🟡 François Bayrou ouvre la conférence de financement des mobilités "Ambition France Transports"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Madame la présidente de la métropole, madame la représentante du maire de Marseille, mesdames et messieurs les maires qui êtes là de grandes moyenne communes. Et puis euh mesdames et messieurs les parlementaires, mesdames monsieurs, chers amis, il me semble qu'il y a un peu de l'arscène dans votre truc. Quelqu'un peut s'occuper de ça ?
Bien, lorsqu'il y a un peu moins de 4 mois, j'ai accepté la charge qui m'amène devant vous, j'avais utilisé une image pour décrire l'ensemble des sujets dont nous avions à nous saisir. J'avais dit, c'est comme un Himalaya de difficultés. Et contrairement à ce qu'un certain nombre de gens ont cru, Malaya, ça n'est pas un sommet unique, c'est une chaîne de montagne parmi lesquelles il y a une dizaine de euh sommet de plus de 8000 m.
Euh et euh notre premier effort a été de bâtir un camp de base. Je regarde la ministre chargé du budget en faisant adopter nos budgets en surmontant six motions de censure en 6 semaines et ça a été fait au bout de 2 mois. Et puis nous avons lancé ces dernières semaines plusieurs initiatives et chantiers dans le domaine de l'éducation. dans le domaine de l'accès aux soins qui est si important, dans le domaine de la simplification et vous l'avez peut-être vu ces dernières heures pour donner euh une importance nouvelle et un rythme nouveau à la question des finances publiques et du et de l'endettement du pays.
Et donc cette avancée que le gouvernement a la charge de faire, ma conviction que j'ai défendu beaucoup, je m'adresse par exemple au maire de Dijon. Ma conviction que j'ai défendu beaucoup, c'est que ça n'est pas dans des bureaux à Paris que les décisions doivent se construire et se prendre. J'ai voulu associer le plus largement possible les Français aux grands enjeux qui les concernent et décrire avec eux et pour eux avec la plus grande transparence la réalité de chacun de ces chantiers. choix que nous avons fait, c'est de faire confiance aux facteurs de terrain, aux collectivités territoriales, au secteur économique associatif parce que je crois dans la force des la richesse des corps intermédiaires et l'événement d'aujourd'hui s'inscrit pleinement dans cette démarche parce que le secteur des transports et des mobilités joue un rôle central dans un champ à mes yeux essentiel de l'action publique. trop souvent abandonné qui est le champ de l'aménagement du territoire. ministre.
Donner à chaque territoire un traitement équitable mais qui tienne compte de ses spécificité, c'est offrir à chacun des citoyens français une juste égalité des chances. Pour continuer à construire la réalisation de cette promesse républicaine, les infrastructures de transport doivent faire l'objet d'investissement important et régulier. Et c'est le très fort enjeu de cette conférence qui a commencé positivement, heureusement ce matin.
Euh c'est bâtir ensemble les bases d'un nouveau système de financement des infrastructures refondé, mis à plat et modernisé. Nos voisins européens sont parvenus. Nous-mêmes y étions parvenus par le passé avec de grands succès et afin d'assurer une répartition équitable des richesses et des opportunités.
La politique volontariste d'aménagement du territoire a permis la constitution d'un voyage routier, autoroutier, par exemple, dense et efficace. Dans le champ ferroviaire, l'accent qui a été mis sur le développement des lignes à grande vitesse a permis de redynamiser ce mode de transport. Les villes et agglomérations ont adopté leur foirie au plus grand nombre de véhicules.
Faut toujours se souvenir des chiffres. Nous sommes passés de 1,5 millions de voitures particulières en 1950, à 12 millions en 1970 et aujourd'hui nous sommes à 39 millions. 1 million et demi 12 millions 39 millions.
Parallèlement les pouvoirs publics nationaux et locaux déployer des offres de transport en commun d'abord en centreville puis en banlieue bus tram métro et pour la région pour la région parisienne chemin de faire express plus récemment plusieurs évolutions structurantes ont été conduites et je veux saluer l'action de mes prédécesseurs Jean Castex et Ellisabeth Borne pour réformer la politique des transports notamment avec le nouveau pacte ferrofière et je salue bien entendu Jean-Pierre Fabondou me dit qu'il était là, je le vois pas là-bas derrière. C'est un vernet, c'est pourquoi je n'aurais de l'oublier. Mais je pense aussi à la loi je le vois pas là-bas derrière c'est un béard, c'est pourquoi je n'aurais garde de l'oublier.
Mais je pense à aussi à la loi d'orientation des mobilités fixant des objectifs ambitieux en matière d'amélioration des mobilités du quotidien. ainsi qu'au plan d'avenir pour les transports. Je pense également aux travaux du conseil d'orientation des infrastructures et au très nombreux rapports des commissions parlementaires, des collectivités et des professionnels du secteur dont je tiens à souligner l'engagement dans la recherche des meilleures offres pour les usagers.
Ainsi, plusieurs constats sont aujourd'hui clairement établis. Le premier constat et la somme des défis auquels le secteur des transports doit faire face. Impératif de décarbonation, impératif de cohésion des territoires, impératif de régénération et de modernisation de nos infrastructures de service.
Voilà donc quatre missions. La question du transport, nous savons bien, est intrinsèquement liée à la question de l'énergie. Or, il est nécessaire et même vital d'accélérer le processus de décarbonation et de réduction de notre dépendance aux énergies fossiles.
Ce secteur, vous le savez notamment à travers la consommation d'hydrocarbure, est responsable à lui seul de près de 30 % des émissions nationales de gaz à effet de serre et 95 % de cette émission pour le transport routier. On parle beaucoup de CO2, mais il faut pas oublier les autres particules fines qui ne sont pas sans conséquence sur la santé. À l'exigence environnementale dont nous mesurons chaque année pour ne pas dire chaque jour la nécessité à l'ône de l'accélération du dérèglement climatique s'ajoute l'exigence de souveraineté.
J'exposais lundi dernier à l'Assemblée nationale, comme je le ferai demain au Sénat, les grandes orientations que le gouvernement souhaite porter dans le débat que la nation doit avoir en matière de souveraineté énergétique. Et dans ce départ que je souhaite le plus large possible, la question des transports est naturellement cruciale. Cet objectif de décarbonation doit être poursuivi, amplifié et je n'ai pas besoin de vérifier que chacun d'entre nous ici en est convaincu.
Ma certitude est que pour y parvenir, la mise en œuvre des plans que nous avons déjà évoqués s'impose de manière encore plus criante que lors de leur conception. Nous devons faire davantage pour accélérer le report modal, l'électrification des véhicules légers. et le développement des modes de transport pacifiés dans les villes.
À ce titre, ce que vous appelez les cernes, c'est-à-dire tout le monde sait ici que je déteste les cibles. Les cernes, c'est-à-dire les services express régionaux métropolitains en assurant une meilleure desserte de l'ensemble du territoire d'une métropole vont constituer une offre de mobilité fiable, fréquente et facile à utiliser en favorisant les reports modaux que nous avons vérifié ensemble dans la visite de ce nouveau centre à quel point ces reports modaux seront favorisés par la construction au sein de laquelle Nous sommes pour le transport de marchandises. Des progrès en matière de frais, ferroviaire et fluvial doivent être fait.
