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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 13 novembre 2025 13 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesÉconomie & entreprisesSantéImmigration & asile

Jean-Philippe Tanguy : "Il faut moderniser l'économie française !" (BFMTV)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:06OuverteRéponse partielle

    Est-ce que vous remerciez ce soir les députés socialistes ?

  • 0:11OuverteRéponse directe

    Vous avez voté pour la suspension de la réforme des retraites.

  • 1:21RelanceRéponse directe

    Est-ce que vous craignez toujours une entourloupe ?

  • 1:25RelanceRéponse directe

    Vous dites qu'il ne faudrait pas créer de faux espoirs aux Français qui nous écoutent.

  • 2:30OuverteRéponse directe

    Vous pensez que ce sera ordonnance, loi spéciale, où il y aura un vote ?

  • 5:54RelanceRéponse directe

    Quand on regarde la stratégie des différents groupes, vous souhaitiez une abrogation, pourtant vous votez pour la suspension.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Invité politiqueFait
    « Parce que je vous rappelle que quand M. Lecornu avait fait son discours, rien n'était prévu pour que la disposition soit légalement possible et pas censurable par le conseil constitutionnel. »
  • 0:56Invité politiqueChiffre
    « le déficit du projet de loi de finances de la sécurité sociale va être monstrueux. »
  • 1:51Invité politiqueChiffre
    « la réindexation des retraites et des allocations qu'on a soutenues et qu'on assume totalement, c'est 3,5 milliards d'euros par exemple. »
  • 1:57Invité politiqueChiffre
    « On a supprimé toutes les restrictions sur le remboursement des soins, des médicaments, l'alourdissement des franchises médicales, c'est plusieurs milliards d'euros. »
  • 5:09Invité politiqueFait
    « Des économies sur la commercialisation et les déchets de médicaments, aussi bien dans l'hôpital. »
  • 5:22Invité politiqueChiffre
    « Vous avez des propositions intéressantes qui viennent de la mutualité française, où le président de la mutualité française estime qu'en réorganisant les soins sans les dégrader, on peut arriver à 15 milliards d'économies. »
  • 6:44Invité politiqueFait
    « C'est un système qui permet de partir entre 60 et 70 ans. »
  • 7:08Invité politiqueFait
    « Si vous avez commencé à travailler avant 20 ans, vous partez à 60 ans. Si vous avez commencé à travailler entre 20 et 22 ans, vous partez entre 60 et 62 ans. »
  • 9:51Invité politiqueFait
    « qui a beaucoup de retard en productivité, qui a beaucoup de retard en robotisation, qui a beaucoup de retard en numérisation. »
  • 11:31Invité politiqueFait
    « et la philosophie de renouer avec le progrès, la production. »

Temps de parole

  • Jean-Philippe Tanguy70 %
  • Présentateur17 %
  • Présentateur 27 %
  • Invité6 %

1,6 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

On est avec Jean-Philippe Tanguy, député Rassemblement National de la Somme. Merci d'être avec nous depuis l'Assemblée Nationale. Est-ce que vous remerciez ce soir les députés socialistes ? Vous avez voté pour la suspension de la réforme des retraites. C'est une avancée donc obtenue par les socialistes ce soir ?

0:20
Jean-Philippe Tanguy

Ce n'est pas obtenu par les socialistes, c'est obtenu par tous les députés qui l'ont voté et puis les députés qui avaient permis qu'on mette une lettre rectificative. Parce que je vous rappelle que quand M. Lecornu avait fait son discours, rien n'était prévu pour que la disposition soit légalement possible et pas censurable par le conseil constitutionnel. Écoutez, en tout cas, on verra à la fin. Parce que moi, je ne voudrais pas quand même qu'il y ait des faux espoirs chez les Françaises et les Français qui travaillent dur et qui pensent que c'est sûr et certain qu'ils ont gagné un trimestre ce soir. Nous, on l'a voté parce qu'on n'est jamais pour la politique du pire.

