Rodéos urbains: la prise de parole de Gérald Darmanin en intégralité
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Les rodeaux urbains, qui est d'ailleurs un mauvais mot, puisqu'il s'agit de véritables actes qui sont souvent criminels, puisqu'ils viennent mettre en danger la vie d'autrui, renverser des personnes âgées, des femmes, des enfants, on l'a encore vu très récemment à Pontoise, qui sont responsables d'homicides, sont à condamner et sont évidemment à pourchasser. On n'a pas faibli.
En 2021, on était à 9 800 contrôles dans l'année, avec déjà, j'ai doté les chiffres, entre 1 345 interpellations pour des gens qui étaient responsables de rodeaux, et déjà cette année, alors que nous sommes au moitié de l'année 2022, on est à 16 000 opérations, et nous avons déjà 2 200 interpellés et 1 800 engins saisis. Mais j'ai aussi constaté qu'il y avait un certain nombre de personnes, et je crois qu'il faut écouter les Français lorsqu'ils nous disent qu'il faut qu'on soit encore plus ferme, qu'on soit encore plus d'autorité, pour que nous puissions intensifier nos actions contre les rodeaux.
Le Parlement nous a donné une nouvelle loi, qui permet notamment la saisie d'instruction de la quasi-intégralité des motos, des quads, des voitures parfois que nous arrêtons, et il faut pouvoir multiplier ces opérations. Donc ce n'est pas une politique du chiffre, c'est l'activité des services de police et de gendarmerie.
Et quand on est présent dans un quartier, dans un moment plus difficile, où le règne des voyous essaye d'arriver sur le règne de la loi républicaine, il faut savoir sortir du commissariat, sortir de la gendarmerie, sortir de son ministère, comme je le fais aujourd'hui, et être sur le terrain pour assurer les Français, en même temps qu'on fait la lutte contre les rodeaux, on fait la lutte contre les stups, on fait la lutte contre des voitures et des motos volées. Et puis parfois, effectivement, on arrive à protéger nos concitoyens encore plus que d'habitude par une présence plus forte. Donc j'ai demandé d'intensifier ces contrôles.
Vous avez vu qu'en une semaine, ces contrôles se sont largement intensifiés. Il y a eu 2200 opérations de contrôle en une semaine, ce qui montre effectivement qu'au cœur du mois d'août, on est capable de répondre à la demande d'autorité des Français. Je vais laisser M. le Préfet de police, dont je remercie du travail très important, faire un point particulier ici, à Paris et dans la Petite Couronne, puisque dans ce département du Val-de-Marne et singulièrement dans la circonscription de Créteil, je voudrais remercier les policiers qui ont eu de très belles affaires et de très nombreuses affaires depuis ces derniers jours. M. le Préfet de police.
Merci M. le ministre. Non, je veux simplement souligner qu'en application des instructions qui nous ont été données, pour la zone de compétence qui est celle du Préfet de police, c'est-à-dire Paris et les trois départements de Petite Couronne, département des Hauts-de-Seine, du Val-de-Marne, de la Seine-Saint-Denis, depuis hier, nous avons lancé trois opérations, un par jour et par circonscription. Il y a 79 circonscriptions sur toute cette zone de compétence. Donc ça veut dire que nous ferons, nous réaliserons au moins 240 opérations tous les jours, M. le ministre, sur la zone de compétence de la préfecture de police, qui est énorme.
Et nous mobilisons pour ce faire les effectifs de la direction de la sécurité publique, dont c'est le travail évidemment principal, mais aussi la direction de l'ordre public et de la circulation, la fameuse DOPC, qui notamment au travers de ces motos, se mobilise pour réaliser des contrôles. Et puis pas que, il y a aussi tous les services de police judiciaire. D'ailleurs, le ministre a pu rencontrer certains des effectifs du SAIP, ici à Créteil, du Val-de-Marne, des services d'investigation en matière judiciaire. Et donc, il y aura évidemment une mobilisation importante en judiciaire pour pouvoir retrouver et confondre des auteurs.
Donc voilà, nous sommes totalement mobilisés pour lutter contre ce fléau des rôles d'Urbain. Et nous y sommes totalement déterminés, complètement concentrés et totalement motivés.
Une autre question ?
