Délit d'homicide routier : "les familles ne comprennent pas que les peines ne soient pas appliquées"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] merci Laurence saumon merci de nous accompagner pendant cette première demi-heure vous êtes élu de la Somme membre du groupe les républicains on va d'abord parler de la question des déficits publics après le dérapage du déficit le gouvernement cherche des économies les républicains ne se sont pas rendus à Bercy jeudi dernier est-ce que c'est responsable de la part d'un parti de gouvernement la vraie question c'est de se poser s'il est vraiment responsable de la part du gouvernement de ne pas avoir anticipé ce déficit eu égard les alertes qu'il avait pu avoir au mois de décembre déjà et puis de ne pas avoir écouté du tout le Sénat lors de l'élaboration du PLF 2024 ou après 151 he de débat plus de 3000 amendements rien n'a été retenu de la part du gouvernement sur les propositions qui avaient été faites par la majorité sénatorial donc effectivement on a peine à croire alors que ce sont eux qui sont à bord du navire et qui conduisent le gouvernail et bien de de vouloir aujourd'hui solliciter les oppositions pour connaître les solutions qu'il y aurait apportter à eux de définir le cap à eux de définir les mesures et nous verrons si nous pouvons les accepter est-ce que pour le moment ce qui est défini à savoir une trajectoire de 10 milliards d'euros d'économie cette année 20 milliards d'euros l'année prochaine sans que le gouvernement n'exclut d'en faire plus d'ailleurs est-ce que c'est la bonne ou est-ce que pour vous il faut d'ors et déjà annoncer plus d'économie il y a bien longtemps qu'on dit qu'il faudrait que le le le l'état réforme son budget de manière à économiser sur ces dépenses de fonctionnement si il souhaite comme il l'a dit et comme nous le souhaitons également ne pas augmenter les impôts des Français ou des entreprise afin de relancer l'emploi de relancer la la croissance et de permettre de lutter contre le chômage et de et d'améliorer le pouvoir d'achat des vous aussi vous êtes sur cette ligne faut pas augmenter les impôts on peut se permettre de ne pas augmenter les impôts cont tenu des dérappages Ben la France est le premier pays déjà en terme d'imposition je ne voit pas comment on va encore demander davantage aux classes moyennes aux classes laborieuses aux gens qui travaillent il s'agit de trouver des solutions à la fois par la décentralisation c'està-dire l'État se recentrer sur ses compétences régaliennes et de laisser aux collectivités locales de pouvoir justement traiter un certain nombre de sujets qui au quotidien sont mieux traités par les collectivités locales qu'elles ne le sont par l'État au niveau national alors justement les collectivités locales vous êtes memes de la délégation au collectivités territoriales Bruno Lemer recevra les élus locaux ce sera mardi prochain Bercy est-ce que les collectivités qui représentent 20 % de la défense de la dépense doivent participer à l'effort alors là-dessus je je suis très réservé puisque il me semble que le ministre de l'économie en 2014 s'appelait Emmanuel Macron euh sous le gouvernement Hollande enfin sous le sous la présidence de François Hollande on avait déjà eu une participation importante puisque il était annoncé 11 milliards d'euros d'économie sur le dos des collectivités locales ça a été Infiné 13 milliards,2 d'économie fait par les par les collectivités locales qui sont s sorties le fait est qu' à cette époque-là j'étais président du conseil départemental de la somme nous avons fait des efforts considérable pour faire des justement des économies de gestion et bien le gouvernement devrait de de la même manière prendre exemple sur les départements qui ont réussi à remettre en selle ces ses capacités pour pouvoir accomplir les compétences qui sont les siennes aujourd'hui l'État fait sur le dos des autres les économies qu'il n'est pas capable de faire lui-même il est intolérable qu'il redemande un effort considérable aux collectivités locales qui sont déjà à bout de souffle au