Mais enfin bon, le déficit, puisqu'on ne va pas arriver aux économies et que surtout personne ne vote les économies qui proposent le Rassemblement National, donc le déficit du projet de loi de finances de la sécurité sociale va être monstrueux. J'imagine que le Sénat va essayer de limiter ce déficit. Mais à quel prix ? Ça, on ne sait pas. Si c'est les mesures macronistes avec M. Rotaillot qui est revenu au Sénat qui soutient toujours notamment la désindexation des retraites ou des allocations, ça ne va pas du tout le faire avec l'Assemblée Nationale. En tout cas, l'Assemblée Nationale ne sera pas d'accord et peut-être que les socialistes ne seront pas d'accord non plus finalement.

1:21
Présentateur

Est-ce que vous craignez toujours une entourloupe ? Vous dites qu'il ne faudrait pas créer de faux espoirs aux Français qui nous écoutent. Il peut y avoir une entourloupe au final ?

1:34
Jean-Philippe Tanguy

Bien sûr, si vous savez, je le redis, si le déficit du projet final est trop important, je ne vois pas comment ça passera ni au Sénat ni même chez les rangs macronistes ici. Enfin bon, je ne veux pas préjuger de leur vote. Là par exemple, la réindexation des retraites et des allocations qu'on a soutenues et qu'on assume totalement, c'est 3,5 milliards d'euros par exemple. On a supprimé toutes les restrictions sur le remboursement des soins, des médicaments, l'alourdissement des franchises médicales, c'est plusieurs milliards d'euros. Il y a ce qu'on a voté ici, puis il y avait quelques dispositions réglementaires à côté. C'est plusieurs milliards d'euros également.

Donc la facture s'alourdit. Nous, on a des mesures d'économie sur l'immigration, mais personne ne veut les voter. Donc à la fin, comment est-ce que les socialistes financent tout ça sans hausse d'impôts considérable ? Je ne sais pas, donc on va voir ce que propose le Sénat.

2:26
Présentateur

Victor Hérault. Jean-Philippe Tanguy, vous êtes un député qui parle cash, donc on va aller directement à la fin du film. Vous pensez que ce sera ordonnance, loi spéciale, où il y aura un vote ? La toute fin du film, je ne veux pas le passage par le Sénat, la CMP, etc. Comment ça se passe à la fin ?

2:38
Jean-Philippe Tanguy

Pour la Sécurité sociale, il ne peut plus y avoir d'ordonnance, puisqu'il y a eu un vote sur les recettes. Donc ça, c'est fini. Donc ce sera peut-être une loi spéciale. Bon, le vote final d'une loi de finances de la Sécurité sociale n'est pas aussi importante qu'une loi budgétaire que le projet de loi de finances générale. Par contre, sur le projet de loi de finances générale que l'on reprend demain, demain à 9h, je pense qu'il n'y aura pas de vote et que donc les ordonnances sont toujours sur la table.

C'est votre serviteur, au nom du groupe Assemblée nationale, qui le premier avait alerté sur le fait qu'à Bercy, par des contacts, enfin des ressources, on va dire des informateurs patriotes, que ces ordonnances sont déjà rédigées à Bercy. Je l'ai dit il y a plus d'un mois et personne ne m'a contredit.

3:22
Présentateur

Avec suspension de la réforme des retraites. Donc à ce moment-là, ce serait une victoire du Parti Socialiste quand même, modérée, mais...

3:27
Jean-Philippe Tanguy

Parce que s'il y a des ordonnances, il faut préciser. Ah non, parce que là, on parle de deux choses différentes. On parle du budget général.

3:34
Présentateur

Ah oui, pardonnez-moi. Non, non, non, non, Jean-Philippe Tanguy a raison. La suspension de la réforme des retraites, c'est dans le PLFSS, dans le budget de la Sécurité sociale. Donc ça passerait quand même, même s'il y a ordonnances. S'il y a loi spéciale, ça ne passe pas. S'il y a ordonnances, mais Jean-Philippe Tanguy explique qu'il ne peut pas y avoir d'ordonnances sur la partie budget de la Sécu. À ce moment-là, non. Mais s'il y a loi spéciale, non, on reconduit le budget de l'année dernière. Donc là, on oublie la suspension de la réforme des retraites.

