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interviewLa France insoumise (sur YouTube)· 24 septembre 2025 25 minAutoproduit

Mortalité infantile : la grande régression anthropologique | #Amfis2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Si vous êtes d'accord. En plus, il fait beau, il fait frais, tout va bien. Euh, d'abord, ben bien bonjour à toutes et à tous.

Bienvenue aux Hampis dans cette dans cet atelier. On va traiter de thèmes qui sont un peu compliqués en ce moment, tant sur le plan politique, mais aussi sociétal et aussi dans l'intimité parfois. On a parmi nous deux personnes importantes, importantes dans la question de la défense des droits des femmes, mais aussi sur la question d'une perspective plus longue sur comment est-ce que le service public, d'une certaine façon, l'État et la société prend soin des nouvelles générations et celles et ceux qui qui ont la responsabilité de de le faire.

On va parler un peu de choses un peu dures, de mortalité infantile, de d'hôpitaux qui vont mal, de femmes qui sont maltraitées, de personnalités politiques qui vont des paroles malheureuses. Évidemment, nous consacrerons un temps important à un échange avec vous puisque nous sommes ici dans des amphi politiques et donc nous considérons comme vous le savez à la France insoumise que la parole n'est pas réservée aux élus sinon ça serait un peu compliqué de faire comme les autres mais au contraire que beaucoup des réponses des solutions sont dans la société et que c'est cet esprit que nous allons essayer en tout cas tenter de faire vivre dans cet atelier. Je tiens à remercier la présence de Lébrou qui est député de la France insoumise dans notre groupe tous ensemble.

Je le dis parce que c'est le moment pub. Muriel va entamer un Tour de France des maternités parce qu'on essaie à l'Assemblée nationale justement de de faire porter cette difficulté au plus près du quotidien pour ensuite comme vous avez peut-être pu le voir notamment sur les réseaux sociaux ou sur site de l'Assemblée nationale de faire en sorte que notre parole publique, notre parole politique soit ancrée dans la réalité de ce que vivent la population de ce que vivent celles et ceux qui sont maltraités aujourd'hui par les politiques ou du gouvernement et d'Emmanuel Macron et le fait de parler compris des fois de mettre des prénoms sur ce que vivent les uns et les autres parfois ce sont nos voisines, nos voisins nos amis, nos familles, c'est les gens que nous connaissons et ben ça donne de la chair et nous espérons que celles et ceux qui sont dans cette souffrance soient représentés à l'Assemblée nationale et que leurs paroles ne soient pas l'être morte mais que nous fassions en sorte que ce vécu, ce quotidien puisse être transformé en politique. C'est les députés que nous souhaitons être et c'est la parole que nous essayons de porter collectivement.

Euh je tiens à dire que le livre d'Anthony Cortés Marcelorquin est en vente ici dans le dans l'espace des livres. Donc n'hésitez pas à le prendre. C'est un moi je l'ai pas lu donc je vais pas faire le mec qui l'a lu, tu vois.

Non, c'est pareil mais je sais qu'il y a il y a plein de de de chiffres, d'anecdotes et cetera qui permettront de d'étayer celles ceux qui s'engagent sur ce combat. Et puis quant au planning familial, bah c'est chez vous, c'est au quotidien. On l'espère en tout cas, on le défend.

Euh nos nos alliés objectifs, tant que il existe encore, tu as raison de le préciser, ce qui est lourdement attaqué et aussi fortement défendu euh pour faire en sorte que ben on est au plus près du quotidien euh celles et ceux qui s'engagent. bah pour le droit des femmes, pour le droit des enfants, pour le droit de toutes et tous à avoir une vie digne. Je vais pas être plus long.

Euh je propose de te donner la parole Anthony, tu es d'accord. Donc j'ai pas bien présenté, je sais, je suis désolé, mais Sébastien Lurquin, voilà le journaliste euh et co-auteur du livre que je viens de présenter et Sarah Du Rocher qui est la patronne, on dit ça comme ça, la chef, la représentante, la porte-parole en tout cas celle que moi j'ai connu quand j'étais dirigeant associatif, j'étais président de la FCPE, celle que j'ai connu comme une partenaire militante vraiment indéfectible sur ces droits-là, notamment milieu scolaire. Donc voilà, Sarah, je te remercie d'être ici.