travers bien sûr l'augmentation du nombre de loocatair du RSA d'autant que je me rappelle que lors du budget il y a quelques semaines enfin en tout cas il y a quelques le le ministre du Budget monsieur kaznav disait que l'État compensait au département 97 % des dépenses de social ce qui est totalement faux je lui ai donné les chiffres du département de la Somme c'était 48 % pour le RSA et si on mettait toutes les compensations qu'il donneent pour les départements en difficulté on arrive laborieusement à 70 %. je ne sais pas où ils vont chercher leurs chiffres et je m'inquiète justement dans la manière où ils gèent leur budget quand je vois les réponses qu'il donnent au Parlement et au Sénat mais est-ce que là vous redoutez une nouvelle baisse de la de aation globale de fonctionnement elle a augmenté ces dernières années est-ce que vous redoutez qu'avec le dérapage du déficit elle baisse à nouveau mais je pense que Bruno Le Maire nous a dit en en commission des finances lors de son audition à trois reprises que les collectivités locales auraient à faire des efforts à accompagner l'effort que souhaite faire le gouvernement je pense encore une fois c'est faire abstraction de tout ce qui a déjà été fait au niveau de des collectivités locales de faire abstraction de l'inflation qui a touché largement les collectivités locales qui pour certaines d'entre elles sont en très grande difficulté je pense bien sûr au comm commune comme je pense au département est-ce que vous seriez favorable à ce que les républicains à l'Assemblée déposent une motion de censure je suis pas un fanatique de vouloir renverser les gouvernements on n'est pas des des vatt en guerre je pense que la France mérite mieux que de des bagarres politicienne il y a besoin je dirais de trouver des solutions tous ensemble certes mais à condition que le gouvernement écoute au moment où il faut discuter donc il faut pas déposer parce que exc pas la motion de censure pour vous il faut pas la déposer et les moments du budget ce n'est pas dans des entretiens de ber que ça doit se faire c'est au Parlement les les les chambres que ce soit l'Assemblée nationale ou que ce soit le Sénat sont là pour discuter des projets qui sont proposés par le gouvernement dès lors qu'il n'écoute rien et qu'il repasse tout en 493 à l'Assemblée nationale et bien effectivement il faudra peut-être se poser des questions un jour Eric sootti le propose je pense qu' effectivement si au bout du bout on n'est jamais écouté il y aura naturellement ce gouvernement n'ayant aucune majorité à réfléchir sur l'éventualité d'une motion de censure l'autre actualité c'est c'est la crise agricole le gouvernement qui présente demain son très attendu projet de loi d'orientation agricole qu'est-ce que vous en attendez-vous justement on en attend surtout des mesures pratiques aujourd'hui on est beaucoup dans la philosophie beaucoup dans les discours beaucoup dans la communication on s'aperçoit sur le terrain que beaucoup de choses qui sont annoncées ne sont pas encore appliqués et donc on attend de C de ce projet de loi de cette loi d'orientation agricole que je réclame moi pour ma part depuis de nombreuses années même avant d'être sénateur parce qu'il y a besoin je dirais de donner un cap aux agriculteurs la façon dont on y va et comment on laisse à notre agriculture cette capacité cette excellence qu'elle qu'elle a et non pas de la restreindre dans sa production de la restreindre dans ses capacités à à à à être innovante et donc j'attends à ce qu'il y a des mesures pratiques que ce soit sur les mesures environnemental que ce soit sur est-ce qu'on veut faire une une une agriculture exportatrice mais il y a déjà eu de nombreuses mesures annoncées par Gabriel à tal de oui entre les mesures avancées et la réalité des choses je vais vous donner un exemple aujourd'hui on parle beaucoup de la gestion de l'eau important pour les agriculteurs je vois dans mon département aujourd'hui la gestion de l'eau entre les discours lorsque les ministres dont le premier ministre viennent sur le terrain pour dire il va