Contre-Matinale #70 | Pourquoi l'école dit non à Macron
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 6 %Attaque 70 %Défensif 24 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 10:50OuverteRéponse directe
Pourquoi cette grève ?
- 14:35OuverteRéponse directe
Y a-t-il aujourd'hui un problème avec Jean-Michel Blanquer ?
- 17:20OuverteRéponse directe
Comment ça se manifeste concrètement avec Blanquer ?
- 20:02OuverteRéponse directe
Est-ce que le ministre a été perméable à ce retour d'expérience ?
- 23:35OuverteRéponse directe
Pourquoi la politique Blanquer plaît-elle à certains milieux ?
- 24:37OuverteRéponse directe
Cette passion du wokisme chez Blanquer ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 11:46InvitéFait
« Ce qui me perturbe un petit peu, c'est qu'aujourd'hui, il faut avoir Bac plus 12 pour comprendre les protocoles et les règles. »
- 13:11InvitéFait
« Ce n'est pas faute de vous avoir prévenu en mai puis en octobre et novembre 2020 en janvier 2021 pour réclamer déjà des purificateurs et capteurs CO2. »
- 17:10InvitéFait
« Enseignant ce n'est pas un emploi et c'est ça le cœur de la Macronie, c'est ça le cœur de Blanquer. »
- 20:43InvitéFait
« Jean-Michel Blanquer il est doctrinaire, c'est un gars qui est dogmatique qui en plus a bénéficié d'être l'enfant gâté de la Macronie. »
- 24:09InvitéFait
« Moi je reconnais une qualité à Blanquer, c'est que c'est un excellent communicant. »
- 25:02InvitéFait
« C'est une imposture intellectuelle, c'est une imposture idéologique et c'est de la fainéantise. »
- 27:47InvitéFait
« Les gamines qui vont à l'école et il y a des chefs d'établissement avec le soutien du ministre qui dit pas que les filles elles ont droit de s'habiller comme elles veulent. »
- 29:23InvitéFait
« le problème c'est pas la république, c'est l'élitisme »
- 29:42InvitéFait
« il a renforcé ça avec la façon dont il a paramétré Parcoursup »
- 30:02InvitéFait
« moi je suis de Seine-Saint-Denis quand vous avez des profs qui franchement ils mettent plus que leur salaire quand ils bossent là-dedans »
- 30:32InvitéFait
« plus vous avez un meilleur diplôme plus vous avez un bon salaire dans ce pays quand même sauf dans le business notamment dans la bourse »
- 31:53InvitéFait
« Blanquer il sort de Stanislas c'est une des meilleures écoles de France »
- 37:50InvitéFait
« structurellement l'éducation nationale n'a pas mis les moyens nécessaires et suffisants pour faire en sorte qu'il y ait suffisamment d'enseignants »
- 43:10InvitéFait
« tout le monde dit et Blanquer le premier dit l'écologie c'est hyper central ouais c'est hyper central le réchauffement climatique la bouffe etc »
- 43:17InvitéFait
« il n'y a qu'une seule spécialité écologie dans la réforme du lycée elle n'est pas dans le lycée général elle l'est pour les lycées agricoles »
- 43:53InvitéFait
« le fait d'externaliser la formation professionnelle et une partie de la formation générale vers ceux qui veulent utiliser l'école comme un lieu pour accentuer et aider le business »
- 48:56InvitéFait
« on y trouve les très grands médias et la presse quotidienne régionale »
- 54:57InvitéFait
« le média prescripteur ils sont allés le chercher dans la maison de Bolloré c'est CNews »
- 55:39PrésentateurFait
« posséder à la fois une agence de com et des médias ça peut aider à ce genre d'opération »
- 56:57InvitéFait
« Vincent Bolloré pousse un système et ses failles existantes à son paroxysme ici il l'avait annoncé très clairement notamment quand il avait repris télé devenue CNews »
- 57:03InvitéFait
« à l'antenne de CNews on allait vendre un artiste universal qui ensuite allait se produire dans une salle de Bolloré »
- 58:17InvitéFait
« c'est un magazine complet dans lequel on trouve par ailleurs des interviews de vrais gens mêlés à des interviews de gens de Google »
- 1:02:05InvitéFait
« les articles content to commerce sont des articles qui sont dans Google Actu pour beaucoup de journaux ce qui est théoriquement strictement interdit par les règles de Google Actu »
- 1:04:45InvitéFait
« le magazine Néon n'existe plus et est passé en version numérique seulement »
- 1:06:00InvitéChiffre
« dit Avas dessine-moi un plan com à 191 000 euros oui puis ça coûte un peu d'argent public quand même »
Temps de parole
- Invité39 %
- Présentateur30 %
- Invité 224 %
≈ 0,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Salut à toutes et à tous et bienvenue sur le plateau du Média TV. C'est une vraie joie et un vrai plaisir pour notre équipe de vous retrouver jour après jour, de nouer avec vous, notre audience, ce lien particulier, ce lien spécial. Car si nous sommes là au quotidien, ce n'est pas par le bon vouloir, les subventions d'un oligarque ou d'un pouvoir politique, mais grâce à vous, nos donateurs, nos sociétaires, nos abonnés. Merci à vous, audience active, de donner à une audience que nous espérons la plus large possible l'opportunité de bénéficier d'une information résolument alternative.
Nous sommes le 13 janvier 2022, un jour de colère et de ferveur, car c'est aujourd'hui que les enseignants et personnels de l'éducation nationale, mais aussi les parents d'élèves font grève pour protester contre la gestion de la crise sanitaire dans les écoles. Je disais que nous sommes le 13 janvier 2022, il est 7h30, la contre-matinale du Média, épisode 70, c'est parti. Aujourd'hui, nous parlerons naturellement de la grève générale au sein de l'éducation nationale. Générale parce qu'elle met en mouvement les directeurs d'établissements, les enseignants, les personnels et même les parents d'élèves.
Nous le ferons en compagnie de Rodrigo Arenas, parent d'élèves engagés, ancien coprésident de la Fédération de conseils de parents d'élèves qu'on connaît sous l'acronyme FCPE. Nous converserons aussi avec notre camarade Loris Guémard, journaliste pour le site spécialisé Arrêt sur Images. Il nous racontera une de ses enquêtes et comment il a mis la main sur des documents confidentiels qui nous montre comment le groupe Bolloré, qui détient un nombre de plus en plus importants de médias mainstream, qui vit donc de l'information, gagne aussi de l'argent, beaucoup d'argent, en manipulant l'information et les journalistes pour le compte de clients institutionnels.
Mais pour l'instant, c'est l'instant d'étrologie. L'école en colère et en grève occupe la majorité des unes de nos quotidiens nationaux ce matin. L'éducation en grève, c'est la faute à Blanquer, titre Libé, en pastichant la fameuse chanson de Gavroche, « L'enfant révolté des misérables », le célèbre roman de Victor Hugo. Je peux la chanter, cette chanson en me dit dans l'oreillette que non, ça pourrait nous faire pèdre des spectateurs.
Bref, selon Libé, quotidien de centre-gauche, des profs aux inspecteurs, des proviseurs aux agents d'entretien, en passant par les parents d'élèves, la mobilisation de ce jeudi relève d'une unité inédite et révèle un ras-le-bol qui va bien au-delà des ratés de la gestion du Covid. Grève dans l'éducation, une colère qui vient de loin, c'est le titre de l'humanité, quotidien d'inspiration communiste.
La journée d'aujourd'hui s'annonce sans précédent avec un Jean-Michel Blanquer qui a réussi l'unité contre sa politique, constate l'UMA à l'école, colère et incompréhension, titre le quotidien catholique Lacroix, qui explique que la valse des protocoles sanitaires est le principal moteur de cette journée d'action, mais qui ajoute que Omicron est le catalyseur du malaise enseignant. Selon le Figaro, Blanquer est piégé par les contraintes sanitaires. Le Figaro qui décrit un ministre sous le feu des critiques, des critiques y compris au sein de la Macronie, où l'on murmure contre ses erreurs de communication et d'anticipation.
Le quotidien Le Monde parle lui aussi d'un ministre dans la tourmente et d'un favori dans l'étoile palie. Mais le journal, contrôlé en partie par le milliardaire Xavier Niel, consacre sa grande une à un autre sujet. L'inquiétante montée des violences contre les élus. Au terme du quinquennat, pas un seul député du groupe La République En Marche n'aura échappé soit à du vandalisme, soit à des agressions physiques ou verbales, écrit Le Monde. La majorité accuse la France insoumise d'être responsable de ce qui lui arrive et aussi l'extrême droite sans être plus précise. Assez étrangement, Le Monde ne met pas en lumière les cas de violences contre des députés d'opposition.
On pense notamment au cas récent d'Alexis Corbière, menacé de mort par des militants pro-Zemmour, au cas un peu plus lointain de Jean-Luc Mélenchon. Enfariné aux menaces aussi contre Daniel Obono, on pense aussi à la députée Bénédicte Thaurine, jetée au sol par un policier lors d'une manifestation de la Confédération Paysanne devant le siège de Pôle emploi. Bref, on dira que c'est un choix éditorial. Signalons aussi cette info de dernière heure qui n'a pas pu être traitée par nos quotidiens nationaux, une info relayée par le site 20 minutes. Le Sénat adopte une version modifiée de l'article qui instaure le pass vaccinal.