Toi aussi, puis je propose de te donner la parole. Tu plantes le décor et on aura une grosse demi-heure pour échanger ensemble. Donc ne espérez pas, ne trébouchez pas sur vos chaises.

Et ensuite évidemment Sarah, tu commences. Allez, c'est parti. Bonjour, bonjour à tous et merci d'être aussi nombreux pour pour écouter cette conférence.

Alors, la mortalité infantile, qu'est-ce que c'est ? Déjà pour commencer, peut-être une toute petite définition. En fait, c'est ça concerne les bébés qui sont nés vivants et qui sont morts avant l'âge de 1 an.

Avec Anthony Cortes, on a fait cette enquête sur ce sujet difficile. Pourquoi ? parce qu'en fait, on a découvert à l'été 2023 que la mortalité infantile réaugmentait en France, ce qui est une absolue anomalie statistique puisqu'on est un cas unique en Europe.

Pour bien comprendre, en fait, on a une baisse historique de la natalité et dans le même temps, on a plus de bébés qui perdent la vie avant l'âge de 1 an. Forcément, on a voulu comprendre pourquoi et comment on pouvait expliquer ce chaos français. Euh surtout que quand on regarde d'un point de vue statistique, en fait, on a véritablement une véritablement connu pardon, une dégringolade.

La France était dans le top 3 européen en 2000. Aujourd'hui, nous sommes 23e sur 27 et notre taux de mortalité est de 4,1 pour 1000. C'est pour ça qu'on a appelé notre livre 4,1 parce que ce qu'on a voulu faire c'était donner corps à ce chiffre là.

Montrer que derrière ce chiffre qui émane qui est quelque chose de froid en fait qui sort d'un rapport de l'INC et bien derrière il y a 2800 bébés qui perdent la vie chaque année. C'est un bébé sur 250. et on a vraiment voulu raconter ce qu'il y avait derrière ces ces ces histoires en fait, ces cas, ses parents en deillés, ses familles anéanties et qui sont bien souvent euh invisibilisés actuellement dans le dans le débat politique.

Donc on a vraiment voulu comprendre les raisons qui ont expliqué pourquoi la France a dégringolé de la sorte. On pourra peut-être y revenir plus en en détail si vous le souhaitez he sous forme d'échange parce qu'en fait ce qu'on ce qu'on remarque de déjà de base, c'est que aujourd'hui on est à une croisée des inégalités absolue avec ce ce terme de mortalité infantile, c'est que ça touche à la fois aux inégalités sociales, économiques, territoriales et politiques. On a des des populations qui sont bien souvent sujette à des difficultés et qui sont frappées par des difficultés en cascade. et c'est elle aujourd'hui qui paye le prix de de ce de la défaillance de notre système de santé puisque c'est bien de ça qu'il s'agit en en priorité.

Je sais pas si tu souhaites qu'on échange peut-être sur des thèmes plus précis pour là, j'ai planté le décor, c'est peut-être pour OK. Donc du coup derrière en fait ces ces multiples inégalités, ce qui ce qui nous a vraiment poussé à enquêter, c'est surtout quand on a démarré notre travail d'investigation, c'est les premières réponses auxquelles on a été confronté de la part des autorités médicales et politiques. Quand on a essayé de comprendre pourquoi la mortalité infantile réaugmentait en France, pourquoi en étant un cas unique en Europe, on nous a répondu en gros que c'était la faute des femmes, que les femmes faisaient des enfants plus tard, qu'elles étaient davantage en surpoids au moment de la grossesse, euh qu'elles étaient plus sujettes aux addictions euh et qu'elles étaient plus dans des situations de précarité comme si elle l'avaient choisi.

Ça nous a doublement interpellé parce que déjà c'est absolument abject d'entendre ça comme sans sans comment dire sans rejeter totalement qu'il y ait que certains facteurs individuels puissent avoir une explication de la mortalité infantile. Ce qui nous a révolté c'est de de voir que c'était présenté comme l'explication unique. Alors que quand on regarde chez nos voisins européens les femmes font aussi des enfants plus tard.

Les femmes sont aussi pour certaines sujettes au surpoids ont aussi des addictions. Enfin je veux dire l'alcool et le tabac n'existe pas qu'en France. Et malgré tout euh voilà, on voit nos voisins européens qui ont des trajectoires nettement meilleures que la nôtre.

