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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 27 janvier 2026 42 min

LR : la tentation de l'union des droites aux municipales

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

C'est l'heure du second débat de ce sens public. Un zoom sur les enjeux des élections municipales. Vous savez que jusqu'au 15, 15 et 22 mars, on va vous proposer régulièrement chaque semaine des zooms soit thématiques, soit sur les principaux partis.

On avait commencé par le Rassemblement national. La stratégie des Républicains peuvent-ils conquérir Paris, Lyon, Marseille ? Vont-ils subir la concurrence du RN justement dans les campagnes, dans les villes moyennes ?

La perspective d'une union des droites ? Qu'est-ce que ça provoque à l'intérieur du parti ? Avant de répondre à toutes ces questions, illustration, on va à Bourambress.

Le candidat zémouriste est soutenu par des élus LR. Dans l'un reportage signé, Jérôme Rabier. Benoît de Boisson n'en est pas à sa première campagne.

Candidat malheureux aux législatives en 2022, sous l'étiquette reconquête, il vise cette fois la mairie de Bourcambress. Pour le bien de la ville et de ses habitants, on fait une réunion publique le mardi là. Cet avocat qui siège au conseil national du parti d'Éric Zemour est cette fois à la tête d'une liste où figure des élus LR locaux dont le vice-président du département l'Union de la droite.

Ah oui ou la droite. Ah bah bien sûr c'est pour ça qu'on le fait. Voilà pour le bien pour le bien de la ville.

Au niveau national LR ne soutient pas officiellement sa liste mais ne présentera pas de candidats. Une première dans la ville préfecture du département. Chacun peut venir avec son bagage personnel, mais en revanche, on s'oppose à ce que ces étiquettes soient des facteurs de division.

Donc, on les laissera de côté pour la liste. On ne sollicite pas d'investiture, on ne sollicite même pas de soutien, mais on laisse effectivement ceux qui veulent nous soutenir nous soutenir s'ils le souhaitent. Son souhait d'unir toute la droite et l'extrême droite locale se heurte cependant au choix du RN de partir seul en campagne.

Une liste menée par le député local Jérôme Buisson. Pour compléter le tableau, un autre ancien LR, Christophe Coclé, est aussi en campagne. Qu'on parle de l'insécurité, de l'écologie punitive, les commerces et le le désert médical.

On met ça là-dessus. Désormais encarté chez Horizon, Christophe Coclé déplore le choix de ses anciens camarades. Bah, c'est triste parce que c'est pas les valeurs des LR.

Moi, je me rappelle de ces valeurs LR de des valeurs golistes qui ont et je connais des LR qui ont ces valeursl et qui sont restées LR. euh fidèle à ça. Euh et là ce sont pas des valeurs golistes, hein.

On voit bien que Zemour c'est plutôt des valeurs de Pétin. Donc c'est tout ce que je je combats. Euh je trouve ça très triste en fait.

Toutes ces listes du centre à l'extrême droite rêvent de détrôner le maire socialiste de la ville Jean-François Debas, élu puis réélu depuis 2008 et à chaque fois dès le premier tour et qui a réussi à faire l'union à gauche. Le maire déplore ce qu'il considère comme une dérive de la droite locale. dans la région de Laurent voqué, c'est presque la logique de la dérive politique de de ce mouvement qui à force de coller aux thématiques de l'extrême droite finit par ne plus voir de problème à ce que les héritiers du général de Gaulle soient devenus les porteurs de valise des héritiers du maréchal Pétin parce que aujourd'hui c'est pas une union des droites, c'est une union de la droite derrière l'extrême droite.

Après 18 ans de mandat, il est attaqué par ses adversaires sur les thématiques de l'insécurité, du logement ou encore sur des aménagements cyclable présent en grand nombre dans la ville. Ce jour-là, c'est dans un club senior qu'il passe une partie de l'après-midi. Moi, je le prends pas.

Je lutterai toujours contre ces logiques de fracturation, d'opposition des des gens les uns aux autres qui sont la marque de fabrique des extrêmes. Euh et c'est aussi comme ça que je vois ce ce terme un peu théorique parfois de de cohésion sociale. Donc c'est c'est ce à quoi je vais m'attacher pendant ces mois de campagne.

Dans la préfecture de l'IN, seule une liste lutte ouvrière concurrencera le maire sortant sur sa gauche. L'union sera donc bien plus large dans son camp. De quoi aborder sereinement l'échéance électorale et on se demande si le parti LR, si les Républicains vont résister à cette tentation de l'Union des droites lors de ces élections municipales avec Claire Conruit.

Bonsoir, bienvenue. Vous êtes journaliste politique au Figaro et chargé du suivi de de la droite. Jean- Garcic, bonsoir et bienvenue historien présent de la commission internationale d'histoire des assemblées.

Vous publiez les avocats de la République, ceux qui l'ont construite, ceux qui la défendent. C'est chez Audil Jacob. Ga Sliman.

Bonsoir et bienvenue. Vous êtes président et cfondateur de Doxa. Vous nous livrez chaque mois euh le baromètre au doa mascaret pour la presse cotinienne régionale et public sénat.

Et une grande partie du baromètre de ce mois-ci porte justement sur les partis politiques, ceux qui sortent vainqueur ou pas de de la séquence budgétaire. On va simplifier et ça va vraiment bien nourrir nos nos débats. Peut-être on peut parler d'objectif pour commencer.

Clarc, est-ce que il y a un objectif affiché par le président de LR Bruno Rota pour ces municipales ? Oui, il y avait un objectif fort optimiste au vu des tendances qui se dessinent aujourd'hui. On Bruno Retaillot parlait de grandes vagues bleu enfin peut-être pas de grandes mais d'une vague bleue.

Je me rends compte que j'ai pas présenté Michael d'Armond qui est toujours éditorialiste pour s public parce que comme vous êtes [rires] là depuis le début de l'émission B voilà. Désolé Mel, allez-y et désolé de vous interrompre. Je je fais une erreur pour pour en en solutionner une autre.

