Violences et casseurs : "Les policiers doivent réagir vite et avec fermeté" (Agathe Foucault)
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] 18h30 en direct sur C News et sur Europain. Nous sommes en édition spéciale consacrée à cette journée de mobilisation dans toute la France à l'appel de l'intersyndical. 500000 personnes dans toute la France selon la police, 1 million selon la CGT qui avait déjà décrété le chiffre bien à l'avance.
On va rejoindre l'une de nos équipes Place de la nation. Ça y est, la police a complètement cerclé cette place de la nation. C'est cela exactement.
Toute la place de la nation et bien est encerclée par ces force de l'ordre. Vous avez encore les syndicats qui continuent d'arriver. Donc pour le moment et bien il n'y aura pas de dispersion pour l'heure.
Mais par contre ils sont déjà installés tout autour de cette place de la nation. Ils répondent aussi aux actes violents qu'ils font face, c'est-à-dire si j'ai de projectiles, ces bouteilles en verre, ses pavés. Il lance également beaucoup de gaz lacrymogène et des bombes d'encerclement pour enfin de désencerclement, excusez-moi, pour éviter et bien que cette foule soit trop compacte.
Mais ce qui est assez fou, c'est de voir et bien ces gens revenir à la charge dès que les forces de l'ordre reculent de quelque pas. Ce que l'on a vu en tout cas et bien c'est ces tractes qui et bien appellent à une prochaine mobilisation et ça le 9 octobre prochain. Merci beaucoup pour ces précisions.
Juste encore un mot Agat Fouo, vous êtes porte-parole de la police nationale. Des consignes assez strictes ont été données aux policiers ce matin de la part du ministre. Les consignes ont été claires de la part du ministre de l'intérieur reprises par le directeur général de la police nationale.
Effectivement, c'était des consignes d'intervention rapide, des consignes de fermeté, des consignes de réactivité. pour là encore ne poursuivre qu'un objectif, c'est lever les blocages et permettre à ceux qui souhaitent manifester et exprimer leurs idées de le faire. H ça c'est évidemment très important de le rappeler.
Catherine Net, il y a toute la dimension politique de de cette journée aussi qui intervient à un moment où le gouvernement est en consultation. Il y a pas de gouvernement d'ailleurs. Le premier ministre, le nouveau premier ministre tente de constituer une équipe.
Va-t-il y arriver ? Est-ce que le président est affaibli par ces journées qui vont se répéter, par ses manifestations ? c'est qu'on ne voit pas d'issu parce que Michel Barnier, il est tombé avec le vote conjugué du Rassemblement national et de la gauche.
François Baou, il est tombé avec le vote conjugué du Rassemblement national et de la gauche et on voit pas comment le nouveau premier ministre qui a pour lui d'avoir été un t et d'être assez peu connu. C'est pas et donc sa gloire c'est de d'être peu connu et de de pas avoir eu des paroles désagréables sur quiconque. Donc c'est quelqu'un avec qui on peut discuter.
Et comment voulez-vous vous en sortir avec un hémicycle en 3 tiers où chaque tiers déteste les deux autres ? Donc comment vous voilà et alors imaginez qu'une dissolution réglerait un problème. Ça peut même ça peut même être pire, je sais pas.
C'est le bloc central peut disparaître, il peut se passer n'importe quoi. Et donc ben oui, on est dans une situation catastrophique. Louis Ragnal, j'ai une question.
Où est le président Emmanuel Macron ? Est-ce que vous vous l'avez vu s'adresser, entendu s'adresser aux français depuis le début de l'été ? Qu'est-ce que fait-il ?
Je crois qu'il a théorisé ce qu'on appelle l'absence réelle, euh c'est-à-dire une vraie mise en retrait parce que vous savez le président de la République dans les enquêtes d'opinion est à peu près à 15 % 15 16 % d'opinions favorables. Et à l'Élysée, on sait que si le président était intervenu pour s'exprimer d'une manière ou d'une autre avant la manifestation, le risque était très grand de voir les rangs des manifestants se gonfler, grossir. Donc l'objectif était surtout d'éviter de faire intervenir le président avant la manifestation pour éviter que les manifestants soient trop nombreux.