Il en est encore loin si je puis dire la vérité. Ce secteur représente seulement 11 % du transport des marchandises et donc les progrès et les stratégies d'interconnexion notamment avec le secteur portuaire sont à identifier pour accélérer et favoriser la compétitivité du fra massifié. Si l'on prend un peu de recul, on voit que les développements de réseaux et d'infrastructures n'ont pas profité de manière équitable à tous les territoires.
Ils ont sûrement permis de dynamiser les grandes métropoles en améliorant leur liaison nationale voire européenne ainsi que leur déplacement interne. Et avouons-le, je le dis en tant qu'expérimenté de ce sujet, c'est moins le cas pour les villes moyennes qui n'ont pas bénéficié comme elles auraient dû de l'arrivée d'un TGV et dont les desserts ont eu tendance à se dégrader au cours des dernières décennies. Cette dynamique aggrave une fracture, une fracture qui s'est progressivement creusée entre les territoires.
Pire encore, les grands projets de développement ont capté des ressources importantes qui n'ont pas pu aller à l'amélioration et à l'entretien des réseaux de transport existants. Là encore, ce sont les villes moyennes et les zones rurales qui ont pâé. Vous vous souvenez certainement de ce livre qui a ouvert les yeux à tant de responsables de notre pays au lendemain de la guerre et qui s'intitulait Paris et le désert français de Jean-François Gravier.
Aujourd'hui, on pourrait presque écrire le même livre avec un titre légèrement différent : Paris, les métropoles et le désert français. entre autres cause d'un inégal accès au mobilité à un coût raisonnable l'illustre bien. L'un des principaux enjeux de la conférence qui s'ouvre aujourd'hui est donc d'assurer à nos concitoyens qui ne vivent pas dans le centre-ville des grandes métropoles, qui ne seront pas délaissés et de leur offrir de nouvelles solutions.
Il y a des graines des graines de pollen dans l'air de leur offrir de nouvelles solutions. Ce printemps, ça on en est très heureux mais il y a quelques inconvénients. Donc assurer à nos concitoyens qui ne vivent pas dans les centres-villes des grandes métropoles, qu'ils ne seront pas délaissés et de leur offrir de nouvelles solutions de mobilité accessible et bac.
Avoir une ambition pour les transports, c'est dynamiser l'un des principaux moteurs du développement et de la activité des territoires. Ma conviction est qu'une offre réfléchie d'implantation et de répartition des infrastructures du transport est une donnée d'entrée essentielle pour l'accessibilité, l'attractivité, par conséquent le dynamisme économique. Un réseau de mobilité bien conçu et bien construit permet de mettre en adéquation les offres et les demandes qu'il s'agisse de l'emploi, de la production, des marchés ou encore des loisirs.
Je voudrais commencer par l'emploi en ayant le sentiment d'enfoncer devant vous qui êtes des experts des portes ouvertes. Comment une région peut-elle se développer si les entreprises qui recrutent sont peu accessibles ou mal relié au réseau de transport ? Les études les plus récentes montrent qu'un français sur tr a déjà refusé une offre d'emploi faute de solution mobilité pour se rendre sur le lieu du travail et réciproquement.
Inversement des entreprises écartent des candidats et en privilégie d'autres sur le critère de la durée ou de la fiabilité du transport domicile travail. Et je parle comme un élu des Pyréné qui sait exactement de quoi il s'agit devant d'autres élus régionaux qui savent eux aussi exactement de quoi il s'agit. Raison pour laquelle je suis parfaitement conscient de la révolution en cours à Marseille dans les transports du quotidien dont les nombreux projets du plan Marseille en grand seront progressivement une réalité pour les Marseillais et nous l'avons sous les yeux en cet instant précis.
C'est l'occasion pour moi de réaffirmer l'engagement de l'État qui sera au rendez-vous. J'ai bien conscience des fortes attentes du territoire et de ses habitants, notamment en ce qui concerne l'amélioration des infrastructures ferroviaires dans la perspective des Jeux Olympiques d'hiver 2030, en particulier dans le brillant. Monsieur le président de la région, l'État sera au rendez-vous.
Il donnera son assentiment au lancement urgent de la modernisation de la ligne Marseille Briançon indispensable à la tenue des Jeux Olympiques en 2030. J'organiserai à Bri en au mois de juin au début du mois de juillet un comité interministériel consacré aux Jeux Olympique et parallèlement une réunion avec la région pour la fixation du cadre financier dans lequel les collectivités locales devront aussi assumer la part de financement à laquelle ils se sont engagés. Monsieur le président, tels sont donc les objectifs que nous poursuivons en investissant dans les nouvelles infrastructures de transport, réduire la fracture territoriale et stimuler le développement économique tout en adaptant tous nos réseaux à la transition climatique.
Un dernier impératif se dresse devant nous en raison de décennies de sous-investissement et d'imprévision. Et malgré les efforts de ces dernières années, nos réseaux sont vieillissants. Imaginez qu'aujourd'hui l'âge moyen d'une caténère ferroviaire, c'est-à-dire des câbles qui permettent l'alimentation électrique des trains, c'est plus de 65 ans l'âge moyen des cathédres de notre près de 50 % des chaussées du million de kilomètres de nos routes sont dégradées tout comme 34 % des ponts.
Le plus grave est que ces chiffres ont respectivement augmenté de 4 et 5 % entre 2018 et 2022. Or, un réseau qui vieillit, c'est un réseau qui se dégrade. Il perd en performance et en fiabilité, ce qui est source de retard, d'accident et parfois de drame.
Ce sont des nids de poules dans la chaussée, des ruptures de caténè, des affaiblissements structurels et nous avons vu Hélas à Gen avec l'effondrement du pont. où pouvez conduire l'absence de soins dans ce domaine. L'effort de modernisation et de régénération est donc indispensable.
C'est la la résorption de cette dette grise, ce défaut de maintenance des infrastructures qui doit être vu comme une priorité de nos de notre action publique. Notre modèle de financement des infrastructures de transport est aujourd'hui à bout de souffle. Plusieurs dizaines de milliards d'euros sont nécessaires pour régénérer et moderniser notre réseau ferroviaire ainsi que nos routes et autoroute non concédé.
Vous le savez, nos marges de manœuvre en la matière sont extrêmement réduites. Sans possibilité d'augmenter nos recettes, nous devons mieux maîtriser nos dépenses. Nul ne prend le sujet des finances publiques plus au sérieux que moi.
Ça n'est pas depuis que je suis rentré à ma vie. J'ai la conviction que des finances dégradées, une dette abissale ne peuvent avoir pour conséquence qu'un affaiblissement de notre capacité d'action. En revanche, une gestion saine des finances permet de réaliser les investissements d'avenir nécessaires au développement, à la construction, à l'entretien des infrastructures de notre pays.