falloir curer les fossées faut améliorer la circulation de l'eau pour éviter l'inondation des des des champs agricoles et des bâchamps aujourd'hui on s'aperçoit que les administrations locales freinent et empêche l'amélioration du du du débit des des cours d'eau la la la le curage des fossées et que les les les les champs les baschamps sont encore inondés aujourd'hui et que les agriculteurs sont obligés de reporter les semis et pourquoi faire comment ils vont pouvoir y arriver ça devient extrêmement dramatique pour pour leur cas la FNSEA qui en congrès la semaine dernière a demandé à Emmanuel Macron de présenter rapidement sa vision de l'agriculture est-ce que pour vous le texte de demain tiendra lieu de vision de l'agriculture d'Emmanuel Macron ou est-ce qu'il faut qu'il s'exprime à nouveau sur le sujet je pense qu'il y a besoin de donner effectivement un cap savoir si on veut une agricult une agriculture pardon qui soit exportatrice ou est-ce qu'on veut qu'il soit uniquement j'allais dire vivrière uniquement pour nous je crois qu'au aujourd'hui la balance commerciale démontre qu'on a besoin de des forces vives de notre économie c'est bien sûr l'industrie aéronautique mais c'est aussi l'agriculture donc il faut véritablement donner un cap où on on dit au aux agriculteurs là où il faut aller les moyens c'est-à-dire de pas avoir de surtransposition donc il faut clarifier un certain nombre de réglementations simplifier un certain nombre de réglementations et avoir une politique française au niveau de l'Union européenne qui défend notre agriculture le modèle agricole français avec ces ces diversités à la fois ces diversité de production ces diversité de territoire on va parler de l'actualité du Sénat le Sénat qui a voté la semaine dernière la création d'un délit domicide routier c'est un sujet sur lequel vous êtes beaucoup impliqué on va voir ce qui s'est passé pendant cette séance avec Mathias [Musique] SZ bonjour Mathias bonjour bonjour monsieur le sénateur bonjour et Mathias le Sénat a donc adopté ce texte créant l'homicide routier mais il a été remanié par les sénateurs et oui après une première lecture à l'Assemblée fin janvier le texte est donc arrivé à la Chambre haute où il est passé en séance publique c'était le 27 mars dernier après réécriture sénatoriale le dél domomicide routier englobe dorénavant toute une liste de circonstances aggravantes on y retrouve l'état d'ivresse la consommation de stupéfiants ou substances psychoactiv l'absence de permis de conduire la vitesse excessive 30 km/h au plus ou plus au-dessus de de la limite autorisée le délit de fuite le téléphone à la main et c'est un injou du Sénat le refus d'optant peréorian et pour autant Mathias on parle bien d'une mesure symbolique oui symbolique car si le texte prévoit bien la création de ce délit domomicide routier et apporte une réponse aux familles endeuillé et souvent blessé on sans doute par cette dénomination pénale domicide involontaire il ne touche pas au quantum des peines celles-ci continueront de se référer aux peines prévu par l'homicide involontaire avec circonstances aggravantes à savoir 7 ans d'emprisonnement et 100000 d'amende avec plusieurs circonstances aggravantes la peine peut aller jusqu'à 10 ans et 150000 € d'amende Laurent saumon on connaît votre engagement sur ce sujet notamment avec la famille de Guillaume des jardins tué par un chauffard en 2017 à à Amien est-ce que vous avez le sentiment que la loi apportera dorénavant une vraie réponse aux familles alors sur sur le le plan de la sémantique effectivement il répond à une demande forte de des familles de l'ensemble des associations qui représentent les familles de victimes c'est effectivement de ne plus clalifier ce genre de enfin de de délit domicide involontaire mais bien domicide routier la clarification a été faite au Sénat sur la définition d'omicide routier et je tiens à féliciter je dirais le rapporteur Francis spiner qui a bien clarifié comme l'avait d'ailleurs dit Élizabeth borne en juillet 2023 que l'homicide routier c'était les accidents routiers