Donc voilà pour planter un petit peu le décor, expliquer pourquoi on a commencer ce travail d'enquête. Voilà toutes les raisons et on pourra peut-être y revenir après un petit peu sur en plus en détail sur celle qui qui vous intéresse en particulier. Très bien.

Merci Anthony. Donc là on a bien planté le sujet. Sébastien par excuse-i, c'est ton collègue et on va te donner la parole tout de suite à toi.

Tu vas Allez. OK. Donc euh bah merci beaucoup euh pour l'invitation.

Euh c'est un honneur que le planning soit invité euh aux universités d'été euh évidemment de la France insoumise. Alors juste pour dire hein, on on va dans les différentes universités d'été où nous sommes invités puisque nous sommes pas partout invités. Euh mais en effet, l'objectif c'est de mettre des sujets qui nous sommes enfin qui nous semblent très importants en effet qui sont les sujets du féminisme, les sujets des droits sexuels et reproductifs.

Euh on a un bon exemple puisque il y a eu une belle bataille, tu le disais, sur la constitutionnalisation du droit à l'avortement qui a été une victoire de la France insoumise mais aussi des écologistes. en tout cas un travail transpartisan qui a été une très grande force et qui a été aussi un travail assez j'ai envie de dire exemplaire sur les élus politiques mais aussi la société civile. Juste pour la petite information, on a déjà raconté ça avec Mathilde à plusieurs reprises, mais on faisait des petits déjeuners tous les mois pour partager nos stratégies et puis j'ai eu l'occasion d'aller en Italie et évidemment aussi on a préparé le travail en Pologne pour un peu travailler ce sujet et aussi comparer les bonnes pratiques concernant les droits sexuels et reproductifs.

Mais en attendant, c'est pas forcément que le sujet, mais je vais peut-être juste présenter le planning parce que c'est important, même si tout le monde connaît un petit peu le planning, c'est une association encore plus importante de le dire. Alors ici, je sais que c'est OK, mais il faut se dire qu'on est dans un contexte politique quand même très compliqué, que ça soit budgétaire, mais que ça soit aussi sur des attaques et j'en parlerai un petit peu plus. Évidemment, c'est un réseau de 82 associations, une association militante féministe d'éducation populaire qui accueille 500000 personnes par an et qui intervient auprès de 150000 jeunes en matière d'éducation à la sexualité.

Euh je pense que c'est important dans ce contexte-là de redire que le planning familial c'est une association de terrain. Le plédoyer que je vous fais aujourd'hui et de ce que je j'ai envie de vous partager, ça vient du terrain, ça vient de la remontée des bénévoles et salariés et de la parole des personnes. Parce qu'aujourd'hui quand le planning familial est attaqué, c'est évidemment une association qui a attaqué mais c'est aussi les actions et c'est les publics.

Donc je vous parle de ces 500000 personnes d'où la blague qui était très mauvaise parce qu'il est hors de question que le planning disparaisse mais de dire que derrière une association et derrière des militantes et ben il y a des personnes aussi et des personnes parfois qui sont le plus éloignées du droit qui on peu d'information et évidemment qu'on peu de moyens aussi et j'ai envie de vous dire c'est pas une sans le théoriser que les femmes seules avec enfants sont dans une grande précarité et j'ai même envie de dire de pauvreté. Le mot précarité parfois me dérange un petit peu puisque parfois on est face à des situations de femmes qui ne peuvent même pas se déplacer, prendre un transport pour juste accéder à la santé, à des droits et je pense que c'est important de de les dire et j'ai envie de vous dire que le la politique d'Emmanuel Macron n'a rien aidé, bien au contraire et nous sur le terrain, on le voit évidemment au quotidien. Donc peut-être dire que la question des droits sexuels et reproductifs, c'est un sujet qui est éminemment important et il y a la question de l'avortement, de la contraception aussi, le droit d'avoir un enfant dans des bonnes conditions et de vivre une vie digne.

Je pense qu'il y a quelque chose autour de ça qui est quand même très importante. et nous le planning familial de ce qu'on observe sur le terrain que ça soit sur l'accès à l'avortement sur l'accès à la contraception parle évidemment et les violence aussi parce que le planning a pas forcément cette image mais nous on est dans un accueil inconditionnel des personnes. Il faut savoir qu'une femme qui ou une personne qui vient demander un test de grossesse et ben à chaque fois on lui fera un repérage systématique des violences euh pour euh voilà mettre le mot derrière et se dire qu'on est dans un accueil global et que quand on parle d'accueil inconditionnel, c'est pas que l'avortement, c'est pas c'est la sexualité, c'est la connaissance de son corps, c'est énormément de choses.