Avouons tous ensemble que ce n'est hélas pas le choix le plus fréquent qui a été fait. depuis 40 ans. Enfin, avec le grand basculement du monde auquel nous assistons depuis le 24 février 2022 et l'invasion de l'Ukraine par la Russie et plus encore depuis une date plus récente à laquelle le 47e président des États-Unis a jeté le trouble sur l'alliance, sur l'équilibre des alliances et du commerce mondial.
Notre effort en matière de défense est plus essentiel que jamais. Il en va de notre indépendance bien sûr, il en va de la survie de notre modèle de société. Notre capacité à investir tant sur les infrastructures existantes que sur les nouveaux projets et donc grevé par cette nouvelle donne nationale, européenne et planétaire devant laquelle nous sommes.
Le modèle actuel de financement n'est pas soutenable et doit être repensé. Nous devons prendre le temps de regarder les investissements nécessaires et identifier les leviers à notre disposition pour les financer de manière soutenable, crédible et durable. Je répète les trois adjectifs soutenables à notre portée dans notre capacité crédible que ce soit autre chose que des annonces, des mots et des promesses sans lendemain et durable, c'est-à-dire qui respectent et rétablissent les grands équilibres avec lesquels nous devons désormais vivre. et les engagements de l'État n'ont cessé de s'accumuler sans mettre les moyens en face.
Notre modèle a trop souvent été bâti sur du sable et la question est que la plupart des grands projets sur lesquels nous sommes engagés n'est aujourd'hui la plupart de ces projets ne sont pas aujourd'hui dotés d'un financement clairement défini. Cet impasse, cette incertitude sur les financements a des conséquences opérationnelles fortes, ce qui entraîne des multiples phasages, voire des reports perpétuels dans la vie des projets avec une augmentation des coûts et des délais. Une autre source de cette orientation de cette augmentation est la passion française pour la production de normes.
L'impératif démocratique et environnemental a rendu indispensable le renforcement des obligations en matière de participation du public et du droit de l'environnement dans la conception des projets d'aménagement du territoire. On ne peut plus construire une infrastructure neuve comme il y a 40 ans, sans tant d'étapes de concertation, de consultation, d'étude d'impact, d'évaluation précise des conséquences sur l'environnement et la biodiversité et des mesures pour les éviter ou le cas échéant les compenser. Pour nos concitoyens, bien sûr, les phases de concertation et de consultation permettent de favoriser l'acceptibilité d'un projet et de prévenir les recours pour l'environnement. enfin de la préservation d'écosystèmes qui sont des biens communs et qui pourraient se trouver fragilisé voir détruit par l'infrastructure et son chantier avec des impacts qui peuvent parfois dépasser parfois l'environnement immédiat des projets.
Toutefois, la combinaison de l'ensemble des procédures et des réglementations s'imposant au maître Douvage génère une charge administrative et une complexité qui sont si lourdes et parfois si ahurissantes que nous devons y réfléchir. Le franchissement de l'ensemble des étapes pour reprises fait que les délais entre les premières études et la mise en service des projets peuvent dépasser 10 ans voire même plus. Ces délais ne sont pas compris par nos concitoyens.
C'est pourquoi nous avons décidé de lancer un grand chantier de simplification de l'action publique pour retrouver une ferme capacité d'action sans renoncer à nos ambitions environnementales, pas davantage qu'à l'impératif de participation des citoyens pour redonner de la visibilité, de la clarté et de l'initiative aux acteurs. Ainsi, nous avons devant nous des défis en matière de financement des infrastructures et des équipements. Et c'est pourquoi j'ai souhaité l'organisation de cette conférence pour reposer les bases du système de financement des transports.
Vous comprendrez que le pilotage de cette conférence ne sera pas chose facile. Elle nécessite la mobilisation de tous les acteurs et pour tenir une baguette de chef d'orchestre d'une personnalité de talent ayant le goût du dialogue, disposant d'une fine connaissance du secteur des transports et bénéficiant d'une expérience incontestable en la matière. C'est pour cette raison que j'ai confié la présidence de la conférence à Dominique Bus dont l'expérience le qualifie pour accomplir cette tâche déterminante pour les décennies d'investissement dans les transports à venir.
Je souhaite que cet événement réunisse l'ensemble des parties prenantes du secteur. Chacun doit pouvoir participer même s'il ne fait pas partie d'un atelier. Chacun pourra déposer sa contribution en ligne ou demander à se faire recevoir par l'un des ateliers de la conférence.
Toutefois et sans préhentter le résultat de vos discussions, vous me permettrez peut-être de présenter quelques pistes qui méritent selon moi d'être exploré. La création d'un versement mobilité régionale dans le PLF 2025 fait partie des premières mesures déjà prises. Monsieur le président, les régions peuvent dès maintenant s'en saisir pour disposer de des ressources nécessaires et financer davantage l'offre de transport en liaison. et en contrepoids parfois avec les entreprises qui devront l'assumer.
La fin des concessions autoré entre 2031 et 2036 offre une opportunité sans précédent pour les pouvoirs publics de rediriger les recettes des péagers vers les projets de transport. Il me souvient qu'en 2005, j'avais été bien seul à mes mouvoirs à l'époque lorsque le gouvernement avait décidé de céder ses parts dans les sociétés concessionnaires d'autoroute. Je me souviens d'avoir acheté, c'est les seules actions que j'ai possédé de ma vie, une action de chacune des sociétés d'autoroute pour pouvoir aller au tribunal administratif d'abord et au Conseil d'État ensuite à titre personnel pour essayer de présenter une vision différente de du processus qui avait conduit à cette privatisation.
Et je dois dire que la façon dont ces opérations ont été conduites a été pour moi un motif d'incompréhension et de choc démocratique et économique. L'État, je le crois, s'est volontairement privé d'une ressource qui était le véritable patrimoine des Français et qui aurait pu abonder de manière pérenne le secteur des transports. Pour trouver de nouveaux investissements, de nouveaux financements, pardon, il faut trouver de nouveaux investisseurs, des profils qui pourraient être intéressés par par des modes de financement alternatifs.
Pour se faire, nous devons bâtir un cadre d'investissement attractif et équilibré. Et je dis un nouveau cadre d'investissement attractif et équilibré. Nous pouvons peut-être également réfléchir à une évolution de certaines normes de comptabilité pour permettre de gagner en en visibilité dans un cadre pluriannuel de long terme et mieux tenir compte de la réalité des flux associés à certains montages financiers. comme cela peut se faire dans d'autres pays, voisins qui ont les mêmes problèmes que les nôtres et dont le financement des infrastructures est mieux assuré simplement parce qu'ils ont pris en compte les nécessités de réglementation et les motifs d'investissement.
Et je propose que évidemment nous ne nous privions pas de regarder ce qui marche nos voisins aussi ce qui ne marche pas. Je souhaite enfin que ces travaux soient finalisés avant la fin du mois de juillet afin d'expertiser et de définir rapidement notre ambition en matière de transport. Je sais que ces délais sont courts, mais j'affirme que nous n'avons pas le luxe de d'avoir plusieurs années devant nous.
Nous devons agir fortement et tout de suite. Je compte donc sur l'esprit de construction de chacun d'entre vous pour déplacer les constats et faire des propositions concrètes et opérationnelles. Nous avons devant nous 10 semaines.