Mais allez-y, je vous laisse continuer. Euh oui. Et donc euh donc euh c'est vrai qu'à mesure qu'on se se rapproche du scrutin, on sent que chez les républicains ça tire un peu euh la langue euh ne serait-ce que euh parmi les objectifs euh on va sans doute revenir dans le détail, mais euh les les grandes villes, je pense à à Paris, euh Marseille ou encore Lyon, à Paris, il y a une forme de fébrilité chez Rachid Adati avec une Sara Knafo qui mort un peu plus un peu plus durement la Moïse exactement à Marseille euh c'est très compliqué.

On on se résout de plus en plus à droite euh à à accepter que ça va être sans doute la gauche et à Lyon si si c'est monsieur Holas qui gagne, ça sera compliqué de revendiquer une victoire. sans doute la revendiqueront-ils mais ce sera pas une victoire chimiquement pure puisquil on l'écoutera tout à l'heure Jean-Michel Holas a a lancé sa campagne avec Laurent Boquier mais en disant je suis un candidat sans étiquette voilà soutenu par Renaissance donc c'est plus le candidat du bloc central on peut l'appeler comme on veut donc les victoires symboliques et les victoires en soi LR se prépare à à ne pas trop être optimiste. Ouais.

Alors, on on répète normalement quand on approche d'élection municipales, c'est un scrutin. Ce sont des scrutins, une multiplication de scrutins locaux. Très difficile d'en tirer une leçon nationale.

Ce sera sans doute encore vrai, Jean- Garig. Il y a peut-être un peu de la recomposition là de de l'échiquier politique à droite qui va se jouer quand même. Oui, c'est vrai parce que on on examine aussi très souvent les les villes de plus de 30000 habitants.

C'est c'est un test les villes de 30000 habitants. On on considère qu'il y a échec lorsque le parti au pouvoir en perd beaucoup, lorsqu'il est succès lorsque lorsqu'on en gagne. Et il faut savoir quand même que les dans les villes de plus de 30000 habitants, les LR qui ne représentent que à peu près 10 % des députés, ils ont un tiers [rires] des villes de plus de 30000 habitants.

C'est une force comme ils ont d'ailleurs un/ers des présidences de conseils départementaux, hein. L'implantation locale, territoriale, elle est très forte. Oui.

Et d'ailleurs elle l'illustration c'est ici au au Sénat avec une majorité elle est récente. L donc ça veut dire que l'enjeu il est particulièrement fort pour pour les LR et alors il est d'autant plus fort que il se passe quand même un phénomène dont on mesure la l'intensité depuis quelques années qui est la montée en puissance du Rassemblement national et la volonté du Rassemblement national justement de s'implanter dans les territoires. Ce qui fait queil y a certainement et même à coup sû, on va avoir des triangulaires, des codes angulaires et des endroits où précisément le le RN sera en position de faire de faire chuter les républicains.

Alors Ga on s'appuie sur un une des premières leçons de notre baromètre. Vous avez posé la question sur cette séquence politique budget 493 et cetera. La question c'est diriez-vous que les acteurs politiques suivants sortent renforcés de la séquence politique ?

Ça ça ne profite pas LR, c'est le moins qu'on puisse dire. C'est c'est même un 12 euphémisme parce que en fait quand on demande aux Français si chacun des principaux acteurs donc parti politique et puis euh le premier ministre Sébastien Lecnu sort renforcé affaibli ou ni renforcé ni affaibli parce que c'est ça la question posée c'est trois positions on se rend compte que la part de Français qui nous disent que LR sort renforcé est extraordinairement faible on a que 8 % de nos concitoyens qu'il pensent la majorité pense que LR sort affaibli par cette séquence 51 % et les autres nous disent ça ne change pas grand-chose. Ils ne sont ni renforcés ni affaiblis.

Elle a de tous les acteurs testés et celui qui est perçu comme ressortant le plus affaibli par cette séquence. Même si personne n'est vraiment gagnant, j'ai envie de dire à part une fois de plus comme souvent ces derniers temps, dans la perception publique, le Rassemblement national où on a quasiment autant de Français qui pensent que le RN sort renforcé plutôt qu'affaibli de la séquence. Sinon, que ce soit pour le PS, pour le chef du gouvernement, pour tout le monde, on est affaibli.

Mais les plus affaiblis et bien ce sont les LR. Pourquoi ? Là on avait réalisé un sondage justement avec le Figaro la la semaine dernière sur le sujet.

Bah parce que les Français nous disent bah ils étaient eux-mêmes dans une position dans une posture de pensée complexe comme dirait Emmanuel Macron en se disant c'est un mauvais budget selon selon nos concitoyens. Mais bon euh là il faut quand même le voter parce qu'on en a assez de cette instabilité politique. Donc les Français étaient sur une position complexe mais celle de LR est encore plus complexe.

Et on avait une des questions du sondage que nous avions effectué qui montrait que on ne comprenait rien à la position de LR. Comment expliquer comme l'ont fait Bruno Rotaillot et leur voquer que c'est je cite avec des guillemets un mauvais budget et même horreur absolu un budget socialiste entre guillemets et dire dans le même mouvement mais bon nous allons le voter de ce point de vue-là la posture de David Lissnard est par aux électeurs LR plus cohérente consistant à dire bah si c'est un mauvais budget il ne faut pas le voter et donc ce type de situation MLR et ses principaux dirigeants dans une position très instable du point de vue de l'opinion. H Mel Oui.

Et sur la cohérence évidemment le le bas blesse et ça rajoute à un autre enjeu effectivement de ces élections municipales qui sont adossées à l'élection présidentielle qui arrive. On ne l'a pas vu depuis 2001 le couplet c'était 2001 municipal 2002 élection présidentielle 21 avril 2002. On sait ce qui s'est passé. la la gauche du gouvernement éliminée dès le premier tour.