Et nous ce qu'on observe c'est que actuellement le planning familial est attaqué mais j'ai envie de vous dire que c'est le milieu associatif qui a tapé attaqué c'est la santé sexuelle qui a attaqué. Souvent on voit que que il y a des disparitions d'hôpitaux de proximité, des fermetures de maternité de proximité. Dites-vous bien que dès qu'on ferme une maternité, on ferme aussi un CIVG.

Ça veut dire qu'on ferme vraiment des de l'accès au droit à la santé et évidemment des manques de dépistage sur des cancers par exemple ou en tout cas un retard très important. Et nous c'est des choses queon observe sur le terrain. C'est des choses que on essaie de compenser avec peu de moyens et j'ai envie de vous dire encore plus de baisse de moyens puisque apparemment il faut faire un effort budgétairement.

Évidemment, ça tombe sur nous comme par hasard. Euh mais en tout cas quelque chose autour d'un sujet qui est essentiel et qui est très important. Euh voilà cette question des droits sexuels et reproductifs.

Peut-être dire aussi que on a rentré l'avortement dans la Constitution, ça a été une victoire merveilleuse. Euh même si l'écriture nous convenait pas, je c'est important de le dire. Nous, on a on a vraiment poussé pour que ça soit l'écriture qui était porté par Mathilde Panot et travailler ensemble hein, qui était de garantir le droit pour les personnes.

En fait, euh je vais pas vous dire la phrase qui est écrite dans la Constitution parce que je crois que comme je l'aime pas trop, je l'ai un peu mise de côté. Mais il y avait le terme liberté, il y avait le fait qu'on parlait de femmes et pas de personnes. Et je rappelle juste qu'il y a une offensive transphobe qui est internationale mais qui est aussi en France et que il ne faut pas sous-estimer ça.

Donc bien évidemment que c'est une victoire. Le monde entier nous a regardé avec vraiment une envie de protéger ce droit et que par contre nous le planning, on observe vraiment des vraies difficultés d'accès à l'avortement. On sort un baromètre, on a sorti un baromètre l'année dernière, on va en ressortir un euh tous les 2 ans avec les moyens qu'on peut.

Mais en tout cas euh la il faut savoir qu'il y a plus de 25 % de femmes qui sont obligés d'aller dans un autre département pour avorter euh et ça va pas en s'améliorant. Euh voilà, on manque de professionnel, on on on manque vraiment juste d'avoir une information et je pense que ça c'est des éléments qui doivent nous alerter euh puisque on a aussi des soucis par exemple des suivis de maternité où il y a des femmes qui sont pour aller faire juste une échographie ou un suivi échographique ou aller dans le privé mais pour aller dans le privé, il faut avoir les moyens financiers ou encore se déplacer dans un autre département. Donc on est vraiment dans quelque chose autour du service public évidemment où si vous avez les moyens et ben vous pouvez y avoir accès.

Je caricature un peu mais c'est un petit peu ça quand même. Et euh par contre les personnes qui sont les plus pauvres et le plus éloigné du droit où on voit vraiment une distance très importante concernant l'accès au droits des personnes. J'ai envie de vous dire que Emmanuel Macron avait fait une de ses ambitions, la question de l'égalité femme homme.

Le bilan est très maigre. Évidemment, vous vous en doutez bien, la question des violences de la même manière est assez dramatique. Ça veut dire qu'on a une révolution féministe qui a été très forte.

Ça a été le mi-tou. Aujourd'hui, les associations perdent de l'argent et ne sont plus capables d'accueillir les femmes victimes de violence. C'est vraiment une alerte que je vous dis.

Ça veut dire qu'il y a eu une révolution féminine. Je pense que c'est la plus grande qui a eu lieu ces ces dernières années. Il y en a eu tellement de toute façon.