avec ou sans facteurs aggravants qu'on ne peut pas définir des accidents routiers de systématiquement comme étant avec des facteurs aggravants donc la clarification sémantique je crois ça satisfait largement les familles pour autant sur le quantum des peines je pense qu'il ne sert à rien d'alourdir les peines les peines sont suffisamment fortes mais elles ne sont pas appliquées ce que reprochent les familles c'est que les peines qui sont prononcées après après l'audience c'est des peines souvent de privation de liberté qui ne sont jamais appliquées dans 8 % seulement des cas elles sont appliquées donc les familles ne comprennent pas qu'alors qu'elles sont pénalisées par le la perte et la disparition d'un desleur les gens repartent alors que sont fautifs repartent quasi libre avec un aménagement de peine qui est souvent le bracelet électronique et si vous me permettez je vais faire une petite comparaison c'est quand même extraordinaire que la famille qui a perdu un de ses proches ne retrouvera jamais le soir sur son canapé à la table de la salle à manger ne retrouvera jamais son proche par contre le responsable va rentrer chez lui il va avoir un bracelet électronique donc il a une peine effectivement il va être obligé de se présenter et de d'avoir un suivi éventuel mais pour autant le soir il ne se rendra M même pas compte de ce qu'il a provoqué chez les familles en deuil puisqu'il retrouvera son gamin il pourra regarder Netflix toutes les séries qu'il veut jouer sur sur Internet et ne comprendra pas ce qu'il a provoqué à d'éternam c'est-à-dire pour l'éternité aux familles qu'il a endeuillé on va parler de la question des peines he puisque Mathias le débat était plutôt consensuel mais des tensions se sont invitées oui c'est autour de la question des peines planchées que sont né les crispation alors le rapporteur LR Francis spiner qui défendait un amendement pour les rétablir ou plutôt les créer dans ce cas précis a été le premier à dégoupiller en déclarant quand ces personnes sont moralement des meurtriers je considère que changer la loi pour ne rien changer sur les peines ça n'est pas suffisant et bien la réponse du garde des saut Éric Dupont moritine s'est pas fait attendre un marqueur politique qui est très très fort sur un texte qui se veut consensuel voilà il s'agit de répondre d'abord au chagrin des familles est-ce qu'on peut faire de la poloche là-dessus moi je pose la question vous ferez naturellement ce que ce que vous avez envie de faire moi l'impératif m'est interdit et vous voterez bien sûr en votre amé consciente mais je pense que le débat vaut autre chose que ça voilà moi ce que je veux dire sur les peines planchées je suis pas venu ici comment je les aime pas je l'ai toujours dit voilà mais je suis pas venu faire de l'idéologie du dogmatisme voilà la mesure n'a finalement pas été adoptée la gauche était contre le centre également la sénatrice Olivia Richard a par exemple expliqué qu'il s'agissait d'un marqueur politique pouvant mettre en péril la navette parlementaire est-ce que c'était ça aussi l'enjeu c'était de la mesure est-ce qu'elle risquait de voir le texte tout simplement tomber non je pense qu'effectivement dès lors qu'on parle de peine planché c'est un marqueur politique poloche comme dit de façon triviale le garde des sauts je trouve ça un peu un peu trivial même beaucoup beaucoup trivial euh c'était c'était le garde des saau qui a voulu en faire un marqueur politique et effectivement quelques parties de gauche je regrette parce que personnellement moi je ne suis pas le terme Perne planché ne me convient VI pas c'est de pouvoir avoir une privation de liberté qui fasse comprendre à la personne qui est fautive la responsabilité qu'elle a et et et les conséquences qu'elle a provoqué c'est donc plutôt à mon sens on va essayer d'y retravailler ça passera en deuxième lecture mais de de de retravailler sur une privation de liberté peut-être enensemble de semiliberté il s'agit pas de pénaliser deux familles il y a la famille de la victime qui est déjà endeuillé il s'agit pas de privé par