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interviewSénat (sur YouTube)· 10 juillet 2026 92 min

Quel rôle demain pour l'Agence française de développement ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Je sais pas ce qu'il fait. Il nous rejoint avec le Ah oui, le Maroc. Ah c'est bon mes chers collègues donc c'est évidemment avec plaisir que nous accueillons aujourd'hui Christophe Lecourtier directeur général du groupe agence française de développement monsieur le courtier nous avons nous vous avons entendu le 8 avril lors de votre candidature à cette fonction si je puis dire et à cette occasion vous avez pris l'engagement de venir régulièrement devant notre commission pour échanger avec nous sur le déroulé de vos missions.

Je vous remercie donc d'honorer cette promesse juste avant l'été un moment plus propice à la période budgétaire et aussi au perspective de long terme si je puis dire. Lors de votre audition il y a 3 mois, vous avez pu nous exposer vos convictions et votre vision du poste fondée sur votre solide expérience professionnelle. 3 mois se sont écoulés depuis et vous exercez vos fonctions dans un contexte qui ne s'est pas fondamentalement amélioré [grognement] comme le rapporteur Christian Grambron le craignait d'ailleurs à l'époque.

En effet, une lettre du premier ministre sur une revue stratégique de l'aide publique au développement en date du 16 juin largement diffusé à la presse a relancé le débat sur le cadrage budgétaire de votre action. Le premier ministre y indique notamment que les nouveaux engagements doivent faire l'objet d'un arbitrage systématique de son cabinet et que les dépenses doivent dorén avant toutes être examiné au regard d'une double exigence d'efficacité pour les pays concernés et d'assurance qu'elle bénéficient bien à moyen et long terme à nos intérêts. Sur le principe, on peut entendre ces deux éléments qui semblent s'inscrire dans le souci d'une gestion efficace des deniers publics.

Pendant les mois que ce ce courrier a suscité joint à la crainte d'une nouvelle baisse des crédits dans le prochain PLF interroge sur notre stratégie en matière de développement. Vous aurez certainement à cœur de nous donner votre vision de cette instruction et des conséquences très concrètes pour l'agence que vous dirigez. Par ailleurs, la FD est depuis 2002 2022 pardon privée de com.

Euh je comprends cependant qu'un document a enfin été attribué arbitré pardon ces derniers jours, pas suffisamment tôt pour que nous puissions l'examiner en profondeur mais vous pourrez peut-être nous euh réserver la primeur de son contenu. Je voudrais tout de même redire qu'il me paraît très préoccupant qu'un organisme de la taille de l' et de l'importance de l'AFD soit dépourvu de l'Ine directrice pendant 4 ans. C'est un sujet.

Et enfin, nous serons très intéressés par vos premières impressions sur l'agence 3 mois après votre prise de fonction. Monsieur le directeur, je vous laisse la parole pour un propos liminaire, puis je céderai la parole au rapporteur. [grognement] Je rappelle que cette audition est captée, diffusée sur le site internet du Sénat et sur les réseaux sociaux.

Donc, monsieur le directeur général, vous avez la parole. Monsieur le président, merci beaucoup de de m'accueillir 3 mois jour pour jour après m' avoir fait l'honneur d'approuver ma ma nomination. nous en avions euh conçu le principe de cette de cette audition euh 100 50 jours finalement après ma prise de fonction.

Je suis vraiment heureux de pouvoir devant vous vous rendre compte de ce qui a été fait et vous annoncer qu'en effet le le COM a été arbitré et qu'il est en train de de cheminer par les circuits officiels jusqu'au au Parlement et jusqu'à à vous en tant que président de la commission. Je voudrais d'emblé remercier toutes les équipes de l'AFD qui ont travaillé vite et bien pour que en 50 jours, nous soyons capables à la fois de procéder à un recentrage stratégique qui était absolument nécessaire de l'action de la FD. nous avons eu l'occasion d'en d'en d'en parler à sa traduction dans un contrat d'objectif et de moyens qui lui aussi faisait défaut depuis, vous l'avez dit 4 ans.

Je voudrais aussi euh exprimer ma ma reconnaissance au président de la République qui a été euh depuis euh 2027 euh le parangon du du multilatéralisme et de la coopération internationale et qui a contribué à poser les termes des nouvelles relations que j'ai cherché à traduire à travers euh le repositionnement stratégique et le et le com. et remercier évidemment nos ministres, nos parlementaires pour le les échanges que nous avons eu, notamment avec ceux qui siègent à notre conseil d'administration. Euh, [grognement] monsieur le président, vous évoquez la situation que j'ai trouvé en arrivant à l'AFD.

C'est une conjonction de de défis majeurs et qui se cumulent. Premier défi, vous le connaissez tous, c'est le recul mondial de l'aide publique au développement. Rien que pour l'année 2025, c'est un recul de 23 %.

ça c'était pas vu depuis depuis la guerre avec évidemment des illustrations très très éloquentes hein comme la la disparition de l'US, le retrait des des États-Unis de de l'accord de Paris de l'OMS mais en même temps, on voit que d'autres pays et même les États-Unis sous une autre forme qui est plutôt celle de l'investissement public international reviennent dans le jeu. les États-Unis avec le Development Finance Corporation, l'Italie avec le plan MATI, l'Espagne, le Japon, mais sur des bases qui sont radicalement transactionnelles pour ne pas dire davantage. Je dire aussi que la France a cherché à continuer à soutenir le débat à travers la la présidence française du G7 et une déclaration commune sur les partenariats mutuellement bénéfiques. l'AFD dans ce contexte mondial très difficile et et très agressif à l'égard de ce qu'a pu être la de ces des dernières décennies et soumise, vous l'avez rappelé, à des à des pressions considérables.

Vous avez à l'écran ce qui est la diminution des crédits, 90 % des de de diminution en 2 ans pour les subventions du programme 209 et 70 % si on considère l'ensemble des crédits budgétaires qui nous sont alloués. C'est c'est vraiment une une effondrement. Euh et d'ailleurs la notification que je viens de recevoir du quai d'Orset affiche un un volume euh divisé par 2.

C'est c'est la c'est le graphique euh d'à côté au regard même euh de la loi de finance du PLF. C'est donc on est même en cours d'exécution évidemment dans des dans des situations euh extrêmement euh contraintes. Autre autre difficulté, autre pression qui est parfois moins connue mais qui est tout aussi forte et tout aussi inquiétante pour nous.

Euh Nager, il y a une vingtaine d'années, l'agence s'était retrouvée dans la situation similaire, plus ou presque de crédit budgétaire, mais elle avait compensé par sa capacité à prêter en compte propre à des États notamment des pays émergents et des et des clients euh non souverains. Aujourd'hui, cette voie est de plus en plus difficile pour nous pour des raisons que vous connaissez. La France emprunte de plus en plus cher et donc la FD qui a le taux de la France et un petit spread en plus prête de plus en plus cher et a donc par conséquence de moins en moins de clients et beaucoup de ces partenaires traditionnels notamment en Afrique en raison de la doctrine d'endettement responsable ne ne sont pas éligibles à nos prêts.

Il faut savoir que 30 pays sur 50 en Afrique dans le cadre de la doctrine le maire ne ne peuvent pas ne sont pas éligibles à nos à nos prêts. Néanmoins, on retient que les c'est ce que l'on dit le paradoxe, c'est que dans le monde interdépendant, beaucoup de Français, c'est peut-être quelque chose qui les caractérise par rapport à d'autres pays étrangers considèrent que la coopération nationale est un est un investissement de de long terme, que c'est quelque chose qu'il ne faut pas acheter à la rivière mais qu'il faut simplement le le reconstruire selon des modalités nouvelles. C'est exactement ce que j'ai cherché à faire depuis bonjour président. depuis que j'ai pris la tête de l'AFD il y a environ 60 jours.

Donc j'ai donc orienté mon action autour de trois chantiers qui tous se résument à la même injonction. Ne pas subir et agir pour prendre notre destin en main parce qu'on voit bien que si on attend des autres qu'il décident pour vous, les décisions sont systématiquement extraordinairement mauvaises pour l'agence. Trois chantiers le repositionnement stratégique de l'agence.

Deuxième chantier, sa traduction en contrat qui veut simplement dire que l'État est d'accord avec cette stratégie et qu'il la décline en objectif et aussi en moyens. Et puis aussi, c'est pas la partie la plus facile mais elle est nécessaire, dialogue social avec les personnels et les syndicats de de l'agence pour adapter euh notre structure de coût aux réalités nouvelles d'une activité sensiblement moindre que que les années passées. de repositionnement stratégique pour ne pas faire trop long.

Faut dire qu'il n'est pas une rupture, il est pas un repli, mais il est et beaucoup d'entre vous ici l'avez souhaité et me l'avez demandé tout simplement une adaptation lucide et positive à la réalité des choses. Rien ne serait pire que de rester avec dans l'esprit une situation qui n'existe pas, tourner vers un passé qui est maintenant passé, c'est qu'à de le dire. Nous avons cherché nous-mêmes à regarder et à traduire en proposition le cadre de contrainte et les réalités qui s'imposent à nous. [grognement] L'idée principale à retenir, elle est au elle est affichée ici, c'est que désormais la matrice de l'AFD pour choisir les projets sera centrée sur trois dividendes, recherchera trois dividendes.

Le premier reste très important, hein, c'est le l'impact de nos actions pour nos partenaires. Nous sommes une agence de développement. Euh mais le deuxième qui qui prend une importance nouvelle en visibilité et aussi à travers les la déclinaison en objectif, c'est les intérêts, le le dividende stratégique pour la France et pour les Français au sens large du terme.

Ce sont des dividendes économiques, mais ce sont aussi d'autres dividendes qui portent sur nos influences, nos enjeux stratégiques, nos nos valeurs. Ça figuré d'ailleurs dans le conclusions du comité présidentiel pour le partenariat international. Et puis nous avons dû rajouter un un troisème dividende qui qui va de soi, c'est qu'il faut que ces projets bons pour les partenaires, bons pour la France et les françaises soient aussi dans la mesure du possible bon pour l'agence parce que pour la première fois depuis longtemps, la viabilité économique à moyen terme de l'agence est en question.

