🔴 Le Projet socialiste est adopté - Conférence de presse
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Ça va ? On est bon. Bon mesdames et messieurs, merci d'être présente et présent parmi nous ce matin pour cette présentation d'un projet qui vient d'être adopté et dont Chloé dans quelques instants vous donnera vous rappellera quelles en sont les grandes lignes.
Depuis plusieurs années, nous avons pris l'habitude de vivre au rythme des crises. La pandémie, le Covid, la guerre en Ukraine, les tensions géopolitiques, l'accélération du dérèglement climatique, les bouleversements provoqués par l'intelligence artificielle. Chacune de ces secousses semblait exceptionnelle.
En réalité, elle dessine un même paysage. Nous sommes entrés dans un monde où les grandes transformations sont désormais permanente. La canicule que nous venons de vivre nous rappelle avec une force particulière ses changements, ses bouleversements.
Elle n'est pas cette canicule simplement une question environnementale. Elle interroge notre manière de travailler, de construire nos villes, de protéger les plus fragiles, d'organiser nos services publics, de produire notre énergie ou encore d'aménager notre territoire. Elle révèle aussi une vérité simple.
Face au bouleversement du siècle, nous ne sommes pas toutes et tous égaux. Les plus modestes, les travailleurs exposés, les personnes âgées, les enfants, ceux qui vivent dans des logements malisolé en paient toujours le prix le plus élevé. Cette réalité nous oblige.
Pendant longtemps, la politique a consisté à réparer les crises après qu'elles produient leurs effets, à poser des rustines. Cette manière de gouverner n'est plus suffisante. Gouverner au 21e siècle, c'est comprendre les transformations avant qu'elle ne nous dépasse.
C'est préparer plutôt que subir. C'est anticiper plutôt qu'improviser. et en la matière, nous avons aujourd'hui un contreemodèle à la tête de l'État.
Qui aurait pu prédire ? Je reprends là les mots du chef de l'État. C'est en cet état d'esprit que nous avons élaboré ce projet.
Il est le fruit d'un très long travail d'écoute, de rencontre avec des citoyens, des chercheurs, des intellectuels, les syndicats, des associations, des élus. Et je veux à ce moment précis saluer le travail immense qui a été conduit sous l'égide de Chloé Ridel qui a permis peut-être aussi par sa jeunesse, son talent de revisiter ce que nous avions nous-mêmes finalement peut-être paresse l'habitude de dire et de complètement retrouver un esprit, une ardeur, une forme d'innovation qui ne nous était peut-être être plus familière d'abord en reprenant comme angle celui de la liberté. J'y reviendrai dans un instant.
La question c'est effectivement pour nous toutes et tous de retrouver la maîtrise de notre destin. Et au fond, le titre de ce projet résume la question qui traverse aujourd'hui la société française. Comment vivre libre dans un monde où tout semble nous échapper ?
Comment vivre libre lorsque le logement devient inaccessible ? Lorsque le travail ne garantit plus toujours une vie digne, lorsqu'on attend des mois un rendez-vous médical, lorsque des grandes plateformes numérique organise notre accès à l'information, oriente nos comportements et capte notre attention lorsque les décisions qui enfancent notre quotidien semblent toujours prises plus loin de nous. Depuis plusieurs mois, nous sommes allés à travers la France.
Sans doute quelques-uns d'entre vous ont-ils suivi notre parcours avec ce que nous avions appelé la France Parlons-en ? Nous avons écouté, entendu des histoires singulières, différentes mais derrière leur diversité revenait un même sentiment, celui d'une perte de maîtrise. Beaucoup de nos concitoyens ont le sentiment que leur vie dépend désormais davantage des marchés, des algorithmes, des crises internationales ou des décisions plus que de leur propre volonté.
Cette inquiétude est le terro de la défiance démocratique lorsqu'un peuple a le sentiment qu'il ne décide plus de son avenir. Il doute de la politique puis il doute de la démocratie elle-même. Notre projet est partie de cette réalitéélà.
Notre ambition est simple. redonner aux Français les moyens de prendre de reprendre la maîtrise de leur vie et collectivement de notre destin. Et donc notre volonté est d'assurer une liberté des égos.