un emprisonnement forcené la famille qui a un travail qui a une famille des enfants il s'agit de dire il faut que vous compreniez ce que vous avez fait la gravité des faits que vous avez accompli par conséquent vous irez travailler le matin vous vous pouvez pourrez nourrir votre famille mais le soir vous irez peut-être dans un centre de semi-rétention pour à la fois vous soigner prendre connaissance des règles de sécurité routière essayer de se soigner pour éviter la dictologie à l'alcool ou au stupéfiant et en même temps de comprendre d'être privé de de certaines libertés dont il a privé les familles des victimes peine planché on voit bien que c'est un marqueur politique je le regrette parce que franchement c'est un sujet qui n'est pas politique c'est un sujet qui est consensuel même le ministre AA dit moi je vais reprendre une phrase qu'il a cité c'est endroit les mots consacrés par la loi encore plus de poids quand il s'agit de qualifier des actes qui ont causé la perte d'un être cher en drroit les mots emportent aussi des conséquences sur le déroulement des enquête lors de l'audience et j'ai rajouté en droit il aurait pu dire les mots emportent aussi des cons équence sur les sanctions proposées et décidées par le juge l'idée qu'avait proposé Francis spiner d' d'une durée minimale de privation de liberté laisser au juges la possibilité de ne pas l'appliquer mais seulement dans ce cas-là de le justifier aux familles qui ne comprennent pas que les peines prononcées ne soient pas appliquées aujourd'hui un juge d'application des peines qui modifie la peine prononcé n'informe pas les familles de la façon dont a été traité le cas après l'audience ça c'est inacceptable pour les familles elles veulent connaître à la fois l'efficience de la peine et pourquoi telle peine a été choisie plutôt que celle qui était prononcée en instance en première instance ou en appel vous l'avez évoqué tout à l'heure mais on le sait le les taux sont faibles en matière de condamnation ferme c'est autour de de 8 % quoi sur 10 le travail finalement il est plutôt sur cette application pas tant sur sur la loi oui mais c'est c'est une peine dans laquelle il faut il faut qu'elle soit inscrite dans la loi je veux dire elles sont inscrites dans la loi il y il y a un quantum des peines qui est alors aujourd'hui c'est un quantum des peines vous les avez recité c'est à la fois possibilité d'emprisonnement et et d'amende encore une fois 8 % seulement des peines d'emprisonnement prononcé sont appliqué c'est bien la preuve que l'efficience de la peine n'est pas n'est pas n'est pas complète et les gens à la fois les familles à la fois le public au travers la presse quotidienne qui retranscrit les décision soit en en première instance soit en appel mais monsieur Intel responsable du meurtre defin de l'homicide routier de Monsieur des jardins 3 ans de prison tout le monde est persuadé que la justice est passée or c'est c'est faux la justice n'est pas passée la justice est passée mais elle a prononcé une peine qui n'est pas celle qui a été affichée et même les familles ne sont pas au courant de la façon dont s traité par le juge d'application des peines est-ce qu'il faut en faire plus aussi sur l'accompagnement de ces famille absolument ce que je regrette dans ce dans ce dans ce projet de loi c'est qu'elle était totalement ou quasiment totalement éludé le le volet préventif la proposition de l' que nous avions proposé avec Alexandra borchau fonme et Jean sol c'était et puis et de nombreux nombreux sénateurs de tout bord centriste comme LR avait mis un volet extrêmement important sur la prévention parce qu'on ne diminuera le nombre d'accidents routiers de l'ordre de 3000 encore par an qui ne baisse quasiment pas et le nombre de morts par homicide routier avec surtout avec facteur aggravant qui est de l'ordre de plus de 700 par an et bien on ne pourra y arriver non pas par la répression mais bien par la prévention cette prévention c'était bien sûr de de d'expliquer aux jeunes d'expliquer au travers le permis de conduire au travers une information