IL VEUT "TUER" MACRON : MAIS À QUOI JOUE GABRIEL ATTAL
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Et vous avez vu dans la dernière saison des traîtres, il y a Marlè Chapa. Oui, d'ailleurs pour la prochaine, pardon pour mettre le petit Atal parce qu'en terme de trahison, c'est pas le dernier. [Musique] Bonjour à toutes et à tous.
Bienvenue dans le récap. Nous sommes le lundi 22 septembre et la Macronie, si tentez qu'on l'appelle encore ainsi, sort d'un weekend des plus agités. Un souffle glacé venu du nord, plus précisément de l'artis, a traversé les rangs déjà fragiles du camp présidentiel.
À Aras, les troupes renaissance rassemblées pour leur rentrée politique ont assisté à une scène digne des plus grandes tragédies du pouvoir. Gabriel Atal, l'enfant chéri du macronisme, a tué le père et pris le soin de l'enterrer lui-même pour être certain qu'il ne viendra pas troubler 2027. Il faut dire que depuis la dissolution calamiteuse de l'an dernier, le couple Macron Atal a volé en éclat.
Le caprice présidentiel imposé sans concertation et même sans prévenir a durablement refroidi celui qui était alors premier ministre. Le jeune loup ne s'est d'ailleurs pas gêné pour le rappeler hier à Aras. L'origine première de cette instabilité, c'est la décision de dissoudre l'Assemblée nationale.
Cette décision, chacun le sait, je m'y étais opposé. Cela n'avait rien à voir avec mon sort personnel puisque j'avais proposé ma démission au président de la République pour empêcher cette dissolution. Non, si j'étais en désaccord avec cette décision, c'est parce que je savais que la France et les Français empéraient le prix et tout ce qui se produit depuis correspond à ce que je redoutais.
Alors, je sais combien cette décision a été pour beaucoup d'entre vous, beaucoup d'entre nous, une forme de rupture de cassure. Une forme de rupture de cassure pour des millions de Français qui croyaient dans notre projet. Je le sais car j'ai été au côté de chacun d'entre vous. partout en France pendant cette campagne, j'ai tenté d'aider du mieux possible ceux qui se battaient pour nos couleurs dans un moment qui a été un moment terrible pour notre famille politique.
L'attaque de Gabriel Atal sur la dissolution ratée tombe à pic quasi simultanément avec les premières révélations du journaliste Wally Bordas, correspondant parlementaire du Figaro et auteur de Palais Bourbier, un livre enquête sur les coulisses de l'assemblée sorti la semaine dernière. On y apprend notamment qu'Emmanuel Macron a tout fait pour porter le RN au pouvoir allant jusqu'à décrocher son téléphone pour convaincre des candidats macronistes impliqués dans des triangulaires pour qu'ils se maintiennent. On écoute Wali Bordas dans une interview au Figaro.
Depuis quelques jours, voire même quelques semaines, en coulisse, s'est préparé cette dissolution de l'Assemblée nationale avec comme objectif principal de prendre un petit peu de vitesse une gauche qui est complètement euh éparpillée façon puzzle et de permettre une sorte de match entre le Rassemblement national et les Macronis. C'est le bloc central. Et avec en tête de scénario, soit le RN l'emporte dans ce cas-là, tant mieux.
Ça permet une cohabitation et ça permet qu'il se casse les dents en quelque sorte sur le pouvoir parce que Emmanuel Macron en est certain, ils ne sont pas prêts à gouverner. Soit le bloc Macronist l'emporte et tant mieux également car Emmanuel Macron obtient une majorité qu'il n'avait pas à l'Assemblée nationale depuis 2022. Et entre les deux tours, on voit très bien le résultat.
Le Rassemblement national est largement en tête et Emmanuel Macron, lui ne souhaite pas le Front républicain. Il appelle plusieurs candidats macronistes, c'est ce que je révèle dans mon livre, pour leur demander de se maintenir au second tour dans des triangulaires contre les candidats RN et la gauche pour permettre effectivement au RN de d'obtenir une majorité à l'Assemblée nationale. Un plan qui est largement contrarié par Gabriel Atal qui dicte le tonre de tours.
Et en voilà, une révélation qui fait les affaires du jeune Atal. Vous l'avez compris, à 2 ans de la présidentielle finit pour Renaissance d'être la simple caisse enregistreuse des lubis d'un seul homme. L'heure est au grand saut, à la rupture affichée.
Gabriel Atal ne fait pas dans la dentelle pour marquer la différence avec Macron. Chaque mot de son discours est pensé pour creuser l'écart et affirmer son propre style. Plus direct, plus assumé, plus déterminé à séduire une opinion publique fatiguée du double quinquena.