Et donc nous devons nous serons nous devrons être beaucoup plus agressifs dans les conditions financières que nous proposerons à nos partenaires, au moins ceux qui sont solvables pour pour faire en sorte que l'agence malgré les en dépit des économies qu'elle devra faire parvienne encore à assurer euh ses ses frais généraux et ses frais structures en général. [souffle coupé] ce repositionnement et ça je pense ça vous intéressera parce que c'est un dialogue un débat qu'on avait eu ensemble ici euh s'inscrit également dans des priorités sectorielles simplifiées. Première priorité croissance croissance croissance création d'emploi création de valeur.

Ça n'a pas toujours été dit aussi simplement et aussi clairement que possible par les agences de développement. L'enjeu, y compris par rapport à des problématiques de de migration, c'est dans les pays partenaires de créer les conditions du développement économique, de la création d'emploi, de la de l'élévation du niveau de vie. [grognement] D'abord parce que c'est une un enjeu nécessaire pour ces pays, mais aussi parce que ça c'est de nature à fixer davantage les populations.

Le deuxième objectif euh priorité sectorielle, c'est ce sont les infrastructures essentielles et stratégiques, y compris celles qui peuvent permettre de connecter hein ces pays à l'Europe. Je pense en particulier au Balcan. Il faut qu'on arrive comme les routes de la comme la Chine fait les routes de la soie à accompagner l'effort que fait l'Europe pour mieux connecter encore en particulier le continent africain qui est le notre vis-à-vis le plus le plus important et le plus direct avec nous.

Mais enfin, et c'est ça aussi qui qui caractérise la politique française que je propose, ne pas oublier, ne pas laisser tomber les les pays les plus fragiles, lutter contre la pauvreté. Monsieur le président, plus que beaucoup d'autres, monsieur les présidents, vous vous savez ce qui arrive dans les pays où il n'y a pas de développement économique. Euh généralement, ce sont les trafics, euh c'est la guerre civile, c'est le terrorisme qui l'emporte et qui sont souvent la seule option offerte aux jeunesses.

Il faut essayer d'éviter tout cela. Slide suivant. Voilà.

Donc nos priorités géographiques, il faut euh être clair là-dessus. Vous avez au centre de la carte et au centre de notre action euh le continent africain et un certain nombre de pays fragiles qui se qui se trouvent en Asie euh et également euh au Moyen-Orient. Nous avons aussi un un focus très important mis sur les collectivités d'Outrem.

Pour nous, les territoires d'outremè sont une priorité. travaillons en ce sens avec le ministère de des outresemes mais dans une logique qui n'est pas de mettre ces territoires sur sous cloche mais de leur permettre à travers les projets que développent la FD de s'intégrer et de et de rayonner vis-à-vis des des pays indépendants, des pays insulaires, des Caraïbes, de l'océan Indien ou de ou du Pacifique Sud. Tout cela euh cette priorisation, ce prisme des trois dividendes, nous sommes parvenus très vite à le traduire en com.

Ce que je viens de vous dire est en quelque sorte l'inspiration, le préambule du com et nous nous sommes parvenus à le traduire en com. C'est un exercice un peu plus bureaucratique avec des objectifs et avec des moyens. Vous avez souligné, monsieur le président, qu'il y a eu une longue période où l'AFD ne disposait pas de com ce qui voulait dire que le pilotage politique assuré tant par le gouvernement que par le parlement bah était tout à fait résiduel.

Enfin sinon évanaissant. Et j'ai vraiment souhaité, c'est pour ça que je voulais venir vous voir cet après-midi et que je vous remercie de m'accueillir que pour la première fois l'avis du parlement va être demandé très très en amont de la date des faits du com du groupe AFD. Le le com du groupe AFD commence en 2027 et donc vous aurez dans les prochaines heures transmission par le chef du gouvernement du document du COM qui est maintenant scellé qui est maintenant bleu et vous aurez alors évidemment le Sénat va entrer en campagne et il y aura plusieurs semaines vous serez pas forcément ici au PA du Luxembourg mais il y aura jusqu'à la fin de l'année pour pouvoir regarder ce comme l'enrichir l'amander et je reviendrai devant vous pour répondre à vos questions sur tout ce qui vous semblerait insuffisant ou justifiant des explications euh plus supérieure.

Euh le pilotage, ce ce comme pour le décrire très simplement, c'est la question que vous me posiez, il est d'abord plus lisible. On on on passe de 47 indicateurs, c'est-à-dire que quelque chose d'extrêmement touffu où il y en a pour tout le monde et il y en a pour personne, à 20 indicateurs selon la matrice que j'ai indiqué. Dividende développement, dividende pour la France et les Français et puis dividende gestion pour assurer la viabilité de de l'agence.

C'est vraiment ça le le le plan. Il sera synchronisé demande constante du Parlement avec le COM d'Expertise France. Je présidais le conseil d'administration. là, il y a encore 1 heure.

Euh beaucoup d'indicateurs seront des indicateurs groupe pour exprimer et et développer les des synergie avec Proparco et avec Expertise France. Et puis aussi quelque chose que vous m'aviez demandé euh et que j'ai souhaité retrouver dans le com, c'est que on va appeler d'une logique de volume où il fallait faire du chiffre, du chiffre, du chiffre et puis après on regardait quelques mois ou quelques années après si ces projets s'étaient traduits en quelque chose de concret. cette fois-ci, ce qui sera comptabilisé, ce qui m'est demandé à travers le COM, ce sont le les versements, c'est-à-dire la la réalité, le moment où le projet démarre parce que l'AFD débourse les fonds qui permettent de le faire vivre et non pas les les les signatures et et toutes des choses qui peuvent jamais ne se concrétiser.

Voilà, vous retrouverez et c'est important aussi pour les parlementaires qui ont voté à l'unanimité la loi du 4 août 21. Nous n'avons pas trahi euh, si je puis dire, l'esprit de la loi euh puisque vous retrouvez des choses, monsieur Cambon, vous m'en aviez vous m'aviez interrogé là-dessus la dernière fois, l'effort budgétaire concentré sur les pays vulnérables, le plancher 10 % minimum des moyens budgétaires sur l'agriculture, sur la sécurité alimentaire, 10 % pour la santé et pour l'éducation et puis les TPE et PME africaines qui sont un élément et un levier de de la croissance économique dans dans ces pays-là qui sont pas forcément tous euh n pas tous en vocation à développer des combinates métallurgiques. On déjà plus tellement chez nous.

Euh et donc les les TPE, les PME sont vraiment le on l'a vu en Nairobi, le le ressort de de l'avenir du tissu économique africain. Les biens public mondiaux demeurent, on a des engagements très forts. Et puis l'autre mer, je l'ai dit bien entendu et sénateur CADIC est un peu complice de ce chapitre là et pas le seul.

Il y a l'illustration très claire et très concrète de ce deuxième pilier, le le dividende pour la France. Euh ce c'est un dividende qui, comme je l'ai dit, n'est pas seulement un dividende économique, mais est aussi un dividende économique. Et depuis le le peu de temps que je suis là, un peu moins de de 2 mois dans mes fonctions, nous avons déjà fait approuver par nos notre conseil d'administration plusieurs décisions lourdes et structurantes.

La première, c'est que désormais les appels d'offre euh pour les projets financés par la FD qui pour lesquels le seul critère jusque-là, c'était le prix. Et donc quand le seul critère est le prix, on voit bien qu'il gagne. Bon euh notamment en Afrique et et pas seulement.

Désormais, ce critère sera pondéré par des des critères de qualité, des critères de de durabilité, des critères d'impact environnemental et social euh de la de la de la proposition des entreprises. C'est quelque chose que nous avons élaboré en en dialogue très intense avec la Fédération nationale des travaux publics. Donc c'est pas simplement la cogitation des équipes de la FD ou de moi-même.

ça va être lancé là dans les prochaines semaines et et on a un engagement fort pour maximiser le taux de réponse des entreprises française pour pour sénateur CAD que vous m'en parliez pour que ça marche pour que ça se traduise en fait. [grognement] Deuxièmement, nous allons vraiment chercher à faire quelque chose qui peut paraître un peu technocrate mais qui est essentiel c'est-à-dire à conjuguer finalement les outils de financement du trésor de BPI France et de l'AFD. Jusqu'à présent, chacun était dans son couloir.

Désormais, vis-à-vis du client, nous allons combiner les choses. Je l'ai fait au Maroc notamment pour le TGV qui ira désormais de enfin dans 3 ans de rabat jusqu'à Marrakech. Et pour le client, c'est si je puis dire quelque chose sans couture.

Il il n'a pas entré dans le distingo de la doctrine d'emploi de chacun des outils, mais il a une masse de financement qui est mise sur la table. Et enfin, c'est [grognement] quelque chose qui est vraiment nouveau. Pour la première fois, nous allons disposer d'un outil d'un instrument de d'aide lié qui ne profitera qu'à des ETI et des PME françaises pour se distinguer des outils du trésor qui sera ciblé sur des secteurs à fort enjeu de souveraineté et qui permettra de marquer la volonté d'autonomie stratégique d'un certain nombre de pays dans des secteurs comme le numérique, comme les satellites, comme l'intelligence artificielle. ciel où on voit que que nombre de pays dans ces géographies n'ont n'ont pas envie d'être sous le jou, si je puis dire, des Américain ou sous la pilotage, le contrôle des des Chinois.

La la France est une grande nation technologique et avec ce système-à, elle pourra permettre, je l'espère, à certains pays de disposer d'une forme d'autonomie stratégique parce que la France étant une puissance d'équilibre a pas forcément vocation à exercer un pouvoir impérial sur les pays avec lesquels elle aura commercé. Voilà. Pour conclure, monsieur le président, j'ai été le plus vite possible.

Nous avons et vous le verrez dans le com qui va vous être transmis, [grognement] négocier d'abord pour faire en sorte vous le rappeliez que les crédits de de 2026 alors que nous sommes déjà presque à la mi-juillet soit soit désormais tous notifiés et utilisables. On y est on y est quasiment y compris ceux des ONG. Et puis pour que nous ayons pour 2027 certainement au-delà de 2027, ça dépendra du verdict des Français et des et des et des personnalités qui exerceront le pouvoir exécutif et peut-être aussi législatif.

J'ai accepté d'échanger de la sobriété budgétaire parce que les temps n'incitent pas non plus à avoir des rêves de grandeur contre de la de la prévisibilité. Et le cabinet du Premier ministre, mais il vous l'exposera avec plus d'autorité que moi, nous a garanti que ce faible niveau de crédit pour 2027, tel que vous le voyez affiché, sera euh sécurisé, en quelque sorte sanctuarisé sous réserve évidemment de ce que le Parlement en dira. et du principe de l'annualité budgétaire puisque le budget n n'est pas encore voté.

