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AutreFrance Inter — Le téléphone sonne (sur Site radio)· 31 octobre 2025 35 minContradictoireMixteSantéSécurité

Va-t-on vers une génération sans tabac ?

Source d'origine 3 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 7 %Défensif 3 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 32:30InvitéFait
    « je pense que clairement on est sur quelque chose qui est une contradiction »

Temps de parole

  • Invité34 %
  • Présentateur27 %
  • Invité 225 %
  • Présentateur 23 %
  • Auditeur3 %
  • Auditeur 22 %
  • Auditeur 32 %
  • Auditeur 42 %

3,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

France Inter, France Inter, le 18-20, Eric Delvaux. Jamais la France n'a connu aussi peu de fumeurs et fumeuses qu'aujourd'hui. Trois raisons à cela. Depuis 1991, la loi Evin n'a fait que restreindre un peu plus l'usage de la cigarette dans les lieux publics. Parallèlement, les campagnes de santé publique se sont multipliées. Et puis en même temps, le prix du tabac n'a cessé d'augmenter. Et à la veille du mois sans tabac, le téléphone sonne, vous donne la parole ce soir, fumeurs ou non fumeurs. Les buralistes font grise mine et s'interrogent sur leur avenir. A l'inverse, les professionnels de santé se demandent comment aller encore plus loin.

Faut-il prendre l'exemple sur le Royaume-Uni qui envisage l'interdiction générationnelle, c'est-à-dire interdire la vente de tabac à toute personne née après le 1er janvier 2009. On va en débattre ce soir avec nos invités. Faites-nous part donc de votre expérience du tabac, du sevrage ou du non-sevrage, de votre rapport à la cigarette, très autre vapoteuse. Le standard de France Inter est ouvert et le téléphone va sonner jusqu'à 20h. Le téléphone sonne, 01-45-24-7000. Avec un premier témoignage, celui de Michel. Bonsoir Michel.

1:20
Auditeur

Bonsoir à tous.

1:20
Présentateur

Vous êtes à l'antenne.

1:23
Auditeur

Eh bien écoutez, j'ai téléphoné parce que pour essayer de rassurer des gens qui voudraient arrêter de fumer, moi j'ai réussi, donc je pense que d'autres peuvent réussir. Voilà, moi j'ai déjà, bon, il faut avoir l'envie d'arrêter de fumer, je pense. Ensuite, il faut avoir la volonté, c'est peut-être le plus difficile. Et puis après, ben voilà, il faut essayer. Et puis, comme je vous ai dit, ça a marché pour moi, ça peut marcher pour d'autres.

1:51
Présentateur

Ça a marché en une fois pour vous ?

1:53
Auditeur

Ouais, deux fois même. Parce que j'ai arrêté pendant 7 ans et bêtement j'ai repris au cours d'une soirée. Et ça a été encore plus difficile pour moi la deuxième fois. mais j'ai encore réussi, donc voilà. J'ai même réussi à faire arrêter mon épouse qui fumait pas mal, qui était très défaitiste, qui est défaitiste toujours d'ailleurs.

2:13
Présentateur

Ça c'est autre chose.

2:14
Auditeur

Elle aussi, elle a arrêté, elle a la cigarette électronique, mais moi j'ai arrêté totalement, voilà.

2:19
Présentateur

Merci beaucoup pour ce premier témoignage, Michel, avec ce soir. Deux invités pour vous répondre. Professeur Amine Benyamina, bonsoir. Bonsoir. Vous êtes chef du service de psychiatrie et d'addictologie de l'hôpital Paul Brousse, à Villejuif. Vous êtes aussi le président de la Fédération Française d'Addictologie. Votre dernier livre a pour titre « Addiction, manuel de premier secours », paru il y a quelques mois chez Marabou. Invité également Serdar Kaya, bonsoir. Bonsoir. Vous êtes, vous, le président national de la Confédération Française des Buralistes, qui représente les 22 800 buralistes de France. Notre premier auditeur disait, finalement, il avait arrêté.

Mais plusieurs fois, on va peut-être revenir avec vous, professeur Amine Benyamina. Ce n'est jamais gagné, l'arrêt de la cigarette. Ça revient toujours. Ça peut toujours revenir.

3:16
Invité

Clairement, je veux dire, ce témoignage est vraiment emblématique du lien qu'on peut avoir avec le tabac et l'arrêt du tabac. Il a dit deux choses. Il a dit avoir envie, avoir la volonté et je rajouterai la motivation. Il faut avoir les éléments pour pouvoir cheminer et ne pas s'arrêter. Évidemment, la grande majorité des personnes aux prises avec la consommation du tabac finissent par l'arrêter. La grande majorité. Et ceux qui ont du mal, on recourt évidemment aux professionnels de santé, mais aussi aux dispositifs, aux médicaments, aux stratégies non médicamenteuses, on court. Ce qu'il faut avoir en tête, c'est que la première fois, c'est assez rare de s'arrêter totalement.