Il faut être lucide. Les Français en viennent à attendre 2027 avec impatience. Ils attendent 2027 avec impatience pour tourner une page, celle du chaos, celle des vieilles recettes du passé, celle des vieux schémas, des vieux réflexes.
Macron qui a incarné hier encore le renouveau est aujourd'hui le symbole de l'ancien monde qu'il faudrait effacer pour le remplacer par l'un de ceux qu'il a lui-même formé. Après près de 10 ans de macronisme usé jusqu'à la corde et une opinion publique à bout, la ficelle paraît un peu trop grosse. Et si Gabriel Atal répète que le temps des hommes providentiels est révolu, difficile de croire qu'il ne se voit pas déjà endosser ce rôle.
Il faudra donc aussi une nouvelle République démocratique. Trop souvent, nous avons cru que l'élection valait comme un blancin et qu'elle suffisait pour oublier toutes les oppositions, pour ignorer tous les avis divergents, pour outrepasser les corps intermédiaires. Tous nous avons fait cette erreur et nous devons avoir la lucidité de le reconnaître, y compris pour ces dernières années.
En 1958, c'est un homme qui a sauvé la France et qui a rebâti nos institutions. Mais nous ne sommes plus au 20e siècle et le général de Gaulle ne reviendra pas. Alors, cessons de croire aux mythes de l'homme providentiel et acceptons de partager le pouvoir.
Cessons de croire qu'une personne peut tout savoir et tout décider. Et oui, changeons enfin notre manière d'exercer le pouvoir. Nul doute que l'homme providentiel de 2017 aura apprécié.
Bref, après avoir jeté en pâure le grand patron au milieu de la reine, le petit prodige du macronisme a souhaité se tourner vers l'avenir. Il a déroulé l'ébauge de son projet pour 2027 qu'il voit, comme je cite, la lumière au bout du tunnel de l'impuissance publique dans laquelle nous sommes plongés depuis un an. Et hop, un nouveau tacl à la gorge.
Au passage, on écoute. Dans un an et demi, en 2027 aura lieu l'une des élections présidentielles les plus importantes de l'histoire de notre pays. Et je le dis comme je le pense, il serait criminel de ne pas préparer le projet que notre famille politique devra présenter au français le moment venu.
Et donc, j'assume, oui, j'assume que nous préparions dès aujourd'hui un projet de changement profond pour les décennies à venir. Président président président changement profond président ce changement profond comme une lumière au bout du tunnel de l'impuissance publique dans laquelle nous sommes plongés depuis 1 an comme une espérance qu'à nouveau la France et les Français pourront vivre mieux vivre ensemble ce besoin de changement profond je l'assume et je le dis clairement ce n'est ni contre quelque chose ni contre quelqu'un. Non, ce changement profond, et j'en suis convaincu, le seul moyen pour que la France, notre pays, puisse continuer à être la France.
Alors, dit comme ça, on pourrait presque oublier que Gabriel Atal a été l'une des chevilles ouvrières du macronisme pendant toutes ces années. C'est habile, mais il y a fort à parier que les Français eux ne soient pas dupant le rejet est profondément ancré. D'ailleurs, les chiffres parlent d'eux-même.
La côte de popularité d'Emmanuel Macron chute toujours plus. À 17 % de satisfaction, il est désormais en dessous de sa côte à l'hiver 2018-2019 pendant la crise des gilets jaunes. Et à seulement quatre petits points du recordman en la matière, François Hollande qui était tombé à 13 % de satisfaction à l'automne 2014.
Encore 19 mois pour décrocher la turbale et on le sait, Macron en est parfaitement capable. Bon et maintenant qu'atal s'est appliqué à bien clouer le cercueil présidentiel, place aux propositions concrètes. À quoi ressemblera donc la Macronie post-Macron ?
Le secrétaire général de Renaissance a sa petite idée sur la question. Il évoque Pelmel, le recours fréquent à des référendums, la baisse du nombre de parlementaires ou la suppression d'une strate de collectivité territoriale et la chasse au recours contre les grands projets. Comprenez aux écolos qui se mobilisent contre les aéroports à Notred-Dame des Landes, les mégabassines dans le Poitou ou à la 69 dans le Tarne.
L'ex-premier ministre a également évoqué l'épineuse question des retraites. Pour lui, je cite, "La France de 2025 ne peut plus avancer avec un modèle de 1945." C'est noté.