Nous avons choisi donc [grognement] de placer la liberté au cœur de ce projet. Certains peut-être s'étonneront. Ils sont habitués à l'idée que la liberté est d'abord revendiquée par ceux qui se prétendent libéraux.
Pourtant, il n'y a rien de plus fidèle à notre histoire, à celle du socialisme français, que de placer la liberté au cœur de notre projet. Depuis plus de deux siècles, notre famille politique poursuit une même ambition, faire en sorte que la liberté ne soit pas le privilège de quelques-uns, mais le bien commun de tous. Je ne vais pas ici vous refaire la longue histoire qui nous raccroche à la révolution de 89, ni même à celle de 1830 1848 où époque après époque nous avons cherché à définir la gauche à chercher et à définir ce qu'était la liberté, une liberté des égos, une liberté qui permette à chacune et à chacun de maîtriser son destin.
Notre projet s'inscrit dans cette histoire car la liberté que nous défendons n'est pas celle du plus fort. Ce n'est pas la liberté d'un marché sans règle. Ce n'est pas celle du renard qu'on lâche dans le poulailler.
Ce n'est pas la liberté de quelques-uns d'accumuler chaque jour davantage pendant que les autres voient leur horizon se fermer. Nous défendons une autre liberté, celle des égos, vous l'aurez compris. Et dans le combat que nous avons aujourd'hui à mener, ce combat pour la liberté est un combat axial central.
Je le dis parce que il y a deux définitions qui vont désormais s'opposer. C'est vrai à l'échelle du monde. Ce sera vrai à l'échelle de cette élection présidentielle.
à l'échelle du monde, chacun l'a bien compris, il y a aujourd'hui une internationale réactionnaire qui défend une autre idée de la liberté qui est celle d'avancer sans contrainte, de permettre à quelques-uns d'avancer et de concentrer davantage de pouvoir et d'argent chaque jour, chaque jour davantage. Et puis il y a cette clé que nous défendons et que je viens de redéfinir devant vous et que Chloé fera encore dans un instant. Ce que nous voulons faire, c'est adopter une attitude de combat frontal contre ceux que l'on appelle les libertariens qui ont partout dans le monde en réalité des visages qui se ressemblent qui sont à chaque fois celui de l'extrême noate.
Et ce combat là, il est essentiel. Vous l'aurez noté, pendant longtemps, l'extrême droite en France a cherché à se masquer, à cherché à éviter d'être catalogué, d'être renvoyé à son histoire, renvoyé à son idéologie. Et pourtant, pourtant à l'approche de l'élection présidentielle, chaque jour, on découvre derrière les propos de Jadan Bardella ce qu'il est véritablement.
Au fond, il n'est qu'un libertarien parmi d'autres. Il est de ceux qui ont été se faire adoubés par Trump. Il est de ceux qui participent à tous les congrès de cette internationale maga.
Il est de ceux qui au fond n'ont aucune autre imagination que celle de copier servilement ce qu'aujourd'hui l'extrême droite de Miley, celle de Trump, celle qui vient de gagner au Chili ou en Bolivie et qui au fond cherche à étendre l'emprise international réactionnaire sur notre pays. Et c'est la raison pour laquelle nous ne pouvions pas laisser la liberté dans les mains de l'extrême droite comme à d'autres époques. Nous avons peut-être par défaut de lucidité, par volonté de ne pas entrer dans des pièges qui nous étaient tendus à l'époque par Nicolas Sarkozi, nous n'avons pas voulu rentrer dans le débat sur l'identité à tort.
Le vide a été comblé par d'autres. Nous n'avons pas toujours su sur la laïcité définir ce qu'elle était avec suffisamment de précision à tel point que aujourd'hui elle est devenue dans les mains de l'extrême droite un outil exclusif qui sert en réalité à se battre contre une seule religion l'islam. Nous n'avons pas toujours fait attention au fait que il chercherait à retourner jusqu'à l'état de droit dont aujourd'hui ils disent qu'il n'est pas inamovible et qu'il s'oppose à la souveraineté populaire.