Et on doit s'y reprendre à plusieurs fois. Et d'ailleurs, votre auditeur a parlé de deux fois. On a pour expérience de voir plusieurs fois. Ce qui est important, c'est de ne pas se décourager parce que le tabac est un produit extrêmement toxique, extrêmement morbide, avec beaucoup de morts, 78 morts par an en France. Et c'est un produit qui coûte cher à la personne et à la société. Donc, pas de découragement, plutôt bien de commencer cette émission par cette note optimiste. L'accoutumance, c'est la nicotine. La nicotine, évidemment. Il y a quand même un débat sur d'autres produits qui viennent d'une certaine manière être des adjuvants de la nicotine.

Mais il est clair que la nicotine est un produit qui est hautement responsable, mais même complètement responsable de la dépendance. Et tout ce qui est autour est responsable des maladies que l'on connaît, des maladies graves, notamment les cancers.

4:39
Présentateur

Alors, on va voir dans un instant dans quelle mesure les Français fument de moins en moins. Serdar Kaya, vous êtes le président national de la Confédération française des buralistes. Comment regardez-vous ces chiffres en baisse de la consommation de tabac en France, du côté des buralistes ?

4:56
Invité

Écoutez, Santé publique France a fait une étude qui est en tout cas en phase avec la réalité. Même s'il y a eu une enquête sur laquelle il faut être très prudent, parce que cette enquête, au-delà de l'enquête téléphonique, c'est une enquête aussi liée sur une enquête par Internet. Mais cependant, c'est vrai, il y a un mode de consommation qui évolue, qui change, et qui a une tendance baissière sur les consommations de tabac au quotidien en France. Ça, c'est un point qu'il faut tout de même saluer, peut-être par des efforts de pédagogie, en tout cas sur le danger du tabac, comme l'a dit le professeur.

Mais il y a aussi un point important à souligner, c'est que nous, buralistes, nous constatons depuis plusieurs années, même s'il y a cette baisse tendancielle, un marché parallèle, un marché de contrebande et de contrefaçon qui explose. D'ailleurs, l'étude TAF qui est sortie il y a quelques jours préconise un vrai travail de fonds pour combattre le marché parallèle, le marché de contrefaçon, et aussi travailler à l'échelle européenne sur une réduction des écarts de prix et une harmonisation aussi des prix.

6:00
Présentateur

Et vous demandez un moratoire, notamment au chef de l'État, on va en reparler dans un instant, un moratoire sur l'augmentation toujours des prix du tabac. Béatrice, 0145 24 7000, Béatrice nous appelle du Finistère. Bonsoir Béatrice. Bonsoir. Un témoignage, une question ? Oui, tout à fait, un témoignage à propos de la méthode d'Alen Carr, avec le fameux livre « Mon programme pour en finir avec la cigarette », grâce auquel j'ai réussi à arrêter de fumer.

Donc en fait, je fume depuis 16 ans, j'ai plus de 60 ans, j'ai arrêté de fumer pendant 4 ans dans les débuts des années 2000, et puis il y a 2 ans et demi, mon fils, qui avait lui-même réussi à arrêter grâce à cette méthode, m'a offert le bouquin. Alors je l'ai lu d'abord lentement, et puis parce qu'en fait, je ne voulais pas que ça marche, et puis j'ai dit, bon, allez, j'y vais. Et voilà, la méthode, elle est basée non pas sur la volonté, comme beaucoup pourraient nous le faire croire, mais sur se faire confiance, se faire confiance et arrêter de penser que cette cigarette, c'est effectivement la petite béquille qui nous soutient. Ce n'est pas vrai du tout, en fait.

On arrive à marcher tout seul sans. Et bien franchement, c'est chapeau à ce qu'elle a. Ça a marché pour vous. Merci de ce témoignage, professeur Amine Benyamina. Cette méthode, Alencar, je crois qu'elle a plus de 40 ans. Le livre est sorti en 85, me semble-t-il. Se faire confiance, c'est ce qu'elle retient, notre auditrice Béatrice Dufinistère, de ce livre. Se faire confiance, mais il faut peut-être aussi être aidé complètement.

7:34
Invité

Évidemment, Alencar a écrit avant, évidemment que ça ne soit d'une certaine manière théorisé, protocolisé, les prémices de ce qu'on appelle les thérapies cognitives et comportementales dans le cadre du tabac. Se faire confiance, c'est ce qu'on appelle le sentiment d'efficacité personnelle. C'est-à-dire dès lors que je commence à avoir des résultats, même des signaux faibles sur ma capacité à ne pas laisser le tabac emporter ma motivation, ma volonté de m'arrêter. Et petit à petit, mon sentiment d'efficacité l'emporte sur le reste. Évidemment, il y a d'autres éléments.

Mais parfois, quand on n'a pas cette capacité à finalement mettre un pas devant l'autre, il faut aller avoir des stratégies, des techniques, avec des professionnels qui sont évidemment compétents pour cela, à avoir quelques bribes pour pouvoir y arriver. Et ensuite, comme pour la nage, on se lâche et on est seul dans l'eau.

8:31
Présentateur

Un mot sur les derniers chiffres du nombre de fumeurs en France. On en a parlé un instant avec Serdar Kaya du côté des buralistes. 4 millions d'adultes de moins qu'il y a 10 ans. 10 fois moins d'adolescents qu'il y a 20 ans. Et c'est peut-être cela qu'il faut pointer, c'est que les jeunes fument de moins en moins.