régulière au travers les médias ce ce sont des mesures que nous avions proposé qui ont malheureusement été frappé par l'article 40 de tous ceux que j'ai déposé alors que la première ministre de l'époque en juillet 2023 avait mis en avant cette cette nécessité de requalifier l'omicide routier et de vouloir faire une loi de sécurité routière qui n'a pas été renouvelée depuis un certain nombre de temps il est urgent que l'on puisse associer à cette proposition de loi de qualification de domicide routier un volet préventif pour réduire le nombre d'accidents routiers avec ou sans facteur aggravant qu'attendez-vous de cette deuxème lecture on pensait que c'est un texte consensuel au final on voit qu'il y a des rapports de force non je pense qu'il y a pas de rapport de force à faire comprendre je dirais la peine qui prouve les familles nécessité d'éduquer les gens qui en sont responsables de les de les sortir un peu de cette spirale soit de drogue soit d'alcool et puis de d'informer le public dès le plus jeune âge sur les risques au travers comme on le fait pour bien d'autres sujets euh quand on parle de de des exterminations passées on vient encore témoigner dans les collèges bah de la même manière il faut aussi pour la sécurité routière faire témoigner des des victimes des familles des gens qui se sont soignés qui ont peut-être créé ces d'accident et et et qui doivent aussi exprimer je dirais leur ressenti psychologique parce que j'imagine qu'on ça ça n'est pas ça n'est pas anodin que de que de tuer quelqu'un sur la route certains peut-être passent ça très vite dans dans dans les poches du passé mais certains je pense sont extrêmement marqués et par conséquent il faut éduquer il faut prévenir et et pas seulement réprimer encore une fois cette peine de de de privation de liberté on va y retravailler moi en tout cas je ne désespère pas de satisfaire les les familles et les associations des familles qui sont vraiment attachés à ce qu'on reconnaisse à la fois bien sûr l'homicide routier ça va être fait mais également je dirais que que les gens responsables puissent prennent prendre vraiment conscience de la gravité des faits qu'ils ont commis merci Mathias à tout à l'heure on parlera crise agricole et revendication syndicale ce sera suivre dans le club on va chez vous on va dans la Somme on retrouve Jean-Marc chevaucher bonjour Jean-Marc merci beaucoup d'être avec nous rédacteur en chef adj Courrier Picard Jean-Marc avec vous vous allez vous intéresser à ce qui se passe au conseil départemental de la Somme oui bonjour Orian bonjour monsieur saumon le conseil départemental de la somme que notre invité a présider il vous l'a rappelé tout à l'heure est actuellement présidé et et et depuis depuis 2020 par Stéphane aossoulier et ce président a été entendu une enquête a lieu depuis février elle a été ouverte depuis février pour détournement de de biens publics des perquisitions ont eu lieu dans toutes les structures qui sont présidées par le l'actuel président du du département pour vérifier le cadre de de financement il s'agit essentiellement de remboursement de frais donc je rappelle que Laurent saumon n'est absolument pas concerné bien entendu par par cette affaire mais il a été président du conseil départemental il a été le prédécesseur de de Stéphane aossoulier est-ce que pour vous monsieur monsieur saumon c'est possible de de se tromper entre plusieurs plusieurs structures pour demander des remboursements de frais et puis est-ce que vous avez été de près ou de loin concerné et entendu dans le cadre de cette affaire écoutez bonjour monsieur chevaucher tout d'abord merci de votre question écoutez je je constate comme vous et je l'ai appris d'ailleurs par vos par par l'intermédiaire de de votre journal effectivement des des des des perquisitions qui avaient pu avoir lieu et donc de de l'enquête qui est menée pour ma part je m'intéresse pas tellement aux personnes je m'intéresse surtout je dirais aux politiques départementales et à la façon dont elles répondent aux besoins des Samariennes et des Samariens euh aujourd'hui