En gros, le pass ne sera valable que si le nombre d'hospitalisations liées au Covid-19 dans le pays est supérieur à 10 000. Les mineurs ne pourront pas être assujettis au pass vaccinal et les gérants de lieux publics comme les bars et les restos ne pourront pas vérifier l'identité des usagers qui leur montrent un pass vaccinal. Une majorité de sénateurs LR socialistes et proches d'En Marche a validé le pass vaccinal. Seul le groupe CRCE, à majorité communiste et écologiste, a voté contre. Du côté de la presse indépendante en ligne, je vous partage deux articles que j'ai lus avec plaisir. Le premier de Mediapart, sous la plume de Romaric Godin.
Son titre est quasiment philosophique, « La vraie valeur du service public ». Les malheurs de l'hôpital public, de l'école publique, viennent d'une croyance économique libérale, si l'on suit Romaric Godin. Et selon cette doxa, c'est le marché, c'est-à-dire l'échange qui crée de la valeur. Alors, partant de là, tout ce qui ne vient pas se vendre sur un marché, ça n'a pas de valeur. Du coup, la sphère publique est un poids. Et c'est Bernard Arnault, cité par Romaric Godin, qui traduit le mieux la pensée néoclassique qui habite ce qui nous dirige.
Bernard Arnault qui disait en 2016 que les emplois publics ne sont pas de vrais emplois, parce que les vrais emplois, ce sont les emplois marchands du secteur des entreprises. Les années qui viennent de se dérouler nous ont montré à quel point tout cela était faux, car c'est bien l'hôpital public qui nous a évité la catastrophe et c'est bien l'école publique qui, même si elle est maltraitée, continue de faire le job. Mais comme il s'agit de croyances, la Macronie, ultra-libérale de religion, ne change pas et refuse de voir ce que Romaric Godin appelle la valeur économique propre du service public. Bref, c'est un bel article qui remet les idées en place.
À lire aussi avec attention cet article de nos confrères du site spécialisé dans la critique des médias Acrimed, la presse écrite, supplétif d'Amazon et du commerce en ligne. Acrimed se concentre sur une nouvelle mode, le content to commerce, c'est-à-dire, et je cite, la publication de guides d'achat, de comparatifs et de comptes rendus de produits intégrant des liens marchands vers les plateformes de commerce en ligne. En clair, une forme plus aiguë de monétisation des audiences et une forme éditorialisée de réclame qui contourne les bloqueurs de publicité. Alors, ça se passe comment ?
Les médias touchent une commission d'affiliation sur les ventes générées grâce à ce qui ressemble trait pour trait à des articles de journalisme, mais qui est en fait de la publicité. Et il y a même des journaux, des journalistes spécialisés affiliation, comme il y a des journalistes spécialisés en politique ou en économie, dans des groupes comme l'américain Condé Nast ou Prisma Media, récemment racheté par Vivendi, groupe contrôlé par Vincent Bolloré.
On finit cette titrologie en faisant nous aussi un peu de pub, mais de la pub gratuite, pour l'émission Compliments d'enquête qui, ce soir, consacre une enquête à un personnage interlope au cœur de la Sarkozy hier et de la Macronie aujourd'hui, mais aussi au cœur de la presse People et de ses scoops souvent arrangés ou téléguidés. Mimi Marchand est aussi bien connu du milieu de la nuit et du milieu tout court. On rappelle qu'il est important d'être attentif au sort de l'enquête sur les services publics où elle est menacée en permanence. Bref, regardez la bande annonce et regardez aussi Compliments d'enquête si vous êtes intéressé, bien entendu.
Jeudi soir, Compliments d'enquête présenté par Tristan Wallex. Elle est derrière la plupart des unes de magazine People, la reine des paparazzi qui adore les secrets des autres mais déteste qu'on s'intéresse aux siens. Vous vous calmez, madame.
Portez-le.
Michelle Marchand, alias Mimi, elle a connu la prison. Elle tutoie désormais les Macron. Pour n'importe quel dossier, elle peut appuyer sur un bouton et là, le juge qu'il faut, le journaliste qu'il faut, la chaîne en une demi-heure. Experte en com et en coups tordus, une femme d'influence prête à tout pour sauver les puissants au point d'être accusée depuis cet été d'association de malfaiteurs. Un nouveau numéro de Compliments d'enquête jeudi soir après Cache Investigation sur France 2. Mimi, quand est-ce que vous l'avez éventuellement côtoyée ? À quelle époque ? Je l'ai connue dans les années 80, on va dire, mi-80. À l'époque, elle était un petit peu dans le milieu.
Elle a fréquenté, on va dire, des voyous. Du grand banditisme ? Oui, oui, le grand banditisme. Ah oui, elle ne s'est pas à coquiner avec des petits personnages. On peut dire que c'est une affairiste. Elle était surtout intéressée, je pense, comme tous les gens qui sont dans ce milieu, par l'aspect financier de la chose. Condamnée pour trafic de stupéfiants, son mari est cop de 6 ans. Elle va passer à peine deux mois en détention. Elle a fait quelques séjours en prison, mais bon, je pense qu'elle a bénéficié de certaines protections au niveau des services qui sont spécialisés dans le grand banditisme. BRB, BRI ? Voilà, tout à fait, oui.
Quand on fréquente des policiers de haut rang, ce n'est pas pour juste aller boire un café avec eux.
Aujourd'hui, je le rappelle, c'est jour de grève et de manif. Grève inédite dans le secteur de l'éducation nationale qui réunit un très grand nombre de syndicats, de professions et déborde même sur les parents d'élèves et les citoyens. Pourquoi cette grève ? Pour protester contre la gestion pour le moins spécial de la crise sanitaire par l'exécutif Macron et plus particulièrement par le ministre Jean-Michel Blanquer. Jean-Michel Blanquer, ancien élève du collège Stanislas, établissement privé du 6e arrondissement de Paris, ancien élève de Sciences Po Paris aussi et ancien directeur de l'ESSEC, prestigieuse école de commerce privée. Y a-t-il un problème Jean-Michel Blanquer ?
Jean-Michel Blanquer symbolise-t-il, au-delà de sa personnalité, le rapport qu'entretient l'exécutif actuel au service public et à la chose publique ? Pour réfléchir avec moi sur ces questions, j'ai fait appel à un parent d'élèves engagé, Rodrigo Arenas, ancien président, coprésident de la FCPE, la Fédération des conseils de parents d'élèves. Bien entendu, c'est un titre exclusivement personnel qu'il s'exprimera. Mais avant notre petit échange, regardons un petit magnéto.
Ce qui me perturbe un petit peu, c'est qu'aujourd'hui, il faut avoir Bac plus 12 pour comprendre les protocoles et les règles. Ça change tous les trois jours. Moi, j'ai reçu, mon fils est en maternelle, le jeudi 6, on reçoit des courriers qui nous expliquent qu'il y aura un test à la demande de l'inspection d'académie que tout le monde va devoir être testé en école. On remplit le formulaire le vendredi 7 et le lundi 10, on nous explique que comme les laboratoires sont engorgés, pour ne pas surengorger le laboratoire, on annule les tests. Donc, vous ne comprenez plus.
Vous vous dites, est-ce que c'est une histoire de santé publique que ce test, il se justifie d'un point de vue sanitaire ou est-ce que c'est une question qu'on gère un peu avec les pénuries puis s'il y a la place on en fait ou s'il n'en en fait pas mais du coup, est-ce que c'était utile ? On ne comprend plus. Monsieur le ministre de l'Éducation nationale, rendez-vous compte, monsieur le ministre, un protocole sanitaire comme il a été dit annoncé quelques heures avant la rentrée modifié près de 4 mois 4 fois en 10 jours le 30 décembre, le 2 janvier, le 6 janvier et hier, les personnels et parents d'élèves apprenaient en direct à la télévision une énième version.