Et nous devons être attentifs au fait que demain ils utiliseront jusqu'au féminisme pour chercher à opposer les uns aux autres. Et donc j'allais dire chers camarades, on en est pas là, je m'emporte, je me reprends et j'allais dire donc que ce combat là est un combat qui est un combat existentiel. Le combat que nous allons mener à partir des prochains jours, des prochaines semaines, des prochains mois qui nous conduira à l'élection présidentielle de 2027 est un combat que nous n'allons pas enjamber.
Je lis, j'entends parfois que certains imagineraient que nous pourrions déjà faire l'impasse sur l'élection présidentielle, que nous considérerions comme déjà perdu et que nous serions déjà à penser à la recomposition qui suivra. Il n'en est rien. Nous allons nous battre comme des chiens du premier au dernier jour.
Et le premier jour, c'était effectivement le jour de ce vote sur le projet. J'ai souvent lu sous vos plumes ou derrière vos caméras ou en vous écoutant à la radio que le socialiste n'avait pas de projet, que le socialiste n'avait rien à dire. C'était au-delà du caractère légèrement discourtoi le fait que vous n'aviez peut-être pas toujours écouter ce que nous disions, que vous aviez peut-être et c'est de notre faute privilégier ce que peuvent être les débats internes, souvent riches et nourris qui permettent de nourrir aussi la presse politique.
Mais la vérité c'est que nous n'avons jamais cessé de travailler, que nous n'avons jamais cessé de proposer. Au cours des années qui viennent de s'écouler, chaque semaine au Parlement, nous avons fait des propositions alternatives à celles de la droite et de l'extrême droite. Et il fallait effectivement un moment où tout ça puisse être remis en perspective, ce que nous avons fait à travers ce projet.
Et désormais voilà le socle, la base à partir de la duquel notre candidat à l'élection présidentielle partira dans cette échéance et défendra pied à pied ce que la gauche et les écologistes peuvent défendre ensemble ce que je souhaite ardemment. Voilà chers amis et pour certains d'entre vous moins nombreux chers camarades, voilà ce que je voulais dire en introduction laissant la parole à Chloé que je salue à nouveau et dire que c'est une nouvelle génération qui a aussi pris le pouvoir dans ce parti qui a fait en sorte de renouveler notre pensée, nos habitudes, nos pratiques. Pas assez encore de mon point de vue mais ça viendra.
Et donc voilà un de ces visages, celui de Chloé qui est un visage inspirant et en tout cas qui nous a permis d'aboutir à un résultat que je salue à nouveau. Merci. [applaudissements] [applaudissements] Bonjour à tout le monde.
Mesdames et messieurs. Merci Olivier pour tes mots, ta présentation. Moi, je commencerai par dire que le nouveau projet du Parti socialiste, il a désormais été adopté jeudi dernier par les militantes et les militants avec 83 % de votes favorable et je crois que ce résultat est important, qu'il donne à ce projet une légitimité politique claire et je le dis, ce projet sera celui que défendra que devra défendre le candidat ou la candidate qui représentera le Parti socialiste lors de la prochaine élection présidentielle.
Euh toutes celles et tous ceux qui voudront le soutien du Parti socialiste devront auront à faire avec ce projet qui bénéficie d'une double légitimité, non seulement le vote des militants, mais en amont tout le travail collectif euh qui s'est déroulé, les amendements qui ont été très nombreux. Je vais revenir très rapidement sur la méthode Olivier, tu en as dit un mot qui euh a présidé à la refondation du projet socialiste depuis près d'un an maintenant. Nous avons fait un Tour de France d'écoute qui s'appelait Notre France parlons-en.
Nous avons mené plus de 200 auditions avec des scientifiques, des représentants d'association, de syndicat, d'organisation. Nous avons recueilli des contributions militantes de nos fédérations. J'ai travaillé avec l'ensemble des sensibilités du Parti socialiste euh qui m'entourait dans un comité de de pilotage et je me réjouis qu'à la fin, au bout de ce processus de refondation, nous ayons pu valider à l'unanimité du bureau national la transmission du projet aux militants.