les politiques je fais partie de la majorité départemental j'ai certes euh je me suis mis un petit peu euh à côté euh parce que je j'estime effectivement qu'il y a un certain nombre de choses qui m'ont qui m'ont un peu choqué euh et donc j'ai souhaité euh être plus indépendant je je soutiens les politiques qui sont de bonnes politiques notamment sur le handicap sur l'inclusion sur les personnes âgés qui sont des compétences obligatoires du département elles sont bien tenues j'avais moi-même d'ailleurs nommé le président actuel président du service départemental d'incendier de secours qui a plutôt bien mené qui reprend des investissements de caserern et cetera donc je n'ai pas de je n'ai pas de de de d'élément à dire sinon par rapport à la question que vous posez sur les rembourses sement il y a eu lors de mon après j'allais dire mon mon mandat une enquête enfin un rapport de la Cour régionale des comptes qui a effectivement pointé que nous avions quelques malapplication on va dire des règles en matière de remboursement des frais de mandat que nous avons corrigé à partir d'une note que j'ai moi-même envoyé à tous les conseillers départementaux en 2016 pour clarifier corriger et que chacun connaisse bien les règles en matière de remboursement je constate que ça a été manifestement il y a eu un récemment une nouvelle mission de la Cour régionale des comptes qui a pointé qu'il y avait encore des dysfonctionnements en ce domaine depuis le renouvellement 2020 je je vais laisser la justice faire évidemment je je n'ai aucun commentaire à faire sur la façon dont elle mène cette enquête je je je regrette que ça ça donne un petit peu une image un petit peu plus terne à au département qui a plutôt de bonnes politiques que nous avons mené de 2015 à 2020 avec la la nécessité de remettre en selle les finances du département qui ont permis aujourd'hui de mener des politique que nous avons tous voté que nous avions entamé et Laurent sa Jean-Marc chevaucher une deuxième question pour que vous ayez bien bien le temps de répondre Jean-Marc quelle est votre deuxième question et non mais elle découle de de ce que vient de dire monsieur saumon il nous a rappelé à l'instant qu'il s'était un petit peu éloigné même s'il en fait partie de la de la majorité départementale parce que il y avait nous a-t-il dit des petites choses qui lui plaisaient pas est-ce que parmi ces choses qui vous plaisaient pas il peut y avoir le fait que votre successeur est toujours secrétaire général de la Fédération Régionale des des travaux publics à titre professionnel est-ce que c'est bien vertueux qu'un président de collectivité qui passe des marchés publics et et un poste professionnel de de ce niveau parce que est-ce que ça ne pourrait pas conduire à un conflit d'intérêt la voulez me tirer les vers du nez monsieur chevocher je pense qu'on est contre le cumul des mandats verticaux quand on est parlementaire on ne peut pas être président de département on permet j'is toutes les les cumuls de mandat horizontaux voire même des activités privées qui peuvent effectivement avoir des incidences par rapport au mandat public c'est vrai que j'avais alerté je vous le dis j'avais alerté le président de département sur la difficulté des alors que je le nommais président du syndicat mix bsom grand littctoral Picard qu'il pouvait y avoir et qu'il serait bien nécessaire de de revoir un peu la position ça n'a pas été fait je le regrette moi en tout cas j'ai alerté maintenant ce n'est pas moi qui décide je ne suis plus au manettes et je n'ai aucune influence sur sur qui que ce soit je j'essaie d'être le plus clair possible ce que je voulais dire c'est quand même ce qui est assez étonnant c'est que la l'enquête qui est menée fait suite au deuxième contrôle de la Cour des comptes première chose et et et et deuxièmement que il y a eu beaucoup de départ au cabinet et qui fait que peut-être on peut essayer d'essayer au cabinet et même dans l'administration qui peuvent peut-être expliquer cela merci merci beaucoup merci Laurent saumon d'avoir été avec nous
Laurent Somon