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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 20 juin 2025 26 min

Olivier Cadic : « On imagine mal Israël se confronter seul à l’Iran »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Olivier CADC, on va revenir sur ces sujets, mais d'abord on va regarder les unes de la presse régionale, d'abord la une du télégram une régional. D'ailleurs ce matin sur ce coup de chaud en France, les métiers qui trinquent avec la chaleur dans une blanchisserie avec le fer à repasser sur les toits ou le bitume brûlant beaucoup sont mis à rue d'épreuve avec les températures actuelles. La deuxième une, c'est celle de Varmin.

Location familiale, la chasse au fraudeur, bonne foie et escrequerie. 30 millions d'euros sont versés chaque année de façon abusive par la caisse d'allocation familiale du Var. Et puis la dernière, c'est celle de l'Alsace Fenheim quand le RN ni l'évidence. a eu un vote mercredi soir à l'Assemblée nationale au cours duquel les députés du Rassemblement national ont fait adopter un amendement prévoyant la remise en service de la centrale alsscienne.

Or, l'autorité de sûreté nucléaire soulligne le caractère irréversible du processus de démantellement entamé depuis 5 ans. Quelle lune choisissez-vous ? Écoutez, je sais pas la chasse offre d'UR.

Qu'est-ce que vous avez envie de de nous dire du convoi ? Il y a à la fois de la bonne foi, mais il y a aussi évidemment de l'escrequerie, des fraudes sur les caisses d'allocation familiale au moment où on doit trouver milliards dans le budget. Ça fait partie des pistes pour vous qu'il faut explorer.

Ben écoutez, c'est vraiment terrible pour tous ceux qui payent, qui participent au budget de l'État, qui travaillent dur de savoir que il y a des gens qui profitent du système pour lequel chacun contribue et finalement qui non seulement ne participe pas parfois mais qui au contraire le tire vers le bas. Malheureusement, c'est une problématique qui ne va pas que que l'on n'observe pas que dans le Var, on l'observe aussi à l'étranger. C'est un vrai sujet aussi euh pour certains retraités à l'étranger.

On s'était on avait observé que parfois il ne mourrait pas. Et je me souviens du consul général Agadir qui avait convoqué une personne qui avait sur le papier plus de 110 ans et que il pensait qu'on lui amènerait le certificat d'essè mais non, il y a une personne qui arrivé en ambulance avec le maire de la ville, il lui a dit "Écoutez, je ne sais pas certifier si cette personne est bien la personne en question, mais ce que je peux vous dire, c'est que vous devriez en faire en parler au livre des records parce qu'elle serait elle serait dans le guide." Donc on voit bien la difficulté que l'on a parce que il y a des gens qui jouent avec le système et il faut effectivement faire évoluer nos outils pour pouvoir être absolument ferme parce que c'est un respect à avoir pour tous ceux qui contribuent, qui payent et qui travaillent dur pour que le système existe.

On va évidemment parler longuement du conflit entre Israël et l'Iran et Donald Trump hier soir qui dit qu'il prendra sa décision sur des une attaque des États-Unis en appui d'Israël d'ici 2 semaines. Est-ce que ces deux semaines selon vous montrent qu'il hésite ou au contraire il veut remettre de l'incertitude dans le conflit ? Il y a la veille, je crois que c'était dans les 24 heures que la décision devait se prendre.

Maintenant c'est de semaines. Il fait venir un certain nombre de forces vers le théâtre d'opération. Donc c'est une démonstration gement de de puissance pour montrer qu'il est en capacité d'époler Israël.

Euh Israël, c'est un pays de 10 millions d'habitants euh qui donc là euh attaque directement un pays de 92 millions d'habitants. Donc on imagine mal Israël se confronter seul euh à l'Iran. Et puis euh je crois qu'ils ont fixé des buts de guerre qui étaient de d'empêcher l'Iran d'avoir une arme, la capacité d'avoir une arme atomique.

Ce qui se comprend puisque c'est leur existence qui est en jeu. Faut pas oublier que dans la constitution de la République islamique, il a justement cette volonté de prendre le leadership sur la zone et donc de s'en prendre à l'État d'Israël. Mais juste pour vous, c'est quoi le le but de guerre quand Israël a attaqué ?