Votre politique sanitaire c'est celle d'une pénélope en perdition de faire chaque soir ce qui a été fait le matin sans piternellement et cela alors que les indicateurs s'affolent un taux d'incidence qui s'envole des pénuries partielles de tests des arrêts maladie à foison chez les enseignants alors vous cassez le thermomètre pour faire baisser la fièvre des cas positifs qui ne sont plus isolés immédiatement des tests qui ne feront plus l'objet de certificats et pourtant et pourtant ce n'est pas faute de vous avoir prévenu en mai puis en octobre et novembre 2020 en janvier 2021 pour réclamer déjà des purificateurs et capteurs CO2 la mise en place de jauges et d'un système de roulement dans nos écoles le recrutement massif de personnel pour assurer l'encadrement des élèves et maintenant l'achat massif de masques FFP2 et bien sûr une tirielle d'amendements au cours des PLF et PLFR vous alertant sur les risques de désorganisation pesant sur cette rentrée vous avez cherché d'une certaine façon à caricaturer les évolutions qui sont le prix à payer pour être au plus près des réalités mais si on va à l'épure des grands principes c'est toujours le même il y a comme je le disais tout à l'heure depuis fin novembre un test à faire au début pour revenir à l'école et ce qui a été ajouté début janvier c'est deux autotests la seule transformation c'est celle que le réel profonde c'est celle que le Premier ministre a annoncée c'est à dire que le premier test devient un autotest parce qu'on a justement écouté les complexités éprouvées donc soit on veut créer des politiques c'est en réalité assez facile vu les difficultés que pose ce virus soit on cherche l'unité nationale autour de notre école et on va vers et tout simplement on décrit les choses comme elles sont aujourd'hui les trois autotests permettent d'aller dans ce sens décrit par le Premier ministre c'est à dire une politique qui permet et d'avoir l'école ouverte et d'avoir de la sécurité sanitaire je vous remercie
Bonjour Rodrigo Arinas je vous rappelle à ceux qui nous écoutent que vous êtes parent d'élèves ancien coprésident de la FCPE et je suppose que vous êtes en grève aujourd'hui
alors nous on n'est pas enseignant donc on n'a pas le droit de grève en tant que site mais oui en tout cas j'ai posé RTT à mon travail pour pouvoir manifester aux côtés des enseignants et des parents absolument
pas en grève mais en journée d'action
voilà et mes enfants sont à la maison puisque la FCPE a appelé à une journée blanche donc on a suivi les consignes de notre fédération à la maison
alors je ne vais pas aller par quatre chemins je vais vous poser la question y a-t-il aujourd'hui un problème Jean-Michel Blanquer
il y a un problème en tout cas d'une doctrine et d'une doxa qui est mise en place à l'école qui est incarnée par un homme on peut s'arrêter sur Jean-Michel Blanquer en tant que personnalité moi j'ai eu l'occasion dans mon mandat bénévole à la FCPE de le pratiquer de près on va dire c'est difficile c'est quelqu'un qui quand même a beaucoup de mal à entendre la contradiction et a beaucoup de mal aussi à comprendre que les idées peuvent venir d'ailleurs et le dialogue social c'est ça le dialogue social c'est d'accepter qu'un homme seul même avec une équipe fut-elle extrêmement bien formée dans les meilleures écoles de ce pays avec une expérience comme lui d'ailleurs parce qu'il a quand même été l'ancien DGESCO à l'époque d'autres majorités DGESCO c'est le directeur général des services de l'éducation nationale en gros c'est lui qui est chargé de mettre en oeuvre la politique éducative qui est impulsée par un ou une ministre donc voilà il a été sous sous Darkos dans des majorités précédentes de droite mais mon propos n'est pas tellement de le classer gauche-droite c'est pas tellement le sujet parce qu'on peut avoir aussi des gouvernements dit plutôt à gauche qui mettent en place aussi des politiques qui ressemblent peu ou prou à ce qu'il a fait mais la question c'est que quand on reçoit des organisations représentatives je pense à la FCPE parce que c'est la première fédération de parents d'élèves mais je pense aussi aux organisations syndicales de profs avec qui nous on entretient des relations étroites on échange on discute c'est pas vrai qu'il y a une perméabilité et du corporatisme à tout va comme si les intérêts des profs ceux des parents ceux des élèves étaient intrinsèquement différents non oui effectivement nous on se mêle pas des questions salariales des profs on se mêle pas des relations entre guillemets l'employeur et l'employé mais nous notre job c'est de protéger les enfants et protéger nos enfants ça veut dire aussi qu'on s'intéresse aux conditions de l'école parce que si les gamins vont dans une école où les conditions ne sont pas réunies pour les apprentissages pour l'éducation et pour le bien-être et bien manifestement les enseignants ne peuvent pas faire leur boulot ne peuvent pas faire leur travail parce qu'enseignant ce n'est pas un emploi et c'est ça le cœur de la Macronie c'est ça le cœur de Blanquer c'est quelqu'un qui a beaucoup de mal parce qu'il est borné c'est le gars quand vous n'êtes pas d'accord avec lui ça peut même devenir assez violent dans l'échange
Vous avez échangé avec lui donc vous avez discuté comment ça se manifeste concrètement c'est-à-dire on est face à Jean-Michel Blanquer on lui dit écoutez ce que vous nous dites ça ne marchera pas comment il réagit quels sont les mécanismes de rejet qui se mettent en place quand on est face à lui
Déjà on sent une crispation déjà c'est physique en fait en plus moi je suis un latin donc c'est compliqué aussi et puis je représente une fédération la FCPE ce n'est pas l'assaut qui fait les fêtes d'école on a aussi un regard sur les politiques éducatives on a aussi une perspective on a un projet éducatif on a des manifestes on réfléchit sur le sens de l'école on n'est pas juste des parents qui font des sorties scolaires vous voyez même si c'est important et qu'on le fait avec un grand plaisir parce que la clé d'entrée de l'école c'est aussi ça c'est aussi le plaisir d'accompagner les enfants pour qu'ils soient bien donc on fait tout ça mais on ne fait pas que ça à la FCPE donc dès lors qu'on n'est pas d'accord sur le fond là ça devient compliqué et surtout quand le fond amène à des choses concrètes bah là c'est super difficile parce que vous savez par exemple les masques là dont on parle tous ou les tests nous ça fait deux ans qu'on le demande il y a deux ans quand les enfants revenaient de voyages scolaires de Lombardie et d'Asie sud-est on avait demandé nous à ce que ces gamins soient testés et après ça fait le cluster de Creil je ne sais pas si vous vous souvenez de ça à l'époque je me rappelle
c'était le premier cluster
et nous on était informés de ça parce que la FCPE en dehors d'être organisée en France avec les DOM évidemment parce qu'on oublie souvent les DOM dans ce pays on a une vision très hexagonale de l'école moi quand je pense à Mayotte par exemple c'est Osco enfin l'école là-bas c'est un truc de fou ce qui se passe à Mayotte et tout le monde s'en fout en fait dans ce pays c'est un truc de dingue il n'y a même pas de cantine dans les écoles c'est vraiment compliqué ce qui se passe c'est un département d'outre-mer c'est la France mais au-delà de ça la FCPE elle est organisée dans ce qu'on appelle les Français de l'étranger et c'est la EFE on appelle ça comme ça donc c'est comme ça que ça s'appelle nous on était informés en temps réel tous les jours on savait ce qui se passait
il y avait une pandémie qui était en train d'arriver et vous avez été informés par vos relais vous avez informés je suppose de l'éducation nationale
on était au courant de ce qui se passait en Chine on était en ce qui se passait en Italie on était en ce qui se passait en Afrique en Amérique du Sud on savait ce qui se passait en temps réel et on voyait bien que les gouvernements dans ces pays-là notamment en Asie du Sud-Est parce qu'ils avaient connu le SRAS ils étaient au taquet sur la distanciation physique sur les mesures sanitaires sur le gel hydroalcoolique et que c'était panique à bord donc on disait attendez ça va être compliqué il faut tester les gamins parce que ça peut être super difficile moi je me rappelle j'avais fait une interview sur vos confrères de BFM et je leur racontais ça et je leur disais vous savez ce qui arrive ça va être dur et il va falloir mettre du pognon il va falloir mettre des gens et il faut prévenir les gens que ce qui arrive ça va être dur il va falloir se mobiliser vraiment c'est ça l'unité nationale
et quand justement grâce à ces relais vous avez eu cette info est-ce que le ministre de l'éducation nationale a été perméable à ce retour d'expérience ?
alors d'abord il y a eu des parlementaires de la majorité d'Emmanuel Macron qui nous ont dit qu'on était anxiogène qu'on était irresponsable et qu'on racontait n'importe quoi on leur disait en off dans les couloirs vous savez je pense que vous êtes en dehors du monde là vous n'êtes pas dans le réel et ce qui va vous arriver ça va être compliqué préparez-vous parce que vous allez beaucoup bosser à l'Assemblée nationale pour modifier les lois quant à Jean-Michel Blanquer on lui disait tout ça il disait ouais ouais ouais mais en vrai en vrai le gars il ne faisait rien donc les tests c'est quand ? on en parle maintenant les masques c'est quand ?