Dominique, ça tombe bien parce que tu avais du temps. Donc nous avons 10 semaines devant nous, 10 semaines de réflexion et d'action au service des Français pour donner à nos infrastructures les moyens dont elles ont besoin. pourrait compter sur la pleine mobilisation du gouvernement au premier chef le ministre chargé des transports Philippe Tabarot mais également le ministre de l'aménagement des territoires et de la décentralisation cher François Samel le ministre de l'économie Éric Lombard et la ministre des comptes publics Amélie de Monchalin qui traverse une période particulièrement tranquille de son engagement politique et qui a donc un peu de temps à consacrer à ces questions.
Nous avons besoin de vous pour assurer la bonne conduite de cette de cette entreprise pour nous tous comme responsable public, comme él, comme représentant de nos concitoyens, c'est une question décisive et cruciale. Les fractures à laquelle notre société est exposée, vous les connaissez tous, elles sont de tous ordres. On a le sentiment d'une société qui est quotidiennement et continuellement en explosion.
Il y a une de ces explosions que nous devons pouvoir contrebattre, contre laquelle nous devons pouvoir lutter, c'est l'explosion territoriale qui fait que les uns sont favorisés et les autres fragilisés. Et c'est à cet effort que je vous invite. Je suis persuadé que cette réunion de lancement aujourd'hui permettra de construire et de préparer le succès dont nous avons besoin pour réconcilier notre pays et faire que nous partagions à nouveau un destin que nous ressentirons comme commun.
Je vous remercie. Je vais donner la parole à Philippe Tabarot pour plein de raisons. L'une d'entre elles est que il est chez lui.
Pas à Marseille. pas loir pas loin pas loin il y a déjà suffis monsieur le le premier ministre mes chers collègues monsieur le premier vice-président du Sénat mesdames et messieurs les parlementaires, monsieur le préfet Leclerc madame la présidente Vassal monsieur le président Musolier madame la représentante du maire de Marseille mesdames et messieurs les éminents membres d'Ambition France Transport sport euh le trium vira de la SLCF que je vois beaucoup en ce moment. Je salue avec beaucoup de sympathie avec Jean-Pierre Farando, avec Christophe Fanicher et avec Mathieu Chavanel.
Enfin, vous tous et vous toutes chers amis, je suis heureux monsieur le Premier ministre et fier d'être parmi vous au moins pour trois bonnes raisons. Tout d'abord parce que vous l'avez dit, je suis quand même ici un peu chez moi dans le sud. Dans cette région, nous avons fait beaucoup pour les mobilités, mon cher Renault, avec toi comme président, avant toi avec Christian et que j'ai servi avec amour et passion notamment sur ce sujet des mobilités.
Comment ne pas parler de notre projet de nouvelle ? Comment ne pas parler du Marseille Brillançon ? On a écouté avec beaucoup d'attention vos propos, monsieur le premier ministre, des quatre services express régionaux métropolitains, celui d'Avignon, de de Marseille, de Toulon et de Nice et puis euh d'avoir eu le courage il y a quelques années de lancer l'ouverture à la concurrence, là où tout le monde nous dissuadit de le faire.
Cher Renault, à côté de du vélodrome, on peut dire à jamais les premiers. Euh à toi ma chère Martine et ta métropole avec ton Marseille en grand que soutient également très fortement le le ministre François Repsamen avec l'extension du tram avec Néomas avec TBHNS et tout ce que l'on voit à travers ce site magnifique de Sainte Marguerite. Sans parler de la loi sur la sûreté dans les transports que j'ai pu faire voter au Parlement et dont vous êtes les premiers à vous saisir au niveau de la RTM. et je salue Catherine avec beaucoup d'amitié également.
La deuxième raison, monsieur le premier ministre qui fait que je suis heureux d'être parmi vous, c'est que nous avons besoin et vous l'avez dit de cette conférence de financement peut-être plus que jamais. Nous l'avons inventé avec quelques sénateurs dans la loi sur les services express régionaux métropolitains il y a quelques mois maintenant. Mais vous, monsieur le Premier ministre, vous l'avez souhaité plus largement sur l'ensemble des mobilités dans votre discours de politique générale et vous avez eu raison.
Bon, c'est pas pour rien que vous êtes premier ministre. Vous avez c'est un bon sentiment. Nous avons connu par le passé trop de plans et vous l'avez dit aussi excellent soit-il mais sans financement derrière et c'est la crédibilité de la parole publique qui est en jeu.
Enfin la troisème satisfaction pour moi aujourd'hui c'est que cette conférence est déjà un succès. Un succès parce que tout le monde voulait en être. Les sélections étaient terribles.
Expert, parlementaires, association d'élus, d'usagers, chef d'entreprise. Je pense et j'espère personne n'a été oublié. Ils sont venus aujourd'hui, monsieur le premier ministre de toute la France.
Ils ont accepté de travailler pratiquement jour et nuit pendant plus de 10 semaines sous la baguette d'un passionné fin connaisseur des transports que nous avons choisi émissionner ensemble, monsieur Dominique Buscro. Et nous vous confirmons bien que tout le monde est au travail. Nous avons pu le constater ce matin dans les quatre ateliers pour que les modes de transport deviennent enfin complémentaire pour qu'ils deviennent solidaires dans leur mode de financement pour que les recettes du secteur des transports puissent enfin financer dignement vous l'avez dit nos 10000 km d'autoroute de notre patrimoine national nos 21000 km de route nationale nos 27000 km de voie ferrée et sans oublier cher Améli contraintes budgétaires terme des débats sans tabou mais pas de solution facile qui ne reposent que sur le contribuable ou un concours lespine de la meilleure taxe.
Voilà chers amis, comme j'ai eu l'occasion de le dire ce matin, nous avons sélectionné les meilleurs d'entre vous et je ne doute pas un instant que vous allez nous le prouver pour faire gagner Ambition France Transport. Merci. La parole est à Monchal.
Monsieur le premier ministre, messieurs les ministres, chers collègues, cher Philippe, cher François, mesdames et messieurs les députés et sénateurs, mesdames et messieurs les élus régionaux, départementaux, métropolitains et à vous tous mesdames et messieurs que vous soyez haut fonctionnaires industriel, engagé. Vous êtes, je crois ici parce que vous partagez cette ambition pour la France et pour les transports. Nous sommes effectivement, comme vient le dire monsieur le premier ministre, réunis autour d'un héritage fort fort de ces infrastructures qui servent chaque jour des millions de concitoyens, de ces technologies qui boivent beaucoup à la France et de ces mobilités douces dont la sobriété et la force.
C'est un patrimoine financé largement par les générations passées dont chaque français encore aujourd'hui, je crois, est fier. et qui bénéficie chaque jour à tous et que je crois chacun veut maintenir comme à la fois prospère et efficace. Alors ces 25 dernières années, vous l'avez entendu, nous avons collectivement tous beaucoup créé, beaucoup mis sur les rails de nos idées, de nombreux projets de transport.