8:48
Invité

Oui, les jeunes fument de moins en moins parce que, évidemment, je vais peut-être un peu contrarié à votre invité. C'est que le tabac coûte cher. Et donc, on le fait aussi pour arriver finalement à l'objectif d'une génération zéro tabac. Et puis, le tabac a été d'une certaine manière ringardisé de plus en plus. grâce au travail, évidemment, des associations, au travail d'information. Et puis, on a réussi petit à petit à faire du tabac un produit qui n'est pas un produit jeune. Rappelez-vous, il y a 40 ans, on avait une image du tabac associée à la performance, à la jeunesse. Et puis, on avait aussi... Le machisme aussi, le cow-boy.

Et ensuite, petit à petit, on s'est rendu compte que ces populations étaient arrêtées de consommer parce qu'ils mouraient ou étaient malades. Et donc, il fallait investir deux populations qui étaient les femmes et les jeunes. Et donc, on a associé l'image du tabac avec l'élégance, le féminisme et l'image du tabac avec la jeunesse. Et donc, petit à petit, ces deux populations cibles, qui d'ailleurs le sont aussi pour d'autres produits, comme l'alcool, ont commencé à se réveiller. Et là, c'est extrêmement important d'avoir ça en tête. C'est vraiment une des grandes victoires de la prévention ciblée.

9:56
Présentateur

Et on a fini par mettre une brindille entre les lèvres de Lucky Luke. Donc, Serdar Kaya, on parlait de cette moindre consommation chez les adolescents. La vente de tabac est interdite aux mineurs de moins de 16 ans. 18 ans. Au moins de 18 ans, aujourd'hui. Comment s'y prennent les plus jeunes pour contourner la loi ? Ils se présentent face à vos bureaux de commerce ?

10:19
Invité

Alors, moi, je veux tout de même saluer nos collègues buralistes qui ont le sens de l'engagement. Il y a, par moments, peut-être de certaines failles, parce qu'on n'est pas non plus toujours très captifs sur la personne qu'on enfonce de nous. Mais il y a un vrai professionnalisme depuis quelques années, un vrai sérieux par nos collègues, par des formations, des accompagnements par la Confédération sur des modules pour être beaucoup plus prudents. Nous avions, il y a quelques mois, pu mettre en place sur nos caisses des caméras qui puissent instantanément identifier l'âge grâce à une intelligence artificielle qui est, pour le coup, suspendue, a priori, par la CNIL actuellement.

Là, nous avons vraiment besoin d'un coup de pouce à travers les experts pour pouvoir nous accompagner dans cette démarche parce que ça, c'est quelque chose qui nous préoccupe et qui nous tient à cœur parce que nous avons aussi le sens de la responsabilité. Mais je vous dirais une chose, c'est qu'aujourd'hui, les consommateurs de cigarettes ou bien ces jeunes qui fument beaucoup moins et là-dessus, je vous rejoins, c'est que l'autre jour, je suis passé devant l'université de Compiègne où je suis dans l'Oise. Il y a 15 ans, nous avions une foule de jeunes qui fumaient. Désormais, nous avons une foule de jeunes qui se retrouvent autour de certaines cigarettes électroniques.

Alors, il y a les jetables qui sont vendues sur le réseau illégal mais il y a aussi ces cigarettes électroniques qui sont vendues par les buralistes qui, eux aussi, accompagnent leurs consommateurs sur des nouveaux produits sur lesquels les faits sont en tout cas réels et les professionnels qui sont les buralistes jouent le jeu là-dessus.

11:41
Présentateur

Professeur Benyamina, sur ces cigarettes électroniques jetables avec un goût fruité, les puffs, elles étaient d'ailleurs souvent présentées comme des confiseries alors qu'elles contenaient de la nicotine. Elles ont finalement été interdites. Est-ce que ça a inquiété l'addictologue que vous êtes ?

11:56
Invité

Complètement, je dois reconnaître que la Fédération Française d'Addictologie, Addiction France, que je préside également, ce sont des associations qui ont milité pour l'interdiction, je le dis très clairement. Évidemment, on les retrouve aussi par le truchement du marché noir et du trafic. C'est tout l'enjeu actuel.

L'industrie du tabac, qui est une industrie extrêmement puissante, qui a pignore sur rue depuis plus de 50 ans, même plus que ça, s'est transformée en une industrie de la nicotine parce qu'elle s'est finalement arrogée le rôle de la prévention, de la réduction des risques, puisque comme on l'a dit en début d'émission, la nicotine est l'élément qui permet de tenir et d'éviter et de réduire les risques liés aux maladies graves. Et donc, ils se sont engouffrés et finalement, ils ont eu les vêtements de la prévention et de la réduction des risques en proposant des produits, mais en marquettant et en ciblant au prix de jeunes tout à fait naïfs concernant la nicotine et le tabac.

C'est là où très clairement, il faut être très vigilant. C'est vrai qu'on a une baisse très importante,

12:57
Présentateur

mais attention... Est-ce que ça vous semble durable, cette baisse de la consommation du tabac, notamment chez les jeunes ? À titre personnel, je pense que oui.