on a demandé la gratuité jamais de la vie c'est-à-dire qu'il faut bien comprendre que Jean-Michel Blanquer il est doctrinaire c'est un gars qui est dogmatique qui en plus a bénéficié d'être l'enfant gâté de la Macronie donc il a marché sur l'eau pendant longtemps maintenant c'est fini parce qu'en fait ça ne fonctionne pas ce qu'il prône c'est-à-dire que la démerde généralisée en disant aux parents aux gamins ouais faites ce que vous avez à faire le bon sens il a souvent parlé du bon sens mais ça ça ne marche pas dans une école c'est pas l'école c'est pas le bon sens qui fait fonctionner une école c'est des règles communes c'est des lois c'est un règlement intérieur c'est vous voyez en fait c'est du collectif c'est de l'intérêt général et donc ça ça nécessite d'entendre les acteurs les acteurs de terrain dans les établissements c'est vrai mais aussi les acteurs nationaux parce que notre mission à nous c'est de rassembler les informations pour essayer de dégager des règles communes et ça franchement ça a été impossible il n'a jamais entendu que ce qu'il mettait en place ça maltraitait les enfants vous savez ça a commencé avec les E3C avec tout ça où les gamins ils manifestaient en disant ce que vous nous faites c'est pas possible cette école nous les cadences qu'on subit c'est pas imaginable c'est l'enfer donc il a commencé par défoncer les syndicats les syndicats de lycéens etc avec l'épisode avenir lycéen c'est pas fini tout ça
la fameuse association lycéenne qui a été un peu à sa botte évidemment
personne ne croit franchement il faut être sérieux tout le monde sait ce qui s'est passé moi ça fait putain je milite depuis l'âge de 14 ans 16 ans dans les organisations lycéennes on sait très bien comment ça fonctionne donc c'est pas crédible ce qu'il raconte on sait que c'est pas vrai on sait que c'est un menteur donc voilà moi je l'ai dit il y a longtemps donc j'ai dit que c'était un menteur parce qu'en fait entre ce qu'il dit et ce qui se passe c'est pas la réalité donc après ça a été mente la jolie avec tous les gamins qui se sont retrouvés le genou les mains sur la tête c'est ça la réalité de Blanquer et de la politique gouvernementale et maintenant on arrive à un gars qui on lui a dit franchement on lui a dit écoutez arrêtez de faire des tests dans les trous de nez parce que ça fait ça fait mal au nez nous on le fait ça nous fait mal au nez ça fait pleurer les yeux et que en tant qu'adulte bon ok d'accord mais les gamins pourquoi vous faites souffrir les enfants alors qu'il y a des solutions qui existent non liées regardez ce qui se passe en Allemagne les Allemands sont pas plus cons plus intelligents que les Français s'ils réussissent eux à faire des tests salivaires qui sont efficaces en plus selon la marque qu'on utilise c'est efficace et bien en Allemagne ils le font à l'école avec du personnel il n'y a aucune raison qu'ils ne puissent pas le faire en Autriche ils mettent des sucettes dans la bouche pourquoi on ne peut pas le faire ils expliquent Castex nous explique qu'au 20h TF1 comme ça en plus je vais vous dire il n'y a aucun Premier ministre qui parle sans l'accord du Président de la République ça n'existe pas ça c'est un système qu'il est mis en place ils sont tous d'accord alors on met en avant Blanquer Blanquer c'est un moine soldat il fait ce qu'on lui demande et c'est vrai qu'il a des marges de manœuvre parce qu'il est hyper protégé il y a pas mal d'articles de presse qui l'ont dit avec Madame Macron etc mais la question c'est vraiment il faut vraiment comprendre que c'est une doctrine qui est en train de se mettre en place et la doctrine c'est pas l'école ouverte la doctrine c'est la commercialisation de l'école c'est ça qui est en train qui est en cours
on va en parler mais en tout cas jusqu'à cette crise Jean-Michel Blanquer était pourtant le chouchou de la Macronie et de la presse disons de la presse pas de gauche le vice-président titrait le point qui parlait d'homme clé du macronisme la nouvelle star titrait l'hebdo d'extrême droite de valeur actuelle qui ne le détestait pas tant que ça alors pourquoi il ne leur attend plus finalement qu'est-ce que la politique Blanquer pourquoi elle parle tant à certains milieux alors qu'elle révulse globalement les acteurs de l'éducation nationale
parce que moi je reconnais une qualité à Blanquer c'est que c'est un excellent communicant c'est quelqu'un qui est capable de prendre quelque chose de complexe de le réduire de le caricaturer et derrière d'en faire quelque chose en mode vous voyez bien que j'ai raison puisque regardez il y a cet exemple là donc ça confirme la théorie mais en fait tout ça c'est bidon parce que vous savez une théorie comme je sais maintenant il est vachement sur le wokisme etc sur l'intersectionnalité on va dire
il va il est devenu l'adversaire du wokisme et de l'intersectionnalité en fait le porte-parole un peu d'une forme de réaction il le fait exprès parce que globalement je ne pense pas qu'il a affaire tous les jours dans les classes du primaire et du secondaire au fléau prétendu qu'il conteste mais bref en tout cas ça veut dire quoi cette passion du wokisme chez Jean-Michel Blanquer ? ça veut dire
que c'est une imposture intellectuelle c'est une imposture idéologique et c'est de la fainéantise parce que ceux qui s'intéressent vraiment à ces questions-là moi je ne dis pas qu'il faut être d'accord ou qu'il faut être court c'est les travaux universitaires d'abord là il vient de taper dernièrement en disant que Derrida Deleuze etc c'était le virus de l'école enfin en plus en période de pandémie parler que des penseurs dont certains d'ailleurs ont été au collège de France c'est des gens éminents de la France il faut respecter la France dans ce qu'elle a fait on peut se tromper mais en tout cas il faut respecter les gens on ne peut pas accuser des professeurs de collège de France d'être des virus en période de pandémie avec le Covid mais ce n'est pas sérieux par contre ça parle ça parle à qui ?
ça parle à ceux qui acceptent le prêt-à-penser ça parle à ceux qui sont les tenants par exemple que la claque dans la gueule c'est un acte éducatif pour un enfant ça parle à des gens qui ont une vision très conservatrice de l'école très vieille France donc oui comme il a essayé de faire un mix entre ce qui se fait de réac même à gauche même à gauche enfin à gauche quand vous avez des Manuel Valls des gars comme ça qui viennent de la gauche autoproclamés et qui tiennent des discours hyper réactionnaires en faisant oublier en plus qu'ils ont été au gouvernement parce que tout ce qu'on vit aujourd'hui c'est pas d'aujourd'hui moi je prends les hôpitaux je vais vous donner un exemple pour sortir un petit peu de l'école pour comprendre le truc moi je me rappelle en 2017 quand Manuel Valls c'était premier ministre quand même et que Macron il n'était pas très loin il y avait déjà des articles qui disaient que l'hôpital allait craquer qu'il y avait des problèmes de personnel qu'il y avait des problèmes de moyens qu'on faisait peur aux intérimaires et que c'était ça qui plombait les finances des hôpitaux publics et que c'est pas fini mais aujourd'hui tout ça ça continue ça continue mais ça s'accélère parce qu'en face il n'y a rien comme le lapin avec les phares dans les yeux merde qu'est-ce qu'on fait on s'est reçu Blanquer toute la presse mainstream de droite etc.
dit c'est le meilleur d'entre nous vive Blanquer la France est sauvée c'est super difficile elle est contre ça donc on arrive à des trucs où on va sur des poncifs sur des caricatures des gens et donc on empêche le débat on empêche la discussion on empêche en fait la France d'être ce qu'elle est c'est-à-dire que la France elle se caractérise aussi enfin moi j'ai grandi là-dedans par l'échange d'idées par accepter la contradiction et d'essayer de construire un consensus mais le consensus c'est pas une seule personne qui le décrète le consensus c'est un travail collectif donc quand vous êtes dans ce qu'il appelle le dialogue social et qui marche sur l'eau parce que tout le monde ça grise aussi ça fait prendre la grosse tête il a pris la grosse tête le gars c'est clair à mon avis en tout cas et bien vous êtes dans un truc où en gros tout ce que vous pouvez lui dire on s'en fout quoi de toute façon parce que tout le monde dit qu'il a raison donc pourquoi il va écouter des gens qui lui disent vous savez en fait sur le terrain c'est plus compliqué que ça et dans les écoles c'est difficile et que les gamins ils sont en train de subir donc on en arrive à des trucs comme ça avec des symboliques fortes par exemple je pense au croque-top les gamines qui vont à l'école et il y a des chefs d'établissement avec le soutien du ministre qui dit pas que les filles elles ont droit de s'habiller comme elles veulent parce que c'est ça aussi le féminisme c'est ça les filles elles s'habillent comme elles en plus elles sont protégées par la loi c'est de dire c'est la tenue républicaine
pour les jeunes filles c'est pas indécent on va arrêter voilà c'est à dire en tout cas
on peut trouver ça indécent on peut trouver ça déplacé mais en tout cas ils ont le droit de le faire voilà c'est ça la question on a le droit d'être attiré par une femme quand on est plus adulte mais c'est pas pour ça qu'on va lui mettre une main au cul c'est ça la question c'est que il a libéré une parole hyper réactionnaire et hyper hyper vieillotte notamment sur la question de la femme donc c'est ça Blanquer c'est à dire qu'il a répondu à toute une frange de la population mais aussi de la classe politique qui pendant longtemps avait du mal à s'exprimer parce que l'école était un lieu de liberté lui il a été très liberticide avec l'école il a été très liberticide mais sur les mœurs et on sait que c'est ça qui clive en France quand on va enfin moi j'étais pâlé mais je lis des bouquins quand on voit mai 68 c'est parti sur un truc de l'interdiction des garçons d'aller dans les dortoirs des filles c'est quelque chose qui est très ancré dans notre pays le rapport à la sexualité le rapport au corps et c'est là dessus qu'il a tapé c'est là dessus qu'il a tapé et d'ailleurs l'essentiel beaucoup de ces réformes ont été là dessus ils ont été là dessus sur le clivage entre nos concitoyens et aussi pour renforcer une école qui fait du mal parce que le problème dans l'élitisme républicain même à gauche on est d'accord avec ça il paraît bon pas nous le problème c'est pas la république c'est l'élitisme parce que qui dit élite ça veut dire qu'il y a des gens qui sont cassés et ces gens qui sont cassés dans notre système vous savez pour la plupart ils finissent en bac pro ils finissent en sec pas ils finissent dans ces classes où il y a des gamins géniaux avec des profs extraordinaires mais qui c'est quelque chose qui a été inventé pour mettre les gamins qui sont les cabossés du système donc il a renforcé ça avec la façon dont il a paramétré Parcoursup il a renforcé ça il a renforcé la question de gamins qui sont pas dignes en fait d'accéder à diriger le pied etc et donc Macron c'est ça l'image qu'on a du bon élève etc donc et les profs ils sont violentés là-dedans parce que vous savez moi je suis de Seine-Saint-Denis quand vous avez des profs qui franchement ils mettent plus que leur salaire quand ils bossent là-dedans qui ont des gamins on sait que c'est difficile pour eux socialement psychologiquement même scolairement quand ils ont eu des retards parce qu'ils ont des profs absents qui n'ont pas été remplacés etc ils essayent de faire ça aussi avec du coeur et quand ils savent que ces gamins-là ils sont prédestinés sauf exception sauf exception à finir avec des boulots mal payés parce que plus vous avez un meilleur diplôme plus vous avez un bon salaire dans ce pays quand même sauf dans le business notamment dans la bourse etc mais ça c'est un autre sujet en fait c'est super vous êtes violenté en tant qu'enseignant parce que vous ne faites plus un métier vous faites un emploi
ok justement en fait on va parler de cette distinction entre l'emploi et le métier mais le parti socialiste réclame aujourd'hui la démission de Jean-Michel Blanquer mais est-ce que ce n'est pas finalement une cible facile est-ce qu'il n'est pas l'arbre qui cache la forêt vous avez parlé notamment de la commercialisation de l'école c'est-à-dire quelque chose de plus idéologique que la posture un peu irritante un peu énervante d'un homme qui n'écoute pas au-delà de l'homme qui n'écoute pas il y a une politique une conception des choses
c'est une vision c'est une philosophie je dis souvent moi quand je lis Frédéric Von Hayek qui est un des chants du néolibéralisme je retrouve beaucoup de ce que dit Jean-Michel Blanquer ou ce que disent aussi les macronistes d'une certaine façon quand je regarde sa conception aussi de comment est-ce que l'école la relation qu'il entretient avec le monde économique il y a beaucoup de théoriciens du néolibéralisme style Milton Friedman etc.
