Aller au contenu
Tous les transcripts
Conférence de presseMatthias Tavel· 22 septembre 2026 4 minActualité / polémiqueTravail & emploiSolidarités & famille

« C'est un abandon humain » - Interpellation du ministre par les volontaires du projet Zero Chomeur

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Défensif 100 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Fait
    « sachez pour que territoire zéro chômeur ne devienne pas un territoire zéro espoir. »
  • 0:35Fait
    « Pour certains d'entre nous, revenir vers l'emploi n'a rien d'évident. »
  • 1:15Fait
    « On nous demande d'attendre. On nous demande de supporter les conséquences d'une décision qui n'est pas la nôtre. »
  • 1:54Fait
    « Nous ne sommes pas des chiffres dans un budget, nous ne sommes pas des variables d'ajustement. »
  • 2:30Fait
    « Ce n'est pas simplement un abandon administratif, c'est un abandon humain. »
  • 3:06Fait
    « Nos familles ne doivent pas payer le prix de promesses non tenues. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

sachez pour que territoire zéro chômeur ne devienne pas un territoire zéro espoir. À une semaine de la signature, nous sommes abandonnés. Depuis 5 ans, nous nous sommes engagés dans ce projet. Nous nous sommes formés, nous avons participé aux réunions, aux ateliers, aux actions. Nous avons travaillé bénévolement. Nous avons donné du temps et de l'énergie pour construire quelque chose qui nous permette de retrouver notre place dans le monde du travail. Nous l'avons fait parce que nous avons cru à ce projet. Nous l'avons fait parce qu'on nous a donné une perspective. Nous l'avons fait parce que nous avons cru qu'au bout de ces efforts, il y aurait une possibilité concrète de travailler. Pour certains d'entre nous, revenir vers l'emploi n'a rien d'évident. Nous vivons

0:35

avec un handicap, une maladie, une longue interruption professionnelle ou simplement un parcours qui nous a éloignés durablement du travail. Nous ne refusons pas de travailler. Nous savons simplement que ce ce que cela signifie de chercher un emploi et de le voir et de voir les portes se fermer. Nous savons que ce que cela fait d'être jugé sur son âge, son handicap, sa santé, son parcours ou son absence de diplôme. Nous savons ce que c'est que de perdre confiance en soi. Car le territoire zéro chômeur nous avait permis de croire en une autre voie possible. Alors, nous avons fait notre part. Nous avons repris confiance. Nous avons Nous avons appris, nous avons construit des activités, nous avons préparé notre avenir. Certains d'entre nous connaissaient commençaient

1:15

déjà à se projeter dans un emploi, dans un salaire, dans un quotidien différent. Et aujourd'hui, à quelques jours de la signature, tout pourrait s'arrêter. On nous demande d'attendre. On nous demande de supporter les conséquences d'une décision qui n'est pas la nôtre. Mais derrière cette décision, il n'y a pas seulement un dossier, une ligne budgétaire, il y a nos vies. Il y a nos familles, il y a nos enfants, il y a nos loyers, nos factures. Il y a ceux qui qui commençaient à enfin sortir la tête de l'eau et risquent d'y replonger. Nous savons ce que signifie vivre avec peu. Nous savons ce que signifie compter chaque euro, avoir peur de la fin du mois, chercher du travail sans trouver de réponse. Nous avons fait 5 années d'efforts pour sortir de cette situation. Nous ne

1:54

voulons pas qu'on nous y renvoie. Nous ne sommes pas des chiffres dans un budget, nous ne sommes pas des variables d'ajustement. Nous sommes des femmes et des hommes, nous sommes des travailleurs, nous sommes des parents, nous sommes des citoyens. Et nous avons droit au respect. Si notre avenir doit être ainsi suspendu à une décision budgétaire prise à Paris, alors il faut mesurer ce que la signifie concrètement pour nous. Une décision prise dans un bureau à plusieurs centaines de kilomètres d'ici peut signifier pour nous la perte d'un emploi, d'un revenu, d'une stabilité retrouvée. Elle peut signifier qu'après cinq années d'efforts, nous devons recommencer à chercher, à attendre, à expliquer notre parcours et à essuyer de nouveaux refus. Pour vous, c'est peut-être une ligne

2:30

budgétaire, pour nous, c'est notre quotidien. Nous refusons que notre précarité serve de variable d'ajustement. Nous refusons qu'on nous demande pendant cinq ans de croire en un projet, de nous investir, de nous former, de travailler bénévolement et de préparer notre avenir à nous et pour nous dire à quelques jours de la signature "Finalement, ce n'est plus possible." Ce n'est pas simplement un abandon administratif, c'est un abandon humain. Nous avons peut-être peu de pouvoir, nous n'avons pas de lobby, nous ne sommes pas de pas ceux que l'on entend habituellement dans les couloirs du pouvoir, mais nous avons une voix. Et aujourd'hui, cette voix dit "Nous ne sommes pas des mouchoirs jetables, nos vies ne sont pas des variables une variable d'ajustement.

3:06

Nos familles ne doivent pas payer le prix de promesses non tenues. Cinq ans d'engagement ne peuvent être sacrifiés en une semaine." Monsieur le ministre, nous vous demandons de regarder ce qu'il y a derrière ce dossier. Regardez les personnes qui se sont engagées. Regardez le chemin parcouru. Regardez ce que ce projet a changé dans nos vies et ce qu'il reste encore et ce qu'il peut encore permettre. Nous avons fait notre part, à vous de faire maintenant de faire la vôtre. Nous demandons que les engagements soient respectés. Nous demandons que les personnes soient considérées avant les chiffres. Nous demandons que Territoire Zéro Chômeur ne devienne pas Territoire Zéro Espoir. Et ce message vient de la part de tous les volontaires.