C'était démanteler le programme nucléaire iranien ou c'était faire tomber le régime ? Ben au départ ce qui était annoncé c'était démanteler le programme nucléaire. Vous pensez que c'était le vrai but de guerre derrière il y a pas une volonté de faire tomber le régime.

C'est ce qui est annoncé. Ça paraît quand même un petit peu ambitieux pour un pays de 10 millions d'habitants de s'en prendre un pays de 90 millions pour et faire tomber le régime à distance puisque ils ne vont pas aller envahir l'Iran. Donc ça paraît quand même un petit peu étonnant, voilà, de renverser le régime.

Gaza 18 mois plus tard euh ils avaient quand Benamin Netahou a engagé les forces israéliennes à Gaza, il avait promis d'éradiquer le Hamas. 18 mois plus tard, on parlait de 40000 personnes à peu près maximum au Hamas. On est à peu près entre 12000 et 15000 personnes encore au Hamas. 18 mois plus tard et c'est Gaza et ils ont les troupes au sol.

Donc les buts de guerre doivent être précisés puisqu'il faut qu'on comprenne jusqu'où ils veulent aller. C'est vrai que on peut comprendre que Israël fasse ce qu'ils font si effectivement l'Iran est tout proche d'avoir l'arme atomique. Et donc et là là-dessus le gouvernement français est tout à fait clair.

Ceci étant si maintenant l'objectif c'est de renverser le pouvoir en Iran, ça paraît un peu ambitieux. Et l'Iran qui promet de riposter en cas d'attaque américaine, est-ce que vous craignez des attaques iraniennes contre des bases américaines dans les États du golf ? action réaction.

Je ils ont certainement des plans de prévu le ce qui euh il faut voir que l'État euh iranien euh a des pratiques quand même d'état terroristes. Nous le vivons avec nos deux otages qui sont maintenus depuis plus de 3 ans, je dirais, à l'isolement euh et donc auquel on pense au chaque jour. Ils ont pratiqué aussi même chez nous des attentats directs.

Donc ils ont des tas d'outils, on le sait, ils ne renonceront à rien et donc il faut se préparer à toutes les éventualités. On est dans un schéma d'escalade. Vous dites la position de la France est assez claire.

Au début des frappes, il y a une semaine Emmanuel Macron, il disait soutenir Israël et se dire prêt, il se disait prêt à les aider à se défendre. Hier, en tout cas ces derniers jours, il dit que finalement il faut une désescalade et que Israël ne doit frapper que des sites nucléaire. Vous la trouvez si clair que ça la position de la France ?

Elle a pour principe d'être constante, c'est et d'ailleurs c'est de rappeler quels étaient les objectifs de guerre affiché par Israël qui était donc pour justifier ces frappes la semaine dernière, je rappelle, c'était parce que l'Iran était tout proche d'avoir l'arme atomique. Je rappelle aussi que le 18 juin, mercredi dernier, devait avoir lieu une grande conférence pour la reconnaissance des deux états, à la fois avec le président de la République, mais aussi avec son altesse, le prince héritier Mohamed Mel Salman pour justement qu'un certain nombre de pays qui ne reconnaissaient pas Israël reconnaissent Israël et que d'autres qui ne reconnaissaient pas l'État de Palestine le fassent avec l'exigence que le Hamas soit sorti de Gaza et ainsi de suite. On va parler de la Palestine mais sur la position de la France.

Emmanuel Macron, il a promis une initiative aujourd'hui à Genève, il y a une réunion des ministres des affaires étrangères, français, allemands, britanniques qui rencontrent leur homologue italien avec la chef de la diplomanien pardon avec leur chef de de avec la chef de la diplomatie européenne. Qu'est-ce qui peut sortir de cette réunion à Genève ? Est-ce que vous pensez que les trois ministres des affaires étrangères vont convaincre les Iraniens de quelque chose ?