qu'on retrouve là-dedans c'est-à-dire que encore une fois c'est pas des gens idiots c'est des gens formés c'est des gens cultivés donc il faut pas sous-estimer ça il faut pas faire comme on entend des fois ouais de toute façon c'est des cons non c'est pas des cons c'est des gens qui sont hyper formés Blanquer il sort de Stanislas c'est une des meilleures écoles de France alors elle est privée catholique rigoriste ok d'accord mais vous savez ça c'est l'arbre qui cache la forêt la question c'est que ce sont des gens qui sont passés par les meilleures écoles de France et il faut le comprendre ça il faut le comprendre parce que si on est dans le dénigrement et si on balaye ça d'un revers de main on sera pas capable de proposer une alternative et ça il faut comprendre c'est un effort d'intelligence
de cette pensée là la pensée Blanquer et la pensée
je vais vous donner un exemple quand on parle des tests normalement à l'école il y a un budget qui existe qui prend en compte la médecine scolaire c'est à dire que l'école publique c'est un lieu de la prévention sur la médecine et sur la santé des enfants moi quand j'étais gamin on fait les yeux on fait la conne vertébrale on voit si on est daltonien pas daltonien etc avec les disques avec les couleurs c'est à dire que l'école est un lieu de lutte collective dans le cadre de l'intérêt général sur des problèmes de santé publique normalement pourquoi je dis que des tests doivent se faire à l'école parce que c'est à l'école qu'on fait parce que c'est sa mission l'école n'est pas là que pour instruire la force de Blanquer lire et raconter combien de gens ont annonné ça comme si on répétait une fable ou un truc non l'école c'est pas que l'instruction depuis les années 30 on est passé du ministère de l'instruction nationale au ministère de l'éducation nationale ça dit des choses c'est à dire que l'école éduque les tests aujourd'hui sont faits où ?
dans les pharmacies c'est à dire que encore une fois et moi j'ai rien contre les pharmaciens c'est là où je cherchais mes médocs je n'ai pas de problème avec ça la question c'est que ce n'est pas le lieu de la prévention scolaire ce n'est pas le lieu de faire en sorte que tous les enfants soient testés
et pourquoi ce choix a été fait ? de les faire tester dans les pharmacies plutôt que dans les écoles
parce que c'est un commerce ça contribue à l'hégémonie culturelle ça contribue à se dire que faire une action d'intérêt public une mission de service public dans un lieu de commerce c'est normal il faut s'habituer parce que c'est là que ça se passe parce que ça ne se passe pas à l'école et bien ça c'est idéologique c'est idéologique
mais quelque part c'est aussi quelque chose qui ne marche pas puisque ça ne fonctionne pas on fait les tests dans les pharmacies ça épuise les personnels des pharmacies qui parlent de burn out et finalement comme tout ce qui se passe depuis le début du Covid-19 on se rend bien compte qu'on ne peut pas éviter le service public qu'on ne peut pas éviter l'éducation nationale qu'on ne peut pas éviter l'hôpital public
en tout cas ça montre ce que nous on dit depuis longtemps et ce que moi je prône là-dessus c'est que ce n'est pas vrai que le marché livré à lui-même est capable d'amener l'intérêt général c'est cette idée qu'on apprend en première année d'écho que la somme des intérêts individuels ça fait l'intérêt général et qu'en gros le marché livré à lui-même va faire en sorte que tout s'équilibre et que ça sera le meilleur des mondes c'est une déformation des théories d'Adam Smith c'est une déformation des théories de Ricardo c'est-à-dire tout ce qu'on appelle l'économie classique donc ça montre aujourd'hui que ça ne marche pas ça ne marche pas parce qu'on n'organise pas de l'intérêt général avec le marché le marché il n'est pas mu par l'intérêt général il est mu par le faire de faire des profits c'est son job et on ne peut pas lui reprocher de faire son job donc le rôle d'une pharmacie c'est de vendre des médicaments et de faire un peu de conseils mais le rôle d'une pharmacie ce n'est pas de faire la prévention des 12 millions d'élèves de notre pays ce n'est pas son job vous voyez donc au début pourquoi ça a bloqué aussi parce que l'État a oublié de faire un truc c'est de dire aux pharmacies quand les gamins vont venir avec le mot de l'école en disant vous filez trois autotests donnez-leur gratuitement on va vous rembourser comme ils ont oublié de faire le décret les pharmacies ils ont dit bah non on ne va pas le donner parce qu'on ne sait pas si on va être remboursés donc vous voyez ça ne peut pas marcher comme ça c'est-à-dire que quand ça bloque un grain dans la machine quand le business il est grippé et bien finalement vous avez beau être pharmacien vous ne donnez pas les autotests et tout ça accouche
d'une bureaucratie qui est même plus lourde que la bureaucratie normale qu'on contestait pour des raisons idéologiques alors vous avez parlé de commercialisation de l'école est-ce que finalement l'objectif de Jean-Michel Blanquer et de ceux qui nous dirigent aujourd'hui c'est d'affaiblir l'école publique au profit de l'école privée ou alors c'est d'introduire de mixer en fait l'école publique et l'école privée d'introduire des concessions de services publics comme le voit avec les crèches et des entreprises comme Babylou quel est le projet finalement à terme d'une entreprise qui disons finit par affaiblir cruellement les écoles publiques dans des territoires comme la Seine-Saint-Denis mais dans des territoires ruraux aussi c'est quoi ce que vous entrevoyez comme objectif comme vision ultime en gros de ce système là
moi je pense que oui il y a une volonté manifeste de faire voter des lois et d'organiser les choses pour que l'école privée soit le salut pour les parents qui sont vraiment inquiets pour les gamins par exemple on a fait des sondages là-dessus à la FCP dernièrement on sait que la première des motivations des parents pour mettre les gamins dans le privé c'est pas les questions de sécurité c'est pas tout ça c'est les absences non remplacées quand vous avez un moum qui va à l'école de la maternelle au lycée et vous savez pas si le prof va être là ou s'il est absent c'est au secours parce que vous savez pas s'il va être remplacé et on sait qu'il ne le sera pas
et les absences remplacées pour vous c'est structurel c'est organisé
nous on envoie nos gamins à l'école et on paye des impôts pour qu'ils aillent apprendre c'est ce truc là de dire que les parents veulent une garderie de prof bashing et de parents bashing qui se met en place notamment sur les réseaux sociaux tout ça c'est bidon les parents oui ils veulent que les gamins aillent à l'école parce que aussi ça contribue à l'organisation économique et sociale de notre pays c'est évident mais c'est pas que ça nous envoie des gamins à l'école pour qu'ils apprennent et pour qu'ils aient un avenir qu'ils font d'une famille s'ils le veulent enfin qu'ils se projettent
mais ce phénomène des absences non remplacées est-ce que c'est causé par des politiques oui et comment ?