Le message est clair. Atal milie donc pour un système de retraite par point avec capitalisation et disparition de l'âge légal. Il en avait d'ailleurs déjà parlé fin juin et il a remis sa proposition sur la table à l'heure du grand meeting de rentrée de sa formation politique.
Nous proposerons de créer un nouveau système de retraite qui rendra archaïque les débats interminables que nous avons sur l'âge légal à 63 ans, 64 ans, 65 ans, 66 ans. Notre système, il sera libre, sans âge légal de départ, mais avec une durée de cotisation, par point, avec la capitalisation ouverte à tous les Français qui le souhaitent. Autre recyclage en règle, l'autorité.
Tout le monde se souvient de la grande tirade de Gabriel Atal. Tu casses, tu répares, tu salis, tu nettoies, tu défies l'autorité, on t'apprend à la respecter. C'était à l'occasion de son discours de politique générale après son arrivée à Matignon. une formule choc qu'il a d'ailleurs ressorti à volonté comme lorsqu'il défendait son projet de loi sur les mineurs finalement largement censuré par le Conseil constitutionnel.
Mais alors ces élans autoritaires ne l'ont jamais quitté surtout vis-à-vis de la jeunesse d'ailleurs. Ni même ces petites obsessions soufflées ça et là par le RN. On écoute.
Il n'y a pas de République sans autorité. Alors bâtissons une nouvelle République de l'autorité et du respect. Respect pour la loi, respect pour l'ordre, pour nos frontières.
Pour cela, j'ai déjà eu l'occasion de le dire, il y a urgence à former une bulle de protection autour de la jeunesse face aux ingérances de toute nature. L'État a parfois oublié qu'il a pour elle un devoir de protection. Alors, même si ça dérange les naïfs, les bienpensants, ceux qui préfèrent détourner le regard, je continuerai à le dire.
En République, on ne doit pas accepter qu'un enfant soit instrumentalisé, qu'une fillette soit contrainte d'être voilée, que les cerveaux de nos enfants soient ramolis dès les premières années par les algorithmes. Que des gamins soient laissés livrés à eux-mêmes dans la délinquence. [Applaudissements] Dans la salle, Gérald Armanin a dû applaudir à s'en user les mains.
D'ailleurs, le banc des ministres était bien vide hier à Har des saut des missionnaires le partageait seulement avec Agnès Panier Runaché, ministre de la transition écologique déchue elle aussi depuis la chute de Bairou. Tous deux sont élus de la région, donc difficile de faire faubon à la grand-messe de rentrer. Dans la salle, une poignée de députés proche de Gabriel Atal avait également fait le déplacement.
Reste que les deux ex-ministres n'ont pas tellement goûté le discours paricide de leur secrétaire général. Eux l'ont joué plus loyaliste et ont évité de cracher dans la soupe, surtout à la veille d'une nomination de gouvernement. Ce n'est pas le moment de penser à la suite, c'est le moment d'aider le premier ministre à glisser à la presse Gérald Arrmanin au moment d'entrer dans la salle de meeting.
Devant les 2500 militants renaissance, il a rendu hommage à l'action d'Emmanuel Macron, saluer le courage du nouveau Premier ministre, Sébastien Lecornu, dont il est proche. Il a pourfendu la taxe Zukman et a défendu un travail qui p tonalité pour sa collègue qui a plaidé en faveur de la fidélité, celle au projet politique mené depuis 2017 je la cite et au président de la République. Alors le message est clair.
Gabriel Atal a planté le chef dans le dos et ça ne se bouscule pas au portillon pour l'aider à planquer le cadavre. Et pour cause, Emmanuel Macron est furaxe, souffle-ton parmi ses proches. Évidemment, Jupiter a d'autres chats à fouetter que de laver son lingchal en public.
Pour ça, il peut compter sur certains de ses fidèles lieutenants pour se salir les mains à sa place. La présidente de l'Assemblée nationale, Yel Brune Pivet, s'y est essayé ce matin sur France Info, elle a réaffirmé à son tour son soutien au président de la République tout en essayant de ne pas jouer la division avec Gabriel Atal. Mais le résultat n'est pas très convaincant.
On écoute. Moi, je ne cracherai jamais dans la soupe. Moi, je sais ce que je dois au président de la République.
Je doit ma vie politique et je pense que là-dessus, le président de la République a eu une formidable intuition. Les Français ne voulaient plus de politique professionnelle. Ils voulaient du changement.
Ils voulaient du changement de méthode. Ils voulaient des changements de visage. Et vous le savez, moi j'ai été très critique sur la méthode.
