NICE NE DOIT PAS DEVENIR MARSEILLE !
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Tout euh on va commencer par euh prendre la direction de Nice à nouveau. Je vous le disais euh on revient sur ce qui s'est passé. Cette nouvelle fusillade qui a fait euh de morts cinq autres personnes ont été blessées et tout ça semble être lié évidemment au narcotrafic.
Nous sommes avec Éric Set Sie président de UDR et député des Alpes Maritimes. Merci Éric Sieti d'avoir accepté de réagir sur ces news et et Domini news weekend. Que se passe-t-il dans votre belle ville de Nice et Erik Siioti ?
Ben, c'est une dégradation euh permanente. La violence gagne Nice et aujourd'hui l'enjeu, c'est de dire que nous ne voulons pas que Nice ressemble à Marseille, que Nice connaisse cette dérive, ce fond de narcotrafic qui fait que ici dans ce quartier des Moulins, mais dans beaucoup de quartiers de notre ville s'installe une forme de terreur. Il y a eu l'année dernière ici au Moulin sep morts.
La plupart des enfants victimes d'un incendie provoqué par des narcotraafiquants. Hier soir, deux morts, cinq blessés graves. C'est terrifiant.
La violence s'installe et on a face à cette violence des pouvoirs publics, un gouvernement, un maire qui ne font que parler et qui refusent de prendre les vraies mesures pour combattre ce trafic de drogue, pour éradiquer aujourd'hui ces narcotrafiquants et pour protéger nos populations. Il y a un sentiment de colère. Je viens d'échanger avec les policiers du commissariat des Moulins qui font un travail extraordinaire, courageux, sous l'autorité du préfet, ils font leur job mais la tâche est immense.
Il manque de moyens, il manque d'effectif. 250 effectifs en moins en quelques années à Nice et dans les Alpes Maritimes. Il n'y a que trois policiers la journée pour protéger ce quartier des moulins.
Il y a 5 points de deal. Ils sont connus, ils sont recensés au maîtres près. Cette situation, elle est insupportable.
On a on a un petit souci tectime, on va vous retrouver assez rapidement Éric Siotier. On va on va rétablir la la connexion. Ce qui est important de dire avant de de retrouver Eric Sioti, c'est qu'il y a un certain nombre de forces de l'OT qui ont été mobilisées sur la demande du préfet des Alpes Maritimes.
Exactement. Eric Soti d'ailleurs en a parlé de ce manque d'effectif de policiers sur le terrain. Il faut savoir qu'à Nice, il y a 550 policiers municipaux donc payés par la ville.
Il y a également 1200 policiers nationaux. Mais le problème c'est que sur ces 1200 policiers nationaux, c'est ceux qui sont réellement sur le terrain. Puisque sur ces 1200 policiers, il y a les administratifs, il y a l'étatmajor, il y a la police judiciaire qui ne font pas de la sécurité du quotidien comme on peut dire.
Et donc une source policière m'a indiqué qu'en fait sur ces 1200 policiers nationaux, il n'y en aurait en réalité qu'une petite centaines qui sont vraiment réellement sur le terrain à chaque moment. Euh on a retrouvé Écotti. Euh voilà, merci, merci d'être avec nous, pardonnez-nous.
Euh petit problème technique mais ça arrive. Vous faisiez référence à Christian Estros et et je vous lis la la communication de Christian et Estros à l'instant sur le réseau X. Je viens d'échanger longuement avec le ministre de l'intérieur Buoro Taillot après la fusillade d'hier soir en Moulin.
J'ai demandé que des renforts permanents soient affectés à Nice dans le quartier. Je remercie pour son écoute et l'envoi des forces supplémentaires. Je suis à ses côtés pour réclamer au plus haut niveau de l'État des moyens supplémentaires pour la police et la gendarmerie aussi pour lutter plus fermement contre l'immigration dont on sait qu'elle nourrit le narcobanditisme et le narcoterrorisme.
Voilà, je me devais de vous lire également le le comment le la communication de Christosi. Je rappelle que vous êtes également candidat à la mairie de Nice. Ericiotti.
Oui, j'ai eu euh également le ministre de l'intérieur, il m'a dit la même chose. Voilà, ce sont des paroles. Vous savez ce matin, un policier m'a dit euh "Les compagnies de CRS vont rester aussi longtemps que les caméras de C News et de BFM." Voilà.
Donc quand vous partirez et bien il y aura dans quelques jours lorsque l'émotion par rapport à cet acte de barbarie se dissipera, ces compagnies de CRS partiront et les habitants resteront face à leur impuissance. Et les discours et les promesses de monsieur Estros et des macronistes qui l'incarnent et qui représentent s'échapperont. Là aussi ce qu'il faut c'est changer de braquer et aussi je le dis changer ce qui incarne quelque part cette politique laxiste que ça soit à Nice ou à Paris.
On ne peut pas apporter des solutions avec ceux qui ont échoué, ceux qui ont eu la main qui tremble ceux qui refusent de s'attaquer à l'immigration. Derrière tout cela, il y a des réseaux aussi qui utilisent l'immigration clandestine dans les victimes et peut-être dans les auteurs. Hier soir, il y avait des mineurs isolés clandestins qui sont utilisés par les réseaux de narcotrafiquants.