Voilà. Euh pour conclure euh voilà quel est le calendrier, l'approbation du COM. demain pour information par le conseil d'administration de l'AFD, transmission très rapide au parlement par le gouvernement avis des commissions à la rentrée et au cours de l'automne avant avant signature.

Je mets au point le repositionnement stratégique dont je d vous parlé autour des trois dividendes et puis et puis évidemment et je m'arrêterai là parce que c'est une exigence du directeur général mais c'est évidemment quelque chose qui est le corrolaire des des deux chapitres précédents mais qui n'est pas le plus agréable. Nous allons devoir et nous avons commencé à mener un dialogue social extrêmement intense et quasi continu. Nous allons devoir ajuster euh les frais de structure, les frais généraux, la masse salariale à la réalité d'une activité de la FD qui même si elle est recentrée, même si je la trouve plus cohérente, plus priorisée, n'en restera pas moins.

Infiniment plus faible en volume, infiniment plus faible en projet que ce que vous avez pu connaître. ou ou ne pas connaître parce qu'il y avait pas beaucoup, il y avait pas de com euh dans les quatre ou cin dernières années. Voilà, monsieur le président, c'est une tâche ardue.

Je je vous l'avais dit, je n'étais pas forcément conscient lorsqu'on m'a nommé et la première fois que je suis venu devant vous de l'ampleur de la tâche. Chacun se trouve voilà face à ses obligations et à ses responsabilités dans le cadre qui est le mien. Je m'efforce de les exercer avec mon équipe et en dialogue permanent avec le gouvernement et le parlement qui sont essentiels à la réussite de ce projet.

Merci monsieur [raclement de gorge] le directeur général. Pardon. Merci.

Merci monsieur le directeur général. Euh je vois que le conseil d'administration a lieu demain. Donc c'est la raison pour laquelle je rappelle on a essayé de faire cette audition en amont pour que vous puissiez effectivement informer cette commission de la manière dont vous avez commencé à travailler sérieusement. je vois euh [grognement] pour j'allais dire répartir la misère euh parce qu'on voit bien effectivement avec les les graphiques qui nous sont proposés combien les budgets ont été considérablement amputés ces deux dernières années.

Euh et donc il faut évidemment j'allais dire réorienter un certain nombre de politiques, mais ça c'était pas forcément une mauvaise chose et surtout gérer les choses avec un avec parimonie. Je vais laisser la parole à aux deux rapporteurs pour à Christian Cambon et ensuite à à Patrice Jolie. Et je suis désolé, je vous abandonne mais je dois aller en conférence des présidents et c'est Olivier Cadi qui prendra la suite de la présidence.

Merci beaucoup en tout cas. Merci monsieur le président. Je prie tout d'abord de bien vouloir excuser mon retard mais l'ambassadeur Lecourtier me pardonnera puisque je raccompagnais la délégation des sénateurs marocains que le président du Sénat a tenu à saluer après les QAG.

Et donc tout ça était un petit peu compliqué. Monsieur le directeur général, tout d'abord un mot de de remerciement pour les égards que vous manifestez auprès du parlement puisque si mes souvenirs sont bons, les derniers les derniers contrats d'objectif et de moyens ont été examinés par le parlement une fois qu'ils avaient déjà été réalisés, ce qui évidemment était un peu un peu étrange par rapport aux missions fondamentales du parlement. Moi bien évidemment et puisque vous avez la gentillesse de vous en entretenir avec un certain nombre d'entre nous, moi je vous remercie de la célérité que vous avez mis si tôt vos prises de fonction pour j'allais dire passer à l'action car en vérité c'est bien de ça dont il s'agit dans un contexte budgétaire extrêmement tendu.

Le ministre d'affaires étrangères nous en avait entretenu, nous avait en quelque sorte prévenu et nous savions que la tâche était difficile. Mais moi je veux dire que sous le bénéfice de l'examen du document puisque il va faire l'objet d'un d'une attention toute particulière pendant les semaines et mois qui viennent mais je voudrais dire que les grandes orientations que vous proposez ont évidemment notre assentiment puisque c'était parfois du reste d'une part des difficultés ou des contradictions que nous essayons de gérer avec une équipe précédente. Donc je ne vais pas revenir sur un document avant qu'on l'ait audité.

Encore une fois, les orientations euh nous conviennent, les fondamentaux, je le rappelle, dans les temps compliqués que nous vivons, nous devons tirer aussi les leçons de ce qui nous est arrivé en Afrique, hein. Je je faut quand même dire les choses. Et vous connaissez ma position si bien souvent après avoir mesuré après avoir remis de la sécurité dans un certain nombre de zones de pays africains, nous avions immédiatement embrayé sur du développement, peut-être que nous n'aurions pas connu le sort que nos nos troupes et la France a connu au Mali, au Niger et et au Burkina.

Donc je me garde et nous nous gardons peut-être avec Patrice le temps d'un examen plus approfondi du document. Je voudrais revenir sur deux questions de visibilité et une question de crédibilité, non pas pour le mettre en cause mais pour bien comprendre les marges qui vous ont été données en vous remerciant déjà d'avoir négocié quand même avec le le Premier ministre car tout ça a était assez complexe et le premier ministre l'a évoqué à de nombreuses reprises. sur la visibilité, je voudrais vous faire préciser de deux sujets qui dépassent un peu le com tout en en faisant partie, c'est la dimension d'acceptabilité par l'opinion publique.

On le sait du reste le sénateur Sidau l'avait souligné au cours d'une audition auprès des ONG. La perception de l'aide au développement n'est pas n'est pas la notion la mieux partagée. Et souvent on se fait interroger par des gens y compris de bonne fois qui disent sincèrement au moment où le pays traverse tellement de crises intérieures, pouvoir d'achat et cetera, est-ce qu'il est temps si nécessaire que cela de dépenser autant d'argent pour l'aide au développement ?

Et maintenant, on s'appuie sur le triste exemple américain qui a remis les compteurs à zéro, créant du reste énormément de tension dans un certain nombre de pays qui ne peuvent plus tout à fait compter sur l'aide qui leur été accordée. Donc ce qui peut nous être utile puisque vous avez parlé des dividendes et le dividende pour la France, c'est de savoir comment peut-on de manière assez concrète comment voyez-vous les les moyens qui nous permettent de faire prendre conscience à l'opinion publique que l'aide de développement sert aussi la France, vous venez de le dire pour les entreprises, mais nous allons traverser des périodes, j'allais dire électorales qui sont qui risquent d'être assez sensibles et compliqué. Et ce thème, nous nous en sommes entretenus et et a fait éruption dans le débat public, notamment à travers une séquence sur les réseaux dont tout le monde se souvient et qui euh a été exploité plus que largement pour mettre en cause les fondements mêmes de cette aide.

Donc cette prise de conscience de l'opinion publique euh comment peut-on la mobiliser ? Sachant de mon point de vue que le parlement doit aussi évidemment prendre sa part de cette tâche. Toujours dans la visibilité et c'est un sujet que nous avions aussi évoqué à nombreuses reprises.

Comment assure-tons cette visibilité à l'étranger ? et on avait évoqué ensemble le problème notamment de de l'aide multilatérale où souvent nous alimentons pour des sommes très importantes des fonds internationaux et là encore il nous apparaît que l'image de notre pays doit être préservée. Je parlais il y a un instant de du Sahel et on a pu voir combien malgré des réalisations absolument remarquables hein dont on a peu parlé bien comment malheureusement si peu de d'égard et de reconnaissance je ne dis même plus de remerciement de reconnaissance nous étit témoigné donc je pense que ce sera aussi un des sujets que nous regarderons dans dans le com et comment faire en sorte que cette que ce que ce contrat soit plus clairement identifié et participe plus directement à la perception de notre diplomatie auprès de ces populations.

Enfin, j'ai évoqué le terme de crédibilité, non pas pour la mettre en cause, mais parce que des premiers éléments que que nous avons et que vous avez donné, les les enveloppes financières comportent une marge quand même assez conséquente. 756 à 926 millions d'euros, ce qui n'est enfin c'est pas une c'est pas une petite marge, c'est quelque chose d'important. Et donc euh quel résultat comptez-vous mettre en avant pour justifier justement cette progression de crédit et non pas la stagnation puisqueil y a une hypothèse basse dans le com, une hypothèse haute.

Là encore, il va falloir passer des moments où l'opinion publique va être sollicité et où nous-mêmes nous serons interrogés ceux là même qui voteront ou ce com. Donc c'est important de de de nous dire comment vous allez mettre en avant un certain nombre d'objectifs. Moi, j'ai plaidé auprès de vous et je vois que vous en avez pris la mesure simplifier la perception, aider les gens à se nourrir, à se former et à se soigner.

Ça reste pour moi les le tripode de de l'action euh en faveur du développement. Donc si vous pouvez nous préciser ces trois points encore une fois avant euh à avant de procéder à un examen plus en détail que mais le fait même de l'avoir voulu le présenter avant les vacances va nous permettre de d'avoir un peu plus de temps. Et encore une fois, merci pour avoir pris tout de suite la mesure du dialogue nécessaire avec le Parlement pour qu'on puisse construire ensemble plutôt que de donner des pour exprimer des votes une fois que les opérations sont réalisées.

Merci président. Monsieur le directeur général, je vous propose avant de passer la la parole au rapporteur Joli de répondre à Christian Cambon et puis pour que ce soit plus fluide. Oui, d'abord en méthode, vous l'avez rappelé monsieur le président, vous êtes toujours président euh que cette cette audition n' n'a d'autre sens que de vous amener en quelque sorte en main propre, mais sans préjudice du temps dont disposera la commission conformément au cadre au processus légal pour l'examiner. et ça nous renvoie à l'automne, sachant que c'est un commencera qu'en 2027, donc on a encore près de 6 mois pour que vous puissiez l'étudier, rendre un avis et nous permettre de l'enrichir.

Euh sur les sujets que vous avez évoqués, je suis évidemment bien conscient. Euh je pense déjà que vis-à-vis des Français, il sera plus difficile qu'il y a quelques années de dire il y a autant d'argent parce que on est arrivé aujourd'hui à à un étiage euh même si ça peut paraître pour euh certains de nos de nos concitoyens beaucoup d'argent. Quand on regarde l'évolution, on voit bien que on est plutôt dans une époque de de sobriété, mais ça ne justifie pas en soi euh les explications qu'on qu'on leur doit.