Mais surtout, le président est concentré sur un rendez-vous qui aura lieu dans la nuit dimanche à lundi prochain. C'est la reconnaissance par la France de l'État de Palestine euh qui fait l'objet de polémique évidemment très contesté euh puisque comme il y a euh les tris/4 des Français considèrent que au moins ce n'est pas du tout le bon moment euh de reconnaître l'état de Palestine. Donc voilà, Emmanuel Macron est toujours dans cette séquence internationale.
Il s'intéresse beaucoup moins de ce qui se passe sur le territoire national et voilà. Donc prochain rendez-vous pour Emmanuel Macron la Palestine. C'est quand même incroyable la France est presque à feu à entre guillemets.
Mais surtout elle est en train de s'effondrer économiquement, on est en train de s'effondrer. On ne tient dans financier. On a été dégradé, les taux d'intérêt commenc à augmenter.
Il y a des craintes grâce peut-être à l'intervention de la banque centrale européenne, certains fonds d'investissement amis de la France éventuellement qui soutiennent la République française et le président évidemment ben non il ne s'intéresse pas. Et c'est ça qui est inquiétant ce qu'a dit Louis, c'est très inquiétant. le fait que il n'a pas voulu parler parce qu'il a eu peur d'attiser effectivement et d'augmenter le nombre de manifestants le président de la France un président a peur déjà c'est pas bon signe.
Exactement. Donc ça veut dire qu' il y a peut-être une décision à prendre de sa part globalement. Et donc euh mais la bah voilà, mais globalement aujourd'hui, c'est sûr qu'on dit non mais il peut pas démissionner, sinon ça serait contre les euh les institutions et cetera.
Mais là il y a on est complètement bloqué, c'estàd je ne vois pas comment on est bloqué hein. Quelle va être l'issue ? On va trouver peut-être un arrangement entre amis sur le budget.
Ça veut dire que le budget, il va pas être il va pas être fiable. On va encore augmenter le déficit. Donc là, on va être vraiment sanctionné.
D'ici la fin de l'année, il y aura une crise financière dont on n' pas idée et ce sont les Français qui malheureusement ensuite vont payer la facture. Ça qui est dramatique. Cette stratégie, on pourrait l'appeler aussi la stratégie du non événement.
Tout pour le président de la République est un non éévénement. François Berou tombe, on parle surtout pas, il y avait des rumeurs va-t s'exprimer à 20h, il nomme Sébastien Lecnu 24 heures plus tard. C'est un non événement.
La France est vraiment dans une Ouais. dans une période de de chaos budgétaire certes, mais aussi dans dans ces rues, on en dit rien, c'est un non événement. Il y a des policiers qui sont lychés à Tourcoin à Rennes quand il fallait condamner le policier qui a tiré malheureusement sur Naël.
Alors là, il était là tout de suite à Marseille pour condamner le policier et faire le procès avant même l'enquête. Je l'entends pas, je le vois pas tweeter pour les policiers pour le policier lych à Tourcoin ou pour les policiers lâchés en civil alors qu'ils allaient tranquillement au restaurant à Rennes. Euh et puis évidemment toutes les les victimes qui s'accumulent, bah quand vous en parlez, vous faites du lavage de cerveau.
Donc c'est-à-dire que vous avez les filles de Bohem sans sal qui vous expliquent qu'Emmanuel Macron leur a jamais répondu. Vous avez la veuve commune qui vous explique qu'Emmanuel Macron ne lui a donné que du mépris et ainsi de suite. Donc un grand désintérêt pour les victimes.
Et puis vous avez la famille de Philippin qui dit aussi que il y a pas eu de ger de fleurs des autorités et de ceux qui sont responsables que cette personne soit toujours sur le territoire. Donc vous avez un désintérêt mais total du président de la République pour tout ce qui se passe à l'intérieur des frontières de la France. Par contre, dès qu'on quitte les frontières de la France, alors là ça le passionne.
Mais ce qui se passe en France, excusez-moi, il s'en fiche. Les médias, ça l'intéresse aussi. Agath Fouo, porte-parole de la police nationale.
Dernière question parce que je sais que vous avez beaucoup d'obligations aujourd'hui. On sait qu'il y a huit policiers qui ont été blessés. Est-ce que vous avez des nouvelles de leur état de santé ou est-ce qu'il est un peu trop tôt ?
