avoir des conséquences très très lourdes parce que ce n'est pas des poids plumes on parle de Annie Gennevar qui était vice-présidente du parti je veux dire ce n'est pas n'importe quoi ce n'est pas n'importe qui le président de la commission nationale d'investiture du parti exactement donc ça va avoir de très lourdes conséquences donc aujourd'hui mais j'avoue le truc c'est que hier soir on avait un peu l'impression que cette décision a un peu été prise à l'arrache quoi allez vas-y on les exclut ah d'accord mais derrière ça va avoir des grosses conséquences sur le parti c'est un acte d'autorité de Bruno Rotailleau ces exclusions c'est un acte d'autorité mais c'est vrai que les LR on sentait qu'il n'y avait pas une unité très très ferme puisqu'il y avait l'école Wauquiez il y avait l'école Rotailleau Rotailleau est le président il y avait les députés de l'autre côté les sénateurs donc tout ça il y a des divisions depuis longtemps c'est vrai qu'ils sont tiraillés depuis très longtemps depuis que Macron est au pouvoir mais même avant entre ceux qui veulent effectivement participer à un courant qui est plutôt effectivement business friendly enfin c'est le courant d'Emmanuel Macron et ceux qui se disent bon ben l'avenir il est plutôt du côté de l'union des droites si tant est qu'elle puisse exister avec Mme Le Pen donc c'est aujourd'hui je dirais que c'est un peu l'heure de vérité de ce point de vue Allez on va dire un mot de l'actualité internationale qui est très forte en ce moment puisque actuellement la libération des otages des derniers otages du Hamas a lieu en Israël avec la présence du président américain Donald Trump Pablo Piovivien cette libération des otages c'est un bon premier pas vers une paix à Gaza ou il faut rester prudent ?

Déjà c'est un bon premier pas pour les otages et pour les familles qui enfin je veux dire vous aviez tout un pays toute une population en fait qui attendait le retour de ces otages de pieds fermes après il va y avoir c'est vrai que vous dites est-ce que c'est un bon premier pas ?

Oui c'est un bon premier pas pour aller vers éventuellement une paix vers éventuellement une solution à deux états vers éventuellement le recouvrement en fait de la dignité pour ces deux peuples qu'ils soient israéliens ou palestiniens le seul problème c'est que quand vous avez un retour d'otages derrière vous avez les récits en fait de ces otages c'est-à-dire que là dans les prochains jours peut-être pas tout de suite tout de suite parce qu'il faut quand même qu'ils se réhabituent en fait à la société normale mais ils vont raconter les atrocités en fait qu'ils ont vécues pendant près de deux ans et à chaque fois ça fait la même chose ça fait des déflagrations en fait dans la population parce qu'ils vont aller donner des grandes interviews et derrière vous avez toute la population israélienne qui va lire en fait ces interviews et qui va se dire mais c'est vraiment c'est vraiment horrible tout ce qu'ils ont vécu et donc déjà le racisme qu'ils avaient à l'égard de la population palestinienne en imaginant que c'est tous des chiens tous le Hamas tous des terroristes va se renforcer encore à ce moment-là enfin il y a des liens en fait entre le récit qui vont des otages et derrière des positions politiques qui peuvent encore renforcer la haine enfin je ne vais que constater ça après j'espère en fait que je ne sais pas Emmanuel Macron est parti à Charmelchec pour précisément discuter de ce plan de paix j'espère que genre je ne sais pas ils arriveront à quelque chose mais je justement la situation est tellement qu'il y a de se produire Donald Trump Donald Trump qui est en Israël aujourd'hui pour accueillir ses otages libérés et puis ensuite il ira en Égypte à Charmelchec pour le sommet sur la paix à Gaza finalement l'application de son accord de paix c'est d'ailleurs la une aujourd'hui du Figaro est-ce que vous pensez que cette libération des otages peut aboutir sur une paix plus durable dans la bande de Gaza c'est pas évident c'est pas sûr du tout d'abord parce que Netanyahou pense à son avenir personnel aussi est-ce que lui il a intérêt est-ce que la guerre s'arrête c'est pas évident il est sûr que si la guerre s'arrête son avenir ministériel et gouvernemental est peut-être compromis et puis je suis pas sûr non plus que le Hamas décide du jour au lendemain comme ça de devenir un mouvement qui ne soit plus un mouvement terroriste qui soit un mouvement désarmé et je pense que le temps va être très long pour que il y ait une unité palestinienne qui se forme et que les palestiniens arrivent à se doter d'une direction qui soit une direction qui ne soit pas terroriste qui soit une direction qui ne soit pas corrompue parce qu'ils sont finalement tiraillés entre l'autorité palestinienne qui est une qui va devoir se réformer qui est complètement corrompue qui est vieillissante qui est abîmée par le temps et puis le Hamas qui est un mouvement terroriste il faut le dire et le répéter On va finir par l'histoire du jour une histoire qui est racontée dans le journal Ouest de France par la journaliste Hélène Deplanque et qui nous fait traverser l'histoire de France Michel Pellerin un habitant de Valcouénon dans l'île-et-Vilaine âgé aujourd'hui de 87 ans a décidé de changer de nom et de reprendre le nom de son arrière arrière arrière grand-oncle Joseph Sauveur de la Villeraie Joseph Sauveur de la Villeraie il est né en 1766 et il était le fils du conseiller du roi Louis XVI et il a décidé pendant sa vie de refuser les privilèges de son rang de rejoindre les Jacobins et de lutter pour la justice sociale alors ce nob a enlevé sa particule et est devenu pendant la révolution une sorte d'élu local dans le Morbihan mais malheureusement Joseph Sauveur a été fusillé en 1793 par des insurgés bretons qui protestaient à l'époque contre l'enrôlement des jeunes dans les armées révolutionnaires et au moment d'être fusillé ce fils de conseiller du roi a crié vive la nation au lieu de vive le roi alors c'est un martyr de la république estime aujourd'hui son descendant désormais appelé Michel Sauveur de la Villeraie Pellerin et l'histoire est d'autant plus belle que c'est le petit-fils de Michel étudiant de 23 ans en droit à Rennes qui a retrouvé le lien de sa famille avec cet illustre descendant en se plongeant dans son arbre généalogique pendant le Covid et il s'est rendu compte que tous les matins pour aller en cours de droit à Rennes et bien il passait dans la rue Joseph Sauveur sans savoir que c'était son ancêtre donc voilà une belle histoire qui nous a permis de traverser les siècles et qui était à lire dans le journal Ouest France merci messieurs d'avoir participé à cette émission ce lundi on va peut-être vive la révolution voilà merci et puis merci à tous les téléspectateurs de nous avoir suivis on se retrouve demain demain vous retrouvez Auriane Mancini je vous souhaite une très bonne journée sur Public Sénat Public Sénat en partenariat avec la presse régionale vous a proposé Bonjour Chez Vous retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat Sous-titrage Société Radio-Canada

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L'intégrale du lundi 13 octobre 2025 · Pourquijevote