Mais ce que je vais vous dire par là, c'est que aujourd'hui, il y a vraiment quelque chose autour de l'accès au droit, l'accès à l'accueil, l'accès à l'écoute qui est vraiment en difficulté. Et je vous avoue ces 6 derniers mois, ça s'accélère tellement pour le planning et pour les associations où on est vraiment très inquiet. Encore une fois, pas parce que c'est le planning, mais pour les gens, pour les personnes et les femmes qui sont vraiment dans des difficultés très importantes, que ça soit l'information, mais aussi l'accès à la santé en général, que ça soit quand on garde une grossesse ou pas, mais en tout cas ou un suivi tout simplement, il y a une grosse inquiétude et les premières victimes, c'est les femmes pauvres, c'est les femmes qui sont en parcours migratoire, c'est les personnes LGBTQI à plus, c'est vraiment les personnes les plus éloignées.

Donc voilà, on est dans ce contexte de difficulté. Ça veut pas dire qu'on n'est pas dans la capacité de s'organiser, qu'on interp qu'on n'interpelle pas les politiques pour faire des actions concrètes, mais je pense qu'on est dans un temps important et ne pas sous-estimer que la question des droits sexuels et reproductifs au vu de l'offensive qu'il y a actuellement avec Pierre-Edouard Sterrain avec plein de mouvements qu'il ne faut pas auximer, moi je je me rappelle à chaque fois qu'on nous disait "Mais pourquoi vous voulez rentrer l'avortement dans la Constitution ? Il y a pas de risque.

Bon, alors chacun son chaque enfin chacun peut en dire quelque chose. En attendant, l'extrême droite, elle est la même. Le projet politique de l'extrême droite, elle est la même.

C'est l'attaque de l'avortement. C'est l'attaque contre les personnes LGBTQ plus et ça ne changera pas. L'extrême droite française n'a pas d'exception.

C'est tout à fait la même. C'est le même projet et je crois que il faut qu'on soit très en très attentif à ça euh parce que la montée est quand même très très puissante et nous on le voit sur les personnes qu'on voit et on le voit nous aussi puisque le planning familial encore de jours a eu deux attaques contre deux vitrines avec cassé. Euh donc on a des attaques régulières, des messages d'intimidation euh sur le militantisme féministe et je pense qu'il y a il y a vraiment cette alerte que l'on doit avoir et des solutions à trouver puisque encore une fois c'est des bien des choix politiques qui ont été faits au niveau budget.

Euh des sous il y en a. Euh c'est simplement que aujourd'hui il y en a qui profitent dans l'ambiance actuelle d'attaquer les féministes et d'attaquer la santé des femmes. Merci Sarah, merci Sébastien.

Euh préparez-vous parce que là je vais faire mon truc de 2 3 minutes là et arrê c'est vous. C'est-à-dire que l'idée c'est que soit vous posez des questions parce que là vous avez quand même des experts du sujet qui seront à même à la fois de donner des exemples, peut-être des chiffres, en tout cas des réflexion de qu'est-ce que ça veut dire en 2025 le dont on est en train de de parler. Moi, je me souviens quand c'était le le vote à la Constitution.

Ma maman habite au Chili. Euh je peux dire que j'ai reçu un coup de fil très tôt en disant "N'oublie pas d'aller voter." Donc euh évidemment j'allais y aller.

Mais c'est pour vous dire euh non pas la pression que nous avons reçu, mais parce qu'il y a pas de pression à mettre, mais la la préoccupation que cela signifiait que entre les générations et bien ce sujet était fondamental mais qui vient de loin. C'est-à-dire que ça ne s'est pas fait du jour au lendemain, que les attaques ont été en règle aussi pour pas que ça arrive. Un peu de temps après ma maman, j'ai eu ma sœur qui m'a appelé qui est plus jeune que moi.

C'est-à-dire que c'est une vraie préoccupation et et j'ai envie de dire c'est pas une prupation que de femme. Et c'est aujourd'hui le peut-être ce qu'on a gagné, c'est que aussi des préoccupations d'hommes qui font que un hétérof hétérosexuel machiste latino-américain, c'est l'éducation que j'ai reçu aujourd'hui prend fait et cause de se lever le matin pour aller voter finalement. Tu as raison, ce qui n'est pas un droit, ce qui est une liberté et ça fait toute la différence.

Peut-être que tu reviendras tout à l'heure. Donc tu pourras Oui, pardon. Voilà, ça fera toute la différence là-dessus parce que il y a encore des des conquis à à avoir.