13:04
Invité

En revanche, il faut être très vigilant sur la mue de l'industrie du tabac en une industrie de la nicotine. Et je pense qu'il faut faire attention aussi, je l'ai dit d'ailleurs en off, à... Acerdarkaïa qui représente la Confédération Française des Buralistes. La fédération fait des efforts, mais je pense que ce n'est pas suffisant vis-à-vis du nombre de Buralistes qui continuent à, finalement, à vendre du tabac à des mineurs, malgré eux, peut-être, mais ils continuent à le faire.

13:29
Présentateur

Acerdarkaïa, est-ce que vous avez constaté, on parlait de lobbying, est-ce que vous avez constaté chez les Buralistes une offensive pour inciter les jeunes à avoir le réflexe d'inhaler quelque chose, d'avoir quelque chose entre les doigts, les puffs ou gouffrutés, toutes ces cigarettes électroniques jetables ? Vous recevez des pressions, un peu,

13:48
Invité

pour vendre ces objets ? Mais non, on n'a aucune pression là-dessus. La seule réalité, c'est qu'aujourd'hui, nous, nous sommes obligés de nous remettre en question pour pouvoir aussi avoir une visibilité économique sur notre métier. Nous avons aussi un vrai lien social qui est assez fort dans les territoires. Vous savez, il y a une étude qui montre aujourd'hui que 70% des Français font confiance à leurs Buralistes. Là, si on va trop vite sur des démarches à pénaliser aussi à la fois les consommateurs en allant trop vite et à la fois les Buralistes qui sont présents sur un mariage important, eh bien, il faut avoir cette prudence.

Vous savez, 5 milliards de pertes fiscales, c'est quelque chose de...

14:21
Présentateur

4 milliards, 4 milliards et demi de pertes fiscales sur la contrebande des marchés de la contrebande en France.

14:27
Invité

Lorsqu'on arrivera à avoir une réduction des écarts de prix avec les pays européens, moi, je suis originaire des Hauts-de-France, dans le Nord-Pas-de-Calais, on parle d'une fiscalité comportementale. Eh bien, assurez-vous que depuis quelques mois, le Nord-Pas-de-Calais retrouve des consommateurs avec une vente de volume et de valeur en hausse. Ce n'est pas réjouissant sur ce point-là. Le seul point qui est rassurant, c'est que la fiscalité est française et les consommateurs achètent du tabac français. Il y a un tabac qui échappe à la fiscalité française, qui est à hauteur de 5 milliards à peu près. Et là, c'est quelque chose d'important qu'il faut souligner.

14:56
Présentateur

Professeur Amine Benyamina, qu'est-ce qu'on trouve dans ces cigarettes de contrebande ? Encore pire poison

15:02
Invité

que dans les marques connues ? On ne connaît pas les produits à l'intérieur, évidemment, parce que ce sont des cigarettes qui sont fabriquées avec un marketing qui rappelle les cigarettes classiques. Il y a de la nicotine, il y a parfois des additifs, et là-dessus, vraiment, c'est un problème. Je pense qu'il y a un point qui est très important. C'est l'harmonisation fiscale au niveau de l'espace européen. Il est anormal qu'un produit qui coûte 125 milliards d'euros à la France, ça coûte 125 milliards par an. Qu'est-ce qui coûte 125 milliards à la France ? C'est le prix de la consommation du tabac en matière de mort, en matière économique.

C'est vraiment des coûts directs et indirects ne puissent pas faire l'objet d'une harmonisation européenne. Et là-dessus, on est d'accord. L'interdiction du tabac est un appel d'air pour le trafic. On est absolument d'accord. Autre élément qui me semble utile et important à rappeler, la cigarette électronique pour les consommateurs est un des dispositifs les plus révolutionnaires pour réduire le risque lié à la consommation du tabac. Il faut le promouvoir. En revanche, la nicotine, dans un dispositif marketé pour les jeunes, il faut lutter contre et il faut absolument mettre en place les interdictions nécessaires là-dessus. Et les interdictions de quel ordre, par exemple ?

Eh bien, il est interdit de consommer de la PEUF puisqu'on ne l'a pas dit. Il est interdit d'une certaine manière où il faut dissuader les jeunes de consommer de la nicotine comme étant une première entrée en matière avec ce dispositif.

16:29
Présentateur

01-45-24-7000 Bruno est en ligne. Bonsoir Bruno.

16:34
Auditeur

Oui, bonsoir.

16:36
Présentateur

Témoignage ou question ? Allez-y, vous êtes à l'antenne.

16:38
Auditeur

Le témoignage, je voulais réagir par rapport à ce qu'avait dit l'animateur en début d'émission disant qu'il y avait trois raisons pour lesquelles il y avait moins de fumeurs. Le prix de la cigarette, la loi Evin et la troisième, je ne me souviens plus...

16:53
Présentateur

Les campagnes de santé publique.