Ils ont souvent été bien imaginés, bien conçus, bien annoncés. À certains moments, une impulsion était largement bienvenue mais hélas et je crois que nous constatons tous aujourd'hui la programmation de leur mise en œuvre et de leur modèle de financement n'a pas toujours suivi. Désormais, nous avons, je crois chacun ici une nécessité d'action pour passer de l'idée isolée à la réalité pour tous.
Et ces actions nécessiteront donc des choix qui ne seront pas simples et je crois que vous le savez tous en vous engageant ici. Le premier ministre vient de le dire et l'avait annoncé à tous les Français le 15 avril dernier. C'est bien la vérité qui permet d'agir et je ne m'étonnerais pas évidemment aujourd'hui ce n'est ni le lieu ni le moment sur la situation des finances publiques en général mais vous savez qu'elle est sérieuse et que nous devons là aussi et que nous menons un redressement tout aussi sérieux et ambitieux.
Cette ambition, elle est à notre portée et la politique des transports fait partie de ce constat de nos défis à relever. Et nous savons que nous ne pouvons pas tout faire tout de suite. Nous savons parce que déjà à titre très concret, les engins de terrassement et les fonds européens sont en quantité finies.
Mais ce constat, et je veux là aussi le dire avec force devant vous, n'est pas un constat pour nous amener à l'inaction ou à l'impuissance. Pour cette conférence Ambition France Transport à laquelle nous sommes ici réunis au nous convions, je crois que nous proposons une même méthode, c'est celle du débat, un débat exigeant, respectueux pour arriver avec des faits étayés, des faits partagés, arriver à forger un consensus et surtout surtout bâtir un compromis. Ce compromis, il se bâtira avec les parlementaires qui sont des partenaires évidemment de premier plan, mais également avec vous tous, partie prenante locale, nationale de tous horizons représenté ici.
Avec cette conférence qui s'ouvre aujourd'hui, bah aussi nous devons bien nous entendre, nous ne parlons pas de l'année prochaine, nous parlons de l'avenir. Et c'est bien sur des questions concrètes et essentielles les mobilités du quotidien et les services express régionaux métropolitains que nous voulons déployer. C'est également le bon entretien de notre patrimoine national qu' soit ferroviaire ou routier.
C'est également des projets structurants pour notre futur réseau qui devront évoluer comme d'ailleurs nos usages. Et vous l'avez dit monsieur le premier ministre, nos objectifs sont tant écologiques qu'économiques mais également et de maîtriser nos finances. Alors ce débat en un mot pour sortir un tout petit peu de la vision budgétaire des choses, je crois est un élément vital pour la démocratie.
La mobilité, c'est la clé de l'émancipation. L'émancipation de chacun de nos concitoyens, d'où qu'ils viennent, quel que soit son territoire, son origine sociale, ses aspirations individuelles. On le sait, les transports sont une des conditions de la prospérité actuelle et future.
Et je parle ici devant vous aussi comme élu de laisson, territoire de grande couronne où chacun mesure chaque jour combien emploi, logement et transport doivent être réconciliés. J'ai d'ailleurs ici une pensée pour François Duovret qui dans de nombreuses conditions et fonctions apporté ce message et que je veux aussi ici saluer. Mais pour y arriver, la méthode doit d'abord mettre l'usager au centre de décision.
C'est un travail indispensable pour dégager des priorités, pour savoir quelles sont les dépenses les plus utiles et là où nous devons investir d'abord. Et fixer des priorités nous permettra également de fixer des calendriers qui soient réalistes et cohérents et infinés. d'arriver comme on dit à sécuriser l'arrivée rapide des progrès attendus et emblématiques par nos concitoyens car il n'y a rien de plus déprimant que d'entendre parler de quelque chose qui n'arrive jamais.
Mettre l'usager au centre, c'est aussi pouvoir faire en sorte que chaque euro public, chaque euro payé par les Français, comme je dis souvent, il n'y a pas d'argent public, il y a que notre argent, l'argent des Français, pour qu'il devienne vraiment efficac. C'est ce que j'appelle l'euro marginalement décisif. L'euro du contribuable, qui soit actuel ou à plus forte raison lorsqu'il est fait recours à l'endettement public et donc au contribuable futur ne doit intervenir qu'en dernier recours une fois que toutes les autres sources de financement ont été mobilisées et optimisées.
Alors avec Éric Lombard que j'ai l'honneur de représenter auprès de vous, nous participerons à l'animation de cette conférence et l'éclairerons en particulier de l'analyse socio-économique et de modèle de financement d'ici un mois. Cher Dominique, nous vous accueillerons à Bercy pour une journée thématique dédiée au modèles de financement, les investissements où nous réunirons évidemment les participants des ateliers, les acteurs privés de divers horizons et afin d'identifier les nouveaux leviers, les nouveaux modèles de financement partenariaux les plus respectueux des contraintes financières de l'État et des collectivités au service du développement de ces transports. Retrouver les capacités d'action et investir supposera également que nous trouvions des modèles économiques justes et soutenables. le premier ministre y est revenu parce que nous devons donner aux porteurs publics et privés confiance dans l'avenir en assurant un juste partage des coûts et des bénéfices et une protection face aux alléas futurs qu'il soient économique ou par nature lié à l'inflation.
C'est à cette condition que nous trouvons de nouveaux investisseurs et que nous pourrons ainsi accélérer nos projets. En effet, quand un projet de transport crée durablement la valeur économique, que dans les territoires la dessert est mieux assurée, que les usagers voient et bénéficient de ses services au juste prix, que les entreprises peuvent mieux les y embaucher, que le commerce se déploie plus fortement, alors nous voyons bien qu'il y a là un enrichissement collectif et que ces projets et ces modèles sont bien ceux que nous devons rechercher. Vous le voyez, nous avons une conviction, c'est que nous avons assez de créativité et de volonté en partage pour que nous puissions faire aboutir dans les meilleurs délais des choix collectifs qui puissent honorer notre héritage et préparer notre.
Je vous remercie. La parole à François c'est l'aménagement du territoire et de la décentralisation monsieur min et de la décentralisation et d'autres lieux. Monsieur le premier ministre, madame, monsieur les ministres, cher Amélie, cher Philippe, plaisir d'être ici, de vous retrouver toutes et tous.
Plaisir d'être dans cette belle région cher Renault. Merci de nous y accueillir. Plaisir d'être dans cette belle métropole parce que c'est ici que nous sommes vu dernièrement.
Cher Martine, merci pour tout ce que tu fais. Jeis saluer la représentante du maire qui est ici et bien sûr les parlementaires ici présents, tous les parlementaires mais par-delà les parlementaires, les maires tous ceux qui agissent au quotidien sur le terrain et qui sont, j'en suis sûr intimement persuadé que ce sujet est un des sujets majeurs pour la décennie qui vient. Je saluer bien sûr les chefs d'entreprise, les industriels et les encourager accompagner les élus qui veulent sur le terrain concrètement dans les villes faire changer les choses avec la construction de modalités nouvelles de transport.