Donc préparez-vous à prendre la parole. Je sais que c'est un peu difficile le premier ou la première, mais ça va aller, il y a pas de souci. C'est l'idée l'idée c'est ça.

On est ensemble jusqu'à 15h, il est 13h50 donc on a le temps de poser les choses, on a le temps de se tromper, on a le temps de faire état aussi de ces idées reçues, de ces préjugés. Parfois l'idée c'est de les déconstruire ensemble pour essayer d'avancer parce que tu as raison, on a on a gagné des choses mais reste encore beaucoup de choses à faire. Donc une fois que je dis ça, on parlait de l'IVG.

Moi je je suis dans la commission éducation, je viens de ce de ce monde là en tant que que parent d'élèves. Je suis papa de de quatre garçons qui ont tout ont tous grandi en sain saint. Et donc c'est un sujet qui évidemment m'a beaucoup préoccupé, m'a beaucoup motivé en tant que papa. euh comment est-ce que je fais face euh finalement à ce masculinisme qui est dans la société qui euh se traduit aussi dans les enseignements et euh finalement comment est-ce qu'il y a une inversion des rapports et des valeurs qui sont en train de se mettre en place où des hommes beaucoup de droite et l'extrême droite d'ailleurs euh font état du fait que les hommes sont tellement attaqués que le féminisme n'est plus l'égalité de droit entre les hommes et les femmes, mais de prendre que les femmes prennent l'ascendance sur les hommes, que les hommes sont victimes des femmes et qu'à ce titre-là, il convient de résister, de se rassembler pour faire en sorte que les hommes ne soient pas les perdants de cette avancée dont tu as fait Ettat Sarah et que tu as étayé Sébastien.

Donc il y a il y a un sujet il y a un sujet. Comment est-ce que ce masculinisme qui est établi aujourd'hui dans notre société, qui est porté y compris par des personnalités politiques jusqu'au plus haut niveau donne une légitimité, de mon point de vue, à ce que je vais appeler très schématiquement le suprémisme masculin. C'est que on considère aujourd'hui non pas dans certaines personnalités politiques, mais aussi dans la société que ce n'est pas seulement des hommes qui sont victimes entre guillemets, du féminisme qui est dévoyé dans sa définition, mais qui en fait sont des hommes qui doivent ré intégrer, remettre à l'ordre du jour le fait que ils ont à être supérieur à la femme et que leurs femmes leur doivent être soumises.

Et moi, j'entends ça notamment avec mon petit côté sud-américain. C'est pour ça que j'y ai fait écho parce que c'est effectivement un courant très important qui se développe en Amérique latine. pas seulement chez Bolsonaro, pas seulement chez Miley actuellement, mais quelque chose qui a été très fort notamment quand les femmes et notamment chiliennes se sont dressé pour faire en sorte de lutter contre contre les viols, contre les maltraitances, contre les dominations masculines, contre en fait le fait que les lois, les règles, l'école, la justice est faite par des hommes avec ces femmes qui disaient que les violeurs c'est vous, la justice c'est vous et qu'en fait ce sont les femmes qui étaient victimes de ces hommes qui faisaient les règles dans la société.

Et on est je pense dans cette situation là. Je pense que nous sommes dans cette situation quand par exemple vous avez jusque y compris dans les rouages de l'État, dans les rouages de l'éducation nationale euh des haut fonctionnaires d'état qui euh donnent des arguments pour que on n'enseigne pas l'éducation sexuelle aux enfants. Je pense que nous sommes dans cette situation là quand on accepte en fait que des enseignants refusent de faire l'éducation sexuelle aux enfants telle qu'elle doit être fait soit au regard de la science au regard de la société en invoquant une sorte de comme pour les médecins, une sorte de clause de conscience qui ferait que dans les dans des établissements on n'enseigne pas ce qui doit être enseigné à tous les élèves.

Pourquoi je dis ça ? Parce que quand vous grandissez dans une famille qui est machiste comme celle dans laquelle j'ai grandi, quand vous êes vous grandissez dans une famille qui est raciste, qui n'est pas celle dans laquelle j'ai grandi, quand vous grandissez dans une famille qui est antisémite, qui n'est absolument pas celle dans laquelle j'ai grandi, et ben il n'y a que l'école qui permet de déconstruire avec des enseignants qui sont formés pour cela pour faire en sorte que peut-être qu'on peut le penser mais que c'est illégal. Peut-être qu'on peut le mettre en œuvre dans son intimité, dans sa vie privée, mais on ne doit pas le faire de façon collective parce que ça contrevient au droit.