aujourd'hui clairement structurellement l'éducation nationale n'a pas mis les moyens nécessaires et suffisants pour faire en sorte qu'il y ait suffisamment d'enseignants donc ça c'est pas nouveau vous savez tous les ans nous on se bat un peu avec les syndicats d'enseignants notamment ce qu'on appelle les listes complémentaires c'est-à-dire tous les profs qui ont passé le concours mais qui sont pas rentrés dans le numerus clausus vous savez ça fonctionne comme ça le recrutement des profs c'est-à-dire vous avez 100 places dans une académie le 101ème c'est pas que ça va pas être un mauvais prof ou un bon prof c'est un bon prof a priori ça peut le devenir mais en tout cas il est pas dans le quota comme les médecins vous avez 100 places de médecin vous êtes 101ème bah vous redoublez donc c'est mais ces profs-là on en a besoin en vrai parce qu'on sait qu'ils vont être nécessaires donc c'est l'appel liste complémentaire donc on dit mettez-les dans les volets de remplaçants simplement là ils ne le font pas et donc on arrive à une situation là maintenant on est au mois de janvier 2022 on dit on va faire appel aux profs à la retraite on va faire appel à l'armée de réserve parce que tous ces profs-là qui auraient pu venir dans les quotas de remplaçants etc et bah en fait ils ne le sont pas certains passent en contractuel mais du coup les contractuels c'est ceux qui restent parce que c'est mal payé en plus et donc vous arrivez à une situation où entre temps depuis le mois de septembre enfin mois de juin en fait bah tous ces profs postulants ces aspirants profs ou instits bah ils ont trouvé un boulot parce qu'il faut qu'ils payent le facture faut qu'ils nourrissent leurs enfants etc donc c'est il faut bien comprendre que c'est structurel la question des non remplacements structurel
et lié à des désirs d'économie
c'est même pas un désir d'économie c'est c'est très c'est de la logistique c'est un peu comme enfin ceux qui font un peu d'économie c'est comme une matrice quoi on a des intrants des sortants et tout ça faut que ça fonctionne bien et donc on est à flux tendu mais comme dans le business en fait vous êtes à flux tendu donc quand vous êtes à flux tendu et que vous n'avez pas entre guillemets la matière première que sont les profs pour faire court bah vous vous retrouvez ah quand on a besoin on appelle bah ouais mais en fait les gars il n'y a plus personne parce qu'ils se sont trouvés du boulot déjà entre temps donc vous voyez il faut vraiment comprendre que structurellement l'occuidation nationale n'est pas capable aujourd'hui de fournir le nombre d'enseignants suffisant parce qu'elle l'organisait comme ça donc ça marchait il y a quelques temps quand l'école n'était pas aussi massive que ça mais aujourd'hui ça fonctionne plus c'est que le mode de recrutement n'est pas adapté à une école qui a 12 millions d'élèves et notamment une école qui emmène autant d'enfants vers le bac qu'ils soient pro qu'ils soient généraux donc c'est ça qui marche pas c'est un fonctionnement qui fonctionne pas et la variable d'ajustement là-dedans et c'est pour ça que c'est l'école de Blanquer c'est une école qui maltraite les enfants notamment c'est que c'est une école dans la variable d'ajustement c'est les enfants donc les gamins ils souffrent et ils sont c'est une école de souffrance en fait pour plein de gamins il y en a plein qui nous le disent donc on est là-dedans et c'est ça aujourd'hui la grève la grève c'est pas juste faites des tests il faut être sérieux on fait pas une grève parce que juste les tests les tests c'est vraiment la goutte qui a fait déborder le vase en fait ça fait deux ans que la communauté éducative elle s'en prend plein la gueule et qu'on a un gars qui reçoit de temps en temps qui écoute à la fin il fait ce qu'il veut le meilleur exemple c'est là cette semaine quand j'ai parlé avec Carla Dugot qui est la coprésidente de la FCP aujourd'hui ils ont une réunion avec les parents d'élèves il dit deux trois trucs bon ben on dit que c'est pas terrible mais bon voilà on entend ce qu'il dit après bon on se mobilisera il va dans les médias et il raconte autre chose et il en a rien à se couper en fait donc voyez c'est ça c'est ça aujourd'hui le dialogue social c'est pas d'apprendre des nouvelles dans la presse le dialogue social c'est de se mettre d'accord autour de la table et de dire bon on n'est pas d'accord sur tout mais au moins on va trouver consensus et surtout c'est pas de dire on va se fâcher parce qu'on n'est pas d'accord avec lui enfin voilà c'est ça Blanquer donc aujourd'hui oui il prend pour tout le monde mais vous savez ce truc en vase clos où le gars il décide tout seul etc.
sans consulter vous savez c'est la marque de fabrique de la Macronie moi je vais être très simple avec ça donc le président de la république aussi il est moulié là-dedans donc ça serait pas juste de dire c'est Blanquer c'est Blanquer après s'ils veulent le virer ça c'est pas mon problème moi je suis on n'est pas là pour appeler pour virer un gars mais c'est pour ça que c'est important aujourd'hui notamment pour ceux qui sont dans l'alternative qui sont dans la revendication et qui en ont plein le dos de vraiment comprendre que c'est des gens intelligents que c'est un système qui est en train de se mettre en place c'est une doctrine et la doctrine c'est pas l'école ouverte la doctrine c'est de c'est de créer les conditions légales les décrets et le fonctionnement et surtout de faire comprendre à la population qu'il n'y a pas d'autre alternative que d'aller vers le business parce qu'en gros les profs c'est des feignants les parents sont des cheurs et les gamins c'est des relous donc il faut vraiment comprendre ça que la caricature de toute la communauté éducative pendant ces 5 années permet en fait de faire croire à tort que la seule solution c'est le business et aujourd'hui avec les tests on a compris qu'en fait c'était pas la solution donc tout le monde est emmerdé parce qu'on dit bah c'est quoi la solution bah la solution vous savez c'est de réfléchir c'est de travailler c'est de faire un front commun dans la communauté éducative pour dire de toute façon on reviendra pas à l'école d'avant parce qu'elle faisait mal aux enfants aussi voilà elle posait des problèmes d'orientation qu'il va falloir faire preuve d'intelligence faire preuve de consensus trouver ce qui nous réunit pour proposer autre chose parce que de toute façon vous savez ça fait des millions d'années qu'on est sur la terre il y aura un après Blanquer il y aura un après Macron mais par contre la question aujourd'hui c'est un enjeu civilisationnel c'est comment on avante une école qui réponde aux enjeux et c'est pas le cas et je vous donnerai un dernier exemple sur ce que vous dites même si je suis un peu long je m'excuse pour vous et vos auditeurs mais vous savez tout le monde dit et Blanquer le premier dit l'écologie c'est hyper central ouais c'est hyper central le réchauffement climatique la bouffe etc ok sauf que il n'y a qu'une seule spécialité écologie dans la réforme du lycée elle n'est pas dans le lycée général elle l'est pour les lycées agricoles et les lycées agricoles dans notre pays ne dépendent pas de l'éducation nationale ils dépendent du ministère de l'agriculture il n'y a que le gars qui va dans les médias repris dans tous les médias ouais il est écolo il a fait les éco-délégués etc en fait tout ça c'est bidon tout ça c'est de la com en réalité l'écologie elle se fait dans les lycées agricoles et le lycée agricole c'est les lycées pros donc aujourd'hui si on ne s'intéresse pas aux lycées pros qui sont vraiment le cœur de la déconstruction du rôle et du sens des enfants qui vont être des professionnels demain on n'aura rien compris à ce qu'est la Macronie c'est-à-dire le fait d'externaliser la formation professionnelle et une partie de la formation générale vers ceux qui veulent utiliser l'école comme un lieu pour accentuer et aider le business à faire de la croissance et là-dedans la valeur justement c'est nos gamins
Merci beaucoup Rodrigo Arrina c'est bonne journée de grève et d'action à vous et à nous et à vous qui nous regardez et qui en serez également à présent on va aborder un sujet à la fois inquiétant et passionnant l'autre arme de l'empire Bolloré pour manipuler les médias certes Bolloré contrôle directement un nombre de plus en plus grand de publications mais le milliardaire breton a une autre arme Avas un des géants mondiaux de la communication Avas dont le modèle économique est très clairement d'imposer aux médias l'agenda de ses clients c'est-à-dire de grandes institutions et de grandes entreprises il se trouve que notre confrère Loris Guémard du site spécialisé Arrêt sur image est parvenu à se procurer des documents confidentiels qui mettent à nu certaines des méthodes de Avas Bolloré avant de parler avec lui regardons un petit magnéto
Personnellement j'ai aucun réseau social donc je pense pas qu'on puisse avoir des données qu'on puisse utiliser contre moi ça c'est pas vrai ah ouais super ça c'est pas vrai parce que si des gens que tu connais eux disent des trucs qui te concernent sur différents sites alors par regroupement on peut peut-être savoir des choses sur toi quand tu vas sur un site je sais pas de foot on sait que cette adresse IP là ce profil là il aime bien le foot moi ce que je ressens en tant qu'utilisatrice j'ai un téléphone je suis super connectée je peux pas vivre sans partager mes données enfin en fait de ce que je connais du big data c'est un truc énorme qui nous dépasse à première vue
ce qu'on vient de voir c'est une vidéo d'information produite par un média pour sensibiliser sur les dangers de ce qu'on appelle le big data mais on verra avec Loris Guémard que c'est plus compliqué que cela bonjour Loris bonjour Théophile merci d'être avec nous ce matin avant de parler de cette vidéo à proprement parler est-ce que tu peux nous pitcher ton enquête sur les méthodes de l'agence Avas de Bolloré pour manipuler les médias comment tout ça a commencé et jusqu'où tu es arrivé