Considérant qu'on avait pas dans contrairement à Gabriel. Ça ça c'est vous qui le dites mais en tout cas moi je fais pas. Olivia Grégoire, elle a été un peu plus convaincante dans son numéro d'équilibriste que sa collègue Bron Pivet.
Interrogé avant le fameux discours paricide de Gabriel Atal, elle a disyé avec soin ses éléments de langage pour donner le change. Selon elle n'y a pas de rupture, juste des lignes qui cohabitent au sein du parti. Oui, bien sûr, comme si c'était déjà arrivé un jour.
Le cynisme de la situation n'échappera à personne. Derrière les sourires et les formules calibrées pour sauver les apparences, chacun sait très bien que l'ombre du désaveu plane. Au premier mandat, on nous affublait de ce nom fort charmant de Playmobil.
On estimait qu'on était incapable d'avoir une pensée libre, autonome et qu'on ne pensait que par la voix de notre maître. La réalité, c'est qu'on est aussi un mouvement politique avec des personnalités fortes qui ont des convictions et qui ont à cœur de les affirmer. pas nécessairement contre ou à l'opposition du président de la République, mais aussi pour pouvoir ouvrir le débat, ouvrir le jeu.
Je pense que c'est ce que va faire Gabriel Atal cet après-midi. S'émanciper n'est pas nécessairement, en tout cas pour moi, ça n'est pas renié et ça n'est pas s'opposé. Au final, ce weekend Aras a rappelé une règle immuable de la politique pour que le clan présidentiel ait la moindre chance d'exister en 2027, il fallait tuer le père.
Symboliquement évidemment, Gabriel Atal l'a fait avec Méthode, plantant Macron dans le dos comme un rituel de passage tout en donnant l'illusion d'inventer un futur flambant neuf. Mais derrière le vernis du renouveau, rien n'a changé. Sa macronie, c'est toujours la même soupe qu'en 2017.
Juste réchauffer un peu pour tenter de séduire une opinion publique épuisée par un double quinquena aux promesses non tenues. La reine est pleine à craquer de prétendants affamés. d'Armanin, Édouard Philippe, même François Bairou et d'autres figures ou ex-figures du clan présidentiel se préparent dans l'ombre prêt à dégainer.
Atal a peut-être planté le premier coup de couteau symbolique, mais la meute rôde et la partie ne fait que commencer. Derrière l'union de façade, les éléments de langage et les promesses de renouveau, tous sont arrivés à la même conclusion. Le macronisme est l'œuvre d'un seul homme taillé pour lui-même et incapable de lui survivre.
Aujourd'hui, alors que le pilier central vacille, cette armée de prétendants se prépare à se déchirer pour ramasser les miettes d'un empire déjà en train de s'effondrer sous nos yeux. On poursuit avec le sujet d'actualité de ce lundi 22 septembre, la reconnaissance de la Palestine par la France. On le rappelle, Emmanuel Macron, à l'heure où nous tournons ce récap, doit encore reconnaître l'État palestinien à l'occasion d'un discours que le président tiendra aux Nations- Unies à 21h heure française.
Notre reporter Amina Kalche est à New York pour couvrir l'événement depuis le terrain pour le média. Je me trouve actuellement à l'ONINU à New York où se tient la 80e session de l'Assemblée générale des Nations-Unies. Cette semaine est une semaine assez spéciale parce qu'il y a des centaines, comme vous pouvez le voir derrière moi, de journalistes qui viennent du monde entier, du Canada, du Mexique, de l'Oua, de de d'Algérie, de France qui viennent vraiment de toutes les parties du monde.
Et c'est une semaine spéciale parce que principalement aujourd'hui en ce lundi 22 septembre, il y a une assemblée générale qui est coprésidée par l'Arabie Saoudite et la France pour la reconnaissance d'un état palestinien. C'est une rencontre qui se tient sous haute sécurité. L'armée américaine, la police américaine, même les hélicoptères survolent les Nations- Unies.
Cette reconnaissance d'un état palestien ne fait absolument pas l'unanimité. Beaucoup se questionnent sur cette reconnaissance de la Palestine sans reconnaissance du génocide en cour à Gaza. Et c'est le cas d'Anma Dufour, député à LFI qui part justement sur une flotti en direction de Gaza et qui a été interrogé par mon confrère Andre Manivit.
On se félicite de la reconnaissance de l'État palestinien par la France, mais on rappelle que vraiment la France n'est pas le premier état à reconnaître la Palestine, que très récemment, il y a plus de 150 États qui reconnaissent déjà la Palestine dans le monde. Récemment et ces derniers mois, il y a eu des reconnaissances de l'Espagne, de la Belgique. Là aujourd'hui, il y a eu aussi effectivement le Canada, d'autres États.