Donc c'est dire si il y aura bien sûr c'est une addition, on l'a dit dans d'enjeux locaux mais cette fois-ci il y a quand même la matrice de la présidentielle qui va se dessiner lors du scrutin municipal avec bon donc cette question qui va évidemment nous occuper un bon moment pendant notre débat de l'Union des droites. On a on a lu tout à l'heure la réaction d'Éric ont-ils le choix en parlant des des LR là. Jean-Marc qui nous écrit de Briou qui nous dit "Est-ce que cette obsession de l'Union ne montre pas surtout l'incapacité des LR à revenir sur le devant de la scène ?" On va en partie répondre à votre question.

Ça va se poser évidemment dans plusieurs villes. Il y a l'exemple de Marseille dont vous avez parlé tout à l'heure. On va écouter la candidataire Martine Vassal.

Alors, c'est une de ces vidéos de campagne une petite musique de fond, vous allez voir, elle est sur les termes sécuritaires, sur les thèmes sécuritaires. On ne se sent plus en sécurité dans la ville et c'est plus un sentiment maintenant ça devient une réalité que ce soit la petite, la moyenne, la grande délinquence. Donc c'est la raison pour laquelle il faut vraiment changer les choses.

Il faut avoir ce chose d'autorité. Alors dans les propositions, c'est d'abord et bien de remettre un niveau de nombre de policiers municipaux en place, c'est-à-dire du niveau de Nice, du niveau de Cann. Donc, il en faut au moins 1500 pour que il y en ait dans aussi tous les quartiers, pas que dans le centre-ville.

Faire de la vidéo verbalisation et puis également pour lutter contre les incivilités qui embêtent un peu aussi [musique] tout le monde. Une batte municipale qui pourra régler justement ces problèmes aussi de petits points de deal ou alors de petit débordement. Euh Martine Vassal qui n'avait pas écarté l'hypothèse d'une union des droites entre les deux tours.

On verra à ce moment-là. Voilà ce qu'elle avait dit exactement avant de rétropédaler. Claire Conruit, c'est c'était quoi ?

Une erreur stratégique, une erreur politique ? Comment vous analysez cette difficile finalement situation de Martine Vassal à Marseille ? Ça ça dépend de quel camp vous écoutez.

Je note d'ailleurs que LR comme partie était resté sensiblement distant de de de cette affaire. N'avait pas beaucoup cherché à clarifier les propos de Martine Vassal. Euh en coulisse, on a certains échos du côté du camp nationaliste, Ren UDR, le parti d'Éric Sioti euh qui ont leurs petites antennes dans dans le dans au sein de cette droite de de du sud et euh et qui croyait savoir que en effet, il fallait comprendre euh cette prise de parole de Madame Vassal comme étant une porte qu'elle ne fermerait pas.

H euh et évidemment ça pose étant donné comme vous l'avez dit que ces municipales sont adossés à la présidentiel qu'il y a sans doute une forme peut-être on le verra de de frustration de d'un de certains électeurs qui n'ont pas pu voter correctement aux dernières législatives. On va voir au moment des municipales et jusqu'en 2027 de quel côté LR va pencher au sein d'une recomposition politique avec une tectonique des plaques qui est extrêmement mouvante, c'est-à-dire est-ce que LR va regarder sur la droite de sa droite ou est-ce que LR va finalement retourner dans un vieux modèle celui du droite de la droite et et et et du centre. au vu de ce qui s'est passé euh en terme de candidature municipale, on a j'aurais tendance à dire qu'à priori on va vers une recomposition de la droite qui travaillera avec le centre.

Euh Marseille dirigé par un maire rassemblement national Gel Sliman. Ça fait partie des hypothèses crédibles à l'instant ? Oui, tout est possible.

Aujourd'hui, quand vous regardez les sondages, on on a de moins en moins qui paraissent parce que la presse a de moins en moins les moyens de commander ce type d'étude. Mais quand on voit les sondages qui paraissent sur les principales villes, je rejoins ce que ce que disait Claire, c'est une grande incertitude, une dépossibilité, une grande incertitude sur l'issue et et effectivement, c'est pas nécessairement Martine Vassal dans ce que l'on peut observer aujourd'hui qui serait la mieux placée en tout cas pour pour se positionner. Par rapport à votre question aussi que vous vous aviez posé tout à l'heure à Jean Garrig, je pense qu'il y a un élément important, c'est comment interpréter qui est le juge de paix pour dire que des municipales sont gagnés ou perdus.

J'en rappelais à juste titre des niveaux statistiques objectifs réels sur les villes de plus de 30000. Si on se fonde sur cela, bah le benchmark si vous voulez étant déjà très élevé pour LR, ça va être compliqué de faire mieux et probable de faire moins bien. Et à l'inverse, il part le RN part de bas.

Et à l'inverse, le RN part de bas. Donc le sentiment médiatique, le sentiment de l'écosystème de victoire de LR ou victoire du RN ou d'un autre parti, bah ça va être plus compliqué pour LR que pour le RN. Et puis il y a un autre élément qui qui est important qui est la symbolique.

On parle de Paris Lyon-Mseille, vous l'avez dit clair, ça va être compliqué de revendiquer une victoire si Has l'emporte à Lyon de d'un LR chimiquement pur. Pour la plupart des grandes villes symboliques, ça va être compliqué aussi d'aller expliquer, y compris pour Dati à Paris pour les mêmes raisons hein, d'une certaine manière, que ce serait une victoire de LR. Donc il y aura pas ce qui s'est passé en 2001 en 2001.