Je reviens sur ma question tout à l'heure. Les syndicats de police disent que c'est le retour de la politique du chiffre quand on fait trois contrôles de rôles d'Urbain par commissariat, par circonscription de commissariat. Est-ce que c'est la bonne méthode de fixer ainsi des objectifs ? Alors qu'à part, on n'a pas les moyens.
Non, on a les moyens. On a une augmentation de 10 000 policiers et gendarmes dans le quinquennat. Et la Première ministre aura l'occasion, dans les jours qui viennent, d'annoncer des augmentations d'effectifs encore de policiers et de gendarmerie. Mais je veux dire que les policiers et le ministre de l'Intérieur sont là pour protéger les Français. Et notre travail, c'est parce que c'est difficile qu'il faut se battre. Et plus ce sera difficile, plus il faudra se battre pour protéger les Français. Et donc j'assume de demander aux policiers et aux gendarmes. Mais ils le font tous les jours. Ils n'ont pas attendu les médias et le ministre de l'Intérieur pour le faire.
pour faire des opérations qui consistent à ce que les voyous aient peur des policiers et des gendarmes. Et que ce soit les honnêtes gens qui soient tranquilles chez eux. Et donc je constate, parce que je suis un homme élu de mon territoire à Tourcoing, parce que je pense être en lien avec une France populaire qui a besoin de la police et de la gendarmerie pour faire respecter l'ordre républicain, qui n'a pas toujours la chance de se payer ses propres caméras de vidéoprotection, de mettre sa voiture dans son garage et de pouvoir avoir une vie plus cossue.
Je constate que le rôle de l'État, le rôle qui est demandé à l'État en ce moment, et au cœur de cet État en particulier, c'est de protéger les Français tous les jours dans la rue, toutes les nuits dans la rue. Et donc ma demande aux policiers et aux gendarmes, qui sont des gens courageux, qui veulent justement arrêter les voyous puisque c'est leur vocation et leur métier, c'est de le faire. Pour cela, on a débloqué des moyens considérables. On a augmenté de 10 000 policiers et gendarmes dans les commissariats. J'aurai l'occasion de le redire très prochainement dans les sorties d'école de police. Nous allons augmenter de manière considérable.
Et j'aurai bientôt l'occasion de le dire également avec les CRS et les gendarmes mobiles que nous allons créer de la lutte que nous faisons contre la drogue ou contre les rodeos urbains. Mais notre politique, elle est claire. Elle est celle des résultats qui consistent à protéger les Français. Encore une fois, nous sommes là pour les protéger avec beaucoup d'autorité et pour ne pas laisser les voyous gagner la partie. Alors aujourd'hui, il y a beaucoup d'effectifs de voies publiques, comme on les appelle. Leur travail, c'est de pouvoir intervenir dans les difficultés du quotidien. Il y a parfois une question de lutte contre les points de deal.
Il y a des moments où c'est davantage les rodeos. On voit bien que dans le cœur de cet été, c'est les rodeos. Je constate l'année dernière que les grandes questions qui se posaient, c'était celle des bouches d'incendie, rappelez-vous, qui étaient débouchées, sur lesquelles on attaquait les pompiers une fois qu'ils étaient débouchés, ou des tirs de mortiers contre les commissariats. Je constate cette année, il y en a eu quelques-uns. Et notamment les arrestations faites à Vitry sont là pour démontrer qu'ils existent encore, mais qu'il y en a eu beaucoup moins que l'année dernière.
Et j'aimerais aussi de temps en temps qu'on puisse mettre en avant le fait que quand le ministre de l'Intérieur fixe des priorités, les policiers et les gendarmes font leur travail avec beaucoup de courage. Ils arrêtent, ils interpellent et ils font condamner ceux qui débouchaient les bouches d'incendie, qui attaquaient les policiers et les pompiers qui intervenaient dans ces bouches d'incendie débouchés, ou qui attaquaient aux mortiers les commissariats. Il y en a eu beaucoup moins cet été. Et donc la politique, c'est normal, s'adapte. Et on voit bien que cet été, le sujet est davantage les rodéos urbains.
Et donc je demande à ces effectives voies publiques d'intervenir sur les rodéos urbains. Merci beaucoup. Concernant l'homicide à Colmar. Merci.
Gérald Darmanin