Pendant la phase d'amendement, il y a eu des milliers euh d'amendements qui sont venus conforter les grands axes politiques du texte, mais aussi l'enrichir et le corriger par endroit. Ce projet, il dit ce que nous sommes, c'est-à-dire une gauche radicale de gouvernement qui se tient sur ces deux jambes. Radicale parce que notre ambition de transformation est profonde.
Nous sommes une gauche de transformation et quand on voit aujourd'hui la canicule, la crise climatique, plus personne ne peut faire croire que des demi-mesures suffiront, que le business as usual peut continuer. Et c'est ce besoin de radicalité que l'époque exige, je peux le décliner dans d'autres domaines que celui de la crise climatique. Je peux aussi parler du pouvoir d'achat euh de la lutte contre les violences sexistes et sexuelles, du mauvais état, des services publics, de la justice fiscale. tout ça, il faut une ambition radicale qui qui est la nôtre et gauche de gouvernement parce que nous restons toujours fidèle à notre méthode, c'est-à-dire le dialogue, la recherche du compromis, le refus de la violence, le respect de la démocratie, c'est cette identité qui est celle du Parti socialiste et que ce projet vient réinfirmer.
Le grand combat de la gauche aujourd'hui, je le crois, c'est de refermer la parenthèse libérale qui s'est ouverte dans les années 80 et proposer une alternative. Il faut mettre fin à cette mondialisation sans règle équitable qui a dérégulé, qui a concentré les richesses, qui a affaibli la puissance publique, fragiliser nos emplois, nos industries, nos territoires, qui a aussi produit de nouvelles dépendances dont on a aujourd'hui du mal à sortir et qui aujourd'hui évolue vers un capitalisme brutal que nous appelons nous prédateur de prédation qui accélère le dérèglement climatique, qui se dresse contre la démocratie. Et donc ce combat contre ce capitalisme là, Olivier l'a dit, c'est un combat pour la liberté.
Pas la liberté réduite au laisser faire, pas la liberté du marché sans règles, pas la liberté des plus puissants contre tous les autres, mais la vraie liberté, c'est-à-dire celle qui permet de choisir sa vie, de vivre dignement de son travail, d'avoir de trouver à se loger, à se faire soigner, se déplacer, être respecté, ne pas subir de discrimination. cette promesse de liberté là, elle n'est pas tenue aujourd'hui aussi bien à l'échelle individuelle qu'à l'échelle du peuple français et même du continent européen. Et donc c'est le sens de notre projet vivre libre, pouvoir permettre à chacune et à chacun de choisir sa vie et au peuple français de maîtriser son destin et de retrouver sa souveraineté.
La liberté, elle est au cœur de du discours socialiste depuis Jean Jorè, mais là, je choisis ce matin de citer Robert Badinter qui disait que la gauche n'est elle-même qu'autant qu'elle est porteuse de liberté nouvelle. Libération de la faim, de l'ignorance, de la maladie, de la peur, libération aussi du mépris, de l'humiliation, de la solitude, du rejet et des pesanteurs sociales qui écrasent les plus faibles et les plus démunis. C'est cette boussole là que nous reprenons et vous voyez bien que face au capitalisme technologique qui capte nos données, notre attention qui en font marcher, l'enjeu c'est bien de savoir comment rester libre face à l'intelligence artificielle aussi face à la canicule. quand des écoles ferment, c'est aussi la liberté qui régresse.
Et je veux devant vous citer euh pour terminer mon propos et avant de laisser la place aux échanges, citer 10 priorités politiques que nous souhaitons particulièrement mettre en avant. La première, c'est la revalorisation du travail par la hausse des salaires, par la reconnaissance des métiers essentiels et par le partage de la richesse et de la décision. en entreprise en évoluant vers un vrai régime de codétermination en entreprise qui permettent d'avoir 50 % de représentants de salariés dans tous les conseils d'administration des entreprises de plus de 500 salariés.