Euh une des explications, je crois et alors faut voir aussi dans quelle mesure elle est elle est perceptible par chacun de nos concitoyens, mais c'est d'abord et je fais référence notamment au pays du Sahel, un un alignement extrêmement strict qu'on va mettre en œuvre avec les les priorités diplomatiques de la France. J'avais dit lors de mon ma précédente audition que la vocation de l'AFD, c'est pas d'être une petite banque mondiale, c'est d'être un une agence française au service de la diplomatie française. Autrement dit, à partir du moment où il faut faire des choix et bien nous ferons des choix en faveur de nos amis et c'est à la diplomatie française d'établir la graduation de l'amitié et le cas échéant des des discussions que cette amitié peut peut auquel elle peut conduire sur des sujets qui sont pas forcément simplement les projets de l'AFD.

Ça c'est une chose quand même importante. Ensuite dans la redevabilité que nous devons au français, vous l'avez vu hein, nous affichons un un un deuxième dividende qui est clairement un dividende centré sur un un retour France. Euh c'est la première fois en tout cas que le retour économique est et est est à la fois euh proclamé, assumé, mais aussi mesuré, vous le verrez dans le com par toutes sortes d'indicateurs extrêmement exigeants et par de et par de nouveaux instruments.

Mais ce qui est intéressant et vous vous l'avez dit vous-même, c'est que nos concitoyens sans doute à la différence des Américains par exemple considère presque plus des à plus des des 2 de tiers 71 % que ce qui se passe dans les pays en développement a un impact sur leur propre vie et c'est la raison pour laquelle toutes les actions que nous que nous allons conduire en matière de santé, je vais me rendre à Kinshasa là dans les dans les prochains jours pour voir ce que nous faisons depuis plusieurs années pour avoir un système de contrôle et de et de lutte contre l'épidémie d'Ébola, à la fin, ça profite aussi à la France. On a bien vu avec le Covid que quelque chose qui naît très loin de chez nous peut peut très vite, si on narrive pas à le détecter, à l'endiguer, arriver chez nous. Tout ce que nous faisons en matière de de lutte contre le réchauffement climatique, il suffit de vivre à Paris depuis enfin même en France ces dernières semaines pour s'apercevoir que c'est absolument nécessaire.

La France aujourd'hui représente 1 % de la population, 3 % de l'économie mondiale. On a fait un effort considérable pour réduire nos émissions carbone. Et donc aujourd'hui, le combat euh il est il est ailleurs.

Alors on peut dire aux Chinois, on peut dire aux Indiens faut faire c, faut faire ça, mais je pense que dans des pays en particulier qui n'ont pas beaucoup de ressources, les investissements que nous faisons pour décarboner leur leur production d'énergie sont absolument essentiels pour nous, pour notre planète, parce que sinon, on voit bien ce qui va se passer. Et et enfin, vous l'avez dit, l'éducation, vous connaissez très bien, même encore mieux que moi, désormais le le Maroc. Euh tout l'effort que nous faisons dans l'éducation a quand même une principale finalité, c'est de de favoriser l'employabilité, le développement de de l'économie locale, y compris pour nos groupes qui sont investisseurs et pour d'une certaine manière euh euh endiguer ou en tout cas maîtriser les flux d'immigration qui la plupart du temps sont quand même justifiés et on peut les comprendre par la misère la plus noire, par l'absence de perspective personnelle, professionnel ou autres.

Donc les intérêts de la France et ce discours là évidemment doit doit doit percer un peu le le plafond de verre parfois de de l'expression d'une agence comme la nôtre. C'est pour ça que c'est important que ce soit relayé par vous. C'est une vision selon lequelle la France accepte de penser qu'elle ne va pas reconstruire des lignes maginaux.

C'est ce qui se passe avec les lignes Magino et qui est dans une relation d'interdépendance qui qui n'interdit pas encore une fois de pousser des intérêts sonnants et trébuchchant dans dans certains cas, mais qui considère surtout que nous sommes un élément d'une d'une planète et tout ce que nous faisons, à partir du moment où nous sommes capables d'en d'en mesurer l'impact précisément et de et de le et de le justifier et de le démontrer procède de l'intérêt des Français. Euh vous avez aussi posé la question sur les crédits budgétaires. Moi, mon souci, mon combat a été de m'assurer euh d'un montant budgétaire certain pour 2026, il est très très bas, et d'un montant certain pour 2027.

C'est évidemment l'horizon pour des raisons évidentes, d'un dirigeant d'entreprise publique comme moi. Nous sommes dans un pays démocratique. Les Français choisiront dans un peu moins d'un anur président de la République et probablement aussi une partie de leur parlement.

Et mon souci, mon obsession même, c'est qu'à ce moment-là, je puisse présenter une copie, je puisse présenter une agence qui soit de nature à ne pas susciter de fixation euh destructrices, si je puis dire, à l'américaine et qui puisse être considéré par des gens raisonnables comme un outil performant, plus efficace encore, plus en phase avec les attentes des Français au service de la diplomatie française et du rayonnement de notre pays, au moins dans dans les pays et dans les géographies qui sont essentielles pour notre avenir. Évidemment, l'Afrique au premier chef. Merci Patrice Jolie. [raclement de gorge] Merci.

Merci monsieur le directeur général pour cette présentation qui nous éclaire sur un certain nombre de points et d'ailleurs pour un certain nombre de questions auxquelles j'avais envisagé, vous avez déjà apporté quelques réponses et donc ce serait éventuellement pour préciser les réponses que vous avez apporté initialement aux questions que je vais je vais vous poser. La première question porte sur les nouvelles priorités que vous allez devoir édicter dans le contexte que vous avez rappelé de tension budgétarieuse en l'occurrence. Et donc qui dit priorité dit choix et qui dit choix dit renoncement aussi.

J'aimerais savoir quelle politique quels axes vous allez alléger ou purement et simplement privé d'air d'aide pardon quel domaine ? Et dès lors, pouvez-vous nous indiquer si la perspective de la FD aujourd'hui est celle d'en faire une banque d'investissement malgré les problématiques de taux que vous avez vous avez évoqué et donc un outil qui s'éloigne d'une certaine manière dans ces modalités d'intervention des des positionnements ou des des perspectives que a pu exprimer le président de la République soit à l'occasion du de de la du sommet de Nairobi soit l'occasion du du sommet du G7. C'est le premier point.

Ma deuxième question porte sur après les champs d'intervention les les relations avec les pays bénéficiaires. Euh envisagez-vous un redéploiement géographique et vous avez commencé à travers une carte mais qui était un peu générale peut-être à nous présenter les choses. Euh un redépéloement géographique des aides ou bien une concentration sur certaines catégories ou bien de moduler le type d'aide en fonction de l'alignement des pays.

Vous l'avez un peu évoqué euh là encore pos directement la question du choix. Le dernier point concerne document que vous qui nous a été transmis, le COM et je lis que vous allez chercher à développer des synergies entre l'FD ProARCO expertise France dans le cadre du dividende économique. Pourriez-vous nous exposer plus précisément comment vous envisagez cette articulation ? et mais vous y avez un peu répondu aussi s'agissant des dividendes stratégiques, ça renvoie à notion de financement lié.

J'aimerais savoir que vous nous précisiez un peu ce que vous entendez à travers la la viande stratégique et le financement lié. Est-ce qu'il y a vraiment une une articulation parfaite ? Dernier élément, par ailleurs au regard de la forte diminution des crédits budgétaires, pourriez-vous nous indiquer la nature et l'ampleur de la réorganisation que vous avez évoqué ainsi que le nombre d'emplois qui pourra être supprimés et dernièrement Quid du siège de l'AFD qui a fait l'objet au cours de ces dernières années de de nombreuses réflexions ?

Monsieur le directeur général, merci beaucoup euh monsieur le rapporteur. Sur les priorités et les et les renoncements, euh nous nous avons préféré, qu'elle soit géographique ou sectorielle, ne pas finalement euh euh élaborer une forme de liste noire d'exclusion. C'est c'est quelque chose qui est qui peut poser des problèmes politiques.

C'est quelque chose qui peut stigmatiser des des équipes qui travaillent depuis longtemps sur tel ou tel secteur. Et donc à l'exception du renoncement assumé à tout financement dès cette année au profit de la Chine, ça je l'ai dit, je le redis, il y a rien contre la Chine. D'une certaine manière, c'était c'est presque un coup de chapeau que nous que nous adressons à la Chine qui ce mois-ci à l'OCDE passera dans les catégories, pardonnez-moi l'anglicisme, des high income countries, des pays à haut revenu.

Donc de certaine manière, c'est un hommage au développement et à la réussite de la Chine mais qui du coup justifie difficilement le fait que un pays comme le nôtre avec son histoire mais aussi ses difficultés budgétaires aujourd'hui continue à prêter même s'il y avait pas de de bonification. Donc pour le reste nos choix sont plutôt se feront plutôt à travers le le prisme en question. nos nos équipes ont comme mission de de décliner d'ici au mois de septembre ce que ça veut dire dans chacun de leurs secteurs et dans chacune de leurs géographie.

Nous allons avoir des des plans euh des plans pays, pardon, des plans sectoriels et des et des et des plans pays. Euh et nous rechercherons systématiquement au moins deux de ces dividendes et si possible trois, faut pas faire une matrice trop compliquée, toujours le développement des partenaires, la plupart du temps l'intérêt des Français et si possible l'intérêt pour le modèle économique. Et puis après, on l'a présenté tout à l'heure, euh priorité et on voit bien ce qui du coup se trouve un peu marginalisé, priorité à la à la croissance.

Moi, j'ai été vraiment frappé hein de lire de la littérature aujourd'hui sur le sur le développement, d'avoir entendu Naïi, beaucoup de chefs d'état autour du de notre président de la République dire "Pour nous, ce qui est important, c'est que vous nous aidiez à à créer de la croissance et et à créer de l'emploi." Quand vous quand vous voyez qu'il y a des jeunes kignans et le président Kignan a fortement réagi qui s'enrôle dans l'armée russe faute d'autres perspectives pour aller affronter les les Ukrainiens dans les dans les plaines et les forêts de de l'Europe orientale. Bon ça dit beaucoup de choses et c'est pas simplement des des jeunes kignans.