Les Iraniens aujourd'hui ont beau jeu de dire qu'ils sont agressés alors que on sait très bien que leur proxy qui ont agi comme le Hamas le 7 octobre ont agi avec le soutien de l'Iran. Donc aujourd'hui la question c'est effectivement pour l'Iran, quelles sont les possibilités de sortie ? Est-ce que ils ont envie effectivement de se mettre à négocier à partir du moment où de toute façon à chaque fois c'est plutôt le gagner du temps, c'est l'impression que l'on a avec l'Iran.

On essaie de négocier depuis des années. Je vois encore le le cas, je viens de le citer pour nos deux otages. On est obligé d'aller devant la Cour internationale de justice pour faire valoir leurs droits et exiger de l'Iran qu'il les libère.

Quand je vois comment ça se passe pour nos deux otages, je peux difficilement imaginer que effectivement on est de gros progrès avec ces discussion mais on est obligé de passer par là. Vous le disiez, la question de la reconnaissance par la France de l'État de la pal de l'État de Palestine reste entière puisqu'il devait y avoir une réunion du conseil de du pardon une réunion des Nations-Unies, je vais y arriver cette semaine qui a donc été annulée et hier Jean-Noel Barreau, le ministre des affaires étrangères affirmé que la position de la France reste inchangée. La voix de la France est claire, c'est la paix et la sécurité pour tous et cette position repose sur un double refus.

Le refus de voir Gaza occupé, la Sis Jordanie coloniser, le Hamas continuait à détenir les otages dans les tunnels de Gaza et l'aide humanitaire bloqué à l'entrée de Gaza avec une population affamé. Et c'est pourquoi même si nous avons dû la reporter pour des raisons logistiques et sécuritaires, nous restons déterminés à tenir la conférence des Nations pour la solution à deux États qui a engagé une dynamique désormais inarrêtable qui doit nous conduire dans un mouvement collectif à reconnaître l'État de Palestine. Voilà, vous avez entendu Jean-Noel Barreau.

Est-ce qu'il faut que la France reconnaisse l'État de Palestine dans un futur très proche ? Il faut le faire comme le propose le président de la République et Jean-Noël Barreau. C'est effectivement c'est cette solution à deux états.

C'est emmener ceux qui ne reconnaissaient pas l'État d'Israël à reconnaître l'État d'Israël. Ce qu'il faut, c'est la paix et la sécurité. La paix et la sécurité pour tous comme le rappelle Jean-Noel Barreau, autant pour les Israéliens que pour les Palestiniens.

Et c'est vrai que la dynamique était en route et on se possède il a eu raison de reporter la Réunion ou il aurait pas dû la reporter. il y avait pas vraiment le choix parce que on voit bien qu'à partir du moment où vous avez des pays qui sont autour qui devaient se mettre à reconnaître Israël et qui au même moment euh voit Israël qui euh prend des positions et qui euh donc euh d'attaque sur l'Iran, bah il est logique et cohérent qu'on attende un petit peu mais le problème reste entier. La la question c'est quels sont les progrès ?

Et donc on le voit la l'attente de chacun c'est de faire évoluer cette situation. On voit bien que décennies, après décennies, on n'arrive pas à avancer. Et donc là, il y a une solution et je suis passé dans les six états du golf au mois d'avril.

Je suis passé au Liman et tout le monde attendait cette conférence comme la seule position sur la table aujourd'hui qui nous permettait d'avancer de façon constructive. Sinon, on voit pas où est quelle est la sortie avec ces mouvements, enfin c'est l'utilisation d'armes permanente au quotidien. Sowat quoi.

Donc, on a des morts de tous les côtés. Quelle est l'issue ? de tout ça.

Donc c'est la seule solution aujourd'hui sur la table positive pour nous permettre d'avancer et quand même quel progrès de voir des pays comme qui ne reconnaissaient pas Israël qui sont prêts qui étaient prêt le 18 juin à venir se mettre autour de la table dans une conférence reconnaître Israël reconnaissons ça au moins à la diplomatie française. Olivier Cadic disait vous êtes sénateur des Français de l'étranger. Alors quelle est la situation de nos compatriotes en Iran et en Israël ?