oui alors sans trop en dire évidemment protection des sources oblige disons que on a découvert un document qui a été mis en ligne sur Twitter mais que absolument personne n'avait repéré parce que ça n'était pas un tweet qui est devenu viral tout simplement il y en a énormément comme ça et c'était notre travail de les trouver et en fait ce document c'est la réponse à un appel d'offre de l'INRIA qui est en fait l'équivalent du CNRS en France mais exclusivement pour les technologies du numérique donc c'est appelé à prendre une importance déterminante déjà maintenant et puis dans les années à venir et en fait ce document qui était donc présenté pour emporter un marché public de communication d'influence puisque ça s'appelle comme ça c'est-à-dire du lobbying en gros à la fois auprès du grand public des responsables politiques et des grands médias et des prescripteurs d'opinion comme les appels l'AVAS afin de séduire l'INRIA et donc sur 150 pages ils expliquent ce qu'ils comptent faire ou ce qu'ils peuvent faire pour que alors on ne parle pas forcément des chercheurs ici on parle bien de l'INRIA en tant qu'institution pour la mettre en valeur pour que celle-ci soit présente dans l'esprit des politiques au quotidien ce qui on suppose peut permettre de décrocher par exemple des budgets de recherche et en fait ce document est similaire à ce que présente Avas ou beaucoup d'autres agences de communication il se trouve qu'Avas est le leader français et un des leaders mondiaux donc c'est plutôt le modèle c'est ça qui nous a intéressé notamment dans cette chose-là c'est que là on a vraiment le modèle de ce qu'une agence de communication de très haut niveau peut proposer à ses clients pour parvenir à ce que son message soit relayé par les médias
Est-ce que vous avez quelques exemples justement des produits ou alors des tactiques de subversion finalement du vrai rôle des médias qui sont mis en avant par Avas pour séduire Inria dans cet appel d'offres et des techniques qui en réalité viennent comme pour contrer l'éthique professionnelle journalistique
Alors on constate d'un côté qu'il y a ce que nous on a appelé avec notre notre propre méchanceté habituelle les gentils médias c'est-à-dire les médias qui sont cités logo à l'appui par Avas pouvant faire l'objet d'opérations de communication et surtout de relais de ces opérations de communication Alors il y a ceux qu'il va falloir convaincre de le faire gratuitement en fait c'est-à-dire en général on y trouve les très grands médias et la presse quotidienne régionale on peut avoir l'Inria enfin Avas envisage pour l'Inria la publication d'une tribune très flatteuse dans le monde souhaiterait faire un grand sondage qui permette d'obtenir un dossier une dans le point ça peut être aussi un article en exclusivité dans le parisien on constate également une très forte croissance de ce qui était autrefois appelé publi-reportage et que maintenant on appelle partenariat ou publicité native qui passe par tous les nouveaux médias que sont par exemple Brut, Combini ou Vice où là l'objectif ça va être clairement de payer pour faire passer des vrais faux articles des vraies fausses vidéos qui en fait sont plus ou moins masquées par ces médias-là puisqu'en fait ils vendent leur crédibilité à ces annonceurs afin de redorer ou de dorer plutôt l'image de l'Inria et puis sur ces 150 pages il y a quand même deux pages qui sont consacrées aux méchants médias parce qu'il y a des méchants médias aussi c'est-à-dire On les qualifie comme ça parce qu'en fait c'est très significatif dans le document il y a 50 pages d'opérations avec tout un tas de médias puis il y a d'autres qui n'y figurent jamais et ceux-là on les retrouve à la fin on les retrouve sous l'intitulé de communication de crise c'est-à-dire qu'il est considéré je vais les nommer il y a Mediapart il y a Cache Investigation il y a le Canard Enchaîné il y a la lettre confidentielle la lettre A qui est très lue parmi les pouvoirs et qui est très chère mais qui sort beaucoup d'infos et alors pour cela il va falloir une communication de crise c'est-à-dire qu'il n'est pas du tout envisagé de répondre sincèrement et de se dire qu'effectivement peut-être qu'il pointe des problèmes réels sur lesquels il faut agir non le but ça va être de répondre sur le plan de la communication avec une coordination interne, externe une mobilisation de gens qui pourraient contrer les enquêtes de ces médias-là et donc il apparaît de manière très transparente ce que sont les médias pour Avas et pour beaucoup pas tous évidemment mais pour beaucoup d'entreprises de communication c'est-à-dire que voilà on espère un relais de beaucoup de médias et puis il y en a d'autres qu'on se contente de craindre on va dire
Alors ce qui est quand même troublant c'est que Avas donc l'institut de communication de Vincent Bolloré peut promettre à ses clients de faire publier une tribune dans le monde ou bien de faire publier une dans un hebdomadaire comme s'ils avaient porte ouverte dans ces médias alors peut-être que c'est survendu mais le fait qu'une boîte qui peut acheter des espaces de publicité peut aussi demander du rédactionnel est-ce que ça n'entre pas en jeu dans leurs croyances qu'ils peuvent finalement faire glisser glisser dans les médias normaux des médias classiques et même des médias prestigieux des produits qui sont des produits d'influence qui sont finalement masqués parce qu'une tribune dans le monde n'est pas censée provenir des intrigues d'une agence de communication
alors je tiens effectivement à confirmer ce que tu disais au tout début de cette question c'est-à-dire que c'est aussi une manière pour l'agence de vendre son propre produit donc elle fait beaucoup de promesses elle n'y arrive pas forcément c'est important à noter puisque là typiquement Avas est en charge de la communication de l'INRIA depuis quelques mois il y a certains éléments de la stratégie qui ont été déployés mais dans l'ensemble pour l'instant les médias dont Avas espérait des choses ne l'ont pas fait donc c'est quand même à noter mais effectivement les mécaniques internes des rédactions des grands médias je pense notamment tu l'as dit la mécanique des tribunes libres qui est très importante effectivement permet d'envisager ce genre d'opérations de communication ce qui par exemple n'est pas du tout le cas avec le canard enchaîné Avas n'envisage pas qu'on puisse faire passer un papier de com dans le canard par contre elle envisage clairement le fait de pouvoir passer des éléments de communication dans tout un tas de grands médias et moi je tiens à marquer quelque chose qui est qu'il y a les grands médias et puis il y a aussi tous les nouveaux médias alors je ne parle pas du média évidemment mais je pense aux médias d'infodivertissement type comme je l'ai dit tout à l'heure à Brut Combini et Vice entre autres mais ce sont parmi les principaux qui vivent quasi exclusivement de ce genre d'opérations de publicité cachées je dis cachées parce que par exemple je vais donner l'exemple de Brut qui est très significatif et qui a donné lieu à une vidéo de l'Inria que vous avez montré à vos spectateurs tout à l'heure qui est qu'en fait il va être marqué en partenariat avec une marque sur le site de Brut mais ça n'est jamais marqué dans la vidéo c'est-à-dire si quelqu'un vous partage la vidéo ah t'as vu même si t'es pas sur Facebook t'es tracé mais en fait la personne n'a absolument aucun moyen en regardant la vidéo de savoir qu'en réalité c'est une publicité que l'expert qui s'exprime dedans c'est un vrai chercheur mais en fait il le fait à titre publicitaire pour son institution il n'est pas là pour le montage n'est pas fait pour donner de l'information le montage est fait exclusivement pour que l'INRIA soit contente d'avoir une très belle image et d'être quelque chose d'important
alors dans les exemples finalement de préconisations de Havas qui ont eu un succès dans le cas de ce client particulier qui n'est pas le pire parce que c'est un institut de recherche il y a les médias Bolloré notamment CNews qui reprend si j'ai bien compris ton article des éléments qui sont qui entrent dans un plan de com
oui alors c'est la grande stratégie qu'on retrouve concrètement par rapport aux documents on n'y retrouve pas les éléments directement mais on y retrouve la stratégie là en l'occurrence la stratégie c'était de faire un sondage un petit peu bidon sur les français et le numérique parce qu'évidemment les français vont dire c'est important le numérique et du coup l'INRIA elle va dire regardez les français ils disent que c'est important le numérique vous comprenez bien que c'est un enjeu effectivement qui nécessitait de dépenser des milliers d'euros pour qu'on le sache en 2021 2022 même et la stratégie dans ce cas-là sur le cas d'un sondage c'est de le proposer en exclusivité à un média ils appellent ça prescripteur c'est-à-dire qui va influencer sur les autres médias possibles alors visiblement la stratégie a légèrement échoué puisqu'en fait en l'occurrence le média prescripteur ils sont allés le chercher dans la maison de Bolloré c'est CNews qui a dévoilé en exclusivité un document qu'ils se sont procurés enfin Kavas en gros leur a gentiment transmis et qu'ils ont gentiment recopié pour dire oui c'est formidable pour mettre en avant ce sondage habituellement quand ça fonctionne ce genre d'opération se fait plutôt avec le Parisien en l'occurrence Avas mentionnait le Parisien et le Figaro ou le point pour ce genre d'opération là on constate que ça a plutôt échoué puisqu'ils se sont retrouvés à le passer dans CNews
mais c'est quand même un média influent et en plus le groupe Bolloré vient de racheter Prisma Presse qui a Voici Capital à ce nombre de médias de plus en plus influents donc finalement posséder à la fois une agence de com et des médias ça peut aider à ce genre d'opération est-ce qu'il ne faudrait pas peut-être réfléchir à interdire en fait à des sociétés de communication de posséder des médias tout simplement est-ce que ça ne peut pas entrer dans le domaine des propositions politiques justement à la faveur de cette élection de cette élection présidentielle puisqu'on se rend bien compte que l'agence de com a ses médias et en fait elle les utilise pour finalement elle est payée deux fois elle est payée par la publicité classique qu'elle attire sur ses médias aussi par les opérations de ce type est-ce qu'il n'y a pas quelque chose de profondément malsain à ce que ce type d'agence en tout cas les propriétaires de ce type d'agence contrôlent des médias
alors il y a quelque chose de profondément malsain effectivement maintenant sur un plan législatif je pense que c'est extrêmement compliqué puisqu'en fait on parle de filiales différentes d'un même groupe c'est-à-dire qu'il faut remonter un certain nombre de niveaux capitalistiques pour arriver aux mêmes propriétaires donc en termes législatifs je laisse ça aux députés et aux sénateurs mais il y a un grave problème il n'y a aucun doute là-dessus en particulier à cause de Vincent Bolloré puisqu'en fait Vincent Bolloré pousse un système et ses failles existantes à son paroxysme ici il l'avait annoncé très clairement notamment quand il avait repris télé devenue CNews c'était que par exemple à l'antenne de CNews on allait vendre un artiste universal qui ensuite allait se produire dans une salle de Bolloré et là on le constate de manière très transparente c'est-à-dire Avas a besoin de faire passer un sondage d'en faire quelque chose d'un événement de communication il n'y est pas parvenu avec des médias non Bolloré du coup il y a toujours le média Bolloré pour pouvoir faire passer ce type de propagande une propagande commerciale institutionnelle puisque c'est l'INRIA mais cet article n'a absolument rien d'informatif le sondage n'a que très peu d'intérêt me disent les chercheurs de l'INRIA et effectivement en fait Bolloré expose les failles de notre système par ses pratiques