Et donc la croissance, la la création de valeur, la création d'emplois, les infrastructures qui vont avec, tout ça constituera des priorités et à partir du moment où vous avez moins d'argent, bah je pense que ces priorités épuiseront assez largement nos nos capacités de financement. nous permettront moins ou plus de faire autre chose avec à côté évidemment une autre priorité que nous que nous assumons qui sont les pays pauvres les plus fragiles. Euh et vous verrez dans le com l'engagement que je prends enfin que nous que je prends au nom du groupe AFD que 60 % des crédits budgétaires continuent à bénéficier à ces pays-là.

Donc c'est c'est voilà, on arrive à faire les deux. Moi ma ma conviction c'est deux choses, c'est que j'ai deux convictions. La première, c'est que solidarité ne s'oppose pas à intérêt mutuel et intérêt français.

Non, c'est pas vrai. Charge pour nous de le démontrer mais je l'ai bien vu au Maroc. et ensuite que l'on peut à la fois investir parce que c'est bien de ça dont il s'agit dans la croissance dans les infrastructures des pays et en même temps continuer à faire monsieur Cambon le disait de l'éducation de la santé de l'agriculture dans les dans les pays fragiles.

C'est c'est juste des questions d'arbitrage. Alors, on en fera moins qu'avant certainement mais on continuera aussi à en faire sur et alors justement vous parliez des Synergie Group, il est il est il est évident et c'est ce que Nairobi a bien démontré mais je pense que vous le savez tous, tous ceux qui suivent ces questions d'AFD, c'est que l'argent public diminue - 23 % ensemble du monde pour l'année 2025 et ça s'est pas amélioré cette année. Alors, on peut se résilier un peu comme on le fait à à réduire la toile et à reprioriser.

Mais nous avons nous un un moteur très intéressant. Alors, malheureusement qui n'est pas le fait de prêter à taux de marché pour les raisons que j'ai rappelé parce qu'aujourd'hui le taux auquel on s'endettete, c'est le taux de la France et le taux de la France est élevé et le spread de la FD un peu plus. Donc, on a du mal de plus en plus de mal à à prêter.

Mais en revanche, nous avons avec Proparco un un moteur auxiliaire si je puis dire. euh qui euh a une bonne notoriété [grognement] euh une activité qui s'est beaucoup développée ces dernières années, un beau bilan, 20 % en capital, en equity comme on dit et 80 % en près. Beaucoup beaucoup de de projets sous sous le pied.

Alors, c'est rattaché au bilan de la FD, donc il faut on a pas de démarge de manœuvre totale, mais on voit bien que la la la finance privée [grognement] et la capacité à la à l'embarquer avec nous dans des projets qui à trouver des des bons des bonnes solutions de de garantie de deisking de ces projets-là est être est un des avenirs. et la chance du groupe AFD, je remercie beaucoup l'État qui nous a permis de le construire, c'est d'avoir évidemment l'AFD dans la problématique qu'on a rappelé qui travaille essentiellement avec des partenaires publics d'avoir Proparco qui elle travaille essentiellement avec des partenaires privés et puis expertise France qui est capable d'apporter la la couche d'expertise technique pour soit c'est beaucoup ce qu' avait fait la Banque mondiale créer le ou la SFI plutôt créer le le le cadre institutionnel qui permet à l'économie de fonctionner normalement et aux investisseurs de venir ou à tel ou tel secteur de de bien marcher, de se moderniser, de se mettre au goût du jour, soit peut servir même dans le démarrage des projets à à paver le chemin de financement plus conséquent. Donc ce groupe-là est une vraie force pour la France et c'est la raison pour laquelle dans dans le com il y a une réflexion groupe.

Une illustration monsieur le rapporteur de ce que je je j'essaie de d'écrire, ça sera évidemment d'ici 1 an notre installation commune dans les nouveaux locaux qui sont en voie d'achèvement à Osterlitz. Ce sont des locaux sobres, tellement sobres que ils nous permettront selon nos calculs de faire une économie d'environ 20 % sur les charges immobilières et des économies extrêmement importantes et c'est pas c'est pas négligeable du tout sur les les aspects de chauffage ou de surtout maintenant de de de de [grognement] rafraîchissement, de refroidissement puisque à la fois les les les vitrages euh mais aussi la production d'énergie solaire sur le toit du bâtiment nous permettront de faire de très lourdes économies et de permettre au salarié de travailler dans de meilleures conditions. J'ajoute aussi et c'est très important dans le monde public que nous avons toppé avec les syndicats parce que tout ça fait l'objet de beaucoup de négociations sur un [grognement] un ratio de de 06 poste de travail par agent.

Donc ce qui veut dire que non seulement nous serons en open space, donc on rationalise au maximum l'espace, mais on tablera sur le fait que euh les agents ne sont présents que 60 % du temps, soit qu'il y a des des du télétravail, soit qu'ils sont en mission, soit qu'ils sont en dépassement. Donc je crois qu'à l'arrivée, on aura vraiment une copie qui sera tout à fait à l'honneur du groupe. Il reste il reste des espaces que nous allons louer.

On a déjà fait un accord avec le programme mondial pour pour l'éducation qui amènera une centaine de de ses collaborateurs. On discute avec plusieurs autres entités et ma conviction peut-être de d'ancien diplomates ou diplomate une fois, diplomate toujours, c'est que Paris, la France dans avec en dépit de nos difficultés, avec le positionnement qui est le nôtre de puissance d'équilibre reste un endroit où sur un certain nombre de grands sujets et notamment le rapport au monde, les uns et les autres, l'est, l'ouest, le sud, le nord aime à se retrouver. Alors, on peut se retrouver et Dieu sait que le président a su en proposer de de très importantes dans des conférences qui durent un jour, 2 jours, 3 jours.

Mais on peut aussi imaginer, moi je fais le pari que ça marchera, que notre cité du développement, c'est comme ça qu'on veut l'appeler, à côté du groupe AFD, permettra d'accueillir des partenaires un peu plus permanents qui montreront que certes Londres est sans doute une place financière pour les traders, mais que Paris peut être une place pour le financement. de long ou de moyen ou de long terme en particulier pour le développement. Je fais ce paris-là, je pense que ça correspond assez bien au génie de la France et j'ai des chances de penser qu'il sera qui sera tenu peut-être pas la semaine prochaine mais en tout cas pendant mon mandat.

Merci monsieur le directeur général. Alors, j'avais prévu de donc de vous poser une question. Donc j'en profite maintenant pour vous dire que nous avions avec le président Cambon accueilli effectivement des parlementaires marocains et qu'il vous passe le salut puisqu'il savait que nous allions vous auditionner et saluer pour pour votre action et le Maroc est effectivement un territoire très important pour la FD si c'était pas le plus important en terme d'engagement.

Euh pour ma part, je souhaite tout d'abord saluer le travail de concertation que vous avez mené avec l'État pour aboutir à ce nouveau contrat d'objectif et de moyens. Plusieurs avancés répondent à tes préoccupations que nous avions exprimé devant cette commission. la synchronisation du com de l'AFD avec celui d'Expertise France, l'inscription d'une trajectoire budgétaire plus lisible, le renforcement du lien entre l'action de l'AFD et les intérêts de la France, ainsi que la clarification de la sortie de la Chine et je crois me souvenir d'intervention avec le président Cambon sur ce sujet ici, ça ne peut que nous ravir et merci pour les clarifications que vous avez apporté.

à mon collègue Patrice Jolie. Je vous remercie d'avoir pris en compte déjà les attentes que j'ai eu l'occasion d'exprimer à la tribune du Sénat. Ne pas sélectionner le moins 10 ans mais choisir le mieux 10 ans.

Et ça c'est déjà marquant dans une de vos premières interventions devant le conseil d'administration de la FD auquel j'ai l'honneur de participer pour représenter le Sénat. Le deuxième point, c'est la mise en place d'un système d'aide lié qui puisse accompagner nos ETI. Enfin, enfin euh le troisème, ne plus proposer le financement de solutions qui mettrait les pays en situation de dépendance, de puissance étrangère.

Merci. Le COM renforce le soutien aux entreprises françaises notamment grâce à de nouveaux indicateurs et à une meilleure articulation entre l'AFD, le trésor et BPI France. Vous l'avez mentionné.

Alors, vous avez signé un accord de partenariat avec des accords des acteurs de la Team France Export, les conseillers du commerce extérieur de la France et puis les chambres de commerce françaises à l'international dont j'ai été le témoin. Lors de votre audition précédente, nous avions évoqué les marchés remportés par les entreprises françaises. à l'époque, il était affiché 70 % mais c'était 70 % des 60 % auxquels les entreprises françaises répondait.

Donc en fait la réalité c'était 42 % de succès pour les appels d'offre. L'objectif défini dans le com est de 60 %, c'est-à-dire une progression de près de 50 %. Donc je voudrais savoir comment vous allez travailler avec les acteurs de la team France export pour parvenir à ce résultat, ce qui serait quand même un progrès significatif.

Comment voulez-vous sensibiliser les Français de l'étranger pour qu'ils puissent contribuer au progrès porté par la FD ? Merci le sénateur pour vos paroles. Merci aussi comme monsieur Cambon, sénateur Pin, quelques autres pour le temps que vous m'avez aussi consacré en marge de ces de ces deux auditions un peu fondatrices, celle d'avril et celle de d'aujourd'hui. [grognement] J'ai effectivement rencontré des milieux professionnels français que que je connais bien depuis de longues dates en raison de mes fonctions précédentes.

Vous auriez pu citer aussi le le MEDF ou citer le Sian. Euh à tous, [raclement de gorge] j'ai proposé quelque chose qui est un qui est un beau slogan mais qui m'oblige passer d'un compagnonnage parce que finalement tout le monde se connaît à à un vrai partenariat. Et ce partenariat commence finalement par le fait de tout simplement se se connaître vraiment, enfin se connaître à livre ouvert parce que les gens se fréquentent, se croisent. pour beaucoup des hommes d'affaires français, y compris des grands groupes avec lesquels on a on a signé des conventions.

La FD reste encore globalement, j'avais dit une sorte de continent dans la brume et dont on ne sait s'il existe un pont ou une route pour le rejoindre. Voilà, il faut que progressivement la la brume se dissipe, les routes et les ponts qui mènent à l'AFD s'ouvre et qu'on soit accueilli euh par des équipes que ce soit à l'étranger, on en a beaucoup parlé, y compris avec les milieux des entrepreneurs français de l'étranger, soit les expatriés, soit les Efee. Les chambres de commerce peuvent être le bon lieu pour se faire.