Saluez-le moi aussi, permettez-le moi parce que il a sévi dans ma région le président directeur général de la SNCF cher Jean-Pierre vous saluer toutes et tous. Mes propos vont être courts mais je m'inscrirai dans ça ne vous surprendra pas dans les pas du premier ministre. Jeis dire ici avec un peu de souverenité que la question des mobilités est vraiment au cœur aujourd'hui de notre réflexion républicaine sur l'aménagement du territoire.
Parce que cette conférence Ambition France Transport c'est d'abord d'abord c'est parler de liberté c'est parler d'égalité premier ministre l'a dit pour le plus grand nombre de nos concitoyens de nos compatriotes aux opportunités qui s'ouvrent mais aussi mais aussi bien sûr de transition écologique de cohésion sociale d'attractivité des différents territoires. En effet, la France par sa diversité géographique, je ne pense pas au désert français, la France par sa diversité géographique, par sa diversité territoriale et ses dynamiques régionales nouvelles impose une approche nouvelle, différenciée mais solidaire en matière de mobilité. L'aménagement du territoire, vous l'avez dit monsieur le premier ministre, c'est à l'horizon France 2035 dans l'horizon d'une dizaine d'années bien sûr, c'est la nécessité de relever, j'en ai pointé quatre quatre défis majeurs.
D'abord, celle a été évoquée, l'inégalité territoriale qui existe, que ce soit en zone rurale, périurbaine, l'accès au service, à l'emploi voire à la culture dépend souvent, trop souvent encore, quand c'est pas nécessaire de la voiture, il faut dire les choses. Ensuite, une métropolisation ajustement dénoncée des fois, mais une métropolisation qui entraîne, pour le voil ou non, une sorte de congestion urbaine avec des embouteillages qui nuisent bien sûr à la qualité de la vie, à la qualité de l'air, à la productivité mais aussi à l'environnement. Enfin, personne ne le ni.
Il y a une urgence écologique car il faut rappeler que 30 % des émissions de gaz à effet de serre proviennent des transports. Nous devons donc agir et je n'évoquerai pas particulièrement cette fracture numérique qui est aussi présente sur notre territoire. Nous devons donc en effet garantir à chaque citoyen, quel que soit son lieu de résidence, une solution de mobilité adaptée, accessible et décarbonée.
Et c'est pourquoi je crois que nous avons, vous l'avez évoqué les uns les autres, la responsabilité de maintenir, de moderniser les réseaux existants, que ce soit dans le domaine des routes, des voies ferrées, des voies pluviales navigables, mais également l'aéroport. Je sais, vous y êtes attaché. L'actualisation donc des contrats de performance est aujourd'hui une nécessité avec mon collègue Philippe Tabarot dont je salue le magnifique travail réalisé de mobilisation de transparence et de dialogue l'État et les collectivités locales sous votre responsabilité monsieur le premier ministre les acteurs de terrain doivent absolument collaborer aujourd'hui pour trouver ces solutions de financement et être dans le concret.
Alors, je salue moi aussi le choix de Dominique Busser avec lequel nous avons travaillé il y a quelques années, pas l'année dernière mais il y a quelques années chers Dominique sur les mêmes sujets pour être juste. La contribution doit se baser sur un diagnostic objectif que vous êtes en train d'établir les uns les autres. Le but donc de cette conférence, c'est aussi de partager des données sur l'existant, de définir des objectifs communs et d'élaborer des solutions adaptées à chaque territoire.
Mesdames, messieurs, chers amis, permettez-moi de le dire comme ça. Cette conférence est une vraie opportunité pour repenser ensemble le financement des mobilités et bâtir un modèle républicain, je le dire républicain, durable, équitable et adapté aux enjeux de demain. Je vous invite bien sûr à y participer activement les uns les autres.
Merci. Donc tu restes à la pub et les autres ministres vont te rejoindre pour que nous puissions répondre aux questions qui vont être posées. Ça vous convient ?
Bonjour Quentin Guérou, la Provence. Est-ce que les ambitions de ce projet ne risquent pas d'être contraintes par le budget 26 que vous souhaitez porter à référendum qui doit pas chercher à réaliser 40 milliards d'euros d'économie ? Alors, je vais je vais répéter ce que j'ai déjà dit et euh Amélie de Monchalin ne dira pas si je la regarde. 40 milliards, c'est un ordre de grandeur.
Pourquoi est-ce que je dis que c'est un ordre de grandeur ? parce que il s'agit d'un rééquilibrage par rapport à ce que serait la progression si on ne faisait rien des comptes publics. Je suis persuadé que nous avons besoin de deux choses qui sont l'une et l'autre difficile.
La première, c'est une prise de conscience de nos concitoyens qui ont entendu le diagnostic sans que je sois absolument certain qu'ayant entendu le diagnostic qui l'ont relié à une nécessité qui les concernerait eux-mêmes. Or, j'affirme que le déséquilibre dans lequel nous sommes entrés en laissant s'accumuler des déficits et de la dette, les deux, ce déséquilibre menace la vie de chacun des Français, de chacun des foyers, de chacune des entreprises, de chacun des investissements. acheter une maison, acheter un appartement, euh acheter une voiture électrique même, euh c'est chacun d'entre nous qui se trouve menacé.
Et il est très important pour moi qu'on puisse prendre conscience tous ensemble de cette menace et deuxièmement qu'on puisse avancer des scénarios crédibles, encore durables, crédible et durable, de retour à l'équilibre sur plusieurs le la réflexion budgétaire se conduit habituellement pendant quelques mois qui sont des mois d'enfer ou de purgatoire, je sais pas ce qu'il faut dire pour ceux qui sont au gouvernement avec chacun des parlementaires qui chacun défend le secteur qui lui est le plus proche et le plus sensible. On arrive à des situations qui sont quelque peu paroles ou déséquilibré en tout cas insuffisant comme j'ai eu l'occasion de le dire. On peut faire des déficits si on n pas de dette.
Pendant quelques années, on peut essayer de d'équilibrer les choses en espérant un meilleur retour en cas de bonne fortune. On peut faire de la dette si on n pas de déficit. des choses qui sont parfaitement estimables et notamment on peut faire de la dette pour des investissements.
Mais là, c'est pas du tout ce qu'on a fait sur les 40 ou 50 dernières années. On a accumulé les déficits et accumulé de la dette qui n'est que très peu de la dette d'investissement. Et chacun des responsables des grandes sociétés et entreprises du transport public, c'est ce que je veux dire.
Le manque a été d'investissement. Alors pour répondre précisément à votre question, ce que nous avons à bâtir c'est un nouvel équilibre. J'ai employé le mot de plan de retour à l'équilibre dans lequel on puisse faire face à des investissements nécessaires.
Il y en a beaucoup dans cette région. dans toutes les régions françaises et si euh les Pyrénées peuvent s'exprimer, je vous assure qu'elles qu'elles vont elles aussi défendre cette idée et en même temps que tout le monde mesure que le chemin sur lequel nous sommes engagés est un chemin de retour à un équilibre présentable. Je ne sais pas à vous, mais je veux dire quelque chose à titre personnel.