3:53
Invité

Rachel Inas. Vous avez voté contre...

3:56
Jean-Philippe Tanguy

Pour qu'il y ait l'ordonnance, il ne faut pas qu'il y ait de vote du Parlement. Voilà.

4:00
Invité

Sur la réforme suspendue, la réforme des retraites suspendues, on sait que ça va nous coûter 1,9 milliard d'euros en 2027. Je parle sous le contrôle...

4:09
Présentateur

300 millions en 2026, 1,9 milliard en 2027.

4:11
Invité

Exactement. Exactement. Sous le contrôle de notre économiste. On sent quand même que le gros problème, l'espèce d'angle mort qui est partagé peut-être quasiment par tous les partis, c'est la question des recettes. Où est-ce qu'on trouve l'argent ? Et j'entends les économies que vous proposez de faire sur l'immigration. On sait bien qu'on n'arrive pas au manque à gagner actuel. Il ne permet pas de rééquilibrer totalement les balances. Est-ce qu'il n'y a pas aussi un problème ? C'est-à-dire que sur les dépenses, grosso modo, on arrive souvent à se mettre d'accord, mais sur les recettes, on n'y arrive toujours pas.

4:47
Jean-Philippe Tanguy

Mais il y a beaucoup de choses dans ce que vous dites, Madame. Nous, on estime que sur l'immigration, les économies possibles sont très importantes, mais je ne pense pas que j'aurai le temps de les développer ici. Mais nous, on assume qu'elles représentent plus de 15 milliards d'euros de manière très accessible, notamment sur le modèle social et sur le financement de notre modèle social. Mais il y a aussi des mesures d'économie. La débureaucratisation de la santé est un enjeu majeur. Des économies sur la commercialisation et les déchets de médicaments, aussi bien dans l'hôpital. Et nous, on propose pour les pharmacies la vente à l'unité, qui réaliserait des économies importantes.

Vous avez des propositions intéressantes qui viennent de la mutualité française, où le président de la mutualité française estime qu'en réorganisant les soins sans les dégrader, on peut arriver à 15 milliards d'économies. Donc, il y a beaucoup d'économies à faire, mais nous, on est contre le coup de rabot sur les droits. Je pense que le coup de rabot sur les droits sociaux ne fonctionne pas, déjà parce que c'est injuste et que ce n'est pas une solution structurelle. Et puis sur les recettes, évidemment, ça c'est à plus long terme, je ne vais pas vous baratiner. Pour avoir plus de recettes, il faut réindustrialiser la France, il faut relancer l'économie.

Mais ça, c'est sûr que ce n'est pas dans les mois à venir, il faut une politique de fonds.

5:54
Présentateur

C'est intéressant, Jean-Philippe Tanguy, parce que quand on regarde un petit peu la stratégie des différents groupes à l'Assemblée nationale, vous vous souhaitiez au départ, comme la France insoumise, une abrogation de la réforme des retraites. Pourtant, la France insoumise vote contre la suspension et vous, vous votez pour. Qu'est-ce que ça vous inspire ? Vous ne les comprenez pas ? Ils n'ont pas de logique à la France insoumise ? Qu'est-ce que vous leur dites ?

6:18
Jean-Philippe Tanguy

Écoutez, moi, je n'ai pas à les juger, je n'ai pas compris leur position, sincèrement. Nous, on est contre la politique du pire. Donc, évidemment, si on peut faire gagner un trimestre à des gens une fois plus qui travaillent dur, c'est important et c'est toujours ça de gagner. Mais c'est vrai que ce qu'il jouera en 2027, c'est qu'est-ce que les forces politiques proposent à la place. Donc, la réforme des retraites de Marine Le Pen et de Jordan Bardella, elle est connue, elle est sur la table. C'est un système qui permet de partir entre 60 et 70 ans.