Hier, le ministre des affaires étrangères, Jean-Noel Barre a fait un point et proposé des solutions. On va voir lesquelles avec Antin Calmet. [Musique] Bonjour Quentin.

Bonjour Orienne. Bonjour Olivier Cadi, bonjour. Et Quentin 6 jours après le déclenchement du conflit au Moyen-Orient, le gouvernement français a donc présenté des solutions pour nos compatriotes présents en Israël et en Iran.

Exactement. parlons déjà des 900 français binationaux présents en Iran qui se sont signalés auprès de l'ambassade. Tous doivent aujourd'hui faire preuve de la plus grande prudence face à cette situation très dangereuse.

Ceux qui et bien souhaitent quitter l'Iran vont pouvoir le faire par la route vers le nord du pays a dit hier le ministre des affaires étrangères. Un convoi doit même et bien partir dans ces dans deux pays en fin de semaine pour les personnes qui veent faire le chemin euh qui ne peuvent pas faire le chemin par eux-mêmes. Écoutez hier Jean- Noël Barreau.

En Iran, tous les Français qui souhaitent quitter le pays et qui ne se sont pas encore fait connaître auprès de nos services sont invités à se signaler dès que possible à notre ambassade. Le passage est possible sans visa vers l'Arménie et la Turquie dont les frontières sont ouvertes. Voilà, l'Arménie et la Turquie, c'est donc dans le nord-ouest de l'Iran, le chemin pour s'y rendre depuis Tran où se trouve une grande partie de nos ressortissants.

Ce n'est pas une route facile, on peut le dire, puisque plusieurs jaunes plusieurs zones dans l'itinéraire ont été bombardées depuis vendredi. C'est un passage accidenté avec d'importantes montagnes. le ministre qui a précisé que des équipes étaient déployées depuis hier à la frontière de ces deux pays pour je cite accueillir nos ressortissants et faciliter les éventuelles démarches consulaires.

Alors Olivier Cadi, qu'est-ce que vous pensez de ces annonces ? Est-ce que c'est réaliste de voir nos ressortissants faire ce chemin par la route en voiture tel que je l'évoquais ? À partir du moment où ils veulent sortir diront il y a pas d'autre choix que de faire de faire un si.

On peut pas affraiter un avion. C'est pas possible. Donc donc c'est une solution qui est proposée à nos compatriotes.

C'est bon nombre d'entre eux, vous l'avez rappelé, sont binationaux. Et n'oubliez pas que quand on est binational, on est 100 % français et on est 100 % l'autre pays. Donc ils sont 100 % iraniens.

Donc ça veut quand même dire pour le gouvernement français de faire transiter pour les Iraniens des Iraniens euh vers la frontière. Donc là aussi ça va pas être simple. Et quand je vois les difficultés que nous avons eu avec le lycée français, donc avec justement les Iraniens qui impose, qui empêche les binationaux maintenant d'accéder au lycée français, on peut imaginer les difficultés que nous avons sur le terrain.

Donc c'est une chose, c'est une solution voilà qui est proposée et effectivement l'État prend une responsabilité et je là encore Jean- Noël Barot est constant parce que quand il s'adressait aux ambassadeurs, la première chose dont il a parlé c'était pas de diplomatie. c'était des Français à l'étranger. Il a toujours mis leur sécurité en priorité et c'est exactement ce qu'il en train de faire aujourd'hui sur le terrain.

Est-ce que vous savez euh exactement quel est le profil de de ces 900 français ou binationaux qui sont toujours en Iran ? Est-ce que voilà, on a un petit peu une une cartographie de de de qui ils sont ? Non, mais encore une fois, je on connaît pas le détail et puis je pense qu'il ne faut c'est pas ici qu'il faut aller révéler. vous enfin faut voir quand même que nous sommes dans une situation où on a deux Français qui sont détenus indument depuis plus de 3 ans.

Euh et donc on est quand même avec cette problématique là quand même qui est sur la table. Excusez-moi mais je lâcherai pas le point parce que nous sommes en face de gens d'un état qui est un état terroriste. Donc effectivement la France fait ce qu'elle peut.