Et quand euh nous attaquons l'école de ce point de vue-là, alors nous attaquons l'ensemble de la société parce qu'après tout, les médecins qui refusent de faire des avortements. Après tout, les politiques qui ne votent pas les budgets pour que le planning familial fasse son travail et pas seulement le planning familial, mais d'une façon générale, toutes celles et ceux qui prennent soin des femmes et des enfants. Quand vous avez des élus politiques ou des responsables associatifs qui prennent la parole à longueur de télévision pour expliquer combien les hommes sont maltraité et cetera, et bien je me dis que tous ces gens sont passés par l'école et que finalement puisqu'on y va tous, beaucoup se jouent là et que quand on attaque l'école aujourd'hui comme c'est attaqué, on est aussi en train d'attaquer le sujet dont nous sommes en train de parler.

Quand vous avez des jeunes filles et des jeunes hommes qui sont en âge d'avoir des relations sexuelles, qui sont en âge parce que ils n'ont pas mis le préservatif, parce qu'il n'y a pas eu la pilule, parce qu'ils n'ont pas eu cette éducation ni à la maison, ni à l'école, et ben oui, l'atteuille sexuelle devient un acte qui se traduit par un enfant, en tout cas un nourrisson et que l'avortement et ben c'est pas si facile à faire, notamment quand vous êtes dans une famille dans lequelle ce n'est pas la norme et dans lequel c'est combattu au sein même de du nucléon familial. Donc je pense que quand on attaque l'école, quand on attaque les enseignants, quand on attaque les parents, quand on attaque les élèves qui viennent à l'école et qui s'habillent comme ils le souhaitent et qui sont sanctionné par le chef d'établissement, et bien nous attaquons aussi le sujet duquel nous sommes en train de parler. Je finirai sur cet exemple-là.

J'ai eu à traiter quand j'étais responsable associatif de jeunes élèves qui venaient retour des vacances avec les cheveux violets, qui des jeunes filles qui mettaient des robes à l'époque, c'était pas encore les garçons parce que tu vois, j'ai 50 ans et heureusement maintenant, ils le font. et le chef d'établissement mesurait la taille de la robe ou euh les regardait la couleur des cheveux. Ils ont le droit de le regarder.

Ce qu'ils n'ont pas le droit de faire parce qu'en plus c'est illégal, c'est de exclure ses élèves parce que la taille de la jupe ou la taille de la robe n'était pas de la bonne taille parce que la couleur de cheveux ne convenait pas à la norme. Et quand des parents d'élèves avec des enseignants avec des chefs d'établissement votent dans le règlement intérieur d'un établissement qu'il faut une tenue correcte exisée, qu'il faut une couleur de cheveux adaptée et cetera et que les élèves se traduisent ensuite avec un vote dans des conseils de discipline par des parents, des enseignants et un chef d'établissement, pas les élus. Ceux qui peuvent que y aller, je leur invite à regarder droit.

Les élus n'ont rien à faire de conseil de discipline, sauf si ça les concerne en tant que maire, mais pas en tant que que éducatif. Et bien, nous sommes en train d'attaquer finalement l'égalité entre les hommes et les femmes. Nous sommes en train d'attaquer finalement ce qui va être l'avenir.

Et faites que des jeunes et des enfants qui vont être en âge d'être médecin, d'être infirmiers, d'être celles et ceux qui vont prendre soin euh des femmes qui veulent ou pas avoir un enfant parce que c'est leur corps et il leur appartient et il est bon de l'enseigner de cette façon-là, et bien nous sommes en train d'attaquer finalement le sujet que tu abordes. C'est-à-dire que c'est une des raisons, il me semble, c'est un sujet que je pose à la discussion sur la question de la mortalité infantile parce qu'on ne prend pas soin des femmes et donc si on ne prend pas soin des femmes, on ne prend pas soin aussi des enfants. Et nous accélérons aussi d'un point de vue anthropologique et sociétal la question de la mortalité infantile dans le pays qui n'est pas une question scientifique, qui n'est pas une question technique mais qui est une question clairement idéologique, éthique et anthropologique.

Et nous sommes en recul là-dessus. Voilà.