énorme vague négative, tsunami négative pour le PS pour la gauche au pouvoir. Une rousse monumentale interprété médiatiquement comme une grande victoire de la gauche qui l'aura pas porté chance un an plus tard mais en tout cas comme une grande victoire de la gauche parce que dans les trois grandes villes la gauche avait fait de bons scores et parce que symboliquement en plus Bertrand de la Nooué avait été élu à Paris. En fait, ces municipales s'annoncent comme un piège aussi pour LR parce que ce qui va se passer lorsqu'ici ou là, il y aura eu des alliances avec reconquête ou que le RN aura fermé les yeux et aura permis à un un à à un maire LR d'être élu dans une quelconque ville de province, ça mettra gravement en porte en porte à fond la ligne directrice du parti.

Donc moi, je vois plutôt ça comme un piège pour LR, quel que soit le résultat que comme un avantage possible. Avec effectivement cette question Michaël, on peut même se dire est-ce que l'enjeu de cette campagne c'est pas tout simplement pour l'air la la survie du parti ? pas le vrai danger pour les républicains, ce n'est pas tant de perdre en élection, mais d'être totalement remplacé remplacé par le rassemblement national qui occupe, comme on le sait désormais, on le voit l'espace idéologique, électoral, émotionnel que la droite pouvait appartenir récupérer pendant pendant un temps.

La code d'alerte est en temp mais figurez-vous que sur le terrain dans les bistro quand on parle avec les gens, on est dans les circonscriptions, ils disent quelque chose d'ussi lapidaire que que au fond lucide, il disent mais enfin le RN d'aujourd'hui c'est le RPR d'avant. Ouais. Alors, qu'est-ce qu'est-ce qui s'est passé ?

Tout le monde ne dit pas ça, mais la droite, elle a dirigé le pays pendant de longues années. Elle reste, on l'a dit, localement forte implanté. C'est vrai, c'est tout le paradoxe.

Les de droite sont majoritaires, mais le parti qui les porte se réduit comme pot chagrra est en grande difficulté. À force de reprendre les thèmes du RN sans en assumer une radicalité, bien a validé ce discours et permis à l'original de se renforcer. Le fameux adage de l'original que l'on préfère à la copie.

Et bien oui, il est toujours actif si les L choisissent pas. clairement ce qu'ils veulent être et bien ils ne ils disparaîtront pas brutalement, ils vont s'effacer régulièrement. Et alors à tout ce processus bien sûr, il manquait un coup de pouce symbolique.

Nicolas Sarkozi l'a apporté en recevant Jordan Bardella, Sébastien Chenu, en expliquant dans la presse que Marine Le Pen et son parti sont désormais dans l' dans l'arc républicain et qu'il faut plus faire de front donc contre lui. Mais un ancien président issu du chirakisme qui avait construit la digue contre face au FN donne le signal. Il a toujours pensé à Nicolas Sarkozi qu'il fallait être proche d'une manière ou d'une autre du courant majoritaire et puis il a aussi gardé une dent contre sa famille politique qui l'ont tout simplement licencié lors de la primaire en 2016.

Nicolas Sarkocodi aime le changement Chaban, Chirac, Baladur, Macron et maintenant Bardella et Le Pen. Bon comme disait Edgarfor à l'époque, il s'y connaissait en volteface, ça n'est pas la girouette qui tourne, c'est le vent. Merci beaucoup Michel.

On reviendra sur le rôle l'influence de Nicolas Sarkozy parce que je trouve que ça mérite un un un chapitre. Mais sur cette question de l'Union des droites, Jean Garig, quel risque pourrait l'air ? En fait, c'est c'est ça ce que ce que ce que pointe Michel d'Armand à l'instant.

Le risque le risque est énorme. Le risque est un il y a plusieurs risques. Je veux dire que dans ce qui va se passer dans ces élections municipales, de facto, il y aura à mon sens au second tour des alliances de d'union des droites, que ça soit entre LR et sans doute le Remblement national et avec reconquête avec lesquels d'ailleurs à mon sens il y a beaucoup plus de d'acquintance, de possibilités de d'alliance. regarder ce qui va se passer à Paris tout simplement.

Sarah Knafo peut être peut être leur de ro on fera un zoom sur la parlera peut-être tout à l'heure. Donc dans cette conjoncture des élections municipales, il peut y avoir il peut y avoir des alliances nécessaires. En revanche si les LR ne veulent pas disparaître à mon sens il faut qu'à l'élection présidentielle ils aient un candidat au moins un candidat.

Alors est-ce qu'ils y arriveront ? Est-ce que le renvoqué Bruno Rota et peut-être d'autres David Lissard accepteront une sorte de de primaire interne ? Je sais pas comment ça peut ça peut se passer pour eux, mais il faut qu'ils aient qu'ils aient un candidat et et un candidat qui se distingue précisément des autres droite qui n'aillent pas dans l'idée de l'union des droites.

Moi je vois une union des droites qui qui porterait d'autres composantes et par exemple, je le répète reconquête et on voit bien d'ailleurs que que du côté pourquoi parce qu'il y a plus de de proximité programmatique si j'ose dire. proximité programmatique et j'allais dire socio-électorale. Euh Gaë pourrait pourrait nous le dire mais je veux dire qu'on a un électorat conservateur, plus bourgeois, plus plus sensible à des à des questions notamment de de société, questions éthiques et cetera, plus libéral que celui du Rassemblement national.

Certains disent que le programme du Rassemblement national est un programme socialiste du côté des des des républicains. Donc on a on a plus de de possibilités d'alliance de ce côté-là. Donc je veux dire que là les LR si vous voulez ils sont ils sont pris entre deux stratégies différentes.

La stratégie de revenir comme le disait Claire tout à l'heure à l'Union avec les centristes qui est tout à fait possible pourquoi pas avec Édouard Philippe en tout cas une partie des LR et d'ailleurs il ils viennent de le faire ou alors d'aller vers cette union des droites mais cette union des droites peut être catastrophique pour eux. Ouais. Alors, il y a une double question claircrit qui est à la fois le fait qu'on peut peut-être imaginer qu'il y aura pas de de consigne nationale concernant cette union des droites que ça va peut-être se jouer au cas par cas et puis ensuite sur les divisions internes sur cette stratégie.