16:55
Auditeur

Les campagnes, voilà. Mais pour moi, il y a une raison très importante, c'est que l'image de marque des fumeurs qui était très positive, virile, liberté, etc. il y a 30 ans, maintenant, cette image de marque des fumeurs est plutôt moins bonne. On pense, pour moi en tout cas, d'être fumeur, ça fait un peu ringard. Alors qu'avant, c'était plutôt... On était branchés, on était bien et que maintenant, on a une moins bonne image des fumeurs.

17:25
Présentateur

Merci de ce témoignage. On l'avait un peu évoqué, mais ça me fait du bien de le rappeler. L'image du fumeur, c'est ringardisé. Vous en avez le sentiment, Serdar Kaya, parmi vos burralistes. D'ailleurs, si on essaie, on va enlever le mot ringard, mais on va parler de ces aspects plus de catégories socio-professionnelles. Qui vient acheter le plus de tabac ? Les cadres ou les ouvriers ? Il me semble que ce sont les ouvriers.

17:51
Invité

Oui. Si on peut se poser la bonne question, c'est qu'aujourd'hui, hélas, c'est parfois les CSP plus qui fument moins et parfois les couches sociales inférieures qui aujourd'hui ont plus tendance à fumer. Pourquoi ? Parce que leur cadre de vie peut être difficile. Mais ce qui est important aussi, vous voyez, on a eu l'étude de Santé publique France et l'étude TAF sur la tax gap qui annonce près de 60% de cette revente sur les zones frontalières.

Ce n'est pas forcément parce qu'on est dans une zone populaire ou dans une zone de difficulté financière qu'on fumera plus, mais c'est parce que, comme l'a dit le professeur tout à l'heure, c'est que si le prix du tabac est moins cher en Belgique ou au Luxembourg, eh bien maintenant, si j'arrive à avoir cette cigarette au même prix à deux pattes chez moi, j'irai le procurer chez moi. Et donc, c'est pour ça qu'il faut travailler sur une harmonisation européenne, sur la réduction des écarts de prix et c'est par là qu'on retrouvera aussi peut-être un équilibre sur la consommation.

Mais moi, je suis persuadé qu'aujourd'hui, les modes de consommation ont changé sur toutes les couches sociales, peut-être encore sur les couches un peu plus inférieures, mais en tout cas, il y a une baisse tendancielle chez les CSP+, en effet. Professeur Amine Benyamina. Absolument vrai. Simplement, il faut le rappeler, vous l'avez dit, vous l'avez dit, sur les couches un peu, disons, populaires, c'est quand même assez catastrophique. C'est la deuxième fois qu'on mesure et qu'on se rend compte que c'est quand même cette population qui est la moins concernée par les campagnes de sensibilisation et qui, très clairement, est pénalisée par l'augmentation du prix, mais sans effet.

Et là-dessus, franchement, il faut une mobilisation sociale et sociétale pour que ces personnes, ces personnes dans la société ne soient pas pénalisées doublement. Et là-dessus, vraiment, il faut qu'on fasse un travail de pédagogie.

19:35
Présentateur

01 45 24 7000, ce soir, on vous sollicite pour nous raconter, témoigner de votre rapport à la cigarette et autres vapoteuses. Nathalie est en ligne de Toulouse. Bonsoir, Nathalie. Bonsoir. Vous êtes à l'antenne.

19:57
Auditeur

Eh bien, écoutez, c'est pour vous apporter un témoignage pour ceux qui ont du mal à arrêter de fumer. Juste un témoignage. J'ai commencé à fumer, j'avais 20 ans. J'en ai 62 et j'ai arrêté il y a deux ans. Et pour moi, la cigarette faisait juste partie de ma vie. et je me disais que si j'arrêtais de fumer, j'allais être tout simplement triste. Il m'allait me manquer quelque chose. Et c'est grâce à l'hypnose que j'ai pu arrêter parce qu'en fait, je n'avais pas du tout envie. Je n'avais pas vraiment de volonté et je cherchais un moyen d'arrêter mais sans que ce soit moi finalement qui fasse l'effort.

et je suis mais tellement heureuse donc le message c'est juste après avoir fumé pendant 40 ans et me dire que si je n'avais pas cette cigarette je serais triste c'est juste de dire que c'est génial. On ne vous sent pas triste du tout

20:52
Présentateur

ce soir à l'antenne Nathalie à Toulouse. Merci beaucoup de ce témoignage. Je vais le transmettre au professeur Amine Benyaminal. Il y a deux choses que je retiens. Elle a commencé à fumer à 20 ans pour s'arrêter à 62 ans est-ce que plus on commence tôt plus on a du mal d'arrêter ?

21:09
Invité

En tout cas plus on commence tôt une addiction et plus du moins un produit qui a un pouvoir addictif et plus on risque d'avoir une addiction. Évidemment elle a beaucoup fumé mais le fait d'arrêter c'est déjà une excellente nouvelle. Je retiens aussi deux éléments le fait d'avoir évoqué la tristesse c'est une réalité absolue. Il y a des liens réels et mesurés entre la consommation du tabac et l'arrêt du tabac et les risques de déprimer et donc c'est la raison pour laquelle il faut un accompagnement quand on arrête de consommer pour des raisons physiologiques et pour des raisons aussi liées finalement au deuil du tabac et donc elle a tout à fait raison.