Aujourd'hui ce ne sont pas des conditions que nous avons choisies. Il y a une attente potentielle. Ces Français vont se faire connaître.

Le problème souvent c'est que ça et ça pour les Iraniens, ce ne sont pas des Français mais ce sont des Iraniens et donc ça aussi ça va être un sujet. Donc il va falloir que ça le faire de façon très mesurée, sans chaud euh et puis on va voir ce qu'on va réussir à faire, ce qu'ils vont réussir à faire. Mais ceci étant, c'est déjà un défi et c'est déjà très fort qu'il se le proposent et qu'ils admettent qu'il faut répondre à une demande éventuelle.

Et Jean- Noël Barreau Quentin, il a également évoqué les Français présents en Israël. Voilà, on parle là de 150000 de nos ressortissants français en Israël. Les Français qui souhaitent rentrer en France peuvent continuer à le faire en gagnant par la route.

Là encore, la Jordanie et l'Égypte cette fois-ci, pays depuis lesquels des vols continuent d'être opérés, notamment à Aman en Jordanie et à Charmelcheck en Égypte. Deux aéroports internationaux. Des liaisons par bus sont prévues une fois la frontière passée pour acheminer nos ressortissons jusqu'aux deux aéroports que je mentionner.

Le ministre qui a précisé que le personnel diplomatique en Iran et en Israël n'était pas évacué. Là encore, qu'est-ce qu'on peut dire de la solution proposée par l'exécutif ? Il y avait pas d'alternative là aussi en Israël pour nos ressortissants ?

Bah c'est une solution pragmatique. Il y a toujours la solution par bateau qui est aussi possible. euh qui euh qu'on avait étudié euh au mois de juillet dernier par exemple pour le Liban qui était une solution qui est prête et donc avec un un stop évidemment à Chypre, ce sera éventuellement euh possible mais là aujourd'hui il faut être pragmatique.

C'est pas si loin que ça. Vous savez Israël c'est un peu grand comme la Gironde. Donc c'est pas les du tout les problématiques que vous avez exprimé précédemment avec l'Iran.

Non, c'est encore une fois c'est très pragmatique et c'est déjà faut savoir que déjà beaucoup de Français l'ont utilisé. Certains sont sortis déjà par Aman, d'autres sont sortis par l'Égypte. Donc effectivement et donc il y a les bus qui doivent être prêts à la frontière en Égypte.

La problématique, c'est effectivement que ce soit sécurisé. N'oubliez pas non plus que les les autorités israéliennes disent aux Israéliens de ne pas quitter le territoire. Donc là aussi, vous avez quand vous avez des binationaux, ils sont 100 % français, 100 % israéliens.

Si d'un côté il y a le gouvernement d' Netou qui leur dit surtout partez pas et nous qui leur disons partez. On n' pas dit partez, on a dit si vous voulez partir nous vous accomercier les élus des Français de l'étranger comme vous êtes directement amené à conseiller ces français. Vous pouvez nous raconter un petit peu qu'est-ce que vous avez pu faire dans la situation actuelle ?

Ben c'est tout simplement, vous savez c'est c'est quoi ? mess sur votre Facebook, c'est euh dans ce domaine là, ce sont des appels à la fois de famille qui ont un proche. C'était ça, je pense à une française de Londres qui me dit "J'ai mes deux filles qui étaient en Israël pour un mariage, comment est-ce qu'on peut faire ?" Et donc, je lui ai donné les solutions.

Qu'est-ce que je fais ? En fait, vous avez les solutions qui sont indiquées au niveau du ministère avec le centre de crise. Donc vous rappelez effectivement, bien souvent, vous rassurez les gens.

Moi je dis souvent quand ils me disent "Mais alors qu'est-ce que je dois faire ?" Et ben je leur dis toujours bah voyez si quand c'est la solution proposée par le gouvernement et et je j'étais avant-hier avec Laurent Saint-Martin, on a passé 1 heure ensemble mardi après-midi, on a discuté de ce sujet-là à partir du moment où ils me disent "Voilà comment c'est préparé". Je leur dis "Si c'était ma fille, j'irai." Je lui dirai fais ça.