Euh alors donc sur le premier point euh LR et c'est pas les seuls ont évité à tout prix de nationaliser Ouais. euh ce scrutin en répétant en martelant qu'il n'y aura pas d'accord entre les partis. H donc vraisemblablement s'il y a des accords euh on va un peu fermer les yeux et laisser tout ce beau monde localement s'organiser et ne pas trop commenter.

Sur le deuxième point donc les divisions internes sur l'Union des droites. Euh je rappelle le petit trauma euh siiste euh chez euh chez LR euh bon qui ressemblait davantage à à un PCH que que d'une qu'une décision euh prise lors d'un bureau politique euh avec tout le monde. Euh il y en a pour l'instant chez LR, on se borne à dire nous on veut l'union des électeurs de droite.

Je pense que le franchissement du Rubicon pour tout un tas de raisons, soit pour certains idéologiquement, c'est impossible. Je pense à des Xavier Bertrand, je pense à des Valéries PCR. Je pense que pour des raisons sociologiques, presque culturell, c'est aussi impossible.

Peut-être un Brune Retaillot par exemple qui en effet aurait davantage d'acquintance socioc-culturelle avec euh un des un élector à profil reconquête. Euh et ensuite, il y a Laurent Vaquier qui est euh dans un dans un entre deux dans une dans une recherche qui commence à dire que la droite ne pourra pas partir dispersée d'ici à 2027 sans dire exactement ce que c'est que la droite. Euh donc il y a il y a des divisions mais parce que en fait il y a des incertitudes sur la ligne à tenir pour euh survivre et euh ces ces ces ces comment dire ces tendances che particulièrement visibles parce que c'est un parti très affaibli qui en réalité aujourd'hui ne veut pas se permettre d'avoir autant de lignes qui cohabitent.

Ouais. Et et ça se ressent d'ailleurs dans dans notre baromètre Gaë, puisque vous avez euh posé la question, il y a un certain nombre de qualificatifs euh voilà sur l'image du de LR des Républicains. Dites-vous qu'il s'applique plutôt bien au parti des républicains.

Le premier c'est est-ce qu'il représente bien la droite ? Alors sur chacun des items, on en a une demi-douzaine qu'on teste depuis 8 ans. Donc on voit l'évolution sur chacun des items, on a une majorité de Français qui répondent négativement.

Donc est-ce que L représente bien la droite ? Aujourd'hui, une majorité de Français, 55 % disent que non. Est-ce que c'est un parti, c'est cruel, utile à la vie politique ?

On a presque les de tiers des Français qui disent "Non, c'est pas un parti utile à la vie politique et ainsi de suite." Ce qui est intéressant, c'est que sur ces deux premiers qualificatifs, les Français étaient une majorité ou au moins sur deux il y a 7 8 ans à de répondre positivement. Donc, il y a une dégradation de l'image de LR qui est nette.

Et ensuite, vous avez qu'il y a des convictions profondes qui pourra revenir au pouvoir euh lors de prochaines élections. C'est un parti d'avenir, c'est un parti uni. Tout le monde répond très majoritairement négativement. chose délicate pour LR, ils ont de moins en moins de sympathisants dans nos enquêtes quand on demande aux gens de quelle parti ils s'en proches et le noyau dur des sympathisants LR que nous avons interrogé bah ils sont quand même 4/10 à nous dire que leur parti ne gagnera pas les prochaines deux prochaines élections et que par ailleurs leur parti n'est pas un parti d'avenir.

Donc on retombe bien sur ce qu'on décrit là les uns et les autres. Emu qui a fait le baiser de la mort avec la gauche d'abord en 2017 et qui a fait s'effondrer le parti socialiste qui vient venait de quitter le pouvoir et puis qui a fait de même depuis ces dernières années avec LR et qui a créé cette situation où LR est en fait entre le marteau et l'enclume, le marteau du bloc central et l'enclume du RN ou de reconquête. Je rejoins juste ce que ce que disait Jean- Garic sur ce qu'on enregistre dans les enquêtes en terme de posture politique sur la proximité potentiellement plus forte qu'il peut y avoir entre les électeurs LR et ceux de Reconquête et les partis d'ailleurs que sur Ren que sur le RN qui est sur une ligne effectivement plus protectrice, moins entre guillemets pro business, moins libérale sur le Rassemblement national.

Je disais que le le l'Union des droites c'était un choix par défaut pour pas mal d'électeurs LR. Là, je pense aux sympathisants LR que bon on est on n'est pas on serait pas ravi de le faire mais euh s'il y a pas d'autre choix, on voilà. Alors, c'est une des questions qu'on a posé dans un de nos sondages hebdomadaires avec le Figaro où effectivement quand on teste l'Union des droites de manière récurrente, bah les électeurs sont perdus parce qu'ils préféreraient que leur parti n'ait pas besoin de s'unir avec qui que ce soit.

Voilà. ou et quand on leur demande est-ce que vous êtes favorable à une union avec l'extrême droite, en l'occurrence, on a aujourd'hui un peu plus d'un électeur ou sympathisant sur de qui est favorable mais en même temps ils sont aussi favorables pour une proportion comparable d'un peu plus d'un sur de à une union avec le centre et on peut pas faire les deux. Donc, il faudra bien choisir et cette situation inextricable dans lequel euh LR etth bien ce qu'on enregistre aujourd'hui dans les enquêtes, on parlera peut-être de la popularité de ces principaux dirigeants, mais je suis quand même frappé de voir qu'en l'espace de 6 mois, un Bruno Retaillot depuis juin dernier est passé de la troisème personnalité préférée sur notre palmarès politique au très fond du classement aujourd'hui et que même dans le classement des sympathisants de la droite et du centre, il était dans les premiers et il est aujourd'hui nettement moins bien classé.