Et deuxième point l'hypnose l'hypnose absolument et je peux vous assurer que là pour le coup après avoir eu des débats théoriques enflammés chez les addictologues tabacologues et psychiatres moi je fais partie de ceux ils sont nombreux maintenant à ne pas vilipender cette technique qui fonctionne qui fonctionne je dis souvent à mes étudiants et à mes patients toutes les techniques sont bonnes quand on sait qu'elles peuvent vous extraire d'une addiction très très très dure qu'est le tabac.

22:07
Présentateur

Serdar Kaya je rappelle que vous êtes le président national de la Confédération française des buralistes comment réagissez-vous aux détracteurs qui reprochent aux buralistes d'entretenir un marché de la honte ?

22:24
Invité

Écoutez c'est tout de même un produit qui est vendu légalement sous l'égide de l'Etat et je crois que le marché de la honte il existe par le marché de la contrebande et de la contrefaçon qui explose moi je pense qu'on tire les conséquences d'une fiscalité punitive qui aujourd'hui fait qu'il y a on l'entend par ces témoignages de très bonne volonté de pouvoir arrêter de fumer ces témoignages annoncent clairement que finalement nous devons mettre les moyens sur une forme pédagogique sur une forme explicative sur les conséquences de ce que ça peut apporter le tabac mais à vouloir toujours avoir augmenté le prix tout en laissant cet appel d'air sur un marché de contrebande et contrefaçon pour dire que finalement si vous n'achetez pas votre cigarette et votre buraliste un réseau proposez ces produits-là très légèrement très facilement

23:10
Présentateur

Vous avez demandé à Emmanuel Macron je crois de mettre un moratoire sur l'augmentation non vous m'en regardez avec des grands yeux donc c'est faux je pensais que vous aviez fait passer à l'Elysée un texte pour suspendre arrêter les augmentations bon d'accord c'est les gros yeux que je voyais et quelle réponse avez-vous eue à votre requête ?

23:32
Invité

Pour avoir échangé hier avec madame la ministre notre seule volonté c'est de pouvoir avoir une vision visibilité avoir aussi comme je l'ai dit tout à l'heure une vraie réduction des écarts de prix ce travail c'est un travail avant tout européen parce qu'aujourd'hui si nous avons une augmentation du prix du tabac très rapide nous ce qui va se passer c'est qu'on va avoir cette baisse de volume qui fait que financièrement parce que je suis là aussi pour défendre des professionnels honnêtes qui veulent aussi défendre leur business mais tout en amont en ayant aussi cette capacité de pouvoir se projeter sur un avenir économique plus solide alors si on augmente les prix du tabac qu'est-ce qui va se passer ?

nous allons avoir un maillage qui va s'affaiblir donc des zones blanches donc remplacées par un marché de contrebande et de contrefaçon et à ce moment-là nous allons avoir un produit prohibé

24:13
Présentateur

ce marché de contrebande vous parliez de la région nord mais il existe à chaque zone frontalière

24:19
Invité

de l'Hexagone ? il existe dans toute la zone dans toute la France sur tous les territoires et j'étais assez surpris de voir hier que en fait moi qui pensais que cette zone ce marché parallèle était assez fort en Ile-de-France et bien il est aussi fort dans les zones frontalières et c'est dans les zones comme l'Est ou l'Ouest

24:37
Présentateur

Professeur Benyamina est-ce qu'il y a une corrélation entre l'augmentation des prix et à chaque fois une baisse de la consommation ça se vérifie à chaque fois ?

24:45
Invité

absolument je suis désolé de le dire mais quand on fait le PNLT plan de lutte contre le tabac la mesure phare la plus importante pour laquelle on milite nous en tant que soignants c'est l'augmentation du prix c'est la plus efficace et plus le prix est élevé en une seule fois et plus la baisse est importante ça dit il y a bien un seuil on ne pourra plus augmenter le paquet de cigarettes en Nouvelle-Zélande est à 27 euros on est encore loin non cela dit on n'a rien quand les buralistes ils le savent on a souvent l'occasion de discuter ils sont l'effecteur final d'un système il faut remettre à plein le système si on veut éviter des morts si on veut éviter que ça coûte aussi cher il faut trouver un moyen de protéger les français les nouvelles générations peut-être trouver pour le buraliste que vous êtes un moyen de gagner sa vie autrement qu'en ayant un produit qui tue il faut dire les choses telles qu'elles sont l'augmentation des prix

25:32
Présentateur

du tabac

25:33
Invité

peut notamment dissuader les néo-fumeurs c'est ce qu'on veut les néo-fumeurs ce sont les jeunes et c'est ce qu'on veut et plus le paquet est élevé et moins ils auront la possibilité d'acheter des cigarettes

25:43
Présentateur

Nadia Nadia est en ligne 0145 24 7000 au standard bonsoir Nadia

25:47
Auditeur

bonsoir

25:49
Présentateur

on vous écoute vous appelez de Paris

25:52
Auditeur

pardon j'appelle de Paris moi je n'ai jamais acheté de cigarettes de contrebande j'achète mes cigarettes enfin j'achetais mes cigarettes au bureau de tabac et ce qui m'a incité et qui m'a permis d'arrêter de fumer à plusieurs reprises c'est le mois de novembre sans tabac avec le petit kit où on sert les situations de reprise et qu'on évite à l'avenir j'ai pas eu besoin de tabacologue ou d'hypnothérapeute ou de ou de d'acupuncteur et j'ai arrêté comme ça voilà

