GAËTAN DUSSAUSAYE : « La campagne est lancée, Marine Le Pen est candidate ! » (Sud Radio)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:09OuverteRéponse directe
Comment avez-vous vécu cette folle journée d'hier ?
- 0:48ComplaisanteRéponse directe
C'est le soulagement, c'est aussi le fait que dans les attendus, pour qu'on explique à tous comment ça se joue, et bien que dans les commentaires de la justice, il soit dit que le sort politique et l'avenir appartiennent au peuple et pas aux magistrats.
- 1:45OuverteRéponse directe
Est-ce que cette décision a été prise très vite ? Est-ce qu'elle a fait doute ? Est-ce qu'elle a fait débat au sein du Rassemblement National ?
- 2:39ComplaisanteRéponse directe
et de faire le début de campagne en disant « Je suis innocente ».
- 4:26RelanceRéponse directe
Certes, mais elle prend un risque parce qu'il y a quand même un point qui n'est pas encore résolu, c'est la question de la Cour de cassation, qui avait dit précédemment, après le jugement en première instance, qu'elle pourrait se prononcer assez vite, janvier 2027. Qu'est-ce qui va se passer ? Quel est le risque pour le Rassemblement national si en janvier, la Cour de cassation se prononce ?
- 5:31OuverteRéponse directe
Est-ce que Jordan Bardella a été rassuré d'apprendre que Marine Le Pen n'était pas empêchée et qu'elle pourrait assumer le rôle qui était prévu au départ ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:31Invité politiqueFait
« c'est surtout une liberté aux Français qui est rendue de pouvoir choisir leur candidate à l'élection présidentielle. »
- 0:41Invité politiqueFait
« donnant raison finalement à ce que disait le Rassemblement National depuis l'avis en première instance au tribunal le 31 mars 2025. »
- 1:10Invité politiqueFait
« qui, à l'époque, avait dit qu'il fallait une exécution provisoire de la peine d'inéligibilité parce que cela risquait, si elle pouvait se présenter, de créer un trouble à l'ordre public démocratique inventant un concept qui n'existait pas. »
- 1:23Invité politiqueFait
« Et là, aujourd'hui, la Cour d'appel, eh bien, restaure l'éligibilité de Marine Le Pen et, avec cela, le respect du processus naturel de la démocratie française. »
- 2:25Invité politiqueFait
« Marine Le Pen retrouve l'intégralité de sa présomption d'innocence. Elle n'est plus condamnée. »
- 3:05Invité politiqueFait
« d'autres responsables politiques, d'autres familles politiques, je pense en particulier à M. François Bayrou et M. Jean-Luc Mélenchon, avaient été relaxés sur les mêmes faits identiques. »
- 4:46Invité politiqueChiffre
« normalement, un recours, et quand on se pourvoit devant la Cour de cassation, il y a un délai traditionnel à peu près de 12 à 18 mois, parfois jusqu'à 24 mois. »
- 4:57Invité politiqueFait
« La Cour de cassation, exceptionnellement, voulait bien un petit peu accélérer la procédure pour une simple et bonne raison, c'est que tant qu'il y avait l'inéligibilité, il y avait donc un véritable risque d'aller troubler le fonctionnement naturel de la démocratie. »
- 5:41Invité politiqueFait
« La candidate naturelle de notre camp, la candidate qui a l'expérience, la solidité, c'est Marine Le Pen. »
- 5:52Invité politiqueFait
« on propose un ticket... C'est un ticket un peu américain. Exactement. Et je pense que ça ne s'est jamais vu dans toute l'histoire de la Ve République. »
Temps de parole
- Gaëtan Dussausaye63 %
- Présentateur37 %
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Parti Gaëtan Dussaucet, l'un des porte-parole de la campagne Rassemblement National, est avec nous. Bonjour Gaëtan Dussaucet. Bonjour, merci de votre invitation. Merci d'avoir accepté notre invitation. Comment avez-vous vécu tout simplement cette folle journée d'hier ? On peut dire qu'on est passé un petit peu, et j'imagine, vous êtes passé un petit peu par tous les sentiments.