6:47
Présentateur

Est-ce qu'elle est si connue que ça, Jean-Philippe Tanguy ? Justement, on a un petit peu du mal à la comprendre. Concrètement, vous arrivez, admettons que vous arriviez au pouvoir en 2027, vous proposez quoi dans les grandes lignes ? Donc, quelle réforme des retraites porteriez-vous ?

7:02
Jean-Philippe Tanguy

C'est une réforme qui est fondée sur le début de la carrière d'un emploi pérenne. Donc, si vous avez commencé à travailler avant 20 ans, vous partez à 60 ans. Si vous avez commencé à travailler entre 20 et 22 ans, vous partez entre 60 et 62 ans. Et ensuite, si vous avez commencé à travailler plus tard, vous partirez une fois que vous avez vos annuités à partir de 62 ans. C'est une réforme assez simple qui évite la technocratie et la paperasserie autour des reconnaissances des autres critères. Parce que c'est vrai que dans un monde idéal, il faudrait reconnaître, j'ai envie de dire, au cas par cas, la pénibilité.

Les socialistes avaient essayé avec François Hollande, ça n'avait pas marché, c'était illisible et il y avait beaucoup d'injustice. Donc, nous, on est parti sur le principe que souvent, plus on commence tôt, plus son métier est difficile et pénible physiquement ou moralement. Et donc, on est parti sur cette base-là. Et l'enjeu de la réforme, c'est aussi inciter les jeunes à commencer à travailler le plus tôt possible. Et ensuite, il faudra aussi progresser sur le taux d'emploi, le taux d'emploi des seniors, le taux d'emploi des subis des femmes. Il y a encore beaucoup de femmes qui sont dans des temps partiels subis.

Mais aussi le taux d'emploi des personnes en situation de handicap, beaucoup de choses à porter à la société et qui sont sous-employées. Il faudra travailler plus longtemps ? Non, je ne pense pas. Je pense qu'il faut travailler différemment. Il y a beaucoup de personnes en France qui voudraient travailler, qui ne le peuvent pas. C'est pour ça que j'ai cité les femmes en temps partiel subis ou les personnes en situation de handicap. Les aînés aussi, qui souvent sont mis de côté par un certain nombre d'entreprises, notamment dans le monde de l'industrie, mais pas seulement. Donc, il y a beaucoup de gens qui voudraient travailler, qui ne travaillent pas.

Je vous rappelle qu'il y a quand même 6 millions de chômeurs ou de mal employés ou de personnes qui voudraient travailler à plein temps, qui ne le peuvent pas, qui sont au taux chômage. Donc, il y a beaucoup de richesse qui est perdue dans notre pays.

8:40
Présentateur

Mais vous voyez quand même le décalage, Jean-Philippe Tanguy, avec ce qui se passe chez nos voisins européens. Je lisais encore un article aujourd'hui sur l'exemple de l'Allemagne. Eux, ils sont déjà passés à 66 ans. Ils sont en train de se rendre compte que le coût de la retraite a augmenté de 60% en 15 ans et que les cotisations ne suffisent plus à financer le système. Et donc, ils sont en train d'envisager potentiellement un passage à la retraite à 70 ans. La population vieillit, la démographie ralentit. Et vous, vous nous redites ce soir, il ne faudra pas travailler plus longtemps.

9:15
Jean-Philippe Tanguy

Non, je ne pense pas. Je pense que ce sont des fausses solutions. D'ailleurs, vous voyez bien que des pays qui ont choisi cette voie n'arrivent pas non plus à financer. Pourquoi ? Parce que vous avez des coûts cachés. Quand les personnes qui sont plus âgées travaillent et travaillent durement, vous avez beaucoup de coûts pour la sécurité sociale. Vous avez beaucoup d'arrêts maladie. On le voit notamment déjà en France, ça commence. Vous avez beaucoup d'invalidité, de maladies chroniques. Et il ne faut pas attendre que les gens soient malades ou en souffrance pour les arrêter. Mais voilà, donc tout ça n'est pas très sérieux. Et surtout, vous savez, il faut relancer la productivité.