J'ai demandé par exemple que nos nos directeurs, ce qui est pas forcément de coutume, de l'AFD dans les une centaine de pays là où nous en avons euh particip aux réunions régulières des conseillers du commerce extérieur, disent ce qu'ils font dans le respect du secret des affaires, annonce en amont les projets sur lesquels il va y avoir des des appels d'offre. Bref, recréer une intimité dans dans le respect du du rôle de chacun, mais qui démontre que dans ces temps si difficiles pour notre pays, c'est difficile aussi pour notre agence, l'Union seule peut faire la force. Donc il y a il y a il y a vraiment un enjeu de de de d'information, de connaissance mutuelle.

Ensuite, j'ai décidé avec des gens que vous connaissez d'ailleurs de de renforcer singulièrement l'équipe à Paris euh qui est au contact de de ces de ces milieux professionnels et qui peut contribuer de manière très concrète au montage des projets. C'est aussi une question de culture. La FD a une très belle culture, mais sa culture spontanée ne la ne la portait pas à construire des choses au quotidien avec le monde des affaires.

Elle est elle évolue, elle change, elle est ouverte, mais l'apport de collaborateur nouveaux renforcera encore cette agence qui est bien engagée dans la stratégie et qui a tout simplement besoin de boussol pour aller plus vite et mieux. Moi, je souhaite que l'an prochain, au moment où je rendrai mes comptes, sinon ceux de mon mandat et qui qui sait euh aux autorités, aux nouvelles autorités françaises et au Parlement et et à vous qui serez encore là, au moins je puisse démontrer que tout ça a commencé à lever et que tous les toutes les graines que nous avons que nous sommes en train de si vite hein de de planter commence déjà à produire dire quelque chose de visible, quelque chose, monsieur le sénateur de monsieur le président d'incontestable au moins pour tous les gens de de bonne volonté et par conséquent, il serait vraiment absurde de jeter le bébé avec l'eau du bain ou en tout cas l'agence pour des raisons idéologiques mais qu'il faudra au contraire sans doute la la conforter dans cette trajectoire à partir du moment elle sera capable de montrer que ça produit des choses réelles, concrètes au bénéfice des partenaires, au bénéfic que les deux vont très bien ensemble. [grognement] Merci Philippe Foliot.

Merci monsieur le président, monsieur le directeur général. N'en déplaise à certains, la France est plus grande quand elle est généreuse, solidaire, ouverte au monde. Et et donc par rapport par rapport à cela, l'action que vous menez est une action essentielle pour le rayonnement de notre pays à l'international pour son image, mais aussi par rapport à à des éléments, j'allais dire sur un plan diplomatique vis-à-vis donc d'un certain nombre de de pays avec des conséquences dans un certain nombre de snacles internationaux.

L'aide au développement se conjugue dans deux cadres, le multilatéral et le bilatéral. Est-ce que est-ce que vous pouvez nous dire un petit peu quelle est votre vision vision des choses notamment au regard du fait que euh les États-Unis se sont retirés d'un certain nombre de programmes et notamment multilatéraux, mettant ainsi un certain nombre d'agences en difficulté financière, je veux dire relativement importante et que par rapport à cela, d'autres pays du reste ont tendance à vouloir prendre la suite et continue à s'engager avec tout ce que cela représente à moyen terme en terme de d'équilibre, j'allais dire presque diplomatique à travers le monde et de sphère d'influence de ces pays par rapport à nous et et par rapport à d'autres. Euh ensuite, j'avais à l'époque interrogé votre prédécesseur sur un élément qui me paraissait être un élément important et qui est un cadre aussi du rayonnement de notre pays, c'est la francophonie et et la nécessité de de caler, j'allais dire les les aides et les investissements notamment en bilatéral qui sont les nôtres par rapport à l'usage de notre langue et au fait de pouvoir développer Donc euh le l'usage de celle-ci, est-ce que vous pouvez nous nous faire un petit point sur ces enjeux ?

Bon, notre pays a tous les talents du monde. Euh mais il est aussi souvent le le pays des contradictions. Alors, si on fait de la philosophie, on peut dire que les contradictions sont dialectiques et cetera.

Si on fait pas, on est juste que on voilà, on est on va pas au bout de ces de ces idées. Et je fais référence au fait que dans tous les toutes les dernières réunions autour du président de la République, autour du premier ministre, dans tous les rapports qui ont été faites par l'Inspection générale des finances, il a été dit bon à partir du moment on n'est plus dans la situation de pouvoir tout faire, il faut choisir ces combats. entre le multilatéral et le bilatéral, la la priorité doit plutôt être au bilatéral pour des raisons de visibilité.

à partir du moment, on choisit ses amis, on choisit ses secteurs, on choisit l'impact que l'on recherche. Ça veut pas dire qu'il ne faut pas faire de de multilatéral, mais qu'il faut là aussi sans doute choisir euh dans les fonds multilatéraux ceux qui correspondent le plus soit à des priorités historiques, soit aussi peut-être à un taux de un taux de retour France. Euh j'ai c'est le contraire qui a été fait. la bilatérale française n'a n'a cessé de de décrocher et la la la multilatérale en part relative, c'est plutôt maintenu.

Je je le je le constate, j'allais presque dire comme citoyen. Sauf que ça a aussi un impact sur mon sur la maison que j'ai l'honneur de de diriger. Mais mais il y a une voilà une contradiction, une une inconséquent, je sais pas, mais [grognement] que nous avons pointé, que nous continuerons à pointer et il est pas normal que l'AFD était finalement la ligne de financement qui est qui est qui est payée le qui est payé le plus.

Cela dit, nous nous sommes une agence qui travaille. Je pense que mon prédécesseur avait dû avait dû vous le dire euh très bien avec les banques multilatérales. Il a même créé une une coalition qui s'appelle Fixe qui rassemble quoi une trentaine 500 euh banques de développement international publ.

Ça permet de d'envisager des des coffinancements. On en fait nous aussi avec la Banque mondiale. Donc on on n'est pas du tout dans une logique qui consisterait à dire feu sur le multilatéral mais choisissons nos combats.

J'ai rencontré il y a quelques jours certains de vos collègues notamment le le Philippe sénateur Canvet qui revenait de de l'OMS. il a fait un rapport sur la santé euh et il était euh absolument effrayé par les coupes en matière de de ressources humaines euh qui qui ont eu lieu dans le qui ont eu lieu à l'OMS à en raison du du retrait américain. Nous de de notre part, nous avons et ça l'a intéressé aussi beaucoup engagé une une coopération assez nouvelle avec une association qui est pas si nouvelle mais enfin est en train de monter en puissance qui s'appelle en français dans le texte French Healthcare Association donc qui rassemble toutes sortes d'acteurs du domaine de la santé publique privé et autres et qui peut être une force sur laquelle nous pouvons nous appuyer dans le dialogue en matière de santé avec les les pays.

Donc on voit bien que d'un côté le le multilatéral tous notamment en raison du du désengagement américain. Ce qui n'interdit pas à la France de continuer à financer des fonds verticaux sur certains sujets qu'elle a contribué à créer. Je pense notamment au fond mondial pour les les maladies infectieuses enfin qui est autrefois le le fond sida.

Euh mais en même temps euh il faut que l'on soit cohérent avec nous-même. Et si on veut faire de la santé et si on veut que c'est de l'impact et si on veut que ça s'inscrive dans une logique, vous l'avez dit, diplomatique de cohérence avec les la relation avec certains pays amis, avec les pays amis, on a quand même aussi intérêt à pousser nos nos propres nos propres acteurs. Voilà, vous m'aviez posé une autre pardon sur la francophonie. euh sur la francophonie.

Euh nous enfin moi j'ai j'ai beaucoup poussé quand j'étais je l'avais peut-être dit pardon déjà la dernière fois au Maroc pour que l'AFD euh propose un un prêt 130 millions d'euros important avec un peu de subvention aussi à la clé qui répondait à une volonté marocaine. On l'aura pas on l'aura pas imposé de remettre 40 ans après l'arabisation le français dans l'enseignement primaire et l'enseignement secondaire. Et notre prêt a a consisté en particulier à former 40000 profs, on n pas formé directement nous 8 millions d'élèves, a formé 40000 profs qui étaient censés enseigner le français ou en français mais qui aurait été incapable de prendre le métro à Paris.

Bon euh c'est pas du tout une injure ces gens-là qui sont entrés très avec beaucoup de volonté dans cette dans cette réforme. Il y a quelques jours, j'ai vu notre prix Nobel Esther Duflot qui a été chargé en toute indépendance de de l'évaluation de cette politique euh qui a commencé il y a 4 ans à peu près ou 3 ans. J'avais vu le ministre de l'éducation souvent et et avant de partir, il nous dit c'est vraiment formidable parce que le domaine dans lequel les enfants ont le plus progressé, c'est le français.

Alors sans doute, il partait de ses bas mais on a on a dans cette région où le moins qu'on puisse dire c'est qu'on est contesté. Je citerai aucun autre pays d'Afrique du [grognement] Nord ou du Sahel. Bon, on voit bien lesquels.

On a là un pays qui a choisi de son propre chef et avec notre appui de remettre le le français au cœur de son système éducatif pour une bonne et simple raison, enfin pour plusieurs raisons. Une, c'est que l'université depuis toujours est restée en française. Donc vous avez des enfants qui arrivent à l'université, enfin des jeunes sans sans maîtriser du tout la langue dans laquelle on va leur enseigner les matières universitaire, enseignement supérieur et puis vous avez aussi une présence économique française très importante là-bas qui a pas forcément besoin d'embaucher des Français qui parlent comme vous et moi mais qui a besoin d'embaucher des gens qui ont une un petit vernis du français parce que si vous êtes chez Renault, si vous êtes chez Airbus, si vous êtes chez Safran, il va y avoir des manuels, il va y avoir des stages. il va y avoir des interactions avec les équipes à Paris.

Donc le la maîtrise du français minimal. Donc là, on est bien dans quelque chose qui à la fois valorise la la francophonie en tant que telle et même quand ça se passait très mal avec les Marocains, qu'on était presque à ne plus se parler et que par conséquent tout ce qui était français, y compris la langue était regardé comme ça avec un œil noir. On leur expliquait, je leur expliquis, enfin ceux qui voulaient bien m'entendre, que leur expansion vers l'Afrique sub-saharienne, leur relation très dense avec le Sénégal, même avec les pays du Sil, avec la Côte d'Ivoire, avec la Guinée, avec tous les autres, ils allaient pas leur parler en Wallof, ni leur parler en Bambara.