avant cette enquête tu avais farfouillé du côté du géant de l'internet Google et écrit un article où tu racontais comment Google se paie les médias et les menaces
ah oui ça tombe bien parce que je l'ai avec moi alors vous avez peut-être eu ça dans votre dans votre Télérama dans votre Point dans votre L'Express enfin peut-être du coup plutôt dans votre Télérama ou dans votre Lops tous les magazines du groupe Le Monde sont concernés Courrier International également en fait ça a été glissé là on est au cinquième numéro en fait c'est une publicité géante et en fait c'est un c'est un magazine complet dans lequel on trouve par ailleurs des interviews de vrais gens mêlés à des interviews de gens de Google qui nous disent à quel point Google est absolument formidable ça s'appelle alors voilà on revient à ce que je disais sur Brut, Combini et Vice c'est un peu le nouveau modèle des médias en termes de recettes publicitaires c'est des publis rédactionnels d'un nouveau genre d'ailleurs le journaliste pardon mes excuses la personne qui a fait ce magazine chez l'agence TBWA qui est une des plus grosses agences de publicité en France est un ancien journaliste du magazine Society c'est-à-dire que là on voit un mélange des genres qui est absolu c'est-à-dire un journaliste fait un vrai faux magazine qui est en fait une vraie publicité destinée à ce que Google puisse en fait dire à quel point il est magnifique et gentil et sympa c'est distribué quand même jusqu'à 1,6 million d'exemplaires donc je veux dire c'est quand même dans beaucoup de foyers français parce qu'en fait tous les gens qui sont abonnés ils n'ont rien demandé ils le reçoivent juste c'est-à-dire les suppléments télé
ou les suppléments féminins dans la presse quotidienne
exactement c'est le même principe c'est glisser dans le blister aux abonnés souvent les rédactions ne sont même pas au courant ici alors je ne sais pas si on va le voir mais alors ici je tiens à préciser que les rédactions peuvent résister mais souvent la résistance est bien faible notamment pour le lecteur c'est-à-dire que par exemple chez Télérama je ne sais pas si vous allez le voir mais en gros ce petit encart rouge eh bien c'est il indique que la rédaction n'a absolument rien à voir avec ce supplément mais enfin on sait que la plupart des lecteurs ne vont pas le voir
personne ne va le voir alors je sais que tu dois partir je peux rester un peu parce qu'en fait j'ai toujours envie d'évoquer toutes ces questions avec toi j'aimerais savoir bon toi tu es dans un poste d'observation un peu les bœufs carottes de notre profession alors est-ce que dans les échanges que tu as avec nous avec la profession de manière générale est-ce que nous sommes conscients est-ce que la profession est consciente de ces menaces de plus en plus sournoises contre ce qui fait son identité c'est-à-dire l'existence d'un mur étanche entre l'information et la communication est-ce que c'est quelque chose qui monte non
n ou n je vais être clair non il y a un certain de journalistes un certain nombre de sociétés de journalistes que je ne cite pas toujours dans mes articles mais à qui je parle qui s'en inquiètent typiquement n'imaginez pas que ce petit encart dans Télérama signalant que c'est de la pub c'est fait par la magie du Saint-Esprit ce petit encart a été très chèrement négocié entre les rédactions et leur direction c'est-à-dire par exemple on parlait du content de tout commerce il y a une heure souvent il y a un petit encart la rédaction n'a pas participé à ce machin ça s'est toujours négocié de manière très dure mais alors clairement pour l'instant les journalistes en ont perdu quoi en fait
on a parlé dans la titrologie d'un article d'Acrimed sur le content tout commerce le contenu simili journalistique créé pour pousser les lecteurs à acheter des téléphones ou des voitures alors en gros il y a quelque chose qui ressemble à un article sur internet si tu cliques et que finalement tu as réussi à acheter le média qui a poussé cet article entre guillemets et bien il reçoit une commission de 5 à 15% en général je suppose carré sur image vous travaillez aussi dessus sur le content tout commerce
alors en fait on en a même parlé de manière assez détaillée il y a quelques mois puisqu'on a fait une série de deux articles sur justement ce qu'on appelle la publicité native c'est-à-dire cette publicité qui est dissimulée en contenu rédactionnel et journalistique ça peut être du coup voilà c'était le cas du magazine de Google c'est le cas des pubs reportages de la pub d'en brut par l'INRIA c'est le cas du content tout commerce qui en est une autre forme un peu plus vicieuse puisqu'elle se déguise en journalisme communication et il faut savoir que par exemple les articles content to commerce sont des articles qui sont dans Google Actu pour beaucoup de journaux ce qui est théoriquement strictement interdit par les règles de Google Actu mais Google faisant extrêmement mal respecter ses règles en la matière en fait si vous allez sur Google Actualité vous allez trouver énormément de contenus qui sont de la pure communication ou de la pub ou les deux mêlés selon que c'est de la communication institutionnelle ou de la pub et en fait vous n'avez absolument aucun moyen de le savoir alors je vous invite le plus souvent quand vous avez un doute à aller en bas de l'article parce que c'est souvent en bas et en petit que vous allez trouver ce qui a été durement négocié par les rédactions c'est-à-dire la rédaction n'a pas participé dès que vous voyez la rédaction n'a pas participé au contenu de cet article vous pouvez être sûr que c'est de la pub mais c'est très bien déguisé et la plupart des gens ne vont pas effectivement jusqu'à la fin quand ils arrivent à la fin du texte ils se disent que l'article est terminé sauf qu'en fait non parfois il y a un petit encart en dessous si vous avez un doute c'est pareil pour Brut souvent ils sont obligés légalement d'indiquer que c'est une publicité alors ils vont le masquer ils vont indiquer partenariat partenariat avec une marque ils vont le faire de la manière la plus subtile possible ils ne le feront pas dans les vidéos ils le feront sur leur site ou sur les réseaux sociaux où ils mettent la vidéo mais voilà il faut être très attentif en fait on sait aujourd'hui et ça c'est vraiment un apport de la recherche des chercheurs notamment aux Etats-Unis et au Canada puisqu'ils ont beaucoup d'avance en la matière là-dessus sur l'étude de ce type de phénomène en fait on sait qu'une très grande majorité de lecteurs sont trompés et que quand les lecteurs le découvrent ça a un impact extrêmement fort sur la confiance envers les médias qui s'y prêtent et moi je regrette à titre personnel que alors je trouve très bien qu'on fasse plein de bruit sur les questions de complotisme de fake news de machin mais en fait si à côté on passe de la pub cachée en permanence pour tromper ses lecteurs j'ai un peu tendance à me dire qu'il faudrait peut-être d'abord se regarder nous-mêmes en tant que médias avant d'aller critiquer des postes Facebook voilà
alors dernière question est-ce que finalement le rachat par Bolloré de Prisma Press qui a beaucoup de ce qu'on appelle des consumer magazines ou alors des magazines féminins des magazines spécialisés est-ce que ça va pas renforcer ce phénomène de comment dire de publicité cachée cette ligne qui consiste finalement à accompagner des actions de communication avec les médias plus qu'à les décrypter via les médias
oui alors Vincent Bolloré n'est pas d'une immense subtilité donc je dirais que oui mais que c'est pas le principal danger du rachat de Prisma Press pour l'instant il y a déjà deux effets très perceptibles que je peux citer qui sont des faits il y en a un qui est que le magazine Néon n'existe plus et est passé en version numérique seulement le magazine Néon traité d'enjeux sociétaux plutôt il était plutôt plutôt à gauche voilà il n'existe plus alors ça n'est pas forcément directement attribuable à un coup de téléphone de Vincent Bolloré sinon on en aurait fait un article mais en tout cas ça donne un indice de où va Prisma et l'autre indice c'est le magazine Capital qui pour l'instant existe encore qui travaille encore par contre si vous le regardez attentivement vous observerez que depuis que Vincent Bolloré est propriétaire de Prisma il n'y a plus d'articles négatifs sur Vincent Bolloré ce qui est bien pratique parce que Capital était un des voire le dernier magazine d'enquête économique de ce pays et qu'il traitait très régulièrement de Vincent Bolloré et de tous ses amis du CAC 40 en l'occurrence pour l'instant on va dire le sentiment à la lecture de Capital c'est que la rédaction fait extrêmement attention à ne plus parler de Vincent Bolloré
en tout cas merci Loris je rappelle d'ailleurs tu peux le rappeler les articles que tu as consacré le titre de l'article que tu as consacré à Avas c'est ?
alors c'est dit Avas dessine-moi un plan com à 191 000 euros oui puis ça coûte un peu d'argent public quand même et puis je voudrais également dire qu'il ne faut pas hésiter à aller voir notre site Arrêt sur image c'est deux articles de contenu c'est-à-dire article ou vidéo gratuit chaque semaine votez par les abonnés donc vous pouvez lire des choses même si vous n'êtes pas abonné et que on vous permet de nous découvrir pour un euro donc voilà pour découvrir un journal le prix d'un café on ne parle pas à Paris mais hors de Paris le prix d'un café ou alors vraiment au comptoir à Paris c'est le prix du sucre
dans le café
voilà n'hésitez pas à aller voir en tout cas on traite des médias et de leurs coulisses
alors je rappelle à mon tour que comme le média Arrêt sur image ne vit que du soutien de son public de ses abonnés pour lire toutes les enquêtes de l'ORIS et de toute l'équipe et pour soutenir le travail d'Arrêt sur image vous pouvez vous abonner c'est un euro pour essayer et c'est 4 euros par mois à la fin c'est pas très cher et ceci n'est pas de la publicité mais de la confraternité sur ces mots je vous dis au revoir nous sommes arrivés au terme de la contre-matinale d'aujourd'hui si vous avez aimé mettez des petits pouces bleus partagez dans vos réseaux et si vous le pouvez faites nous un don unique ou mensualisé ou abonnez-vous et devenez sociétaire de notre coopérative d'intérêt collectif bonne journée à vous