Mais effectivement, c'est un pas en avant. Mais ce qu'on redoute fortement, c'est que Macron se cache derrière cette reconnaissance qui reste quand même très symbolique pour ne pas agir sur le concret, c'est-à-dire stopper le génocide et empêcher l'entièreté de la population Gaza de mourir de faim. Cette reconnaissance pourrait apporter quelque chose si Macron agit en fonction.
C'est-à-dire que il reconnaît l'État palestinien qui qui je le rappelle, n'a jamais cessé d'exister selon le droit international. Il reconnaît l'État palestinien. Donc il était censé, il serait censé ouvrir une ambassade, mais il vient de dire qu'il mettait des nouvelles conditionnalités.
Il il reconnaît de fait que ce que l'on va faire, ce que on s'apprête à faire était déjà légal dans le droit international puisqu'apporter de l'aide humanitaire à une population qui est piégée, affamé volontairement par un état tierce et en fait partie des prérogatives de tout état et y compris de citoyens. Donc c'est notre mission, elle est complètement légale d'un point de vue de droit international, mais elle devient à forcerie légale d'un point de vue du droit français puisque en reconnaissant la Palestine, il reconnaît bien sûr les eaux palestiniennes aussi et donc effectivement tout ce qui va se passer et notre potentielle arrestation par Israël sera de fait complètement illégal d'un point de vue français puisqu'il reconnaît bien l'intégrité territoriale d'un État puisque il il reconnaît l'État palestinien. Ce dimanche 21 septembre, le Royaume-Uni, par la voix de son premier ministre, a reconnu à son tour la Palestine.
Le Canada, l'Australie et le Portugal l'ont également fait quasiment en même temps. Au sein de la gauche britannique, les tensions demeurent tout de même. Beaucoup réclament l'arrêt de la fourniture de pièces détachées pour les avions F25 utilisés par Israël pour bombarder Gaza.
Bombardement qui ont par ailleurs fait plus de 60 morts rien que pendant les dernières 24 heures. En France, à l'occasion de cette reconnaissance, plus de 50 mairies ont issé le drapeau palestinien comme Lyon, Saint-Denis ou encore Nant et ce malgré la consigne explicite du ministre de l'intérieur d'interdire ses drapeaux. Le préfet des Hautes Sèes s'est aussitôt exécuté, menaçant la mairie de Malakov d'une amende de 5000 € par jour en cas de non respect.
On poursuit avec un autre expremier ministre plutôt éphémère, Michel Barnier. Ce dernier s'est placé largement en tête du premier tour de la législative partielle de la deuxè circonscription de Paris avec 45 % des suffrages exprimés. Au second tour, il sera face à la candidate socialiste Frédéric Bredin crédité quant à elle de 31 % des suffrages exprimés.
Cette élection avait été provoquée en juillet par l'invalidation par le Conseil constitutionnel de l'élection du député macroniste Jean l'UC pour des régularités dans les comptes de campagne. Ce scrutin avait fait l'objet d'une petit feuilleton politique entre Michel Barnier et Rachid Adati qui voulait aussi briguer cette circonscription. Elle avait fini par y renoncer fin août ayant obtenu l'investiture LR pour candidater à la mairie de Paris en 2026.
Et on termine avec le climat et la transition écologique. Je vous disais la semaine dernière que la Cour des comptes avait épinglé le retard pris par la France en la matière et la situation ne risque pas de s'améliorer car nous avons appris par le Production Gap Report publié lundi 22 septembre que les principaux étapes producteurs d'hydrocarbure prévoient de produire toujours plus de combustible fossil en 2030 à savoir plus du double que ce que l'accord de Paris sur le climat avait jugé compatible. Le rapport montre que ces états prévoient de produire d'ici la fin de la décennie 120 % de plus de combustible fossibles que ce qui serait nécessaire pour limiter le réchauffement à 1,5 et 77 % de plus que pour un réchauffement limité à 2°gr.
En 2023, ces chiffres étaient respectivement de 110 et 69 %. Pour Émilie Goge du Stockholm Environnement Institute, il y a des connexions entre les ambitions climatiques et les plans de production fossile. Le rapport appelle à sortir du charbon d'ici 2040 et à réduire de 75 % la production de pétrole et de gaz d'ici 2050.
Des objectifs qui semblent aujourd'hui clairement hors de portée. Merci d'avoir regardé cette nouvelle édition du récap. N'hésitez pas à nous laisser vos impressions en commentaire si vous nous regardez. sur YouTube ou via nous regardez à la télé.
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Gabriel Attal