Alors, c'est 11 policiers gendarmes qui ont été blessés à à 18h. Euh je n'ai pas d'état de santé à vous donner. En tout cas, on leur souhaite naturellement un bon rétablissement.
On pense aussi à tous ceux qui ont été engagés, qui le seront encore un peu plus tard et on ne peut que saluer leur engagement pour maintenir l'ordre public. Et on leur tire notre chapeau et on sait que et je l'ai souvent dit sur ce plateau et on le dit beaucoup sur nos antennes qu'ils sont derniers remparts entre nous et le chaos. Voilà.
Donc force et hommage à tous ceux et celles qui sont sur le terrain parce qu'il y a beaucoup de femmes aussi qui sont engagées dans les rangs de la police et de la la gendarmerie. Merci beaucoup Agath Fouo. On va tout de suite écouter quelques réactions de manifestants à Marseille où les choses se sont plutôt bien déroulées.
Marseille, je serai eux, je regarderai avant tout ce qui coûte au gouvernement, ce que coûtent les sénateurs, ce coûtent les députés de revoir tout parce qu'à l'arrivée, c'est toujours les fonctionnaires qui morflent, la population, les chambres. On a de moins en moins d'argent. On arrive de plus en plus de difficultés à payer nos loyers, à payer notre nourriture.
Ça devient difficile. Et je suis retraitée, j'ai travaillé jusqu'à 67 ans pour avoir une retraite quasi misérable et je ne je ne peux plus supporter un monde où les nantilles se gavent sur le compte des plus pauvres. Il faut que le gouvernement il comprenne qu'il y en a marre de l'austérité et que réellement il y a des mesures à prendre effectivement pour sauver la France mais ce sont pas celles qu'il faut prendre sur les travailleurs.
Ce sont des mesures à prendre au niveau du gouvernement et des économies qui a à faire par ailleurs. Au titre de ces aides au plus riches hein puisque quand même la la suppression de l'ISF et cetera, on explique qu'il faut saer dans les services publics et dans la sécurité sociale. Donc nous on n'est pas d'accord.
On pense que c'est le contraire qu'il faut faire. Voilà pour ces manifestants interrogés à Marseille par nos équipes. Il est 18h39.
On est toujours en édition spéciale sur nos antennes puisque ces cortèges ont du mal à se disperser notamment dans la capitale. Environ 55000 personnes ont défilé selon les autorités. Actuellement la situation est un peu plus calme place de la nation mais la police encercle toutes les artères qui évidemment mènent sur cette place de la nation où les manifestants sont arrivés mais où il y a des actions sporadiques de ceux qu'on appelle les black block, les éléments radicaux.
Mathieu Valet nous a rejoint. Bonsoir Mathieu Valet. Vous êtes député européen Ren ancien ancien commissaire de police évidemment c'est votre expertise d'ancien de la maison que nous sollicitons ce soir.
On a ce scénario qui se répète à l'infini qui va se répéter parce qu'il y a des appels déjà à manifester en octobre. On sait que lundi sera une journée encore compliquée. Jusqu'à quand va durer ce cette ce jour sans fin en réalité ?
Bah, je pense que Sébastien Lecnu, premier ministre, doit divorcer avec Emmanuel Macron puisque les gens ne veulent plus ni d'Emmanuel Macron, ni de sa politique du macronisme. Et donc pour ce budget où on a été le premier parti à lutter contre les dinger de monsieur Barni puis monsieur Berou, ça nous a été beaucoup reproché. Vous voyez, si on veut pas le chaos dans la rue, il faut qu'à l'Assemblée nationale, les représentants du peuple premier parti soi écouté.
On fait des propositions sur les agences inutiles comme l'ARCOM he qui s'acharne sur votre chaîne et sur europin. Moi, j'ai pas honte de le dire. ou comme madame Arnote met une cible sur vos journalistes quand elle explique que vous êtes d'extrême droite hein.
Ça c'est pour faire peur aux gens quand on est rageux et qu'on jalouse vos scores d'audience vis-à-vis de vos téléspectateurs. Et enfin sur l'immigration aussi voilà, il y a 18 milliards d'économies sur euh les énergies intermittentes, l'éolien, le solaire, c'est 8 milliards d'euros. Donc vous voyez, il y a des propositions concrètes sans faire les poches des Français qui pourraient mettre tout le monde d'accord et sur lequel monsieur le Cornu a attendu que trop longtemps.