C'était une journée, je pense, assez importante dans cette campagne présidentielle qui s'annonce. Et puis c'était surtout un grand sentiment de soulagement et de bonheur, puisque, indépendamment du seul sort de Marine Le Pen, c'est surtout une liberté aux Français qui est rendue de pouvoir choisir leur candidate à l'élection présidentielle. Et c'est explicitement, d'ailleurs, expressément sur ce fait que la Cour d'appel a rendu son avis, donnant raison finalement à ce que disait le Rassemblement National depuis l'avis en première instance au tribunal le 31 mars 2025.
Gaëtan Dussaucet, c'est ça le soulagement, c'est aussi le fait que dans les attendus, dans les commentaires, pour qu'on explique à tous comment ça se joue, et bien que dans les commentaires de la justice, il soit dit que le sort politique, d'une certaine façon, et l'avenir appartiennent au peuple et pas aux magistrats.
C'est un véritable camouflet pour la juge et la présidente du tribunal de première instance qui, à l'époque, avait dit qu'il fallait une exécution provisoire de la peine d'inéligibilité parce que cela risquait, si elle pouvait se présenter, de créer un trouble à l'ordre public démocratique inventant un concept qui n'existait pas. Et là, aujourd'hui, la Cour d'appel, eh bien, restaure l'éligibilité de Marine Le Pen et, avec cela, le respect du processus naturel de la démocratie française. Donc c'est évidemment une très bonne nouvelle. Maintenant, la campagne est lancée. Marine Le Pen est candidate.
Elle est d'ailleurs ce matin dans la Sarthe, dans la belle commune de La Flèche, avec Jordan Bardella. Et nous avons hâte de pouvoir mener cette bataille.
Alors, il y a un point qu'on va évoquer. C'est toute cette folle journée, cet après-midi, où les médias, évidemment, tous les médias, ont été dans l'attente avant la réponse de Marine Le Pen hier soir, aux 20h de TF1. Et la grande question, c'était, est-ce qu'elle va décider d'y aller avec le bracelet électronique ou bien est-ce qu'elle va décider de se pourvoir en cassation ? C'est la deuxième option qui a été choisie. De ce que vous savez, de ce que vous comprenez, est-ce que cette décision a été prise très vite ? Est-ce qu'elle a fait doute ? Est-ce qu'elle a fait débat au sein du Rassemblement National ?
À mon avis, il y a évidemment eu des discussions avec les avocats pour être certains de la décision et de la faisabilité, la réalisation ensuite de la décision. Mais en se pourvoyant en cassation, de fait, Marine Le Pen retrouve l'intégralité de sa présomption d'innocence. Elle n'est plus condamnée. Et donc, elle n'est pas condamnée non plus à avoir un bracelet électronique. Donc, ça lui permet de faire campagne. Et ça aussi qu'elle voulait, c'était de pouvoir faire campagne
et de faire le début de campagne en disant « Je suis sur... Je suis innocente ».
Évidemment, parce que, encore une fois, sur le fond de l'affaire, on le sait pertinemment, sur ce qui avait été reproché, en disant que, oui, les assistants parlementaires, ça a été trop occupé de politique française, de politique nationale, pas assez de politique européenne. Nous avons un désaccord profond sur le rôle des assistants parlementaires. Donc, pour nous, il n'y avait pas de raison à aller condamner Marine Le Pen sur ce fait-là, d'autant plus que d'autres responsables politiques, d'autres familles politiques, je pense en particulier à M. François Bayrou et M. Jean-Luc Mélenchon, avaient été relaxés sur les mêmes faits identiques.