26:32
Présentateur

avec comme des clics le mois sans tabac merci de ce témoignage professeur Amine Mediamina demain donc débutera le mois sans tabac c'est une campagne qui est gratuite et personnalisée je comprends bien le gratuit je comprends moins bien le personnalisé il faut donc s'inscrire qui nous suit

26:51
Invité

vous avez des tabacologues qui peuvent vous suivre il y a un tabac infoservice on a une déclinaison de ce mois sans tabac partout en France dans les hôpitaux dans les municipalités dans les structures de soins dans les dans les lieux publics c'est vraiment une des plus belles opérations de santé publique au sens public au sens de France Inter je veux dire à disposition du public qui marche et tous les ans on arrive à embarquer entre guillemets beaucoup de gens qui au départ n'étaient pas concernés par l'arrêt du tabac qui se retrouvent à avoir ce déclic cette motivation et on a quand même des groupes de personnes qui décrochent pendant le mois de novembre et là c'est fantastique on a très clairement ce témoignage témoignage ça fait 10 ans que cette campagne ça marche très très bien vous en faites

27:38
Présentateur

quel bilan donc au bout de 10 ans ça a démarré mollement

27:41
Invité

ça a démarré mollement on a maintenant beaucoup beaucoup de monde qui suivent et qui suivent ce mois de novembre qui devient un mois rituel évidemment

27:50
Présentateur

Serdar Kaya comment avez-vous vécu cet été les interdictions de fumer décrétées sur les plages dans les parcs ou près des écoles vous vous êtes dit mais ce métier de buralistes on veut nous le faire fermer définitivement comment avez-vous réagi à cela ?

28:07
Invité

Très honnêtement je pense que c'est aussi en phase avec l'évolution de la société sur ces espaces on va dire plutôt safe plutôt tranquille et ça c'est quelque chose dans lequel nous aussi on accompagne les municipalités pour avoir des espaces sans tabac ça c'est quelque chose de très juste j'aimerais revenir sur un point et sur le danger d'avoir un prix du tabac très élevé les pays où ils ont eu cette politique fiscale d'un prix du tabac très élevé qu'est-ce qui se passe c'est un produit qui est prohibé où là réellement il y a de vrais dangers de sécurité et surtout d'insécurité alors aujourd'hui si on va très vite sur cette démarche-là moi je préfère qu'on puisse travailler sur des démarches pédagogiques qu'on augmente le prix du tabac d'une manière très forte où là on va avoir des vrais problèmes de narcotrafic et c'est là-dessus où on en tirera les conséquences vous et nous donc travaillons sur une forme pédagogique sur le mois du...

Mais dites-nous par exemple

28:53
Présentateur

chez les buralistes quelle forme de pédagogie vous êtes prêts à apporter pour limiter la consommation de tabac et notamment de la contrebande

29:00
Invité

Eh bien vous voyez il y a deux points sur la contrebande le mois sans tabac c'est une opportunité pour nous de dire que ces 5 milliards de pertes fiscales c'est tout de même 40 hôpitaux en plus pour les caisses françaises et pour l'Etat là où on manque d'hôpitaux mais à l'inverse aussi ce que j'aimerais aussi ajouter c'est que je suis jeune président j'ai 34 ans et moi je crois à l'avenir de notre métier et dans mon programme que j'ai présenté à mes collègues c'est Fédérer, Conquérir, Innover Innover c'est aller chercher ses opportunités business avoir un ou deux coups d'avance je parlais tout à l'heure avec le professeur en disant l'industrie du tabac sera en capacité de créer de nouveaux produits soyons en disponibilité pour pouvoir réfléchir pour pouvoir encodrer ces nouveaux produits les proposer à nos clients je suis persuadé qu'avec la recherche nous allons vendre des produits qui sont beaucoup moins nocifs les produits évoluent et nous nous allons devoir chercher ces nouveautés pour les vendre dans nos commerces

29:41
Présentateur

Réinventer le métier de Buralis ça passe peut-être aussi par une nouvelle vocation ne pas simplement vendre du tabac mais est-ce que vous réfléchissez aussi à une nouvelle vocation de vos boutiques

29:50
Invité

complètement selon notre singularité que ce soit rural ou urbain nous on a en capacité d'aller développer certains business qui sont aujourd'hui comme le CHR comme la diversification de nos produits sur le marché de la vape mais pas que nous allons avoir des Buralis qui vont transformer leur espace en vin en spiritueux et il y a de nouveaux business à aller chercher mais nous restons dans un ADN tabac et nicotinique quoi qu'il en soit