Il y avait des étrangers. Donc il y a ce problème de l'immigration, il y a le problème de la consommation aussi. J'ai demandé au préfet des Alpes Maritimes qu'il y ait il a utilisé des ce qu'on appelle des interdictions de paraître dans le quartier administrative pour des personnes qui ont été condamnées des dealers.
Moi je demande que ces interdictions de paraître elles soient aussi appliquées au consommateur qu'on nomme les consommateurs, qu'on mette une liste dont vous allez dont vous pourriez avoir connaissance vous les médias pour dénoncer ce qui nourrissent ce trafic. Il faut s'attaquer au debout de la chaîne, la consommation qui est banalisée, monter les amendes forfaitires au moins à 1000 € et puisse s'attaquer au haut des réseaux de criminalité. Ceux qui font assassiner, ceux qui aujourd'hui gagnent des centaines de milliers d'euros par semaine.
Voilà. Tout à l'heure, les policiers me disaient qu'il y avait ici au Moulin cinq points de deal. On a calculé le chiffre d'affaires d'un de ces points de deal. celui qui est en cause manifestement dans cette affaire, c'est au moins 5 millions d'euros par an.
Voilà. Donc face à cela, il faut arrêter avec les discours, la communication, il faut en faire une guerre nationale. Il faut s'attaquer à tous les leviers de ce narcotrafic à Nice partout en France.
Il en va de la sécurité, de la protection de nos concitoyens. J'ai longuement échangé ce matin avec des habitants des des moulins. Vous savez, j'y étais cette semaine cette semaine avant la fusillade, j'ai rencontré une personne qui avait une dame âgée qui avait reçu une balle perdue.
Elle a assisté à un assassinat devant ses yeux. Elle a reçu une balle dans le ventre il y a quelques années. Elle n'en peut plus.
Elle vit dans un logement insalubre parce que le bailleur social ici, Code d'Azur Habitat dirigé par le premier adjoint, monsieur Estros, laisse ses habitants aujourd'hui très largement à l'abandon dans des logements qui sont très largement insalubres au milieu souvent des rats. Et bien cette dame veut changer de logement, on ne l'écoute pas. Pourtant, elle a été victime, elle a subi dans sa chair et elle vit dans la terreur jour et nuit les volets fermés.
Ça suffit. Il faut dire stop. Il faut enfin que que le gouvernement se réveille, que l'État se réveille.
Et bien sûr, ceux qui ont failli ne pourront pas être les acteurs de ce redressement. Merci beaucoup Éricoti d'avoir accepté de réagir sur l'antenne de ces news et dans Midi Weekend. Je rappelle que vous êtes président de l'UDR et député des Alpes Maritime mais également candidat à la mairie de Nice.
Et je remercie Franck Trivia qui était à vos côtés pour organiser ce direct. Une petite réaction très rapide. Karim H.
Non mais c'est extrêmement grave en fait ce que j'ai trouvé l'entrevue intéressante parce que oui au final ce sont les populations qui souffrent les mê qui tr toujours et on ne les entend pas beaucoup effectivement parce que ils sont ils se retrouvent un peu démunis. On a vu que il y avait des victimes collatérales, des victimes des personnes qui peuvent euh mourir. Il y avait on se rappellera de cette jeune fille qui qui est morte même dans sa propre chambre dans une petite ville comme ça en raison du narcobanditisme.
Donc euh c'est c'est un travail de longue haleine sur la consommation. Je pense qu'il y a des choses à dire. Oui.
Euh qu'est-ce qui pousse les gens à consommer autant aujourd'hui ? Il y a d'un côté la stratégie des narcobandis. En fait, souvent on va aller en donner même à des jeunes, on va donner gratuitement de la drogue pour les les entraîner et créer ce cycle de dépendance.
Et de l'autre côté, il y a aussi cette banalisation, hein, de l'espèce de plaisir de la consommation. C'est banalisé. Euh il y a pas forcément aussi beaucoup de de campagnes pour la prévention des choses comme ça.
Donc c'est un facteur. Et l'ampleur aussi de ces points deal, cet argent, cet argent immense. On est qu'on évalue là, c'est des milliards et des milliards d'euros euh chaque année.
Donc on voit que le combat pour lutter contre le narcobanditisme, c'est extrêmement difficile mais en même temps on n pas le choix de mettre effectivement des ressources et peut-être plus largement, je dirais peut-être une réflexion peut-être un peu plus philosophique là-dessus. Mais euh cette idéologie un peu euh 68 tardes hein, qui nous qui a été imprégné comme ça pendant des dizaines d'années, il est interdit d'interdire. on est un peu dans cette espèce de naïveté droit de que on n'ose pas finalement proposer un vrai cadre, proposer de véritables sanctions.
Donc moi, je pense que tout ça ça fait partie aussi dans l'état dans lequel on se retrouve aujourd'hui. Alors, notre actualité que nous suivons avec attention
Éric Ciotti