Je ne supporte pas l'idée que la France soit le dernier pays dans l'Union européenne pour l'équilibre de ces comptes public comme chef du gouvernement et comme citoyen français. Je supporte pas cette idée et donc je pense qu'il faut s'engager s'engager dans un chemin déterminé et équilibre. Ça veut dire qu'on puisse en même temps faire ce qui est indispensable et présenter un visage de nos comptes et de l'évolution de ces comptes qui soient responsable ce qui n'est pas uniquement de la sueur et des larmes.
Et c'est pourquoi j'ai beaucoup développé l'idée queil y avait un deuxième volet à cette action, c'est le développement de la production. Pas possible que la France soit 10 ou 20 ou 30 % derrière nos voisins pour ce qui est du produit intérieur par habitant. Parce que si nous en sommes là, ça veut dire qu'il manque de l'argent pour les collectivités et qu'il manque de l'argent pour les foyers.
Les salaires ne peuvent pas suivre si vous n'avez pas la production qui va avec. C'est cette préoccupation là qui m'a depuis longtemps conduit à à réfléchir à la prise de conscience de nos concitoyen. Je l'ai fait sur les retraites, je l'ai fait sur bien des domaines de l'action publique et je le fais aussi sur public.
Donc s'agit pas de sacrifier le nécessaire. Le nécessaire il faut qu'il y faire face. Il s'agit de trouver euh nouvelles démarches d'action publique plus efficaces, plus respectueuse des investissements, plus respectueuse des de l'argent des contribuables pour que notre pays soit ce qu'il n'aurait jamais dû cesser d'être, c'est-à-dire quelque chose qui soit respecté en Europe et si possible exemplaire en Europe.
Est-ce que ça ressemble à ce qu'il faut dire madame des comptes publics ? D'autres questions ? Oui, bonjour Antoine Guide de la FP.
J'ai deux questions. La première, vous avez critiqué le la privatisation des sociétés d'autoroute en 2005. Est-ce qu'on pourrait connaître le modèle qui aurait votre préférence dans les années 2030 à l'issue des contrats ?
Non. D'accord. Vous posiez une question franche, je vous apporte une réponse franche.
Très bien. Et une deuxième question, c'est sur votre référendum sur la trajectoire budgétaire. Dans quelle mesure vous pensez qu' qui qu'il sera possible de le faire une réaction timide du président ?
Écoutez, c'est c'est très simple. Nous avons à inventer une démarche nouvelle. Quand cette démarche sera au point, elle sera dit, avant le 14 juillet.
Alors, c'est le président de la République qui devra prononcer son choix. Je moi en tout cas, je sais que c'est une question fondamental. Est-ce que les Français mesurent la gravité de la situation, dont on leur parle épisodiquement mais dont ils n'ont pas conscience quotidiennement ?
Et est-ce qu'ils sont prêts à participer à l'effort collectif que nous avons à faire qui est accessible ? M de Monchalin le répète souvent, c'est pas un effort hors de portée, c'est un effort tout à fait qui a été conduit par d'autres pays, le Canada, le Portugal, la Suède, on peut en énumérer d'autres qui sont qui sont pas des pays de de grandes difficultés, qui sont au contraire des pays relativement exemplaires et Donc cet effort est à notre portée, mais il y a une condition, c'est que les Français le veillent parce que je n'ai pas observé ces dernières années ou ces derniers mois qu'il y avait grand concours de par des partis politiques pour participer à cette off. J'ai plus souvent entendu des des menaces, des lignes rouges de l'affirmation que si tel ou tel effort était demandé, on allait censurer le gouvernement.
Et pour moi, cette situation là ne peut être conjurée que si les citoyens s'engagent personnellement, si personnellement ils pensent que c'est important. Parce que contrairement à ce qu'on croit, c'est pas les gouvernants qui gouvernent. Ce qui gouverne le plus efficacement, c'est le peuple des citoyens.
Et donc c'est avec eux que mon idée est de construire cette volonté nationale de rétablissement de l'équilibre productif et de nos comptes. Valéis Mja pour France 3. Comment ce plan Ambition France Transport s' s'articule pardon par rapport au plan qui avait été donné en 2023 par Ellisabeth Borne et qui était de 100 milliards d'euros pour le ferroviaire uniquement.
Philippe Tab Oui, écoutez, bonne question selon la formule consacrée, monsieur le premier ministre dans son intervention et moi-même avons parlé de différents plans qui ont été pris depuis un certain nombre d'années et présentés sur les investissements indispensables pour nos mobilités, à la fois principalement les investissements sur les infrastructures ferroviaires mais également, nous l'avons dit, sur nos routes nationales, donc sur des autoroute mais qui sont réalisé par les sociétés concessionnaires et puis même si on l'a pas évoqué mais on sait la part importante que prennent les départements dans le financement des routes départementales et les communes dans le financement des routes communales. Je crois que sur le le plan d'Élisabeth Born, ce qui l'a manqué très probablement et je ne jette la responsabilité bien sûr sur personne, c'est très probablement d'une loi qui aurait pu permettre une certaine planification à une période où c'était peut-être encore possible pour voir comment investir dans les différents modes de transport et comment investir. Ce que je dirais simplement, c'est que il reste des choses de ce plan bordé et je pense notamment à l'investissement que fait la SNCF à travers son fond de concours sur ces bénéfices dont on parle beaucoup en ce moment, ce milliard 6 de bénéfices mais qui est très largement réinvesti à travers le fond de concours sur les infrastructures ferroviaires et notamment au niveau des SNCF réseau.
Donc ça ce sont des éléments qui viennent du plan Bord. Les 100 milliards n'ont pas été totalement budgétisés, c'est le moins qu'on puisse dire, mais pour autant, il en reste quelque chose et à nous à travers notre grande conférence de financement de pouvoir compléter et flécher les financements qui n'ont finalement pas été prévus sur le l'excellent plan d'Élisabeth Born de l'époque. Bonjour, je compte pour Marseille.
Euh pourquoi est-ce que vous avez choisi la ville de Marseille justement pour lancer justement cette grande conférence en mission France Transport ? Et en quoi le col d'échange multimodo de Sainte Margerite Gromel peut-il être un exemple justement à l'échelle nationale pour en terme de mobilité ? C'est un bel exemple de réussite mais Philippe va expliquer ça.
Non, mais c'est des solutions qu'on cherche dans toutes les villes et dans toutes les régions et devant la présidente de la métropole, le président de la région, la représentante du maire de Marseille, le l'idée de créer un centre névralgique à partir duquel va rayonner vont rayonner l'ensemble des moyens de transport, c'est absolument vitable. Vous avez ici du parking. Vous avez ici des centre d'intervention sur sur les rames de Tramou et vous avez ici un rendez-vous qui permet de se répartir sur les différents modes de transport.
C'est à peu près exemplaire. Euh il y a encore mieux cet apô enfin présidente de la SNCF, c'est souvent je peux pas. Donc c'était important monsieur le premier ministre et vous l'avez souhaité qu'on puisse lancer cette cette conférence de financement en province.