Et donc c'est simplement c'est rassuré et c'est un accompagnement psychologique souvent. Merci Quentin. On se retrouve dans une demi-heure.

Exactement. On parlera dans le club de l'actualité parlementaire autour de cette crise entre l'Iran et Israël. Ce sera effectivement à suivre.

À tout à l'heure Quentin. On va continuer euh à parler de ces sujets dans ce contexte géopolitique compliqué. On va parler des questions de défense avec nos partenaires de la presse régionale.

On va aller à Bordeaux. On retrouve Jefferson des sports. Bonjour Jefferson.

Merci beaucoup d'être avec nous. Euh journaliste à Sud-Ouest, spécialiste des questions de défense Jefferson. On va parler du sommet de l'OTAN.

Il aura lieu mardi et mercredi prochain à l'AS. C'est un sommet qui s'annonce crucial pour les 32 membres de l'Alliance. Oui, bonjour AAN, bonjour Olivier Cadic.

Mardi à la au Pays-Bas, vous l'avez dit, les alliés devraient satisfaire à l'une des principales exigences de Donald Trump et annoncer qu'ils sont prêts à consacrer 5 % de leur PIB à à leur défense, dont 3,5 % à l'achat d'armement, ce qui représente des investissements considérables. Olivier qui a dit que la France consacre elle déjà 2,1 % de son PIB à sa défense. Est-ce que vous pensez qu'elle aura les moyens d'une telle ambition ?

Sachons qu'elle cherche par ailleurs 40 milliards d'euros d'économie. Ben la question est très très bien posée parce qu'effectivement faut voir quelles sont nos priorités. En 1960 la France consacrait 5 % de son PIB à la défense, c'était 1960.

En 1980, c'était encore la guerre froide, on était à 3,7 %. C'est l'objectif que le président de la République nous a fixé pour euh avec la la prochaine LPM d'ici 10 ans. La lo de programmation militaire, c'est ça.

Donc donc effectivement euh c'est un objectif. Euh c'est il faut se fixer des objectifs sinon on est sûr de pas les atteindre. La question aujourd'hui à laquelle nous avons à faire face une progression de la menace militaire.

Nous le voyons avec monsieur Poutine. Monsieur Poutine c'est quelqu'un qui envoie ses troupes avec 1000 à 1200 pertes par jour. Donc il aura bientôt 1 million de de morts sur ce conflit en Ukraine.

Si on veut que monsieur Poutine ne nous attaque pas, il faut que le niveau de défense de l'Union européenne soit au niveau de sa capacité économique. Et à ce moment-là, le problème Poutine sera réglé. l'Europe sera tellement forte qu'il ne cherchera pas à la menacer.

Donc c'est effectivement ça passe par des choix budgétaires. Il faut que la France, que la population française prenne conscience des menaces d'un nouveau genre auquel nous avons à faire face et qu'il vaut mieux se faire mal budgétairement et prendre un peu moins sur le social et un peu plus pour sa protection. Parce que quand ce sera trop tard, et ben ce sera trop tard et quand on voit le résultat en Ukraine, quand on voit Borodianka Boucha comme je l'ai vu de semaines après que les Russes soient reparties, et bien c'est quelque chose que je ne veux pas pour mon pays.

J'ai compris ce jour-là en étant à Borodianka ce que me disait mon père. Tu ne peux pas comprendre tant que tu as pas connu la guerre. J'ai vu ce que ça voulait dire en Ukraine.

C'est ce que je ne veux pas pour mon pays. Et donc effectivement cet effort, nous allons tous devoir le faire collectivement. Et justement Jefferson, vous avez une 2è question sur l'Ukraine ?

Oui. Sur ce sommet de l'OTAN surtout puisque à la alliés devraient réaffirmer leur solidarité. Le message s'adressera autant à Donald Trump qu'à Vladimir Poutine.

Vous venez d'en parler Olivier Cadic. Euh simplement dans ce contexte que l'on connaît donc guerre agression russe en Ukraine et menace de désengagement américain en Europe. Est-ce que vous pensez que le l'article 5 de l'OTAN qui consacre et en tout cas qui incarne la solidarité militaire est toujours d'actualité ?