Donc, à un moment donné, il y avait quand même une question de justice
à rendre aux Français de pouvoir avoir Marine Le Pen candidate. Gaëtan Dussaucet, porte-parole de la campagne du Rassemblement National. Merci d'être avec nous ce matin sur l'antenne de Sud Radio. C'est un coup politique que fait Marine Le Pen hier. Elle nous a espantés parce que toute la presse, à tort peut-être, mais tous les médias étaient partis dans l'idée qu'elle porterait ce bracelet, qu'elle déciderait dans les 5-6 premiers mois de porter ce bracelet en se disant à la faveur des remises et de la réduction de cette peine, eh bien, elle ne l'aurait plus à Noël. Et elle, elle choisit une autre option, battante, combattante, c'est ça, ça traduit en réalité sa personnalité.
Je pense que beaucoup de Français reconnaissent la solidité et le roc qu'est Marine Le Pen dans la vie politique française. C'est-à-dire qu'elle a subi toutes les épreuves, toutes les injustices, y compris les injustices d'ordre judiciaire. Et malgré tout, elle tient. Et là où tout le monde se dit que finalement, ça y est, son destin est plié, s'en est terminé, eh bien, à chaque fois, elle se relève et elle arrive à mener la bataille pour la renaissance de la France.
Alors, c'est évidemment une très bonne nouvelle et on sait qu'on va avoir besoin, justement, d'une stature comme celle de Marine Le Pen, d'une stature de femme d'État, de cette robustesse, de cette solidité pour pouvoir mener tous les défis qui nous attendent en 2027.
Certes, mais elle prend un risque parce qu'il y a quand même un point qui n'est pas encore résolu, c'est la question de la Cour de cassation, qui avait dit précédemment, après le jugement en première instance, qu'elle pourrait se prononcer assez vite, janvier 2027. Qu'est-ce qui va se passer ? Quel est le risque pour le Rassemblement national si en janvier, la Cour de cassation se prononce ?
Alors, pour le dire les choses très clairement, normalement, un recours, et quand on se pourvoit devant la Cour de cassation, il y a un délai traditionnel à peu près de 12 à 18 mois, parfois jusqu'à 24 mois. La Cour de cassation, exceptionnellement, voulait bien un petit peu accélérer la procédure pour une simple et bonne raison, c'est que tant qu'il y avait l'inéligibilité, il y avait donc un véritable risque d'aller troubler le fonctionnement naturel de la démocratie. Mais à partir du moment où cette peine d'inéligibilité n'est plus, alors il n'y a plus de raison d'accélérer le calendrier judiciaire.
Et donc, aujourd'hui, Marine Le Pen peut être candidate parce qu'elle a retrouvé l'intégralité de son innocence, qu'elle n'est pas condamnée à porter un bracelet électronique, et que le pourvoi en cassation ne sera jugé finalement
qu'après l'élection présidentielle. Deux petites questions pour terminer, Gaëtan Dussaucet, porte-parole de la campagne. On parle évidemment de Marine Le Pen. Est-ce que Jordan Bardella a été rassuré d'apprendre que Marine Le Pen n'était pas empêchée et qu'elle pourrait assumer le rôle qui était prévu au départ ?
Bien évidemment, on le dit d'ailleurs depuis la décision en première instance. La candidate naturelle de notre camp, la candidate qui a l'expérience, la solidité, c'est Marine Le Pen. Et donc aujourd'hui, on propose, et c'est d'ailleurs assez inédit, et on peut le souligner ce matin, on propose un ticket... C'est un ticket un peu américain. Exactement. Et je pense que ça ne s'est jamais vu dans toute l'histoire de la Ve République. On propose ce ticket, Marine Le Pen est candidate pour devenir la prochaine présidente de la République, et Jordan Bardella est candidate à ses côtés pour devenir le prochain Premier ministre.
C'est une façon d'être transparent, c'est une façon d'annoncer l'offre, c'est ça ? Et puis surtout que je pense que les Français savent pouvoir compter sur leur solidité, sur leur complémentarité, sur leur loyauté, et on sait encore une fois, vu qu'il n'y a plus un seul secteur qui tient debout après dix ans de macronisme, qu'on va avoir besoin des deux justement pour pouvoir redresser la barre.
Gaëtan Dussausaye