Euh à la fois, il y aura trois autres événements et ça a été rappelé en région parisienne à la fois à Berélie en a parlé pour parler plutôt de de la partie finance et fléchage des dépenses qui est une réponse aussi en partie à la question précédente. Euh il était normal, monsieur le ministre de l'aménagement du territoire que vous puissiez nous recevoir à RLO puisque on est sur des sujets minemment de enfin de d'aménagement du territoire et et qui colle parfaitement avec la politique que vous mettez en œuvre dans votre ministère et puis au conseil économique et et social pour aborder avec les différentes courses intermédiaires, les syndicats et toute cette partie de notre de notre société de pouvoir la consulter et attendre en retour un certain nombre de propositions. Et en dehors de ça, on s'était dit que on pensait que l'ouverture et la clôture avait du sens en en Province.
On vous a proposé Marseille. Pourquoi ? Alors, je l'ai dit tout à l'heure, j'ai un petit attachement à cette région, mais surtout et avant tout par rapport au travail qui est réalisé à la fois par la ville, la métropole et la région qui rattrapent quelque part avec notre soutien, avec le soutien de l'État et puis avec leurs propres moyens des années de retard euh pour un territoire qui en avait bien besoin et qui en a bien besoin.
Donc je pense que le pôle d'échange multimodale qu'on voit aujourd'hui est assez exemplaire, vous l'avez très justement dit, de la complémentarité des modes de transport. On en parlait tout à l'heure, on a trop souvent dans notre pays monté les modes de transport les uns contre les autres en disant "Allez, on est pour le la route, on est pour le fer, on est et et les modes de transport d'où Et finalement, on s'est aperçu, certes, on a mis probablement beaucoup de temps, mais que les modes de transport étaient infiniment euh complémentaires et et au contraire, on voit aujourd'hui qu'ils peuvent être solidaires à travers leur financement. Ce sera aussi un des objectifs d'ambission France Transport.
Vous voyez, c'est assez simple ce qui me permet de répondre aussi à la question précédente. Euh depuis des décennies, on a multiplié les plans euh en annonçant la prise en charge de projets multiple et magnifiques. Et puis après, quand on expertise pour savoir où sont les moyens, disons la vérité, franchement les moyens ne sont pas là. n'ont pas été prévu en même temps qu' étaient prévu les projets.
Et nous, tout le travail que nous mettons en place là, que nous essayons de mettre en place dans l'extrême difficulté des temps que vous avez souligné, ce travail, c'est pour que projet et financement crédibl puisse être mise en parallèle. Financement crédible, ça veut dire nouveau financement et pas uniquement des financements par l'échec du trésor public. D'autres financements peuvent être imaginés.
D'autres pays qui nous entourent ont trouvé d'autres modes d'association de l'investissement privé aux investissements publics. Peut-être a-t-il des obstacles à lever ? C'est ce que nous allons nous employer à faire.
Mais nous voulons de la vérité et de la sincérité. Quand il y a un projet, quand il y a un certain nombre de milliards articulés, il y a quelque chose qui est une crédibilité. Alors, c'est une vieille habitude française.
Ça dure depuis des décennies et nous voulons nous entrer dans une nouvelle culture qui est une culture de la vérité. Bonjour monsieur le premier ministre. Besson BFM TV sur un autre sujet, votre ministre de l'intérieur a demandé au préfet de durcir les règles de naturalisation.
Alors, est-ce que c'est à votre demande et dans ces critères, je finis juste 5 secondes, il y a notamment des critères de ressources. Est-ce que ça correspond à l'idée que vous faites du débat que vous aviez souhaité lancer sur ce qu'est d'être français ? Euh le débat c'est autre chose, mais si vous permettez, je suis très attaché à la règle classique.
Unité de temps, unité de lieu, unité d'action, unité de sujet. Aujourd'hui, le sujet c'est le c'est le sujet des investissements publics sur des ces équipements publics que sont les réseaux de transport et les moyens de transport. Et j'aurais sans nul doute l'occasion de répondre à cette question.
Monsieur le Premier ministre, bonjour. Nathan Sperling de Radio JM. Vous parlez de financer l'avenir de mobilité pour tous.
L'avenir, c'est aussi les jeunes. Quels sont les éléments concrets qui vont être mis en place pour faciliter le transport pour les jeunes notamment à l'avenir ? Monsieur, parle, il y a beaucoup de de financement de d'opération pour les jeunes qui existent.
On a essayé avec mon prédécesseur l'a fait avec un certain nombre de de régions ou un de mes prédécesseurs parce qu'il y en a eu beaucoup ces ces dernières années, euh un de mes prédécesseurs avait voulu monter avec les régions un passe jeune qui n'a pas été, on doit se le dire puisqu'on joue la carte de la vérité aujourd'hui, un grand succès. pour des raisons, chacun pourra évoquer des des raisons sur le le montage de l'opération. Et c'est vrai qu'au final, on s'est rendu compte que ce ce pass jeune n'avait pas généré un grand report modal.
Il avait coûté euh une somme assez importante à l'État et puis également aux régions et vous voyez, vous avez pratiquement tous les vice-présidents de nos régions qui qui hochent la tête qui hochent la tête qu'on avait incité à nous suivre dans l'opération et ils nous en ont voulu un petit peu après parce que ça n'a pas été un grand succès. Donc ce qu'on va faire et on se l' dit, on faisait une pause sur cette année qu'on allait reposer enfin qu'on allait réfléchir de nouveau sur ces titres de transport adapté pour nos jeunes et je dirais que c'est un débat plus large que j'ai entendu déjà dans les ateliers ce matin des questions de billettique, des questions de tarification, tout ça on va en parler pendant la conférence et on ne manquera pas de de vous faire des retours. En tout cas, ce que je peux ce que je peux dire notamment sur le les transports dans nos régions et par rapport à la tarification qui sont appliquées, c'est pas le président de la région sud Renault Muselier qui me contredira.
Il y a des des tarifications particulièrement attractives pour nos jeunes dans nos différentes régions et je pense qu'on a simplement besoin de simplification, de clarification et et de trouver une voilà un travail commun à toutes nos régions pour pouvoir communiquer plus directement et plus facilement avec notre jeunesse qui veut prendre le transport en commun. On a des jeunes qui de plus en plus sont demandeurs, sont preneurs à nous de savoir les accompagner. et le plus utilement possible.
Merci à tous d'avoir participé à ce lancement et merci aux ministres qui sont là d'avoir été hein, ça n'est pas fini mais nous nous allons peut-être Merci à tous, c'était très sympathique. Merci monsieur le premier ministre. avant que vous vous quittiez euh une question à Martine Bassal, une question à Renault Musulier avec chacun la réponse courte auxquelles ils sont habitués.
Martine dans ce centre multimodal revient l'avenir des transports dans la région marillaise. Quelle est ta vision de Marseille et puis un peu plus loin que Marseille naturellement puisque tu représentes aussi ici les départements français ? Monsieur le premier ministre, madame monsieur les ministres, merci Dominique de poser cette question.
En tout cas, moi je je voulais vous remercier du fond du cœur d'avoir choisi notre territoire pour lancer ce magnifique travail qui va être fait autre des transport E
François Bayrou