En tout cas, est-ce qu'il est fragilisé selon vous ? En réalité, derrière tous les effets destrades et toutes les grandes déclaration, il y a un principe de réalité qui finit par s'imposer à chacun. Et ce principe de réalité, nous le voyons.

Nous voyons que tant l'Europe que les États-Unis ou l'Amérique du Nord sont un destin, je dirais, qui qui s'est développé de façon collective et commune, que aujourd'hui nous avons tous besoin les uns des autres et que je sais bien que le président Trump devait régler le problème en Ukraine en 24 heures. Visiblement, ça n'est pas le cas. H donc aujourd'hui la question c'est que nous avons un destin lié chacun devra prendre Est-ce que Est-ce que l'Ukraine a raison de de craindre que le conflit entre Israël et l'Iran ne la relègue au second plan ?

Mais aujourd'hui, ce qui ce qui est à craindre euh encore plus, c'est l'escalade à venir. C'est qu'il y a 3 semaines euh il y avait euh Changrilla à Singapour, que le ministre de la défense australien euh philippin euh américain expliquait que la Chine s'arme à toute vitesse, que euh jamais il y avait eu autant de menaces en mer de Chine que ce que depuis la fin de la deuxième guerre mondiale. C'est que nous sommes dans un phénomène d'escalade et que le prochain coup, c'est quoi ?

Le prochain coup, c'est là-bas que ça va se passer. Donc il faut quand même voir que on a un phénomène d'escalade qui a commencé avec l'agression de la Russie en Ukraine, que maintenant nous avons le conflit Israël Israël Iran qui est avéré. Mais je rappelle que début 2023, j'avais dit que c'était un scénario d'escalade d'avoir ce conflit et maintenant je vous dis que dans 2 ans 2027inping a déjà annoncé que la Chine devait être prêt à envahir Taïwan et que si il s'attaque à Taïwan, les effets sur l'Europe au niveau économique seront bien plus importants que ce que nous vivons avec l'Ukraine.

Donc il faut commencer à prendre en compte ce phénomène d'escalade global auquel nous sommes confrontés et c'est pour ça que nous devons nous y préparer et il faut effectivement rappeler les le principe de solidarité auquel nous sommes confrontés. Donc venir isoler l'Ukraine aujourd'hui sur ce spectacle géopolitique qui occupe la planète et qui fait que nous n'avons jamais eu autant de conflits sur la planète depuis la fin de la deuxème guerre mondiale, il faut prendre la problématique dans sa globalité. Un dernier mot parce que cette semaine au Sénat, il y avait monsieur Stéphane Chou, le président de la radar, le Parlement ukrainien.

Il a lancé un appel. Que peut faire le Parlement ? Que peut faire le Sénat français aujourd'hui ?

Et ben, c'est soutenir. Soutenir comprendre que la question c'est ça n'est pas de est-ce qu'on doit mourir pour l'Ukraine ? Est-ce qu'on doit mourir pour Taïwan ?

Non. La question c'est est-ce qu'on est prêt à défendre nos libertés ? C'est ça la question que nous devons tous nous poser.

Et si nous ne voulons pas avoir à envoyer nos enfants sur le front, et bien il faut effectivement armer l'Ukraine, il faut effectivement armer l'Europe de façon à ce que l'adversaire, la Russie, la Chine demain ne s'en prenne pas aux démocraties. On va remercier Jefferson des sports. Merci beaucoup Jefferson d'avoir été avec nous.

La une de Sud-Ouest, c'est un tout autre sujet. Cette question : fait-il trop chaud pour travailler ? question d'actualité aujourd'hui vu des températures sur le pays et particulièrement chez vous dans le sud-ouest.

Merci beaucoup. Merci Jefferson d'avoir été avec nous évidemment. À très vite.

Merci Olivier Cadic d'avoir été notre invité pendant cette première demi-heure. On va évidemment continuer à parler de ce conflit entre Israël et l'Iran, mais également de l'Ukraine tout au long de cette émission et tout de suite avec le député européen Sandro Godzi qui nous rejoint. [Musique]