La deuxième priorité que je veux citer, c'est celle du pouvoir d'achat que nous ne traiterons pas sous le seul angle de l'augmentation des salaires, mais sous l'angle de la baisse des dépenses dites contraintes, le logement, l'énergie, l'alimentation, les transports qui ont augmenté beaucoup plus vite que les salaires ces 30 dernières années et qui sont le problème véritable du pouvoir d'achat dans ce pays. Et on va faire baisser ces dépenses contraintes par des politiques de puissance publique affirmé et déterminée. Troisème priorité, je veux vous parler des sécurités que nous avons à construire.
Contrairement à l'extrême droite qui réduit le débat sur l'insécurité à la seule figure de l'étranger et de l'immigré, nous voulons nous nous réapproprier le combat contre les insécurités et les conjugués au pluriel ? Parce qu'il y a certes et oui l'insécurité physique, il faut lutter contre la délinquence, contre les incivilités du quotidien, contre le narcotrafic aussi l'insécurité sociale, celle que l'on ressent lorsque l'on n pas accès aux soins de santé. Par exemple, ces millions de français qui n'ont pas de médecin traitants dans ce pays.
Nous parlons de cette insécurité-là, l'insécurité environnementale et écologique. On l'a vu euh ces derniers jours, c'est une question de vie ou de mort. Quand en 2050 il est prévu 50°gr à l'ombre à Paris, mais pas qu'à Paris, dans toutes les villes, il nous faut nous adapter au réchauffement climatique.
La climatisation, c'est très bien et c'est nécessaire, mais ça ne suffira pas. Il faudra adapter tout le parc de logement existant. On propose une prime climat unique sans avance de frais pour permettre à tous les Français qui en ont besoin de faire rénover leur logement, rénover les bâtiments publics, écoles, hôpitaux et pad en priorité. adapter nos villes en désimperméabilisant les sols, en remettant des arbres, de l'eau, de la fraîcheur, bref du bon sens.
Mais quand par exemple Anidalgo l'a fait à Paris ces ces ces dernières années, elle a elle a été la cible d'attaque terrible alors même qu'en fait elle luttait pour la vie puisque c'est vraiment une question de vie ou de mort que de réduire la place de la voiture à Paris. on s'en rend compte aujourd'hui. Et donc dans cette continuité, nous construirons les sécurités et toutes les sécurités pour les Français.
La 4rième priorité que je veux évoquer, c'est la réindustrialisation. Pour nous, l'industrie c'est pas juste une question économique, on la place au cœur hein de notre programme économique, de notre ambition économique, mais la désindustrialisation, c'est aussi un problème social, une crise politique, une crise territoriale. Et donc nous voulons réindustrialiser avec quatre piliers en fait hein.
Euh c'est c'est simple qu' y a Macron qui apporté une certaine politique qui consistait à déréguler le marché euh enfin le code du travail, à faire baisser ce qu'il appelle lui le coût du travail et à organiser des sommets à Versailles. C'est une politique qui se défend. Nous nous pensons qu'il faut d'abord rendre l'énergie l'énergie l'accès à l'énergie qui est vitale pour nos industries moins chères, plus sûr, souveraine.
Donc construire une vraie souveraineté énergétique avec un mix décarboné 100 % en 2050 avec du nucléaire autant que nécessaire et du renouvelable autant que possible. C'est la formule que nous que nous voulons consacrer. Donc de l'énergie mais aussi des investissements beaucoup plus ciblés. arrêter de de saupoudrer les aides aux entreprises plus de 200 milliards d'euros par an et les concentrer dans les secteurs d'avenir, mettre fin aux effets d'OBen, le crédit impôt recherche qui est versé à l'agroalimentaire par exemple, on c'est on se demande bien pourquoi reconcentrer cet argent dans les secteurs dont nous avons besoin.
Un effort enfin de formation et la protection du marché. Quand on parle d'industrie, c'est la langue mort de la politique industrielle d'Emmanuel Macron. protéger le marché européen.
Je suis député européenne. Nous menons ce combat-là. Il est long, il est pénible mais progressivement on fait bouger les choses.
Quand vous avez la Chine en face et sa politique de maximalisme industriel, on perdra notre industrie si on ne sait pas protéger, faire du protectionnisme. Ça n'est plus un gros mot pour nous, notre marché. Et donc ça m'amène à la 5è priorité qui est la construction d'une souveraineté européenne.