Oui, avec on on parlait de Bruno Rotaillot, vous venez de l'évoquer à l'instant, ça donne mieux. Alors là, on est dans l'actu de de euh de ce mardi à une passe d'armes puisque'il y a les chiffres de euh des titres de séjour accordés en 2025 qui sont sortis et qui offr un angle d'attaque contre Bruno Rotaillot. Je vais euh citer le le euh le le communiqué sur le réseau social X. 384000 titres de séjour accordés en 2025 en France.

Record absolu atteint sous Bruno Retaillot et la et la Macronie. Alors c'est vrai, on on on a vu la capacité de partis politiques qui s'étaient tiré dans les pades pendant des campagnes électorales à s'unir juste après. Suivez mon regard à à à gauche.

Mais mais là enfin voilà, c'est vrai que Bruno Retaillot avec le Rassemblement national c'est à couteau tiré depuis un certain temps. Oui. Oui.

Mais ce qui est stupéfiant, c'est de voir aussi comment Bruno Rotaillot a saé complètement le capital politique qu'il avait su se créer en étant un ministre de l'intérieur à Poigne dans le le dans le gouvernement de de la Macronie. comme on comme on dit. Donc ça c'est assez c'est assez stupéfiant et ça a complètement dérouté les les les électeurs parce que voilà Bruno Rotaillot qui était l'ami des macronistes et qui devient leur leur pire ennemi parce que évidemment il faut aller sur le terrain du Rassemblement national ne pas laisser le pompon de de l'ennemi de l'adversaire à du challenger au Rassemblement national et là il redevient donc très très pugnas il redevient Pugnas contre le contre le rass Rassemblement national.

Donc c'est compliqué de de comprendre d'y comprendre quelque chose et je et je répète que de toute façon cette ce concept du d'union des droites aujourd'hui en l'état actuel des choses, si on regarde ce que sont les programmes des uns et des autres me paraît absolument impossible. Ça n'est pas négociable entre en tout cas entre le Rassemblement national et les républicains. D'accord.

Alors, il y a effectivement cette question choisir entre les deux tours entre s'allier avec un rassemblement national ou éventuellement un horizon en voilà ça va être les le choix va se poser pour pas mal de candidats LR qui seront en situation de de se maintenir. On parlait de Bruno Retaillot, on va regarder le palmarès de l'adhésion avec comme chaque mois les les le binô rassemblement national en tête Jordan Mardella Marine Le Pen, Édouard Philippe en 3, Gabriel Atal en 4, Sébastien Lecnu qui baisse un peu mais qui est en 5e position Bruno Retaillot c'est le premier LR mais il a beaucoup baissé il est 7e aujourd'hui avec 24 % de code d'adhésion c'est de gens qui disaient éprouver de la sympathie ou du soutien à son égard il est 7e il a perdu 9 points en 6 mois je vous donnais les les chiffres de de juin dernier. En juin dernier, il était sur le podium, il était 3e execo, il était tout proche des des principaux et il était sur une montée sur une progression assez impressionnante.

En plus, on teste sur notre crible le l'adhésion mais aussi le rejet et donc il baisse en adhésion, il monte en rejet. Ce qui fait qu'aujourd'hui, il y a presque deux fois plus de gens qui éprouvent du rejet à son égard que de l'adhésion alors que ils étaient à peu près aussi nombreux à éprouver l'un ou l'autre il y a 6 mois. Donc il y a vraiment une nette dégradation.

Mais vous avez raison Thomas, au royaume des aveugles. En l'occurrence, il a beau n'être que 7e, c'est tellement mieux que le renvoquier par exemple qui lui est à des niveaux, enfin il faut prendre une loupe pour aller le voir. Il s'est complètement effondré dans le classement avec des niveaux de rejet, avec des niveaux d'adhésion très très faibles.

Il nous reste une dizaine de minutes. On parle de Paris, de Rachid Alati dans un instant. Michel non, juste pour rajouter effectivement rapidement quand on a toutes ces données politologiques et qu'on imagine que ils n'ont pas encore désigné de candidat ça veut dire que il faut s'imaginer la la la turbulence qui va arriver immédiatement après les élections municipales he dans une accélération de particules alors totalement hystérisante parce que il va falloir à ce moment-là se mettre d'accord chez LR sur qui est candidat comment la décision n'est même pas prise comment la méthode n'est même pas encore actée donc quand on a ces données et qu'on voit ce ce cette cet enjeu et cette incapacité pour l'instant à se définir même dans une méthode, on pense qu'ils ont encore de beaux beaux jours difficilement.

Alors comme promis, zoom sur la ville de Paris tout de suite avec Quentin Calmet. Rebonsoir Quentin. On va donc s'intéresser à l'une des personnalités Hiller qui qui va marquer et qui marque le scrutin.

Rachid Adati partie très tôt en campagne. Oui, tout à fait. Déjà 2 ans qu'elle est candidate effectivement janvier 2024 Rachadatif fait et alors son retour au gouvernement.

Elle devient ministre de la culture de Gabriel Atal, souvenez-vous. Donc c'est l'article de l'époque. Mais à peine nommé Rud Valois, elle parle déjà de conquérir Paris.

Mon objectif c'est Paris. Moi, j'ai une volonté, c'est de rassembler tous ceux qui ne veulent que ça change à Paris. Je suis déterminé.

C'est ce qu'elle dit. Alors sur RTL, on est le 17 janvier 2024. Et alors donc 2 ans plus tard, quel constat, quel bilan dans les sondages ?

On va voir un sondage aller au coude à coude avec le candidat de la gauche or Lfi Emmanuel Grégoire et le scrutin est marqué par un fort suspense. Au premier tour, Rachid Adati est créédité de 28 % d'intention de vote quand Emmanuel Grégoire est à 32. Et le match est très ouvert au second tour où les deux principaux candidats sont à 5050 si aucun des autres prétendants ne se maintient.