Et quand il discutaient avec eux, quand il faisaient des affaires avec eux, c'était bien le français. Donc même s'il ne voulait pas parler aux français en français, il continua à parler aux africains en africain. Et donc le renforcement du français au Maroc constitue à renforcer la capacité du Maroc à être une plateforme mais une plateforme francophone dans une région où la France a été contestée politiquement même si on espère bien qu'elle finira par revenir.

Donc j'ai pris cet exemple là parce que c'est quand même un prêt important que le que le que la FD a consenti avec mon fort soutien et il est suivi par toutes sortes d'autres projets très importants en faveur de l'OIF. On avait travaillé avec sur la base du rapport de madame Lacrafie qui est député. Euh nous soutenons euh très largement euh la universitaire euh de la francophonie avec euh là encore de la formation d'un million d'enseignements dans une grosse vingtaine de pays.

Nous venons d'investir dans l'université Sangor qui est un parcours de formation entrepreneuriale en français parce que l'idée c'est aussi évidemment la francophonie des affaires, la francophonie universitaire de la recherche, la francophonie des des affaires et au 20e sommet de la francophonie en novembre prochain, il y aura toutes sortes de d'actions et de et de signatures qui permettront de mettre en valeur ce soutien de l'Agence française de développement du groupe agence française développement à la à la francophonie. Je suis vraiment frappé, mais vous en savez certainement beaucoup mieux que beaucoup plus que moi, que que la francophonie est passé de peut-être ce qu'elle était il y a 20 ans comme une ritournelle qui avait l'impression d'être peut-être un peu démodé et qu'on répétait comme ça parce que on pouvait pas s'empêcher de le faire. Ça aurait été trahir les les manes de notre culture à quelque chose dont on voit aujourd'hui que dans le domaine universitaire, dans le domaine des affaires, dans le domaine culturel, elle elle est elle est vraiment porteuse de de valeur au sens création de valeur.

Ça ça m'a vraiment beaucoup frappé au Maroc et aussi et donc il est assez normal que l'AFD pour les raisons que j'indiquis tout à l'heure les trois dividendes, le développement des pays, bah le français ça va bien avec en tout cas beaucoup de pays. retour le dividende France et pas simplement un dividende économique, on est parfaitement là-dedans. Et quand nous arrivons parfois, comme c'était le cas au Maroc à faire un prêt parce qu'on leur a c'est de l'argent qu'on leur a prêté, pas de l'argent qu'on leur a donné, bah on a aussi un dividende pour l'agence.

Donc on est dans le dans le triangle gagnant et qui au passage bah soutient, développe, investit dans la francophonie et pour un avenir dans un continent dont on sait très bien que il fait grâce à la pour des raisons notamment démographiques, la part relative du français augmente dans le monde parmi les langues parlées. On vu récemment, enfin c'est un rapport de l'OF qu'on a même dépassé l'arabe en nombre de de locuteurs il y a quelques mois. Merci beaucoup.

Je propose de prendre les deux dernières interventions ensemble. Jean-Luc Ruel. Mais sur les locuteurs comme vous allez en RDC la semaine prochaine, oui, vous allez voir 120 millions.

Bon, après moi je m'interroge sur le véritable qualité locuteur francophone de ces gens-là. Bon, enfin, on les compte he on les compte quand même hein. [grognement] Alors, moi, j'ai quelques petits points.

Les entreprises françaises d'infrastructure opérant en Afrique décrivent une AfD dont le rôle a glissé vers celui d'un simple financeur sur le modèle de la Banque mondiale se limitant à des nonobjections sans jamais assurer de responsabilité dans la gouvernance des projets avec une qualité d'accompagnement très inégale selon les directions locales. Elle rappelle que l'agence fonctionnait autrement il y a une dizaine d'années. Donc ça je pense que ça vous parle.

Entendez-vous redonner aux agences locales un rôle d'appui et d'autorité vis-à-vis des maîtrises d'ouvrage bénéficiaires et comment homogénéiser la qualité du réseau ? Alors, toujours un peu dans la même bon c'est un peu lié enfin si on veut dans les cofinancements qui sont faits avec d'autres bailleurs, les retards de paiement parfois s'accumulent lorsque le chef de fil est défaillant. Le pont par exemple entre le Tchad et le Cameroun, on est en Afrique hein donc financé notamment par l'Union européenne au titre du global Gateway et réceptionné depuis environ un an reste partiellement impayé faute de traitement administratif des décomtes par la BAD chef de fil du cofinancement.

Quel standard de délai de paiement et de gestion la FD peut-elle imposer dans ses cofinancements et quel rôle pourrait-elle jouer en vigie des un payés souverain qui fragilise les opérateurs d'une manière générale mais aussi les opérateurs français ? Et puis alors j'ai je peux continuer rapidement après j'ai quelques petits points sur la Chine. Je vais être bref hein.

Ah bon ? Alors, les entreprises chinoises remportent des marchés avec des offres systématiquement inférieures et cetera, y compris sur les appels d'offres sans financement liés, ce [grognement] qui suggère des subventions étatiques massives à des conglomérats publics. La Banque mondiale a introduit des critères d'évaluation notés pondérant la technique à 60 % du enfin de l'appréciation des offres.

La l'AFD compte-elle renforcer de la même manière la pondération technique dans ses règlements de marché ? Y intégrer des critères de contenu local, de transfert de compétences et de standards sociaux et environnementaux et aider les maîtrises d'ouvrage bénéficiaires à évaluer réellement la qualité technique des offres. Toujours sur la Chine, enfin non, ça c'est sur le Millennium Challenge Corporation qui exclut les entreprises publiques de ces marchés. ce qui neutralise de fait une grande partie de la concurrence chinoise sur les fameux projets.

Une règle analogue est-elle juridiquement et politiquement envisageable pour les financements de l'AFD ? Le cas échéant en articulation avec les instruments européens de réciprocité anti dumping et comment traiter l'objection selon laquelle certaines entreprises publiques françaises bénéficient elles-mêmes de financement. Bon, vous connaissez le sujet.

Et puis juste un point, juste un tout petit point sur le MCC. Le MCC apprécié par les tu connais bien hein, très apprécié par les opérateurs BTP notamment en Afrique, hein. Euh pourquoi ?

Alors, ils ont un modèle particulier puisqu'en fait il crée une agence locale dédiée, ça c'est ça a été notamment vu en Côte d'Ivoire exclusivement chargé de consommer ses financements, les financements. Donc c'est cette agence qui traite avec les fournisseurs qui contrôlent les projets et cetera. Donc c'est un modèle de gouvernance extraordinaire.

Alors, les industriels français jugent ce jugent ce modèle remarquablement efficace. Par exemple, alors ça c'est un c'est un exemple mais que négatif mais qui illustre bien l'efficacité. Il y a eu une résiliation d'un marché Abidjan dont qui a été régularisé en 6 mois grâce à ce cadre parce que toute la gouvernance est prévue dans le dans le contrat dans le contrat dans le contrat.

La FD donc qui se situe aujourd'hui à mi-chemin entre ce modèle et celui de la Banque mondiale, est-elle prête à expérimenter et cetera ? Voilà, j'ai fini. C'est très c'est très terrain hein.

Je vais je vais laisser Bruno Sida poser ses questions comme ça vous vous ferez. Elle sera beaucoup plus courte monsieur le directeur général, monsieur le président merci. J'ai beaucoup apprécié votre exposé liminaire et les réponses aux questions qui vous ont été posées.

Et la question que je vais vous poser, vous avez déjà d'ailleurs un peu introduit le sujet et il ne vous a pas échappé que la France s'est fait chasser du Sahel et que c'est dramatique parce que c'est des pays qu'on aime bien, qu'on a beaucoup aidé et on s'est fait sortir. Alors, je ne cherche pas la responsabilité, c'est pas ça du tout que je vous demande. Mais est-ce qu'on a tiré des leçons de ce drame ?

Moi, j'appelle ça un drame, c'est leçon de de ces drames puisqu'il y a plusieurs pays qui nous ont demandé de partir pour ne que ça ne recommence pas ailleurs et qu'éventuellement puisse comme vous le disiez peut-être revenir un jour. Merci. Merci beaucoup euh monsieur le sénateur.

Pour le pour ce qui concerne pour commencer par cette question pour pour ce qui concerne le Sahel euh vous savez il y avait une stratégie qui s'appelait les les 3D diplomatie, défense, développement. Le le fait est que les la temporalité euh des des différents D euh n'était pas tout à fait la même. La défense, bon bah c'est immédiat, on envoie des des troupes d'assaut, des bon qui sécurisent mais avec les limites assez vites qu'on a pu constater.

La la diplomatie, elle consistait entre autres à essayer de de fédérer un certain nombre de pays de la région et d'Européens autour de ces missions de de maintien de de la paix ou en tout cas de d'accompagnement des gouvernements dans la résistance face aux groupes terroristes. Et puis le développement notamment confié à la FD, il [grognement] a été très très bien pensé, il a été très massif, mais les effets se sont produits sans doute trop tard pour que les populations travaillaient par les réseaux sociaux, par la désinformation, par l'argent aussi de certaines puissances hostiles. On sait bien que tous les moyens ont été bons, se retourne et et stigmatise la France en allant raconter les histoires que vous connaissez selon lesquelles on aurait on aurait cherché avant tout à défendre des intérêts sur place plutôt que de réellement éradiquer la menace terroriste. a je pense nous a enseigné un certain nombre de choses.

La première, bon bah c'est de se retirer en bon ordre de ces pays-là pour qu'il voi quelles sont les alternatives, hein. Aujourd'hui, ce sont des pays qui connaissent le taux de croissance démographique les plus élevés au monde. Et si vous êtes un jeune malien, nigérien ou burkinabé, quels sont les choix que vous avez ?

Vous enrôlez dans l'armée, vous enrôlez dans les milices, faire du trafic d'armes, du trafic de drogue, chercher à traverser la le continent pour essayer de se rendre en Europe ? Bon, peut pas dire que les alternatives soient nationales, soit des nouveaux partenaire et particulièrement offert de grandes perspectives de développement. Mais [grognement] ce qui a été fait en tout cas du point de vue de l'AFD, c'est de de de d'essayer de de de travailler différemment avec sans doute et c'est encore un enjeu pour nous, une plus grande rapide rapidité d'exécution notamment dans un pays qui qui appartient à la même région qui est la qui est la Mauritanie.