Je crois que c'est ce qui nous distingue aussi à gauche vis-à-vis de la France insoumise qui moi je ne les entends plus parler d'Europe. Pourtant aujourd'hui la construction d'une souveraineté européenne c'est la condition de notre liberté comme peuple. Le peuple français face aux États-Unis, face à la Chine, face à la Russie, sans souveraineté, il n'y aura pas de liberté.
Et donc nous voulons construire la souveraineté européenne dans tous les domaines. Souveraineté alimentaire, souveraineté industrielle. souveraineté dans le dans les services numériques, système de paiement, dépendons euh des Américains.
Pour cela, il faut changer la donne et faire le saut euh qui nous conduira à la souveraineté européenne. 6e priorité que je veux citer, c'est l'école et la réussite éducative parce que nous avons trois mesures emblématiques en la matière à faire. Réduction du nombre d'élèves par classe à 19 élèves maximum par classe dans toutes les classes de France.
C'est la mesure euh qui fera la différence euh pour améliorer radicalement la réussite éducative dans ce pays et pour améliorer derrière la productivité et le capital humain en France qui baisse. C'est aussi la revalorisation du salaire des enseignants pour atteindre la moyenne de l'OCDE. Quand même en France, nos enseignants sont moins bien payés que la moyenne des pays de l'OCDE.
Et c'est remettre de la mixité sociale dans les classes, la mixité scolaire. et dans la même continuité démocratiser l'accès au métiers scientifiques et de l'innovation notamment pour les enfants d'ouvriers, d'employés, pour les enfants des quartiers populaires et des campagnes qui n'ont pas accès à ces métiersl et on perd énormément de talent par en se voilà en se privant de ces talents par les inégalités de de de destin et d'accès à l'information. La lutte contre les violences sexistes et sexuelles également est au cœur de notre programme la protection de l'enfance.
Nous portons ces derniers jours, vous l'avez vu, la loi intégrale qui sera examinée à l'automne, mais c'est là le cœur de notre politique en matière de lutte contre les violences sexistes et sexuelles dont celles faites aux enfants. Je veux aussi citer l'intelligence artificielle, 8e priorité. Nous, notre philosophie, elle se résume rapidement.
On veut que l'intelligence artificielle soit mis au service du bien commun et pas au service du profit de quelques-uns. Et donc, comment est-ce qu'on met l'intelligence artificielle au service du bien commun ? et ben en bâtissant une intelligence artificielle souveraine avec un pôle public de l'intelligence artificielle qui associe le CNRS, nos universités mais aussi nos entreprises les plus innovantes en la matière et industrialiser toute la chaîne de valeur de l'intelligence artificielle, tout ce dont on a besoin, notamment les puces et puis utiliser l'IA euh non pas pour faire des choses dont parfois sincèrement on a pas besoin, c'est-à-dire générer des images sympathiques ou des vidéos marrantes, mais par exemple pour améliorer les services publics, faire en sorte que sur la pour la justice le traitement des plainte contre les auteurs de violence sexistes et sexuelles soient plus rapide pour aussi faire tourner nos données de santé et les mettre au service d'une politique de prévention personnalisée avec lien on peut faire des merveilles pour améliorer la la santé et et et faire des recommandations au plus proche de la santé de chacun.
Donc mettre Li au service du bien commun, mais d'abord il faut qu'on puisse maîtriser ces outils et être vraiment souverain en la matière. Je veux dire un mot 9e priorité, j'en ai bientôt terminé sur la politique d'immigration puisque moi je suis députée européenne, il y a 10 jours au Parlement européen a été voté ce qu'on appelle le règlement retour. C'est que c'est quelque chose d'inédit.
On va pouvoir en Europe renvoyer euh des étrangers dans des centres de rétention où ils pourront être d'études jusqu'à 2 ans sans procès dans des pays dont ils ne sont même pas originaires à l'étranger. L'extrême droite au moment de ce vote s'est levé et a crié en anglais renvoyez-les d'embac. Donc on assiste là à un durcissement euh de la politique d'immigration qui pour nous sous l'impulsion de la droite et l'extrême droite devient à la fois inhumaine mais aussi inefficace.