Et évidemment sur la situation actuelle Mathieu Valet là on est avec vos collègues, vos anciens collègues en tout cas qui qui affrontent des gens ultra violents, ultra équipés, ultra entraînés et à qui on ne donne pas réellement les moyens d'intervenir parce que ils ont il y a une directive du maintien de l'orbe qui dit voilà on va vous allez pas au contact, vous n'allez pas au contact. Alors là Laurence Ferrari, je félicite mes camarades, mes collègues, camarades de la Germé, collègues policiers policiers de la préfecture de police de Paris des CRS nouvelle génération, ce qu'on appelle les unités de projection rapides, mais aussi les escadrons de gendarmerie mobile et tous les policiers gendarmes engagés, ils font de très belles images. Moi j'ai vu en province par exemple à quand au lycée Malerme ce jeune devant un lycée qui a ému les gauchot et les élus de la France insoumise, il est venu dire à Cab, il est venu au contact, il est venu provoquer, il est venu narguer, il est venu à la confrontation avec les policiers bah qui s'y frotte, s'y pique.
Donc j'ai vu une réactivité exceptionnelle. Là il y a des interpellations, je les diffuse sur mes réseaux parce que je les trouve exemplaire des gendarmes qui interpellent un antifos sur votre antenne en direct tout à l'heure place de la nation ou encore sur le parcours de Paris ou à Lyon ou encore à Toulouse. Il y a de très belles interpellations.
Pourquoi ? Parce que moi depuis le début on se ferra on peut exumer les archives. Je dis qu'il faut aller au contact percuter, interpeller pour judiciariser ces gens-là et derrière on a un dispositif qui tient la route et en plus vous avez vu 26 Cor 10 engin lanceord d'au c'est quasiment la totalité du parc national et en plus on a ces unités de proje qui sont rapides c'est CRS81 82 83 84 qui sont engagés dans la zone respective je trouve que c'est un excellent dispositif voyez que tout écouté quand on écoute pardon çaêtre prétentieux peut-être des professionnels de terrain moi j'étais policier 20 ans.
On a émis ses propositions après la victoire du PSG, après la fête de la musique, après le 14 juillet. Vous voyez que ce qu'on proposait ça marche. Et je félicite évidemment les préfets de la République, ces policiers et gendarmes qui font un travail exceptionnel.
En tout cas, moi, j'exule derrière mon écran parce que c'est plus facile de commenter sur un plateau que d'être au contact des nervis d'extrême gauche. Et il faut le dire madame Ferrari, de certaines pourritures qui ont fracassé des policiers dans le dos. J'ai cette image de Paris Match où il y a un policier qui prend un coup dans le dos lâchement par un antifa.
Donc c'est des très belles images. C'est un dispositif qui fonctionne et pour l'instant c'est nos policiers gourarmes qui sont les grands gagnants parce qu'il protègent les honnêtes de gens. Louis de Racn.
Non non mais je je crée ce qui ce qui a été dit. Non ce qui est assez frappant je trouve c'est le dispositif très dynamique très mobile de maintien de l'ordre. Et ce qui est vrai, c'est qu'on voit une maîtrise absolue, euh la démonstration de la vraie force publique euh comme d'ailleurs d'habitude on on l'emploie sans trop s'en rendre compte, mais là c'est vraiment la la démonstration de la force publique.
Euh les interpellations effectivement se font extrêmement rapidement. Les extractions de manifestants dangereux se font aussi de manière très très rapide devant les caméras. Et je trouve que voilà, il y a aussi toute cette dimension qui a été parfaitement intégrée par les policiers et les gendarmes, la dimension des médias qui c'est ça a jamais été très simple pour les policiers et les gendarmes d'intervenir alors qu'il y avait des caméras qui leur courent après des appareils photos, des journal des vrais faux journalistes, des faux vrais journalistes.
Et bien je trouve que là vraiment c'est un voilà un dispositif pour l'instant en tout cas extrêmement solide et puissant et très efficace.
Marina Ferrari