Alors que feront ces autres candidats ? car à partir de 10 % on le rappelle, ils peuvent être présents au second tour. Pierre Bournael, le candidat horizon et Renaissance crédité à 14 % d'intention de vote au premier tour pour leur hors de question pour lui de fusionner leur liste.

Rachel Adati a même dit la semaine dernière qu'il incarne physiquement la droite la plus bête du monde. 5 Nafo est à 9 % et là encore refuse toute alliance avec elle assurant ne pas être dans les accords d'appareil et en fonction Thomas des triangulaires des quadrangulaires possibles, le résultat ne sera pas le même le soir du 22 mars. On peut imaginer que ce sondage pour le confè du parisien Delc et le Figaro a créé une forme de fébrilité, on va dire ça dans le camp de Rachid Alati.

Oui, c'est vrai. La candidate a commencé pourtant sur les chapeaux de rou avec des vidéos qui ont fait le buzz comme cette vidéo sur les éboueurs avec les éboueurs de la ville de Paris. On voit la candidate comme ça essayer de casser son image d'élu des beaux quartiers en faisant aussi de la propreté un thème important de la campagne.

Une vidéo qui a été vue je crois plus de 6 millions de fois sur Twitter à lui tout seul. Problème Sarah Knafo la candidate pour le mouvement reconquête d'Éric Zemour elle est également très habile médiatiquement. Elle réalise elle aussi des vidéos qui reprennent les codes de campagne d'ailleurs de la campagne victorieuse de Zoran Mamdani et lui maire de New York à l'automne dernier.

C'est la même tipo par exemple sur ses vidéos ces vidéos qui fonctionnent très très bien aussi sur les réseaux sociaux. C'est Knafo qui a même fait une proposition qui fragilise le candati la réouverture des kebas dans les qu les quê de scèes. La réouverture aux voitures.

Voyez en dessous elle a fait faire une animation de ce que ça donnerait. Cela déstabilise forcément la droite parisienne classique qui semblait avoir lâché la perspective de voir revenir la voiture à cet emplacement symbolique. Et comment Rachid Adati cherche en ce moment là à rebondir ?

Et bien elle fait une campagne euh très médiatique. Encore hier, elle était invitée sur BFM TV de 2h30 d'émission. L'occasion pour elle de se montrer proche des personnes venues l'interroger.

Écoutez, un court extrait de l'émission d'hier. H je n'ai pas oublié d'où je venais et donc moi j'aime les gens. Je suis euh toujours en proximité.

C'est pour ça que quand on m'a proposé de de venir débattre avec des citoyens, j'ai dit oui. Voilà, Rachid Adati qui pour leur privilégie ces grandes émissions pour faire campagne. La candidate aussi qui refuse de débattre avec ses concurrents avant le premier tour.

Elle a expliqué vouloir mettre tout son temps utile et son énergie à parler avec les Parisiens. Mais donc c'est un signe de fébrilité supplémentaire selon ses concurrents. Merci beaucoup Quentin pour toutes ces informations.

Claircite. Alors de la fébrilité, il y en a certainement dans tous les camps. Est-ce qu'il y en a particulièrement chez Rachid Alati après ce notamment ce sondage que vous avez publié ?

Bah c'est c'est-à-dire que on ne s'attendait pas forcément à cette campagne. Au début, la campagne de Rachid Adati, c'était quand même une campagne som toute assez classique contre la gauche, contre le bilan de la gauche à la tête de Paris depuis 25 ans et cetera. Et là, il y a eu en face une Sarah Knafo donc la candidate de reconquête qui a d'ailleurs bien pris son temps avant de déclarer sa candidature entretenant le flou autour de de son lancement qui devient un un vrai petit caillou dans dans la chaussure de Rachid Adati pour des raisons euh euh oui sur comment dire électoralement, elle peut lui grapiller des voix euh parce que Puis là, on l'a vu avec le sondage, elle est pas loin de la barre des 10 % donc et et par-dessus tout, elle commence déjà à dire, je peux travailler avec Rachida Dati.

Euh et elle a répondu chez BFM que c'était hors de question, qu'elle savait d'où elle venait parce que Rachidati reste Rachidati, c'est-à-dire elle est rentrée en campagne avec une véritable personnalisation de de de la campagne. C'est pas la campagne pour Paris, c'est la campagne de Rachid Adati à Paris. et qui ess de pas trébucher d'ici au scrutin.

Alors vous avez aussi testé comme toujours le le rejet, le palmarès du rejet dans ce baromètre. On y trouve Jean-Luc Mélenchon qui reste de loin numéro 1 avec un niveau qui reste fort à 69 %. anidalgo, c'est la première fois que que vous l' test déjà testé d'autres moments mais pas la fo et le grand retour d'idalgo [rires] tout en haut du palmarès du rejet et chose amusant donc il y a Emmanuel Macron qui est très bien placé au rejet et chose amusante quand même on a les deux sœurs ennemies à la mairie de Paris celle qui veut ravir la place d'Aid d'Algo est une personnalité ça étonne souvent les journalistes mais quand elle était rentrée au gouvernement ça nous avait surpris nous autres sondeurs parce qu'on sait que c'est une personnalité qui suscite beaucoup plus de rejets que d'adhésion en code d'adhésion elle est à 16 en code de rejet et sinon vous avez 53 ou 54 % des Français qui disent le premier sentiment que j'éprouve à son égard c'est du rejet mais là c'est tous les Français est-ce que c'est vrai aussi à Paris que c'est à peu près même proportion chose intéressante quand on regarde dans les sondages actuels ou ceux que nous avons fait notamment à Odoxa au moment des à d'autres périodes à Paris on voit que Rachid Adati est une personnalité alors on dit quand on veut euphémiser clivante traduis quand on dit ça qu'en réalité c'est une personnalité qui suscite beaucoup d'hostilité comme Anidalgo et contrairement à Emmanuel Grégoire Manuel Grégo dans notre classement, il est tout en bas parce que personne ne le connaît.