30:12
Présentateur

Lucie est en ligne au Standard de France Inter bonsoir Lucie

30:16
Auditeur

bonsoir

30:17
Présentateur

nous vous écoutons

30:18
Auditeur

j'ai 35 ans j'ai commencé à fumer à 16 ans à partir de 20 ans j'ai commencé à essayer d'arrêter avec des patchs au sens propre au sens propre j'ai dû arrêter plus d'une soixantaine de fois avant de véritablement arrêter c'est-à-dire que j'ai arrêté 2-3 jours je reprenais une semaine je reprenais 3 semaines je reprenais 3 mois je reprenais tout ça durant 13 ans et c'est au bout de 13 ans que j'ai commencé j'ai eu 2 arrêts de 6 mois et ensuite il y a eu celui qui a été décisif mais ce qui m'a énormément aidé aussi à arrêter c'est le prix du tabac je fumais un paquet de cigarettes par jour à un moment c'était soit ça soit les vacances et moi c'est clairement le prix du tabac qui a fait je pense que ça a mis un coup d'accélérateur voilà

31:04
Présentateur

c'est ce que disait le professeur effectivement l'impact du prix de l'augmentation des prix l'impact sur la réussite des tentatives d'arrêt de fumée professeur Amine Beniamina 16 ans première cigarette il a fallu 13 années 60 tentatives à cette auditrice pour avoir un premier début de réussite comment l'addictologue que vous êtes regarde-t-il cela ?

31:30
Invité

avec quelque chose qu'il voit régulièrement je veux dire c'est très difficile c'est une addiction qui est redoutable la nicotine vient stimuler un système qu'on appelle le système de récompense de la même manière qu'on pourrait le faire avec de l'héroïne c'est les endorphines c'est les endorphines c'est un système d'opamine tout ça c'est très et en plus ça le sevrage est pénible le craving c'est-à-dire cette envie de consommer est très présente et je voudrais réagir sur ce qu'a dit je vous en prie sur évidemment je ne veux pas pas être désagréable mais bon vous êtes jeune vous l'avez dit c'est pas moi qui le dis vous avez envie d'y croire mais je peux vous assurer que quand même c'est un métier difficile buraliste parce que vous promouvez quelque chose qui au bout rend malade les gens vous en avez conscience tue les gens mais comme le dit lui-même c'est un produit légal l'alcool il y a plein de sujets c'est un produit légal complètement c'est un produit légal mais pour autant on peut le critiquer sur l'alcool vous me trouverez aussi je peux vous assurer que la France est loin d'être un exemple mais sur le tabac je pense que clairement on est sur quelque chose qui est une contradiction avoir une éthique du tabac ça me paraît quelque chose de difficile à intégrer dans mon esprit ou en tout cas

32:40
Présentateur

une éthique des habitudes de vapotage de plus en plus vous regardez ça de plus en plus

32:44
Invité

on évolue on avance évidemment je ne vais pas dire que le tabac est bon pour la santé bien au contraire ah bah tant mieux je m'arrête là si je peux rassurer là-dessus il n'y a pas de soucis là-dessus on est assez clair et pour le coup nous nous avons aussi de vrais enjeux pour pouvoir préserver ce maillage et je vous dirais aussi que ça reste le buraliste le patrimoine français le patrimoine culturel qu'il faut préserver et à nous d'évoluer pour proposer ces alternatives

33:05
Présentateur

le Royaume-Uni envisage de créer une interdiction générationnelle c'est-à-dire que le tabac serait interdit à la vente pour toute personne née à partir du 1er janvier 2009 est-ce que la France et l'Europe doivent s'en inspirer ?

33:18
Invité

je resterai réservé sur les interdictions l'interdiction complète génère là pour le coup on est d'accord évidemment les contre-interdictions et les transgressions je pense qu'il faut accompagner faire des pédagogies augmenter les prix et permettre une extinction complète et permettre une génération qui va émerger de ces pratiques et le prix est un pivot mais il y a d'autres moyens évidemment d'arriver à une génération des personnes qui arrêtent de consommer

33:42
Présentateur

une baisse des fumeurs en France est-ce que nous sommes à la pointe en France parmi les autres pays européens ? en tout cas

33:48
Invité

sur l'enquête ESPAD c'est une enquête qui a mesuré la consommation du tabac du cannabis et de l'alcool chez les adolescents de 16 ans la France est au-dessous de la moyenne et ça c'est quelque chose de remarquable on peut dire un peu pour une fois

34:03
Présentateur

cocorico là-dessus question d'auditeur aussi sur l'appli Radio France est-ce que l'on a une idée de l'impact des photos effrayantes avec les maladies affichées sur les paquets de cigarettes depuis 2011 est-ce qu'il y a une étude précise qui nous dit voilà ça a dissuadé ou pas dissuadé ?

34:20
Invité

je ne l'ai pas en tête mais je pense que ça a contribué notamment pour les primo-consommateurs et pas pour les consommateurs installés

34:27
Présentateur

les primo-consommateurs je rappelle cette étude qui dit qu'il y a seulement 3% des adolescents de 16 ans aujourd'hui qui déclarent fumer tous les jours merci beaucoup merci à tous les deux d'avoir répondu aux questions des auditeurs de France Inter le téléphone sonne c'est terminé merci à tous les deux

34:46
Locuteur

merci à tous les deux

Va-t-on vers une génération sans tabac ? · Pourquijevote