Et nous opposons une politique d'immigration et d'intégration par le travail. Nous l'assumons. Nous voulons d'abord retirer la politique d'immigration du ministère de l'intérieur.
Ça n'a aucun sens que le ministère de l'intérieur soit seul responsable en la matière. On veut créer un secrétariat d'État placé sous l'autorité du premier ministre parce que la politique d'immigration c'est pas que de la sécurité, c'est de l'éducation, c'est du travail, c'est de la santé, c'est de l'apprentissage de de la langue et donc ce sera planifié de de cette façon et on veut porter une politique assumée de régularisation des gens qui travaillent dans notre pays, qui sont étrangers et qui ont un contrat de travail depuis au moins 6 mois, mettre fin aussi à la maltraitance institutionnelle des étrangers dans notre pays qui a été aggravé par la politique de Bruno Rotaillot et permettre le renouvellement automatique des titres de séjour de longue durée. Voilà pour la philosophie de notre politique d'intégration.
Il faut qu'elle soit à la fois réaliste. On peut pas accueillir tout le monde, c'est une évidence. mais qu'elle soit aussi humaniste et intelligente, ça ne sert à rien de fabriquer des faux irréguliers dans notre pays.
Il faut intégrer mieux et davantage les gens qui se trouvent sur notre sol, qui contribuent à notre économie, qui travaille et les sortir de la précarité dans laquelle ils sont bien trop souvents. La dernière priorité que je veux évoquer, c'est celle de la refondation démocratique. Vous avez plus de 80 % des Français qui ne croient plus dans les institutions démocratiques de notre pays.
Donc nous voulons redonner du pouvoir aux citoyens notamment par le référendum qui n'a plus été utilisé dans notre pays depuis 2005. Nous voulons dprésidentialiser nos institutions, faire du premier ministre le véritable chef de la majorité, que ce soit lui qui dispose qui dispose du pouvoir de dissolution notamment. Nous voulons aussi garantir l'indépendance des médias. il y a urgence en fixant des seuils anticoncentration euh exigeant et en conditionnant aussi les aides publique notamment en les refusant pour tout média qui serait dont une des personnalités à l'antenne serait condamnée pour incitation à la haine.
Voilà le quelquesunes des priorités qui sont celles des socialistes. Encore une fois, ce seront ces priorités qui seront défendues dans le cadre de l'élection présidentielle par les Françaises et les Français. Pour l'instant, il y a beaucoup de candidats qui euh euh se mettent sur la ligne de départ, mais ce projet euh devra unir parce que encore une fois, il bénéficie de cette double légitimité, le travail collectif d'un an en amont et le vote clair massif de 83 % d'avis favorable.
Et je crois que encore une fois, il nous identifie clairement dans une période où l'extrême droite, elle est aux portes du pouvoir. Il faut être clair sur les idées. C'est important, ça compte.
Ce travail, il a été fait et il nous positionne comme une gauche de transformation, pas d'incantation, comme une gauche européenne, comme une gauche démocratique, comme une gauche qui a aussi le courage de combattre les injustices jusqu'au bout, de briser les structures et les pouvoirs qui empêchent encore trop de personnes dans notre pays de bien vivre et de vivre libre. Et donc, je veux remercier l'ensemble des militants socialistes, l'ensemble des sensibilités du parti qui m'ont accompagné dans ce travail. Je veux remercier Olivier Fort de m'avoir fait confiance pour porter ce travail et de tout ce qu'il a fait au parti aussi pour amener comme tu l'as dit une nouvelle génération dans ces responsabilités là.
Et je veux aussi dire aux militants qu'ils pourront compter sur moi pour défendre ce projet. C'est le mandat qu'ils ont donné à nos candidats à l'élection présidentielle et c'est ce mandat que nous allons faire vivre. Merci beaucoup. [applaudissements] Du coup, on ouvre les questions s'il y en a.
C'est ça. Ouais.
Olivier Faure