Et quand vous testez à Paris, bah vous avez beaucoup de Parisiens qui seront peut-être ses futurs électeurs qui n'ont quasiment jamais entendu parler de son nom. Donc c'est une drôle de campagne quand même parce que compte tenu des bilans perçus d'Annie Dalgo, vous avez des électeurs qui massivement voudraient voter pour un candidat de centre drooit. L'étiquette aujourd'hui de Rachid Dati.

Normalement, si vous vous présentez à Paris, que vous vous appelez Jean-Pierre Duran et que vous avez cette étiquette, hm bah vous êtes très très bien parti pour être euh dans de bien meilleures positions dans les sondages. Le problème, c'est que c'est Rachidati qui est une personnalité extrêmement identifiée et extrêmement urtiquante. Donc c'est ça qui génère ce climat de totale incertitude sur l'issue du scrutin.

On on on a évoqué Nicolas Sarkozi, il nous reste de 3 minutes. a terminé sur son influence ou pas d'ailleurs euh Jean-Gar, est-ce que pour pour les LR c'est quoi ? C'est un grand oncle embarrassant ou alors c'est un un stratège encore écouté ?

Moi je pense que c'est plutôt le grand oncle. Enfin, je rejoins un peu ce que disait Michaell tout à l'heure sur ce sur ce qui se passe sur d'abord sur sa popularité réelle et cetera. 65 % des Français ne veulent plus qu'il jouent un rôle dans la dans la vie politique française.

Et puis cette idée d'union des droites, c'est un peu un piège. C'est un piège parce que je le répète, on on ne voit pas comment pourrait se réaliser l'union avec le le Rassemblement national et si elle se réalise une union, elle elle se réalise toujours au profit de celui qui est le plus puissant. Donc ce serait forcément un très mauvais calcul pour pour le l'él.

Donc franchement, le le le sarcosisme aujourd'hui, la stratégie sarciste, elle est elle est plutôt à mon sens embarrassante pour pour sa famille. On voit pourquoi pourquoi il le fait d'ailleurs justement, c'est pour revenir au centre du jeu, essayer d'être le maître des des horloges. Mais mais très franchement, pour l'instant, pour l'heure, ça n'est pas quelque chose à mon sens qui qui réjouit les les républicains.

On va voir aussi à Paris ce que ça va donner parce que on voit très bien que Sarah Knafo et Bournael, l'un et l'autre peuvent être les faiseurs de roi de de Rachid Adadati. Et de l'autre côté, c'est ce que je disais tout à l'heure, elle va peut-être être en situation de choisir son alliance choisir de choisir son alliance et de l'autre côté Sopia Chikirou peut aussi euh embêter beaucoup Emmanuel Grégoire. Donc on a on a cette sorte de jeu de miroir là à Paris qui est très intéressante parce qu'au fond elle annonce aussi beaucoup de choses qui vont se produire pour les pour l'élection présidentielle et évidemment on vous proposera des soirées spéciales sur notre antenne avec nos confrères de LCP à l'Assemblée nationale et le 15 et le 22 mars c'est peut-être Paris.

On va terminer sur Paris les l'élection la la plus incertaine aujourd'hui dans les dans les grandes villes. Claire Conwrite ? Oui, absolument et c'est surtout, je vais peut-être apparaître comme étant très parisienne mais en tout cas c'est je je le soupçonne quand même, c'est la ville sur laquelle tous les regards vont être rivés et qui à mon avis va donner quand même un petit peu le là pour pour le grand scrutin à venir et comment tout le monde va se s'aler ou non d'ici à 2027.

Vous vous disiez que il y avait peut-être pas forcément suffisamment d'argent pour se payer des des sondages Gael Sliman sauf à Paris. Oui oui à Paris. À Paris c'est plus facile parce qu'on peut faire des sondages online qui sont moins coûteux et qui sont encore plus précis que ceux qui sont faits aujourd'hui par téléphone.

Donc mais à Paris ne vous inquiétez pas, on en fera pour compliqué parce que ailleurs les bassins de population au-delà des trois grandes villes des trois principales métropoles, les bassins de population sont trop étroits pour pouvoir fonctionner en online ou en online pur. enquêteurs paréléphone avec de moins en moins de gens qui peut-être comme vous ici acceptent de répondre à des enquête téléphonique qui se sont mis sur des bloctail et donc qui ne vous prennent plus. Bref, ça complique ça complique les choses et ça renchérit le le coût des sondages.

Et ben voilà, il peut on termine avec une une information coulisse et cuisine de parce que c'est important, ça joue un rôle évidemment majeur dans nos dans nos démocraties et dans nos processus électoraux. Merci à tous d'avoir participé à ce débat. Jean Garig, les avocats de la République, c'est votre livre aux éditions Audil Jacob et Claire Candrit, on vous lit évidemment dans les colonnes et sur le site du Figaro.

À très bientôt sur l'antenne de public sénat. Je vous dis à demain pour un nouveau sens public. 18h 22h, il y a aussi la diffusion de 6h du matin.

Merci aux fidèles. J'en ai croisé récemment qui dit "Ah mais moi je vous regarde le matin très tôt." Donc merci à celles et ceux qui sont là dépôr minet sur Public Senat.

Euh nos débats sont sur la plateforme publicsionap.fr en podcast, ça marche aussi. Et puis demain tiens c'est un rendez-vous exceptionnel dans la matinale, l'Orient Mansciné organise un un débat quatre maires qui vont débattre des principaux enjeux de ces municipales sécurité, logement, budget et puis aussi le moral des élus, leur moral.

Belle [musique] soirée.

LR : la tentation de l'union des droites aux municipales — Christian Jacob · Pourquijevote