La Mauritanie est un pays discret mais où beaucoup de choses se passent et où nous nous essayons d'être vraiment sur tous les front possible pour arriver à à faire la différence et à montrer là que la coopération française en parfaite articulation avec notre ambassadeur et notre diplomatie marque des points. C'est peut-être plus la pression terroriste est moinre mais elle est pas totalement inexistante. En ce qui concerne le Sénégal, vous voyez bien que il y a une problématique politique et financière qui est un peu un peu compliqué, mais c'est évidemment un pays où le la FD a une empreinte historique très importante où on a su imaginer justement des financements innovants par exemple dans les dans les mobilités durables en juste imposant des modes de financement du trésor et de la FD.

Enfin, on a fait de l'innovation et je suis sûr que euh dès lors que les la situation se sera clarifiée, c'est au Sénégalais qu'il appartient de le faire et pas à nous. On pourra euh à nouveau réengager des projets intéressants. Par exemple, on est euh et d'ailleurs avec de la technologie française, le partenaire qui accompagne le Sénégal à quelques semaines des jeux de la jeunesse, vous savez, qui auront lieu, je crois que c'est en octobre ou en novembre.

Euh et là on a on a aidé euh à développer euh quelques infrastructures, à placer de la technologie. Donc dans dans les pays autour du Sahel, dans des dans des formes diverses, on on essaie de de faire différemment, de faire plus rapide, de faire plus fort que ce qu'on a pu faire. Et puis le Maroc euh au Maroc on était dans une situation alors pas comparable évidemment au SEL, mais on était dans une situation est en train de de perdre pied progressivement, tant qu'avec le pouvoir euh qu'avec la population.

Euh et il a vraiment fallu euh jeter les bases non seulement d'une relation très différente mais aussi d'un agenda très différent. La relation très différente c'était de partir vraiment de des de la stratégie des besoins définis par le Maroc lui-même plutôt que de lui dire il faut faire c, il faut faire ça. Un changement et est et et comme comme il est dit souvent une discussion d'égal à égal et donc l'AFD a su parfaitement répondre aux besoins qui avaient été identifiés. par le Maroc, je parlais de l'éducation, je parlais aussi de la décarbonation, les mobilités, des enjeux de préservation de la la biodiversité et puis ensuite se dire que euh il fallait totalement changer de braquet et essayer de se placer sur des enjeux vraiment nouveaux qui étaient pas ceux qu'on faisait dans les années 70-80.

En gros, le Maroc de papa comme on disait de l'Algérie autrefois euh et qu'il fallait être capable de les regarder pour ce qu'ils étaient. au 21e siècle avec les besoins d'un pays émergent, avec une élite très largement d'ailleurs formée ici dans nos universités, comprenant le monde aussi bien que nous, peut-être parfois mieux parce que plus plus rapide, plus plus gourmande encore de de croissance, de développement, de perspective et ce faisant on a je pense créé un sinon un modèle, du moins un pilote de [grognement] de ce qui doit pouvoir nous inspirer demain dans d'autres géographies. y compris au Sahel que le moment sera opportun y revenir mais c'est pas sans doute demain.

Euh j'avais il y avait une Oui, monsieur le la Chine la Chine, la Chine. Euh j'ai indiqué tout à l'heure queon avait tout à fait suivi vos recommandations puisque euh aujourd'hui les appels d'offre financés par enfin des projets financés par l'AFD intègrent totalement une part qualitative qui a vocation évidemment à favoriser des offres techniques qui sont dans la durabilité. dans l'impact environnemental et social euh bah conforme au aux références au standard de l'Occident et pas et pas et pas d'autres pays.

On a aussi un travail qui est fait pour essayer de tenir à l'écart les entreprises d'État des pays émergents, pas seulement de la Chine pour les raisons que vous avez indiqué. Donc progressivement ce qu'on ce qu'on ce qu'on pourrait appeler euh il faut pas avoir peur de le dire une forme de naïveté pas pas simplement de l'AFD hein, mais vous parlez de la Banque mondiale, elle s'y est mise assez récemment quand elle a constaté que euh la Chine qui doit peser peut-être 4 % je sais pas de son capital euh récoltait à peu près 20 % sinon plus des marchés. Mais bon, c'est aussi parce que la Chine est forte, enfin, je veux dire, elle est euh et que nous, on a été on a été relativement naïf et qu'on a pas su défendre mieux euh nos intérêts ou en tout cas euh faire la faire la part des choses.

Euh pardon, vous m'aviez Oui. sur les cofinancements notamment Global Getaway avec la BAD et sur les impayés. Euh bon, c'est une question, vous voyez bien, dans dans la relation avec les les pays, il est difficile d'avoir une attitude d'ingérence et de venir s'imisser au ministère des finances en disant paye ceci, paye cela.

Mais mais je crois que la force de de l'AFD et c'est en ça qu'elle qu'elle complète bien et parfois même qu'elle peut inspirer euh la le beau réseau puissant de la diplomatie française, elle est elle est sur le terrain, elle est au contact des décideurs à des niveaux qui sont pas forcément les niveaux politiques visibles. Elle est elle est elle est présente depuis 80 ans, hein. C'est le général de Gaulle qui l'a créé en 1941 à Brazaville quand on avait pas beaucoup d'alliés et qui prévoyait déjà que au lendemain de la guerre, il faudrait avoir avec ces pays-là une attitude différente qui pourrait pas simplement rester dans le le système colonial d'avant-guerre et qu'il faudrait donc axer cela sur le sur le développement, sur l'autonomisation des des sociétés et des économies. euh ne serait-ce que parce que la métropole n'aurait plus les moyens de de les entretenir pour des raisons évidentes.

Donc cette cette philosophie de l'AFD, elle permet, je l'ai vu aussi au Maroc et dans d'autres pays, elle permet parfois à des agents de l'AFD qui sont très intégrés dans le tissu local, qui vivent longtemps de de faire passer des messages d'une manière moins moins impérieuse, moins moins donne de leçon euh que ne pourrait le faire des des grandes autorités officielles de la France. Et moi, j'ai j'ai à une période où le la France était totalement boycottée, en tout cas dans les contacts officiels avec le Maroc, j'avais décidé euh que il fallait que l'AFD continue, même à bas bruit à travailler, qu'il aurait été idiot comme l'avaient fait les Allemands en cas de crise, ils avaient tout arrêté. Ils ont licencié tout le monde, tous les coopérants, toutes les équipes de la KFW.

Moi, j'avais dit à la FD, continuez à travailler à bas bruit, accepter les les vexations ou les difficultés, le report des rendez-vous, le report des prêtes, choses comme ça, mais ne ne lâchons pas l'affaire, ne gardons la relation vivante et et le moment venu, on pourra ressortir la lumière. C'est exactement ce qui s'est fait et c'est en cela que j'étais extrêmement redevable à la FD du rôle qu'elle a pu jouer dans les temps difficiles et lorsque la lumière est revenue pour sortir avec beaucoup de nouveaux projets pour même aller à l'extrême sud. C'est la première agence de développement au monde qui a identifié qui commence à financer des projets dans les provinces du sud du Maroc.

Et c'est peut-être aussi un peu la raison pour laquelle je suis dans cette fonction aujourd'hui parce qu'on a su vraiment bien combiner les atouts des uns et les atout des autres pour servir la France. Et c'était ça l'objectif principal sur le changement de d'attitude de l'AFD vis-à-vis des entreprises, c'est-à-dire bon très proche, on entend pas si tu mets pas ton micro. très proche il y a plus de 10 ans, beaucoup moins maintenant plutôt des financeurs.

Oui. Oui. Et puis le modèle donc le modèle MCC et cetera parce que bon c'est vrai que dans certains pays comme vous le disiez hein, il y a un problème de peut-être de c'est normal hein, il y a des gens qui s'impliquent, d'autres un peu moins.

Dans certains pays, il y a quand même une certa il y a une implication mais globalement les entrepreneurs voient LAAFD comme un financeur quelconque alors qu'ils étaient accompagnés, suivis et voilà. Alors d'abord bon qu'il le voit comme un financeur euh c'est vrai et mais il faut qu'il le voit de plus en plus comme un financeur qui peut financer leur projet et pas qu'il finance le projet des autres. Donc ça c'est un premier challenge.

On en a expliqué, on va travailler là-dessus. Deuxièmement, c'est c'est vrai que la sociologie de l'AFD il y a 10 15 20 ans était une sociologie d'ingénieur principalement et que depuis pour des raisons d'élargissement considérable de son périmètre d'action avec tous les crédits dont elle a bénéficié, ça s'est étendu à beaucoup d'autres domaines d'activité qui sont ni techniques ni bancaires, qui peuvent avoir du sens par ailleurs, mais plus sociétaux si je puis dire. Euh aujourd'hui euh et c'est dans le slide là que vous voyez dans le dans la diapositive euh dans le dans le recentrage euh des priorité, les investissements dans les infrastructures essentielles figurent au centre et donc cette ces ces ces ces collègues vont vont retrouver euh la première ligne à la fois dans le montage des projets et j'espère parce que c'est leur c'est leur tendance naturelle dans l'accompagnement des projets sur le terrain dans la mesure aussi évidemment où les pays récipients d'air ne souhaitent pas garder le contrôle parce que là aussi les temps ont changé et la et la capacité des pays à assurer la maîtrise d'ouvrage par exemple est beaucoup plus grande que par le passé mais Proparco par ailleurs finance beaucoup de projets en PPP avec des des développeurs, des IPes la plupart du temps souvent français comme NGJ et là on peut dire queon est vraiment au coup d' coud dans la dans la construction des projets.

Merci beaucoup monsieur le directeur général. Vous avez fini votre intervention parlant de votre expérience au Maroc. J'étais témoin quand vous étiez arrivé au Maroc de la difficulté Dieu que le ciel était encombré lorsque les élus ont appris qu'il y avait une délégation et je leur ai dit qu'est-ce que où est-ce qu'on en est aujourd'hui ?

Ils m'ont dit aujourd'hui le ciel est tout bleu dans la relation entre la France et le Maroc. Bien, vous arrivez à une époque où à l'AFD où aussi il y a beaucoup de nuages, il y a beaucoup de défis. Euh vous savez faire travailler avec vous justement l'écosystème, vous l'avez démontré dans d'autres poste.

Et bien tout ce que je vous souhaite, c'est de d'avoir le même résultat et que dans 3 4 ans au-dessus de l'AFD, on est un ciel tout bleu. Merci encore, monsieur le président, messieurs les présidents, mais encore une fois tout ça ne marchera qu'avec votre soutien vigilant, constant et le cas éché en votre aide. M.