Il faut relancer la robotisation des moyens de production. Il faut moderniser considérablement l'économie française et européenne, qui a beaucoup de retard en productivité, qui a beaucoup de retard en robotisation, qui a beaucoup de retard en numérisation. Or, on sait que plus il y a de robots, plus il y a de numérisation, plus il y a d'emplois. Et plus il y a d'emplois mieux payés. La modernisation des outils de production, notamment de l'industrie, mais pas seulement, de la manutention, de beaucoup de métiers, favorise l'emploi et surtout soulage beaucoup la peine de ceux qui travaillent dur. Donc il faut tout repenser, évidemment, dans l'économie.

Cette espèce de gestion permanente de la pénurie, et de faire croire aux Françaises et aux Français, mais au peuple européen en général, qu'il n'y a que la pénurie et la fin des droits sociaux comme perspective. Comment voulez-vous que les gens aient le moral ? Comment voulez-vous que les gens croient en l'avenir, si on leur explique que l'avenir sera pire demain qu'elle n'est aujourd'hui ? Il faut renouer avec l'idée de progrès, il faut renouer avec l'idée de la production. Il faut une perspective pour le peuple français.

10:37
Présentateur

Une question pour vous, Jean-Claude Tateau. Oui, je reviens, je suis désolé, à vos alliances politiques, mais l'Union des droites républicaines, le parti d'Éric Ciotti, l'UDR, a voté contre la suspension de la réforme des retraites. Vous avez voté pour. Est-ce que ça remet en cause votre alliance ? Est-ce que ça illustre au grand jour vos désaccords sur la politique économique ? Qu'est-ce que ça dit, ce vote ? Ils sont très clairs. 14 sur 14, votez contre la suspension.

11:01
Jean-Philippe Tanguy

Tout à fait. C'était dans le contrat d'alliance. Nous, on respecte ce contrat d'alliance. On est d'accord avec Éric Ciotti sur 90% du programme. Mais si on était d'accord avec 100%, il n'y aurait qu'un seul parti. Donc, vous savez, pendant beaucoup de mois, il a été reproché injustement à Éric Ciotti d'être devenu comme le Rassemblement national. Ils ne sont pas comme le Rassemblement national. C'est deux partis indépendants. On est d'accord sur 90%. On n'est pas d'accord sur la réforme des retraites. Ils pensent que c'est par d'autres moyens qu'on peut équilibrer le système. Nous, c'est avec la réforme que je vous ai présenté et la philosophie de renouer avec le progrès, la production.

11:35
Présentateur

En attendant, vous avez voté pour la suspension de la réforme des retraites. On sent que la méthode Lecornu porte quand même ses fruits, avance pas à pas. Ça veut dire que vous n'appelez plus à la censure du gouvernement Lecornu ?

11:49
Jean-Philippe Tanguy

Ah ben si, mais on appelle complètement à la censure du gouvernement Lecornu et à des élections plus rapidement possibles. Tout ça, pour le moment, bon, il gagne beaucoup de temps, mais tout ça n'existe qu'en théorie. Je veux dire, nous ne savons pas du tout comment tout ça va évoluer. Et en tout cas, je veux dire, quoi qu'on pense d'ailleurs, sur le fond du dossier des retraites, il faut quand même concevoir que la seule réforme du deuxième quinquennat de Emmanuel Macron n'existe plus en théorie. C'est-à-dire qu'ils se sont reniés sur la seule chose qu'ils avaient réussi à faire entre 2022 et 2024. C'est-à-dire qu'en fait, ce sera un quinquennat pour rien.

Ils n'auront rien fait pour le pays. On n'aura avancé sur rien. Moi, je pourrais vous parler d'autres dossiers. Par exemple, le grand dossier du nucléaire, par exemple, qui est sans cesse relancé, il n'y a rien. Il n'y a rien qui est lancé sur la relance du nucléaire.

12:31
Présentateur

Ils ont notamment essayé d'avancer sur...